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what about all the broken happy ever afters ? (feyronis)

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‹ AVATAR : emeraude toubia.
‹ CRÉDITS : av (@queen jo)
‹ COMPTES : simplet, grincheux..

‹ AGE : vingt-six années destructrices, passées à agir dans l'ombre et à construire un monde d'ombres dont feyre est la reine. vingt-six années qui s'égrènent lentement, chacune apportant son lot d'horreurs.
‹ STATUT : coeur noirci par les déceptions, la belle sociopathe s'est attachée à plusieurs personnes avant de les détruire. le résumé même de l'histoire de sa vie.
‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ COMPETENCES : cruauté (niv. 4), manipulation (niv. 3), torture (niv. 3).
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
‹ ADIUTOR : la belle avait été affectée à une divine blonde qu'elle avait modelé selon son bon désir. mais désormais chassée, exclue, bannie, feyre se sent bien seule, loin de celle qu'elle brûle de retrouver.
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MessageSujet: what about all the broken happy ever afters ? (feyronis) Jeu 14 Sep - 23:43

don’t want to think about it, don’t want to talk about it, i’m just so sick about it, can’t believe it’s ending this way. Just so confused about it, feeling the blues about it.


« Quelle horreur. Et dire que je me traîne ici, tout ça pour rabibocher deux grands idiots. Ah ils me le paieront. Elle a intérêt de briller, cette future couronne. » L’inhumaine maugréait de façon ininterrompue depuis presque un quart d’heure, désormais. Elle sortait des somptueux appartements du prince héritier, où elle s’était vautrée dans une abondante luxure et se retrouvait désormais dans les cachots du palais, abîmant ses précieux talons vertigineux sur un sol qui avait l’air de tout, sauf d’être immaculé. La Mormont n’était pas vraiment coutumière de ce genre d’endroits, plus habituée à se pavaner sur du marbre qu’à patauger dans de sombres recoins. Mais elle avait un ennemi de la couronne à interroger. Et le cœur de son précieux Cal Oshun à réparer. C’était assez étrangement que la terrible s’était éprise de ce maître du feu, l’aidant à dompter les foules tandis qu’il lui procurait de jolies choses, susceptibles d’assouvir ses désirs aussi excentriques que malsains. De divines créatures qu’elle pouvait utiliser à sa guise et même briser, si le cœur lui en disait. Des montagnes d’argent, qu’elle dépensait de façon totalement ridicule. Eris semeuse de discorde, divinité infernale aux plans toujours sombres, elle œuvrait pourtant pour pacifier le peuple du petit prince. Mais comme toujours, la terrible n’agissait pas de façon désintéressée. Elle aussi voulait voir une jolie couronne resplendir sur ses boucles brunes. Avoir des sujets à martyriser. Tyran implacable, elle se voyait déjà régner en maîtresse absolue, mue par le seul goût du sang et des déchaînements de violence. Reine Feyre. Cela sonnait divinement bien, à ses oreilles. Notamment parce que c’était déjà le surnom qu’elle s’était donnée, au cœur de ce monde chimérique dans lequel elle régnait, toute puissante et invincible. Mais elle voulait plus, toujours plus. Et elle avait besoin de Cal, pour cela. De cet homme qui allait porter la responsabilité de milliers de vies sur ses épaules mais qui était incapable d’écouter les soupirs de son cœur. Pourtant, la terrible lui avait bien proposé son aide mais il s’obstinait à lui refuser l’accès à l’esprit du Griffith. Il ne voulait pas qu’elle l’abime. A ce souvenir, la Mormont leva les yeux au ciel, continuant à râler à voix basse. Elle se retrouva finalement face à celui qu’elle était venue voir. Méconnaissable sans ses vêtements princiers et son sourire arrogant, Adonis se tenait dans un coin de sa cellule. « Bonjour princesse. » Un murmure qui retentit dans l’esprit noirci du maître de la terre alors qu’un sourire carnassier étira les lèvres rouges de la Mormont. Elle allait encore s’amuser, elle en était certaine. Torturer ses congénères avec leurs secrets les plus sombres était une véritable passion chez elle. Et s’il y avait bien une chose que Cal et Adonis ne voulaient pas voir dévoilée, c’était l’ampleur de leurs sentiments respectifs. Une idiotie que Feyre ne pouvait, ni ne voulait comprendre. Amoureuse des âmes plutôt que des corps, elle ne faisait absolument aucune distinction de sexe en ce qui concernait ses amants. Plus les esprits étaient aisément modelables, plus Feyre les aimait. « Enfermé pour avoir demandé une couronne ? Je te croyais fin diplomate. Cal m’en a offert une le mois dernier. Et je ne croupis pas dans ce terrible endroit. » Sourire triomphant. Elle projeta l’image du diadème brillant dans l’esprit du Griffith avant de rire à gorge déployée. Même face à un membre de l’aristocratie comme lui, elle se sentait divinement supérieure. Orange imbattable, rien ne se dressait entre elle et ses idéaux de conquête, ses rêves les plus fous. Une âme pour partager son éternité et des serviteurs à foison. Ainsi qu’un immense palais, cela allait sans dire. La terrible laissa ses doigts invisibles errer dans l’esprit d’Adonis, oscillant entre colère, interrogation et … remords ? En tout cas, s’il y avait bien une chose sur laquelle elle ne pouvait se tromper, c’était les sentiments du garçon pour le prince héritier. « Ou alors est-ce pour assouvir un fantasme de bourreau et prisonnier, qu’il t’a envoyé ici ? Si c’est le cas, c’est très étrange. Je te croyais plus épris des draps de son lit que du tissu rêche sur lequel repose ton adorable postérieur. » Elle passa sa langue sur sa lèvre supérieure, prête pour un festin. Pour un affrontement. Pour un assouvissement. Elle avait hâte de plonger ses ongles dans le cerveau éveillé d’Adonis, à la recherche de tout ce qui pourrait intéresser Cal. Hâte de découvrir un univers qui lui était resté inconnu, jusqu’à présent. « Mignon comme tu es, tu ne voudrais pas être convaincu d’être une limace pour le reste de tes jours, n’est-ce pas ? Alors tu me dis ce que je veux savoir et je t’aide à regagner les bras du prince … » Elle grimaça, soupira avant de faire la moue. « … dans lequel il ne veut pas que je vienne m’amuser avec vous. Quel égoïste ce type. Heureusement qu’il est bien foutu. »
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‹ AGE : L’homme vient tout juste de passer son anniversaire dans les prisons glaciales de Launondie. Désormais âgé de 26 ans, le brun commence à acquérir expérience et alliés.
‹ STATUT : L'amour n'a plus sa place dans le coeur du Griffith, qui préfère encore semer la mort que de laisser saigner son coeur. Fiancé à Isaure Oshun envers et contre tout, Adonis refuse d'accorder un regard à d'autres et particulièrement à Historia Oathbridge, la femme que son père veut le voir épouser.
‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
‹ COMPETENCES : charisme (niv. 4), manipulation (niv. 5), audace (niv. 6), leadership (niv. 4), méfiance (niv. 1)
‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: Re: what about all the broken happy ever afters ? (feyronis) Dim 17 Sep - 16:53

Si seulemet Saeko n’était pas venue le voir, Adonis se contenterait d’attendre la sentence en continuant à manipuler les grains de poussières, les grains de terre qui ornaient le sol de sa cellule. Mais non, la désormais épouse de son ancien amant était venue, et si il avait cru jouer avec son esprit, elle en avait fait autant. Il l’avait rendue méfiante envers Cal, et elle lui avait rendu l’espoir. L’espoir que le blond l’aimait vraiment. Adonis se détestait de ne plus réussir à se convaincre que non, Cal n’aimait que lui et sa putain de couronne de flammes. Il était assis sur sa couchette, les jambes étendues devant lui et trois petites boules de poussière levitaient devant lui. Elles se réunissaient et se défaisaient au gré des mouvements précis de ses doigts. « Bonjour princesse. » Adonis fronça les sourcils. Il avait entendu cette voix depuis l’intérieur même de sa tête, il était prêt à parier. Il leva le regard, sans arrêter de faire léviter les petites boules devant lui, et vit une brune devant les barreaux de sa cellule. Adonis la dévisagea, il ne la connaissait pas, mais il n’avait pas besoin de voir le bracelet à son poignet pour savoir que c’était une orange. « Enfermé pour avoir demandé une couronne ? Je te croyais fin diplomate. Cal m’en a offert une le mois dernier. Et je ne croupis pas dans ce terrible endroit. » Elle le connaissait ? Car lui ne la connaissait pas. C’était une simple mêlée qui… Une image s’imposa à son esprit et il en perdit le contrôle sur la poussière, qui retomba sur lui. Frustré, il eut un seul mouvement du poignet pour faire valser toute la poussière sur le sol, à nouveau. Tout chez la mêlée le dérangeait son rire, son air suffisant, sa position de supériorité détenue uniquement par sa liberté. « Ou alors est-ce pour assouvir un fantasme de bourreau et prisonnier, qu’il t’a envoyé ici ? Si c’est le cas, c’est très étrange. Je te croyais plus épris des draps de son lit que du tissu rêche sur lequel repose ton adorable postérieur. » tout le monde savait pour eux, Adonis s’en était assuré. Il ne répondit pas et posa ses deux mains sur le haut de ses cuisses, devant lui. « Mignon comme tu es, tu ne voudrais pas être convaincu d’être une limace pour le reste de tes jours, n’est-ce pas ? Alors tu me dis ce que je veux savoir et je t’aide à regagner les bras du prince … » Hein, pardon ? Adonis n’en croyait pas ses oreilles, mais la brune n’avait pas fini. « … dans lequel il ne veut pas que je vienne m’amuser avec vous. Quel égoïste ce type. Heureusement qu’il est bien foutu. » Il étouffa un ricanement et se leva. Orange, les mêlés qui effrayaient le plus les maîtres et pour cause : ils étaient absolument impossibles à dompter et à maitriser. Les créatures les plus libres du monde, capable de tout et ce sans lever le petit doigt. Adonis ne l’admirait pas, pourtant. Elle était forcément tenue en laisse quelque part, par son maître, et apparemment par Cal aussi. Il s’approcha des barreaux, la poussière suivant ses pas non pas parce qu’il la charriait, mais littéralement parce qu’il devenait de plus en plus proche de son élément, dans cette prison faite de roche. « Si ce n’était qu’une couronne que je voulais avoir, il me l’aurait donné. Les mêlés sont-ils tous aussi stupides ?... Oh, non, bien sûr. Pas les verts. » fit-il avec un sourire arrogant à souhait. Même sous la torture, Adonis restait cet être suffisamment audacieux et insolent que pour parler de cette manière à la personne qui pourrait le détruire aussi facilement. Il s’en fichait, si elle voulait le détruire, elle le ferait, quoi qu’l dise ou fasse. Il n’allait certainement pas la supplier. « C’est Cal qui t’envoie, hm ? Dis moi pour quelle raison est-ce je pourrais avoir envie de retourner dans les bras d’un homme qui m’envoie sa chose, plutôt que de venir lui-même, hein ? » Il posa ses avant bras sur les barreaux, faisant dépasser ses mains de l’autre côté, et s’appuya contre la grille en métal. Du métal, bien sûr, et bien lourd pour être certain que personne ne pourrait ni les fondre, ni les briser. « Evidemment qu’il ne voulait pas de toi entre nous, Cal est incapable de gérer deux problèmes à la fois. » Ce n’était pas sa trahison qui le tuerait, c’était son insolence.

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‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ COMPETENCES : cruauté (niv. 4), manipulation (niv. 3), torture (niv. 3).
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
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MessageSujet: Re: what about all the broken happy ever afters ? (feyronis) Lun 18 Sep - 18:35

don’t want to think about it, don’t want to talk about it, i’m just so sick about it, can’t believe it’s ending this way. Just so confused about it, feeling the blues about it.


Le petit prince de la terre s’approcha des barreaux, créant de petits tourbillons à sa suite. Immédiatement, la terrible décida de le renommer pour elle et pour elle seule, le Roi de poussière. Un grand sourire étira ses lèvres carnassières tandis que ses yeux dessinaient la silhouette du Griffith. Elle comprenait mieux pourquoi l’Oshun s’était autant entiché de lui. Et ses doigts invisibles farfouillaient dans son esprit, en parcourant ses moindres recoins. Les plus colorés comme les plus sombres. L’amour de la famille. L’ambition dévorante. Les sentiments à double tranchants. Une complexité qui plaisait à l’orange. Elle se faisait un plaisir de passer son être entier en revu, alors qu’il ne s’en rendait même pas compte. Elle adorait son pouvoir, cette jouissance qu’il lui procurait. Toute puissante, voilà ce qu’elle était. Et même lui ne pouvait rien contre elle. Cette idée la fit ricaner, puis rire aux éclats. Elle apparaissait folle, aux yeux du reste du monde. Une douce décadence qui s’exhalait par tous les pores de sa peau. Impossible de ne pas s’en rendre compte. De ne pas comprendre que ce corps divin renfermait un esprit tourmenté, livré à une immense perversion. Peut-être Adonis était-il en train de réaliser en face de qui il se trouvait. Une femme qu’il ne fallait pas heurter, sous peine de se voir transformer en légume pour le reste de ses jours. « Si ce n’était qu’une couronne que je voulais avoir, il me l’aurait donné. Les mêlés sont-ils tous aussi stupides ?... Oh, non, bien sûr. Pas les verts. » Ses serres imperceptibles se refermèrent, brutalement, autour de l’âme d’Adonis, lui donnant l’impression de suffoquer. Elle riait. Toujours plus. Toujours plus fort. Pauvre petite souris, il ne savait pas à qui il s’adressait ainsi. Elle était plus Reine qu’il ne le serait jamais, dirigeant déjà un monde chimérique, où elle siégeait sur un trône dressé par la mort de ses ennemis. « Qui a besoin de comprendre tous les algorithmes existants, quand l’on est capable de cela ? Tu devrais surveiller ta langue, Adonis. » Feyre n’était certainement pas du genre à se laisser insulter. Peu importe qui il était, l’inhumaine pensait valoir mieux que lui. Mieux que quiconque, en réalité. Et son pouvoir ne faisait que l’en persuader davantage. Mais la Mormont n’était pas fâchée. Son esprit était bien trop versatile et volubile pour cela. Capable de passer d’une haine flamboyante à un amour immortel en quelques secondes, les émotions n’avaient aucune prise sur elle. Elles passaient bien trop vite, jamais ne s’éternisaient. Cœur de pierre, sans âme et sans conscience, rien n’avait de prise sur la terrible. La seule chose récurrente qui obsédait son esprit malsain était l’idée de trouver cette compagne parfaite, qu’elle pourrait modeler à loisir et qui plierait l’échine devant elle, pour l’éternité et au-delà. Amara, Rita, Mars, Isha et bien d’autres l’avaient occupé durant quelques temps. Mais pour une raison qui lui échappait totalement, ils finissaient toujours par partir. Peut-être allait-elle jeter son dévolu sur le maître de la terre. Malgré l’interdiction du prince héritier, Feyre n’agissait que comme bon lui semblait. « C’est Cal qui t’envoie, hm ? Dis-moi pour quelle raison est-ce que je pourrais avoir envie de retourner dans les bras d’un homme qui m’envoie sa chose, plutôt que de venir lui-même, hein ?  Evidemment qu’il ne voulait pas de toi entre nous, Cal est incapable de gérer deux problèmes à la fois. » La mêlée haussa un sourcil circonspect. Ce petit garçon avait une propension à l’insolence qu’il allait falloir corriger. Sans quoi, elle ne pourrait tenir la promesse faite à Cal. Celle de ne pas trop abîmer son précieux petit Griffith. Plutôt que d’employer une vaine violence et des mots qui glisseraient sur l’âme furieuse d’Adonis, Feyre préféra une méthode dont elle était plus friande. Un art dans lequel elle était passée reine et qui avait déjà fait ses preuves. Alors ses instincts bien huilés prirent le dessus. Marionnettiste aguerrie, elle actionna certains fils inexistants pour tout autre qu’elle, mais pourtant bels et bien reliés à l’esprit du brun. « Tu ne sais pas de quoi est capable cette chose. Je n’ai pas de maître, pas de supérieur. Je ne suis aucune loi et la justice ou la morale n’ont pas de prises sur moi. Je suis libre. Libre d’agir comme bon me semble, de m’envoyer en l’air avec qui je veux. Tu ne seras jamais moi, Adonis. Et ce sera la plus grande tragédie de ta vie. Tu te crois fort ? Invincible ? Tu penses ne pas pouvoir tomber plus bas ? Admire un futur plus que probable, si tu continues à jouer l’insolent. » Et le cauchemar commença, pour le prince de la terre. Les images se succédèrent dans son âme, plus terribles les unes que les autres. La mort de ses proches. Violente, horrible. Torturés, les autres Griffith gisaient à terre en un monticule mortuaire. Et il n’y avait plus que lui, pour admirer les conséquences de ses erreurs. Il y avait aussi Cal, totalement indifférent et ayant retrouvé l’amour dans les bras d’un autre. Abandonné, retourné à la poussière. La couronne plus éloignée de lui que jamais. Non, Adonis n’aurait plus rien s’il persistait à rester derrière ce masque princier. Et Feyre serait la première à s’en assurer. Après tout, n’avait-elle pas déjà ses entrées dans la famille Griffith ? Ne jouait-elle pas déjà avec la douce Ariane ? N’avait-elle pas déjà conquis le corps du doux Isaak, sans même avoir reçu son consentement ? Athalia finirait par être à elle également, tout comme Eros. Mais la colère viscérale l’avait déjà déserté. A la place, ses yeux prirent une teinte séductrice, tandis que ses lèvres s’étiraient un peu plus. « Cal est un enfant qui a besoin de quelqu’un pour lui prendre la main. Pourquoi crois-tu que je sois là ? Parce qu’il meurt d’envie de descendre ici, mais qu’il n’ose pas. Alors me voilà à patauger dans cet infâme endroit. Il va me devoir une nouvelle garde-robe complète. Et tout cela parce qu’il meurt de trouille qu’effectivement, votre liaison n’ait été qu’un jeu pour toi. » Elle trahissait peut-être l’Oshun, à parler autant. Mais Feyre ne voulait plus entendre parler de cette ridicule histoire. De ces questions incessantes mais qui restaient toujours les mêmes. Si Cal voulait être avec Adonis, il n’avait qu’à le faire et la charger de vérifier l’esprit de ce dernier, de temps à autre. La solution était bien simple. « Ah oui, c’est vrai, tu voulais plus que la couronne, n’est-ce pas ? Tu voulais un je t’aime, toi aussi. » Ses prunelles brillaient de plaisir, alors qu’Adonis s’approchait un peu plus. Comme s’il voulait tenter de sortir de cette cage qui le tenait prisonnier. Il posa ses avant-bras sur les barreaux, faisant dépasser ses mains de l’autre côté. Des mains que la diabolique se pressa d’attraper, les retournant de nombreuses fois. Ses ongles glissaient sur la peau douce du Griffith, retirant quelques traces de poussière par la même occasion. « Tu as des mains incroyables… Je comprends pourquoi Cal est tombé amoureux de toi. N’importe qui serait sous le charme de ces deux beautés. »
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‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
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‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
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MessageSujet: Re: what about all the broken happy ever afters ? (feyronis) Mar 19 Sep - 0:24

Le sensation de manquer d’air envahit son être en un instant, et Adonis n’arrive plus à parler. Ca ne dure pas longtemps. Une seconde tout au plus, mais la sensation est bien présente dans son esprit. Et justement c’est ça le probème: elle est présente dans son esprit, c’est une illusion et si il pouvait se convaincre que son corps n’était pas effectivement en train de manquer d’air, peut être qu’il aurait pu résister à Feyre. C’était idiot de croire à ce genre d’immunité, personne ne pouvait y résister et Adonis n’était pas assez fou que pour y croire, ne serait-ce qu’un peu. « Qui a besoin de comprendre tous les algorithmes existants, quand l’on est capable de cela ? Tu devrais surveiller ta langue, Adonis. » Le regard qu’il jette à la mêlée est lourd de sens et de colère. Il ne compte pas tenir sa langue, pas pour un sous. Il crèvera de toute manière, alors que ce soit ici et maintenant ou sur l’échafaud lui important peu, au final. Il ne baisserait pas les yeux devant elle, toute orange fut-elle. C’était un maître qui lui avait passé ce bracelet au bras, c’était les rois de ce monde qui en avaient décidé ainsi, et parmi les rois de ce monde étaient les Griffith, et non pas les mêlés. Il lui crachait toute son arrogance au visage, même enfermé, il faudrait lui arracher la langue pour l’empêcher d’être affreux à sa manière. « Tu ne sais pas de quoi est capable cette chose. Je n’ai pas de maître, pas de supérieur. Je ne suis aucune loi et la justice ou la morale n’ont pas de prises sur moi. Je suis libre. Libre d’agir comme bon me semble, de m’envoyer en l’air avec qui je veux. Tu ne seras jamais moi, Adonis. Et ce sera la plus grande tragédie de ta vie. Tu te crois fort ? Invincible ? Tu penses ne pas pouvoir tomber plus bas ? Admire un futur plus que probable, si tu continues à jouer l’insolent. » La brune avait décidé de l’attaquer autrement. Il tituba sous le coup des images qui s’imposaient à son esprit, alors que la voix de la brune résonnait entre les parois dures de son cerveau. Il ferma les yeux par réflexe, mais c’était inutile puisqu’elle projetait ces images directement dans la tête de l’ancien ambassadeur. Le brun tendit une main qu’il posa sur le mur froid de la prison, uniquement pour ne pas tituber et tomber sou le coup de ces illusions qui étaient bien trop réalistes. Et puis, plus rien. Il allait la tuer, il en avait envie, c’était même pire qu’une envie : un besoin viscéral. Et sa létale Aléa était enfermée à côté de lui, sans savoir ce qui se jouait dans sa tête. Il détestait penser à elle en cet instant, alors qu’il aurait aimé pouvoir tuer Feyre lui-même. « Tu vois, mêlée. » Il ne connaissait pas son prénom, et s’en fichait. « Je me fiche bien de tout ce qui peut arriver, puisque je vais mourir ici ou sur l’échafaud. De ta main ou celle de Cal, quelle importante ? » siffla le serpent. Aucune importance. La brune finit quand même par lui répondre, par lui dire pourquoi Cal n’était pas venu. « Cal est un enfant qui a besoin de quelqu’un pour lui prendre la main. Pourquoi crois-tu que je sois là ? Parce qu’il meurt d’envie de descendre ici, mais qu’il n’ose pas. Alors me voilà à patauger dans cet infâme endroit. Il va me devoir une nouvelle garde-robe complète. Et tout cela parce qu’il meurt de trouille qu’effectivement, votre liaison n’ait été qu’un jeu pour toi. » Adonis leva les yeux au ciel. Cal ne l’aimait pas, il ne l’aimait pas, il ne l’aimait pas. Il se le répétait, tous les jours, encore maintenant. « Ah oui, c’est vrai, tu voulais plus que la couronne, n’est-ce pas ? Tu voulais un je t’aime, toi aussi. » Il lui aurait lacéré le visage si il avait pu mais elle lui pris les mains et il ne les retira pas. « Tu as des mains incroyables… Je comprends pourquoi Cal est tombé amoureux de toi. N’importe qui serait sous le charme de ces deux beautés. » Elle portait un coup presque fatal, probablement sans le savoir. Adonis se figea, juste un instant, avant récupérer ses mains qu’elle avait admiré. Il ferma ses longs doigts en deux poings, avant de les déplier et d’en faire craquer une ou deux articulations par ce mouvement. Parce qu’il n’avait su se retenir, son regard brillait d’un peine à peine dissimulée. D’un cœur brisé que l’on ne cessait de malmener, alors qu’il en recollait péniblement les morceaux chaque jours. Il n’était pas naïf, Cal ne le lui aurait jamais donné son je t’aime en retour. Il voulait son amour, il n’avait pas besoin de mots, Adonis, juste d’actes. Et Cal en avait posé un plutôt significatif, en préférant tout, tout à lui. « Cal ne m’aime pas. » un souffle, une faiblesse à peine exprimée qui s’échappait des lèvres de l’Eartanarien. Il eut même un léger rire. Bien sûr que Cal ne l’aimait pas, et elle s’était laissé avoir ? Une orange ? « Tu devrais retourner fouiller l’esprit de ton prince, ma belle. Tu y découvriras la vérité. Cal aime sa couronne plus que tout. Il a bien d’autres amants que moi, des amants plus dociles, plus faciles à maîtriser. » une excellente raison, selon lui, de ne pas l’aimer. Adonis était arrogant, ambitieux, bruyant et prenait bien trop de place. Un prince marié ne pouvait pas se permettre d’avoir un tel amant. Un homme amoureux n’en aurait eu cure, mais un prince héritier en passe de devenir roi… Adonis pariait qu’il s’accrocherait à sa couronne envers et contre tout. « Dis moi la vraie raison de ta venue, l’orange. C’est pour me torturer ? Fait-le. Fait la sale besogne qu’il t’a confié, toi qui n’a pas de maître, fait ce que ton prince t’ordonne. »

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‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ COMPETENCES : cruauté (niv. 4), manipulation (niv. 3), torture (niv. 3).
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
‹ ADIUTOR : la belle avait été affectée à une divine blonde qu'elle avait modelé selon son bon désir. mais désormais chassée, exclue, bannie, feyre se sent bien seule, loin de celle qu'elle brûle de retrouver.
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MessageSujet: Re: what about all the broken happy ever afters ? (feyronis) Dim 24 Sep - 23:26

don’t want to think about it, don’t want to talk about it, i’m just so sick about it, can’t believe it’s ending this way. Just so confused about it, feeling the blues about it.


« Tu vois, mêlée. Je me fiche bien de tout ce qui peut arriver, puisque je vais mourir ici ou sur l’échafaud. De ta main ou celle de Cal, quelle importance ? » Elle poussa un profond soupir, roulant des yeux par la même occasion. Ce que les hommes pouvaient être stupides. L’envie d’abandonner l’impertinent petit prince à son sort lui vrilla l’esprit, ses démons l’exhortant à le laisser à sa misère, puisqu’il était incapable de reconnaître sa supériorité. Le Griffith était enfermé dans une haute tour dont il était l’architecte et semblait totalement aveugle à la réalité de sa situation, à l’échappatoire qu’elle représentait. Il lui était infiniment semblable mais, trop fière et imbue de sa propre personne pour le reconnaître, Feyre préférait le considérer comme une pauvre petite chose, qui méritait à peine qu’elle se déplace jusque dans les entrailles du palais des flammes. Il n’avait qu’à mourir ici, recroquevillé sur lui-même, persuadé que son prince ne l’aimait pas. Au moins ne serait-il pas seul, puisqu’il avait son arrogance avec lui. Adonis la regardait avec dédain, avec colère mais elle n’en avait que faire. Princesse d’un monde invisible, elle n’était jamais touchée par les ressentiments de ses congénères. La Mormont n’en avait cure, en réalité, s’étant érigée comme reine absolue, elle ne craignait nullement la plèbe qui l’entourait. Intouchable, invincible, autant de qualités qu’elle s’était offerte. Feyre était son propre Dieu et sa création, son œuvre la plus accomplie. Parfaite à ses yeux, elle était persuadée de l’être à ceux d’autrui également. Si le maître de la terre la repoussait sans cesse, la qualifiant de noms pour lesquels elle était prête à lui faire subir maintes tortures, c’était tout bonnement parce qu’il était fou d’elle. Persuadé de la véracité de cette pensée, la terrible se fichait qu’elle soit en contradiction avait tout ce que lui susurrait l’esprit noirâtre du bel Apollon. « Je dois t’avouer que l’envie de te voir t’auto-étrangler est très forte en moi, mon ange. Et si tu me dis que sans Cal, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, je te jure que c’est ce qui va t’arriver. Et je tiens toujours mes promesses. » Deux enfants, voilà ce qu’étaient ces princes des nations. Et elle était l’entremetteuse chargée de les remettre dans le droit chemin. La tentation de les modeler totalement à sa guise devenait un peu plus forte, à chaque minute passée en face du Griffith. Elle pourrait les rendre doux comme des agneaux, insouciants et amoureux pour la fin de leurs jours. Elle pourrait récupérer la couronne de l’Oshun et devenir la nouvelle reine d’Aksana. Un petit sourire mauvais étira ses lèvres rouges. C’était un très bon plan qu’elle tenait là. Une magnifique reine, rétablissant l’esclavage et la soumission totale. Une nouvelle ère de chaos et des sujets à mettre à mort. L’avenir s’annonçait plus que radieux. Mais bientôt, le petit prince la ramena à la réalité. Il avait repris ses mains qu’elle avait pourtant encore envie d’admirer. Feyre fronça les sourcils, avant de s’introduire une nouvelle fois dans son esprit : « Ta maman ne t’a pas appris à partager ? Ou peut-être que c’était ton frère, qui était le plus prêteur de vous deux ? » Puisque le brun ne semblait décidément pas prêt à coopérer, l’orange allait le pousser jusque dans ses retranchements. Lui faire payer les affronts qu’il lui faisait. Adonis voulait être la grande victime de l’histoire, le malheureux, elle allait lui rendre la tâche aisée. « Cal ne m’aime pas. » Et son regard qui brillait délicieusement de douleur. Une douleur dont la ténébreuse se repaissait avidement, toujours ravie de voir ses pairs souffrir alors qu’elle était incapable de la moindre émotion. La plus grande faille de l’impertinent était là, dans cet amour qu’il vouait au futur empereur. L’idée de ces sentiments non-réciproque le torturait et, alors qu’elle l’aurait pu, Feyre n’allait certainement pas adoucir ses peines. Bien au contraire. « Tu devrais retourner fouiller l’esprit de ton prince, ma belle. Tu y découvriras la vérité. Cal aime sa couronne plus que tout. Il a bien d’autres amants que moi, des amants plus dociles, plus faciles à maîtriser. » La jalousie, une autre brisure dans laquelle elle allait pouvoir s’engouffrer. Attentive au moindre mot prononcé par celui qu’elle était en train de considérer comme son ennemi, la Mormont s’apprêtait à une riposte corsée. Elle était venue en paix et aller désormais s’établir en Eris des temps modernes. Si Adonis avait plié le genou, il aurait pu avoir un futur nettement plus ensoleillé. Mais son caractère méprisable l’avait condamné. « Dis-moi la vraie raison de ta venue, l’orange. C’est pour me torturer ? Fais-le, fais la sale besogne qu’il t’a confié, toi qui n’a pas de maître, fait ce que ton prince t’ordonne. » Feyre laissa le silence s’installer entre eux, plantant ses prunelles noires dans celle d’Adonis. Il méritait une correction, devait retrouver son rang. Il n’était rien et elle comptait bien le lui rappeler. « Tu es extrêmement mignon mais tu le serais encore plus si ta jolie bouche pouvait rester close. Je comprends pourquoi Cal préférait vos nuits endiablées que vos discussions. » Elle s’agitait derrière les barreaux, ondulant sur un rythme qu’elle était la seule à entendre, à percevoir. Le rythme de la méchanceté, de la mesquinerie. Rien ne lui donnait autant de plaisir que de répandre le mal autant d’elle, agrémenté d’une jolie dose de mensonges. « Il a d’autres amants, moi y compris. Plus faciles à maîtriser ? Plus dociles ? Je ne sais pas. Plus sympathiques ? Certainement. Moins Atlas portant le monde entier sur ses épaules ? Totalement. Tu es ici par ton propre fait, Adonis. Cal aurait fini par céder, mais il a fallu que tu précipites les choses. Peut-être aimes-tu te complaindre dans ton propre malheur ? Tu as un petit côté drama-queen, chéri. » Feyre passa sa langue sur sa lèvre supérieure, savourant à l’avance le festin qu’elle allait faire du petit Griffith. « Tu ne seras pas regretté, cependant. Personne n’a besoin de toi. Eros, Athalia, Isaak, Ariane, crois-tu qu’ils vont faire quelque chose pour te tirer d’ici ? C’est impossible d’aimer quelqu’un comme toi, même les liens du sang ne sont pas assez forts pour ça. Tu n’es personne, pas même l’héritier de la terre. Absolument personne. » Et elle insistait sur chaque mot, pressant son cerveau à toutes les nouvelles piques qu’elle plantait dans son cœur, dans son ego. « Crois-le ou non, je n’étais pas venue pour ouvrir les hostilités. Mais une fois encore, il a fallu que tu geignes, comme le pauvre petit que tu es. Quant à te torturer, ce n’est pas ce pourquoi je suis là. Je voulais simplement voir de quoi était fait l’esprit du fameux Adonis Griffith, l’amant du prince héritier. Je suis déçue mais je n’aurais pas dû en attendre autant d’un petit gringalet dans ton genre. » Elle haussa les épaules, méprisante. « Quant à te mettre sur l’échafaud… Non, je ne suis pas pour. Cal non plus, d’ailleurs. Il a eu une idée fantastique. Que dis-tu de ça : ta chère Aléa sur la place publique, exécutée pour le plus grand bonheur de tous. Et toi agonisant ici. Seul. Ça sonne plutôt bien, non ? »
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‹ AGE : L’homme vient tout juste de passer son anniversaire dans les prisons glaciales de Launondie. Désormais âgé de 26 ans, le brun commence à acquérir expérience et alliés.
‹ STATUT : L'amour n'a plus sa place dans le coeur du Griffith, qui préfère encore semer la mort que de laisser saigner son coeur. Fiancé à Isaure Oshun envers et contre tout, Adonis refuse d'accorder un regard à d'autres et particulièrement à Historia Oathbridge, la femme que son père veut le voir épouser.
‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
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‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: Re: what about all the broken happy ever afters ? (feyronis) Dim 1 Oct - 22:43

Il était prêt pour la torture. A vrai dire, ça faisait quelques jours qu’Adonis se demandait si la raison pour laquelle on ne l’avait pas encore tué était parce qu’on allait le torturer. Ceci dit, savoir qu’elle arriverait depuis l’intérieur de sa propre tête ne lui plaisait pas beaucoup. Le brun pensait plutôt à une torture physique, mais il aurait dû se douter que Cal trouverait un moyen beaucoup plus… Radical, pour lui faire comprendre qu’il avait outrepasser les limites, déjà bien repoussées par le prince impériale pour les beaux yeux du Griffith. « Je dois t’avouer que l’envie de te voir t’auto-étrangler est très forte en moi, mon ange. Et si tu me dis que sans Cal, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, je te jure que c’est ce qui va t’arriver. Et je tiens toujours mes promesses. » Adonis plissa des paupières en regardant la mêlée. Il n’avait jamais dit ça, il ne le dirait jamais, à vrai dire. Le moment de se lamenter sur son amour brisé n’était plus, et le brun était plutôt plein de désirs de vengeance. Cependant il n’était pas dupe, il savait qu’il ne serait plus jamais libre. Qui viendrait le sauver ? A part Ariane, Isaure ou Isaak, il ne voyait pas qui aurait le cran d’essayer. Et ces trois Griffith là devaient sûrement être surveillés, pistés, pour s’assurer qu’ils ne tenteraient rien pour libérer un des leurs. « Oh ne t’en fais pas, ce n’est pas l’idée de vivre sans lui qui me semble insupportable. » répondit Adonis avec son habituelle arrogance. Non, c’était plutôt l’idée de mourir de la main même de l’homme qu’il aimait. Il aurait pu fuir, il aurait du fuir plus rapidement et faire passer le mot à Aléa. Adonis s’en voulait, mais en même temps, il n’aurait jamais su aller plus vite, et il n’aurait jamais su quitter Launondie. « Ta maman ne t’a pas appris à partager ? Ou peut-être que c’était ton frère, qui était le plus prêteur de vous deux ? » L’ancien ambassadeur serra les dents, alors que la brune lui imposait le souvenir de son frère de cette manière. Isaiah avait déjà bien trop hanté ses pensées, alors qu’il était enfermé ici. Le brun sentit une colère sourde s’emparer de lui, mais ne bougea pas. A quoi bon, hein ? Non, à la place, il continua de l’énerver elle. Ce n’était peut être pas l’idée du siècle, d’énerver une orange, mais Adonis s’en fichait. Que pouvait-il bien vivre de pire ? Rien. Du moins, c’était ce qu’il croyais. « Tu es extrêmement mignon mais tu le serais encore plus si ta jolie bouche pouvait rester close. Je comprends pourquoi Cal préférait vos nuits endiablées que vos discussions. » Adonis haussa un sourcil, presque amusé. Oui, ça, il était au courant. Les gens n’aimaient pas l’entendre parler, encore moins quand il énonçait des vérités qui dérangeaient tout le monde. Il touchait là où ça faisait mal, là où les gens n’aimaient pas être touchés et il n’avait pas besoin d’être un mêlé, pour ça. Il suffisait d’observer, et de recracher son venin. La brune s’agita devant lui, se mouvant à un rythme étrange qu’Adonis n’eut pas le temps d’observer, parce qu’elle eut la bonne idée de commencer sa petite séance de torture sur lui. « Il a d’autres amants, moi y compris. Plus faciles à maîtriser ? Plus dociles ? Je ne sais pas. Plus sympathiques ? Certainement. Moins Atlas portant le monde entier sur ses épaules ? Totalement. Tu es ici par ton propre fait, Adonis. Cal aurait fini par céder, mais il a fallu que tu précipites les choses. Peut-être aimes-tu te complaindre dans ton propre malheur ? Tu as un petit côté drama-queen, chéri. » Elle ? Ue mêlée ? Il avait du mal à imaginer Cal être assez idiot que pour autoriser une orange comme elle à le rejoindre au lit, mais peut être l’était-il ? Il ressenti une vive colère, à nouveau. Une colère non pas contre Cal, mais contre elle. Il avait peur pour le prince qu’il aimait, et c’était une première depuis qu’il était enfermé dans la prison dans laquelle le blond l’avait jeté. Il avait peur que cette vicieuse créature ne pénètre son cerveau pour y mettre un bordel sans nom. Cal était la cible de tous les ambitieux, Adonis le savait mieux que personne. Savoir que cette brune était si proche de lui le dérangeait, il aurait voulu aller chercher Cal lui-même et l’en éloigner de force. Ses sentiments vibraient encore en lui avec force, et la mêlée allait le savoir elle était dans sa tête. « Tu ne seras pas regretté, cependant. Personne n’a besoin de toi. Eros, Athalia, Isaak, Ariane, crois-tu qu’ils vont faire quelque chose pour te tirer d’ici ? C’est impossible d’aimer quelqu’un comme toi, même les liens du sang ne sont pas assez forts pour ça. Tu n’es personne, pas même l’héritier de la terre. Absolument personne. » Il avait envie de hurler désormais, car oui, seuls Eros et Ariane étaient venus le voir. Personne d’autre, absolument personne, même pas sa propre mère. Elle tapait là où ça faisait mal, et elle y arrivait avec force. Il avait été abandonné par les siens, non ? Peut être qu’elle avait raison, après tout… La brune porta le coup de grâce avec la dernière salve de son monologue.  « Quant à te mettre sur l’échafaud… Non, je ne suis pas pour. Cal non plus, d’ailleurs. Il a eu une idée fantastique. Que dis-tu de ça : ta chère Aléa sur la place publique, exécutée pour le plus grand bonheur de tous. Et toi agonisant ici. Seul. Ça sonne plutôt bien, non ? » Adonis ne réfléchit pas, il n’agissait que par pur instinct et surtout par pure rage. La seule autre fois qu’il avait fait ça, il avait creusé un trou dans la roche avec sa simple main. Le brun se jeta pratiquement sur les barreaux, et fit un mouvement de ses bras au passage. Le but ? L’attraper ç travers les barreaux, lui lacérer le visage. Mais il n’eut ni le temps ni le besoin de le faire, car dans son geste, il avait provoqué la terre elle-même. Son élément avait répondu à la force de la colère du Griffith, et la poussière s’était compactée en une sorte de très fine lame, pour venir pourfendre le démon. Une ligne rouge, fine, barrait la joue de la précieuse. Le carmin s’échappait déjà le cette blessure et Adonis l’observa avec un mélange d’incompréhension et de satisfaction pure. « Ne la touchez pas. » gronda Adonis. Sa colère n’était pas retombée, au contraire. Elle envahissait sa tête, prenait toute la place dans son cœur et tendait ses muscles. « Aléa est bien plus forte que toi, mêlée. La preuve, tu n’es pas l’adiutor d’un noble. » il connaissait tous les adiutors des nobles, au moins de vue si pas de nom. Celle-ci devait avoir été classée à un pièetre niveau, à l’académie, pour ne servir aucun argent. « Ne parle pas de ma famille, tu ne sais rien d’eux. Rien. Ne parle pas de ce que tu ignores, ne parle pas de Cal non plus, TAIS TOI. » la rage devait s’évacuer, mais ça semblait impossible, Adonis avait envie de hurler, de briser les barreaux qui le retenaient encore prisonnier et d’aller égorger Cal, peu importe où il se trouvait. D’aller lui ôter la vie pour avoir oser lui envoyer ce monstre. Et ça aussi, elle devait le savoir, la brune, si elle était dans sa tête.
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‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ COMPETENCES : cruauté (niv. 4), manipulation (niv. 3), torture (niv. 3).
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
‹ ADIUTOR : la belle avait été affectée à une divine blonde qu'elle avait modelé selon son bon désir. mais désormais chassée, exclue, bannie, feyre se sent bien seule, loin de celle qu'elle brûle de retrouver.
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MessageSujet: Re: what about all the broken happy ever afters ? (feyronis) Mar 17 Oct - 22:53

don’t want to think about it, don’t want to talk about it, i’m just so sick about it, can’t believe it’s ending this way. Just so confused about it, feeling the blues about it.


Elle riait de voir ses mots agir ainsi sur le petit prince de la terre. L’inhumaine avait atteint sa cible en plein centre. Une nouvelle fois. Et elle se délectait de cette sensation. La Mormont se voyait en reine toute puissante, une couronne invisible sur le haut de sa tête. Personne ne la faisait vaciller, personne ne l’inquiétait. Feyre appartenait à un monde qui lui était propre, dans lequel les lois ordinaires n’avaient aucunes prises. La réalité était une entité avec laquelle elle ne composait aucunement. Dans une autre vie, elle aurait été une joueuse de poker hors-pair étant donné son talent naturel à se duper elle-même. Mais elle se contentait d’être la mercenaire la plus efficace et la plus étrange d’Aksana. Celle qui acceptait de commettre les pires atrocités en échange d’âmes aisément modelables. Celle qui se compromettait toujours un peu plus avec les ténèbres pour des pièces brillantes qu’elle dépensait bien trop rapidement. Certes l’orange avait promis à Cal de ne pas rendre son précieux Griffith complètement fou pourtant, la brune était proche de franchir cette limite. Très proche. Et puis, son ami-frère-amant lui pardonnerait. Elle était bien plus importante pour lui que ce joli minois derrière les barreaux. Il n’était qu’un homme quand elle était une Déesse faite chaire. Il n’avait rien de particulier, hormis des mains absolument remarquables alors qu’elle était l’incarnation même de la perfection. La mêlée prenait le dessus sur le maître de la terre, ses doigts invisibles l’en informaient aussi bien que le visage crispé du Griffith. Elle n’avait aucun remords, à appuyer ainsi sur les points sensibles du cœur du brun. Après tout, n’était-elle pas la grande prédatrice de ce monde, totalement dénuée de conscience et d’humanité ? Elle ne ressentait jamais rien, habitée seulement par cet immense vide qu’elle connaissait si bien, désormais. Elle ne désirait qu’une chose : se vautrer dans une luxure hors-norme. Et mettre son précieux Cal Oshun sur le trône, afin de siéger à ses côtés. Elle sautillait de joie, l’inhumaine, devant le spectacle de la dévastation qu’elle causait en Adonis. Et elle ne fût que plus satisfaite encore, lorsqu’elle le vit se jeter sur les barreaux. Mais elle était intouchable alors qu’il était dans une cage. Que pouvait-il contre elle ? Rien. Elle était imprenable, invincible. Alors que lui allait finir ses jours dans un cachot. Petit prince rêvait trop grand, trop fort. Et il allait être puni pour cet affront. Feyre y veillerait. Et elle le ferait doublement, au vu de ce qui allait suivre. L’inhumaine avait oublié que l’amant du futur empereur n’était pas qu’un corps. Qu’il était également un maître de la terre. La poussière était devenue une pointe de flèche acérée. Dirigée en direction de ce visage qu’elle aimait tant. La trace laissée fût brulante, sur sa joue pâle. Une fine ligne pourpre. Pauvre petit Griffith. Il venait de signer son arrêt de mort. Parce qu’on ne touchait pas ainsi la diabolique impunément. Et si elle refusait de salir ses douces mains, d’autres s’en chargeraient pour elle. N’était-elle pas la reine des esprits, après tout ? « Ne la touchez pas. Aléa est bien plus forte que toi, mêlée. La preuve, tu n’es pas l’adiutor d’un noble. » Elle ricana méchamment, l’inhumaine. Ses yeux noirs étaient dardés sur le visage colérique du prince. Il ne reverrait jamais la lumière du jour, ne goûterait plus jamais aux plaisirs charnels avec Cal. C’était une promesse. Solennelle. Inviolable. Quant à sa stupide Aléa, elle se ferait un plaisir de la faire souffrir. « Une petite bleue, plus forte que moi ? » Elle éclata de rire, frappant dans ses mains hystériquement. Comme s’il venait de proférer la plaisanterie la plus drôle qu’elle n’ait jamais entendue. « Tu n’es pas vraiment pas très rusé, mon ange. Je pourrais la forcer à se donner la mort. Ce serait drôle qu’elle se jette elle-même de lourds objets à la figure, tu ne crois pas ? » Elle laissa passer quelques instants, avant de reprendre : « Moi je crois que si. » Ses doigts manucurés se portèrent à la ligne sanglante que le Griffith avait posé. Une marque d’appartenance. Or la Mormont était libre. Farouchement. « Ne parle pas de ma famille, tu ne sais rien d’eux. Rien. Ne parle pas de ce que tu ignores, ne parle pas de Cal non plus, TAIS-TOI. » Feyre le regardait succomber à la fureur, un peu plus à chaque fois. Son index passa sur sa coupure puis, elle porta à sa bouche. Elle s’agitait doucement, comme bercée par une brise invisible. Jamais statique, les multiples voix qui s’entrechoquaient dans sa tête la faisaient toujours se mouvoir. Souvent de façon incohérente. Incompréhensible. « Quelques mots avant de te quitter. » Ses doigts se glissèrent dans l’esprit d’Adonis. La scène finale. Le coup fatal. Enfin. Elle se régalait, la vilaine. « Je sais bien plus de choses que tu ne le crois. Je connais le corps de ce bel Isaak et les petits secrets d’Ariane. Je connais Eros. Et je commence à te connaître, toi aussi. L’enfant qui ne serait jamais roi. Celui qui vivait dans l’ombre du futur empereur. Ton nom sera oublié. Tu ne seras plus qu’un vague souvenir pour le reste du monde. Même pour Cal, tu ne seras plus rien. » Et Feyre s’en assurerait. Elle n’allait certes pas laisser son âme-sœur être amoureux d’un pareil idiot. L’orange finirait bien par une trouver un autre corps à chérir. « Je suis une fille clémente, tu le remarqueras. Je te préviens de ce qui va t’arriver. Mais je manque à tous mes devoirs ! Je t’apporte également la parole d’une personne que tu aimes beaucoup et qui se languis de te revoir. C’est ma meilleure amie, une grande blonde, le teint laiteux, des idées diaboliques. Non, tu ne vois toujours pas ? L’enchanteresse Elvira t’embrasse, Adonis. Elle va prendre bien soin de ta famille. » Et elle se mit à rire, telle une démente, avant de tourner les talons et de chanter à tue-tête : « Aléa, me voilà ma douce ! »
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