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forever is not enough (calonis)

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‹ COMPTES : Veda Kimora / Gareth K'han

‹ AGE : L’homme vient tout juste de passer son anniversaire dans les prisons glaciales de Launondie. Désormais âgé de 26 ans, le brun commence à acquérir expérience et alliés.
‹ STATUT : L'amour n'a plus sa place dans le coeur du Griffith, qui préfère encore semer la mort que de laisser saigner son coeur. Fiancé à Isaure Oshun envers et contre tout, Adonis refuse d'accorder un regard à d'autres et particulièrement à Historia Oathbridge, la femme que son père veut le voir épouser.
‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
‹ COMPETENCES : charisme (niv. 4), manipulation (niv. 5), audace (niv. 6), leadership (niv. 4), méfiance (niv. 1)
‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: forever is not enough (calonis) Sam 2 Sep - 0:23

carry me close like the teardrops in your eyes
all i can give you i memories
carry them with you and i'll never leave
don't let me go, hold me in your beating heart
ft/ @Cal Oshun

Ils avaient gagnés. Depuis quelques jours déjà, le nouveau gouvernement prenait ses marques. Greenstall était redevenue une capitale, une véritable capitale. Adonis se tenait sur le balcon qui attenait à sa chambre, et observait la silhouette de son père qui discutait avec sa mère dans les jardins. Ils avaient gagnés. Adonis était prince, comme il aurait toujours dû l’être. Une fine couronne reposait sur un meuble de sa chambre. Une couronne qu’il devrait porter le lendemain. L’eartanarien posa son regard sur le soleil qui se couchait derrière les muraille de la forteresse des Griffith. Le lendemain, il devait assister à l’exécution publique de la première personne qui pourrait les faire tomber de leur trône retrouver.
Cal.

Il inspira profondément, et rentra dans ses appartements. Adonis se débarassa de ses habits de cour, qui brillaient presque de richesse. Il enfila une tenue plus simple, trop simple pour un prince. Avant de quitter la pièce, l’ancien ambassadeur laissa glisser son regard sur la fine couronne dont il avait le sentiment de sentir le poids en permanence. Il l’échangerait volontiers contre la vie de Cal. Adonis ferma la porte de sa chambre et démbula dans les couloirs du palais. Le palais de Greenstall avait toujours été majestueux, mais désormais les bannières de la Rose couronnée étaient à nouveau pendues, et il regnait au sein du palais une athmosphère unique. Si Adonis ne se sentait pas aussi abattu par la condamnation de son amant, il apprécierait les préparatifs des fêtes à venir à Greenstall. Car Thomas avait décreté que la fête durerait des semaines, des mois. Adonis ne voulait pas faire la fête, pas alors que son coeur s’apprêtait à être amputé de sa moitié. Le brun descendit aux cachots, mais alors qu’il arrivait presque aux portes, deux gardes s’approchèrent. Nehina K’han et son frère. « Votre père a exigé que vous soyez accompagné en cas de visite aux cachots, votre altesse. » Nehina avait une sorte de sourire narquois. Elle devait savoir qu’Adonis avait presque supplié son père de ne pas tuer Cal. Il avait tout essayé, il avait proposé de l’exiler sur une île lointaine, sans moyen de retour, mais Thomas ne voulait pas entendre. Tout le monde savait que Cal et Adonis avaient partagés plus que des discussions privées. Tout le monde savait qu’ils avaient été amants, et qu’ils s’étaient attachés un peu trop. C’était même grâce à ça qu’ils avaient gagnés, parce que les Osanos et les autres Griffith avaient utilisé Adonis comme la faiblesse du prince Oshun. Il s’en voulait encore plus d’avoir été manipulé comme ça. Adonis prinça les lèvres et ne dit rien, laissant les K’han le suivre alors qu’il descendait dans les cachots. En s’approchant de la cellule de Cal, il sentit ses mains trembler. Nehina se posa d’un côté de la porte, un mouvement de sa main ouvrit la porte grâce à sa maîtrise de la terre. Son frère était de l’autre côté de la porte. Pendant la guerre, les eartanariens avaient crachés sur la loi et appris en urgence à maitriser leur élément. Adonis était un piètre élève, pour le moment, mais il avait su se battre. Cependant, contre Nehina et son frère, c’était peine perdue. Il ne pourrait pas les attaquer pour faire libérer celui qu’il aimait.

Adonis poussa la porte, doucement, et la referma derrière lui. Il s’approcha du prince, d’abord doucement, comme si il n’osait pas, c’était la seconde fois qu’il voyait Cal depuis le début de la guerre. La première fois avait été à sa capture. Adonis n’avait rien su faire, il avait vu les soldats de son père s’emparer des Oshuns. Même Isaure avait été arrêtée, alors qu’elle l’avait aidé Thomas ne faisait confiance à aucun Oshun. Adonis ne savait pas ce que Cal pensait de lui, désormais. L’accepterait-il ? Le laisserait-il l’embrasser une dernière fois ? Ou au contraire le détesterait-il d’avoir causé la perte de son empire, et indirectement celle de sa vie ? Adonis sentit son estomac se retourner à cette pensée. Il ne pouvait pas ne pas l’aimer, il ne pouvait pas le rejeter, pas maintenant, alors qu’il allait mourir. C’était sa dernière nuit sur terre, Adonis voulait la passer avec lui. Alors peut importe si Cal le repoussait, le brun mangea la distance d’un pas, il se saisit du visage du blond et vint poser sa bouche contre ses lèvres. Il savait que Cal ne l’avait pas cru quand il lui avait dit qu’il l’aimait, mais il espérait que maintenant il saurait que c’était vrai. Adonis finit par s’éloigner, et ferma les yeux sous la douleur que ça représentait. « J’ai tout essayé. » souffla-t-il en ne lâchant pas la nuque de Cal, où il avait glissé ses mains en l’embrassant. « Je te le promet, j’ai tout essayé pour qu’ils ne te tuent pas. » Il ouvrit les yeux, et posa son regard ambré sur celui plus foncé du maître du feu. Et si Cal ne voulait pas l’entendre ? Et si Cal le prenait pour responsable de sa déchéance ? Après tout, quelque part, Adonis l’était.
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‹ CRÉDITS : av ; lise aka ado l'amour de ma vie.
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‹ AGE : vingt-huit ans, une jeunesse trop vite passée, un avenir déjà tout tracé et une couronne qui repose désormais sur ses cheveux d'or.
‹ STATUT : mariée à saeko oshun, une issue dont il a su tiré un avantage certain. plus qu'un simple parti qu'on lui a imposé, saeko est devenue une alliée de choix à ses côtés, l'impératrice qui saura renforcer son règne.
‹ SANG : bleu, le symbole premier d'une royauté qui se complaît à rappeler à chacun leur supériorité.
‹ COMPETENCES : charisme (niv. 1), domination (niv. 1), intimidation (niv. 1).
‹ METIER : empereur, un rôle sur mesure pour lequel il a été préparé depuis sa plus tendre enfance.
‹ ALLEGEANCE : cal n'est fidèle qu'à lui-même. il souhaite aller loin, même si cela signifie parfois avoir à sacrifier certaines personnes.
‹ ADIUTOR : naos, qu'il ne porte pas forcément dans son cœur mais leur duo fonctionne, du moins en apparence.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Mer 4 Oct - 21:18

Les cachots étaient froids, humides. Tout ce que Cal détestait. Il était un enfant du soleil, un enfant de la lumière, qui avait toujours apprécié la chaleur, les températures écrasantes de Flamaerin. Un vrai maître du feu, proche de son élément. Mais ici, au sein de sa cellule, il n'était entouré que par l'obscurité. Et le silence. Un mutisme pesant, même pour lui qui avait toujours apprécié le calme. Cette situation était d'une douce ironie qui faisait sourire amèrement l'empereur - il n'avait même plus le droit à ce titre, à vrai dire. Il en avait passé, des heures, dans les prisons de son palais à Launondie, à rendre visite aux prisonniers qui y croupissaient. Et c'était son tour, désormais. Sauf que lui, personne ne venait le voir. Peut-être que l'on ne lui autorisait pas les visites. Ou peut-être que personne ne souhaitait le voir. Peu importe, de toute façon. Cal ne souhaitait voir personne, il n'avait pas envie de voir la pitié ou la satisfaction se refléter dans les prunelles de ses visiteurs. Il était tombé bien bas, l'empereur des flammes. Il avait dégringolé du haut de son trône, s'était retrouvé traîné dans la boue par ces fichues nations qu'il détestait plus que tout. La haine brûlait en lui, il était prêt à cracher au visage du premier résistant qui se montrerait devant les barreaux de sa cellule. Car si l'Oshun était résigné à son sort, il refusait de partir sans une once de dignité, sans la fierté qui allait de paire avec son sang royal. Il ne leur ferait pas le plaisir de se soumettre, de courber l'échine ou de supplier pour sa vie. Il avait accepté la sentence, c'était le jeu après tout. Il avait perdu, et entraîné dans sa chute toutes les personnes qui l'avaient soutenu et qui lui avaient fait confiance. Il s'en voulait, Cal, de ne pas avoir réussi là où ses propres parents étaient sortis vainqueurs. Il s'en voulait, de ne pas avoir été à la hauteur. Il s'en voulait, pour Saeko, pour Wanda, pour Maven, pour Thyra, pour Naos même, pour Isaure, un peu, même si elle les avait elle-aussi précipité au fond du trou. Il s'en voulait, mais il partirait la tête haute. Même s'il n'avait plus rien de royal, même si ses vêtements lui donnait un air d'esclave, que la poussière maculait sa peau, que la terre souillait ses cheveux en bataille, la lueur dans son regard restait la même. Il s'était battu, et il avait perdu. Qu'il en soit ainsi.

Il entendit les pas avant de voir les silhouettes. Cal s'était tellement habitué au silence que chaque bruit qui venait le perturber était amplifié par ses tympans. Assis au fond de sa cellule, il leva les yeux pour observer les nouveaux arrivants. Les K'han, il les reconnaissait. Mais ça n'était pas eux sur lesquels ses iris se posèrent, mais sur une troisième personne. Adonis. Le cœur du blond accéléra dans sa poitrine à la simple vue de son ancien amant. Dans d'autres circonstances, l'Oshun aurait probablement été furieux de voir l'Eartenarien lui rendre visite. Il lui en aurait voulu, pour avoir été l'un des investigateurs de sa chute. Il l'aurait haït pour l'avoir rendu aussi faible. Il l'aurait détesté, pour avoir causé tout ça. Mais Cal n'avait plus la force d'en vouloir au brun. Il allait mourir, demain, et il refusait de quitter ce monde sans avoir pu embrasser l'homme qu'il aimait une dernière fois. Il voulait emporter avec lui ce souvenir, se rappeler avant la fin ce que ça faisait d'être aimé si fort par une personne, et d'aimer en retour. Adonis semblait partager ses pensées, puisqu'il s'avança à se rencontre et posa ses lèvres sur celles de l'ancien empereur. Un baiser que le blond lui rendit. Un baiser empreint d'une douceur et d'une tristesse qui tordaient le cœur du maître. Le prince de la terre s'éloigna quelque peu, et les paroles qu'il prononça alors n'apportèrent que davantage de tristesse à Cal. Il ne doutait pas de la véracité de ses mots. Il savait que son amant disait vrai. Il avait probablement supplié son père, essayé de plaider une cause pourtant déjà perdue. Le blond savait que Thomas Griffith ne changerait pas d'avis, car il aurait très certainement fait la même chose s'il avait été à sa place. « J’ai accepté mon sort. » Sa voix était rauque de ne pas avoir été utilisée depuis plusieurs jours. Il était resté calme, car utiliser son énergie en s'énervant contre les gardes n'aurait servi à rien. L'une de ses mains glissa dans les cheveux de son amant, leurs regards verrouillés. « Tu as réussi à l'avoir, ta couronne. » Aucune trace d'amertume ni d'animosité dans ses paroles, une simple constatation, teintée d'une mélancolie et d'une nostalgie particulières. Cal avait l'impression que ça remontait à des années, la dernière fois qu'il avait vu Adonis dans ses appartements, lorsqu'il lui avait demandé de le faire roi, à ses côtés. Comme si des décennies s'étaient écoulées, depuis ce jour. Et c'était vrai, en partie. Le temps avait défilé, et ils avaient tous les deux changé. Ils n'étaient plus ces hommes qui avaient pensé, naïvement, pouvoir s'aimer sans que leurs ambitions ne se mettent en travers de leur chemin. Ils avaient appris, chacun de leur côté. Ils avaient évolué, différemment. Pourtant, Cal voyait toujours en Adonis cet homme qui avait fait battre son cœur et qui continuait de le chambouler, même ici, dans les tréfonds du palais de Greenstall. A croire que certaines choses ne changeraient jamais, en vérité.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Mer 4 Oct - 21:52

Cal répond à son baiser, et pendant un instant Adonis a le sentiment que le monde tourne rond à nouveau. Adonis s’éloigne, lui explique qu’il a tout essayé, en vain. Ses doigts sont toujours dans la nuque de celui qui restera à jamais son prince, et il y caresse doucement la peau, comme pour lui offrir un peu de douceur avant la violence de ce qui l’attend le lendemain. La justice des Griffith est connue depuis siècles pour être terribles. Les Griffith sont connus pour être terribles. Les implacables eartaneriens ne laissent aucune place à la pitié et aux bons sentiments. Pendant des années, on pouvait croire qu’Adonis n’était pas comme ça, et pourtant… Pendant l’année qu’avait durée la guerre entre lui et Cal, le brun avait rivalisé d’ingéniosité pour remporter ce qu’il estimait être son dû : la couronne de granit. Elle n’était pas sur sa tête, mais Adonis n’avait pas terminé sa petite croisade. Et en tuant Cal, son père se tirait une balle dans le pied. Adonis n’aurait plus aucun remord, et plus rien à perdre. Sa seule faiblesse se trouvait ici, sous ses doigts.  « J’ai accepté mon sort. » Il avait la voix rauque, qu’Adonis ne lui reconnaissait pas. Le brun secoua doucement la tête. Il refusait de voir Cal si serein, il aurait préféré qu’il reflète ses propres sentiments de colère et de tristesse. Mais peut être était-ce mieux ainsi. Adonis voulait aussi se souvenir de lui comme l’homme fier qu’il avait toujours été, ce qui l’avait d’ailleurs attiré dès la première seconde. Cal glissa une main dans ses cheveux, et Adonis pressa un peu plus son crane contre sa main, les yeux brûlants de larmes qu’il essayait de ne pas faire couler. « Tu as réussi à l'avoir, ta couronne. » Un léger rire, bref, sans joie, s’échappa de la gorge de l’Eartanarien, alors qu’une larme glissa contre sa joue. C’était plus fort que lui, Cal allait mourir. Il allait le laisser seul. Ne lui laisser qu’une raison de vivre : le venger. Et puis après ? Après, il ne savait pas. Après, il pourrait bien mourir aussi, après tout. Même l’enfant qu’il devait avoir de Wanda n’était jamais né. Il était condamné à perdre ceux qu’il aimait autant que Cal était condamné à mourir. Alors sa couronne, il n’en voulait pas. Il n’en voulait plus. « Je voulais être ton égal. Roi avec toi. » répété Adonis C’était les échos de sa demande, ce jour-là, dans le lit du prince. Juste après lui avoir dit qu’il l’aimait, le Griffith lui avait demandé de l’élevé à son niveau. De faire de lui un roi. Si, à l’époque, Cal avait dit oui, ils seraient ailleurs désormais. Ou le seraient-il vraiment ? Thomas Griffith n’aurait jamais accepté que son fils fasse fi de la ligne de succession. Qu’il lui passe devant, et devant Ariane, et devant Eros – bien qu’un sacerdos ne pouvait être roi -. Adonis s’approcha, pour ne pas laisser le loisir au K’han d’entendre la trahison envers son père. « J’aimerais mieux avoir perdu. Etre à ta place. » souffla le prince contre la bouche de l’Oshun. Il échangerait sa position en un battement de cœur, si il en avait le pouvoir. Mais il n’avait pas les cartes du jeu en main, et n’était qu’un pion pour le maître qu’était son père. Le roi d’Eartanera, le conquérant, celui qui ne voulait pas que sa nation mais tout Aksana. Adonis se serait contenté d’Eartanera, et de Cal.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Jeu 5 Oct - 18:53

Voir Adonis ainsi le tuait. Tuait son âme, ou ce qu'il en restait du moins. Cette souffrance, Cal ne l'avait connu qu'une seule fois, mais elle était marquée en lui, gravée dans sa mémoire, elle imprégnait ses veines. Il avait espéré ne plus jamais la ressentir, ne plus jamais ressentir cette peine étouffante, écrasante, qui l'avait saisi lorsque l'enfant qu'il avait eu avec Saeko était mort. Une fille, avec les cheveux sombres de sa mère. Leur héritière, le joyau qui lui succéderait un jour sur le trône de flammes. Une couronne faite de poussière désormais, qui ne reviendrait plus à personne. Mais cette douleur, il la ressentait à nouveau - toujours - aujourd'hui. Alors que son amant - non, Adonis était bien plus que ça, en réalité - l'observait, son regard rendu vitreux par les larmes qu'il n'osait verser. Le cœur de Cal était serré, il aurait préféré que le Griffith le déteste, qu'il vienne ici pour savourer sa victoire plutôt que pour s'effondrer dans ses bras., tel un château de cartes. Il aurait voulu le voir sourire, une dernière fois. Entendre ce son cristallin qui s'échappait de ses lèvres lorsqu'il riait. Pouvoir apercevoir cette lueur taquine et arrogante dans son regard. Le voir heureux, rayonnant de sincérité. Mais tout ce qu'il voyait, étaient les ravages qu'il avait pu causer à l'âme du brun. Cette âme qu'il avait aimé, qu'il continuait d'aimer aujourd'hui, et jusqu'à son dernier souffle, malgré les fragments qu'il avait lui même brisé. Brisés, ils l'étaient tous les deux. La main qui s'était perdue dans les cheveux du prince glissa jusqu'à sa joue, recueillant cette larme qui y coulait avec son pouce. Cal s'avança, déposa un baiser sur les lèvres du brun, plus une caresse qu'un réel baiser, en réalité. La passion n'était plus vraiment là, seule restait la tristesse et la mélancolie. L'Oshun se rappelait parfaitement des paroles d'Adonis, une année auparavant. Et même si son choix l'avait mené jusqu'ici, jusqu'à sa mort, il ne regrettait pas. Cette décision, il l'aurait faite encore et encore, peu importe les conséquences. Car c'était comme ça qu'il fonctionnait, Cal. Ambitieux, plus que de raison. Et que sans ça, peut-être ne se serait-il jamais rendu compte de la force de son amour. Cette guerre les avait séparé, pour mieux les rapprocher à la toute fin. Tout ce que le blond regrettait, c'était cette finalité. Le fait qu'ils aient dû en arriver là pour réussir à laisser s'exprimer pleinement leurs sentiments. Pour s'aimer. Le temps des regrets était passé, et l'ancien prince préférait ne pas penser à ce son futur aurait pu être s'il avait accédé à la requête de l'homme qu'il aimait. Car les si étaient trop douloureux, il le savait. Cal secoua doucement la tête en entendant les mots d'Adonis. Il refusait de l'entendre dire ça. « Ne dit pas ça, Adonis. » Leurs visages étaient tellement proches que le blond pouvait sentir la respiration de son amant se mêler à la sienne. « Tu as gagné. Utilise le temps qu'il te reste pour faire de grandes choses. Je sais que tu en es capable. » Car lui ne pourrait pas le faire. Et au lieu d'en vouloir à Adonis pour tout ça, il souhaitait le pousser. L'encourager, lui faire prendre conscience du pouvoir qui était désormais entre ses mains. Si la mort était une chose inévitable pour Cal, son amant avait devant lui toute sa vie, un océan de possibilités pour le prince de la terre.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Jeu 5 Oct - 21:01

Il avait fallu attendre que Cal soit au bord de la mort pour qu’il lui fasse la démonstration de toute sa tendresse. Il caressa sa joue, récolta la larme qui s’y était glissée et l’essuya pour la réduire à un mauvais souvenir. Il s’avanca vers lui pour effleurer de sa bouche ses lèvres demandeuses. Adonis ferme les yeux et les larmes qu’il se retenait de ne pas faire couler suivent le chemin de la première, humidifiant à nouveau les doigts de Cal. Il se fichait de pleurer, Adonis. C’était ses sentiments qui étaient à vif, et il ne savait pas se retenir. Le brun rouvrit les yeux pour pouvoir regarder l’homme en face de lui. Il voulait pouvoir le regarder aussi longtemps que toutes les années qu’il n’aurait pas à passer auprès de lui. Cé’tait impossible, bien sûr, alors Adonis se contenait de ces instants, dans la prison de l’ancien empereur. « Ne dit pas ça, Adonis. » Cal avait secoué la tête, leurs nez s’étaient presque effleurés tant ils étaient proches. Leurs souffles se mélangeaient, et Adonis n’aurait pas désiré être moins proche de lui, en cet instant. Le prince glissa ses doigts contre la mâchoire du blond, et son autre main vint se poser contre son torse. « Tu as gagné. Utilise le temps qu'il te reste pour faire de grandes choses. Je sais que tu en es capable. » C’était douloureux, d’imaginer une vie sans lui. Adonis était certain de ne plus jamais pouvoir aimer. Pas comme ça. Cal était le grand amour de sa vie. Il était le seul à parfaitement le comprendre, à parfaitement le connaître, et à l’aimer quand même. La sensation d’être aimé malgré tous ses défauts étaient inimitables. Adonis l’avait mené à sa perte à cause d’une ambition démesurée et d’une rancune incontrôlable, et pourtant Cal l’aimait toujours. Il n’était pas dupe, le brun. Cal n’avait pas prononcé ces mots que lui n’avait prononcé qu’une seule fois, mais il aurait été idiot de ne pas le comprendre. Plusieurs fois, ils avaient l’un et l’autre eut l’occasion de tuer l’autre, et ils ne l’avaient jamais fait. Ca aurait été trop dur, impossible. Il était incapable d’être celui qui prononcerait la sentence de son adoré. Le prince hocha doucement la tête, réalisant que Cal lui demandait aussi de vivre pour lui. De continuer pour eux deux, le plus loin possible, aussi loin que son cœur mutilé de sa moitié pourrait le mener. Il voulait qu’Adonis reprenne le flambeau. Mais une chose l’avait faite tiquer. « Je n’ai pas gagné. » souffla le brun. Ses yeux redevinrent secs, et il cligna des paupières avant de regarder à nouveau Cal. « C’est mon père qui a gagné. Il te retire la vie, et me prive de toi. » Quel meilleur moyen que de briser ce fils qu’il n’avait jamais su dompter, après tout ? Adonis inspira profondément. « Je ferai de mon mieux, si c’est ce que tu veux. » Je vivrai pour toi, avait-il envie de lui dire. Uniquement pour toi, parce que si tu ne me le demandais pas, je n’aurais aucune raison de continuer sans toi. Adonis s’approcha encore pour voler sa bouche, avec un peu plus d’intensité cette fois. Il voulait aussi se souvenir des baisers ardents du prince des flammes, de ses mains contre lui. Il ne voulait pas plus, savait qu’il n’aurait pas plus – ni lui ni Cal n’était d’humeur, de toute évidence – mais il voulait se brûler encore une fois contre sa bouche avide. Adonis glissa à nouveau ses doigts dans la nuque de Cal, et les remonta dans ses cheveux. Sous ses mains, la chevelure royale n’était plus aussi douce qu’avant mais peu importe. Adonis s’approcha encore, désireux de l’embrasser avec tout son corps, mais il finit par s’arrêter, alors qu’il l’avait presque poussé contre le mur de l’autre côté de la couchette. « Ton meurtre ne restera pas impuni. » une seconde promesse, Adonis vengerait Cal, même si c’était la dernière chose qu’il devrait faire.

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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Dim 8 Oct - 21:18

Les larmes continuaient à couler sur les joues d'Adonis et Cal ne pouvait rien faire pour les arrêter. Il avait envie de dire à son amant de ne pas pleurer, pas pour lui. Il aurait préféré mille fois le voir sourire, même si ses larmes étaient la preuve de leur amour. Mais il ne pouvait tout simplement pas lui demander ça, pas alors que lui-même menait une lutte interne pour ne pas craquer. Alors il décida de ne rien dire, simplement d'effacer les larmes, comme si en faisant ça il effacerait toute trace de tristesse chez cet homme dont il était désespérément amoureux. Mais rien ne pourrait faire disparaître cette peine, il le savait. Car si les rôles avaient été inversés, l'empereur savait que rien au monde n'aurait pu guérir son cœur meurtri. D'une certaine façon, Cal avait la bonne place, dans cette histoire. Car une fois que le bourreau appliquerait la sentence, il ne resterait plus rien de lui pour aimer le brun. La mort avait une saveur presque exquise, en comparaison de ce qui attendait le Griffith. Bientôt le flot de larmes s'arrêta, et Cal sentit la boule qui s'était formée dans sa gorge se dissiper quelque peu. Bien sûr, Adonis n'était pas le grand gagnant dans cette histoire. Une victime de plus, en réalité, obligé de subir les décisions de son père. Au fond de lui, le blond espérait que son amant ait le courage d'aller au bout de ses ambitions. De défaire cet homme qui n'avait jamais eu aucune considération pour lui et que Cal ne portait pas dans son cœur. La défaite avait un goût amer dans la bouche de l'Oshun, mais peut-être pourrait-il apaiser ce ressenti en sachant qu'Adonis monterait un jour sur le trône qu'il avait toujours voulu. Ce trône qui avait été la raison première de leur discorde, et qui les avait mené ici, tous les deux. Ce trône que Cal échangeait finalement contre le sien. Mais après tout, une couronne ne lui serait d'aucune utilité dans la tombe. « Ton père n'a pas encore gagné. » Et il savait qu'Adonis comprendrait où il souhaitait en venir. Car si Thomas Griffith pensait avoir gagné la guerre, il oubliait les ambitions de son propre fils. La bouche du brun rencontra à nouveau la sienne. Un baiser plus intense, qui fit oublier à l'empereur, l'espace de quelques secondes, la situation dans laquelle il se trouvait aujourd'hui. Alors que les lèvres de son amant caressaient les siennes, il oublia tout. La guerre, qu'il avait perdu, la prison, dans laquelle il se trouvait, la séparation avec Adonis, qui serait inévitable, et la mort, qui l'attendait dès les premières lueurs de l'aube demain matin. Il se retrouva ramené en arrière de plusieurs mois, à échanger des baisers dans sa chambre avec Adonis. Mais rapidement, il fut ramené à la réalité alors que son dos effleurait le mur froid de sa cellule. Un soupir quitta ses lèvres, alors qu'il ouvrait à nouveau les yeux pour observer le visage de son amant.  « Je sais. » Il n'en doutait pas, pas une seule minute. Adonis était l'amour de sa vie, le seul qui avait réellement réussi à faire une différence. Le seul qui avait laissé une marque indélébile dans sa vie, que même les mois n'avaient su effacé. Leur amour était resté intacte, malgré la rancœur, malgré la guerre et les circonstances qui jouaient pourtant en leur défaveur. Cal savait qu'il avait laissé lui aussi son empreinte sur l'existence de son amant. Une vie pour toujours changée, marquée par leur amour imparfait mais pourtant si délicieux. Pour rien au monde il n'aurait échangé ce qu'il avait avec le brun. Pas même pour sa vie. Pour la première fois, depuis très longtemps, Cal ne se montrait pas égoïste et lâche. Comme si l'idée de sa mort proche l'avait changé, radicalement. En réalité, c'était sûrement plutôt la force de ses sentiments qui avait fait de lui un homme meilleur. Isaure aurait probablement ri face à ces révélations. Il aurait aimé pouvoir lui parler une dernière fois, à elle aussi. Pouvoir lui dire ce qu'il ne s'était jamais autorisé à avouer ou ressentir. Mais c'était trop tard désormais.  « Tu vas passer la nuit ici? » Le regard de Cal était plongé dans celui de son amant. Et il espérait, le blond. Il espérait de tout son cœur que la réponse serait positive, car il ne souhaitait pas passer sa dernière nuit sur terre seul, sans l'étreinte réconfortante de l'homme qu'il aimait.
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‹ STATUT : L'amour n'a plus sa place dans le coeur du Griffith, qui préfère encore semer la mort que de laisser saigner son coeur. Fiancé à Isaure Oshun envers et contre tout, Adonis refuse d'accorder un regard à d'autres et particulièrement à Historia Oathbridge, la femme que son père veut le voir épouser.
‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
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‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Lun 9 Oct - 22:32

Pourquoi est-ce qu’il avait fallu qu’ils en arrivent là pour tout oublier de leurs erreurs communes et simplement s’aimer ? A la veille de l’exécution de Cal, les deux hommes semblaient enfin décidés à faire fi de tout ce qui les opposait. Adonis était un Griffith, et c’était les Griffith qui avaient destitués Cal. Cal aurait dû le haïr, il aurait dû lui crier dessus, mais à la place il séchait ses larmes, caressait sa peau et ses cheveux avec amour et lui distillait des paroles qui, un jour, seraient un onguent sur son cœur déchiré. Quel idiot il avait été, à réclamer un trône qui n’était pas le sien. Mais Thomas avait ses propres ambitions, et Adonis n’avait été qu’un obstacle sur le chemin de son père. Qu’Adonis ait continué de rejoindre Cal toutes les semaines dans sa chambre ou qu’il lui ait demandé une couronne, au final ça n’aurait rien changé. Thomas avait arraché l’empire aux mains des Oshun, sans attendre que son fils l’assiste dans sa besogne. Il aurait dû rester auprès de Cal, être un traitre, mais suivre son cœur. Il avait envie de le lui dire, de vocaliser ses regrets mais à quoi bon ? Et puis, bien plus tard, peut-être dans dix ou vingt ans, Adonis s’en rendrait compte : il n’aurait pas été plus heureux à son contenter d’être un courtisan de plus pour l’homme qui faisait battre son cœur. C’était aussi ça qui l’avait motivé. L’amour, le désir d’être quelque chose de plus, pour Cal. « Ton père n'a pas encore gagné. » Lui répondit Cal. Adonis posa son regard sur celui du blond. Il comprit immédiatement ce que l’Oshun voulait dire par là. Ils savaient tous les deux qu’en tuant Cal, Thomas se faisait un ennemi des plus redoutables. Cal le savait mieux que personne ; il l’avait affronté. Ils s’étaient battus maintes fois, et la cicatrice qui mangeait le flanc d’Adonis en témoignait. Ils s’étaient battus physique autant que stratégiquement, mais jamais ils n’avaient pu en finir. Tuer l’autre, c’était arrêter la guerre, mais c’était aussi arrêter leur histoire. Leur relation était devenue aussi passionnelle qu’elle l’avait toujours été. Une passion destructrice, la passion d’affaiblir l’autre, de l’acculer, de se venger contre les blessures qu’ils s’infligeaient mutuellement. Et maintenant quoi ?  « Je sais. » Adonis n’avait qu’une envie, réclamer ses bras. Il enroula les siens autour du cou de son prince, son prince éternel, qu’il ferait vivre à jamais dans son cœur et ses souvenirs. Il laissa son corps se coller à celui de Cal, et posa son visage dans le creux de son cou. Le brun inspira profondément l’odeur de l’autre homme.  « Tu vas passer la nuit ici? » Adonis hocha la tête sans réfléchir, sans songer que Cal ne pouvait pas le voir. Alors il recula un peu le visage et laissa ses doigts glisser à l’arrière du crâne du blond. « Chaque minute jusque demain. Chaque seconde. » souffla-t-il comme une promesse. Il aurait aimé pouvoir l’emmener dans sa chambre. Partager son lit avec lui, imprimer le souvenir du corps de Cal dans ses draps à lui, le voir à chaque fois qu’il irait se coucher, laisser le blond y imprégner son odeur et la marque de son corps. Il aurait même laissé les gardes protéger les fenêtres, le balcon, la porte. Tout pour qu’il passe une nuit normale avec lui. Une dernière. Il se serait damné pour ça. Adonis inspira profondément, retenant une nouvelle vague de larmes qui menaçait de couler. Non, il devait arrêter de pleurer. Il ne voulait pas que Cal parte avec cette image de lui.

« Je dois te dire quelque chose… » souffla Adonis. Il détaille son visage, l’imprime dans sa mémoire. Impossible de l’oublier, mais il veut être certain. Les peintures des Oshun seront détruites, surement. Oubliées. Un pan de l’histoire que l’on effacerait peut-être. Adonis ne le permettrait pas, si il arrivait à tuer son père et à arracher la couronne à Ariane, il ferait vivre Cal et Wanda et Isaure dans l’Histoire. Adonis s’humidifia les lèvres. « Après ta capture, j’ai été envoyé à Dragondale, où Saeko et le reste des Yinren s’étaient retranchés. » Il avouait avoir pris part au massacre d’une des plus grandes familles du feu, mais Adonis n’avait jamais été proche d’eux. Tout ce qui lui importait, c’était Cal. Il avait marqué l’Histoire du nom des Griffith, comme ses ancêtres l’avaient fait. Un chef de guerre impitoyable, mais il n’était pas le chef alors. Thomas s’était déplacé avec lui, et avait donné les ordres. Il n’aurait pas pu donner l’ordre de tuer Saeko sur le champ, et leur enfant. « Un soldat l’a égorgée et laissée pour morte, avec votre fille. » souffla Adonis, il fronça les paupières. Il s’approcha, resserra son étreinte et chuchota à l’oreille de Cal. Il avait peur que les gardes K’han entende sa confession. « Votre enfant n’est pas mort. J’ai promis à Saeko de le protéger, et je te le promets à toi aussi. Personne ne saura jamais son identité, mais je lui dirai quel père tu étais. Je lui dirai quel homme tu étais. Je lui dirai que tu m’aimais comme jamais personne ne pourra plus m’aimer. » Parce que c’était la vérité, Cal n’avait pas besoin de lui dire.
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‹ COMPETENCES : charisme (niv. 1), domination (niv. 1), intimidation (niv. 1).
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Mar 10 Oct - 20:17

Ils étaient plus proches qu'ils ne l'avaient jamais été. Leurs deux corps enlacés, Cal ne réussissait pas à se satisfaire de cette étreinte. Savoir qu'elle serait la dernière n'aidait pas. Il aurait aimé pouvoir passer toute l'éternité ainsi, mais il n'aurait le droit qu'à une seule nuit. Pour la première fois depuis plusieurs jours, l'héritier espérait que l'obscurité persiste plus longtemps que nécessaire. Que le soleil ne se lève jamais, et qu'avec lui disparaisse la sentence qui l'attendait dans quelques heures. Mais c'était impossible, il le savait. Alors il essayait de ne pas penser à ce qui l'attendait. D'oublier, et de profiter, de chaque minute, de chaque seconde, comme Adonis lui avait promis. Mais l'ombre de la mort planait tout autour d'eux, des murs humides et glacés aux silhouettes fermement plantés devant les barreaux des K'han. Tout ici les ramenait douloureusement à la réalité qui était la leur : demain, Cal serait mort et ils seraient séparés pour toujours. La voix du Griffith s'éleva à nouveau, un simple murmure alors que son regard était ancré dans le sien. L'intensité avec laquelle il l'observait lui enlevait les mots, comme s'il essayait désespérément d'ancrer cette image pour toujours dans sa mémoire. L'ancien prince attendait que son amant poursuive, attentif à chaque parole, chaque mot, qui échapperait de sa bouche. Alors qu'il évoquait Saeko, les souvenirs se firent plus vifs, douloureux. Thomas Griffith s'était fait un plaisir de venir étaler sa victoire et sa satisfaction face à son ennemi vaincu. Il lui avait raconté, comment sa femme et sa fille étaient tombées, comment elles avaient payé à sa place, pour le nom qu'elles portaient et les liens qui les unissaient. Elles étaient mortes, toutes les deux, par sa faute. Et Cal ne réussissait pas à l'accepter. Il aurait dû savoir, il aurait dû faire quelque chose de plus. Il aurait dû les envoyer autre part, les protéger alors qu'il commençait à sentir le goût amer de la défaite dans sa bouche. Mais il avait failli, il avait échoué, comme pour toutes les autres choses qu'il avait entrepris depuis la mort de sa génitrice. Adonis se rapprocha davantage, son odeur si réconfortante un peu plus présente. Les paroles du brun laissèrent Cal silencieux. Sa prise se fit plus forte autour du prince, alors qu'un poids semblait s'envoler de ses épaules. Elle était vivante. Le seul et unique enfant qu'il n'aurait jamais. Sa princesse, l'héritière d'un royaumé ravagé par les flammes. Ce joyau, bien trop précieux pour le monde. Saeko avait perdu la vie pour elle. Il perdrait la vie pour elle. Mais savoir que sa fille allait grandir, vivre, tout simplement, l'emplissait de joie. Et même s'il ne serait pas là pour veiller sur elle, peu importe. Il savait qu'Adonis remplirait ce rôle à sa place, et il n'aurait pu imaginer meilleure personne pour protéger la chose la plus importante de sa vie. La seule chose qu'il avait réellement réussi, en réalité. « Merci. » Sa main glissa à nouveau dans les cheveux du brun, attirant son visage un peu plus contre le sien. Leurs fronts étaient collés, leurs nez se frôlaient. « Parle lui de Saeko. » Cal savait qu'Adonis avait des rapports compliqués avec la jeune femme. Mais leur fille méritait de savoir. Méritait d'avoir le souvenir d'une mère aimante, ayant sacrifié sa vie pour elle. Et Saeko le méritait aussi. Car elle avait toujours été plus courageuse que lui, au final. « Assure-toi qu'elle ait un avenir radieux. » Car elle méritait le monde, mais à défaut de l'avoir, l'Oshun espérait au moins qu'elle puisse être heureuse. Cal s'avança un peu plus, posant finalement ses lèvres sur celle de son amant, une fois de plus. Quelques larmes traçaient désormais des sillons poussiéreux sur ses joues, donnant un goût salé à leur baiser. Ça n'était pas de la tristesse, pas vraiment. C'était bien plus complexe que ça. Le reflet de la tempête de sentiments qui faisait rage à l'intérieur. Du bonheur, du soulagement. De la tristesse, de la peine. De la douleur, du désespoir. Mais peu importe. « Je t'aime. » Il ne l'avait jamais dit. Les mots n'avaient jamais franchi ses lèvres, mais il le pensait depuis des mois et des mois. Et il ne voulait pas quitter ce monde sans avoir eu l'occasion de dire ces quelques mots à Adonis. Car même si le prince savait, sans que le blond n'ait jamais eu à le dire, il méritait de l'entendre. De porter les souvenirs de cet amour, que lui seul détiendrait une fois que l'empereur ne serait plus là pour les partager.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Mar 10 Oct - 22:18

La réaction de Cal ne se fit pas attendre. Le prince des flammes le serra un peu plus fort contre lui, comme si Adonis venait pratiquement de lui sauver la vie à lui, et pas à sa progéniture. Une adorable petite fille avec les cheveux aussi noirs que ceux de sa mère… Et que ceux d’Adonis. Ca lui servirait, pour l’adopter. Car c’était ce qu’il comptait faire, faire d’elle sa fille. Sa batarde, même si ils n’avaient pas une goutte de sang en commun. « Merci. » Cal l’attira un peu plus contre lui, leur front collés l’un contre l’autre. Adonis devait un peu se hisser sur la pointe de ses pieds pour ne pas être trop petit dans les bras de son prince. Il eut un léger sourire face à la gratitude de Cal. « Parle lui de Saeko. » Une boule se forma dans son estomac alors que Cal se mettait à parler – et à penser – de Saeko. Adonis voulait que la brune disparaisse des pensées de son prince. Qu’il ne soit qu’à lui, cette nuit, pour leur dernière nuit. Saeko avait pu le faire sien pendant un an, elle avait pu l’épouser, vivre à ses côtés, s’endormir contre sa peau chaude toute les nuits. Adonis était si jaloux qu’il sentait des sueurs froides glisser contre son échine et son estomac se retourner. Mais Cal le tenait fermement contre lui, et puis Adonis n’aurait pas pu s’éloigner. La seule qui avait changé, c’était son regard. Un peu moins doux. « Assure-toi qu'elle ait un avenir radieux. » Il la ferait princesse, parce que c’était ce qu’elle était, et parce qu’Adonis n’était pas certain de vouloir un autre enfant. Un enfant à lui. Il ne voulait plus personne, juste Cal, et il n’aurait plus jamais Cal, et quand bien même… Adonis n’eut pas le temps de répondre, que son prince vint l’embrasser doucement. Ce baiser, comme chaque baiser qu’ils avaient échangés depuis qu’il était venu le rejoindre, avait une saveur particulière sur la bouche d’Adonis, et sur sa langue. Il ressentait tout ce que Cal ressentait, et quand les larmes se mêlèrent à leurs bouches, Adonis bougea ses doigts sur les joues du blond et essuya les larmes un peu maladroitement. « Je t'aime. » Et comme ça, son cœur loupa un battement, avant de reprendre d’une cadence deux, trois, cent fois accélérée. Le brun avait ses sentiments au bord des lèvres. Il plongea son regard doré dans celui de Cal, et le fixa pendant de longues secondes. Son cœur battait tellement vite qu’il commençait à en perdre son souffle. Sa respiration était un peu plus saccadée, sur les lèvres de Cal. Il était figé, de bonheur, et d’horreur. De bonheur de se l’entendre dire. D’horreur parce qu’il ne se l’entendrait plus jamais dire. Il cligna des paupières, mais elles étaient de retour, les larmes. Adonis cligna encore des paupières, pour les empêcher de couler. L’une d’elle s’accrocha à ses longs cils, brouillant sa vision. Il secoua doucement la tête, termina d’essuyer les larmes de Cal sur ses joues et attrapa sa nuque, toujours en secouant la tête. Un soupire s’échappa de ses lèvres, une exclamation étouffée qui ne voulait rien dire et qui n’avait aucun but. Il écrasa sa bouche contre la sienne, et les laissa couler, les vilaines. Encore, toujours, il allait pleurer pour tout ce bonheur qu’il aurait du avoir. Le brun s’éloigna de la bouche de sa moitié, et se colla un peu plus à lui. Il glissa ses doigts dans ses cheveux, s’y accrochant presque alors qu’il se mettait sur la pointe des pieds pour ne pas s’éloigner de trop de ses lèvres. « Je te promets, tout ce que tu veux. » fit-il en hochant la tête. Cal l’avait rendu dingue, il lui avait fait perdre pied et perdre la tête. « Je t’aime tellement. » C’était une confession plus forte encore que celle faite dans sa chambre, à Launondie, protégé par son bonheur fragile et par les murs solides du palais des flammes. Ils étaient les rois du monde, alors. Désormais ni l’un ni l’autre n’était roi. Mais Adonis l’aimait plus encore, il l’aimait tellement qu’il aurait fait n’importe quoi pour lui. Si Cal lui demandait de tenter de tuer Thomas ce soir pour pouvoir le libérer, il le ferait. Il quitterait cette cellule, irait risquer sa peau, irait risquer de mourir lui aussi juste pour plaire un peu plus à Cal. « Je dirai au monde qu’elle est une Griffith, mais elle saura qu’elle est une Oshun. » Elle aurait les deux identités. Feu et Terre. Princesse, peut importe comment. Et peut être qu’un jour, quand elle succederait à Adonis, elle reprendrait sa véritable identité, et la dynastie de Cal renaitrait de ses cendres. Il s’en fichait, Adonis, il voulait juste venger Cal, et puis lui offrir l’éternité au travers de son enfant.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Lun 16 Oct - 17:34

Cette faiblesse, Cal avait toujours eu du mal à l'accepter. Il avait cherché, durant toute sa vie, à la dissimuler, à la repousser au plus profond de son être pour que personne, si ce n'est lui, n'apprenne son existence. Mais ce soir, il montrait cette partie plus vulnérable de lui à Adonis, car il n'avait plus la force de se retenir. Malgré la réputation qu'il s'était forgé durant les dix dernières années, malgré les rumeurs qui couraient à son sujet, l'empereur avait un cœur, un palpitant qui battait et qui souffrait, qui ressentait des choses, comme n'importe qui l'aurait fait. De la tristesse, de l'amour. Deux sentiments en pleine dualité qui se livraient une bataille dévastatrice dans sa poitrine. Une lutte que seul son amant réussissait à apaiser, simplement avec la douceur et l'intensité de son regard. Les yeux du prince avaient toujours été fascinants dans leur sincérité. Avec les années, Cal avait appris à déchiffrer les expressions qui se reflétaient dans les prunelles du brun. De la colère, du désir, de la frustration, du bonheur, de la tristesse, de l'amour. L'amour qui lui était destiné, et qui ne l'avait jamais effrayé, qu'il avait accepté dès la minute où il s'en était rendu compte. Comme si, finalement, tout avait toujours été écrit, qu'ils étaient nés avec la passion dans leur sang. Et la tragédie. A nouveau, les lèvres demandeuses du Griffith vinrent trouver les siennes, et il se laissa aller une fois de plus à cette étreinte. Leurs baisers avaient le goût salé des larmes, comme si  l'océan lui-même c'était interposé entre eux - et c'était le cas, d'une certaine façon. Cal ne cherchait plus à savoir si les larmes étaient les siennes ou celles d'Adonis. Ça ne faisait plus aucune différence, en réalité. Adonis contre lui, l'Oshun refusait de le laisser s'éloigner, encore moins partir. Pris dans l'étaux de ses bras, le prince n'avait aucune échappatoire. Il ne semblait pas en chercher, de toute façon. Il aurait pu en profiter, de cet amour, de cette passion, de cette intensité avec laquelle ils s'aimaient l'un l'autre. Il aurait pu lui demander l'impossible, lui demander de le sortir de là, pour lui, pour eux. Mais il ne le ferait pas, car c'était une bataille perdue d'avance. Et Cal refusait d'entraîner son amant dans sa chute. Il avait déjà causé la perte de suffisamment de personnes à qui il tenait, il refusait qu'Adonis paye lui aussi les conséquences de leur relation. « Oshun et Griffith, réunis. Elle réussira là où nous avons tous les deux échoué. » Un sourire triste étira ses lèvres, à la pensée des possibilités, à la pensée de tout ce qu'ils avaient perdu. Elysia allait être le symbole d'une nouvelle ère. Le symbole d'un passé révolu, de quelque chose qui aurait dû être, et qui sera, à travers elle. Symbole d'une unicité et d'une diversité significative. Symbole d'un amour trop fort, trop brillant, qui n'avait su trouver sa place dans ce monde. Saeko lui avait donné une petite fille magnifique, et Cal savait qu'Adonis réussirait à en faire une femme majestueuse. Une héritière, pour la Terre et pour le Feu. Peut-être était-ce bien la seule chose pour laquelle Cal n'avait pas de regrets. La seule chose positive qui ressortirait de cette guerre, du sang et des larmes qui avaient coulé. L'une des mains de l'Oshun caressait distraitement la joue du brun, descendant dans son cou, délicatement. Des aller-retour auxquels il ne réfléchissait pas, un automatisme réconfortant, une incapacité à se satisfaire de la sensation de la peau du brun contre ses doigts. Avide du toucher, avide de ce corps qu'il connaissait par cœur, et qui lui avait beaucoup trop manqué depuis le début de cette guerre. « Qu'ont-ils fait du reste de ma famille? » Cette dernière question lui trottait en tête. Isaure, Wanda, Maven, Thyra. Ils allaient probablement tous suivre le même sort que lui, si ça n'était pas déjà le cas. Ils allaient tous perdre la vie, et Thomas Griffith allaient ressentir la satisfaction d'avoir éteint la lignée des Oshun. Sauf qu'il ne savait pas. Il ne savait pas ce que son fils avait fait. Il sous-estimait probablement leurs sentiments. Et ça faisait le bonheur de Cal, de savoir que sa famille survivrait à ce monstre. De savoir, qu'un jour, sa fille hériterait de cette Couronne qu'elle méritait, qu'elle reprendrait ce qui lui était dû.
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‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Mar 17 Oct - 21:35

Adonis ne s’était jamais senti mieux qu’entre les bras du prince des flammes. Il s’y sentait en sécurité, et même avec tout ce qu’ils avaient vécu, il s’y sentait toujours aussi bien. Ils avaient tenté de se nuir, et pourtant, si Cal avait cherché à l’enserrer de ses bras une nouvelle fois, ne serait-ce qu’une fois, pendant l’année écoulée, Adonis se serait probablement laissé faire. Le brun était dépendant du blond sur bien des niveaux, et si il avait longtemps détesté se sentir comme ça, désormais il embrassait totalement ses sentiments et ce que son cœur lui dictait. Adonis glissa un peu ses bras contre le torse de son amant, et laissa ses doigts caresser ses joues, sécher les dernières traces de larmes qu’il n’aimait pas voir mais qui étaient le reflet d’une sincérité que Cal ne pouvait pas dissimuler. « Oshun et Griffith, réunis. Elle réussira là où nous avons tous les deux échoué. » C’était difficile de s’entendre dire ça, qu’ils avaient échoués, et pourtant c’était la vérité. Ils avaient échoué à s’entendre, à trouver un accord. La terre et le feu n’avaient pas su s’entendre, pourtant Adonis, sur les derniers moments de la guerre, aurait tout donné pour éviter cette issue. Il l’avait senti, bien sûr, comme tout le monde. Eartanera gagnait, Thomas ayant placé ses pions divinement bien. Et Adonis savait ce qui allait arriver. L’inéluctable arriva quelques jours après seulement, la capture de Cal, et de son cœur. Adonis hocha doucement la tête, à contre cœur, il approuvait les dires de son prince. Il se laissa amadouer par les caresses distraites de Cal, sentant son corps se détendre un peu et son cœur s’appesantir de la douleur qu’il ressentait depuis bien trop longtemps. Cal l’aimait. Cal était là. Pour l’instant, certes, mais Adonis repoussait l’idée de la séparation dans un coin de sa tête. Peu importe le décor, peu importe la condamnation, Adonis comptait aimer cet homme jusqu’à ce que la mort les sépare. « Qu'ont-ils fait du reste de ma famille? » Adonis soupira, il aurait aimé éviter cette conversation mais savait que Cal était attaché à eux, à sa manière. Les Oshun n’étaient en rien comme les Griffith. Ils n’avaient pas l’air de tenir les uns aux autres. En apparence, ils avaient l’air d’une famille que tout divisait, et surtout le pouvoir. Pourtant, Adonis les avait vu de près, il les connaissait tous. Ils s’aimaient bien plus qu’ils ne voulaient se l’admettre. Cal le premier. Les Griffith étaient différents, ils avaient l’air extrêmement liés, unis dans la poursuite de leur but, et pourtant… Adonis allait tuer son père, même s’il devait en mourir. Le brun s’écarta un peu de son prince, il l’attira à la couchette, et vint s’allonger contre lui quand Cal se mis sur le dos. Adonis se souvenait avec douleur de son mois passé en prison, et se demandait si il allait parvenir à s’endormir, ici, même contre Cal. Il ferma les yeux un instant et puis leva la tête pour regarder Cal. Après de longues minutes, il lui répondit enfin. « Ils sont enfermés non loin d’ici, mais vous êtes tous assez loin que pour vous éviter de vous parler. » une idée de Thomas, quand il avait appris qu’Adonis avait été enfermé non pas avec Aléa, mais à côté d’elle. Adonis glissa ses doigts contre la mâchoire de Cal, un peu comme pour maintenir son calme à la surface, comme pour lui offrir du soutien. « Tu seras exécuté le premier. » A nouveau, ses yeux brillent, mais Adonis retient les larmes qui piquent sa rétine. « Ensuite, Wanda. » Sa voix se brisa, Wanda était sa meilleure amie, une de ses âmes sœurs. Leurs cœurs battaient à l’unisson, et elle avait failli être la mère de son enfant. Adonis secoua la tête, il devait lui dire. « Puis Maven, et Thyra. » Il déglutit. « Isaure ne sera pas exécutée tout de suite. » Adonis ne voulait pas les voir mourir, même Maven. Lui qui était né à l’aube de la paix n’avait jamais aimé les déchainements de violence que la guerre avait apporté, et la mort qu’elle trainait sur son passage avait une fatalité qu’il détestait plus que tout. Le brun s’approcha, et posa sa bouche contre celle du roi tombé, pour l’embrasser encore et encore. Il reprenait son souffle avant de revenir à la charge, partageait son air avec Cal, l’embrassait pour rattraper toute une vie sans lui. La couchette était si petite qu’il était à moitié allongé sur lui, une main à côté de l’oreille du blond pour soutenir en partie son poids. Il profitait de sa position pour dévier ses lèvres sur sa joue, sa machoire, sa gorge. Il ne tentait pas de l’attiser, mais simplement de lui donner tout l’amour qui débordait d’un cœur à l’étroit dans une cage thoracique oppressée par la fatalité. Adonis n’avait de cesse que de vouloir panser ses plaies de ses baisers, que de vouloir atténuer sa douleur de ses caresses, doucement, sur son torse et sa mâchoire, et sa joue. Finalement, le brun s’arrêta, envahit par une lassitude qu’il ne pensait pas ressentir ce soir, mais que seul le bien-être apporté par la présence de Cal pouvait lui prodiguer. Il reposa sa joue contre le torse de Cal, et ferma les yeux. Juste quelques secondes, pour écouter le bruit de son cœur qui battait encore, pour l’instant. Adonis fut bercé par ce doux son, et s’endormi contre l’homme qu’il aimait.

Un bruit de porte qui s’ouvre réveilla Adonis. Il se redressa doucement, une main sur le torse de Cal, l’autre sur le matelas trop fin. Les muscles du brun étaient endoloris, mais il s’en fichait. A travers la petite fenêtre filtraient quelques timides rayons de soleil. C’était le matin, déjà. Adonis sentit son estomac se serrer, alors que Gunnar K’han pénétrait dans la cellule. Gunnar était un de ses amis, et ne fit aucun commentaire sur la position qu’avaient adoptés les deux hommes. Il posa son regard clair sur Adonis. « Votre Altesse, Sa Majesté votre père exige que vous vous rendiez dans vos appartements et que vous vous prépariez pour l’exécution. » Adonis ne bougea pas, il lança un regard à Cal avant de prendre la parole. « 5 minutes. » souffla-t-il, doucement mais d’un ton qui ne laissait pas la place à la discussion. Gunnar inclina la tête et sortit de la pièce en laissant la porte contre. Adonis retourna contre Cal et s’empara de ses lèvres. Le baiser était intense, Adonis fermait les yeux si fort – pour s’empêcher de pleurer – que les paupières lui faisaient mal. « Je serai là, regarde-moi, juste moi. Tous les autres te voudront morts autant que mon père. » Cal ne verrait que de la haine autour de lui, car seuls les Eartanariens étaient conviés, ainsi que des Aguariniens avides de la mort des Oshun. Seul Adonis l’aimait, et seul lui ne voulait pas de sa mort. Le brun se leva, il partagea une dernière étreinte avec Cal et lui murmura encore son amour à l’oreille avant de sortir de la pièce. Gunnar l’accompagnait à sa chambre sans un mot. Il n’y avait rien à dire, plus rien du tout.

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‹ STATUT : mariée à saeko oshun, une issue dont il a su tiré un avantage certain. plus qu'un simple parti qu'on lui a imposé, saeko est devenue une alliée de choix à ses côtés, l'impératrice qui saura renforcer son règne.
‹ SANG : bleu, le symbole premier d'une royauté qui se complaît à rappeler à chacun leur supériorité.
‹ COMPETENCES : charisme (niv. 1), domination (niv. 1), intimidation (niv. 1).
‹ METIER : empereur, un rôle sur mesure pour lequel il a été préparé depuis sa plus tendre enfance.
‹ ALLEGEANCE : cal n'est fidèle qu'à lui-même. il souhaite aller loin, même si cela signifie parfois avoir à sacrifier certaines personnes.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Sam 21 Oct - 22:26

Cal se laissa attirer vers la couchette sans protester. Il s'allongea, de la même façon qu'il s'était allongé les dernières nuits, sur le dos, à observer le plafond qu'il connaissait désormais par cœur. Chaque fissure, chaque tâche, chaque irrégularité dans la roche. Il avait eu le temps d'observer, il avait eu le loisir de s'imprégner de cet endroit, même s'il n'en avait aucune envie. Il regrettait que ses derniers souvenirs aient pour décor cette cellule froide et sombre. Il regrettait qu'on ne l'ait pas assassiné dès sa capture, mais il savait que son exécution se devait d'être mise en scène, qu'elle servirait à galvaniser les foules, presque une récompense pour toutes ces personnes qui s'étaient battu, et pour ceux qui avaient subi la guerre. Au moins, il avait pu faire ses adieux à Adonis. Le revoir une dernière fois, pouvoir profiter de son étreinte, lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Ça semblait être une maigre récompense, face à la torture que représentait cet endroit, mais Cal s'en satisfaisait aisément. Il ne pouvait s'empêcher de penser à son amant, qu'il avait laissé pourrir dans les cellules de Launondie pendant tout un mois. Il regrettait, désormais, d'avoir fait preuve de tant de cruauté. Il avait voulu lui faire payer, lui faire la guerre, alors qu'il n'y avait eu que de l'amour entre eux, à l'époque. Trop concentrés l'un sur l'autre pour prendre conscience du véritable ennemi, qui gagnait en puissance alors qu'eux se déchiraient, piétinaient leurs cœurs meurtris. Il se rendait compte, Cal, que tout ça avait été en vain. Qu'il aurait pu avoir beaucoup de choses, aujourd'hui, s'il avait pris des décisions différentes. Désormais, la seule chose à laquelle il pouvait se rattacher était la sensation du corps d'Adonis contre le sien. Un souvenir douloureux d'une époque révolue, passée à se prélasser dans ses draps de satin, les deux corps entrelacés. Un sourire amer étira les lèvres de l'empereur. Ses propres idées se retournaient contre lui, désormais. Il aurait aimé, pouvoir entendre la voix d'un membre de sa famille. Ne serait-ce que ça, quelque chose auquel il aurait pu se rattacher pendant ces longues journées passées sous terre. La voix du Griffith était pleine d'émotion,  une tristesse qui se reflétait dans son regard brillant, alors qu'il évoquait leurs futurs exécutions. Wanda. Le cœur de Cal se serra à la mention de sa petite sœur. Leurs rapports avaient été compliqués, pendant de longues années. Une relation basée sur la peur, l'appréhension. Il regrettait, d'avoir découvert en sa sœur une belle personne, si tard. Presque comme s'il avait appris  à connaître une nouvelle personne, après l'avoir côtoyé pendant vingt-cinq années. Wanda et lui avaient su se comprendre, s'apprécier. Et de l'imaginer, face au bourreau, face à cette foule huant leur nom, la lame sur la nuque, lui retournait l'estomac. Puis Maven. Ils avaient également réussi à reconstruire quelque chose, tous les deux. Une relation nouvelle, une fois le cadet délivré de l'emprise d'Isaure. On effaçait jamais vraiment des années de haine et d'incompréhension, mais ils avaient réussi à laisser de côté une partie de l'amertume qui les avait lié pendant tant d'années pour s'entendre. Et Thyra. Cal n'avait même pas les mots pour exprimer à quel point il trouvait cela injuste. Thyra n'était que douceur, une fleur au milieu des ronces, peut-être la seule âme à sauver au sein de leur famille aux cœurs noircis. Mais la justice des Griffith ne faisait pas de pitié, pas pour ceux dont le nom était Oshun. Sauf pour Isaure. Isaure qui réussissait toujours à s'en sortir. Qui avait vendu sa propre famille, et qui allait désormais devoir vivre avec ça sur la conscience. Au fond, Cal ne lui en voulait même pas. Il ne lui en voulait plus. A l'aube de son dernier jour, il souhaitait partir sans entretenir de rancœur contre des personnes qui avaient tant compté pour lui. Et Isaure, même si elle l'avait rendu fou, il l'avait aimé, d'une façon qui lui était propre, maladroitement, lâchement. Il était venu au monde avec elle, il ne partirait cependant pas avec elle. « Merci. » Il n'avait pas vraiment la force de dire autre chose. Il le remerciait, pour son honnêteté. Le remerciait de rester à ses côtés, d'être le soleil qui le guiderait à travers cette nuit sombre. Adonis l'embrassa à nouveau, plusieurs fois. Des baisers longs, intenses, qui faisaient oublier à Cal, l'espace de quelques secondes, la sentence qui était la sienne. Ses mains avides glissaient sur le corps du brun, dans son dos, l'attirant un peu plus à lui, collant complètement son corps au sien, car la distance, aussi infime était-elle, lui était insupportable. Il avait besoin de sentir le cœur du brun battre dans sa poitrine, besoin de sentir cette chaleur irradier de son corps, de se réchauffer auprès de ce feu qui brûlait jusqu'à son âme. Le brun déposa des baisers sur sa peau, et Cal ferma les yeux, un instant. Oubliant la cellule, oubliant la couchette trop étroite, oubliant tout de ce monde qui n'avait su accueillir leur amour. Peut-être, dans un autre univers, à une autre époque, seraient-ils capable de s'aimer. Peut-être que quelque part, on les laisserait vivre leur amour. Peut-être qu'ils n'auraient pas le poids de leur nation sur les épaules, et juste le soucis d'un amour trop fort, trop passionnel. Peut-être que Cal partirait, mais qu'ils se retrouveraient autre part. Et que cette fois-ci, ils arriveraient à faire les choses bien. Que cette fois-ci, ils réussiraient.  L'empereur déchu sentit bientôt la tête du prince se faire plus pesante sur son torse, sa respiration plus calme. Un léger sourire étira ses lèvres - sincère, cette fois-ci - alors que sa main traçait des courbes paresseuses sur le dos du brun. Il savait qu'il ne trouverait pas le sommeil, pas vraiment. Même dans les bras de son prince, il était trop étouffé par les tourments pour pouvoir se laisser aller aux bras de Morphée. Son esprit rêvait de s'évader, mais il se retrouvait sans cesse rattraper par la réalité. Par cette sentence qui pesait sur sa nuque, sur ses épaules. L'inquiétude le gagnait de plus en plus, le poids de l'angoisse qui étreignait son âme, lui tordait les tripes. Il ne lui restait plus que quelques heures à vivre. Il aurait préféré pouvoir les passer autrement qu'en se torturant l'esprit, mais voir Adonis si paisible lui réchauffait le cœur. Il aurait aimé pouvoir l'observer davantage, pouvoir profiter pleinement de son visage, sous les rayons du soleil, et pas dans l'obscurité de cette cage. Il aurait aimé avoir plus de temps, tout simplement. Pouvoir l'aimer comme le prince méritait d'être aimé. Avec force, avec passion. Pouvoir explorer cet aspect de leur relation qu'ils avaient à peine pu effleurer. Il y avait tellement de choses, que Cal aurait aimé faire avec Adonis. Tellement de choses qu'il aurait souhaité vivre aux côtés du brun, tellement de choses qu'il aurait un jour voulu lui dire. Mais il ne le pourrait pas, et accepter cette fatalité était difficile, douloureux. Il sentait à nouveau la boule se former dans sa gorge, son estomac se nouer. Il avait essayé de se montrer brave, Cal, jusqu'au bout, de partir avec fierté, mais il avait peur, désormais. Il sentait la crainte s'insinuer dans ses veines, contaminer son être. Il avait peur de la mort, peur du néant qui l'attendrait après. Peur de ne plus jamais rien ressentir, de ne plus jamais rien vivre. Peur de laisser derrière lui Adonis, brisé. Il avait envie de hurler, envie de se débattre, de faire fondre les barreaux de cette cellule et de s'échapper d'ici. Mais le corps d'Adonis l'écrasait comme un étau, le maintenait plaqué à la couchette, comme pour l'empêcher de céder à la panique. Sans même le savoir, sans même le faire exprès, le Griffith était toujours là pour lui. Toujours là pour l'apaiser, pour l'aider. Il était le seul qui avait toujours eu cet effet sur lui. Le seul qui réussissait à attiser sa colère en quelques secondes, à le tordre de jalousie, à le faire se consumer de désir, à l'emplir de bonheur, à lui permettre d'aimer si fort. Serrant un peu plus l'amour de sa vie contre lui, Cal réussit à tomber dans un sommeil superficiel.

Cal se réveilla d'un sommeil sans repos peu de temps après s'être endormi. Le bruit de la porte de sa cellule que l'on ouvrait fit bouger Adonis au dessus de lui. L'un des geôliers de l'ancien empereur venait pour chercher le brun. Le cœur de Cal se serra. Les journées qu'il avait passé dans cette cellule lui avait semblé être des semaines, mais le moment qu'il avait partagé avec Adonis en ces murs était passé beaucoup trop vite. Et déjà, ils allaient devoir se quitter. Pour toujours. Adonis s'empara une dernière fois de ses lèvres, et Cal l'embrassa avec toute la ferveur et tout l'amour qu'il possédait en lui. Il ne souhaitait rien emporter avec lui dans la tombe. Il voulait tout partager avec son amant, tout lui confier, car le brun saurait prendre soin de leurs sentiments. Cal hocha doucement la tête. Il n'était plus capable de parler, les mots se bloquaient dans sa gorge, s'en était douloureux. Il serra Adonis contre lui une dernière fois, ne souhaitant pas le laisser partir. Il eut du mal à défaire son étreinte. Il eut l'impression qu'on partie de son cœur s'en allait avec le brun, alors qu'il quittait sa cellule. Et c'était probablement vrai. Il n'en aurait plus l'utilité, une fois mort, de toute façon. Le poids de sa solitude s'abattit à nouveau sur ses épaules, alors que le silence l'enveloppait à nouveau, l'étreignait. Il se laissa tomber sur la couchette, se remémorant le souvenir du corps d'Adonis contre le sien. Un souvenir encore frais, sur lequel il se concentrait et qui lui permettait de moins penser à l'horreur qui l'attendait, là, dehors. Bientôt, la porte s'ouvrit à nouveau, dévoilant les deux K'han. « Ne vous inquiétez pas, je ne ferais pas de vague. » Il les observa de son regard supérieur, même là, alors qu'il avait été traîné dans la poussière, qu'il avait passé plusieurs jours enfermé dans cette cellule, et qu'il marchait vers sa propre exécution. C'était ridicule, en soit, mais ça lui donnait l'impression de partir avec un temps soit peu de dignité. Une dignité qu'il avait pourtant presque totalement perdu la veille, dans les bras d'Adonis. Et pourtant, il ne pouvait pas moins s'en soucier. Les deux maîtres de la terre l'entraînèrent à travers un dédale de couloirs sombres, puis plus luxueux alors qu'ils gravissaient les étages, le libérant du sous-sol oppressant qui avait bercé ses nuits et ses jours depuis qu'il était arrivé ici. On l'entraîna à travers le palais, le menant jusqu'à l'extérieur, vers une estrade qui avait été installée à l'occasion afin de servir de scène au spectacle qu'il allait offrir à toutes ces personnes qui s'étaient déplacées pour voir quelque chose de grandiose. La consécration d'une guerre, la fin de toutes leurs souffrances. Ou du moins, c'était ce qu'ils pensaient. Cal leur souhaitait à tous de souffrir davantage, autant qu'il avait souffert, puis de crever, tels des chiens. La vue de cette foule haineuse attisa le feu qui menaçait de s'éteindre en lui. Une rage qui prit le dessus sur la tristesse qui l'avait gagné la veille, alors que son regard était plongé dans celui, émouvant, d'Adonis. Il avait partagé les sentiments de son amant, accueilli sa tristesse comme pour le soulager d'un fardeau bien trop lourd. Son regard enflammé défiait tous ceux sur lesquels il se posait. Il savait qu'il n'avait probablement plus l'allure d'un prince, encore moins d'un empereur, mais il en avait encore le caractère. Ses iris glissèrent vers sa droite, vers la famille Griffith. Il ne s'attarda pas sur les membres richement vêtus, ne chercha pas à croiser le regard de Thomas ou d'Ariane. Non, ses yeux s'arrêtèrent sur la silhouette d'Adonis, et il sentit la rage dans son cœur s'apaiser rien qu'à la vue de cet homme qu'il aimait. On le força à se mettre à genoux, alors qu'on énumérait les chefs d'accusation. Cal ne les écoutait pas, il était concentré sur Adonis, concentré sur sa voix et sur les paroles qu'il avait pu lui dire la veille. Rien d'autre n'avait d'importance, si ce n'est eux.
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‹ AGE : L’homme vient tout juste de passer son anniversaire dans les prisons glaciales de Launondie. Désormais âgé de 26 ans, le brun commence à acquérir expérience et alliés.
‹ STATUT : L'amour n'a plus sa place dans le coeur du Griffith, qui préfère encore semer la mort que de laisser saigner son coeur. Fiancé à Isaure Oshun envers et contre tout, Adonis refuse d'accorder un regard à d'autres et particulièrement à Historia Oathbridge, la femme que son père veut le voir épouser.
‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
‹ COMPETENCES : charisme (niv. 4), manipulation (niv. 5), audace (niv. 6), leadership (niv. 4), méfiance (niv. 1)
‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: Re: forever is not enough (calonis) Dim 22 Oct - 0:35

Arrivé dans sa chambre, Adonis referma la porte, laissant Gunnar à l’extérieur. Il posa son front contre le bois dur et froid, et ferma les yeux. Et d’un coup, sans prévenir, il fut secoué de sanglots incontrôlables. Aléa, qui se trouvait sans sa chambre – attenante à la sienne – se précipita sur lui et l’entoura de ses bras bien trop fins, bien trop féminins que pour le consoler vraiment. Le brun se laissa aller dans l’étreinte qu’elle lui donna, il savait qu’il devait se ressaisir mais l’échéance était trop proche, et l’idée même de perdre Cal était horriblement douloureuse. Il aurait préféré le savoir en vie, quelque part, ailleurs, même inatteignable. Il aurait préféré promettre de ne plus jamais lui parler, le voir, l’embrasser, plutôt que de le voir être tué sous ses yeux impuissants. C’était la pire des tortures que l’on pouvait infliger à cet homme qui aimait bien trop fort pour un seul cœur, et qui allait devait conserver tout cet amour seul. Le brun finit par se reprendre, au bout de quelques minutes. Aléa l’accompagna dans la salle de bain, et s’occupa de lui sans un mot. Adonis la laissa faire, observant son visage inquiet et ses traits tirés. Il savait qu’elle ne vivait pas bien les derniers jours, probablement à cause de lui. Mais il ne pouvait pas faire semblant, pas alors qu’il ressentait avec autant de force. C’était comme si toutes les montagnes d’Aksana écrasaient son cœur pour en sortir la moindre goutte d’émotion. Son adiutor l’aida aussi à enfiler la tenue princière qui avait été choisie pour lui. Des vêtements noirs et rouges, rehaussés de broderies d’or. Il capterait le soleil, ce matin. Avant de le voir mourir à ses pieds. Adonis tenta vainement de se détacher des émotions que lui apportait l’attente, et déglutit alors qu’Aléa glissait ses doigts fins dans ses mèches brunes. Elle lui souffla quelques mots qu’il n’écoutait pas, et se recula. La fine couronne taillée pour lui était toujours à la même place que la veille. Le brun s’approcha, il laissa glisser ses doigts sur l’objet avant de s’en saisir et de la poser sur son crâne. Elle ceignait son front à la perfection, et ressortait sur le brun de ses cheveux. De fines roses étaient taillées dans la roche utilisées. Le symbole des Griffith était partout, aujourd’hui. Sur ses broderies, sur sa couronne, et même accroché à sa poitrine. Une rose d’or, pour que personne n’oublie que le sang qui coulait dans ses veines n’était non plus argent, mais du bleu des rois.

Il était temps, alors Aléa l’accompagna jusqu’à la tribune de sa famille. Les gens s’agitaient, dans les couloirs, et les bannières des familles Eartanariennes étaient pendues au mur. Aucune autre famille n’avait cette honneur, l’empire appartenaient aux Eartanariens et à personne d’autre. Le brun n’y preta pas attention, et alla s’installer près d’Ariane et Eros. Son frère posa son regard sur lui, interrogatif mais Adonis ne dit rien. Ariane le regardait aussi avec un petit quelque chose d’inquiet au fond de ses prunelles. Thomas, en revanche, ne tourna pas la tête pour observer son benjamin. Ce n’est que lorsque la foule s’agita qu’Adonis tourna le regard. Cal venait d’arriver, escorté par les K’han et ce jusqu’à l’estrade placée là pour l’exécution des Oshun. Adonis sentit ses yeux picoter à nouveau mais il déglutit et serra la machoire. Quand le regard de braise de son amant se posa sur le sien, Adonis en tira toute la force qu’il pouvait. Il n’osa pas cligner des paupières, de peur de perdre une seule seconde. Bien sûr, ce fut plus fort que lui. Il avait peur de laisser échapper ses larmes, mais alors que l’on lisait l’acte de condamnation, Adonis décida qu’il s’en fichait. L’homme qu’on allait tuer lui avait volé son cœur, et crèverait avec. Adonis savait qu’il n’en aurait plus jamais l’occasion, et il en avait besoin, alors il se leva. Il sentit un mouvement de la part d’Ariane, entendit un ordre de son père et sentit Eros le pousser dans le dos pour l’intimer à avancer. Le brun ne se fit pas prier, il repoussa la main de sa mère qui voulait le retenir et dévala la volée de marches qui le séparait de la fosse. Des gardes vinrent tenter de stopper sa progression, mais Adonis donna un coup de pied sur le sol, suffisant pour faire trembler la terre et imposer le respect. Il aurait pu essayer de le sauver, mais tous ici le voulait mort. C’était peine perdue, au pire, ils mourraient tous les deux et personne ne pourrait s’occuper d’Elysia Oshun, la fille de Cal et Saeko. Il s’approcha, se mit à genoux à la hauteur de Cal et attrapa le visage de son amant. « Je t’aime. » répéta-t-il avant de l’embrasser. Impossible de ne pas entendre les exclamations de la foule. Adonis s’en fichait, oh il s’en fichait tellement…. Le brun se délecta de la sensation de Cal contre ses lèvres, et contre sa langue. Il se remémora leur premier baiser, alors que celui-ci était le dernier. Il eut même le sentiment de sentir ses mains sur lui, à nouveau. Des mains impatientes, pleines de désir. Des mains qui aimaient ce qu’elles avaient à disposition, des mains qui le faisaient se sentir comme un dieu. Le prince aurait continué à l’embrasser des heures, si un ordre de son père n’avait pas suffi à le faire empoigner par un garde. Ne se débat pas, le brun. Il sait que Cal n’aurait pas voulu qu’il prenne ce risque, alors il ne le prend pas. Il plonge à nouveau ses iris ambrées dans celle de l’homme qu’il aime avec tendresse, et passion, et dévotion. Il fini par retourner près des siens, et Thomas donne l’ordre.

Aucune larme ne coule, son cœur vient de mourir avec l’empereur tombé. C’est le vide total en lui, il en oublie même de respirer pendant quelques secondes, et puis, tout revient. Les bruits, les exclamations, le carmin qui orne la lame du bourreau, et ce corps sans vie, décapité devant tout le monde. C’est là qu’Adonis plaque sa main contre sa bouche, encore humide des lèvres de Cal. Ses yeux piquent, à nouveau, et il sent Ariane attraper son bras comme pour l’intimer au calme. Les Griffith se lèvent, tous, Eros se met devant lui et lui offre une protection contre la foule qui le cherche du regard. Mais Adonis ne pleure pas. Ca tourne en boucle dans sa tête.

C’est impossible.
C’est impossible.
C’est impossible.

Pas lui.

Et pourtant Cal est mort.
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