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your time will come (w/isaure)

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earth nation
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earth nation
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‹ CRÉDITS : perséphone (av)

‹ AGE : quarante-quatre ans, il doit bientôt réaliser qu'il fait partie de la vieille génération
‹ STATUT : éternel célibataire dévoué à servir la famille impériale et la couronne des quatre nations
‹ SANG : bronze, un équilibre certain entre noblesse et créatures
‹ COMPETENCES : discrétion (niv1), honneur (niv2), torture (niv3)
‹ METIER : espion et missionnaire, on enjolive son titre de bourreau et cabot
‹ ALLEGEANCE : la couronne avant tout, qu'importe celui qui se trouve en-dessous
‹ ADIUTOR : aucun, trop vieux pour en recevoir, ce qui le réjouit
‹ POINTS : 1080

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MessageSujet: your time will come (w/isaure) Jeu 31 Aoû - 22:28

if you don't hate me yet, don't worry, your time will come.

Assis sur les draps immaculés, il fixait le mur face à lui. Un tourbillon de pensées assaillait son esprit, tempête sur ouragan. Rien en lui n’était calme : sa pensée tourmentée, son cœur palpitant, ses doigts joueurs. Emmêlés dans les draps, tapant sur le matelas, ils traduisaient l’anxiété de l’homme. Sur le mur blanc de sa chambre, il voyait clairement le visage doux à la chevelure d’or rencontré il y a quelques jours à peine. Elle avait grandi - vieilli, plutôt - mais n’avait pas changé. Son regard était toujours le même : gris, dur, et rieur. Il le connaissait tant, lui qui l’avait croisé de si nombreuses fois à une autre époque. Un temps où la famille était encore ce qu’elle était : complète, soudée. Pas de mort, pas de cris, ni de larmes. Pas de kilomètres entre eux, pas d’absence définitive. Une époque où les Harlaw vivaient encore sous le même toit, et connaissaient la vie des autres. La dernière fois qu’il avait entendu parler de Lyanna, elle résidait à Koldoveretz, et enseignait aux plus jeunes. Et pourtant, voilà qu’elle traînait secrètement dans les rues de Launondie, dans les repères de cette sale résistance. Elle trainait avec les rats, elle était - semble-t-il - l’un des leurs. Finalement, elle qui attisait sa jeune admiration autrefois, ne la méritait pas. Elle n’était pas mieux que ceux qu’on appelait Osanos, ni leurs traîtres de fidèles. Elle était comme les autres, et Lyanna finirait comme eux. Loras passerait de frère à bourreau, il le savait, et ne pouvait s’empêcher de craindre cette transformation. Deux décennies qu’ils ne s’étaient pas vus, qu’ils ne se souciaient plus l’un de l’autre. Mais cela ne voulait pas dire qu’il était prêt à lui faire subir l’inquisition, ni même à porter le coup si fatal sur son coup si précieux.

Il pensait aussi à elle, si fragile, si gracieuse. L’ange auréolé qui avait débarqué dans son monde de ténèbres. Ce n’était pourtant qu’un costume d’ange, vraie bête qu’elle était. Pourriture si joliment brodée, elle les dupait tous. Maitresse des illusions, et si jeune, elle l’époustouflait déjà. Loras ne pouvait non plus nier ses charmes de jeune femme, ceux-là même qui gardaient son regard quelques secondes de trop, ceux-là même qui étiraient ses lèvres en des sourires charmeurs. Ceux-là même qui occupaient ses pensées en ce moment, ayant balayé d’une vague le visage rieur de Lyanna.

On toqua à la porte, si poliment que cela le surpris. Personne ne venait s’aventurer hasardeusement près de ses appartements modestes, et encore si courtoisement. Il se leva d’un bond, effaçant du mur vierge le visage de sa sœur, le sourire de son apprentie. De l’autre côté de la porte se trouvait l’un des valets, si bien habillé dans sa tenue de service noire. Il était bien coiffé également, si propre sur lui qui trahissait sa conscience pure tout comme sa tenue irréprochable auprès des ordres qu’on lui aboyait à longueur de journées. « Son Altesse la princesse Isaure vous attend dans le salon, Harlaw. » Haussement de sourcil, quelle surprise venait-on donc de lui dire. Le valet semblait embarrassé, ne désirant sans doute pas faire attendre si longuement la terrible princesse. Mais Loras n’en avait rien à faire du temps d’attente de la princesse, lui qui connaissait réellement qui se cachait derrière ce masque de sorcière - masque de porcelaine qu’il saurait briser dès que l’envie lui en prenait. « Amène-la ici. » finit-il par dire, refermant la porte sur le pauvre valet avant d’entendre la moindre protestation de la part de ce dernier. Une princesse, dans la chambre d’un des employés de la couronne ? Qu’ils parlent, les valets, et les demoiselles de compagnie. Qu’ils répandent les viles rumeurs, que la cour en entende parler si bon lui chante. Il n’en avait strictement rien à faire, et si cela pouvait occuper les vieilles mégères, qu’il en soit ainsi. Mais Loras n’allait pas quitter le confort intimiste de sa chambre, là où ses pensées avaient libre court, pour le bon vouloir de la princesse. La porte s’ouvrit de nouveau, et la silhouette princière apparue derrière. « Votre Altesse. » la salua-t-elle, allant même jusqu’à se baisser en révérence devant elle. Il restait, après tout, un pauvre homme au service de la couronne. Un pauvre homme avec un peu trop d’honneur et de respect pour ceux qu’ils servaient. « Que me vaut votre visite ici-bas ? Je pensais qu’après votre enfermement, vous ne désiriez plus descendre parmi la vermine et les sombres couloirs. » Il ne sourit pas, même s’il en avait envie, mais toisait de son regard dur la petite princesse aventureuse.
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‹ AVATAR : LILY JAMES, LA DEESSE.
‹ CRÉDITS : AV/@WITCHLING.
‹ COMPTES : YO, RK.

‹ AGE : âgée de vingt-huit ans, princesse de rien, de tout, adulte, enfant, elle a le coeur d'une adolescente, le physique d'une femme, l'impulsivité d'une enfant.
‹ STATUT : fiancée à un griffith, un boulet à son pied, pourtant ingénieuse alliance. si tout semblait s'être abattu contre elle, adonis ne semble pas si mauvais parti.
‹ SANG : sang bleu, princesse, royauté exécrée, elle est le fruit d'une famille qui ne connaît que sang et pouvoir.
‹ COMPETENCES : leadership (lv4), commérage (lv1), évaluation (lv1)
‹ METIER : princesse de pacotille, inutile petit bijoux appartenant à la famille royale, son seul métier est de courber l'échine et de sourire face au sang argent.
‹ ALLEGEANCE : elle-même, réitérant le même motto depuis trois ans, elle contre le monde entier, elle seule contre la terre entière.
‹ ADIUTOR : weiss, l'ange sauveur, la seule et unique personne, acompagné de son frère, en qui isaure a pleinement confiance.
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MessageSujet: Re: your time will come (w/isaure) Jeu 5 Oct - 0:19

IF YOU DON'T HATE ME YET, DON'T WORRY, YOUR TIME WILL COME.


Elle cogite la gosse, parce qu’elle sait pas trop quoi faire, ni trop comment s’y prendre. Elle regarde le vide à la recherche peut-être d’une réponse. Mais celle-ci ne vient jamais et ça l’agace.
Ces derniers temps tout semble l’agacer, l’énerver, la frustrer. Elle se pose des questions, sans jamais vraiment lier les bouts, sans comprendre, assimiler que pour la plupart la seule résolution serait sa mort ou celle d’autres. Ces autres-là qu’elle a besoin de détruire, à qui elle veut faire mal, si mal.
Une couronne brillante sur sa tête, des diamants à ses mains, l’assouvissement d’une ambition noire, d’un vœu très cher qu’elle a fondu dans ses entrailles pendant trop longtemps. Elle voit ses plans s’échafauder, se construire dans l’ombre, elle empoigne les alliances, les regards noirs, mais elle sent que la fin n’est jamais loin. Que la réalité la rattrape, elle vient casser ses vérités, ses ambitions, tout ce qu’elle a construit depuis son retour. Elle le voit, ce frère incapable se pavaner, elle la voit cette sœur inutile vaquer de lit en lit, elle voit cette mère tyrannique éclabousser une nouvelle fois ses mains d’un liquide vermeille. Elle voit ce cadet qui se tue à une tâche qu’elle se refuse d’accepter, et puis cette bâtarde qu’elle tient trop fort dans son cœur, alors qu’elle a conscience Isaure, elle a conscience qu’il lui faudra faire des sacrifices.  
Qu’il lui faudra se délier de ceux à qui elle a tant tenu. Parce que finalement le pouvoir ça n’a jamais été que ça ; troquer une vie pour une autre pour atteindre le haut de la pyramide, ce terrible sentiment de pouvoir qui n’aurait jamais dû s’imprégner de son esprit. Elle y touche, à cette couronne, à ce trône dans ses rêves Isaure et depuis, depuis qu’elle se voit tout sourire, elle ne peut l’oublier. Cet amer sentiment d’être enfin là où elle aurait toujours dû être.
Son cœur bat alors qu’elle se lève enfin, le menton haut, les épaules haussées, elle se prépare à cet interlude depuis maintenant des jours. Revoir la bête qui hantait ses nuits auparavant, cette terrible créature des ténèbres qui lui a laissé des marques indélébiles dans l’esprit et sur le corps. Elle le hait, elle le déteste, elle veut le voir s’embraser et pourtant, elle connaît ses talents et surtout sa connaissance. Chien des Oshun, Loras doit la joindre dans son combat.
Elle se méprise pour aller lui demander de l’aide alors qu’il l’a torturé, alors qu’il l’a tourmenté pendant tant d’années. L’ombre d’une dragonne, elle ne peut s’empêcher de vouloir lui cracher à la figure à chaque fois qu’elle le croise dans les couloirs ; et pourtant quand il est dans les parages l’ancienne Isaure revient, cette Autre qu’elle déteste, qu’elle veut effacer de son passé, de sa mémoire. Frêle petite gosse quand l’ouragan passe, elle baisse la tête, puis le menton, tout le corps entier se transforme en courbe, l’insoumise soumise à nouveau. Les souvenirs reviennent, s’entrechoquent dans sa tête, alors qu’elle balance son corps jusqu’aux appartements de l’impétueuse bête.
Elle se vengera un jour de lui, mais pas maintenant pas quand sa cruauté, pas quand son expertise pourrait lui sauver la mise. Avoir un tel candidat au sein de ses rangs, Isaure le saurait utile, peut-être trop. Mais elle a peur aussi, elle appréhende le coup qui pourrait partir, une réminiscence d’un passé qu’elle a tant cherché à effacer, cramer jusqu’à la réduire en cendres.
Les poings serrés, le regard impétueux, elle court presque dans ces couloirs qui ont appris à la craindre. Parce que ces gens-là, ceux qui ne connaissent que cette version améliorée de la gamine, ne connaissent que la princesse arrogante, la tornade, le jais de crachas et de piques acerbes n'ont aucune idée qu'elle est et sera en fait toujours cette gosse, cette gamine naïve. Le mouton noir de la famille, la terrible erreur qui a pourtant appris à vivre avec les conséquences.
Mais quand il s’agit du bourreau, les barrières tombent, s’affaissent et la brèche écarlate se réouvre telle une plaie béante.
Et elle se retrouve devant sa porte, une main hésitante posée contre le bois ancien. La tête penchée, pensive, contre la fraicheur du matériau. Les ongles glissent, la main caresse et puis la boule de courage à peine tremblante semble pourtant s’être fait une place d’honneur au sein de son palpitant.
Inspire. Expire. Elle toque.
Un servant vient lui ouvrir alors qu’elle l’envoie chercher son Maître, cette créature du mal, un pourri jusqu’à la moelle, un dégueulasse. Il était probablement, avec sa mère, l’instigateur de sa plus grande peine. Ces attaques, ces tortures mentales plus que physiques qui ne s’arrêteront jamais. Elle le fuit dans ses cauchemars, alors qu’elle apparente ces années dans sa tour à une réalité un peu gommée, un peu réinterprétée.
Personne ne sait de sa présence ici, et alors que son cœur commence à battre fort, trop fort, elle attend là comme une cruche. Elle se punit peut-être, d’avoir été trop stupide ces derniers temps, à avoir fait apparaître l’Autre tant de fois alors qu’elle n’aurait jamais dû. Le servant revient et lui fait signe d’entrer dans l’antre du lion.
Et la biche, le menton enfin levé, est prête à affronter son pire démon, ce pire cauchemar qui ne l’a finalement, au cours de ces années, jamais vraiment quitté. « Votre Altesse. » Et il fait la révérence, et elle ne peut s‘empêcher de laisser apercevoir un petit sourire narquois sur son visage. Elle est, restera toujours une Oshun, sa supérieure, le sang qu’il sert avec peu de foi. « Que me vaut votre visite ici-bas ? Je pensais qu’après votre enfermement, vous ne désiriez plus descendre parmi la vermine et les sombres couloirs. » Et elle vrille ses yeux dans les siens, le fusillant de ses dagues invisibles.
Elle le hait. Le déteste et ne rêve que d’une seule chose ; tordre ses organes vitaux autant que lui a pu le faire dans le passé. « Croyez-moi je n'avais aucune intention de venir ici, mais je suppose qu'il faut bien qu'un jour je vienne affronter mes pires démons. » Qu’elle dit d’une traite, pendant son menton haut, son torse bombé. A bas la peur, à bas les conceptions. Seule la rage parle, cette douce mélodie qu’est son ambition, cette ambition de vengeance. « Je vois que vous préférez toujours rester dans l’ombre. C'est peut-être pour ça que vous êtes le parfait chien galleux de ma mère. » Elle marque une pause. « Votre loyauté à ma famille est en réalité la raison de ma venue. J’aimerais vous proposer un marché. » Qu’elle dit tout haut, alors qu’elle tremble tout bas.
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MessageSujet: Re: your time will come (w/isaure) Ven 27 Oct - 10:17

Il est le monstre des profondeurs, la bête cachée derrière son voile d’ombre, l’amant de la Mort. Sa main ordonne aux roses de pousser, et de leurs épines il fabrique l’arme qui ravira le dernier souffle de sa victime. Faiseur de vie, donneur de mort, il n’est qu’un seul et même être aux entrailles pourries : le chien des enfers, affreux Cerbère dont les terribles crocs s’abattent avec convoitise sur les jugulaires des âmes damnées. La couronne le nourrit des vils ennemis osant s’en prendre à cette glorieuse institution, sustentant par la même occasion la Mort et son fidèle amant. Un appétit jamais satisfait, des entrailles toujours affamées : appétit sanguinaire, appétit sexuel, tout cela n’est qu’un seul et même désir rarement rassasié. Des corps à heurter, des corps à embrasser, ce sont des corps qu’il veut : des lèvres, des lèvres à embrasser, des lèvres à trancher, des cris, des cris de plaisir, des cris d’imploration, de la peur, de la soumission. C’est sa puissance qu’il veut montrer, seul décideur des envies de l’autre : vie ou mort, jouissance ou ignorance. Tout cela n’est qu’un jeu, un cruel jeu, fait de coups de reins, de coups de poings. Le monstre des profondeurs rôde dans les cachots du palais à la recherche de sa prochaine proie, de cette sirène dont la voie calmera ses basses envies. Jamais un moment de répit : c’est une chasse constante qu’est sa vie. Et l’ogre, pour charmer, orne ses plus beaux apparats, masque au sourire angélique et au regard doucereux. Il adopte les gestes des prudes envies, ceux-là même que ces gamines à peine fleuries préfèrent. La danse commence, les partenaires avancent, ils reculent, et la proie se retrouve bien assez vite dans le royaume d’ombres. C’est là que le masque tombe, que Cerbère sort ses crocs, que la bête retire le voile : c’est là que la fleur pourrit et jouit.
Devant lui se tient cette gamine de son passé, cette naïve à la couronne rêvée. Petite sotte dont il s’occupa autrefois, et dont son regard ne cesse de s’occuper. Ce corps, il ne le refuse pas. Plantant hier les dagues dans son cœur, c’est les baisers sur sa peau qu’il désire ardemment planter aujourd’hui. Peau de porcelaine, peau parfaite, peau qui se sublimera sous ses mains perverses. Ses cuisses princières, il les rêve ouvertes, et ses lippes impérieuses murmurant son nom et vantant ses qualités d’amant. Mais la gamine est intouchable, sa chevelure blonde lui procurant une supériorité que nul ne peut dépasser. Cet ordre, il ne peut le bafouer, et c’est une pieuse révérence qu’il lui offre – malgré les autres idées, moins dévotes, que son esprit commence à développer. Leurs prunelles se rencontrent, aussi dures et froides les unes que les autres : il voit, cependant, derrière ce regard, la peur embrassant étroitement sa haine enfantine. « Croyez-moi je n'avais aucune intention de venir ici, mais je suppose qu'il faut bien qu'un jour je vienne affronter mes pires démons. » Il sourit à cette appellation, titre bien trop honorifique pour le chien qu’il est. Petit Cerbère, gardien des portes de l’Enfer et fidèle serviteur du maître des lieux, jamais ne se donnera-t-il un tel rang. « Je pensais que ces personnes-là se trouvaient plus haut. » lui répondit-il de sa voix posée et narquoise, son pouce levée vers les étages supérieurs du palais, vers ceux qu’ils s’étaient jurés de servir envers et contre tout. Elle ne prête pas attention à lui, la princesse a le menton trop haut pour voir si bas. « Je vois que vous préférez toujours rester dans l’ombre. C'est peut-être pour ça que vous êtes le parfait chien galleux de ma mère. » C’est ce titre même qui lui sied le mieux : chien, clébard, galleux, soumis. Affreuse bête qu’il se réjouit d’être. « Je n’aime point les riches éblouissements que la cour se tue à montrer. Peur, sans doute, d’en finir aveugle. » Une cour qu’il fréquente de temps à autre, une cour dont il faisait autrefois parti. Bourgeois élevés et dont leurs présences étaient autrefois demandés, les Harlaw ont fini bien bas : l’un traîne dans les cachots, l’autre rampe dans les bas-fonds de la résistance. Leur chevelure d’or s’en salit, et leur éclat pâlit. « Votre loyauté à ma famille est en réalité la raison de ma venue. J’aimerais vous proposer un marché. » Sa tête se lève et son regard se pose douloureusement sur l’impériale imbécile. Il ne s’attendait pas à autant d’audace venant de cette gamine, et voilà qu’elle n’a de cesse de le surprendre. La bête se rapproche, plus curieuse de connaitre les bêtises qui lui seront dîtes que de véritablement s’allier à cette enfant. « Dites-moi tout, votre Altesse. » Ce n’est qu’un souffle qui traverse les lèvres de l’ogre, qui fait encore un pas de plus vers la couronnée. La flamme en ces entrailles brûle vigoureusement : appétit sanguinaire ou faim sexuelle ?
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