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i dare you (beathan)

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MessageSujet: i dare you (beathan) Ven 18 Aoû - 16:43

Tu tiens la lettre dans la main, incertaine. Tes lèvres tremblent, tu sais ce qu’elle signifie, cette lettre signée de la main de ta mère. La mort. Sa mort. Elle te l’avait dit, qu’elle avait écrit une lettre pour le cas où elle mourrait sans toi. Elle ne voulait que personne n’ait le rôle de t’apprendre ce que tu n’étais pas capable d’entendre. Parce qu’elle était comme ça, ta mère, à penser aux autres même lorsqu’elle n’en avait plus la force. Elle avait laissé pour consigne qu’on te l’envoie lorsqu’elle pousserait un dernier soupir, et là voilà, entre tes mains. C’est l’heure. En déchirant le papier, tu penses à la dernière fois que tu l’as vue, aux mots que vous vous êtes dit, et aux silences que vous avez partagé. C’est son écriture qui te fait verser tes premières larmes, son trait fin et penché, tremblant. Elle t’écrit tout ce qu’elle t’a déjà dit, répété, inlassablement, tout au long de ta vie. Qu’elle t’aime. Qu’elle est fière que tu portes son nom. Que tu vas lui manquer. Que ton maître est bon, qu’il te traitera bien, que ça la rassure. Et elle termine en disant que la plus belle chose qu’elle ait faite dans sa vie fut de te prendre de ce panier dans lequel tu avais été abandonnée un soir d’avril et de devenir ta maman. Tu te sens brisée, c’est insupportable d’avoir aussi mal, et tu voudrais crier, crier ta tristesse, crier ton désespoir, crier ta colère. Parce tu es en colère de ne pas avoir été là pour elle, de ne pas avoir pu lui tenir la main quand elle quittait ce monde. Pourquoi ? Pour qui ? Pour lui.

Tu sors de ta chambre, te diriges vers la sienne et entre sans même te donner la peine de frapper. C’est une chose que tu ne t’es jamais permise de faire mais tu pourrais faire n’importe quoi si seulement c’était capable de t’enlever cette douleur. Debout devant la grande fenêtre qui donne sur la verdure du dehors, il se retourne brusquement, semble surpris en te voyant. Tu ne sais pas ce qui l’étonne le plus. Le fait que tu sois rentrée sans lui demander la permission, ou bien ce qu’il lit sur ton visage et dans tes yeux mouillés. Tu fermes la porte, te donner en spectacle auprès de lui sera suffisamment douloureux comme ça. Tu te diriges vers lui, à la rencontre de son corps, et ne t’arrête que lorsque ton front se pose au dessus de son torse. C’est de sa faute si tu es coincée ici, si tu n’as pu embrasser le front de ta mère une dernière fois. Tu le détestes. C’est grâce à lui si tu en es là aujourd’hui, grâce à son corps que tu réussis à oublier, grâce à sa bonté que tu t’apaises. Tu tiens tellement à lui. Et tu deviens brouillon, tu ne sais plus si tu as envie de le repousser ou de le serrer. Alors de tes poings fermés, tu frappes son torse et tu te mets à pleurer. « Morte. » Tu lui souffles. C’est tout ce que tu as la force de dire pour l’instant. Tu inspires bruyamment dans son torse, comme si tu manquais d’oxygène, et son odeur remplit ton esprit. Tu lui en veux, d’être le seul qui compte à présent. Tu lui en veux d’être devenu si important, de te faire ressentir de la peur à nouveau. De la peur pour lui, pour ce qui pourrait lui arriver. Et pour ce que tu deviendrais s’il n’était plus là. Plus là pour toi. Tu t'appuies sur lui qui reste fort quand tu es si faible, continues de frapper. Tu te mets à trembler et tu verses des larmes dans lesquelles tu aimerais te noyer.
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MessageSujet: Re: i dare you (beathan) Ven 18 Aoû - 21:13

Plongé dans une lecture passionnée, il n’a pas idée de ce qui se trame quelques pas plus loin, à peine deux murs à droite de lui. L’orage dissimulé de derrière l’horizon, le ciel bleu éclatant, elle débarque sans se faire annoncer, simplement tourmentée, le temps presse, alors qu’elle s’approche, Beathan voit son énergie sapée. La soudaine proximité de son corps l’étouffe. Une entrée en scène magistrale, cachée à l’abri des regards. Lui ne pense qu’à fuir immédiatement, submergé par la force de sa peine, la trop grande différence de toutes les étreintes passées. Abasourdi par ses coups soudains, venus de nulle part alors que les yeux de la douce hurlent sa peine, sa violence, sa rancoeur qui donne envie de vomir une haine impitoyable. Elle, cet être isolé qui le rappel au passé, ce souvenir passager qu’il voudrait ignorer parce qu’il est perdu, il ne comprend pas comment, ni pourquoi, obsédé du contrôle, c’est insupportable. Il la voit ainsi, incapable de la soignée alors qu’elle énonce le fait, simple, dur et cru. « Morte » Soufflé, les mots sont là. À cet instant, elle tire l'âme de son maître dans un néant qu’elle-même connaît, il redevient le jeune homme écoeuré de cette couleur orange, écoeuré de sa solitude et du monde entier, écoeuré et pourtant sauvé par la jeune femme. Le temps se suspend s’il ne revient en arrière, pris dans une soudaine chute où tout s’écroule sans la moindre considération pour ses deux bouts de chair mortel. La force faible de ses points frappant là où son front était l’instant d’avant, il saisit ses poignets et force un regard dans ses yeux. « Détruit tout si ça t’aide, frappe- moi sans la moindre hésitation. Mais n’oublie pas après et ne regrette pas de t’être retenue. » Reprenant l’étreinte, il ne sait pour qui il agit. Replongeant dans ses souvenirs, échos du présent, il s’écorche l’âme à ressasser la peine, se souvenant de cette solitude destructrice, de l’infâme bruit envahissant les prières silencieuses de ses sœurs et de son père. Il s'en rappel comme d’une vieille blessure encore vive, toujours présentes, mais jamais aussi violente qu’au premier jour. « C’est immonde. Mais ce n’est que passagé. Ça ne fera que s’atténuer avec le temps, mais ça reste là. » Forçant davantage encore, il peut la blesser par la seule force de sa pensée, par la seule présence de son envie et de toutes ses choses qui font que ses bras crispés veulent l’aider alors qu’il fuit au plus loin dans sa tête, lâchant l’une ou l’autre larme, plongé dans un temps qui n’existera plus. Sillon humide et tortionnaire, lesquelles font le plus mal ? Sienne ou tienne, le hurlement se fait commun. Malgré tout, l'image revient de cette époque, l'apparition d'un îlot paradisiaque au centre d’un flot dévastateur, cette bouée de sauvetage le sauvant d’une mort certaine. C’est ce qu’il doit être pour elle aujourd’hui, maintenant !


Dernière édition par Beathan Wheatdrop le Dim 20 Aoû - 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i dare you (beathan) Sam 19 Aoû - 13:41

Il saisit tes poings, et c’est comme si tu réalisais ce que tu étais en train de faire. Tu as l’impression de déambuler, ombre de ton ombre, spectatrice de ton chagrin. Tes poings dans les siens, il t’oblige à t’arrêter, à te réaliser ce que tu fais. « Détruis tout si ça t’aide, frappe- moi sans la moindre hésitation. Mais n’oublie pas après et ne regrette pas de t’être retenue. » Sa voix grave te sort de ta torpeur et tu laisses tomber tes bras le long de tes hanches, le laissant toujours supporter ton corps qui ne tient plus debout que grâce au sien. Il t’autorise à évacuer ta détresse sur lui, n’hésite pas même une seconde à te le dire, et ça te ferait presque pleurer davantage, qu’il soit si bon alors que rien ne l’y oblige. Tu ne t’habitueras jamais, petite fille non désirée, laissée de côté, à ce qu’il soit si prévenant alors qu’il pourrait te tourner les talons sans que n’aies le droit de lui en vouloir.
Les larmes s’épuisent lentement, et tu enfouis ton visage contre lui, calmant tes derniers sanglots, cherchant le peu de dignité qu’il te reste. Tu aimerais lui dire merci pour les simples mots qu’il t’a dit, mais tu sens que si tu ne pourras lui offrir qu’une voix éraillée aspirant de la pitié. Alors, finalement, c’est lui qui parle de nouveau « C’est immonde. Mais ce n’est que passagé. Ça ne fera que s’atténuer avec le temps, mais ça reste là. »

Ses paroles sont censées, calmes, posées. Comme lui. Il est calme quand tu es ouragan, doux quand tu te fais brutale, censé si tu divagues. Vous êtes comme le ying et le yang, comme deux parties d’une entité qui ne fonctionnent que lorsqu’elles fusionnent. Et c’est ça qui te fait mal à en crever, ça qu’il ne comprend pas et ne peut pas comprendre. Parce qu’il lui reste une famille. Toi, que te reste-t-il ? Lui. Ton pygmalion, le radeau qui te fait rester en surface, qui te permet de ne jamais sombrer. Et après lui, que te restera-t-il ? Une immensité froide de vide. Le néant. Rien. Ta solitude, ta tristesse, ton chagrin. « Tu ne comprends pas hein ? » C’est presque rhétorique. « Je n’ai plus que toi en ce monde ! Je n’ai pas de soeur, pas de frère, pas de père, d’oncle ou que sais-je. Et quand tu te seras lassé ? Ou quand tu te seras marié ? Quand ce qu’on est ne pourra plus être ... » ta phrase reste en suspens dans l’air, si longtemps que tu te perds dans tes palabres. « Tu évolueras sans moi Beathan. Moi, je serai ton ombre, j’évoluerai à côté. » Tu dis des mots que tu n’as jamais dit, lui crache presque ses phrases au visage. Tu lui en veux, terriblement, d’être devenu important pour toi. Il aurait pu être mauvais, indifférent à ce que tu es, et tu n’aurais pas eu cette boule au ventre en l’imaginant t’abandonner à son tour. C’eût été plus simple, finalement.

Et alors que tu t’écartes de lui, ton poids de nouveau dans les talons, tu regardes ses yeux noirs. Erreur fatidique. Pitoyable débutante. Un flot d’émotions te frappe au visage comme l’écume salée de la vague qui gifle. Tu ressens ce qu’il tente de canaliser depuis que tu es entrée dans sa chambre, le souvenir d’une mère et une douleur immense à t’en décrocher le coeur. Cette douleur trop présente en toi et qu’il connaît par coeur, cette douleur par laquelle tu te sens liée à lui à l’instant précis, plus que tu ne l’as jamais ressenti. Comme pour vous unir dans l’inacceptable, tu te dresses sur les talons et pose sur les siennes, des lèvres salées par tes larmes.
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MessageSujet: Re: i dare you (beathan) Dim 20 Aoû - 12:42

Son poids s’écroule sur lui, abandonnant ses formes dans les siennes, ils n’ont rien d’autre que cette chaleur douce à leur moment perdu. « Tu ne comprends pas hein . » On ne peut comprendre, jamais dans le monde cette douleur lancinante se trouve égal, pareil chez son prochain, chacun ressent à sa manière et s’en sort différemment. Lui, prostré dans son devoir de mémoire n’en est toujours pas sorti, même douze ans après. « Je n’ai plus que toi en ce monde ! Je n’ai pas de soeur, pas de frère, pas de père, d’oncle ou que sais-je. Et quand tu te seras lassé ? Ou quand tu te seras marié ? Quand ce qu’on est ne pourra plus être ... » Une douleur qui fait plaisir, un aveu qui, dans d'autres circonstances, aime à être entendu, mais là, on n'a que la vérité brute, la souffrance qu’il l’oblige à s’abandonner pour se sauver. Un pareil jeu qu’il est dangereux de jouer pour sa santé mentale, mais qu’il faut savoir utiliser dans les moments aussi pleins d’émotion.« Tu évolueras sans moi Beathan. Moi, je serai ton ombre, j’évoluerai à côté. »  Elle termine en lui tordant le coeur, elle prend sa plus grande peur et lui claque au visage. Si elle partait . Sans attache, sans personne d’autre, une personne meilleure que toi, une seule à qui elle le préfère et c’est fini, elle s’envole l’air de rien. Une théorie aussi irrationnelle que la sienne et malgré tout, il y croit dur comme fer, certain qu’un jour elle peut trouver meilleur, ses hommes là courts les rues.
Brandissant un mur froid, ce visage qui l’adore, il réussit à poser réflexion après la longue écoute. « Non, nous n’avons jamais eux le droit d’être ainsi, aussi proche, pourquoi changerions-nous dans le futur ? C'est déjà impossible.» Il énonce l'impossible. Voix tremblotante, effet rire cassé, terroriser d’être abandonné il la rassure sans doute de la véracité de ses dires. La vie ne donne rien, il faut tout prendre si l'on veut, c’est ce qu’ils disent tous et pourtant, la seule chose qu’il lui faut lui est venus à lui sans qu’il le sache, flottant juste à la surface du courant qui l’entraîne depuis sa naissance, un fichu nom qui inspire respect et dénis dans son esprit, une belle cage dorée où’il garde volonté s’il la partage avec elle, cadeau des divins.
Ainsi, en s’éloignant elle prend compte de son état, du temps qui le submerge, elle comprend et le glas sonne à l’unisson, abandonnant tout logique d’être à part, vos lèvres  se collent par sa volonté alors qu’elle ramène ta tête dans ton corps. La saveur salée, chaleur humide de ses lèvres, un présent bien vrai, plus acceptable que tout le reste. À l'instant, les idées divagues, partent à l’aventure sur l’autre rive où elles rejoignent la luxure. Bien mauvais moment, Beathan ne cède pas, résistant à lui-même, il accepte ce baiser et l’enlace avant de la relâchée. Ce serait une erreur, celle qu’ils ont commis plusieurs fois, évitant leurs problèmes dans l’autre de cette manière, nier, enfouir toutes ses choses qui les hantent en profitant de l’autre. Seulement, cette fois, le problème est tout autre, un deuil nécessaire se profile à l’horizon, une famine après la tempête. Pensée absurde, il s’embrouille et l’observe dans l’attente d’une réaction alors qu’il répète. « Je serais encore là demain. » Frappante vérité, elle a craint le départ et l’a attiré vers elle la seconde d’après. Loin de désirer, si elle ne voulait que s’assurer de sa fidélité, il  vient de commettre la faute de s’en éloigner et pourtant, il ne regrette pas en étant sûr de faire ce qu’il faut pour elle.
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MessageSujet: Re: i dare you (beathan) Sam 26 Aoû - 18:24

Il a ce visage froid, des traits que tu lui connais par coeur. Il semble tellement inaccessible à chaque fois, cet homme au centre de tout. Il te semble aussi inaccessible que lors de votre première rencontre, des yeux sombres qui ne permettent pas d’écart, un visage fermé qui n’invite à aucune discussion. Il est l’être qui t’a le plus impressionné, sans que tu ne l’aies jamais avoué, celui dont tu t’es le plus méfiée, et il s’est révélé être ce qui pouvait t’arriver de mieux en ce monde. « Non, nous n’avons jamais eu le droit d’être ainsi, aussi proches, pourquoi changerions-nous dans le futur ? C’est déjà impossible. » Il te rassure en énonçant des choses que tu rêves d’entendre, des choses en lesquelles tu voudrais croire, vraiment. Et pourtant. Et pourtant il devra se marier tôt ou tard, avec une autre que toi, et tu deviendras spectatrice, torturée par la pensée de n’être que la seconde, un élément perturbateur, une laissée pour compte, une fois de plus. Et pourtant tu devras continuer de le protéger au risque de ta vie, en espérant peut-être la perdre pour ne plus assister à ce spectacle hypocrite. Tu n’auras plus ton mot à dire sur la manière de redonner vie à sa demeure, tu recevras le regard désapprobateur féminin à chacune de tes dépenses. Sauras-tu seulement encore être toi ? Pour autant, tu t’accroches à ses mots comme à un ancrage qui te maintient à la surface de cette douleur immense. Parce que tu veux y croire. Tu veux croire qu’il sera toujours à toi même s’il est ton maître et qu’on ne dit pas ces choses là. Tu veux croire que tu seras toujours à lui, plus que par le lien de hiérarchie qui vous unit.

Vos souffles s’unissent à des désespoirs partagées, à des deuils maternels à peine entamés ou jamais terminés. L’étreinte relâchée, il murmure « Je serai encore là demain. » Tu suffoques, t’écartes. Parce qu’elle ne le sera pas. Parce que lui le sera, et que finalement il ne reste plus que lui, et c’est tout ce que tu avais besoin d’entendre. Mais toi seras-tu là ? Seras-tu là les nuits où il partagera les draps d’une autre ? Seras-tu là lorsque les premiers cris de sa progéniture te perceront le coeur, semblable à un myocarde d’enfant qui s’emballe et se calme difficilement ? Auras-tu la force d’être toujours là, malgré tout ? Mais auras-tu seulement le choix ? Auras-tu seulement la force de découvrir autre chose, de te désaxer du centre de ton univers ? Tu t’éloignes davantage et te laisse tomber sur son lit, les pieds enfoncés dans le sol mais les épaules perdues dans les draps, les yeux rivées sur le plafond. « Un jour l’interdit d’une relation avec ton adiutor te lassera. Le jour où tu te rendras compte que tu n’as aucun avenir avec moi. Le jour où tu regretteras d’avoir passé déjà autant de temps avec moi, et où tu comprendras que l’argent ne se mélange qu’avec l’argent et le orange avec si peu de choses. » Tu fermes les yeux, laisse de nouveau couler des larmes parce que ça te fait mal à en crever de l’imaginer s’éloigner. « Mais en attendant ce jour, moi aussi je serai encore là. »
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MessageSujet: Re: i dare you (beathan) Mar 29 Aoû - 8:54

De marbre même devant sa tentative d’échapper à la douleur, il ne tire rien d’autre qu’un avantage malsain de cette relation qui dure depuis douze ans, une raison de vivre sans aucune passion, pauvre hère tirant ses chaînes il entend sa pensée sous forme de phrase, la comprend et l’assimile, partageant tant de cette crainte quelle en est palpable. « Un jour l’interdit d’une relation avec ton adiutor te lassera. Le jour où tu te rendras compte que tu n’as aucun avenir avec moi. Le jour où tu regretteras d’avoir passé déjà autant de temps avec moi, et où tu comprendras que l’argent ne se mélange qu’avec l’argent et l'orange avec si peu de choses. » Jamais, jamais il n’a pensé ça et jamais il ne le pensera. Les couleurs translucides du sang qu’il ignore autant que possible, jugeant tout le mal qu’elle cause alors qu’il n’observe que le rouge commun à chaque mortel parcourant la terre nourricière. Beathan laisse dire, une rébellion tue depuis tant de temps et devant tellement de gens qu’il n’est pas nécessaire de la faire éclater ici et maintenant, son idéologie encore reléguée au second plan, Aura n’a pas besoin d’entendre ça, parce qu’il sait qu’on s’en moque dans les moments pareils.  « Mais en attendant ce jour, moi aussi je serai encore là. » N’attend plus, ce jour ne viendra pas. Aussi vrai qu’il pense que soient ses mots, il ne peut se résoudre à les prononcer, l’histoire lui a déjà démontré à plusieurs reprises les surprises auxquelles nous pouvons être confrontés, mort d’une mère, apparition d’une bouée de sauvetage, sombrant dans l’eau l’humain renaît accompagné d'alliée. Allongée sur le lit, son corps l’appel, sa chair tristement allongée lui commande de s’y plonger sans le moindre remords. Laissant un temps de réflexion à ses mots, il ne parvient pas à réfléchir, ses pensées s’embrument d’un sentiment sourd à l’entente de son abandon face à la vie, expirant ses mots au rythme de sa peine. La colère montante en lui, la rage de la voir abandonner si rapidement face à l’épreuve qui n’est toujours pas présente alors qu’ils se battent depuis des années pour survivre au monde de souffrances qui les fait suffoquer à chaque instant, prenant ensemble une dernière goulée d’air avant de s’y replonger chaque soir, il ne peut pas accepter de la voir sombrer ainsi sans réagir. « Tu n’as pas le droit, pas maintenant, pas si vite. » Laissant son poids tomber sur elle, il l’enferme sous lui, un bras de chaque côté de sa tête, le genou bloqué entre les jambes d’Aura. Une noirceur profonde dans les yeux, au diable la bienséance, au diable la possibilité qu’on prenne mal ce qu’il dit, ce qu’il ressent, toutes ses douleurs qu’il ne peut jamais déclarer au monde à haute voix, pas même à elle qui n’a pourtant qu’à sonder son esprit pour savoir. Enragé, il décrit distinctement sa pensée, décortiquant chaque mot d’une voix rauque. « Sans toi je sombrerais à nouveau, plongé dans l’abîme comme au jour de notre rencontre. Ne vois-tu  pas tout le bien que tu me fais ? Tout ce que ta présence m’apporte . Ne croit pas être un jouet dont on se lasse, ne nous résume pas à ça. Aucune femme, qu’on me la choisisse ou non, ne pourra jamais prendre ta place. Nous sommes seuls capables de nous comprendre, seul à pouvoir nous faire confiance. Pourquoi, Ô Dieu, je t’abandonnerais si facilement ? » Rhétorique inutile, lâchant cette dernière phrase en levant les yeux au ciel, il retombe rapidement sur elle qui n’a plus déchappatoire. « N’abandonne pas, s’il te plaît » Supplique étranglée, le mur s’effondre, effrité par des années passées à prendre des coups.
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MessageSujet: Re: i dare you (beathan) Mer 30 Aoû - 15:06

Immobile, elle le laisse venir à elle, emprisonnée sous le poids d’un corps qu’elle connait jusqu’à l'indécence. Lorsqu’il lui dit qu’elle n’a pas le droit d’abandonner, lorsqu’il lui dit des choses qu’il n’a jamais dites, elle libère la vagabonde pour se perdre en lui d’une manière qu’elle est la seule à maîtriser. Elle entend ses mots, perçoit les sentiments qui se bousculent en lui. Elle reçoit tout en stéréo. Il est brouillon Beathan, brouillon à l’intérieur. Elle est perdue, Aura. Perdue dans des émotions qui ne sont pas les siennes mais qu’elle partage, perdue dans des sentiments qui montent en elles comme une chaleur incandescente. La voix de son maître rebondit une première fois à la surface de son esprit, comme si elle n’était pas cabale d’entendre, sinon d’écouter. Alors elle ferme les yeux, ferme son esprit, ferme tout ce qui pourrait l’envahir, et écoute à nouveau chacune de ses phrases, chacun de ses mots. Enfin, elle entend. Elle comprend, Aura. Elle comprend l’importance de ce qu’il dit, elle comprend qu’il est l’unique, le seul qui lui dira jamais ces choses là. Le seul qu’elle voudra entendre prononcer de telles phrases, ces phrases qui la feraient fuir dans la bouche d’un autre. Il est le seul qui puisse comprendre avec exactitude ses craintes, les peurs qui l’animent et les tourments qui l’habitent, comme si c’était lui, le orange flamboyant. Il la rallume lorsqu’elle s’éteint, protège les braises du vent qui se lève. « Aucune femme, qu’on me la choisisse ou non, ne pourra jamais prendre ta place. » Elle murmure. Elle répète cette phrase, comme chacune de ses autres phrases, inlassablement dans sa tête. Elle voudrait pouvoirs s’en souvenir, la ranger et la retrouver pour toutes les fois où elle aura besoin d’être rassurée. Le temps devrait s’arrêter, capturer ces quelques secondes, fragments de sentiments intenses.

Beathan laisse aller davantage sur son corps et c’est comme si elle pouvait sentir son coeur à lui, en elle. « N’abandonne pas s’il te plaît. » La voix rauque devient étranglée et c’est le coeur d’Aura qui a un raté. C’est comme une supplique, plus qu’une simple phrase, c’est la bouée lancée à la mer. « Il m’aurait fallu davantage de courage pour abandonner que pour plonger à nouveau. Me battre à tes côtés est la chose dont je suis la plus fière. Être à tes côtés, être ton adiutor, est la meilleure chose qui me soit arrivée. Tu es désormais mon plus beau côté. Mon équilibre instable. » Elle prononce des mots qui lui sortent davantage du coeur que de la bouche, elle est le pantin d’émotions explosives. Elle n’abandonnera pas, elle le sait. Elle se battra, et même si elle doit traverser des périodes noires pleines de tourments, elle sait qu’il sera là pour la bousculer à nouveau. Aura, c’est comme un brasier qui s’anime. Elle a tellement de sentiments qui se bousculent, les siens et celui de l’homme qui l’immobilise, qu’elle se sent comme une grenade prête à exploser. Elle a besoin de plus, Aura. Elle a besoin de sentir son souffle, encore, de sentir la chaleur de sa peau sur la sienne, de promener ses doigts sur sa peau. Ses yeux noirs dans ceux de Beathan, elle passe ses mains dans son dos, sous son haut, et l’attire à sa bouche. Leurs souffles se mélangent tandis que ses mains le maintiennent fermement prisonnier de ses baisers. « Abandonner, t’abandonner, c’eût été être morte avant de mourir. »
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MessageSujet: Re: i dare you (beathan) Ven 1 Sep - 18:53

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