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deadly grace with the dove — circe

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earth nation
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‹ AVATAR : Emily Browning
‹ CRÉDITS : EXCEPTION, mon styliste ♥ (av) gif (tumblr)
‹ COMPTES : Blue Caroll

‹ AGE : Tu as cueillis ta vingt-cinquième rose rouge, un soir d’été. Un instant crépusculaire où le temps semblait s’éterniser plus que jamais, jouissant de la grandeur que suscitait son rythme sur tout.
‹ STATUT : Promise à un homme pour cacher un terrible secret qui te ronge, tu fais face à un refus catégorique d’Adonis Griffith à te prendre pour épouse. Tu t’efforces de montrer aux yeux de tous l’existence de ton cœur insensible à l’arrangement entre deux familles qui veulent vous lier, et dangereusement indomptable, mais qui est pourtant secrètement attiré par ton amie de longue date, Hedda Wolffhart.
‹ SANG : Le sang aussi sombre que la boue, il s’est éclaircit pour devenir argent suite à l’anoblissement de ta famille par Thomas Griffith, le nouveau roi d’Eartanera. Ton sang est d’argent, mais ta parole est d’or, jolie Historia.
‹ COMPETENCES : agilité - discrétion - évaluation
‹ METIER : Peintre et dessinatrice, tu es propriétaire d’une petite galerie qui se nomme Watercolors & Paints, dans laquelle tu donnes des cours à quiconque désire découvrir l’art de la peinture à l’eau.
‹ ALLEGEANCE : Il y’a cette dualité naissante en toi Historia, entre ta profonde amitié avec ce jeune homme devant qui tu es supposée ployer le genou et le bien-être de ta Nation. Suspendue entre deux compromis, tu t’imposes le choix qui profite à ta famille et à tes alliés : tu tournes le dos à Cal Oshun, cet ami si cher à tes yeux, cet Empereur face à qui tu feras trembler la terre en cas de guerre.
‹ ADIUTOR : Thiago est cet homme qui t’as juré fidélité. Il est le Noir, tu es le Rouge, et vous vous épousez dans un lien inéluctable jusqu’à ce que la mort vous sépare. Cet homme, celui qui est lié à toi, à jamais. Hier comme aujourd’hui, aujourd’hui comme demain. Il n’a pas eu le choix, tu ne lui as pas laissé le choix, il est ton protecteur, il est ton tout.
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MessageSujet: deadly grace with the dove — circe Jeu 20 Juil - 23:36


Deadly grace with the dove

Le temps semble figé comme l’eau glacée par le froid hivernal. Lorsque les flocons ont recouvert le sol givré qui s’étend à perte de vue. Lorsque le ciel se nappe d’une blancheur à en crever la vue. Lorsque les températures ont chuté jusqu’à ralentir la respiration. Jusqu’à refroidir les cœurs qui ressemblent à des carcasses vides. La vie paraît éteinte aux alentours. Plus rien ne bouge. Plus rien ne respire. Le monde est devenu une image. Les mouvements sont stoppés, les rotations bloquées, les trajectoires déviées. C'est une prison montée de l'intérieur. Pour piéger les rescapés, condamner les survivants, achever les miraculés. Ceux qui ont tenu jusqu'ici. Ceux qui ont cru s'en sortir. Jusqu'à ce que l'illusion ne se brise, le rêve ne s'évapore. — Sors de ma tête, Thorsten. La lumière s’insinue péniblement entre tes paupières à demi closes, lèche tes prunelles sèches, inonde la clarté implacable de ton regard. Un pas de plus vers le réveil pour s’offrir définitivement en pâture aux éclats solaires. L’air te râpe le larynx alors que chaque odeur brutalise tes sens. Il n’est que six heures du matin, mais ta voix n’est nullement empreinte d’une fatigue éparse. Tes yeux noirs sont grand ouverts et fixent le plafond d’un air résolu, le visage marqué par une brutalité évidente. Tu gardes tes mains jointes, posées au-dessus de ton ventre. Les épaules rentrées, le menton baissé, recourbée sur toi-même en position fœtale,  la colère bordant ton cou comme un collier trop lourd à porter. Elle te dérobe le souffle, elle aspire ton oxygène bruyamment, précipitamment. Ton cœur s’emballe sur chacune de tes respirations quand ta cage thoracique remue. Ton regard chocolaté est statique, rivé vers la hauteur.

Le plafond est parfait. Un travail propre pour un travail fait avec les plus beaux matériaux afin d’y construire un Eden pour toi. Tu le contemple, observe le rond qui se détache des autres traits de peinture et tente de te laisser entrainer dans une rêverie capable de t’assommer et te reposer. Pourtant ton esprit a beau vagabonder, il revient inlassablement à la même pensée, à la même personne. Circe Thorsten. Son silence et ses non-dits te retournent le crâne. Le plafond ne t’intéresse pas autant d’accoutume, oh non petite Helana. C’est juste ce matin, cette éternelle réflexion qui te pousse à le fixer comme s’il pouvait faire apparaitre la vérité, l’explication et donc, effacer tes questions. Ces dernières sont si disparates qu’elles t’affligent de sentiment impossible à contenir pour l’heure. Tu as l’impression de les voir s’écrire sur la blancheur du plafond, comme pour prouver leur importance, leur existence à chaque fois que tu les refoule. C’est lorsque tu prends conscience de cela, pire, le visage de Circe apparaît dans ton champ de vision que tu tournes la tête vers lui, toujours posée sur ton oreiller en plumes. Tu soupires tout en l’observant silencieusement, car tu ne sais quoi dire de plus. Tu en attribues la responsabilité à l’absence d’énergie, à cette faim insatiable qui ronge ton organisme affamé. Tout ce qui vient alors à toi t’effraies. Des frissons démantèlent ta peau halée. Tu n’as jamais eu plus froid qu’en plein soleil.


Dernière édition par Helana Wheatdrop le Lun 18 Sep - 11:06, édité 3 fois
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‹ CRÉDITS : ailahoz, soft parade / neil gaiman (american gods).

‹ AGE : trente-trois ans.
‹ SANG : mêlé, le sang orange vif.
‹ COMPETENCES : agilité - endurance - intimidation.
‹ METIER : lieutenant de la résistance dans le secret, il est en public le protecteur d'une femme et un fervent amateur de combats (launondie).
‹ ALLEGEANCE : à un monde nouveau, né des cendres du chaos.
‹ ADIUTOR : son insoumission a créé un lien unique entre elle et lui, mais elle causera aussi leur perte, et ils le savent.
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MessageSujet: Re: deadly grace with the dove — circe Dim 20 Aoû - 0:22

L'intérieur de son esprit, embrumé par les projections qu'on nomme rêves, n'a rien de la pâleur marmoréenne du petit jour venu baigner la chambre. Là, tout est à l'image de la menotte qui entoure son poignet : orange feu, crépitant, une apocalypse qui lui est douce et dans laquelle il se love comme un dragon dans un œuf couvé par les flammes. Longtemps, il n'y a eu qu'eux deux : le monde et lui. Lui contre le reste. À présent, il y a elle aussi. Il a mis du temps à s'y faire. À ne serait-ce qu'apprendre à la supporter. Sa faiblesse assumée, ses forces volontairement exacerbées, sa volonté maltraitée, poussée à bout, lui ont toujours parues pathétiques et impressionnantes. Elle l'a d'abord observé de ses yeux couleur terre, de ses pupilles noires comme l'origine, puis elle a exigé qu'ils se lient pour toute la vie. Si jeune et déjà folle. Savait-elle alors qu'elle se vouait à la mort bien plus qu'à la vie ? Qu'à cet âge où tous les enfants, sortis de l'académie, entrent dans le monde d'un pas conquérant, elle faisant en se liant à Circe Thorsten un plongeon dans les ténèbres ? Elle savait. L'instinct des femme de la terre est surdéveloppé. Elles peuvent sentir le sol trembler à des lieues, elles savent percevoir un caillou trembler contre le sol rougeâtre, annonciateur des tempêtes. Elles posent une main à plat sur la terre et de leurs veines et de leurs vaisseaux bombés, elles lisent le destin de chaque humanité. Elles sont l'origine. Les mères et les femmes, les infantes et les moires. Les héritières des premières femmes qui enfantèrent le reste des hommes, qui portèrent l'univers dans leur ventre. Les Gaïa, les Isis, les Frigg, les géantes. En elle, il trouve quelques instants de grâce. C'est peut-être par habitude, par instinct que son esprit s'est inconsciemment lové dans celui d'Helana pendant son sommeil – loin de lui demander son avis d'abord. Pas du genre de la maison. Mais elle a appris à le sentir. Sa voix claque comme un fouet à ses oreilles, le jette hors de ses visions comme si on le tirait par les pieds de sous les draps. Son premier réflexe est la fureur. Il tourne la tête vers celle qui reposait à ses côtés avant de l'obliger à mettre un terme à son propre repos – comment ose-t-elle faire chier à ce point ? Il la fusille du regard, quand la signification de ses paroles lui parvient en écho et l'oblige à entendre. La fureur laisse place à l'incompréhension et la mauvaise humeur. — Quoi ? Il n'a aucunement pénétré son esprit – dans l'espoir d'y lire quoi qu'il ne sache pas déjà, hein ? Qu'elle a un faible pour lui et ne le lui dira jamais ? Grand bien leur fasse. Des déclarations d'amour, il n'en a jamais eues, et il n'en a jamais demandées. La brutalité peuple un monde désormais apprivoisé, dont il connait les chemins et les petits secrets. Dresser une carte un tant soit peu connue de son écosystème a été si rude, si brutal et si douloureux, qu'il n'osera jamais en sortir – même si la tendresse et le bonheur pouvaient l'attendre à l’orée. Il alterne entre les extrêmes, encore ce matin. Le corps d'Helana contre lui, il le déteste autant qu'il le désire parfois ardemment. À cet instant, il pourrait la mordre de fureur, il rêve de l'expédier à de kilomètres de lui, mais la veille, il la dévorait d'un désir brûlant. Comment peut-elle ne serait-ce que songer à l'éventualité de l'aimer, il l'ignore. Il ignorait même qu'un être humain quel qu'il soit était capable d'éprouver pour lui autre chose que désir sexuel ou rejet. Alors il tisse des liens. Il sait que l'âme humaine n'est qu'égoïsme et profit. On se sert les uns des autres, on leur demande ce qui nous est utile. Helana s'est servi de lui depuis le début : pour emmerder sa famille trop coincée, pour oser enfin se dépasser, pour embrasser ce monde de violence dont elle se sentait proche et qui l'excitait. Ce n'est pas lui qu'elle pense aimer, c'est ce qu'il lui sert. Borné, il retient les lianes de son esprit d'entrer dans celui d'Helana pour y lire les réponses qu'il attend, impérieux, et qui ne lui parviennent pas assez vite. Était-il réellement installé dans sa tête inconsciemment ? Avaient-ils à ce point dépassé toutes les barrières du corps et de l'esprit jusqu'à en venir à ne faire qu'un sans l'avoir préalablement décidé ? Si c'était vrai, c'était à la fois fascinant et... effrayant. Ils ne pouvaient être reliés, ne faire qu'un, sans pouvoir le contrôler. Ça voulait dire trop de choses, trop de possibilités. Il avait souvent imaginé sa propre mort, et à chaque fois, il avait eu cet espoir : mourir loin d'elle. Lorsqu'elle ne penserait pas à lui. Au pire, quand elle serait occupée à tout autre chose. Au mieux, quand elle l'aurait oublié à jamais.
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MessageSujet: Re: deadly grace with the dove — circe Lun 18 Sep - 11:08


Deadly grace with the dove

L’intrusion psychique de Circe est insatiable, inassouvie et inavouable, elle n’a aucun alibi, aucun endroit où se terrer et par-dessus tout, elle est involontaire et incontrôlable. Elle existe, elle persiste, elle se divulgue dans son entièreté. Tu la ressens dans ton esprit soumis à son règne, la déchiffre derrière les nuances opalines de sa présence et la maudit de tout ton être. Même si tu te détournes, elle est là, elle te traque. Elle te ronge de l’intérieur. Son reflet te toise avec sévérité mais qui se contemple vraiment ? Toi, petite Helana ou cette chose affamée qui aspire tes rêves ? Tu ne saurais le dire parce qu’avec effroi, tu dois admettre que ton chieur préféré et toi n’êtes qu’une seule et même entité. Tes doigts s’élèvent avant de s’immobiliser dans les airs près de sa nuque, ton idée sauvage avortée, ton désir de strangulation laissé à l’abandon. Un acte de sang-froid comme pour lui retenir cette humanité qui lui fait tant défaut, en transformant ce corps bouillant contre toi en une carcasse blanchâtre à la surface glacée, un état d’hypothermie post-mortem qui te domine par sa vérité. Il n’est qu’un sale type, un voyou qui mérite tes coups. Oui. Et tu le sais. Tu sais au plus profond de toi que tu ne pourras pas résister longtemps. Tu sais que tu vas franchir la porte juste derrière lui tu vas passer tes nerfs sur d’innocentes personnes, des incrédules et des idiots bien heureux. Qui est le plus à plaindre ? Tes futures victimes ? Ou toi, tortionnaire involontaire poussée bout à par ce sale gosse qui se croit tout permis même dans son sommeil ? Son égoïsme t’étrangle et pourtant, tu ne peux balayer cette interrogation avec des bons sentiments que tu  t’efforces de ne pas ressentir pour lui. Tu es captive de ce sentiment et de la malédiction qu’il engendre tout autant que tes souffres douleurs seront bientôt prisonniers d’un triste sort. Tu serres ton poing, tu fermes les paupières une poignée de secondes. Tu pourrais  heurter ton poing contre sa tête, claquer sa bouche insolente, le briser pour effacer définitivement son impertinence pour mieux le dompter, pour mieux le mâter. Mais cela ne soulagerait ni la force de cette injustice dont il est responsable –en bon salopard qui vient t’emmerder même en rêve– , ni son appétit psychique grandissant. A quoi bon ? Tu respires par le nez. Une, deux, trois, peut-être dix fois avant d’étendre ton champ optique en croisant son regard sombre empli de colère. — Quoi ? Son mot a le mérite d'être clair. Tu ne t'attendais pas à davantage de clémence de la part de ton brun, quand bien même il ne parvient pas toujours à se montrer aimable et respectueux comme tu l’exiges d’un ton impétueux. Affectueux à un moment donné, venimeux cinq minutes plus tard. Dans le fond, tu sais pourquoi il est ainsi, et tu ne peux pas lui en tenir rigueur, même si tu ne peux pas t'empêcher d'en être profondément irrité. Tout chez lui t'agace au plus haut point, jusqu'au moindre battement de cils. Esquissant un sourire forcé, tu dardes ton regard vers lui avant de déclarer avec toute ton audace : — Tu t’installes dans mon esprit pendant ton sommeil, maintenant ? D’ordinaire, rien ne te pousse à te plaindre de sa télépathie, mais là il te fait vraiment chier dès le matin. Tu manques de sommeil, cette nuit a été un véritable champ de bataille. L’issue de cette lutte était au fond inévitable, ta peau noire en est marquée par les vestiges de vos ébats brûlants.

Tes prunelles oscillent une seconde fois sur ton amant nocturne et ton comparse d’infortune. Tu captures son regard, tu imprimes la moindre ride qui orne son visage, tu le contemples comme si ce sera la dernière fois que tu le verras. Sceptique, tu te mords l’intérieur de la joue en veillant à trouver réponse à ta question avec cette réflexion évidente que tu viens de lancer. La limite intrinsèque de votre relation déjà fusionnelle vient de franchir une étape que tu ne pensais pas vivre, et surtout pas avec lui. Lui, Circe, ce petit con –oui, toutes les insultes sont bonnes pour parler de lui– que tu as choisis pour être lié à toi pour le restant de tes jours. Une décision que tu regrettes parfois lorsque tu songes à sa fascination pour le danger, menaçant ainsi d’écourter drastiquement ta propre vie. Un choix d’adiutor que tu savais controversé mais dont tu as jusqu’au bout défendu –si ce n’est pas pour dire exigé – auprès de ton père. Il est cet électron libre qui gravite autour de toi, électrise ton univers et te donne un coup de jus de la manière la plus brutale qu’il soit. Et il est ainsi, ton Circe, aussi barbare qu’un viking, aussi sauvage qu’un loup et aussi affamé qu’un limier. Son désir ardent, tu l’as accueilli en ton sein alors qu’il a martelé ses hanches contre les tiennes, fracassant ton corps brûlant contre le confort de ton matelas rebondi. Un rapport profond qui aurait pu t’arracher une jouissance immense mais ton orgueil plus imposant que ton plaisir a scellé ta bouche. Gémir à son oreille serait lui faire trop plaisir, et jamais tu ne combleras sa fierté virile de cette douce mélodie. Et pourtant, il y aurait de quoi faire trembler les murs, ton cœur en pleine tachycardie, ton souffle entrecoupé, ton corps en plein spasmes musculaires. Cet homme si ingrat sait comment te prendre pour inonder ton corps d’orgasmes plus intenses les uns que les autres. Et ici le voilà, qui t’accueilles sous l’étendard de la fureur au lendemain de votre nuit torride l’un dans l’autre, peau contre peau, ventre contre ventre.
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MessageSujet: Re: deadly grace with the dove — circe Lun 25 Sep - 18:21

Le pire à venir serait qu’elle parvienne, à terme, à lire dans ses propres pensées. Tout mais pas ça. Pourtant, une certaine habitude expérimentale parvient sans doute à créer un mouvement, une tekhnè. Jamais il n’a été d’accord pour ne faire qu’un avec elle. Jamais il n’a signé pour le putain de pacte élément/pouvoir, maitre/mêlé, une distinction qu’il ne reconnaît même pas. Pourtant, il avait fallu choisir. Et entre toutes, la peste, le choléra et les autres, il l’avait choisie elle. Peut-être parce que sur l’ensemble de la planète, elle était la seule à avoir fait la connerie de le choisir. Ils s’étaient tant haï, tant déchirés ; lui n’aura fait que la blesser, par colère, pulsion, dépit, mais elle, elle aurait pu le tuer. Par désespoir. Qui d’autre qu’une femme de la terre pouvait s’infliger cette malédiction, le porter lui, bras contre bras, veines contre veines ? C’était facile pour les autres, celles qui ne faisaient que le fréquenter de temps en temps. Pour Helana, en revanche, c’était bien plus que ça. Non seulement elle avait opté pour une vie de merde, mais en plus elle avait apposé sa signature sur un document infâme ; celui condamnant sa jeunesse. Circe Thorsten n’avait pas d’âge. Il était une substance, un électron conduit par des entrelacements électriques dirigeants ses membres, ses émotions, ses désirs. Son futur était chiffré, son avenir mécanisé. Peut-être qu’Helana aurait dû tuer son adiutor. Peut-être un suicide était-il préférable à la mort en duo qu’il leur préparait. Pourquoi ne l’avait-elle jamais fait ? Ce n’était pas lui qui le lui aurait reproché. L’espoir, l’amour, peut-être, des notions qu’elle seule était capable de saisir en demi-teinte, d’appréhender, d’adopter et de transposer à ce qu’elle vivait. Le sourire d’Helana étire sa bouche brune aux striures pourpres, fait briller son œil noir, et cette seule vision a le don d’éveiller son appétit sensuel dès qu’il tombe dessus. Mais les mots ne vont pas avec l’expression. Moqueuse plus que sexuelle, ça a le don de le réduire à néant. Il s’installe ? Il s’installe ?... Elle ment. Encore une excuse pathétique pour attirer son attention – si elle a besoin de papoter, qu’elle le réveille simplement sans détour, ça vaudra mieux. Il n’avouera pas que ce qui le perturbe le plus n’est pas spécialement d’avoir pénétré son esprit dans son inconscient, mais plutôt qu’elle s’en soit rendue compte. Elle n’est pas censée le savoir. Elle doit le sentir physiquement, et psychiquement lorsqu’il le décide uniquement. Lorsque la langue de son esprit vient lécher ses pensées, refermer ses branchies et la laisser étouffer et jouir dans une mort mécanique créée par lui de toutes pièces. Leurs orgasmes sont uniques, aussi imparfaits qu’une éternité qu’on touche du doigt sans pouvoir y entrer. La mort qu’on frôle. Leurs orgasmes sont dangereux et peu recommandés au gens du commun, aux peureux. Il n’y a que les femmes courageuses qui choisissent Circe Thorsten. Que les Cassandre pour lui sacrifier leur vie. Helana connaît l’avenir et le tait. Elle retient muselée la vérité qu’elle sait comme on tire la bride d’un chien déchainé, dressé sur les pattes arrières, le cou tendu en avant, les muscles près d’éclater. Il se rappelle leurs pensées stridentes, à tous, pendant la cérémonie de l’académie, le commencement d’eux en même temps que leur fin. L’instant les liant à jamais et les regards des autres rivés sur eux, murmurant distinctement « elle est folle » à l’esprit télépathe de l’adiutor. Les idiots prennent Cassandre pour une folle. Cassandre elle-même se prend comme une folle. Rien d’autre que la folie ne peut énoncer une vérité aussi sordide, aussi violente et choquante. Folle, fou, follis, le ballon dans l’ancien langage. La chair gonflée d’air, boursouflée de vérité, devenant rondeur et cercle et éternité. Le devenant du souffle sacré. — Arrête de rêver. Conneries. Rien n’arrête Helana, rien n’arrête tout ce que Thorsten touche et incarne. Et Helana ne rêve pas. Il est parvenu à insinuer le doute en elle, il le lit dans ses yeux, le sent dans la chair de sa bouche qu’elle pince entre ses dents. Parfait, semble claquer une voix sèche et gutturale au fond de lui. L’idée le hante en continu depuis qu’elle l’a évoquée. Si c’était vrai… On lui a raconté, il y a longtemps, que les petits oranges, lorsqu’ils sont bébés, ont une relation très forte avec leur génitrice. Ils ont beau sortir de leur ventre, leur esprit reste attaché, ancré en elle. Jusqu’à l’enfance, la mère sentira l’esprit de son bébé dans le sien. Même endormi, l’orange continue de se reposer dans le faux-ventre de la matrice. Lien brisé, lien impossible lorsqu’on n’a ni mère, ni matrice en laquelle se laisser tomber, de puits où venir puiser un repos. Alors si c’était vrai… ils avaient franchi un cap de plus vers là où il ne voulait surtout pas aller. Il espère qu’elle se taise. Il compte sur son orgueil adoré, adulé, cette fierté qui la muselle et dont il est reconnaissant à l’extrême. Il compte les secondes de silence qui se déposent sur leurs deux corps côte à côte, en sursis. Il hait déjà le moment où elle reprendra la parole, mais il fait le pari qu’elle la laissera tomber. Incapable de dormir à présent, stressé par l’attente des mots qui ne viendront pas, il laisse s’écouler les secondes en rêvant de les décapiter une à une. Au bout d’un quart d’heure, il se redresse dans les draps et se tourne vers Helana, dardant sur elle son regard bleu sombre. — Tu entraines aujourd’hui ?
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MessageSujet: Re: deadly grace with the dove — circe Mer 27 Sep - 20:10


Deadly grace with the dove

Invoquez vos démons et dénichez le Roi. Baratineur de seconde classe, s’il tente de noyer le poisson dans le bocal, il s’y prend comme un pied. — Arrête de rêver, qu’il vient de dire avec la plus grosse mauvaise foi du monde. On ne badine pas toi Helana, on ne badine certainement pas avec toi. Ta joue tressaute – sourire ou grimace ? Tu sembles hésiter, avant de t’immobiliser sur la même expression – celle de l’indifférence faussée, celle du mépris biaisé. Le sarcasme t’accueille sous cette forme particulière qui te met autant en beauté qu’en perspective sur tes lèvres adroitement dessinées. Une mise en bouche qu’il peut contempler avec le même dédain et la même fascination. Circe Thorsten et son intrusion psychique, c’est un point de non-retour. Celui du chasseur se prenant d’affection pour la traque en ne désirant que sa continuité et non sa fin, celui du chasseur qui piste sa biche même dans le royaume des rêves. Rêves-tu comme il semble le prétendre ? Assurément que non, mais ce débat n’a plus lieu d’être actuellement pour lui qui s’enferme dans une absence taciturne. Lui, ce beau brun avec qui tu es liée depuis plus de dix ans. Tu sais reconnaître sa présence dans ton corps, dans ton esprit, sur ta peau, partout. Toi et lui, lui et toi. Vous partagez le même pan des enfers et vous nourrissez des mêmes flammes. Votre différence réside dans l’acceptation du bûcher. Il en apprécie la calcination alors que tu tentes encore d’étouffer l’incendie. Voilà la raison de ton rictus. Te moques-tu de lui ? Bien entendu. N’est-il pas risible d’observer ton prédateur se souiller les mains pour un rejet des mêmes raisons –soit votre proximité– qui ont poussées à votre nuit torride ? Cette forme d’ironie n’est pas la seule qui doit aimer animer tes traits, belle Helana. Tu connais son mépris pour cette condition, pour cette vérité qu’il nie férocement et tu dois en puiser un peu d'hilarité malsaine. Tes yeux sombres effleurent très prudemment ce corps musclé que tu connais tant, cet assemblage d’os et de muscles que tu as impunément vidé d’énergie avant de t’endormir en lui tournant le dos. Eprouves-tu un semblant de réconfort à le trouver ici, dans ton lit ? Oui et non. Ceci et son contraire. Un point de non-retour, c’est également une cage dont tu ne peux te défaire.

Pour avoir connue et embrasser les pouvoirs déstabilisants de ton brun, il t’est surprenant de concevoir l’idée d’une éventuelle erreur. Un pli sceptique se creuse entre tes sourcils alors que tu dardes tes pupilles noires vers lui, comme pour le scanner de ton regard inquisiteur. Tu pinces les lèvres, tu sembles hésiter un court instant. Un instant de trop, mais pourtant tu n’en démords pas car tu en as plus qu’assez de ces non-dits avec lui.  — Je n’ai pas le temps pour m’éprendre d’un cauchemar, je n’invente rien et tu le sais. Ta voix n’oscille pas, elle demeure calme sous ton air féroce, sous un ton déterminé.  En temps normal, tu aurais levé les yeux au ciel avant détourner le regard en silence. Tu es cette femme altruiste qui concède à marcher les pieds dans le plat, à poser des mots sur votre relation fusionnelle. Tu es cette Wheatdrop qui ne supporte pas avoir tort inutilement, qui ne supporte pas devoir porter le fardeau d’une fuite éhontée de ton brun adoré. Aussi, tu apprécies et détestes sa présence autant que tu adores et ne peut supporter son regard insolent qui sonne comme une critique silencieuse. Les mots absents sont les plus tranchants. Votre mutisme quotidien en devient d’ailleurs inconvenant mais curieusement, jusqu’à aujourd’hui tu n’as jamais cherché à le dissoudre directement. Tu te complais encore un peu de votre échange visuel agaçant et stimulant avant de rire doucement.  Amusée, qui sait ? — Entraîner, pas que je sache. Pourquoi ? Tu accompagnes du regard un Circe qui se redresse dans ses draps avant de t’observer de son regard bleu sombre. Ta main replace une tresse derrière ton oreille avant de descendre délicatement, dans une douce caresse ta nuque. Tes doigts sillonnent, papillonnent contre ta peau basanée de la nuque, ils se soulèvent pour épouser la chute entre ta poitrine et arrêtent leur voyage sur ton ventre. Helana, femme de la Terre au sein rebondi, un jour tu accueilleras la vie en toi. Un jour, une jeune pousse fera son éclosion dans la chaleur de ton utérus. Laissant germer en toi la vie d’un enfant, conçu dans la boue, à même le sol, un jour de pluie. Tu es une femme de la Terre, ton élément est l’origine de toute vie, tu soutiens le monde de tes mains racines qui ne font qu’une avec le sol. L’Homme est un être avide qui a tant pêché, si bien que le sol manque de force, se vide de toute sa vitalité, assoiffé par les atrocités du Monde. Lésée par cette roue du Destin qui te relie à Circe, en constante rotation, c’est du pied que tu secoues et déranges son éternel cheminement pour créer le changement. Parce que tu es une femme d’action, tu te donnes les moyens pour amorcer le premier pas vers l’acceptation. Mais avant de l’atteindre, tu te heurtes à un chemin semé d’embûches, un travail minutieux pour déblayer le passage t’est demandé, si bien que crever l’abcès ne sera pas sans difficulté. Tes muscles se tendent alors que tu te prépares à la sauvagerie de cet homme qui partage ton lit. Ce petit jeu étant aboli par ton bon vouloir, ce mur qui vous maintient à distance que tu ébrèches de tes ongles. Ton orgueil est déjà éventré, tu ne crains pas la réaction du brun, mais tu restes méfiante malgré tout. Il ne faut jamais sous-estimer la fierté d’un homme.


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deadly grace with the dove — circe

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