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in the eye of a hurricane

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MessageSujet: in the eye of a hurricane Sam 1 Avr - 11:11


andrei feliks valaeris
he had eyes full of stars and gold in his veins
prénom, nom ‹ andrei valaeris, ça roule et ça chante. c'est rauque, ça arrache la langue. ça glisse, c'est doux sur les lèvres. c'est tout un monde complexe qui compose ce nom, c'est tout un être complexe qu'il caractérise. âge ‹ vingt-cinq tâches de peinture ornent fièrement le tableau de sa vie. y'a les touches chaudes de l'enfance, et celles plus chaotiques de l'adolescence, y'a les sensuelles touches de la vie d'adulte. c'est aussi bleu que le ciel, aussi pur que les nuages. c'est beau à voir, la vie. date et lieu de naissance ‹ l'enfant des cieux a rejoint les bras de sa mère dans la cité de volastar, capitale de la nation de l'air, un neuf décembre en l'an de grâce 2138. statut matrimonial ‹ fiancé volage, s'il doit bientôt épouser une fille de la terre, il ne se gêne pas pour découvrir les draps d'autres femmes. sang ‹ argent, noblesse divine qui coule en lui. métier ‹ petit prince de la nation de l'air, andrei passe ses journées à se prélasser. mais valaeris avant tout, c'est l'art qui occupe une grande partie de son temps. s'il n'a pas besoin de ça pour vivre, il aime pourtant peindre et dessiner ce qu'il découvre. adiutor ou Maître ‹ maître, une essence supérieure le caractérise, lui qui peut contrôler l'air et ses changements. pouvoir ou élément maîtrisé ‹ les cieux et tout ce qui les compose, l'air qui entoure chaque créature vivante, andrei a la main mise sur cet élément. allégeance ‹ à lui avant tout, à sa famille également, à sa nation. mais la politique n'est pas le fort des valaeris et andrei suit la tradition familiale en ne se mêlant pas de tout cela. localisation actuelle ‹ il va-et-vient entre volastar et launondie, voyage parfois dans le reste du royaume, mais jamais seul. groupe ‹ shimmering silence avatar et crédits ‹ toby regbo (milles rêves).
anecdote 01 ‹ valaeris, ce nom qui lui est si cher. premier fils d'oleg valaeris et de sa femme, andrei est également leur second enfant. petit prince, il a grandi dans les grands manoirs d'aerinstin, ne manquant de rien, désirant tout. fils de l'air, il est aussi libre que son élément. anecdote 02 ‹ adonis, andrei, wanda. trois noms,  trois sourires charmeurs, trois têtes aux idées diaboliques. rencontrés à l'académie, le trio est formé presque immédiatement, presque naturellement. les années passent, et l'amitié demeure. se solidifie. ils sont la terre qu'ils foulent, l'air qu'ils respirent, le feu qui brûle en eux.  anecdote 03 ‹ la musique qui retentit entre les murs de pierres, les folles envies qui sortent de leurs carcans. l'alcool, le banquet, les pieds fous sur la piste de danse. une enfance bercée par les fêtes données dans le château, dans le manoir. des envieux, des jaloux, tous veulent assister aux fêtes des valaeris, où tout devient possible. andrei profite. anecdote 04 ‹ il aime andrei, il aime les femmes et leurs jolies courbes, il aime les baisers dérobés dans un sombre couloir, il aime les draps qui se froissent, il aime les petits cris étouffés. il aime l'amour. mais son coeur reste vide. anecdote 05 ‹ le bijou repose, enfermé et bien gardé. les yeux de liza s'attardent dessus, les siens glissent sur la surface argentée sans même s'y arrêter. la couronne ne l'intéresse pas, andrei préfère la liberté qui est sienne. anecdote 06 ‹ depuis petit, le gamin monte et chevauche les étendues sauvages de sa contrée. l'air souffle ses boucles, et l'étalon hennit follement. il se sent libre lors de ses courses, il flirte avec la vitesse et les grands horizons. ça l'apaise, cette adrénaline. anecdote 07 ‹ crayon, pinceau, ou simple fusain, tout loge dans les doigts d'andrei. les couleurs de l'arc-en-ciel ornent fièrement les tableaux qu'il esquisse lors de ses longues après-midis. les traits noirs remplacent ceux plus gracieux de ses modèles lors de ses soirées tardives. c'est ainsi qu'il laisse s'exprimer l'enfant innocent qui se cache en ses entrailles, effrayé par l'adulte qu'il est devenu.  anecdote 08 ‹ une couronne qui n'est pas sienne, un nom qu'il perdra bientôt, et des enfants qui ne partageront pas son héritage. le futur ne semble pas en faveur d'andrei, mais le maître s'en fiche. il ne pense que rarement à demain, et profite de ses jours comme de ses nuits. il remercie sa soeur d'être l'aînée et de lui voler la place d'héritier, l'oiseau en recherche de liberté n'aurait pas supporté ces responsabilités. anecdote 09 ‹ enfant de la paix née au lendemain de la terrible guerre qui décima sa nation et une partie de sa famille. il est né sans couronne et sans rêve brisé, dans les ruines de sa cité élevée. andrei n'a pas connu les horreurs et son coeur ne porte aucun traumatisme, ni rancoeur, découlant de cette période. anecdote 10 ‹ élevé dans une maison peu croyante, il reçoit tout de même une éducation religieuse, comme tous les enfants de son rang. mais andrei n'a que faire des préceptes des dieux et de ce qui l'attend s'il continue à pécher. le petit prince vit selon sa propre conduite, ne se soumettant à aucune prétendue force supérieure.

‹ comment vous comportez vous vis à vis des Mêlés et de la loi des Adiutor ?
andrei n'a pas d'avis. la politique, ses décrets, tout ça n'intéresse pas le garçon. la condition des plus pauvres, leur sang inférieur, il s'en fiche. il ne les méprise pas, mais il ne les prend pas pour autant en pitié. andrei ne s'attarde pas sur la couleur du sang qui abreuve le coeur de tous, il se fiche du bleu, de l'argent, du bronze. il se fiche des maîtres supérieurs et des mêlés inférieurs, il se fiche des humains moins que rien. c'est l'ordre du monde tel qu'il le connait, et andrei ne va pas se plaindre, lui qui est si bien loti. issu de la nouvelle génération, il a subi parmi les premiers la loi des adiutors et a vu sa vie être liée à celle d'une autre. on l'a dit inférieure, on l'a dit moins méritante. andrei, lui, il pense surtout qu'elle est très énervante.
‹ quel est votre avis sur la nation du feu et sur l'actuelle famille régente ?
sans forcément leur prêter allégeance, ni supporter toutes les décisions prises par le gouvernement, andrei est un habitué du palais des flammes. proche de la princesse wanda, il considère la blonde comme sa meilleure amie et sa confidente la plus proche, lui qui connait si bien les draps de soie de la princesse. il ne fréquente pas tant que ça le reste de la famille oshun, que ce soit les jumeaux ou l'impératrice. il laisse ces relations d'états à sa soeur aînée l'ambassadrice, andrei préfère profiter des avantages de la cour sans avoir à se prendre la tête inutilement.
‹ quelle est la relation du personnage à son élément, c'est-à-dire son apprentissage et l'influence qu'il a sur sa vie de tous les jours?
andrei est la représentation parfaite de son élément aérien. léger, gracieux, c'est avant tout la liberté qu'il chérit plus que tout. l'oiseau déploie ses ailes et hait les chaînes qui pourrait l'emprisonner, qu'importe si elles sont de fer, de ronces ou d'or. pacifique, flexible, il aime se laisser aller, que ce soit aux sommets des montagnes, sur le dos d'un cheval, un pinceau dans la main ou encore entre les bras d'une amante. son corps agile est propice à la danse liée que demande la pratique de cet élément. son apprentissage fut facile pour le petit prince des airs, bien qu'il fut un élève aussi turbulent que les tempêtes d'été. la maîtrise lui est facile, aisée, et c'est ainsi qu'un air arrogant s'est dessiné sur son visage le temps de ses études. enfant du vent, il est le maître même des forces aérienne.
pseudo et prénom ‹ élodie, milles rêves. âge ‹ dix-neuf ans.  comment as-tu trouvé le forum? ‹ sur un malentendu. pays ‹ france. fréquence de connexion ‹ dès que je le peux. votre avis sur le forum ‹ trop moche, mais l'annexe des moeurs et coutumes est super bien écrite. smiley préféré‹  elodie il porte mon nom, trop de swag en moi.
©️ PINNED UNDER THE WEIGHT 2017



Dernière édition par Andrei Valaeris le Jeu 25 Mai - 21:43, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Mer 5 Avr - 16:08


sprinkled rainbow vibes
mercurial and exuberant and beautiful, you are your own salvation
Les rideaux volent au gré des courants d’air, donnant ainsi à la grande pièce un semblant de vie féérique. Aucun son, si ce n’est le claquement du tissu bleu, ne vient troubler la lecture sereine d’Oleg Valaeris. Le patriarche, alors âgé de trente ans, profite de ce rare moment de calme pour lire un quelconque traité que l’Empereur souhaite instaurer. Ancien roi de l’air et désormais gouverneur de cette même nation, Oleg le pacifiste doit se soumettre aux envies et folies de la traîtresse famille Oshun. Sa seule famille a survécu au massacre des maîtres de l’air, et Oleg se retrouve propulser sur le devant de la scène, lui qui n’avait pas cette vie de tracer auparavant. Destiné à épouser la fille Derawal et à vivre de sa passion pour l’art et la joaillerie, Oleg a vu son amour de jeunesse être massacrée alors que lui se cachait pour survivre. C’est finalement à son altesse Dyana Zhirova qu’il se marie et avec qu’il vit depuis, récupérant par la même occasion la couronne de la nation. Le couple semble heureux et s’aimer l’un l’autre, ainsi que les enfants nés de leurs unions. Mais les nuits d’Oleg sont encore hantées par le regard ensorcelant de la fille Derawal, alors que la main de Dyana se balade dans ses cheveux blonds. « Papa ! » Des pas agités viennent troubler le calme de la pièce, et deux têtes blondes entrent vivement dans le grand salon aérien. « Liza veut pas jouer avec moi ! » Andrei, jeune pousse de blé, affiche une mine boudeuse. Les plaintes se font enfantines, alors que la sœur ainée tente d’expliquer à son père son refus d’une voix perchée. « Andrei me tape tout le temps ! » « C’est même pas vrai, menteuse ! » Et les plaintes, et les disputes continuent, montant de plus en plus dans les tons, et agaçant peu à peu le père des deux angelots. « Assez ! » Oleg lève une main, appelant au calme. Aussitôt, Elizaveta et Andrei se calment et affichent tous deux un regard de supplication à l’égard de leur père. Un soupir s’échappe des lèvres de l’homme, qui repousse de bon cœur le traité pour s’intéresser aux querelles de ses enfants. « Andrei, veux-tu bien arrêter de frapper ta sœur ? Quant à toi, Liza, n’es-tu pas assez grande pour t’imposer à lui ? As-tu réellement besoin de moi, ma fille ? » La gamine baisse le regard, les mains derrière le dos. Elle a entendu les contes de son enfance, elle a entendu les gens l’appelaient princesse. Elle sait qu’elle prendra plus tard la place de son père : elle sait qu’elle doit se comporter tel qu’on l’attend d’elle. « Bientôt, tu dirigeras une nation. Apprends à t’imposer face à tes adversaires. » Elle hoche la tête, elle a déjà entendu ces mots. Andrei affiche un sourire victorieux, lui qu’on semble oublier dans les gronderies. « Et, jeune homme, respecte ta sœur. Elle est ton aînée et ta meilleure alliée, ne l’oublie jamais. » Le gamin déglutit, la voix puissante de son père a toujours su l’impressionner. Oleg se lève de son fauteuil et, posant ses paumes sur les épaules de ses deux enfants, les entraînent vers la sortie. « Et si nous allions tous jouer dans le jardin ? » Les deux gamins sautent de joie et partent en courant dans les couloirs du manoir, Oleg, derrière eux, porte un regard bienveillant sur sa progéniture.

L’obscurité plonge la chambre enfantine dans les méandres de la nuit. Sur la table de chevet, une simple lampe éclaire de son faible rayonnement le visage d’Andrei. L’enfant est assis dans son lit, son regard clair scrutant les recoins terrifiants de la pièce. La porte est ouverte et donne sur un couloir désert décoré de quelques portraits de ses ancêtres. Le visage austère de son arrière-grand-père, Feliks Zhirova, dont le gamin tient son second prénom, le fixe obstinément malgré les épaisses ombres de la nuit. Une silhouette passe dans le couloir, les pas légers et silencieux, si discrète qu’Andrei la remarque à peine. « Maman ? » Sa petite voix appelle tout de même la sauveuse maternelle. L’enfant croit avoir rêvé, la mère ne venant pas auprès de lui. Mais quelques secondes à peine après son appel, la silhouette aérienne de Dyana apparait à la porte, une bougie vacillante éclairante le visage réconfortant de la mère. Un sourire se dessine sur ses lèvres alors qu’elle s’assoit au bord du lit de son premier fils. « Il est tard, Andrusha. Il faut dormir. » Sa voix est aussi douce que le vent d’été venant caresser les joues roses du gamin. Son regard couleur ciel se pose délicatement sur celle qui lui a donné la vie, ses pupilles montrant la terreur qui fait rage en lui. « J’arrive pas à dormir. » Sa voix est faible et éveille les instincts maternels de Dyana. Elle pose la bougie auprès de la lampe et caresse d’une main les boucles blondes de son enfant. « Veux-tu que je te raconte une histoire pour t’aider ? » Aussitôt, Andrei hoche la tête, son cœur s’apaisant déjà. Dyana aide son fils à s’allonger sous les draps et de sa voix tendre, commence à lui conter les aventures de son propre père, le roi Zhirova, pendant la guerre. « Non, Maman. Pas cette histoire-là, elle me fait peur. » Un sourire tendre se dessine sur les lippes de Dyana, qui tente malgré elle de ne pas se souvenir des horreurs observées pendant la Grande Guerre, dont le massacre de sa famille. Jouant avec les cheveux de son fils, elle change alors de conte. « Que dis-tu du conte de la Lune ? Aimerais-tu que je te raconte les aventures du poète dans les étoiles, Andrusha ? » Un faible sourire et des yeux fatigués donnent leur accord à l’ancienne reine. Dans un murmure, Dyana commence son histoire, sa main maternelle dans celle de son petit garçon.

Il dévale les escaliers quatre à quatre, se dépêche comme il peut. Le fils du vent court dans les couloirs déserts du grand manoir de Volastar. Evidemment, personne ne traine dans le coin. Ils sont tous dans la cour extérieure, les yeux larmoyants sans aucun doute. Le regard de ses ancêtres se pose sévèrement sur lui alors qu’il dérape au détour d’un couloir, et Andrei sent le poids du jugement des peintures inertes sur ses épaules. Mais il n’a pas fait attention à l’heure, l’enfant, lui qui était si bien lové entre ses draps à lire les mots d’anciens poètes. Il court aussi vite qu’il le peut, s’il n’arrive pas à temps, toute la famille lui en voudra. Surtout Liza. Le voilà qui atteint le grand hall et, au loin, il peut apercevoir les silhouettes de sa famille et de leurs employés. Tous sont réunis devant le manoir, leurs mains levées vers le ciel, souhaitant bonne route à la jeune fille. Andrei arrive sur le perron, surplombant la foule, à bout de souffle. « Liza ! » Il crie à la silhouette qui s’éloigne déjà au loin, à celle qui craint d’avoir loupé. Mais sa sœur se retourne et, apercevant le gamin, sourit franchement. Celui-ci descend les dernières marches qui le séparent de son aînée et fend la foule à coup de coudes. « J’ai bien cru que tu n’allais pas venir me dire au revoir, Andrusha. » Elle se tient droite, ses longs cheveux blonds impeccablement peignés dans son dos. Lui grimace à l’entente du surnom que lui a donné sa mère lorsqu’il était encore en couches-culottes. Il n’aime pas quand sa sœur l’utilise, bien souvent pour se moquer de lui. « Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça. » Elizaveta laisse échapper un léger rire. Elle regarde son frère tendrement, il va certainement lui manquer durant cette année au loin. Mais Liza doit suivre ses aieux et se rendre à son tour à l’académie afin de maîtriser au mieux son élément. Nul doute qu’elle sera une parfaite élève et recevra les félicitations de la plupart de ses professeurs, si ce n’est tous. Andrei observe sa sœur, un léger pincement au cœur. Elle aussi va lui manquer, lui qui est coincé à Volastar. « Je reviens pour les prochaines vacances. » glisse-t-elle doucement. Il hausse les épaules, feignant une indifférence quelconque. Elle sourit de plus belle, elle sait qu’il est tout aussi attristé qu’elle ne l’est. Mais Andrei est trop fier pour l’avouer, et Liza en rit. « Essaye de ne pas trop t’amuser sans moi. » Elle hoche la tête et lui promets de faire de son mieux. Un flottement s’empare des enfants, eux qui n’ont jamais été séparés, eux qui ne savent pas vraiment comment se dire au revoir. Oleg, au volant de sa nouvelle voiture, s’impatiente. « Liza, si tu ne te dépêches pas, tu vas manquer ton train. » crie-t-il à son aînée, avant d’embrasser sa femme aux yeux larmoyants. « A la prochaine, sestra. » Andrei s’avance et, incertain, enlace sa sœur. « A la prochaine, Andrusha. » Elle rit et, se libérant de son étreinte, le décoiffe une dernière fois avant de charger sa valise dans la voiture et de s’installer aux côtés de son père.

Le grand réfectoire est empli des dizaines d’élèves venus se restaurer entre deux cours. Le brouhaha des diverses discussions est un bourdonnement sourd que tous doivent supporter. On distingue la séparation entre maîtres et mêlés, comme si l’une des équipes était porteuse de la peste, bien que certains courageux se mélangent. Les couleurs des éléments et des catégories ornent les grands murs de la salle et le slogan de l’académie est inscrit en lettres de bronze au fond du réfectoire. Andrei entre précipitamment et bouscule au passage un élève de la nation du feu. Il s’excuse distraitement, alors que son regard scrute déjà les différents groupes de jeunes à la recherche de son ami. Brun, un air suffisant greffé à son visage, noble d’Eartanera, il ne devrait pas être difficile à trouver. Quelques pas de plus vers le centre de la pièce, et Andrei trouve enfin celui de ses désirs attablé à sa droite. Le gamin reprend sa course et déboule sans gêne à la table des maîtres de la terre, interrompant une conversation entre les quelques élèves. « Alors, t’as ce que je t’ai demandé ? » Il est impatient, le jeune Valaeris. Assis aux côtés d’Adonis, son regard n’a aucun mal à se poser sur la tête blonde qui déjeune un peu plus loin. La princesse Wanda, jolie fleur aux pétales de flammes, qui a su ravir le regard d’Andrei il y a quelques semaines déjà. « Salut à toi aussi, Andrei. » glisse Adonis entre deux bouchés, s’attirant un regard on ne peut plus sérieux de la part de son ami. « Tu lui as parlé ? » Il n’attend que ça depuis trois jours, savoir quel cours la princesse suivra cette année. Et Adonis étant un ami commun, Andrei s’est figuré qu’il serait le meilleur moyen de connaître cette information. « Ouais, je lui ai parlé ce matin. » Nouvelle bouchée, Andrei n’en peut plus. Arrachant le plateau des mains de son ami, le maître de l’air se fait pressant. « Et alors ? Raconte ! » Adonis semble bougonner d’être privé de nourriture, mais sous l’absence du plat désiré, sa langue se délie. « Wanda a choisi sciences appliquées et poésie ancienne. » Le visage du blond s’illumine. La poésie, il s’y connait, il en lit depuis qu’il en est capable, et sa mère lui a déjà raconté les milles contes qui ont forgé le royaume. Il excellera, pour une fois, dans un cours, et pourra par la même occasion séduire la belle princesse. « Ne te fais pas d’illusions, Andrei. » continue le brun, connaissant si bien l’esprit de son ami. « Y’a plus de place pour le cours de poésie. » Andrei ne percute pas de suite, lui qui est de nouveau pris à observer la jeune fille entourée de ses amies. Les mots prononcés par Adonis lui viennent lentement à l’oreille et semblent confus au premier abord. « Attends. Ça veut dire que je vais devoir prendre sciences appliquées ? » Le dégoût est visible sur le visage du blond. Mais l’envie de la princesse est plus forte que celle de réussir, et le lendemain, Andrei le littéraire signe pour plusieurs années de sciences appliquées sans grande volonté.

La capitale n’a pas changé depuis son dernier voyage, et le palais des flammes semble toujours aussi imposant. Certains, parmi la foule, lâche des soupirs d’admiration et d’émerveillement devant l’architecture de la capitale et le décor du palais. Tout est ici démesuré et splendide, à l’image même de la famille royale. Pour la majorité des camarades d’Andrei, cette cérémonie marque leurs premiers pas dans cette ville. Des roturiers, et des mêlés, qui profitent de cette invitation pour enfin voir ce qu’ils n’ont jamais pu voir. Andrei, lui, n’est pas émerveillé. La capitale, il s’y est déjà rendu un nombre incalculable de fois. Le palais, il l’a déjà visité en long et en travers, avec Wanda et Adonis, avec Liza. Il s’incline certes devant la magnificence de l’endroit, mais pour le nouveau diplômé, Launondie n’équivaut pas sa chère Volastar, perchée dans les hauts sommets, pendue au sein de la voie lactée. Suivant le reste de ses camarades, Andrei pénètre dans la grande salle spécialement décorée pour l’occasion. Les différentes bannières accrochées aux murs font échos à celles de l’Académie, et rappellent les différents éléments et pouvoirs que les diplômés ont appris à maîtriser ces dernières années. L’unité fait la force, n’a-t-on cessé de leur répéter, et voilà qu’aujourd’hui, on met cela à exécution. Une cérémonie pour lier deux êtres qui ne connaissent rien l’un de l’autre, mais qui s’apprêtent à confier leurs vies à l’autre et ce, aveuglément. Andrei sent dans ces camarades et amis une curieuse animosité vis-à-vis de cette cérémonie, eux dont les ancêtres se sont si vaillamment battus dans la Grande Guerre, eux qui sont désormais impuissants et remis entre les mains d’un simple mêlé. Mais le maître de l’air n’est pas comme eux. Il ne veut pas se battre, il se fiche d’avoir une ombre qui le suit partout, jour et nuit. Du moment qu’il conserve un semblant de liberté, Andrei se moque pas mal d’avoir un adiutor. Les mêlés s’enchainent sur l’estrade, et bien vite trouvent leur nouveau partenaire. Peu à peu, la salle se vide et Andrei fait parti des derniers à attendre. De l’autre côté, là où les futurs adiutors sont installés, ne restent que des hommes, et une femme. Brune, la peau mâte, et le regard farouche, Andrei l’observe attentivement. Déjà, ses lèvres s’étirent en un sourire alors qu’il réfléchit à la manière de l’approcher - et surtout, de la séduire pour mieux s’amuser ce soir. Mais voilà qu’on l’appelle auprès de l’Impératrice. Asha, qu’elle s’appelle, la brune sauvage. On lui applique les onguents cérémoniels et la laisse trouver celui qu’elle protégera désormais pour le restant de ses jours. Elle passe devant les trois maîtres de feu, puis évite le maître de l’eau. Timidement, elle déambule parmi les visages qui l’étudient attentivement. Elle semble forte, et téméraire. Elle fera sûrement une bonne protectrice, mais Andrei l’a déjà oubliée et se concentre sur le mêlé du premier rang, un grand blond qui lui semble venir d’Aerinstin. Deux fils du ciel formeraient un sacré duo. Mais voilà que la belle Asha s’arrête devant lui, le menton haut et le regard sombre tombant sur la silhouette gracile d’Andrei. Lui détache son attention du blond, et rencontre le regard de la brune. Il comprend alors qu’ils sont liés. Il se lève de sa chaise, presque maladroit. « Je suppose que nous sommes faits l’un pour l’autre. » Sa main empoigne fermement celle d’Asha et Andrei se penche pour enlacer sa nouvelle sœur, celle qui le protégera envers et contre tout.

Dyana, dans sa longue robe bleue nuit, ravit les invités de son époux de sa voix mélodieuse. Elle est accompagnée des meilleurs musiciens de la région, et les plus beaux couples suivent ses chants sur la piste de danse. Les robes de mille couleurs tourbillonnent et éblouissent les convives, déjà étourdis par les quelques verres de champagne offerts par la maison Valaeris. Les quelques invités, bien que pouvant être comptés par douzaines, sont triés sur le volet et représentent pour la plupart les relations diplomatiques des gouverneurs de l’air. Quelques amis personnels se cachent ici et là, et sourissent franchement dès que leurs regards portent sur un des blonds maîtres. Andrei se tient à l’écart, une coupe d’alcool dans la main. Il observe les alentours de son air rêveur, s’attardant sur les hauts diplomates entourés des filles de joie de Volastar. Gracieuses et aériennes, Andrei les a nommées comme les meilleures dans leur domaine. Les autres prostitués du royaume n’arrivent pas à leurs chevilles. D’un coin de l’œil, il aperçoit sa chère Dorcas, fille de lune à la peau claire et aux yeux charmeurs, bien trop occupée à satisfaire un émissaire de la nation de l’eau pour venir dire bonjour à son vieil ami. Andrei est après tout l’homme de la soirée, lui qui fête si chaleureusement son vingt-et-unième anniversaire en cette froide soirée de décembre. Il espère pouvoir ainsi croiser Dorcas avant la fin de la soirée, et lui montrer sa nouvelle œuvre picturale fièrement accrochée au-dessus de son lit. Peut-être feront-ils un détour entre les draps de satin du petit prince. Mais Andrei, qui finit d’un coup sec sa coupe, est entraîné par sa sœur aînée au cœur de la salle. « Bon anniversaire, Andrusha. » lui souffle Liza entre deux pas de danse.
L’héritière de la maison a relâché son cadet au bout de trois danses, Dorcas a disparu depuis un certain moment et Andrei a enchainé les coupes de champagne et d’alcools douteux. Le voilà certainement joyeux, penché sur la balustrade du grand balcon. Il observe pensivement les étoiles et leur mère la Lune, seul dans le froid nocturne de l’hiver. A ses pieds, une bouteille encore pleine ne demande qu’à être vidée, mais l’homme de la soirée s’est arrêté le temps de quelques minutes. « Tu vas finir par attraper froid. Ton costume a beau être joliment dessiné, il ne t’est pas d’une grande aide par cette température. » Andrei n’a pas à se retourner pour deviner qui vient le rejoindre. Adonis s’adosse à la même balustrade, son regard sombre vissé sur le visage du blond. Andrei sourit à son ami, le croisant pour la première fois de la soirée. « Tu t’amuses bien ? » Question formelle, mais emplie de sincérité. « Ça va, mais je pourrai m’amuser encore plus. » lui répond le brun, ses doigts courant le long du col d’Andrei. Ce dernier laisse échapper un léger rire. Des années qu’Adonis le drague de la sorte, espérant qu’un jour le blond cède à ses avances foireuses. Attrapant la bouteille à ses pieds, Andrei en boit une bonne gorgée avant de la passer à son ami. « Je commence à m’ennuyer. » déclare-t-il soudainement. « Que dirais-tu de finir la soirée dans ma chambre, rien que nous deux ? » Il laisse le temps à Adonis d’ingurgiter le champagne, mais le sourire que lui lance directement ce dernier ne laisse aucun doute sur sa réponse. Sourire auquel répond Andrei, bien trop heureux pour réfléchir clairement. Une étoile filante passe au-dessus de leurs têtes. Peut-être que le vœu d’Adonis se réalisera ce soir. L’homme de la soirée se redresse et, imitant son ami, glisse à son tour ses doigts sur le tissu noir qui recouvre le corps d’Adonis. Sa main remonte jusqu’au cou de ce dernier, et dans un mouvement soudain, l’attire à lui. Enfin, leurs lèvres se rencontrent. D’abord doux, leur baiser se fait plus sauvage. Les langues se délient et se rencontrent, le goût du champagne imbibant leur étreinte secrète. « J’ai une nouvelle peinture à te montrer. » susurre Andrei, son souffle caressant les joues d’Adonis. « Qu’est-ce qu’on attend alors ? » Adonis colle une nouvelle fois ses lèvres tentatrices sur celles de son meilleur ami, ses mains se baladant effrontément dans se boucles blondes. Andrei répond d’abord à ce nouveau baiser, avant de quitter les bras du brun. Sa main attrape la bouteille de champagne et le prince recule de quelques pas, un sourire taquin sur les lèvres. Il quitte à reculons le balcon, taquinant son nouvel amant, sachant pertinemment que ce dernier attend ce moment depuis des années.
Bien vite, les vêtements se retrouvent sur le sol et leurs souffles se répondent dans une mélodie effrénée. Leurs corps chauds s’unissent dans une danse aussi joyeuse que celle qui entraina plus tôt dans la soirée Liza et son frère, quoi que plus intime. Les mains d’Andrei jouent sur la peau d’Adonis. Leurs doigts se lient et se détachent, se griffent quelques fois, rapidement suivis dans leurs sillages de baisers avides. Andrei, allongé entre ses draps, observent son ami d’un regard embué et rêveur, profitant pleinement des plaisirs que le brun lui apporte avec grande envie. Ses lippes laissent échapper de légers gémissements, approuvant les coups de reins  qu’on lui donne. Malgré l’alcool bu plus tôt dans la soirée, Andrei se rappellera définitivement de cette soirée d’anniversaire.

Les arbres sont en fleurs, et les oiseaux se posent allégrement sur leurs branches. La foule s’amasse dans les rues de Volastar. Une foire s’est installée sur la grande place tandis que les préparatifs du bal s’accélèrent dans le parc du château des Valaeris. Le printemps est là, et les habitants de la nation de l’air comptent bien le célébrer comme il se doit. Andrei vagabonde parmi les passants, et Asha le surveille quelques mètres derrière lui. Le prince est salué de quelques intimes de la famille et, un grand sourire sur les lèvres, leur répond chaleureusement. Il a toujours aimé le festival de printemps se déroulant sous ses fenêtres, appréciant la grâce des lanternes lâchées sous la Lune et l’espoir que celles-ci représentent, profitant des rencontres faites lors du bal, s’amusant tel un enfant à la foire. Asha se fait discrète, lâchant quelques mètres entre eux, mais veillant toujours sur sa moitié. Au fur et à mesure qu’il s’approche de la place centrale, la foule se fait plus dense, et il faut naviguer prudemment pour ne heurter personne. A maintes reprises, la mêlée pense le perdre, et doit jouer des coudes pour le garder en vue. Son regard sombre est fixé sur les boucles blondes, tandis qu’elle se démène pour continuer à suivre. Mais, trop occupée à observer Andrei, elle ne voit pas où elle va, et fonce malencontreusement sur une passante. Celle-ci tombe les fesses par terre, attirant quelques rires et moqueries alentours. Andrei se retourne, alerté par le bruit de cette rencontre, et rejoint Asha. « Tu es bien maladroite, Asha. Qu’est-il arrivé de ton agilité légendaire ? » Il sourit jovialement, lui aussi. Ça l’amuse, les rares maladresses de son adiutor. Mais le prince n’en oublie pas ses manières et se tourne vers la malchanceuse. Sa peau d’ébène fait écho au sol, et sa robe blanche semble avoir été tâchée dans sa chute. Le regard clair d’Andrei glisse le long de son corps, et il découvre alors un corps gracieux et admirable qui le fait sourire. Il se remémore un poème, lu il y a quelques années déjà, célébrant l’amante du Soleil, cette femme au corps dansant et à la volonté de fer qui se laissa brûler pour embrasser une première et dernière fois son amant solaire. « J’espère que vous ne vous êtes pas fait mal. » prononce-t-il d’une douce voix alors qu’il aide l’inconnue à se relever. « Je suis désolé pour votre robe. » La jeune femme dépoussière sa jupe mais ne semble pas plus que ça embêtée par la situation. « Ne vous en faites pas, j’en ai d’autres. » Sa voix est posée et, à l’entendre, Andrei ne décèle aucun accent de la nation de l’air. « Vous n’êtes pas du coin. » dit-il, perplexe. « Peut-être puis-je vous servir de guide ? Le festival du printemps est particulièrement intéressant, quand on sait où se rendre. » Et Andrei connait quelques endroits discrets où des baisers échangés ne gêneront personne. « Ne vous inquiétez pas pour moi. » lui répond-elle avec un sourire en coin, comprenant et déclinant l’offre du blond. « Je suis attendue, et je pense être en retard. » Andrei répond à son sourire, déçu de devoir se séparer si vite. « Braelyn, te voilà ! » Un jeune homme au bracelet de couleur rejoint le petit groupe, quelque peu paniqué. « Peut-être nous recroiseront nous. Restez-vous longtemps à Volastar, mademoiselle Braelyn ? » Peut-être que tout n’est pas perdu, Andrei pourrait encore lui faire visiter les jardins de son enfance. « Mon père est celui à l’origine de notre voyage, je ne sais encore combien de temps nous resterons ici. Mais je dois à présent y aller si je ne veux pas me faire remarquer auprès de mes hôtes. » Et, sans un mot de plus, la mystérieuse jeune femme suit son adiutor et disparait dans la foule. Andrei ne la quitte pas des yeux, pensant déjà à la prochaine fois que leurs chemins se recroiseront.

Lorsqu’Andrei retourne chez lui, il découvre sa mère l’attendant sur le pas de la porte. La grande Dyana l’observe arriver du haut des marches, ses bijoux d’argent resplendissant sous les éclats du soleil. Ses mains se croisent contre le tissu bleu nuit de robe et sa longue chevelure est parfaitement nattée dans son dos. « Andrusha, te voilà enfin. » accueille-t-elle son fils aîné lorsque celui-ci arrive à sa hauteur. L’attrapant par le bras, elle ne lui laisse guère le choix de s’échapper dans sa chambre. « Nous t’attendions. » Les sourcils du blond se froncent tandis qu’il se laisse guider par sa mère. « Que se passe-t-il, maman ? » Devant l’expression calme de sa mère, il exclut la possibilité qu’il soit arrivé un malheur à l’un des membres de sa famille. Et alors qu’il se fait trainer dans le grand hall, Andrei tente de réfléchir à la raison de l’impatience de sa mère. Celle-ci finit par le lâcher devant la porte du salon céleste, celui même donnant sur la vallée. Dyana se retourne vers lui et pose un regard attendri sur son fils. Andrei est plus grand qu’elle désormais, la dépassant de deux bonnes têtes. Un léger sourire vient orner ses lèvres roses. « Vient un jour où une mère doit savoir se séparer de ses enfants. » Ses doigts attrapent une boucle blonde d’Andrei et la replacent correctement, avant de glisser le long de la joue de son fils. « Nous en avons longuement discuté, avec ton père, et nous avons finalisé notre choix. » Dyana se hisse sur ses pointes de pieds et dépose un baiser sur la joue du petit prince. « Il est temps que tu rencontres celle qui deviendra ta femme, Andrusha. » prononce-t-elle de sa douce voix avant d’ouvrir la porte et de s’engouffrer dans le salon. Andrei reste quelques instants interdit, le temps de réaliser ce que sa mère vient de lui apprendre. Il est venu pour lui le moment de dire adieu à sa liberté. Dans cette pièce se trouve celle choisie par ses parents pour devenir sa femme, et la mère de ses enfants. Connaissant Oleg et Dyana, et l’amour qu’ils portent à leur fils aîné, leur choix ne peut être que juste et bon. Mais toujours est-il que lorsqu’Andrei franchira le seuil de la porte, il ne pourra plus revenir en arrière. Le jeune homme le sait, et ça le terrifie quelque peu. « Voyons, Andrei, tu t’es assez fait attendre. Entre, mon grand ! » La voix de son père se fait entendre, et le fils sait qu’il doit entrer à son tour. Est-elle joli au moins ? Il espère qu’elle donne envie, et qu’elle est loin d’être stupide. Andrei aimerait une fille de l’air, aussi rêveuse et amoureuse de la liberté que lui. Qu’elle n’entrave pas ses inspirations. Il voudrait qu’elle soit plus jeune que lui, mais pas trop. Expérimentée, mais pas trop. « Excusez-le, il doit être nerveux. » plaisante Oleg, essayant de combler le vide causé par l’absence d’Andrei. C’est le moment. Prenant une grande inspiration, il se colle un sourire sur les lèvres et entre dans le salon. Face à lui, le couple formé par ses parents est assis dans le canapé gris bleu, dos à la grande baie vitrée. Et, face à eux, un couple étranger. L’homme, d’une cinquantaine d’années, semble agacé par le retard pris par le futur époux. Assise à ses côtés, se tient une jeune femme, droite et rayonnante. « Veuillez excusez mon retard. » s’incline Andrei face à ses parents, n’osant réellement posé le regard sur elle. Mais un signe d’encouragement de la part de son père lui donne assez de courage pour glisser doucement sur le côté, et enfin faire face à sa fiancée. « Mademoiselle Braelyn. » prononce-t-il lorsqu’il reconnait le visage hâlé, surpris. « Ah ! je vois que vous vous connaissez déjà. » Oleg semble ravi de la situation, tout autant qu’il l’est de son choix d’épouse. « Nous nous sommes croisés dans la rue, alors que je me rendais ici. » explique Braelyn aux trois adultes, sa voix posée retentissant dans le salon intime. Andrei tente de se remettre de sa surprise, et de la révélation qu’on vient de lui faire. Dans quelques mois, voilà qu’il épousera cette jeune femme, encore inconnue à ses yeux. Sacré journée.

Le tissu pâle des rideaux sous le vent s’engouffrant dans la suite spacieuse. Le bruit ambiant des rues en contrebas s’infiltre et forme ainsi un brouhaha distant et distrayant. Sur le grand lit, le frère et la sœur sont allongés, leurs regards fixés sur le haut plafond. Ils observent les étoiles maladroitement peintes par un Andrei plus jeune. « Tu te rappelles quand tu étais venu peindre mon plafond ? » demande doucement Elizaveta, un certain accent de nostalgie dans la voix. « On avait bien rigolé, ce jour-là. » se rappelle Andrei, un sourire se dessinant sur ses lèvres. « Tu étais tombé de ton échelle, et tu t’étais cassé le poignet. » Andrei se rappelait bien des évènements de cette journée, alors qu’il n’avait que treize ans. Les deux aînés revenaient à peine de l’Académie afin de passer les vacances chez leurs parents. « Je n’avais pas pu dessiner pendant des mois. » Il se souvient encore de la rage frustrante qui avait envahi son cœur à cette époque. « Tu m’en avais voulu pendant des mois. » Andrei se relève brusquement, encore piqué par cette histoire. « Bien évidemment ! Tu avais tant insisté pour que je te dessine ces foutues étoiles, ça ne pouvait être que de ta faute ! » Liza l’observe un instant, lui, ce petit frère à la mine renfrogné qui se vexe si facilement à ses côtés. Et Liza se mit à rire, comme elle avait ri ce jour-là, comme elle rit toujours en compagnie de son cadet. Elle attrape le bras de son frère et le force à s’allonger de nouveau auprès d’elle. Cessant de rire, elle essuie les quelques larmes qui ont perlé au coin de ses yeux. « Tu vas me manquer, Andrusha. » Elle tourne la tête, et plante son regard clair dans celui, équivoque, de son frère. « On se verra toujours, sestra. » Andrei attrape la main de sa sœur, qu’il serre tendrement. Leurs annulaires sont tous deux cerclés d’une bague, leur rappelant que leurs jours de liberté sont désormais comptés. « Et puis, tu ne tombes pas trop mal ! On t’appellera bientôt ‘princesse’, c’est ce que tu as toujours voulu, n’est-ce pas ? » Une moue apparait sur le visage de Liza, et l’aîné devient soudain songeuse. « Pas comme ça, non. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot : Aerinstin retrouvera sa souveraineté. » Le regard d’Andrei, qui ne lâche pas le visage d’Elizaveta, reflète toute l’admiration que le cadet porte à son aînée. « Tu y arriveras, sestra. » Tous deux sourient, partageant ce moment intime dans la chambre de l’héritière. Le temps semble ralentir, et le bruit extérieur se calme. Le frère et la sœur profite de cet instant, l’un des derniers qu’ils savent partager. « Et toi, y arriveras-tu, Andrusha ? Partager la couche d’une même femme pour le reste de tes jours ? » De nouveau, le rire cristallin de Liza se fait entendre, alors qu’Andrei attrape son oreiller pour la taper avec. Comme lorsqu’ils étaient enfants.

La palette est recouverte de tâches multicolores. Jaune, orange. Vert, bleu. Quelques nuances de violet. Sur le chevalet trône une toile où un paysage céleste commence à prendre forme. Le peintre se tient en retrait et admire son œuvre, cherchant les endroits à améliorer et retravailler. Mais Andrei est interrompu dans sa contemplation alors que quelques serviteurs aux couleurs de la maison régente de Volastar pénètrent dans la pièce, portant seul ou à plusieurs des malles et autres coffres. « Que se passe-t-il ? » demande-t-il, surpris de cette introduction. « Andrei, te voilà ! » Oleg fait son entrée à son tour, ses épaules recouvertes d’un épais manteau de fourrure malgré la chaleur écrasante de Launondie. « Papa ? » Posant ses pinceaux et peintures, Andrei se dirige vers le remue-ménage. « Andrei, voilà plus d’un an que nous t’avons fiancé à la jeune Wheatdrop. Il est temps d’accélérer les choses, ne crois-tu pas ? » Effectivement, cela fait un an qu’il a rencontré Braelyn, celle qu’il devait épouser. Et cela fait également un an qu’il n’a pas revue la jeune fille, à l’exception de deux rares soirées durant lesquelles il ne fit que la croiser. « Son père et moi sommes arrivés à un accord. Le mariage aura lieu dans quelques mois, et malheureusement, vous ne vous êtes pas encore acclimatés l’un à l’autre. » Oleg passe son bras par-dessus l’épaule de son garçon et l’attire à lui. Ainsi, les deux hommes ne se ressemblent que maigrement. L’un est fort et costaud, l’autre fin et élancé. Mais, tous deux blonds, personne n’a pourtant jamais douté de leur lien de parenté, ni même de l’intégrité de Dyana. « Alors nous avons décidé que pour vous faciliter les choses, Braelyn viendra vivre avec toi ! Launondie est un terrain neutre, c’est parfait. Et puis le manoir renferme plusieurs chambres, vous ne serez pas obligés de partager le même lit. Enfin, au début ! je ne doute pas des talents de mon grand garçon. » Oleg est un père fier, et un homme franc. Jamais n’a-t-il mâché ses mots. « Braelyn va vivre ici ? » Andrei se dégage de l’étreinte de son père, surpris - et un tantinet paniqué - par cette nouvelle annonce. « Mais… » Levant le doigt devant le visage de son fils, Oleg arrête immédiatement toute forme de contestation. « Ta future femme est déjà là. Va l’accueillir comme il se doit. » Et de sa paume forte, Oleg pousse son fils vers la sortie. Il quitte à son tour la pièce, un grand sourire sur les lèvres. Il est si fier de ses talents d’entremetteur.

Le soleil vient à peine de se lever, et ses rayons commencent à embraser les rues déjà grouillantes de la capitale. Le petit manoir appartenant aux Valaeris se réveille peu à peu, alors que les équipes de cuisine s’attaquent à préparer le déjeuner et que les premiers habitants se réveillent. La chambre d’Andrei est encore plongée dans l’obscurité, alors que les deux corps roupillant sous les draps ne forment qu’un. La main du jeune homme est posée dans le dos de la jeune brune, et leurs visages se touchent presque. Mais on ne laisse pas le temps aux amants de profiter de quelques heures supplémentaires dans les bras de Morphée, et on tire brusquement les grandes toiles servant de rideaux. Aussitôt, le soleil entre dans la chambre et réveille ses occupants. « Debout. » Andrei, bien qu’encore endormi, reconnait la voix arbitraire qui le tire de ses rêveries. « Bonjour à toi aussi, Asha. » arrive-t-il à articuler entre deux bâillements. Instinctivement, le blond se tourne vers sa partenaire de couche et, en plus de ses doigts caressant déjà son dos nus, ses lèvres viennent se poser au creux de son cou, baisant la peau pâle de la jeune et belle Dorcas. Pendant ce temps, Asha s’active, et tire les multiples rideaux, empêchant l’obscurité de regagner la pièce. « Pourquoi tant de raffut ? J’ai besoin de dormir, surtout après la nuit dernière. » Dorcas laisse échapper un rire suite à l’évocation de la nuit qu’ils venaient tous deux de passer. De Morphée, ils n’ont pas vu grand-chose. « Je suis sûre que Dorcas est attendue ailleurs et qu’elle risque d’être en retard si elle ne se dépêche pas. » répond Asha, s’approchant du lit et de son maître, les bras croisés sur la poitrine. « J’ai tout mon temps, mais merci de t’inquiéter pour moi, Asha. »  De nouveau, les amants retrouvent leur chemin l’un vers l’autre, les mains se baladant sur les corps nus. La mêlée lève les yeux au ciel. Elle n’a jamais réellement appréciée cette femme-là, qui se glisse régulièrement dans les draps de son maître contre quelques pièces. Dorcas, selon la jeune bleue, n’est qu’une arriviste et profite allégrement de la naïveté d’Andrei. Elle n’est pas seulement là pour protéger le blond d’une quelconque menace ennemie, mais aussi de lui-même et de ses démons. Et Asha continue, bien des années après leur première rencontre, à voir Dorcas d’un mauvais œil. « Laisse-nous donc, Asha, rien ne presse. » Andrei n’adresse pas un regard à sa moitié, préférant replonger sous les draps et retrouver le confort de son oreiller. Le temps d’un instant, il pense avoir retrouvé le calme d’une nuit, et qu’Asha s’est résigné à le laisser dormir. Mais c’est mal connaître son ombre fidèle. Avant qu’il n’ait pu réaliser ce qu’il ne se passe, les draps se sont envolés et les deux corps nus se retrouvent dévoilés. Asha se tient toujours à leurs côtés, les doigts fermement serrés autour du tissu de satin. « Braelyn vit désormais ici, Andrei. Vous vous mariez dans quelques mois. » Elle fait le tour de la pièce, et balance sur le lit les vêtements nécessaires à cacher la nudité des deux jeunes gens. « Arrête de faire le con, et apprends à connaître celle avec qui tu partageras ta vie. » Sur ce, elle tourne les talons et gagne la porte. « Dorcas, je pense vraiment que tu es attendue ailleurs. Tu devrais y aller. » Sa main sur la poignée qu’elle tourne, Asha se retourne une dernière fois vers son maître. « Braelyn est déjà levée et s’apprête à déjeuner. Tu ferais mieux d’aller la rejoindre au plus vite, Andrei. » Elle lance un signe de tête envers son maître et disparait de la chambre, laissant le temps aux deux amants de se dire au revoir. Andrei fixe encore l’endroit où elle se tenait quelques secondes auparavant, repensant à ce qu’elle venait de dire. Voilà des années qu’Asha a rejoint sa vie. Ils ont appris à se connaître, avec le temps, à se dompter et à se dévoiler. Et Andrei sait que son adiutor n’est pas du genre à se mêler de la vie des autres, et particulièrement de la sienne. Alors, revêtant son pantalon, le blond décide de suivre les directives de sa sœur.
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Dernière édition par Andrei Valaeris le Jeu 25 Mai - 21:41, édité 12 fois
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‹ AGE : âgée de vingt-huit ans, princesse de rien, de tout, adulte, enfant, elle a le coeur d'une adolescente, le physique d'une femme, l'impulsivité d'une enfant.
‹ STATUT : fiancée à un griffith, un boulet à son pied, pourtant ingénieuse alliance. si tout semblait s'être abattu contre elle, adonis ne semble pas si mauvais parti.
‹ SANG : sang bleu, princesse, royauté exécrée, elle est le fruit d'une famille qui ne connaît que sang et pouvoir.
‹ COMPETENCES : leadership (lv4), commérage (lv1), évaluation (lv1)
‹ METIER : princesse de pacotille, inutile petit bijoux appartenant à la famille royale, son seul métier est de courber l'échine et de sourire face au sang argent.
‹ ALLEGEANCE : elle-même, réitérant le même motto depuis trois ans, elle contre le monde entier, elle seule contre la terre entière.
‹ ADIUTOR : weiss, l'ange sauveur, la seule et unique personne, acompagné de son frère, en qui isaure a pleinement confiance.
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Mer 5 Avr - 16:15

azy tes moche
mais jtem bien parce que t'es blond
comme moa
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Mer 5 Avr - 16:18

tu dis ça parce que t'es jalouse
mais vive les blonds coupine
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Mer 5 Avr - 16:19

JALOUZE DE KOA? :afro: :afro: :afro:
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Mer 5 Avr - 18:05

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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Jeu 6 Avr - 10:16

vous êtes tellement jalouses de mon swag
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‹ STATUT : L'amour n'a plus sa place dans le coeur du Griffith, qui préfère encore semer la mort que de laisser saigner son coeur. Fiancé à Isaure Oshun envers et contre tout, Adonis refuse d'accorder un regard à d'autres et particulièrement à Historia Oathbridge, la femme que son père veut le voir épouser.
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‹ COMPETENCES : charisme (niv. 4), manipulation (niv. 5), audace (niv. 6), leadership (niv. 4), méfiance (niv. 1)
‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Jeu 20 Avr - 8:18

traitre moustache moustache moustache moustache moustache moustache moustache moustache moustache
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Jeu 20 Avr - 14:00

tete a claque tete a claque
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Ven 19 Mai - 17:47

LE PLUS BEAU
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ANDRUSHA ykwim
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MessageSujet: Re: in the eye of a hurricane Ven 19 Mai - 18:22

arrête de m'appeler comme ça. déçue
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in the eye of a hurricane

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