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i am ruination (feydora)

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‹ MESSAGES : 1579
‹ AVATAR : emeraude toubia.
‹ CRÉDITS : lily bae, bb cha.
‹ COMPTES : éclairs, guérison, métal, vol, électricité, intelligence.

‹ AGE : vingt-six années destructrices, passées à agir dans l'ombre et à construire un monde d'ombres dont feyre est la reine. vingt-six années qui s'égrènent lentement, chacune apportant son lot d'horreurs.
‹ STATUT : coeur noirci par les déceptions, la belle sociopathe s'est attachée à plusieurs personnes avant de les détruire. le résumé même de l'histoire de sa vie.
‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ POUVOIR : reine des esprits, araignée aux multiples griffes invisibles, la cruelle est capable de tout et surtout du pire, puisqu'elle peut s'insérer dans l'esprit d'autrui et y faire tous les ravages imaginables.
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
‹ ADIUTOR : la belle avait été affectée à une divine blonde qu'elle avait modelé selon son bon désir. mais désormais chassée, exclue, bannie, feyre se sent bien seule, loin de celle qu'elle brûle de retrouver.
‹ POINTS : 1572

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MessageSujet: i am ruination (feydora) Sam 7 Juil - 16:11





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eladora & feyre


« Je connais un secret, Ela. » Elle minaudait, l’infâme orange. Encore une gamine, avec son petit corps maigre et sa longue chevelure d’ébène. Mais déjà un véritable démon, en son âme et conscience. Déjà le serpent qu’elle allait devenir plus tard. Toujours plus venimeuse, toujours plus mesquine, toujours plus dévoyée. Elle n’avait que douze ans, la terrible Mormont. Mais était déjà un véritable cauchemar, terrorisait ses camarades de classe et l’intégralité des habitants du petit village dans lequel la famille habitait. Ses dons s’étaient manifestés récemment, quelques mois auparavant. Et cela avait été comme une véritable révélation. Comme si, enfin, elle était complète. Feyre avait toujours su qu’elle était destinée à faire de grandes choses, à avoir un avenir glorieux et luxueux. Peut-être la seule chose qu’elle avait en commun avec son aînée. Elle s’était rêvée jaune, afin de pouvoir électrocuter ses dissidents. Rouge également, afin de toujours avoir chaud. Mais le don de l’esprit s’était imposé à elle comme une véritable évidence. D’une logique imparable. Accéder aux âmes des autres, les détruire, les malmener. Y lire tous leurs vilains secrets et les faire chanter grâce à tout cela. Elle jubilait, depuis. S’amusait à jouer de méchants tours à tout ceux qu’elle croisait. Bien entendu, son pouvoir était encore fluctuant. Et elle devait énormément se concentrer, à certains moments. Alors qu’à d’autres, pénétrer dans l’intimité d’autrui était d’une facilité déconcertante. « Je connais un des tiens, en fait. Mais il ne concerne pas que toi. » Sourire de hyène qui fendait son beau visage félin. Torturer Eladora était devenu une véritable passion, une occupation qui lui prenait tout son temps libre. Elle adorait fouiner dans son âme chatoyante, extirper ses pensées les plus sombres et s’en servir ensuite contre elle. La manipuler, lui faire croire qu’elle était un animal quelconque, la faire se ridiculiser devant ses amies. Malheureusement, Feyre n’était pas encore assez douée pour que l’illusion persiste plus de quelques minutes. « Brun, plusieurs centimètres de plus que toi, beau sourire. Complètement stupide mais c’est le genre que tu préfères, n’est-ce pas ? »
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‹ AVATAR : camila mendes.
‹ CRÉDITS : av/kane, gif/brandonstark.
‹ COMPTES : none.

‹ AGE : vingt-neuf années passées dans l'ombre de sa sœur cadette qu'elle déteste tant, si fort qu'elle aimerait la voir disparaître. vingt-neuf ans qui s'écoulent doucement, alimentant la vengeance inévitable.
‹ STATUT : libre comme l'air mais éprise d'un homme qui la débecte pourtant. ce paradoxe la tient éveillée toutes les nuits et lui ôte toujours un peu plus de sa raison, de jour en jour.
‹ SANG : mêlé, un nom et un statut qui la répugne, qui la ferait même vomir. il lui a tout volé : son prestige, son statut, ses rêves de perles et de soie, tout comme ses visions de tiares et de mariage heureux.
‹ POUVOIR : jaune, elle fait passer le courant à tous ceux qui osent s'interposer entre elle et son objectif.
‹ METIER : espionne, pour le compte de son maître et de son véritable roi : adonis griffith.
‹ ALLEGEANCE : le fils de thomas est le seul pouvant bénéficier du dévouement tout entier de la brune, infiniment reconnaissante envers le seigneur de la terre de s'être alliée avec elle dans sa quête de gloire et de destruction.
‹ ADIUTOR : bien qu'elle ne le soit plus, eladora fut de nombreuse années l'adiutor de kaz ravenscar, ayant tenu serment de le protéger envers et contre tout malgré elle.
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MessageSujet: Re: i am ruination (feydora) Lun 9 Juil - 15:14




hell hath no fury like a woman scorned


À chaque fois qu'elle posait les yeux sur elle, le même cheminement s'en suivait : un goût de bile au fond de la gorge, une montée de chaleur dans le creux du ventre, un mal de tête assommant, une vision brouillée par la colère et une bouche déformée par les insultes qui, avides de sortir, se cognait contre l'intérieur de ses lèvres roses. Feyre n'était pas sa sœur, Eladora le savait et s'entraînait à se persuader de cette vérité tous les jours. Feyre était un démon de l'ancien monde, un véritable monstre ayant vu le jour dans une famille damnée par sa naissance. Elle avait empoisonné tout son entourage et en premier lieu l'aînée de la fratrie, dont elle avait fait de sa vie un enfer. Autrefois une jolie jeune fille rêvant de perles et de soie, elle n'était à présent qu'une adolescente en mal de reconnaissance, le cœur rempli de fiel et au regard assombri. Elle qui avant se trouvait si belle ne pouvait à présent plus poser ses yeux sur un miroir, tellement la silhouette mince aux cheveux de charbon lui rappelait la ressemblance qui l'unissait à Feyre, furie infernale. La voilà qui minaude, qui sourit, qui fait la belle assise sur le bord du rocher. Même quand elle était loin du foyer, loin de l'agitation du village et près de la rivière, excentrée de tout et surtout de Feyre, Eladora ne pouvait se séparer de ce serpent qui parvenait toujours à la retrouver afin d'en faire son jouet. Même si les capacités de l'aînée s'étaient révélées bien plus tôt que sa sœur et qu'elles étaient mieux maîtrisées, Eladora savait qu'elle avait du mal à faire le poids face aux pouvoirs des Oranges, comme tous les autres Mêlés. Malgré toutes ses prières, ses vœux d'anniversaires et ses souhaits lancés aux étoiles filantes, Feyre ne s'était ni montrée Bleue ni Verte. Les Dieux lui avaient accordé le contrôle des esprits, ou la pire chose qu'une personne aussi perverse et méchante qu'elle aurait pu posséder. Ela haïssait les Dieux pour cela, et depuis quelques années, la brune ne les reconnaissait plus lors des cérémonies au Temple ou en jurant devant eux. Ils n'étaient que poussière, un mythe pour rassurer les Hommes, leur faire croire que tout irait bien, que le chemin était là, tracé pour eux. Mais Ela connaissait la vérité. S'ils existaient, jamais ils n'auraient fait courir le risque de doter Feyre d'une si grande disposition. Eladora referma son livre d'une main ferme, si fine et si délicate qu'on aurait eu du mal à se douter que des éclairs en furie pouvaient en jaillir, prêts à paralyser les membres, à brûler la chair et à stopper les battements d'un cœur. « Ferme-là, vipère. » Eladora se releva brutalement en s'approchant de Feyre. Elle avait trois ans de plus et quelques centimètres qui permettaient de la dominer d'une bonne tête. En réalité, la belle n'en menait pas large. Bien qu'elle puisse la prendre par les cheveux et lui en faire voir de toutes les couleurs d'un simple mouvement du poignet, les retombées seraient terribles. Feyre avait toujours été la préférée, la plus belle et la plus gentille. Seule Ela savait qui elle était vraiment. Si elle faisait revenir sa soeur écorchée à la maison, ses parents ne lui pardonneraient jamais. Le regard des autres et le monde ne lui pardonneront jamais. L'envoûtante Feyre, la jolie Feyre, l'horrible Feyre. « Quelle ironie, oser s'en moquer alors que toi-même tu n'as rien ». Eladora garda les bras le long du corps, les yeux rivés dans ceux de sa cadette, maîtrisant sa colère. « Comment pourras-tu aimer ? Éprouver de l'amour ? Et toi, qui pourra t'aimer ? Espèce de monstre, quand le monde ouvrira les yeux sur ce que tu es réellement, ils t'enfermeront derrière des barreaux et tu seras nourrie de ton désespoir ». Impulsivement et sans même se contrôler, Ela poussa d'un coup sec l'épaule de Feyre pour la faire reculer. « Tu n'es qu'un poison. Les gens y prennent peut-être goût à présent, mais je veillerai à ce que cela cesse. »


Dernière édition par Eladora Mormont le Mer 11 Juil - 14:09, édité 1 fois
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‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ POUVOIR : reine des esprits, araignée aux multiples griffes invisibles, la cruelle est capable de tout et surtout du pire, puisqu'elle peut s'insérer dans l'esprit d'autrui et y faire tous les ravages imaginables.
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
‹ ADIUTOR : la belle avait été affectée à une divine blonde qu'elle avait modelé selon son bon désir. mais désormais chassée, exclue, bannie, feyre se sent bien seule, loin de celle qu'elle brûle de retrouver.
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MessageSujet: Re: i am ruination (feydora) Mer 11 Juil - 14:00





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« Ferme-là, vipère. » Qu’elle était en colère, la précieuse aînée. Prête à exploser, à devenir un véritable volcan, à entrer dans une fureur noire et dévastatrice. La terrible Mormont savait comment faire sortir sa sœur de ses gonds. Et y prenait un plaisir malsain. Agacer Eladora, la rendre folle, la faire hurler, la faire pleurer. Son passe-temps à elle, sa façon de s’amuser. Parce qu’elle n’avait rien d’humain, la orange. Absolument rien. Elle ne ressentait ni joie, ni compassion, ni peine. N’était qu’une gamine aux habitudes exubérantes, à la folie dévastatrice. Elle se pavanait comme une reine au milieu d’une demeure de ruines, minaudait, trompait, volait. Rien ne l’arrêtait. Parce que le bien et le mal n’étaient que des concepts extrêmement flous, pour elle. Elle n’avait pas de limites, ne suivait que ses propres lois. Comment s’étonner, alors, qu’elle soit un monstre si parfaitement crée ? Eladora s’approchait de sa cadette, la haine au fond des yeux, la fureur au fond du cœur. Elle voulait la détruire, la tuer, la rayer de ce monde. Feyre le savait, sentait ces idées exhaler avec force de l’esprit de sa sœur. Mais elle s’en moquait. En riait même. Parce qu’elle savait qu’elle possédait l’ascendant. Qu’elle était plus forte, grâce aux pouvoirs diaboliques qui l’habitaient. Véritables dons du Malin à sa progéniture favorite. « Quelle ironie, oser s’en moquer alors que toi-même tu n’as rien. » Elle sautillait sur place, l’orange. Future reine des esprits, marionnettiste de talent. Elle tirait les fils de ses pairs pour les faire agir à sa guise, tel le tyran qu’elle était en réalité. Prêtresse d’un culte sacré mais refoulé, dont elle était la divinité principale. Feyre n’entendait pas la perfidie et la mesquinerie des propos d’Eladora. Elle évoluait dans son propre monde, invisible aux yeux de ceux qui n’y étaient pas initiés. Rien ne la touchait ou ne l’émouvait. Parfaitement imperméable au monde humain. « Comment pourrais-tu aimer ? Eprouver de l’amour ? Et toi, qui pourrait t’aimer ? Espèce de monstre, quand le monde ouvrira les yeux sur ce que tu es réellement, ils t’enfermeront derrière des barreaux et tu seras nourrie de ton désespoir. » Et elle se mit à glousser. Irrésistiblement. Exhumant sa folie dans toute sa grandeur, dans toute son incontrôlable ampleur. Eladora était jalouse, Feyre en était persuadée. Jalouse de voir son haïe petite sœur être plus forte, plus ambitieuse. Parce qu’une seule des deux Mormont pourrait accomplir son rêve de gloire et de richesse. Ce rêve que toutes deux chérissaient tellement. Aucune ne voulait laisser sa place à l’autre. Un combat à mort. Un combat atroce qui laisserait la perdante à jamais brisée. « Tu n’es qu’un poison. Les gens y prennent peut-être goût à présent, mais je veillerai à ce que cela cesse. » Elle ne maîtrisait pas encore pleinement ses pouvoirs, la gamine. Alors, lorsque l’aînée belliqueuse la poussa brutalement, Feyre ne pût rien faire pour l’en empêcher. Elle s’écrasa à terre dans un bruit sourd. La poussière voletant tout autour d’elle. Rictus mesquin qui étira son visage félin. Grimace qui ne devait jamais la quitter alors qu’elle s’apprêtait à commettre un méfait. « Tu n’aurais pas dû faire ça, Ela. » Elle se releva, ses yeux aussi noirs que la nuit dardés sur la grande Némésis de son existence cauchemardesque. « Tu vas le payer cher. Parce que je vais devenir une reine, moi. Alors que toi, tu ne seras jamais qu’une pauvre petite chose. Tu resteras dans ta misère. Je crois que sur prophète également, alors tu devrais faire attention à ce que je dis. » Elle épousseta sa robe de couleur vive, passa les mains dans sa crinière sombre et s’approcha de son aînée. Ses serres invisibles s’étaient plantées dans l’esprit d’Eladora. L’empêchant de bouger. Aussi parfaitement immobile qu’une statue de marbre. « Tu ne peux rien contre moi, je suis trop forte. Et mon pouvoir ne va faire que grandir. C’est maman qui l’a dit. » Elle n’avait plus rien d’une enfant, à présent. Feyre embrassait son destin. Devenait tempêtes, fléaux et cauchemars. Tout ce que le monde avait toujours craint et détesté. Le plus grand monstre de l’histoire d’Aksana. Et elle le faisait avec un plaisir qu’elle ne cherchait même pas à dissimuler. « Un jour, tu plieras le genou devant moi. Vous le ferez tous. Parce que je te prendrais tout ce que tu auras, ma chère sœur. Absolument tout. » Elle continuait de s’approcher, toujours un peu plus, de sa démarche languissante. « Je forcerais les gens à m’aimer, à m’aduler, à me servir. Parce que j’en aurais les capacités. J’ai déjà commencé avec maman et je ne compte pas m’arrêter là. Quant à me mettre derrière les barreaux … Je ne suis pas certaine qu’ils y parviennent. Qui que ce soit ce ils. Je suis trop forte, trop puissante, pour cela. J’imposerais au monde ma volonté. A toi y compris. » Ses petites mains agiles se déplacèrent sur la peau parfaite d’Eladora, de cette sœur qu’elle avait adoré durant ses premières années de jeunesse. Et puis, l’humanité avait quitté son corps de gamine. Elle n’avait plus eu que du mépris pour son aînée. « Enfin, je parlais donc de ce petit secret. Tu sais toi embrassant le petit voisin dans la paille, derrière la maison. C’est vraiment minable. Moi qui croyait que tu voulais devenir reine, ce type là n’est certainement pas un prince. »
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‹ STATUT : libre comme l'air mais éprise d'un homme qui la débecte pourtant. ce paradoxe la tient éveillée toutes les nuits et lui ôte toujours un peu plus de sa raison, de jour en jour.
‹ SANG : mêlé, un nom et un statut qui la répugne, qui la ferait même vomir. il lui a tout volé : son prestige, son statut, ses rêves de perles et de soie, tout comme ses visions de tiares et de mariage heureux.
‹ POUVOIR : jaune, elle fait passer le courant à tous ceux qui osent s'interposer entre elle et son objectif.
‹ METIER : espionne, pour le compte de son maître et de son véritable roi : adonis griffith.
‹ ALLEGEANCE : le fils de thomas est le seul pouvant bénéficier du dévouement tout entier de la brune, infiniment reconnaissante envers le seigneur de la terre de s'être alliée avec elle dans sa quête de gloire et de destruction.
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MessageSujet: Re: i am ruination (feydora) Ven 10 Aoû - 21:35




hell hath no fury like a woman scorned


Un rire méchant déforma le beau visage de Feyre alors que les paroles de son aînée parvenaient à ses oreilles. Une lueur démente alluma son regard et Ela, d'instinct, recula d'un pas. À cet instant, le poids du vieux monde sembla se déposer sur ses épaules avec un bruit sourd. Les pulsassions de sa jolie montre en argent décorant son poignet blanc semblèrent ralentir soudainement, le vent se fit plus calme et l'herbe à ses pieds cessa de frémir. Les dents ivoires de sa soeur brillaient dans la lumière de cette fin d'après-midi maussade, ornant un rictus dénué de chaleur, comme si ses lèvres roses d'enfant n'avaient jamais pu exprimer une joie franche et ne le pourraient sûrement jamais. Un halo doré émanait du haut de sa tête, entourant ses cheveux noirs d'une auréole douce et diffuse. Si ses yeux et son sourire n'exprimaient pas autant de folie, on aurait pu la confondre avec un de ces anges qui ornaient les manuscrits de l'ancien temps. Alors que le soleil bas faisait danser dans ses yeux aussi noirs qu'un puits sans fond des lueurs minuscules comme autant d'étoiles dans le ciel, Eladora pris peur. Elle ressentit soudain une envie urgente de se recroqueviller sur elle-même et de baisser les yeux vers le sol pour échapper au regard dense de sa cadette. Sa lèvre inférieure se mit à trembler alors que, comme dans un rêve flou, Feyre se mouva doucement vers l'aînée, avec l'attitude et l'équilibre d'un chat approchant de la minuscule souris qu'était sa proie. « Maintenant ou jamais ». Eladora lutta contre l'envie d'éclater en sanglots. Si elle avait toujours voulu refuser de se laisser marcher sur les pieds par sa soeur, il lui prenait souvent l'envie de capituler, baisser la tête et se soumettre à toutes les immondices que Feyre voulait bien lui faire faire. Aucune ne pouvait vivre pleinement tant que l'autre respirait encore. Un combat de gladiateurs qui avait usé Eladora tout le long de sa courte vie. Mais c'était ainsi ; c'était de cette façon que les deux jeunes femmes allaient devoir lutter toute leur existence, jusqu'à ce que l'une d'entre elles capitule devant l'autre. Et malgré sa volonté de baisser les armes, une fureur plus puissante encore animait le coeur de Ela, comme un instinct de survie qui se manifestait dans les moments les plus critiques. Comme une sonnette d'alarme, qui refusait de plier sous la pression du ciel au-dessus de sa jolie tête brune. Ela se raccrocha désespérément à ce sentiment, presque animal. « Maintenant ou jamais ». Alors que le temps semblait revenir à la normale, que la lueur angélique derrière le crâne de Feyre s'évanouit, que ses cheveux cessèrent de flotter sur ses épaules pour retomber devant ses yeux et que la montre en argent repris son tic-tac habituel, Eladora fronça les sourcils d'un air déterminé. « Et après moi, le déluge ». Elle s'approcha plus vite que sa soeur et lui assena un violent coup sur son épaule, ce qui fit rouler la cadette dans le sable, soulevant un ramassis de poussière alors que sa frêle silhouette heurta le sol. D'abord, choquée et abasourdie, comme si elle n'en revenait pas qu'Ela ait pu lever la main sur elle, ses yeux s'assombrirent en quelques secondes et elle posa des yeux glacés comme la nuit noire sur sa soeur. « Tu n'aurais pas dû faire ça, Ela. Tu vas le payer cher. Parce que je vais devenir une reine, moi. Alors que toi, tu ne seras jamais qu'une pauvre petite chose. Tu resteras dans ta misère. Je crois que sur prophète également, alors tu devrais faire attention à ce que je dis. » Feyre se releva en titubant et épousseta sa jolie robe, comme le réflexe le plus naturel qui soit. Ce détail mis la puce à l'oreille d'Ela ; ce genre de détails qui, dans le feu et la cendre, vous marque d'un coup, alors que la tempête se déchaîne autour de vous. Avec autant de précaution qu'un chirurgien, Ela sentit les doigts transparents de sa soeur se glisser dans son esprit et l'enserrer d'une main de fer avec une rapidité étonnante. Le corps de Ela se raidit et elle comprit qu'à ce moment, elle n'était plus que le pantin de Feyre, sa marionnette, soumise à toutes ses volontés. « Tu ne peux rien contre moi, je suis trop forte. Et mon pouvoir ne va faire que grandir. C'est maman qui l'a dit. » Eladora, toujours au contrôle de ses émotions, s'efforça de lui envoyer un regard courroucé, comme si elle voulait réprimander sa cadette. « Maman par-ci, Maman par-là ». Leur mère pouvait lui faire avaler ce qu'elle voulait, des sottises sans nom comme des vérités atroces. Eladora eu la désagréable impression que cette fois-ci, la deuxième option était la plus juste. S'approchant, ne cachant pas le malin plaisir qu'elle éprouvait à user de son pouvoir sur sa soeur, une lumière démente s'alluma dans ses beaux yeux. Eladora tomba à genoux dans la terre, impuissante, tandis que sa cadette se rapprochait toujours plus. « Un jour, tu plieras le genou devant moi. Vous le ferez tous. Parce que je te prendrais tout ce que tu auras, ma chère soeur. Absolument tout. » Une pression sembla s'exercer un peu plus fort sur ses épaules, forçant Eladora à enfoncer ses petites jambes plus fort sur le sol et à courber l'échine. « Je forcerais les gens à m'aimer, à m'aduler, à me servir. Parce que j'en aurais les capacités. J'ai déjà commencé avec maman et je ne compte pas m'arrêter là. Quant à me mettre derrière les barreaux ... Je ne suis pas certaine qu'ils y parviennent. Qui que ce soit ce ils. Je suis trop forte, trop puissante, pour cela. J'imposerais au monde ma volonté. A toi y compris. » Les petites mains de l'enfant se posèrent doucement sur les joues rougies de l'aînée. À ce contact, Eladora eu un mouvement de recul imperceptible, toujours sous les rennes de Feyre. Le vide se lisait dans ses yeux, un puits insondable, encore plus sombre qu'une nuit sans étoile. Le néant. Le plus terrifiant, Eladora réalisa, était que la gamine portait dans ses paroles une part de vérité. Déjà à son âge, elle faisait preuve d'une réelle cruauté et d'une ambition qui dépassait les limites de l'entendement. Les deux soeurs avaient toujours voulu viser plus haut que leur situation sociale, afin de s'élever à chaque fois un peu plus, mais l'admiration, la validation et l'opulence avaient vite tourné à l'obsession pour Feyre. Du haut de ses treize ans, elle pensait mériter le monde et contrôler sa vie et celle des autres. Enfin, pas tout à fait. Tremblante sous la main de sa soeur, Eladora sentit son emprise se relâcher doucement, mais sûrement. Dangereuse, mais seulement pour un temps, la petite brune. Bien que l'aînée sentait ses serres invisibles se raccrocher désespérément à son esprit, le petit âge et l'absence de maîtrise de Feyre la limitait dans la durée. Si elle s'en rendait compte, elle ne le laissait en tout cas rien paraître. Elle continua sa diatribe. « Enfin, je parlais donc de ce petit secret. Tu sais toi embrassant le petit voisin dans la paille, derrière la maison. C'est vraiment minable. Moi qui croyait que tu voulais devenir reine, ce type là n'est certainement pas un prince. » Elle sourit à sa grande soeur, presque fière d'elle. Eladora sauta sur l'occasion. Dans un dernier mouvement de résistance fragile, elle repoussa les longs filets de Feyre, réduits à présent à de petits filaments. D'un geste brutal, alors qu'elle était encore agenouillée devant sa soeur, elle attrapa la petite cheville blanche plantée dans le sol et la tira d'un coup sec, en lâchant un cri de rage. Dans un pur mouvement de réflexe, Feyre, les mains toujours posées sur les joues de Ela, s'agrippa à la chevelure de sa soeur alors qu'elle sentit ses jambes se dérober sous elle. « Lâche moi, espèce de sale garce ! » Alors qu'elle tombait de nouveau dans la poussière, Feyre laissa échapper un petit cri. Plaintif ? Peureux ? Étonné ? Eladora ne le saura jamais, tandis qu'elle empoignait le poignet de sa soeur et la força à desserrer sa prise autour de sa mèche brune qu'elle tenait fermement dans son petit poing. Alors que Feyre céda à la pression de son aînée, celle-ci lui agrippa les épaules et y planta ses ongles, la forçant à rester cloué au sol. Sa grande taille et ses années de plus lui donnaient l'avantage de la force physique. Eladora passa ses jambes par dessus le petit corps qui se débattait comme une furie et s'installa à califourchon sur Feyre, lui écrasant la main gauche avec sa chaussure pour l'empêcher de gesticuler. « Arrête ça ! » Eladora hurla. La partie tout à fait rationnelle de son cerveau s'était fait la malle et la sonnette d'alarme qui avait pris le pas un peu plus tôt la contrôlait entièrement à présent, un peu comme à la manière de sa soeur. Sauf qu'Ela était décidée à se soumettre à cette force de la Nature pour cette fois. La petite Feyre se débattait comme un beau diable, lançant des pieds et des mains pour se dégager. Eladora lui empoigna le col et la secoua sans ménagement, faisant rebondir sa tête brune sur la terre souple sous sa nuque. « Je te déteste ! JE TE DETESTE, JE TE HAIS ! » Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues échauffées. Dans un mouvement brutal et non anticipé, Feyre baissa la tête et mordit le pouce de sa soeur, toujours agrippé à sa robe. La morsure fut si forte qu'Eladora hurla de douleur en ôtant ses deux mains et les serrant contre son torse. Devant le regard amusé de Feyre et son rire clair, Eladora vit rouge. Elle sentit un liquide chaud et moite couler le long de sa paume. La peste l'avait mordue jusqu'au sang. Sans réfléchir, Eladora empoigna le cou de sa cadette et fit un mouvement d'épaule. Le corps menu en dessous d'elle fut secoué de soubresauts alors que des filaments clairs et statiques roulaient entre les doigts de la grande, jaunes comme le soleil et brûlants comme le feu. L'attaque ne dura qu'une seconde. Eladora retira ses doigts, haletante, pour observer avec une horreur mêlée de satisfaction les marques rougeâtres laissées par les éclairs sur la peau d'albâtre de Feyre, inerte.
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i am ruination (feydora)

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