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home's not a place — you are home (evel)

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green
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green
‹ MESSAGES : 45
‹ AVATAR : priyanka (superbe) chopra
‹ CRÉDITS : DΛNDELION
‹ COMPTES : k. fairhorn, a. cadogan

‹ AGE : trente-deux années à redéfinir le visage du monde, trente-deux années à tenter désespérément de rééquilibrer les forces.
‹ STATUT : météore qui n'est jamais restée, météore qui refuse de s'attacher. elle ne s'est éprise qu'une seule fois, izel, et il est parti.
‹ SANG : mêlée, hybride sans valeur qui préfère se voir comme le meilleur des deux mondes. il n'en est rien, et elle en est parfaitement consciente. elle n'est rien, la plèbe de la plèbe, une erreur de la nature, une aberration, qui n'appartient vraiment à aucun univers.
‹ POUVOIR : verte, émeraude parmi le charbon, elle n'a son esprit affuté comme seule arme. intelligence au-delà des mortels, mémoire exceptionnelle. les pensées dansent dans son esprit comme des étoiles filantes, et sa psyché, protégée des desseins des hommes.
‹ METIER : ingénieure qui conçoit sans relâche, machines et dispositifs qui prennent vie entre ses mains, organismes qu'elle se plaît à façonner. voleuse pour les sparrows, oiseaux moqueurs et discrets. elle s'en fout, au fond, c'est juste sa manière de participer.
‹ ALLEGEANCE : sparrows et ligue
‹ ADIUTOR : ilyria la blonde comme maître, mais la brise s'est envolée, le lien brisé, la liberté retrouvée.
‹ POINTS : 366

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MessageSujet: home's not a place — you are home (evel) Dim 1 Juil - 19:32

home's not a place — you are home
Elle a une flasque d'argent dans la main, les yeux plissés contre le soleil qui lui brûle les yeux - et elle rit intérieurement contre la cruelle ironie. Si longtemps qu'elle n'était pas allée à Desurtiond. Elle qui avait grandi sous le feu de l'astre solaire dans le cœur du désert ne savait plus supporter les rayons du zénith. C'était d'une ironie qu'elle savait apprécier, et c'était triste. Sa maison lui manquait. Sa famille - ses sœurs - aussi. Dispersées dans l'ensemble du tas de cendres qu'était devenu l'empire. Telles des cerfs-volants emportés par des brises contraires.
Chacune contrainte de mener sa barque comme elle le pouvait.
Et l'absence qui pesait.
Celle d'Elza, surtout. Elle était l'aînée, et elle n'avait pas su protéger sa cadette. Pas plus qu'elle n'avait su veiller sur Evie et Isis.
C'était difficile, les relations humaines. Plus que les automates, plus que les machines.
Elle plisse les yeux, laisse l'éclat du soleil hivernal danser sur sa rétine comme un spectre coloré, et s'essuie les mains pleines d'huile de moteur sur le pantalon, sans la moindre considération pour le vêtement. Elle frissonne dans sa veste un peu trop légère, maintenant qu'elle est loin de la chaleur de son atelier, et se frotte distraitement les bras pour se réchauffer.
Elle devrait être habituée, pourtant. Les hivers d'Aeristin dépassaient tout son entendement, en termes de froid. Ce n'était là qu'un février des plus classiques, et elle n'avait pas à s'en plaindre. Alors elle débouche sa flasque des dents, et en boit juste un peu trop - juste un peu plus que le nécessaire. Elle ne peut que se souvenir qu'elle n'a plus les bras chauds pour tenir éloigné le froid, qu'elle n'a plus les longues nuitées à la ferme, dans la chaleur humaine, près des braises d'un foyer.
Ses sœurs lui manquent.
Sa famille lui manque.
Le poids des erreurs et des souvenirs est trop à porter pour elle seule, et elle le sait. Elle voudrait partager le poids, prendre celui qui repose sur ses sœurs.
Et lorsqu'elle apparaît soudain, dans le froid de février, elle croit à un mirage. Une illusion. Delirium tremens un peu trop beau, et un peu trop réel, parce qu'elle a déjà trop bu.
Le prototype qu'elle avait à la main s'écrase au sol dans un fracas qu'elle n'entend même pas. Elle court déjà, la gamine du désert, ne voit plus ces membres de la Ligue qu'elle vient à peine de rejoindre, ne voit que ces cheveux dorés qui dansent, comme ils l'ont fait si longtemps, dans cette ferme à Desurtiond.
Et elle franchit mètre après mètre, le souffle court, les poumons brûlants, le sol qui tangue sous les pieds, et elle s'écrase presque sur sa cousine, la serre contre elle à lui en broyer les côtes. 'Ev, j'arrive pas à y croire. Tu m'as manqué, princesse.' Elle ne s'écarte qu'un peu, à peine, désigne les environs. 'Qu'est-ce que tu fiches avec la Ligue? Ca fait longtemps que tu bosses pour eux?'
Puis elle le voit dans les yeux clairs de sa jeune cousine.
L'un des rares êtres en qui elle a toujours su lire.
L'un des seuls êtres à ne pas être un livre obscur pour elle.
Elle voit la peine danser dans les iris.
Elle plisse les yeux, contemple le visage si familier. 'Qu'est-ce qu'il se passe, Ev? Où est Isis?'


   

   
☆☆☆ Beerus
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‹ AVATAR : amber heard.
‹ CRÉDITS : dandelion, tumblr.
‹ COMPTES : éclairs, esprit, guérison, métal, vol, électricité.

‹ AGE : vingt-huit ans qu'elle erre sur cette terre, oscillant perpétuellement entre bonheur fugace et désespoir profond.
‹ STATUT : brisée par la nouvelle froideur de celui qui, malgré tout, continue à faire palpiter son coeur. la laissant seule, en arrière. blessée et inconsolable. faible petite chose. exactement ce qu'il lui reprochait d'être.
‹ SANG : mêlé, sans en ressentir aucune honte ou aucune gêne. parce qu'evie a grandi dans le plus grand des bonheurs, dans une joie parfaite. elle ne ressent ni haine, ni rancune, envers ceux qui ne sont pas de sa race.
‹ POUVOIR : verte, intelligence sur-développée, malice extrême, apogée de la ruse. tous les problèmes trouvent des solutions dans l'esprit éclairé de l'impétueuse.
‹ METIER : ministre de la santé au sein de la ligue, depuis plusieurs mois déjà. parce qu'elle a toujours eu à coeur la santé de ses compatriotes, parce que l'anatomie humaine n'a plus aucun secrets pour elle.
‹ ALLEGEANCE : la ligue qu'elle a rejoint depuis quelques temps, désormais. parce que la lennsher a besoin de croire en quelque chose. en une possibilité de paix, d'égalité et de fraternité.
‹ ADIUTOR : drew kayrin, l'amie, la complice, le pilier. celle qu'elle a dû quitter, pour la protéger. elle a tourné les talons, sans un regard en arrière. mais le coeur brisé à tout jamais.
‹ POINTS : 1258

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MessageSujet: Re: home's not a place — you are home (evel) Mer 4 Juil - 18:53



Le cœur lourd, la peine au fond des yeux, les intestins vrillés par la douleur. Et elle continuait d’avancer. Inlassablement. Ne regardait pas le monde merveilleux qui se déroulait autour d’elle. Les petits bonheurs du quotidien, les rires partagés. Devenue aveugle, uniquement concentrée sur ses propres tourments, ses propres démons. Elle avait l’impression de pouvoir sentir son palpitant se briser à chaque respiration. Comme une âme en peine, la Lennsher avait quitté les alentours de Launondie. Pour le seul endroit où elle se sentait encore un peu chez elle. Parce que Desurtiond, demeure familiale, était une oasis de bonheur. Et qu’elle n’avait pas le courage d’y emmener toutes ces ombres qui ne cessaient de la suivre. Parce qu’elle avait honte, finalement. Honte d’elle-même. Honte de s’être fait prendre au piège alors qu’elle connaissait pourtant les risques des aventures amoureuses. Elle avait voulu y croire. Une fois de plus. Et s’était trompée. Encore. Incessante mais lassante répétition d’un cercle vicieux duquel elle ne parvenait pas à s’extraire. Comme une terrible malédiction qui s’était abattue sur ses frêles épaules. Enfin, le quartier général de Ligue apparût devant ses yeux. Comme un soulagement qui se propagea dans ses veines. Et puis, une silhouette qu’elle connaissait par cœur se dessina dans son champ de vision. Peau brune, cheveux corbeaux, yeux pétillants. L’autre moitié d’elle-même. Cette cousine qui était plus une sœur, en réalité. Avec qui elle avait grandi. Partagé ses moindres secrets et inquiétudes. Izel et Evie. Une histoire sans fin, une véritable communion des âmes. Deux corps mais une seule personne. Celle qui la comprenait le mieux, en ce bas-monde. Qui connaissait ses forces et ses faiblesses. Mais qui, plus que tout, ne tenterait jamais de lui nuire. Alliée éternelle, amitié allant au-delà des limites humaines. « Ev, j’arrive pas à y croire ! » Bulle de joie qui éclata entre elles, les entourant d’un halo doré. C’était à cela que ressemblait le bonheur. Et d’autant plus alors que les bras de l’adorée se refermait autour du corps frêle de la blonde. Physiquement, les deux vertes n’auraient pas pu être plus différentes. L’une grande et brune, l’autre petite et blonde. Et pourtant, elle partageait des traits communs. Surtout au niveau de leur caractère de feu et de leur recours perpétuel à leur intelligence extrêmement développée. Elles s’étaient comprises dès leur première rencontre. S’étaient aimées dès le premier coup d’œil. Et s’étaient jurées un amour éternel à la première parole échangée. « Tu m’as manqué, princesse. » Elle aussi. Au-delà du dicible. Du compréhensible. De l’imaginable. Chaque seconde sans elle était une véritable torture. Enfin, elle se sentait à nouveau complète. Et le chagrin commençait à refluer. Mais restait tout de même encore présent. Aiguille empoisonnée qui distillait son venin en plein milieu de son âme autrefois chatoyante. Désormais calcinée, parsemée de ténèbres malfaisantes. « Qu’est-ce que tu fiches avec la Ligue ? Ça fait longtemps que tu bosses pour eux ? » Depuis quand n’avait-elle pas retrouvé Izel ? Probablement des mois. Le temps lui échappait, à Evie. Glissait entre ses doigts. Elle avait l’impression que les jours s’égrenaient à une allure folle et qu’elle passait son temps à survivre qu’à véritablement vivre. Et profiter. Leurs problèmes étaient si nombreux que l’intrépide panthère blonde n’avait pas eût le temps d’informer la sylphide de ses nouveaux engagements politiques. Pour la paix. La liberté. La fin de ces guerres intestines qui ne profitaient qu’aux sphères les plus hautes d’Aksana. « Qu’est-ce qui se passe, Ev ? Où est Isis ? » Pas un seul instant, elle n’essaya de se libérer de l’étreinte doucereuse de sa cousine. Elle avait besoin de la sentir contre elle pour accepter le fait qu’elle soit bien réelle, qu’elle soit bien là, auprès d’elle. Parce qu’elle avait besoin d’Izel. Maintenant peut-être plus que jamais. « Tu m’as manqué aussi. Tous les jours. Tout le temps. Mais tu sais comme est la vie … Compliquée. » De trop nombreuses entraves s’étaient mises entre elles. Des entraves qui les avaient empêchées de se retrouver. Des entraves qui, elles aussi, avaient contribué à lui briser le cœur. « Tout va bien pour Isis, elle est auprès de Braelyn. Et Elza ? » L’habitude des deux aînées de toujours prendre des nouvelles des cadettes afin de s’intéresser à elles-mêmes. Protectrices de toujours qui s’étaient fait un véritable devoir sacré de veiller sur les autres. « Ça fait un moment que je suis avec eux, oui. Mais je suppose que l’on s’est croisées à quelques jours près, sans jamais se voir. Comme à notre habitude, pas vrai ? » Parce que la Ligue était devenue le foyer d’Evie lorsqu’elle n’avait plus rien, ni personne. Comme une deuxième famille avec qui elle pouvait allègrement partager ses idéaux. L’organisation lui avait offert un but, un toit, une maison, alors qu’elle n’avait plus rien. Lui avait permis de relever la tête alors que le monde entier semblait s’entêter à la mettre à genoux. « J’ai le cœur brisé. Un idiot brun de qui je suis tombée amoureuse. Et toi ? »
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‹ SANG : mêlée, hybride sans valeur qui préfère se voir comme le meilleur des deux mondes. il n'en est rien, et elle en est parfaitement consciente. elle n'est rien, la plèbe de la plèbe, une erreur de la nature, une aberration, qui n'appartient vraiment à aucun univers.
‹ POUVOIR : verte, émeraude parmi le charbon, elle n'a son esprit affuté comme seule arme. intelligence au-delà des mortels, mémoire exceptionnelle. les pensées dansent dans son esprit comme des étoiles filantes, et sa psyché, protégée des desseins des hommes.
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MessageSujet: Re: home's not a place — you are home (evel) Ven 27 Juil - 13:49

Cheveux dorés contre cheveux d'ébène, peau laiteuse contre peau caramel, yeux clairs contre yeux sombres, soleil contre nuit. Comment seulement soupçonner qu'elles aient pu grandir ensemble? Comment seulement imaginer que, pour Evie, elle mettrait le monde à feu et à sang? Son amie, sa cousine, sa soeur. Deux faces d'une même pièce, deux visages pour un esprit similaire. Evie, qui était la seule qui pourrait jamais véritablement la comprendre - la seule capable d'imaginer le tourbillon de pensées qui déchiraient son esprit. La rapidité fulgurante de la réflexion, la connaissance qui étouffait le reste. Elza même ne saurait jamais la comprendre pleinement, incapable qu'elle était de véritablement appréhender le génie dont elle avait été frappée. Elza ne serait jamais en mesure de la comprendre véritablement, comme elle-même ne serait jamais en mesure de véritablement comprendre sa propre soeur. Et pourtant, elle comprenait Evie, leurs esprits trop rapides, trop performants. Deux faces d'une même pièce, la lumineuse et l'obscure, liées par les promesses des leurs et les bracelets émeraudes qui emprisonnaient leurs poignets.
Evie, sa soeur, sa lumière. Evie, l'une des rares qu'elle avait laissés pénétrer son cœur, et dont l'absence avait été si cruelle. Elle se moquait de tant de choses, n'accordait d'importance qu'à de trop peu nombreux êtres - mais ceux qu'elle aimait devenaient essentiels. Comme l'un de ces automates qu'elle fabriquait, elle était incapable de fonctionner sans eux, sa pièce manquante, son moteur. Depuis combien de temps avait-elle été seule? Tant d'inconnus qui avaient croisé son chemin, tant d'inconnus dont elle se rappelait avec une intense clarté, aucun avec qui elle n'avait accepté de marcher. Sauf un, qui était parti. Si seule, depuis si longtemps. Si longtemps qu'elle avait pas fonctionné vraiment. Que n'aurait-elle donné pour retourner à ces années innocentes à la ferme, à Desurtiond? Mais elle qui savait tant de choses avait compris il y a si longtemps qu'il n'est pas être ou machine capable de faire plier les lois du temps.
« Tu m’as manqué aussi. Tous les jours. Tout le temps. Mais tu sais comme est la vie … Compliquée. » La voix de sa cousine comme un baume sur son cœur, chacun de ses sons comme une mélodie qu'elle connaîtrait par cœur. Compliquée. C'était le mot. Compliquée. La vie comme seul problème qu'elle n'avait pas élucidé, comme seule énigme sur laquelle elle se cassait encore la tête. Seul problème qui n'avait pas - et n'aurait probablement jamais - de solution.
Tout va bien pour Isis, elle est auprès de Braelyn. Et Elza ? » Elza. La douleur lui vrille le cœur, alors même que le soulagement l'envahit en apprenant que sa cousine est en sécurité. Mais Elza est le poignard dans son coeur, depuis leur tragique dernière rencontre. Des heures à retourner ses propres paroles dans sa tête, des heures à s'interroger sur la manière dont les choses auraient pu se dérouler, si elle les avait gérées différemment. Des heures à essayer de comprendre. 'Je n'ai pas eu de nouvelles depuis longtemps. On a... Mes mots ont dépassé ma pensée. Elle était avec la reine, aux dernières nouvelles, mais avec Pollux...' Pour elle, qui se complaisait dans l'idée de tout savoir, l'incertitude était le pire des fléaux. Ignorer. Si ça sœur était sauve. Si elle était en vie. Où elle se trouvait. Elle avait échoué. N'avait pas veillé sur sa soeur comme elle aurait dû le faire.
« Ça fait un moment que je suis avec eux, oui. Mais je suppose que l’on s’est croisées à quelques jours près, sans jamais se voir. Comme à notre habitude, pas vrai ? » Se rater, éternellement. Depuis combien de temps n'avaient-elles pas été toutes les quatre réunies, ensemble? Aucune machine du monde n'était en mesure de combler le vide, en leur absence à tous. Aucune bouteille d'aucun alcool ne saurait lui faire oublier à quel point elle était seule et déroutée, sans elles toutes. 'Tu te souviens? Lorsque nous étions plus jeunes et libres. J'ai oublié comment c'était avant que le monde tombe à nos pieds. Ce n'est pas un secret qu'il ne nous reste à toutes les deux que peu de temps.' Avant la séparation. Inévitable. Statistiques formelles, logique imparable. Elles seraient bientôt renvoyées ailleurs, séparées de nouveau.
C'était peut-être leur malédiction, à toutes les deux. Trop savoir, aimer peut-être un peu trop fort, condamnées à rester éternellement seules. « J’ai le cœur brisé. Un idiot brun de qui je suis tombée amoureuse. Et toi ? » Les mots d'Evie la frappent sans délicatesse, et elle serre sa cousine un peu plus fort contre elle, caresse les cheveux blonds dans une tentative d'apaisement. Elle ne sait pas comment se comporter avec les autres, Izel, ne sait pas consoler. C'était difficile, les sentiments humains - et elle regrettait de ne pouvoir réparer Evie d'un coup de clé à molette. Mais Evie et elle étaient identiques. Forgées dans un même moule. Elle ferme les yeux, revoit l'éclat furieux dans ses iris à lui. L'écho de ses mots. « Je ne pourrai jamais être celui que tu veux, tout simplement car j’ai juré de ne m’attacher à personne. » Des mois après, c'était toujours aussi douloureux, plaie ouverte, plaie béante, jamais vraiment cicatrisée. Alors elle lâche un petit rire sans joie. 'J'ai le coeur brisé. Un idiot blond dont je suis tombée amoureuse. Enfin jcrois. Jamais trop su comment ça marche, ces conneries.' Euphémisme du siècle, pour celle qui n'avait jamais su, au fond. 'Je suis désolée, Ev. Personnellement... On dit que le temps est censé guérir, mais j'ai pas des masses guéri. Est-ce que tu veux en parler?'
Elle, elle ne tenait pas à en parler du tout. Sentiments comme des petites créatures étranges qu'elle ne savait pas gérer. Mais pour Evie, elle était prête à essayer. Pour Evie.
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‹ AGE : vingt-huit ans qu'elle erre sur cette terre, oscillant perpétuellement entre bonheur fugace et désespoir profond.
‹ STATUT : brisée par la nouvelle froideur de celui qui, malgré tout, continue à faire palpiter son coeur. la laissant seule, en arrière. blessée et inconsolable. faible petite chose. exactement ce qu'il lui reprochait d'être.
‹ SANG : mêlé, sans en ressentir aucune honte ou aucune gêne. parce qu'evie a grandi dans le plus grand des bonheurs, dans une joie parfaite. elle ne ressent ni haine, ni rancune, envers ceux qui ne sont pas de sa race.
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MessageSujet: Re: home's not a place — you are home (evel) Dim 12 Aoû - 14:37



« Je n'ai pas eu de nouvelles de puis longtemps. On a … Mes mots ont dépassé ma pensée. Elle était avec la reine, aux dernières nouvelles, mais avec Pollux ... » La sylphide blonde sentait toute la douleur qui émanait de sa jumelle d'âme, à l'énoncé de ces quelques mots. Elle comprenait, probablement mieux que quiconque. Parce qu'elles étaient les mêmes, les deux cousines Lennsher. Au-delà de leurs différences physiques. Une âme pour deux corps, c'était aussi simple que cela. Elles n'avaient pas réellement besoin de parler. Se comprenait d'un seul coup d'oeil, d'un seul soupir, d'un seul geste. C'était merveilleux, évidemment. A condition d'accepter de ne jamais avoir de secrets pour l'autre. « Tu te souviens ? Lorsque nous étions plus jeunes et libres. J'ai oublié comment c'était avant que le monde tombe à nos pieds. Ce n'est pas un secret qu'il ne nous reste à toutes les deux que peu de temps. » Elle sentit une larme traîtresse déborder de ses yeux de jade, rouler sur sa peau de porcelaine. Les paroles d'Izel était terriblement vraies. Porteuses de vérités qui ne pouvaient être niées, même avec la meilleure volonté du monde. Ca l'atteignait en plein cœur, Evie. Directement dans cette plaie ouverte qu'était son palpitant. L'impétueuse était si fatiguée, comme harassée par cette vie qui n'était pas conforme à ce qu'elle avait imaginé. A ce qu'elle avait rêvé. Parce qu'elle s'était crée un univers fantasmagorique, durant son enfance à Desurtiond. Avait crée un monde peuplé de valeureux princes charmants et de demoiselles au grand cœur. Un univers de paix, d'amour et de rires. Que de chimères. Que de chimères douloureuses qui, tous les jours, la faisaient souffrir. C'était difficile, de renoncer à des rêves qu'elle avait chéri depuis si longtemps. Des rêves d'amour, de paix et d'une utopie parfaite. Mais elle avait vu la violence et la brutalité d'Aksana. De plus, elle avait le cœur brisé. Rien ne la retenait plus. Sinon ce besoin viscéral de tenter de répandre le bien autour d'elle, dans une misérable tentative de changer les esprits. Mais c'était un travail fastidieux qui remplissait son âme chatoyante de tout un tas d'ombres en tout genre. « J'ai le cœur brisé. Un idiot blond dont je suis tombée amoureuse. Enfin j'crois. Jamais trop su comment ça marche, ces conneries. » Petit rire sans joie qui s'échappa dans les lippes rosées de la verte alors qu'elle secouait la tête. Terrible ironie d'avoir des esprits incroyables mais de ne jamais prendre les bonnes décisions lorsqu'il était question de sentiments. De ne pas comprendre, de ne pas anticiper, ce qui pouvait arriver. Et toujours s'amouracher du pire homme possible. « Je suis désolée, Ev. Personnellement … On dit que le temps est censé guérir mais j'ai pas des masses guéri. Est-ce que tu veux en parler ? » Elle haussa les épaules, Evie, avant de glisser son bras sous celui de sa complice de toujours, l'attirant en direction du refuge crée par la Ligue. Et de sa chambre. Où se trouvait une délicieuse bouteille d'alcool, seul remède valable contre les peines de cœur les plus aiguës. « Le temps ne guérit rien du tout et surtout pas les cœurs brisés. Nous le savons bien, toi et moi. » Elle haussa les épaules, comme si cela ne la touchait pas. Alors qu'elle avait l'âme qui hurlait de douleur. Que son cœur se consumait en un milliard de petits morceaux. « Il n'y a plus grand chose à dire. Il est parti, parce que j'étais trop faible. Dans la nuit, avec trois mots sur un bout de papier pour toutes explications. Je crois qu'on est maudites, Iz. Vraiment. »
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MessageSujet: Re: home's not a place — you are home (evel)

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