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remember the rust (elveros)

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air nation
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air nation
‹ MESSAGES : 657
‹ AVATAR : holliday grainger
‹ CRÉDITS : queen manon
‹ COMPTES : mabel visegard
‹ AGE : Vingt-cinq sévices, le faciès poupin et l’œil torve aux reflets de jade, lueurs fauves des diables captifs. Immaculé éclos, nantis de l'obscur, magnificence réprouvée que l'on conjoncture ingénuité. Succube laiteuse, souveraine du candide illusoire.
‹ STATUT : Fiancée. Imbroglio des idylles, hyménée enjoint dans la mécaniques des alliances, noces qui ne peuvent être irréversibles. Patronyme qu'elle ne lui a point cédé, persistant en ses éréthismes. Céladon dont le myocarde fût dérobé, amours cannibales, querelles ardentes au fatum mortifère, parjure adultérin ayant enfanté l'inenvisageable.
‹ SANG : Amertume crasse de la caryatide se prêtant aux jeux de dupes. Tracassin fantasmagorique, de l'argent l'opprimée véritable. Amaurose volontaire, l'opiniâtre se revendique d'un céruléen sublime, vengeresse terrible.
‹ METIER : Styliste. Bohème, la psyché se radoucit lorsqu'aux soies, elle imprime le nacre des griffes, la pulpe cajolant les étoffes avec la tendresse insensée de quelques harpies folâtres. Prédisposition ostensible pour l'ouvrage, manifeste vipérin du génie, modiste virtuose, épigone légitime de ses pairs.
‹ ALLEGEANCE : Infatuée, sommité des siens qu'elle voudrait irréfragable, qu'elle sait pourtant inachevée. Primesaut mauvais d'enfant gâtée qui se sait destinée à régner, aspirant à auréoler sa flavescente tignasse d'un diadème sien depuis toujours. Ovation sournoise à sa fratrie d'adoption, nécessité préalable à l'avènement de son apothéose viciée, au salut de son propre purgatoire.
‹ ADIUTOR : Athelstan, ocre au poignet, langueur du mêlé qui subit les crises, enchaîné de manière irréversible à sa propre Méduse.
‹ POINTS : 2016

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MessageSujet: remember the rust (elveros) Ven 15 Juin - 0:21


She kissed me with kisses that were
for the most part sweet and dreamy
but were sometimes fierce and agonized.



« Pourquoi est-il là ? Tu sais très bien que je n'ai plus la moindre envie de souffrir sa vue. »

Fureur latente. Valaeris faisant face à son plus ancien allié, jugeant les scènes nouvelles avec ces méfiances dont elle avait le secret. Ombre parmi les leurs, figure des plus graves en leur sein, comme la persistante vision de ses remords les plus intenses. Viscéraux presque, tant la simple évocation semblait suffisante à la replonger en ses excès. Ses hystéries crasses, ses âpretés sanguinolentes. Alors elle fuit, lâche certainement, parce qu'elle ne saurait tolérer l'accrochage, en vient même à soupçonner la malice, suggérant que sa présence n'est qu’œuvre vengeresse. N'a-t'il pourtant pas assez esquinté ce cœur, maître de ses émotions quitte à blesser en ses chairs celle qui porte ses fils. Arabesques niées, frivolité des nippes qui masquent moins qu'elles suggèrent les anatomies vivaces. Elvira, le scandale devenant mère. Et ce, certainement pas d'un commun accord avec l'intéressé aux ardeurs discordantes, celui qui ne sait jamais s'il encense ou décourage, crevant les espoirs à jamais, forçant l'affront. Esquiver la rencontre coûte que coûte, là se résumait l'attitude de la sylphide. Refuser le face à face parce qu'on sait pertinemment que cela fera bien trop mal, pas après les mots, pas après la gifle assenée. Ainsi ne lui avait-il jamais rien promis, elle ne citera que ses mots, comme encrés au derme, imprimé au fer le plus meurtrier qui soit. Il n'y a plus que les ires qui hantent ce cœur insolent, rendant la Valaeris plus acerbe qu'elle l'avait jamais été. Eros n'était rien ici – il n'y méritait pas même une place.

Concile achevé à l'astre descendant, plèbe se dispersant dans les venelles, quittant le domaine Vasara pour rejoindre leurs logis d'un temps. Temporalité suspendue pour laisser danser les monstres, desseins grandissants qu'il leur faudrait accomplir. Honneur qu'elle sauverait sitôt les armes abandonnées, les miracles de l'intime accompli, et ce pour une seule personne : l'enfançon blotti en la matrice auquel on pouvait déjà reconnaître un acharnement certain, traduit par la violence maîtrisée à laquelle il heurtait les chairs de sa matrone désabusée. Ressacs océans de la carcasse disloquée, ébauche d'une extrémité apposée à l'indicible centre de gravité. Un fils, elle n'en doutait guère. Plainte muette alors qu'elle se redresse, abandonne l'assise pour rejoindre les appartements gracieusement mis à sa disposition au sein du manoir. Sur un froissement d'étoffes, battant qu'elle écarte d'une main en se frayant un chemin, pénétrant en ses communs avant de s'effrayer brusquement d'une ombre, ébauchant un pas en arrière en se saisissant d'une quelconque verrerie. Ne tarde plus à reconnaître l'intrus qu'elle désavoua du regard, glaciale.

« Quitte ces appartements immédiatement. Tu n'es plus le bienvenue ici, je pensais que nous avions été suffisamment clairs. Je ne t'ai jamais rien promis. »

Caryatide prenant un malin plaisir à réitérer ses propres lâchetés, vipère assénant un rictus des plus suffisant à son égard, sans jamais prononcer son nom. S'y refuse, tant il lui brûle les lippes, bile doucereuse. Caboche détournée pour ne tolérer son regard, impatience grandissante. Où diable se cachait sa domestique ? Satanée parure dont elle ne pouvait se défaire celle, savamment étranglée par les successions mousselines.

« Va t'en, cesse donc, retourne chez ta femme. Il me semble qu'un prince va naître, n'est-ce pas bien plus important que tout cela ? Personne n'a besoin de ta présence ici, surtout pas moi. »

Agressivité dont elle se pare davantage encore, ensuquée par ces soudains chagrins en éclosion, se détourne et disparaît à l'abri d'un paravent, luttant sans un bruit contre son accoutrement qui soudain grosse, lui semblait grotesque. Qui donc avait encouragé les femmes à se vêtir de la sorte ? Échancrure tiraillée, avant que ne retentisse l'écho d'une dislocation abrupte. Nippes rompues.
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earth nation
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earth nation
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‹ CRÉDITS : AV/MORRIGAN.
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‹ AGE : trente-un ans, à s'étendre là où il ne devrait pas, à décevoir son père, son sang, sa lignée. à se battre avec les poings, à croire en une religion qu'il ne respecte pas. vilain petit canard, c'est pourtant l'aube de ses grands jours, là où il devrait prouver sa vertue, son pouvoir, sa force.
‹ STATUT : marié, amoureux d'un fruit interdit, l'alliance qui pend à son doigt n'est que le revers d'une alliance mal construite. une maître de la terre pour la vie, une maître de l'air qui le détruit.
‹ SANG : argent, noblesse qui se veut bafouer, déchue peut-être, c'est par la traitrise qu'ils ont gardé leur statut. eros n'en veut pas, n'en a jamais voulu et pourtant il se tare de responsabilités qui n'auraient jamais dû être les siennes.
‹ METIER : sacerdos, haut-prêtre d'une religion qui l'a fasciné dès sa plus tendre enfance, eros est l'enfant de la foi des sept. immorale, trompeur, il se joue de cette religion interprétée à sa propre faveur.
‹ ALLEGEANCE : l'allégeance ne fait sens pour plus personne, puisque qu'il se voit déjoué de ses anciens objectifs. sa seule fidélité est vouée à ses dieux, au diable le reste.
‹ ADIUTOR : un frère, tobias, qu'il a perdu aux frais d'un virus pénible et terrible.
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MessageSujet: Re: remember the rust (elveros) Mar 10 Juil - 0:55


she kissed me with kisses that were
for the most part sweet and dreamy
but were sometimes fierce and agonized.

Eros songe, eros réfléchit, Eros pèse le pour et le contre, sans jamais trouver un argument qui saurait faire peser la balance dans son intérêt. Il devrait aller la voir, il devrait au moins lui demander comme elle va, mais comme un lâche qui se vautre dans sa propre peur, il doute qu’elle ait envie de le voir. Qu’elle ait même envie de le savoir dans le même manoir où elle réside. Et pourtant le maître de la terre en crève depuis les jours passés ici, il en crève que de la voir, de la toucher et lui demander, si elle va bien, si tout va bien, si leur enfant va naître en bonne santé, si c’est un garçon, une fille et s’il aura le privilège de pouvoir le ou la voir. Mais les lèvres ont été scellé, ne laissant que transgresser une profonde perplexité sur son visage. Faisant les cents pas dans sa chambre, il s’arrête brutalement, se flagellant intérieurement de cette constante indécision. Il est un prince ou du moins l’a été, un Griffith qui plus est, il n’a aucun mérite à se cacher davantage derrière ses excuses mal ficelées, il n’a aucune excuse d’agir encore ainsi. Il lui doit un semblant d’honneur, de bravoure et de courage, et si elle n’en veut pas, il le doit au moins à son enfant, à ce bébé qui grandit dans son ventre. Et s’il est loin d’être le père idéal, il peut au moins faire partie de sa vie, même si ce n’est que pour quelques minutes, même si ce n’est que pour une poignée de secondes. Et même si le nourrisson n’a pas encore pointé le bout de son nez, c’est dans son devoir que de s’occuper de la matrone, de celle qui l’enfantera, tant bien même que celle-ci souhaite le voir brûler en enfers.
Il ajuste sa robe de Sacerdos et se dirige vers les appartements de celle qu’il pouvait autrefois encore appeler sienne. Des mois à ne pas s’être vus, des mois, probablement à se haïr, à se détester, par besoin égoïste ou pour des raisons justifiées. Des mois à se demander pourtant si elle va bien, si elle mange bien, si l’enfant ne lui fait pas trop de mal, si sa grossesse ne l’empêche pas de vivre, rire. Il sait pourtant qu’il n’a plus aucun droit sur ces informations, qu'à l’instant où il lui a craché à la figure qu’il n’avait fait aucune promesse, à l’instant où il a cassé tout ce qu’ils avaient possiblement construit dans le passé, il s’est retiré tout droit de s’inquiéter pour elle, tout droit de pouvoir l’aimer et tenter de la ramener à ce qu’ils étaient autrefois.
Parce que de cet avant ne reste rien. Parce que de cet Eros ne reste qu’un souvenir vivace et qui semble s’évertuer à vouloir crever sa conscience.
Dix ans auparavant il ne se serait jamais pensé exilé, bloqué entre deux fronts, la famille et la religion, mais aussi sa femme et sa maîtresse. Ces deux entités enceintes de ses enfants. Offrant la vie, pendant que lui, incapable de faire autre chose, offre la mort sur un plateau d’argent.
Lorsqu’il arrive enfin devant ses appartements, il expire entre ses dents, lentement, douloureusement avant de s’annoncer à l’une de ses servantes. Conscient qu’Elvira ne voudra probablement pas le voir, il repousse cette pensée, et entre, les épaules hautes, le menton levé. – Quitte ces appartements immédiatement. Tu n'es plus le bienvenue ici, je pensais que nous avions été suffisamment clairs. Je ne t'ai jamais rien promis. – elle est vile parfois Elvira, à utiliser les mots qu’il lui a craché à la figure il y a des mois de ça. Elle est vile que de le chasser dès le premier regard, sans même attendre une seconde, sans même le regarder dans les yeux. Elle est vile que d’avoir raison, elle est vile que d’avoir l’air si en colère, si enragée par sa présence ; Mais eros ne montre pourtant aucune faiblesse, et son menton arrogamment levé, ne se lève que davantage au son de la voix d’elvira, de sa harpie, sa nymphe; son pire cauchemar. – Va t'en, cesse donc, retourne chez ta femme. Il me semble qu'un prince va naître, n'est-ce pas bien plus important que tout cela ? Personne n'a besoin de ta présence ici, surtout pas moi. – Il sourit à ces mots, bien conscient d’entendre dans le ton de sa voix, une étincelle de jalousie, qu’elle-même ne saurait cacher.
Eros ne bronche pas à ses mots, ni même aux propos provocateurs, bien décidé à ne pas l’énerver davantage. – J’ai été exilé, ma femme est restée auprès de mon frère, je ne suis pas prêt de la voir ni elle, ni mon enfant. – Qu’il dit, laissant les mots passés lascivement la frontière de sa bouche. Mais il boue de l’intérieur, à la vérité de ces paroles, au terrible sort auquel on l’a condamné. – Malheureusement pour toi, je suis ici pour rester, alors peut-être que tu ne veux pas me voir Elvira, mais regardons les choses comme elles le sont : tôt ou tard nous aurons affaire à l'un et à l'autre, évitons donc de laver notre linge sale en public et faisons le maintenant, ici. – Au lieu de divertir la cour d’Aeristin de leur bêtise humaine, de leurs conneries multipliées, quadruplées avec les années. Qu’ils s’engueulent, se détestent maintenant, à cet instant, où seuls leurs regards en seront témoins. – Comment vas-tu et comment va notre enfant ? – Il est parfois courageux Eros, parfois un peu trop brave, quand il en vient à détendre sa langue parfois bien trop pendue. Hachant les mots dans sa bouche, il ne sait pas s’il la provoque ou s’il est tout à fait sérieux.
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MessageSujet: Re: remember the rust (elveros) Mar 10 Juil - 23:56


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Haine poignante qui lui crève le cœur à mesure qu'elle le voit s'approcher, qu'il prend possession des lieux tel qu'il l'a toujours fait. Ces airs de prince conquérant à qui rien ne résiste – elle ne lui a pas résisté. Dès l'instant où Elvira a posé les yeux sur lui, elle l'a aimé, de ces amours qui consument et dévorent les cœurs, jusqu'à la calcination terminale. Elle n'a pas voulu l'aimer – elle l'a juste fait, de la plus naïve des manières, et si quelques madones lui avaient tirées les cartes pour lui prédire l'odieux fatum, dieu sait qu'elle se serait tuée avant d'en arriver à ces incongruités barbares, à ces élancements misères. Cela fait des mois qu'elle ne le pleure plus, Eros. Pas parce qu'elle ne l'aime plus, bien qu'elle l'ait ardemment désiré, ni parce qu'elle en aime un autre. Simplement parce que son cœur est brisé, tant et si bien qu'elle n'a plus de larmes à verser. De quel droit disposait-il seulement pour elle pour oser prétendre être maître de ses émotions ? Condition irrémédiable à laquelle elle se retrouvait condamnée, tiraillée entre quelques diables dansants, ses humeurs sépulcres et ses furia catastrophes. Maelström émotionnel dont elle ne se défaisait guère, chaque fois qu'elle en venait à effleurer  ces quelques volutes et incurvations d'un corps dont elle n'avait plus aucune maîtrise, elle que rien ne destinait à être mère. Sans doute aurait-elle menti à dire qu'elle aurait préféré ne jamais le rencontrer – le mensonge est odieux, la traîtrise honorable ; épargner le palpitant nécrosé les affres d'une existence ô combien hantée par la dévorante aversion de l'être, le soi, l'intime, éclipsé par quelques ineffables paraître. Les mots ne sont plus qu'estocades dont elle se sert pour mieux parer ces simples regards qu'il lui coule et qui lui sont si insupportables. Ô qu'une déité quelconque entende ces suppliques, laisse rejaillir mille pestes et fléaux sur ces terres, qu'elle n'ait plus à tolérer cet insupportable bruissement. C'est son cœur qui se déchire, les derniers pans qu'on arrache, la musculature qu'on travesti pour la faire taire. Exil dont elle ne peut qu'aisément deviner les justifications mais dont elle ne semble pas s'émouvoir, mime à nouveau l'indifférence, le port altier et le menton sciemment redressé. Elle s'en moque, après tout, ne se désolera guère ni pour la mère, ni pour l'enfant, qui auront au moins à subir de manière légitime les agitations d'un père qui ne sait jamais ce qu'il désire. Elle leur abandonne volontiers. «  Navrée que sa majesté ait ainsi été bouté hors de son territoire. » qu'elle ironise parce que le destin d'Eros lui est bien indifférent – devrait-il l'être. Lutte avec ces quelques frusques déchirées qu'elle abandonne sur un dernier soupir exaspéré, s'extirpant maladroitement de la première couche de vêtement avant de se décider à quitter sa cachette, se revêtant d'une quelconque chemise de nuit pour couvrir son corps dont elle ne peut plus cacher la moindre forme. Elvira n'a pas seulement disparu de ses attentions, elle s'est également métamorphosée et il n'en a rien vu. Jamais ne sentira-il les fracas du fils qui grandit en son sein – puisque c'en est un, sans doute aucun –, n'apercevra-t'il l'ombre de ses petons projetée sur le derme tendu à l'extrême. Elle ne veut pas lui donner tout ça, très certainement de la façon la plus égoïste qui soit, mais Elvira l'a tant cherché, tant attendu, pour finalement être rejetée de la plus violente des façons, qu'elle n'en fera pas davantage. Il avait nié ses promesses, nié leur rêves, désavoué tout ce qu'il avait jamais pu lui dire. Et pour ça, elle ne lui pardonnera jamais, au risque d'être incapable d'à nouveau l'aimer. Ne le veut plus vraiment non plus. « Mon fils va bien. C'est tout ce qu'il y a à savoir. » qu'elle laisse échouer sur le labre, phonèmes désarticulées pour mieux assener l'indifférence qu'il provoque chez elle. Il n'a aucun droit sur cet enfant, n'en saura ainsi pas plus, car de fait, il n'a qu’exécuté son droit au cuissage le plus primaire et pour cela, se fait-elle brutale. Regard posé sur son visage, fixe et dénué du moindre ressentiment quand tout en elle se délite, se disloque et l'abandonne. Guibolles qui ne la porte plus vraiment, assise qu'elle s'en va rejoindre, juchée sur les hauteurs de son lit. Elle ne veut plus le voir. Elle ne veut plus lui parler. Qu'il se hâte à quitter les lieux, qu'il se dépêche d'adresser une missive à son borné de frère,  parce qu'Elvira ne veut plus supporter sa vue, voudrait profiter de quelques isolements alors que son cœur saigne et que ses yeux se remplissent d'étoiles. Il n'a rien laissé derrière lui et les mois ont passés, peuplés de ces sentences qu'il a si lâchement mué en vérités pour ne pas avoir à affronter ce qu'il avait lui aussi – consciemment et respectivement – provoqué. Des ruines et quelques damnations, ne subsiste plus rien de celle qu'il a aimée si fort, si intensément qu'il l'en a définitivement brisée.
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