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death's rose (os)

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earth nation
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earth nation
‹ MESSAGES : 961
‹ AVATAR : jenna louise coleman.
‹ CRÉDITS : tearsflight@avatar + gif.
‹ AGE : trente-quatre roses.
‹ STATUT : à la fois fiancée à Elua Weathdrop - né d'un arrangement entre deux familles - et éprit d'un homme qu'elle aime d'un amour pure et sincère.
‹ SANG : reniée par sa propre famille, son sang reflète l'argent.
‹ POUVOIR : maître de la terre, son pouvoir a été altéré, elle maîtrise dorénavant le sable.
‹ METIER : héritière légitime du trône.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même, ariane ne fait confiance à personne.
‹ ADIUTOR : seraya, sa plus belle moitié.
‹ POINTS : 935

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MessageSujet: death's rose (os) Mar 12 Juin - 23:59

Se balader sous l'orage grondant est tout ce qu'elle a trouvé à faire. Son corps en pilotage automatique, son esprit lui vacille dangereusement vers Adonis. Adonis qui a pris la fuite, qui se trouve quelque part, seul, dans un état lamentable. Qui sait ce qu'il pourrait faire ? Son regard le cherche malgré elle. Il ne mérite pas qu'elle se soucie de lui, il n'a fait que la blesser, inlassablement, depuis des mois, peut-être même des années, mais elle n'a pas le cœur à le laisser seul dans son état. Le retrouver, c'est un peu comme expier sa faute. Elle se laisse guider par un instinct qui parle pour elle, comme bien souvent lorsque son esprit se met à divaguer, l'amenant à l'entrée du cimetière. Elle n'y a pas mis les pieds depuis l'enterrement de son frère. Elle s'y est fermement opposée, même face à l'insistance de son père. De lui, elle ne veut garder que le plus beau et le plus pur des souvenirs, pas l'image d'un homme sobrement vêtue dans un cercueil bientôt livré aux vers et à la pourriture. Ce n'est pas comme ça qu'elle veut s'en rappeler. Elle avance dans un dédale de pierres tombales, tentant de discerner une silhouette dans la noirceur de la tempête. Elle finit par le trouver. Il semble si fragile, Adonis, pris dans un déluge de sanglots. Elle sait qu'il est venu le voir. Isaiah, ce fantôme, cet homme qu'elle n'oubliera jamais. Elle a honte, parfois, d'être envieuse d'un homme qui a plongé Adonis dans la tourmente, mais elle ne contrôle rien de ses sentiments. Ariane s'avance doucement, comme une bête effrayée par un prédateur, jusqu'à s'agenouiller à côté d'Adonis. Elle n'est même pas sûre qu'il ait remarqué sa présence tant il semble ailleurs, parti dans un autre monde auquel elle n'a pas accès. Instinctivement, elle s'assoit, se moquant bien de la terre humide, du vent violent, des éclairs, et saisit la main d'Adonis, comme ça, sans trop savoir pourquoi, sans être certaine que cela changerait quoique ce soit. Avec la fragilité qu'on lui connait, elle l'attire à elle, tentant de le bercer pour faire taire les insupportables sanglots. Sa main caresse ses cheveux tandis qu'elle pose sa tête contre la sienne, continuant de dodeliner d'avant en arrière dans une attitude maternelle qu'elle a toujours eu avec ses frères. « Chut... » murmure-t-elle dans une mince tentative de le calmer. « Tout ira bien, je te le promets. » Il continue de pleurer, donnant l'impression que la tristesse ne le quitte jamais complètement, qu'il va rester éternellement dans cet état. « Je ne te laisserais pas tomber, Adonis. Nous te laisserons pas tomber. Jamais. Je te le promet. » chuchota-t-elle à son oreille, comme une mère l'aurait fait avec son enfant. « Tout ira bien. » qu'elle souffle sans se détacher d'Adonis, ses bras enveloppant son corps secoué de sanglots. Cela fait maintenant un mois. Un mois, trente-et-un jour qu'il est parti. Un mois qu'Eartenara ne rayonne plus.

Son regard glisse sur la sépulture ou est inscrit en lettre d'or :
Isaiah Griffith
2140 -2163

A chaque fois que les yeux d'Ariane se posent sur l'inscription, elle est prise d'un haut le coeur. Avec le temps, elle ne pleure plus. La tristesse est toujours présente, ainsi que la haine, la rancoeur et la culpabilité, mais elle ne pleure plus. Peut-être qu'à force de l'avoir fait, son corps est incapable de produire le moindre liquide lacrymal. Elle reste assise avec Adonis pendant de longues minutes sans parler, en caressant les cheveux de son frère et en pensant au quatuor formidable qu'Ariane, Eros, Adonis et Isaiah aurait formé.  Et malgré la pluie battante, malgré les éclairs, malgré l'orage qui gronde au-dessus de leurs têtes, Ariane continue de bercer avec sa tendresse naturelle un Adonis voué au désespoir. Elle comprend sa douleur, sans doute mieux qu'elle se le figure. Elle a perdu quelqu'un elle aussi. Elle a perdu un frère, une moitié. Leur frère. Elle pousse un soupir douloureux, continuant d'offrir à Adonis une étreinte dont il semble s'abreuver. Elle partage sa peine, plus qu'elle n'a su le dire, elle la sent jusque dans son corps, dans ses veines, son cœur se tord à chaque nouveau sanglot et elle a toute la peine du monde à ne pas y joindre les siens. Les larmes se confondent avec la pluie sans qu'on ne pût dire qui prend l'avantage. Ariane a mal, terriblement mal mais elle essaie de se montrer forte face à un Adonis sombré dans les abysses. Il faut qu'elle le soit, même si son palpitant se serre un peu plus, un peu trop, comme à chaque fois qu'il est aussi près d'elle. Elle a mal, à le voir pleurer son frère. Elle se mord la lèvre, offrant une moue affligée à quelqu'un qui de toute façon ne la voit pas. « Je suis là, » murmure-t-elle encore à son oreille en sachant pertinemment que cela ne le calme pas. Rien ne le calme, au moins ce soir, et surtout pas elle. Même en en ayant conscience, elle n'arrive pas à trouver le courage de se relever et de partir, de lui offrir un seul instant de répit devant la tombe de son frère. « Adonis, regarde-moi, » Elle lui dit cela du ton sérieux qu'elle emprunte parfois lorsqu'elle tente de lui ouvrir les yeux. « Il ne reviendra pas. Je sais que ça fait mal, que tu as envie de hurler, de blâmer la terre entière pour ça, mais c'est un fait. Il est parti, Adonis. Il est parti et il n'y a rien que tu puisses faire pour changer ça. Il faudra bien que tu finisses par ouvrir les yeux et que... » Il se détache de son étreinte et laisse son front appuyé contre le sien, pourtant déterminé à s'en détacher. Elle le regarde avec ses grands yeux noisettes, ces yeux toujours empreints de cette drôle de tristesse chaque fois qu'ils la regardent. « ... je suis désolée, Adonis. Désolée de n'avoir pas pu le protéger. » Si elle est restée incroyablement calme durant tout son discours, elle est obligée de céder alors qu'un torrent de larmes inonde ses joues. Elle pleure, sans aucune retenue. Ariane n'en peut plus, et n'a même plus le courage, ni la force d'essayer de le cacher.
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