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set me free ♖(renlai)

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water mutant
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‹ AVATAR : Boyd Holbrook
‹ CRÉDITS : (Texas-Flood - TF) avatar - (astra) codes signa - (vesperal) bann sparrow
‹ COMPTES : Murtagh le sauvage

‹ AGE : Il vient tout juste de passer la porte de la trentaine. Ce sont donc trente années qui s'écoulent dans ses veines.
‹ STATUT : Ancien célibataire endurci, volage du premier regard. Son coeur est une première fois tombé pour la belle Svea Oshun aujourd'hui disparue. Il l'a pleuré, les Sept savent qu'il l'a pleuré et aujourd'hui son coeur s'est remis à battre de nouveau pour quelqu'un qu'il n'aurait jamais cru. S'il n'ose encore le dire il le sait au plus profond de lui-même, il l'aime Lui, de ce lien qui ne sera jamais brisé.
‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
‹ METIER : Gardien à la prison du Palais des Griffith se trouvant à Greenstall.
‹ ALLEGEANCE : A lui-même. Il espionnait pour la résistance, se prétendait à la fois ami de la couronne et rebelle. Il mène son monde à la baguette, autant que faire se peut, mais à force de croire aux autres il a fini par se rendre compte que le pouvoir appelle le pouvoir. Gouvernement ou Résistance, il semble prendre le parti de sa propre survie. Dorénavant leader invisible des Sparrows dont le monde ignore l'existence.
‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: set me free ♖(renlai) Lun 11 Juin - 21:56

Airen & Nikolai

set me free


9 mai 2165
Les flammes mordent le ciel avec une telle ardeur que le palais n’en a probablement jamais été aussi resplendissant d’horreur. Le morceau de papier est froissé dans sa main, avec tant de force qu’elle en vient à trembler légèrement sous la pression. Il a beau être encore un Aguari dans son cœur, Nikolai n’en demeure pas moins un peu un Flamaeri pour n’y avoir que vécu trop longtemps. Sa maison a dorénavant brûlé à feu et à sang, de cela il en est certain. Les informations ne mentent pas, pas celles-là. Certainement pas celles-là. Et il ne sait que penser le blond, le mutant et ancien maître de l’eau. Bronze de sang qui ne s’échappera jamais de ses veines aussi royale puisse-t-être Svea à présent. Qu’allaient faire les Oshun d’ailleurs ? Maintenant que Launondie n’était plus, et le palais d’or parti en fumée, en véritable brasier. Si Greenstall est devenu sa nouvelle maison, Halwyn a encore bien du mal à se dire qu’ils allaient vivre ici jusqu’à ce qu’une nouvelle épée de Damoclès ne leur tombe sur la tronche. Pourtant, il veut malgré tout se perdre dans l’espoir de bâtir quelque chose sur ces terres. Retourner vivre à Aguarinui n’est même pas une option qu’il considère, ayant bien trop peur de se faire entraver par ses parents et l’entreprise familiale. Nikolai a toujours été cet électron libre sachant ce qu’il veut et ne veut pas, il ne changerait plus à trente ans. C’en était terminé. Et puis une chose était sûre néanmoins dans tout ce capharnaüm… Airen n’irait nulle part, il était amoureux et surtout… Il voulait des chevaux. Oui, cette idée saugrenue est apparue dans un coin de sa tête et ne l’a pas quittée depuis lors. Il en voulait, il en aurait, mais pour l’heure il demeure bien trop focalisé sur son imaginaire et les images de la maison Launondienne en flammes. Celle qui a vu toutes ses disputes et ses éclats de verre avec son adiutor, celle qui les a vu évoluer et grandir malgré tout. Elle n’existait plus aujourd’hui, le passé était définitivement mort et Nikolai définitivement un mutant qui ne reviendrait plus jamais en arrière. Il déglutit difficilement avant de lâcher le morceau de parchemin qui vient s’échouer sur la table à côté de son assiette. Il avait presque oublié qu’Airen servait le dîner.

« Launondie est à feu et à sang, prise par Anders Pollux. » qu’il lâche d’une voix monotone en levant ses yeux bleus vers le brun. « La maison n’est plus. ». Oui, nul ne saurait dire pourquoi Nikolai semblait s’attacher avec force à cette foutue maison faite de pierres et de roche chaudes. En réalité, c’était belle et bien car tant qu’elle était debout il touchait encore sa vie d’avant du doigt, chose devenue révolue en une attaque armée. Ca le perturbe, l’ancien maître de l’eau, au point qu’il tente tant bien que mal de contenir cette sorte de boule dans le ventre qui semble déterminée à y rester et l’empêcher de respirer. Il prend néanmoins une lente inspiration et boit une gorgée de vin rouge. « Et dire que cette brute épaisse voulait te recruter… ». Comment il l’avait su ? Nikolai ne le sait même plus, mais il avait ses sources, déjà hier et encore plus aujourd’hui, maintenant que les sparrows étaient officieusement une organisation des plus secrètes. Du bout des doigts, il pousse le papier froissé et légèrement déchiré vers Airen afin qu’il puisse y lire les mots codés. Les maîtres fuient, tout comme le Haut Sacerdos et ses fidèles. Ils prennent refuge là où ils peuvent mais ne franchissent pas le seuil d’Eartanera. D’autres guerres se jouent plus à l’Est encore. Aksana est sur un fil rouge, il ne faut pas être sorti le meilleur de l’Académie pour le comprendre et s’en rendre compte. Remontant lentement les manches de sa chemise blanche, Nik se râcle la gorge et essaie de manger quelques bouchées en attendant la réaction de son ancien adiutor. Il laisse tout le temps nécessaire au brun pour prendre note tandis qu’il grignote en silence et en essayant de ne rien rendre de ce qu’il avale. C’est malheureusement sans compter sur l’apparition impromptu d’un félin qui, se frottant dans les jambes de Nikolai fait sursauter ce dernier. L’élan de surprise mêlé à la panique et ses nerfs à fleur de peau, il ne suffit que d’un battement de cil et d’une main tendue qui ne sert à rien pour que l’animal tombe sur le sol, une flaque rouge se répandant déjà sur ce dernier alors que le corps est pris de spasme. Il recule, le blond, envoyant valser la chaise en arrière, incapable de fixer autre chose que l’animal se vidant de son sang sous ses yeux. « REN FAIS QUELQUE CHOSE ! ». Par réflexe, il passe ses mains dans ses cheveux et les garde au-dessus de sa tête, se mordant la lèvre inférieure. Par chance, Svea n’est pas là pour voir un truc pareil ou encore le voir dans cet état, complètement hors de contrôle. « Chier, putain. » qu’il grogne dans sa barbe en cherchant à éviter de regarder Airen. « Empêche-le de mourir, il doit pas mourir. ». Il aimerait arrêter, vraiment, mais il n’a pas le contrôle, ça lui échappe. Complètement.      



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‹ AGE : 30 ans maintenant. Trois décennies à arpenter cette terre qui t'a si souvent blessée.
‹ STATUT : Cœur éprit. Cœur brisé avant que rien n'ait jamais commencé.
‹ SANG : Fruit d’une rencontre qui aurait dû rester stérile, tu fais partie de la race des abominations et on te l’a toujours fait comprendre.
‹ POUVOIR : Puissance naturelle qui n’est que jouet entre tes doigts, on t’a haï pour l’avoir.
‹ METIER : Ton connard de maître travaillant au palais, tu n’as pas eu d’autres choix que d’y aller à ton tour. Alors cuisinier tu es.
‹ ALLEGEANCE : T’as toujours été individualiste. Le peu de loyauté que tu as va à la masse désordonnée qui te sers de famille. Et si c’est toujours vrai, tu es obligé d’admettre que devant tout cela, et même devant ta sécurité personnelle, maintenant, c’est Nikolai qui trône dans les décisions que tu prends. Sa sécurité semble primer sur tout le reste dans ton esprit. Et tout comme lui, tu es fatigué des jeux de pouvoirs des puissants se disant toujours être mieux que les autres. Ils ne servent que leurs intérêts. Ils vous utiliseront si vous les rejoignez ou vous abandonneront si cela leur est utile. Assez. Nik et toi avez donc prit votre destin en main. Bras-droit invisible des Sparrows, tu es prêt à assurer votre sécurité à tous deux.
‹ ADIUTOR : Nikolai Halwyn. Tu ne le supportes pas. Tu ne l’as jamais supporté même. Tu as longtemps souhaité voir ce lien disparaître. Et maintenant c’est le cas. Il n’y a plus rien entre vous. Et il te manque. Il te manque tellement que t’en pleurerais presque. Mais tu ne le feras pas. T’es bien trop fier pour ça.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Jeu 14 Juin - 17:55

C’était une journée normale, une journée banale quand la nouvelle de la chute de Launondie vous parvient. Vous étiez officiellement installés maintenant, plus de partage de lit à ton grand soulagement. Il y avait quelque chose de douloureux de partager la couche d’un être aimé mais pour toujours inaccessible. Mais s’apitoyer ne servait à rien et il ne t’avait fallu qu’une semaine pour faire le deuil de ton cœur et à te remettre à fonctionner normalement. Tu trouverais bien un jour comment recoller les morceaux, en attendant tu avais plus important à faire. Comme diriger une organisation secrète et tout à fait illégale. Tu n’arrivais toujours pas à croire que Nikolai airait réussit à te convaincre de faire une chose pareille. C’était tout aussi inconscient qu’invraisemblable, surtout alors que vous viviez sous le nez d’un monarque qui ne manquerait pas de très mal voir votre petit groupe de commères. Mais c’était difficile quand toi-même tu partageais les idéo du blond. Tu ne supportais plus les dirigeants de votre monde. Maître, mêlé, lambda, ils étaient tous les mêmes : d’avides charognes prêtes à utiliser et à jeter tous ceux les entourant aux grès de leurs envies et leur besoin, accordant peu d’attention à ceux qu’ils laissaient sur leur passage, aux vies qu’ils détruisaient. Car qu’est-ce qu’une misérable vie comparée à l’appel du pouvoir ? Rien. Elle n’est rien pour eux, âmes insensibles et égoïstes qu’ils sont tous. Alors quand le blond t’a expliqué ton plan, tu t’es surpris à compléter ses idées comme tu le fais toujours. Nikolai était intelligent, mais par les Sept qu’il ne pensait pas assez des fois. Et quelques semaines plus tard, tu te retrouvais second d’un petit empire d’espions. La vie prenait des tournants bien étranges parfois …

« Launondie est à feu et à sang, prise par Anders Pollux. » Ton regard se lève des assiettes que tes mains posaient sur la table pour le poser sur le visage blême du blond. « La maison n’est plus. » Tu clignes des yeux, ne sachant visiblement pas comment réagir à cette nouvelle. Surprise quant à la chute soudaine de la cité, satisfaction d’avoir eu raison de partir, colère et dégoût pour toutes ces vies perdues une nouvelle fois, et une énorme sensation d’inintérêt personnel quant à la ville elle-même. Contrairement à l’ancien maître de l’eau, tu n’accordais pas d’importance sentimental à la ville ou à votre ancienne maison. Si fluctuants qu’ils étaient, tu avais depuis bien longtemps cessé de voir les biens matériels comme importants. Non, ta maison n’était pas faite de brique, de pierre et de bois, mais plutôt de chair, de muscle et de sang. Ta maison avait quitté Launondie avec toi et était maintenant à Greenstall à tes côtés. Alors non, ta maison était toujours. Qu’importe les souvenirs qu’a pu contenir la bâtisse, ils n’ont d’intérêts que s’ils sont partagés avec quelqu’un. Alors haussant les épaules, tu prends place devant ton assiette et commence à piocher dedans. « J’espère qu’aucun des notre n’a été blessé. » déclares-tu en fronçant les sourcils. Aussi petits que vous soyez pour le moment, vous étiez véritablement partout. Tu espérais juste ne pas avoir à déplorer de morts dans vos rangs aussi tôt dans votre jeune existence.

« Et dire que cette brute épaisse voulait te recruter… » Tu lèves les yeux au ciel à cette déclaration, prenant tout le temps du monde pour avaler ta nourriture et ainsi répondre au blond. C’était vrai, quelques années plutôt, tu avais été gracié par la présence de Pollux lui-même. En manque de troupes et ayant remarqué le soin que tu accordais à nourrir les orphelins des rues, le seigneur de guerre t’avait proposé de rejoindre sa cause. Tu avais tout de suite refusé. « J’aime pas les extrémistes. » déclares-tu simplement, la bouche enfin vide.

Fourchette se présentant de nouveau à ta bouche, tu sursautes en voyant le blond faire de main. Tes yeux se baissent alors que déjà le blond lève la main. Tu vois un chat qui s’affaisse aussitôt, prit de soubresauts alors qu’une mare de sang se forme déjà sous son petit corps. Vous vous jetez tout deux presque hors de vos chaises en même temps.  « REN FAIS QUELQUE CHOSE ! » Tu es déjà à genoux à côté du félin à peine le blond a-t-il fini de prononcer ces paroles. Tout son être est pris de tremblements et son sang cherche à sortir par toutes les sorties possibles. Vison d’horreur et cauchemardesque. Entendant à peine le blond te supplier de ne pas le laisser mourir, tu regardes le petit être s’avancer de plus en plus aux portes de la mort. Tu ne peux rien faire. Il va mourir. Tu ne pouvais pas arrêter le sang, tu ne pouvais pas-

Tu lèves brusquement la tête vers le blond et te précipites vers lui, l’attrapant par les épaules et le tournant, le forçant à présenter son dos au félin mourant sur le sol de votre cuisine. « Nik ! » l’appel-tu précisément, attrapant fermement son visage dans tes mains pour le forcer à te regarder. « Nik, regardes moi ! Calme-toi ! Suis ma respiration, ok ?! » Inspiration exagérée, tu regardes fixement le blond au bord de la crise de panique devant toi. « Allé, inspire … et expire … Voilà, pense à rien d’autre que moi et ta respiration. » Tu continues comme ça, le front venant se poser contre le sien, te forçant à calmer le blond dans l’espoir de l’empêcher de tuer le chat agonisant plus loin. Tu n’osais même pas voir si ton plan marchait, si calmer nik, arrêterais l’effusion de sang du félin. Tu espérais sincèrement que ce serait le cas, le blond ne se pardonnerait jamais sinon.
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‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la différence.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Jeu 14 Juin - 22:27

Airen & Nikolai

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9 mai 2165
« A priori non, personne. On a de la chance. » qu’il répond aux espoirs d’Airen concernant les leurs, quand bien même ils ne soient pas encore vraiment nombreux au sein de l’organisation. La discussion coule d’ailleurs bientôt sur Anders Pollux, ce lambda que Nikolai ne connaissait que de nom pour toute la terreur qu’il paraissait insuffler à l’intérieur d’Aksana. Il n’a jamais rencontré l’homme et ne le rencontrerait peut-être jamais, mais le seul fait de savoir que ce rouquin aurait pu retirer Airen de sa vie le contrarie, d’où la réflexion qui quitte alors ses lèvres sans la moindre hésitation. Véritable remarque venant du fond du cœur sous un air de contrariété à peine déguisée. J’aime pas les extrémistes. Le fin sourire glisse à ses lippes puis disparait aussitôt lorsqu’il attrape la fourchette et mange doucement. Il aurait bien répondu quelque chose mais la boule de poils se frottant à ses jambes l’en empêche, sursaut incontrôlé qui le prend aux tripes alors qu’il était plus ou moins perdu dans ses pensées. L’apaisement de la pièce vole instantanément en éclat lorsque l’animal s’effondre au sol, le liquide carmin dégoulinant déjà sur le sol à mesure qu’il s’échappe du petit corps. Cette seule vision le tétanise, sans mentionner le fait qu’il sait n’avoir le contrôle sur rien. Condamné à observer le chat mourir et agoniser à petit feu sur son seul fait. Il ne demandait pas à tuer. Bien que l’eau ait toujours été capable de faire des ravages, ce n’était pas là son seul dessein, contrairement au sang qui d’un battement de cil sonne le glas de la vie pour laisser passer la mort. Le cri part à la seconde où leurs chaises respectives grincent contre le parquet. Celle de Nikolai bascule purement et simplement en arrière tandis que la crise de panique l’assaille sans qu’il ne puisse rien y faire. Alors seulement les supplications s’exclament dans l’air électrique. Il ne doit pas mourir. Pour autant, Halwyn a beau lutté il ne parvient pas à calmer l’hémorragie qu’il est en train de faire subir à la pauvre bête. « J’ai pas demandé ça j’ai pas demandé ça… » qu’il répète en boucle en cherchant à se remémorer les paroles de son père des années en arrière lorsqu’il avait déjà du mal à contrôler son élément. D’ordinaire, Nikolai ne cède jamais à la panique, mais tout ce nouveau pouvoir a le don de mettre ses nerfs à rude épreuve, car même s’il s’est déjà battu, même s’il a déjà tué aussi, il ne demeure pas foncièrement un assassin.

Nik ! La voix d’Airen résonne jusqu’à ses oreilles et ses prunelles bleues quittent le spectacle d’horreur qu’il percevait de ses prunelles. Les images lui vrillent encore l’esprit. Il sait que dans son dos l’animal est toujours pris de secousses et agonise un peu plus vers le point de non-retour. Il a beau rechigner contre les animaux, Nikolai n’est pas malsain ni intolérant et ne demande pas à faire souffrir un être innocent de la sorte. Son corps fait volte-face, entraîné par la démarche du mêlé mais son cœur continue de s’agiter et battre à tout rompre dans sa poitrine. Il panique et même les mains chaudes d’Airen posées contre ses joues ne parviennent pour l’instant pas à le calmer. Il faut à l’adiutor un deuxième appel pour que les billes couleur océan ne se posent enfin dans les siennes. Nik, regardes moi ! Calme-toi ! Suis ma respiration, ok ?! Fébrile, le blond déglutit et serre les poings pendant que le chat lâche un miaulement abominable. Il fait l’effort, de se focaliser sur la respiration exagérée de Ren mais il n’y arrive pas tout de suite, son souffle bloqué par la boule formée au creux de sa gorge et l’adrénaline circulant toujours dans ses veines, comme le pouvoir. Son propre sang en bouillonnerait et s’il était pâle bien des minutes plus tôt il était dorénavant rouge écarlate à force de se crisper. Allé, inspire … et expire … Voilà, pense à rien d’autre que moi et ta respiration. Il a la respiration sifflante le blond, mais il s’exécute, fixant le visage d’Airen avec tellement de force qu’il pourrait aussi bien lui en coller une en pleine figure que tout simplement l’enlacer comme il l’avait fait à Launondie. Une contradiction qui le ramène d’ailleurs à Launondie, et les images illusoires des flammes qui brûlent tout sur leur passage. Il avait eu l’occasion de voir un incendie dans ces rues bien des mois plus tôt, mais aujourd’hui l’information était certaine. Launondie était assiégée, et plus jamais il n’y remettrait les pieds. Le front du brun vient rencontrer le sien sans qu’il ne comprenne tout de suite de quoi il s’agit, regard dans le vide et doigts se moulant aux poignets respectifs de son ancien adiutor. En silence, il respire, lourdement et encore un peu trop vite, mais il s’apaise, et avec lui les soubresauts du chat qui bientôt ne bouge plus sur le sol mais respire encore. Une seule larme vient perler à sa joue quand il ferme les yeux, lèvres tremblantes et doigts serrant un peu plus les poignets du brun. Il pensait pourtant s’y être habitué à cette nouvelle capacité, ce nouveau lui, mais il n’avait suffi que d’un claquement de doigts pour que tout s’effrite. Nikolai avait pensé à tort qu’il était capable de maîtriser son mutantisme. Il avait en réalité encore bien du chemin à faire…

« J’ai pas demandé ça… » qu’il souffle une énième fois en gardant les yeux fermés et fronçant les sourcils. Il sent au fond de lui que la perte de contrôle est partie. Sans crier gare, et alors qu’il avait toujours son front contre celui du mêlé, il s’écarte un peu trop vite et file au chevet de l’animal qui repose dans la mare de sang. Les doigts s’approchent de la fourrure tâchée de rouge à mesure qu’il prie pour que le corps soit encore chaud et en vie mais à la dernière seconde il n’ose pas le toucher, se redresse et file en direction de la cuisine, non sans envoyer voler un torchon qui traînait là avec violence.  



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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Dim 17 Juin - 19:06

Vous étiez colériques. Caractéristique commune qui engendra bon nombre de conflits entre Nikolai et toi-même. Tout deux aviez un caractère instable et prompt à vous emporter face à une insulte où à une émotion trop forte. Car tout deux étiez totalement et désespérément inaptes avec vos émotions. Tu ne les comprenais pas et Nik ne les gérait pas. Quelle ridicule paire vous faisiez. Mais étrangement, malgré la colère constante qui bouillonnait toujours à l’intérieur de toi, tel un volcan sur le point d’entrer en éruption, c’était toi la tête froide du duo. Toi qui a été brisé par la rue et par la vie, juste pour avancer sur des morceaux recollés à la va-vite et que seul un miracle permettait de faire tenir la structure. C’était toi qui réfléchissais à la réussite des plans du blond, toi qui pointais ce qu’il avait manqué de voir, toi qui gérais les situations de crise qui vous tombaient dessus. Tu le prouvais de nouveau alors que Nikolai semblait au bord de la crise d’hystérie. Tu ne savais pas ce qu’il pouvait ressentir alors que son nouveau pouvoir, cette nouvelle partie de lui qu’il haïssait et qu’il répugnait, était hors de son contrôle et était sur le point de tuer un pauvre petit animal. Tu en étais physiquement incapable, n’ayant pas les mêmes problèmes. Et tu pourrais essayer autant que tu voulais, tu ne pourras jamais le comprendre totalement. Tu ne pouvais qu’être là pour lui et, dans cette situation, l’empêcher de commettre un acte qui le hanterait toute sa vie.

Tu n’es pas sûr que ça marche, tu n’es même pas sûr que le blond t’entende tant il commence à hyperventiler. Tu n’as pas d’autre plan que de calmer Nikolai et par procuration, calmer son pouvoir qui avait vu le chat comme une menace à éliminer. Et soient loués les putains de Sept, ça marche. Ça marche. La respiration de Nik se calme progressivement et tu n’entends bientôt plus les miaulements de douleurs atroces du félin agonisant dans votre cuisine. Vous restez un instant l’un contre l’autre, front contre front, tes mains sur les joues du blond et les poignée serrées par celles de Nik. Halwyn se met à pleurer silencieusement, ses yeux se fermant, et ton cœur se brise une nouvelle fois à cause de lui. Tu veux juste le réconforter, lui dire que tu vas s’arranger, mais tu n’es pas un menteur et les fausses promesses n’ont jamais aidé personne. « J’ai pas demandé ça… » Tu ouvres la bouche pour lui dire quelque chose, n’importe quoi, mais avait que le moindre son ne sorte de ta bouche, Nikolai s’était déjà rapidement éloigné de toi. Tu le vois s’approcher rapidement du chat toujours prostré au sol, avant de faire volte-face sans le toucher, lançant un torchon au sol dans son passage. Tu soupires, souhaitant partir à sa poursuite, mais tu ne pouvais pas laisser le chat au sol comme ça. Alors tu t’agenouilles à ses côtés et l’enveloppe doucement dans le torchon abandonné sur le sol.

Le chat est toujours vivant, à ton plus grand soulagement. Tu essuies comme tu peux le sang qui recouvrait la bête. « Il ne voulait pas, petit. » murmures-tu doucement en le frottant délicatement. « Il viendra sûrement s’excuser plus tard. » Tu n’as pour toute réponse qu’un faible miaulement couvert par de pitoyables ronronnements. Délicatement, tu déposes le félin toujours enroulé dans ton torchon sur votre canapé, te fichant bien des tâches qui pourraient se former dessus, avant de filer vers là où se trouvait ton blond.

« Nik … » l’appelles-tu doucement, ne sachant pas s’il accepterait que tu le touches. Tu voulais pourtant. Tu voulais le prendre dans tes bras et calmer les tremblements de ses mains. Mais tu ne pouvais pas. C’était le droit de Svea, pas le tien. Jamais le tien. « Il est vivant. » Que tu annonces plutôt, sachant que cela travaillerait le blond tant qu’il n’aurait pas de réponse. « Il a perdu beaucoup de sang, mais il va s’en sortir. Il ne va pas mourir, Nik. »
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Dim 17 Juin - 20:59

Airen & Nikolai

set me free


9 mai 2165
Il y a quelque chose d’étonnant dans le simple fait que Ren soit autant capable de le faire monter dans ses plus hautes tours qu’il n’est capable de le calmer et de l’apaiser. Il en est d’autant plus capable depuis que le virus les a séparés. Front contre le sien, Nikolai s’efforce de se focaliser sur le son de sa respiration et la sienne. Le chat s’apaise autant que le blond se calme mais il n’y prête pas attention, bien incapable de retenir cette seule larme solitaire qui ruisselle le long de sa joue pâlichonne. En plus de perdre le contrôle, le simple fait de ne pas pouvoir gérer sa capacité l’épuise instantanément à chaque fois. Sentant la colère s’emparer de son cœur, le blond finit par s’écarter du brun pour inspecter l’état du chat. Il voudrait le toucher, s’assurer que tout va bien mais il craint de nouveau de faire plus de mal que de bien. Alors il se relève et file avec une certaine forme de rage. Il ne peut pas assumer une chose pareille. Tuer un Homme était déjà compliqué mais un animal encore plus car ils n’avaient pour sûr rien demandé. Et en l’occurrence, ce chat n’avait très clairement rien demandé. Halwyn trouve refuge dans le couloir, juste avant les marches de l’escalier qui mène à l’étage. Appuyé contre le mur, il a un bras croisé contre sa poitrine et l’autre prenant appui sur ce dernier tandis que ses doigts pincent l’arête de son nez. Ses mains tremblent toujours sous l’adrénaline et la crainte et il se maudit d’être ainsi si vulnérable face aux yeux d’Airen. Il ne sait jamais comment gérer ses émotions et c’est un chaos qui le suit depuis bien des années. A trop les retenir elles finissent par déborder, c’est ce qu’il a fini par comprendre dernièrement. Le fait est que Nikolai ne sait pas comment gérer son nouveau pouvoir, bien plus monstre que maître. En réalité il ne sait plus trop où est sa place.

Nik … Il tressaille quand son ancien adiutor l’appelle et il lâche son nez, yeux rougis contenant encore les larmes qu’il ne contrôle pas plus que le reste. Serrant ses bras contre lui comme un gamin cherchant à se réchauffer, il pose ses prunelles sur Airen, craignant le verdict final. « Je l’ai tué, c’est ça ? » qu’il prononce d’une voix calme mais légèrement tremblotante. Il est vivant. A ces paroles, le blond souffle comme s’il avait manqué d’air durant de trop longues secondes, passant une main sur son visage défait. Il a perdu beaucoup de sang, mais il va s’en sortir. Il ne va pas mourir, Nik. Les paroles sont un véritable baume au cœur pour le maître du sang qui sent une nouvelle larme chaude couler sur sa joue lorsqu’il s’avance vers Airen. « Merci… » qu’il commence, bras toujours croisés contre lui et regard fuyant, sans trop savoir ce qu’il devait faire ou non. Il soupire. « J’ai toujours eu un problème de contrôle, déjà à l’époque de mon élément. J’avais les conseils de maîtres de l’eau, mais aujourd’hui il n’y a personne et je suis juste… Une putain de bombe à retardement. ». Il relève les yeux vers lui, bien conscient de ne pas donner l’image usuelle. « J’suis pas faible, j’arrive juste pas à apprivoiser ce pouvoir que je connais pas. Tu dis que je ne suis pas un monstre Ren mais… Quel être humain manque de tuer des animaux ou des Hommes en une poignée de seconde ? ». Il se met même finalement à rire jaune en baissant la tête vers le sol. « Et si c’était tout bonnement le Destin, hein ? Comme une espèce de punition pour… J’en sais rien moi, n’avoir jamais su prôner fidélité à qui que ce soit, gouvernements inclus ? ». Il s’avance de quelques pas pour retourner lentement vers le salon, passant à côté du brun. « Et si les Hauts Sacerdos avaient raison ? Et si je faisais partie de ceux qui ne devraient plus exister ? Je veux dire… Putain Ren regarde-moi ! Je suis là, incapable d’arrêter une capacité que je suis censée maîtriser. Incapable d’empêcher la mort de frapper ! ». Il se remet à trembler. « Aujourd’hui, un chat, demain… Qui ? … Toi ? ». Il se retourne soudainement pour lui faire à nouveau face, un air sincèrement inquiet dans ses prunelles bleues. « Je pourrais jamais me pardonner s’il t’arrivait quoi que ce soit. ».

Jamais encore Nikolai n’avait dit une chose pareille à Airen, mais c’était la stricte vérité. Le mêlé avait su gagner sa place dans sa vie, ils vivaient ensemble depuis plus de dix ans, ce n’était pas rien, et quoi qu’il puisse bien en dire, Airen était important pour lui. « Je pourrais pas, et c’est pas des putains de conneries. ». Il en devenait vulgaire et parfaitement conscient, et c’est ce qui rendaient ses mots d’autant plus sincères…        



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‹ STATUT : Cœur éprit. Cœur brisé avant que rien n'ait jamais commencé.
‹ SANG : Fruit d’une rencontre qui aurait dû rester stérile, tu fais partie de la race des abominations et on te l’a toujours fait comprendre.
‹ POUVOIR : Puissance naturelle qui n’est que jouet entre tes doigts, on t’a haï pour l’avoir.
‹ METIER : Ton connard de maître travaillant au palais, tu n’as pas eu d’autres choix que d’y aller à ton tour. Alors cuisinier tu es.
‹ ALLEGEANCE : T’as toujours été individualiste. Le peu de loyauté que tu as va à la masse désordonnée qui te sers de famille. Et si c’est toujours vrai, tu es obligé d’admettre que devant tout cela, et même devant ta sécurité personnelle, maintenant, c’est Nikolai qui trône dans les décisions que tu prends. Sa sécurité semble primer sur tout le reste dans ton esprit. Et tout comme lui, tu es fatigué des jeux de pouvoirs des puissants se disant toujours être mieux que les autres. Ils ne servent que leurs intérêts. Ils vous utiliseront si vous les rejoignez ou vous abandonneront si cela leur est utile. Assez. Nik et toi avez donc prit votre destin en main. Bras-droit invisible des Sparrows, tu es prêt à assurer votre sécurité à tous deux.
‹ ADIUTOR : Nikolai Halwyn. Tu ne le supportes pas. Tu ne l’as jamais supporté même. Tu as longtemps souhaité voir ce lien disparaître. Et maintenant c’est le cas. Il n’y a plus rien entre vous. Et il te manque. Il te manque tellement que t’en pleurerais presque. Mais tu ne le feras pas. T’es bien trop fier pour ça.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Jeu 21 Juin - 20:15

Des fois tu te demandais pourquoi vous ? Pourquoi vous particulièrement plutôt que d’autres ? Avez-vous été si malfaisant dans une vie antérieure pour être punit ainsi dans cette vie ? Qu’aviez-vous pu faire pour que la vie s’acharne contre vous ainsi ? Tu n’étais pas croyant, loin de là. Pour toi, tout ce qui se passait était dû à un effet papillon qu’un connard avait enclenché un jour en n’aidant pas la personne qu’il aurait dû sauver. Mais bordel que tu avais l’impression que les Dieux vous aviez dans leur ligne de mire, Nikolai et toi. Poserais-tu la question à un religieux, tu ne douterais aucunement de sa réponse. Les Dieux vous mettent à l’épreuve, dirait-il. Ils éprouvent votre foi, continuerait-il encore. Non, les Dieux aiment juste se délecter du malheur des hommes, ça devait-être leur série radio préférée. Tu doutais que les Dieux trouvent beaucoup d’amusement dans le royaume parfait, mais s’ils pouvaient s’amuser autrement qu’en foutant vos vies en l’air, tu en serais extrêmement reconnaissant, merci. Enfin, tu t’en remettrais si ta vie se brisait soudainement, tu savais comment faire, comment gérer la perte pour l’avoir déjà vécu soudainement. Tu ne voulais juste pas qu’il arrive la même chose à Nikolai. Et pourtant c’est ce qui était arrivé : la vie de Nikolai avait été chamboulée au point que vous ne vous rappeliez plus à quoi elle ressemblait avant. Et parce que Nik faisait entièrement partie de ta vie, la tienne aussi s’en était trouvée changée. Pour le mieux ou pour le pire, tu ne saurais dire. Certains jours étaient parfaitement calmes et presque heureux, alors que d’autre étaient si sombres que vous n’arriviez pas à voir la moindre étincelle de positivité. Des jours comme aujourd’hui.

Le petit chat blessé posé délicatement et presque confortablement sur votre fauteuil, tu t’approches de Nikolai pour lui en annoncer la survie. La tête courbée, les mains tremblantes, les yeux rougis et tressaillant à l’entende de ta voix, encore une fois, le voir brise un peu plus ton cœur. Mais tu pousses tout de même, il le fallait. La nouvelle le soulage grandement, ça se voit comme la lune en pleine nuit et ça ne peut que te faire du bien également. Pourtant tu sais que cet instant de calme n’est que l’accalmie avant la tempête de doute et de haine contre lui-même que le blond allait bientôt déverser. Tu ne voulais pas qu’il pense ça, tu ne voulais pas le voir ainsi se briser lui-même sous le poids de sa propre existence. Mais même avec tout l’effort du monde, tu ne pouvais pas chasser les démons se trouvant dans sa tête, tu ne pouvais qu’être là pour lui en l’absence de celle qui avait son cœur. Certains jours tu craignais ce qui viendrait à se passer s’il venait à lui arriver malheur. « Merci… » souffle-t-il d’une petite voix presque brisée. Et que peux-tu répondre à ça si ce n’est avec un simple hochement de la tête. « J’ai toujours eu un problème de contrôle, déjà à l’époque de mon élément. J’avais les conseils de maîtres de l’eau, mais aujourd’hui il n’y a personne et je suis juste… Une putain de bombe à retardement. » Tu fermes brusquement les yeux. Voilà la tempête. Voilà Nik se prenant pour un monstre. Déjà tu pouvais sentir ta colère gronder en toi. Colère envers Nik pour oser penser une chose pareille, colère contre l’injustice de la vie. Pourquoi eux plutôt que d’autres ?

Tu ne dis rien et te contentes de rouvrir les yeux alors que le blond le regarde de nouveau.  « J’suis pas faible, j’arrive juste pas à apprivoiser ce pouvoir que je connais pas. Tu dis que je ne suis pas un monstre Ren mais… Quel être humain manque de tuer des animaux ou des Hommes en une poignée de seconde ? » Il rit et tu sais une boule se former dans ta gorge et dans ton ventre à ses paroles, une horrible pensée faisant chemin dans ton esprit. Une pensée suffisamment terrible pour te pétrifier de peur à l’idée de la voir se réaliser. « Et si c’était tout bonnement le Destin, hein ? Comme une espèce de punition pour… J’en sais rien moi, n’avoir jamais su prôner fidélité à qui que ce soit, gouvernements inclus ? » Tu aurais tellement de choses à redire à cela mais le mutant se relève déjà et se met à faire les cents pas comme un lion en cage. « Et si les Hauts Sacerdos avaient raison ? Et si je faisais partie de ceux qui ne devraient plus exister ? Je veux dire… Putain Ren regarde-moi ! Je suis là, incapable d’arrêter une capacité que je suis censée maîtriser. Incapable d’empêcher la mort de frapper ! » Ton souffle se coupe. Et si ce que tu pensais était vrai ? Non. Ce n’était pas possible. Pas Nik. Mais n’était-il pas déprimé ? N’avait-il pas supporté perte après perte après perte ? Ne se haïssait-il pas comme il venait tout juste de la dire ? Ne venait-il pas de dire qu’il pensait ne pas devoir exister ? « Aujourd’hui, un chat, demain… Qui ? … Toi ? » Nikolai te regarde tellement inquiet que tu en as de nouveau la gorge qui se serre. « Je pourrais jamais me pardonner s’il t’arrivait quoi que ce soit. » Et tu ne pourras jamais te le pardonner s’il arrivait quoique ce soit à Nik.

Et ces paroles. Ces paroles te réchauffaient autant le cœur qu’elles te le brisaient. Tu comptais pour Nikolai, il venait tout juste de te l’avouer. Tu comptais pour lui. Mais tu ne comptais pas pour lui de la façon que tu aurais aimer compter pour lui, égoïste que tu étais. Tu étais l’ami, tu étais le confident, tu étais l’épaule sure laquelle on pouvait se reposer. Mais jamais tu n’étais l’amant, ce rôle n’appartenait qu’à une petite rousse au sourire timide. Et ça t’allait. Ça t’allait parfaitement. Mais tu ne pouvais pas empêcher de vouloir et tu ne pouvais pas empêcher ton cœur d’avoir mal. « Je pourrais pas, et c’est pas des putains de conneries. »

Tu avales la boule dans ta gorge alors que le silence s’éternise, ne sachant pas comment répondre à ce que tu venais d’entendre. Comment exprimer ce que tu ressentais en cet instant ? Comment répondre aux interrogations du blond ? Comment l’aider ? Tu ne savais pas. Tu ne savais pas comment conforter quelqu’un. C’était Nikolai qui était le génie des mots, pas toi. Alors tu fis comme d’habitude : tu dis ce que tu pensais. « Nikolai. » commenças-tu doucement, le regardant fixement et le plus sérieux du monde. « Si un jour tu te tues, je me tuerais aussi. » Tu étais sérieux. Tu étais parfaitement sérieux. Tu étais arrivé à un point dans ton existence où pour toi une vie n’en était une que si le blond était à tes côtés. Et n’était-ce pas pathétique de dépendre de quelqu’un de la sorte ? Mais tu ne pouvais pas t’en empêcher. Tu ne supportais même pas l’idée que le blond arrive à un point où mourir lui semblait moins douloureux que de vivre. Mais avec le discours qu’il venait de te donner, comment pouvais-tu penser autrement ?

« Et il y a un moyen très simple pour apprendre à contrôler ton nouveau pouvoir, tu sais ? » continues-tu simplement, comme si tu ne venais pas de lâcher une énorme bombe sur le blond. « T’as qu’à t’entraîner sur moi. » dis-tu normalement en haussant les épaules le plus normalement du monde. Car ce l’était pour toi. Nikolai avait besoin de s’entraîner et il ne consentirait jamais à user des animaux pour ce faire. Toi tu étais parfaitement consentant, c’était le plan parfait dans ta tête.

« Aussi… » Tu franchis les quelques pas qui vous séparent l’un de l’autre et sans explication aucune, tu percutes le ventre du blond violemment de ton poing, ne retenant qu’à peine ta force. « Je t’ai dit que la prochaine fois que tu te traitais de monstre je t’en foutrais une. »
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‹ AGE : Il vient tout juste de passer la porte de la trentaine. Ce sont donc trente années qui s'écoulent dans ses veines.
‹ STATUT : Ancien célibataire endurci, volage du premier regard. Son coeur est une première fois tombé pour la belle Svea Oshun aujourd'hui disparue. Il l'a pleuré, les Sept savent qu'il l'a pleuré et aujourd'hui son coeur s'est remis à battre de nouveau pour quelqu'un qu'il n'aurait jamais cru. S'il n'ose encore le dire il le sait au plus profond de lui-même, il l'aime Lui, de ce lien qui ne sera jamais brisé.
‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
‹ METIER : Gardien à la prison du Palais des Griffith se trouvant à Greenstall.
‹ ALLEGEANCE : A lui-même. Il espionnait pour la résistance, se prétendait à la fois ami de la couronne et rebelle. Il mène son monde à la baguette, autant que faire se peut, mais à force de croire aux autres il a fini par se rendre compte que le pouvoir appelle le pouvoir. Gouvernement ou Résistance, il semble prendre le parti de sa propre survie. Dorénavant leader invisible des Sparrows dont le monde ignore l'existence.
‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Lun 25 Juin - 22:02

Airen & Nikolai

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9 mai 2165
Il est vrai que dernièrement le monde tel qu’il était à tendance à s’effondrer autour d’eux, non pas que Nikolai s’en plaigne réellement, il aime avoir un minimum de confort mais a toujours su prendre les risques qu’il fallait au moment venu. Il avait quitté Aguarinui pour un avenir dont il ne connaissait rien sur les terres arides de Flamaerin, lui, le fils de l’eau, bien plus habitué au climat tempéré, humide et parfois glacé qu’à la haute chaleur écrasante. Il s’y était accommodé, avait pris Airen dans son sillage car étant liés ils n’auraient jamais pu se séparer à l’époque. Encore aujourd’hui, ils ont fini par accepter le fait qu’ils ne pouvaient tout bonnement pas vivre éloignés l’un de l’autre. C’est une ironie que le blond ne comprendra jamais vraiment, eux qui savaient si bien se détester, avant. Tétanisé dans le couloir de l’entrée où se trouve l’escalier qui mène à l’étage, Nikolai attend le verdict final et funeste, calmant les larmes qui ruisselaient encore quelques secondes auparavant. Il n’est pas vraiment un sensible, n’est pour ainsi dire qu’un novice des émotions, incapable de réellement s’exprimer sur ce qu’il ressent. Handicapé des sentiments quand bien même il sache aimer Svea. Arête du nez pincée et reniflant, ce sont les mots de Ren qui finissent de le rassurer sur l’état du pauvre animal qui n’avait strictement rien demandé. Nikolai ne se maîtrise pas et ça l’effraie, plus ça l’effraie et moins il a de contrôle. C’est un cercle vicieux qu’il ne connait que trop bien pour l’avoir déjà côtoyé. Ce qui aujourd’hui lui a fait défaut est tout bonnement cette lettre réceptionnée. Launondie est tombée, terminant de balayer avec elle tout ce qui était jadis, rendant tangible la différence qui circule dans ses veines et dans son sang. Rattrapé par tout ce melting pot d’ennuis et d’acharnement différent, le blond ne peut que tenter de se confier a minima auprès de son ancien adiutor. Il essaie de s’ouvrir et de parler, confier ses ressentis à quelqu’un et c’est Airen qu’il a choisi pour ça, ignorant combien ses paroles pouvaient sonner une tirette d’alarme. Ignorant qu’il envoie une image de détresse bien plus grande que ce qu’il en est réellement.

Il ignore faire mal à celui qui se tient en face de lui alors qu’il lui avoue tenir à lui bien plus qu’ils ne le pensaient tous deux jusqu’à lors. Il ignore qu’Airen souhaiterait plus, bien plus qu’il ne peut lui offrir en cet instant. Tout ce qui s’exprime, c’est la panique à l’idée de lui faire du mal physiquement, alors qu’en réalité, du mal, il lui en fait déjà par sa seule présence dans la même pièce et à portée de ses mains sans qu’il ne puisse le toucher comme il le souhaiterait. Nikolai. Le blond relève les yeux vers le brun à l’instant même où son prénom résonne délicatement dans le couloir. Si un jour tu te tues, je me tuerais aussi. Nikolai manque de s’étrangler avec sa salive, littéralement, à l’annonce qu’il lui fait. « Quoi ? Je… ». Perturbé et une nouvelle fois moufté par son adiutor, il cherche ses mots, prunelles bleues papillonnant sous la surprise. « Non je… Je vais pas me tuer Ren. Et… ». Les paroles du brun étaient tellement emplies de… Il ne saurait même pas dire quoi, qu’il ne sait que répondre de mieux à cela. « Il est hors de question que tu meurs. » qu’il ajoute sur un ton plus sec en reposant ses yeux dans les siens. Et il y a un moyen très simple pour apprendre à contrôler ton nouveau pouvoir, tu sais ? Airen semble lancé dans son monologue et rien ne peut l’arrêter, pas même les mots précédents du blond qui s’effritent comme l’écume des vagues sur les rochers. A en juger parce qu’il propose, oui, le brun n’a strictement rien écouté du il est hors de question que tu meurs. Le mêlé hausse les épaules et Nik à ce moment-là, a juste envie de le baffer pour son inconscience. Incrédule, il l’observe avec les yeux ronds et en chien de faïence, bras croisés contre sa poitrine. Sa mine devient sévère sous l’incompréhension et l’incrédulité. C’est pratiquement une réaction claire et nette lorsqu’il se contente de lâcher son « Non. ». Il plisse le nez et souffle en se rapprochant d’un pas du brun. « Je t’ai dit que je ne pouvais pas me résoudre à ce qu’il t’arrive malheur et tu me proposes de m’entrainer sur toi ?! Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans : I need you alive Airen Fucking Lokarth ? ». Aussi… Visiblement, non, Airen ne parait pas vouloir comprendre ou même écouter. Il s’avance de plusieurs pas en sa direction mais Nikolai n’est pas sur la défensive, le coup du mêlé a donc tout le loisir de venir s’échouer contre son ventre et ainsi lui couper le souffle. Plié en deux en soufflant et grognant comme un beau diable, la voix d’Airen résonne à ses oreilles bourdonnantes. Je t’ai dit que la prochaine fois que tu te traitais de monstre je t’en foutrais une. Bougon, le blond marmonne dans sa barbe qu’il a rasée quelques jours plus tôt et se redresse en continuant de récupérer son souffle. Par réflexe, un coup part dans l’épaule du brun tandis qu’il prend la direction du salon les sourcils froncés et sans dire un mot de plus. Au fond, il sait ne pas l’avoir volé, Airen le lui avait promis alors qu’ils étaient encore à Launondie. En revanche, il ne s’entrainerait pas sur lui, non, ça il s’y refuse.    

Timidement, il prend la direction du canapé en se massant encore son ventre endolori. Respiration revenue à la normale et définitivement calmé, il vient s’accroupir à hauteur du chat allongé. Il doit tout au plus avoir un an et n’appartient pour sûr à personne. La robe tacheté de différentes couleurs, Nikolai l’observe ainsi durant de longues secondes avant de se relever pour aller chercher un autre torchon qu’il passe sous l’eau. Quelques secondes plus tard à peine, il reprend sa position initiale et commence à passer le linge frais dans la fourrure fauve de l’animal en vue d’y nettoyer le sang. « Je suis désolé. ». Lentement, il réitère la manœuvre, ayant pour remerciement un ronronnement encore bien pitoyable de la part du chat qui néanmoins ne tremble pas. Même la queue remue doucement au gré des caresses fraîches et au bout de quelques secondes supplémentaires, la mine sérieuse de Nikolai se remet à s’éclaircir. Un sourire commence à naître à la commissure de ses lèvres. Bientôt, il laisse ses genoux se poser sur le sol, ne pouvant pas tenir plus longtemps accroupi et il continue de nettoyer le chat avec tendresse. Allongé de profil, le félin redresse doucement la tête et lâche un miaulement approbateur, menton levé en l’air comme un appel éhonté aux gratouilles. Hm. Lèvres pincées et sourire en coin, il vient gratter délicatement le menton de celui qui aura bientôt un nom. « So Lucky… ».    


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‹ AGE : 30 ans maintenant. Trois décennies à arpenter cette terre qui t'a si souvent blessée.
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‹ SANG : Fruit d’une rencontre qui aurait dû rester stérile, tu fais partie de la race des abominations et on te l’a toujours fait comprendre.
‹ POUVOIR : Puissance naturelle qui n’est que jouet entre tes doigts, on t’a haï pour l’avoir.
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‹ ADIUTOR : Nikolai Halwyn. Tu ne le supportes pas. Tu ne l’as jamais supporté même. Tu as longtemps souhaité voir ce lien disparaître. Et maintenant c’est le cas. Il n’y a plus rien entre vous. Et il te manque. Il te manque tellement que t’en pleurerais presque. Mais tu ne le feras pas. T’es bien trop fier pour ça.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Sam 30 Juin - 19:07

Tu n’as jamais accordé beaucoup d’importance aux choses matérielles. Non, ce n’était pas totalement vrai : Tu n’avais jamais pu accorder beaucoup d’importance aux choses matérielles. C’était bien difficile de s’attacher à des objets quand on tu avais grandit sans rien. Tout ce que tu avais jamais eu avait été vendu pour de la nourriture ou des médicaments, tout ce que tu avais jamais possédé avait été donné aux plus jeunes de ta fratrie, en ayant bien plus besoin que toi. Alors non, encore maintenant tu n’accordais que peu d’importance aux choses matérielles. Toute ton attention, tout en être était focalisé sur autre chose cependant. Sur des êtres de chair, sur des êtres de sang. Sur des êtres pensant plutôt que sur des objets sans cœur. Tu n’as jamais rien possédé de matériel. Mais tu as toujours eu une famille. Et c’est peut-être pour ça que tu ne t’es jamais perdu dans la rage, la haine et la rancœur qui te brûle l’estomac certains jours durant. Et quand celle-ci a éclatée, dispersée sur le continent telle la poussière par le vent, il y a eu Halwyn. Connard, enfoiré, salopard d’Halwyn. Tu l’as détesté, tu ne voulais pas de lui, et lui-même ne voulait pas de toi. Et pourtant, malgré tout ce que vous désiriez, vous étiez. Et a travers vos disputes, à travers vos hurlements, tu as su garder ta santé mentale. Vous étiez et vous êtes toujours aujourd’hui. Tu le détestais et sans que tu ne comprennes comment, tu ne pouvais plus te passer de lui maintenant. La vie était une pute des fois. Des jours elle te faisait fouiller les poubelles pour essayer de calmer la douleur dans ton ventre, d’autres elle te faisait tomber amoureux de ton meilleur ami hétéro et en couple. Tu avais véritablement dû être un être horrible dans une autre vie.

Mais c’était également la vie qui t’avait donné le blond. C’est elle qui vous avait fait vous rencontrer, elle qui vous a liés, et tu ne changerais ça pour rien au monde. Nikolai t’était précieux, si précieux. Et il tenait à présent des propos suicidaires. Cette idée t’épouvante, cette idée te paralyse. Tu imagines soudainement une vie ou le blond n’est plus et tu ne peux pas. Tu ne peux juste pas. Tu n’es pas suicidaire, tu ne l’es pas, tu ne l’es plus, mais une vie dans ton connard ne semble pas être une vie qui vaille la peine d’être vécue. Alors tu le lui dis. Tu lui dis cette vérité qui te semble immuable et certaine : tu partirais avec lui s’il se tuait. « Quoi ? Je… » Tu le vois qui manque de s’étrangler avec sa salive, choqué. « Non je… Je vais pas me tuer Ren. Et… » Tu sentis comme une pression se relâcher dans ton être, te détendant subitement. Il disait ne pas vouloir se tuer. Bien. Mais tu ne le croyais qu’à moitié. Comment pourrais-tu totalement le croire quand il te donnait depuis des mois des propos suicidaires ? « Il est hors de question que tu meurs. » Finit l’hésitation, le voilà sec dans ses propos. Et comme il y a peu, ton cœur se serre face à cette déclaration. Ce serait tellement plus simple si vous aviez continué à vous détester, tellement plus simple. Et que répondre à cela ? Tu ne sais pas alors tu continues avec ce que tu voulais dire, ce que le blond avait besoin d’entendre. Tu te proposes comme cobaye. Et tu n’as qu’à regarder l’expression du blond pour savoir qu’il n’accepterait pas. Tu ne comprends pas, c’est pourtant un plan parfait. Nikolai avait besoin de s’entraîner, les événements de la soirée en était la preuve. Jamais cependant il n’accepterait d’utiliser d’animaux à cette fin et mettre dans la confidence un autre humain était un risque que vous ne pouviez prendre. Il n’y avait donc que toi. Toi qui étais volontaire et parfaitement disposé à laisser le blond s’entraîner sur ton corps. Mais Nik était visiblement trop buté pour voir ça. « Non. ». Tu soupires doucement alors que le blond se rapproche de toi, si certain dans sa décision. « Je t’ai dit que je ne pouvais pas me résoudre à ce qu’il t’arrive malheur et tu me proposes de m’entraîner sur toi ?! Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans : I need you alive Airen Fucking Lokarth ? ».

Tu fermes les yeux. Tu as envie de pleurer. Pourquoi avait-il fallu que ce soit lui ? Pourquoi avait-il fallu qu’il soit si parfait, si … lui ? Tu voulais pleurer, mais tu ne pouvais pas, tu ne savais plus comment faire. Alors tu continues, tu avais encore une chose à dire à Nikolai. Ou plutôt, à donner. Une promesse était une promesse et tu lui en mis une pour les propos qu’il avait tenus en ta présence. Le coup que tu prends dans ton épaule vient sans grande surprise, le blond n’étant aucunement être à se laisser frapper sans retourner la faveur. Tu es même étonné de ne pas te l’être prit en plein visage. Ton connard devait être épuisé émotionnellement pour ne pas plus réagir. Sans un mot, tu le regardes s’éloigner en direction de la salle. Tu n’as pas besoin d’être un génie pour comprendre les intentions de l’ancien maître de l’eau. Tu ne le suis pas alors qu’il se traine vers le canapé où est allongé le félin, lui accordant cet instant. Doucement, tu passes une main sur ton visage, expirant lentement. Quel merdier. La journée avait pourtant été normale. Comment aviez-vous fait pour que la situation dégénère à ce point ? Rien et c’était le problème. Vous ne faisiez que fuir ce qui arrivait. Nik fuyait son nouveau pouvoir et toi tu … tu fuyais tes sentiments pour le blond. Quels valeureux guerriers vous étiez. Et qu’est-ce que ça vous avait apporté ? Peur et souffrance. Ça ne pouvait pas durer comme ça. Nik devait faire face à cette chose qui faisait maintenant partie de lui et toi … toi tu devais décider quoi faire de tous ces nouveaux sentiments.

Doucement, tu t’approches du blond assit près du chat, le grattouillant doucement. « Fais attention, Halwyn, il est entrain de te charmer. » Plaisantes-tu doucement en t’asseyant à ses côtés, souriant légèrement. Tu tends la main vers la petite tête féline et te mets également à le caresser, souriant un peu plus en l’entendant ronronner faiblement. « J’irai voir un véto demain, on sera fixé comme ça … » Tu laisses le silence s’installer un instant, hésitant face à comment aborder de nouveau le sujet. « Nik … Je suis toujours sérieux pour ma proposition. » commences-tu doucement, continuant à caresser le chat poussant sa tête contre ta main. « Je sais que tu veux pas, je sais que tu … que tu as peur de ce que tu es devenu, mais Nik … Il faut que tu t’entraînes. Des incidents comme celui-là vont continuer à arriver si tu le fais pas … » Même d’un ton calme, tu n’aimais pas ce que tu disais. Nikolai allait sûrement avoir mal en entendant cela. Mais pourtant il avait besoin de t’entendre car c’était la vérité. Vous aviez trop fait l’autruche lui et toi …
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‹ AGE : Il vient tout juste de passer la porte de la trentaine. Ce sont donc trente années qui s'écoulent dans ses veines.
‹ STATUT : Ancien célibataire endurci, volage du premier regard. Son coeur est une première fois tombé pour la belle Svea Oshun aujourd'hui disparue. Il l'a pleuré, les Sept savent qu'il l'a pleuré et aujourd'hui son coeur s'est remis à battre de nouveau pour quelqu'un qu'il n'aurait jamais cru. S'il n'ose encore le dire il le sait au plus profond de lui-même, il l'aime Lui, de ce lien qui ne sera jamais brisé.
‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
‹ METIER : Gardien à la prison du Palais des Griffith se trouvant à Greenstall.
‹ ALLEGEANCE : A lui-même. Il espionnait pour la résistance, se prétendait à la fois ami de la couronne et rebelle. Il mène son monde à la baguette, autant que faire se peut, mais à force de croire aux autres il a fini par se rendre compte que le pouvoir appelle le pouvoir. Gouvernement ou Résistance, il semble prendre le parti de sa propre survie. Dorénavant leader invisible des Sparrows dont le monde ignore l'existence.
‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Mer 4 Juil - 23:04

Airen & Nikolai

set me free


9 mai 2165
Il ne ment pas Nikolai, lorsqu’il dit avoir besoin d’Airen vivant. Il ne ment pas lorsqu’il dit qu’il ne peut pas se résoudre à s’entraîner sur lui et risquer de le voir souffrir. Le voir souffrir est la dernière chose qu’il souhaite, bien inconscient de savoir qu’en réalité il le fait d’ores et déjà. Parce que le cœur du brun bat pour le sien, bien plus fort qu’il ne devrait, même alors qu’ils se fixent et que le ton se hausse légèrement. Même lorsque le coup pleure dans son abdomen et lui coupe le souffle, le forçant à rétorquer dans l’épaule de manière sèche mais non forte. Sans doute un manque d’énergie ou de conviction dans le fait de donner ce coup que d’ordinaire il aurait adressé directement au visage. Sans un mot de plus et se massant le ventre, le blond reprend la direction du salon dans lequel se trouve le petit animal, toujours lové dans son torchon et allongé sur le canapé. Délicatement, il s’agenouille, effleure d’abord du bout des doigts le félin avant de se mettre à le caresser. C’est dans une pièce silencieuse qu’il vient s’excuser, craquant peu à peu pour le chat au fur et à mesure qu’il s’emploie à le débarbouiller du liquide carmin s’étant échappé trop vite. Fais attention, Halwyn, il est entrain de te charmer. La voix de son ancien adiutor résonne dans son dos et bientôt à ses côtés alors qu’il s’assied sur le sol, doigts effleurant également l’animal qui ronronne gentiment et pousse sa tête contre la main du brun. « Et alors ? » qu’il rétorque d’un voix encore un peu graveleuse suite à la panique d’il y avait quelques minutes. Il n’était déjà plus prévu que le chat s’en aille retourner dans les rues. « Il pourrait rester, je lui dois bien ça. ». J’irai voir un véto demain, on sera fixé comme ça … En guise de réponse, l’ancien maître de l’eau acquiesce doucement d’un signe de tête, terminant en silence de nettoyer la fourrure tachetée de plusieurs couleurs différentes. Lorsque c’est fait, il pose le linge par terre à sa gauche puis reprend distraitement ses caresses, l’autre bras plié sur le bord du canapé pour lui servir de repose-tête. Dorénavant silencieux, Nikolai laisse les secondes s’enchainer dans le calme le plus parfait. Un silence qu’il ne saurait détruire, encore perturbé par tout ce début de soirée. Launondie en flammes, son pouvoir incontrôlable et Ren qui le pense suicidaire. Nik … Je suis toujours sérieux pour ma proposition. Ren qui est celui qui brise à nouveau le fameux silence et rompt le calme ambiant.

Seul un soupir s’extirpe de ses lippes qui se referment aussitôt. Les prunelles bleues n’observent pas celles du brun non loin de lui, plutôt rivées sur le chat qui s’endort sagement, comme pour éviter la discussion à suivre. Je sais que tu veux pas, je sais que tu … que tu as peur de ce que tu es devenu, mais Nik … Il faut que tu t’entraînes. Des incidents comme celui-là vont continuer à arriver si tu le fais pas … Il n’y a qu’à ces paroles que le blond redresse sa tête et la tourne pour observer le mêlé effroyablement sérieux. Il déglutit, instantanément et bruyamment. Son attitude pue la négation à plein nez mais cette dernière ne s’est pas encore exprimée tant il l’observe sans être incapable de parler. Nikolai demeure ainsi de longues secondes durant, à regarder les traits d’Airen, perdu dans ses réflexions personnelles. « Je ne veux pas te blesser. » qu’il répète à nouveau, comme pour s’assurer que le mêlé le comprenne bien. « Je ne veux pas être de ces Maîtres qui se servent de leurs adiutor comme de vulgaires cobayes. J’ai toujours mis un point d’honneur là-dessus, aussi détestable que j’ai pu être parfois… Souvent. ». Il soupire et baisse les yeux. « A dire vrai je ne devrais même plus t’appeler comme ça, car tu n’es pas un adiutor, tu es un homme libre, comme moi. J’en ai rien à foutre de ce que pensent les autres, pour moi tu es sur le même pied d’égalité que le mien, et si j’apprécie ta proposition je ne peux pas m’y résoudre. Je ne veux pas te blesser. ». Une fois encore, Nikolai la refuse, parce qu’il pense bien faire, parce que malgré son envie de ne pas réitérer de tels incidents, il ne peut se résoudre à accepter que le seul moyen d’entrainement possible demeure bel et bien son ancien adiutor. Lui seul et Svea sont au courant de sa mutation et de sa différence. Airen en connait les enjeux en pleine journée. Lorsque les rayons du soleil sont hauts dans le ciel et traversent les nuages, Nikolai est un lambda. Un maître sans pouvoir ni aucun autre moyen de défense que ses armes et ses poings. Il n’est pas faible, ni en détresse, mais cela amoindri ses chances face à d’autres maîtres comme lui ou des mêlés. « Aussi surprenant que cela puisse paraître après plus de dix années de vie commune agaçantes, tu comptes énormément pour moi. ». Un fin sourire en coin vient se dessiner à ses lèvres et il redresse les yeux vers lui, plus apaisé qu’il ne l’était des minutes auparavant, ne tenant même pas rigueur au brun pour le mauvais coup dans l’abdomen. Ce n’était que justice, Airen l’avait vraiment promis ce coup-là. Finalement, c’est un énième soupir qui s’échappe dans le presque silence, chat à présent sagement endormi en face d’eux, regard se détournant à nouveau de celui du mêlé. « Si tu y tiens tant que ça alors… J’essaierai. Mais si jamais je vois que ça va trop loin j’arrêterai tout et ne recommencerai pas sur toi. Deal ? ». Il était sérieux dans ses propos, mais il acceptait de faire l’effort et d’essayer de passer outre ses appréhensions. Parce que Ren le lui demandait. Toutefois, jamais la crainte de le blesser ou même de le tuer ne passerait. Elle continuerait à broyer fermement ses entrailles jusqu’à l’instant fatidique. Il n’y avait que deux issues possibles : échec ou réussite. Mais elles seraient pour un autre jour.    



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Dernière édition par Nikolai Halwyn le Jeu 5 Juil - 21:09, édité 1 fois
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‹ SANG : Fruit d’une rencontre qui aurait dû rester stérile, tu fais partie de la race des abominations et on te l’a toujours fait comprendre.
‹ POUVOIR : Puissance naturelle qui n’est que jouet entre tes doigts, on t’a haï pour l’avoir.
‹ METIER : Ton connard de maître travaillant au palais, tu n’as pas eu d’autres choix que d’y aller à ton tour. Alors cuisinier tu es.
‹ ALLEGEANCE : T’as toujours été individualiste. Le peu de loyauté que tu as va à la masse désordonnée qui te sers de famille. Et si c’est toujours vrai, tu es obligé d’admettre que devant tout cela, et même devant ta sécurité personnelle, maintenant, c’est Nikolai qui trône dans les décisions que tu prends. Sa sécurité semble primer sur tout le reste dans ton esprit. Et tout comme lui, tu es fatigué des jeux de pouvoirs des puissants se disant toujours être mieux que les autres. Ils ne servent que leurs intérêts. Ils vous utiliseront si vous les rejoignez ou vous abandonneront si cela leur est utile. Assez. Nik et toi avez donc prit votre destin en main. Bras-droit invisible des Sparrows, tu es prêt à assurer votre sécurité à tous deux.
‹ ADIUTOR : Nikolai Halwyn. Tu ne le supportes pas. Tu ne l’as jamais supporté même. Tu as longtemps souhaité voir ce lien disparaître. Et maintenant c’est le cas. Il n’y a plus rien entre vous. Et il te manque. Il te manque tellement que t’en pleurerais presque. Mais tu ne le feras pas. T’es bien trop fier pour ça.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Jeu 5 Juil - 15:48

Certains jours, tu souhaiterais être le moins mature de votre duo de brisés. Comme en cet instant où tes paroles blessent Nikolai. Mais ces paroles, le blond avait besoin de les entendre. L’ancien maître de l’eau était terrifié de ses nouvelles capacités au point d’en refuser l’existence même, au point de douter de sa nature d’humain. Il était terrifié de son manque de contrôle et des dégâts qu’il était capable d’engendrer, mais comment pouvait-il changer cela s’il n’apprenait pas à sa contrôler ? Le contrôle ne venait pas du déni et encore moins du rejet, seulement en faisant face, comme pour toutes les peurs. Et tant que le blond ne comprendra pas cela, cette peur le dévorerait jusqu’à ce qu’il tue quelqu’un. Tu n’osais penser à ce qu’il se passerait pour le blond si cela arrivait. Tu voulais le protéger de ce malheur, et le seul moyen à ta disposition pour cela, c’était aider Nikolai à s’entrainer. Pendant un instant, alors que le blond continue de te regarder sans rien dire, la peur et le refus clairement visibles sur son visage, tu crains qu’il ne refuse une nouvelle fois ton aide. Mais tu ne lâcheras pas l’affaire ce soir, pas après ce qui s’était passé ou qui aurait pu se passer avec le chat. Que se passerait-il si Nik tuait quelqu’un la prochaine fois, alors que tu aurais pu aider ? Tu ne te le pardonnerais jamais.

« Je ne veux pas te blesser. » Pourtant c’est le cas, pensée traîtresse qui émerge dans ta tête. Pourtant c’était toujours le cas. Il te blessait tous les jours, sans le savoir, sans le comprendre. Les poètes chantent les vertus et la douceur de l’amour, mais il n’y avait rien de doux dans ta situation, rien. C’était juste douloureux. Et tu ne pouvais lui en vouloir. Comment le pourrais-tu alors qu’il ne savait pas ce qu’il te faisait ? C’était juste de ta faute, tu n’aurais pas dû tomber amoureux d’un homme qui ne serait jamais tien. « Je ne veux pas être de ces Maîtres qui se servent de leurs adiutor comme de vulgaires cobayes. J’ai toujours mis un point d’honneur là-dessus, aussi détestable que j’ai pu être parfois… Souvent. » Ta gorge se serre à mesure qu’il parle, la pression enserrant ton cœur se faisant plus forte. Tu souris légèrement. « Tu l’es toujours, tu sais … ? » plaisantes-tu légèrement avant que le blond ne continue sa tirade. « A dire vrai je ne devrais même plus t’appeler comme ça, car tu n’es pas un adiutor, tu es un homme libre, comme moi. J’en ai rien à foutre de ce que pensent les autres, pour moi tu es sur le même pied d’égalité que le mien, et si j’apprécie ta proposition je ne peux pas m’y résoudre. Je ne veux pas te blesser. ». Tes yeux se ferment et tu soupires légèrement. Pourquoi fallait-il que le blond soit aussi borné ? Ne pouvait-il pas comprendre que c’était la seule solution qui leur était accessible ? Ne pouvait-il comprendre que tu t’en fiches toi s’il te blessait durant un hypothétique entrainement ? Tu voulais juste l’aider. Tu ouvres la bouche pour rétorquer et lui faire part de tes pensées quand tu découvres que le blond n’a en aucun cas finit. « Aussi surprenant que cela puisse paraître après plus de dix années de vie commune agaçantes, tu comptes énormément pour moi. »

Il te sourit. Un petit sourire timide et plein de confiance. Tu veux juste pleurer. Pourquoi lui ? Pourquoi lui et pas un autre qui ne te brisait pas le cœur inconsciemment avant de le reconstruire tout aussi rapidement ? Parce qu’il ne serait pas Nikolai. Parce qu’il, n’aurait pas son caractère qui te donnaient envie de le frapper, n’aurait pas ses défauts qui te donnaient envie de l’étrangler, n’aurait pas ses qualités qui te donnaient envie de l’embrasser. Il ne serait pas Nik et n’aurait pas mille et un souvenirs à partager avec toi. Parce qu’il ne serait pas Nikolai Halwyn tout simplement. Peut-être était-ce ton destin ? Peut-être étais-tu condamné depuis l’instant où vous avez été lié à avoir le cœur brisé inévitablement ? Peut-être était-ce que tu méritais pour convoiter ce qui n’était pas tien d’avoir ? Tu ne pouvais pas continuer comme ça. Tu avais accepté depuis longtemps ton sort, celui de regarder Nikolai être heureux avec un autre que toi, et c’était bien, c’était normal pour toi. Ton connard de blond avait le droit d’être heureux lui aussi. Même si son bonheur semblait avoir pour prix le tien. Mais tu t’en remettrais, tu t’en remettais toujours. Et un jour la douleur dans ton cœur se calmerait et peut-être te laisserais-tu être heureux avec un autre. Un homme ou une femme qui ne serait pas Nikolai. Mais ça n’arrivera jamais si tu continuais à t’accrocher à tous ces « et si ». « Et s’il t’aimait en réalité ? » Non ce n’était pas le cas. « Et s’il finissait par se désintéresser de Svea ? » Non ce ne serait jamais le cas. « Et si », « Et si », « Et si », ils tournaient dans ta tête et te donnaient espoir autant qu’ils te faisaient te haïr. Tu devais mettre un terme à ce cercle vicieux. Et quel meilleur moyen que d’entendre les mots de rejet des lèvres du blond ?

« Si tu y tiens tant que ça alors… J’essaierai. Mais si jamais je vois que ça va trop loin j’arrêterai tout et ne recommencerai pas sur toi. Deal ? » Tu gardes le silence un instant, le regardant fixement, lu qui semblait si sérieux. Tu détournes le regard en premier, murmurant doucement ton accord. « Deal … » Le silence s’installe et tu ne sais que dire, regardant fixement le sol de votre salon. Tu devrais lui dire. Tu devrais lui dire maintenant. C’était l’occasion, tu ne savais pas quand tu aurais assez de courage pour énoncer un tel aveux la prochaine fois. Tu voulais lui dire, mais la boule dans ta gorge t’empêchait presque de respirer, alors comment pourrais-tu espérer prononcer des mots ? « Nik … » finis-tu par articuler, la voix presque cassée sous l’émotion et les nerfs, les yeux toujours rivés sur le sol. « Il faut que … que je … » Tu ne trouvais pas les mots. Comment exprimer ce que tu ressentais ? Comment lui faire comprendre à quel point tu l’aimais et à quel point tu étais désolé de ces sentiments ? Tu n’aurais pas dû. Tu le savais que tu n’aurais pas dû. Et pourtant c’était arrivé. Tu relèves la tête, incapable de savoir quel genre d’émotion devait apparaître sur ton visage. « Je … » Tu le regardes et tu n’arrives pas à parler, les mots ne veulent pas sortir. A travers la tempête d’émotions qui t’assaille, tu te rends compte que tu as peur. Tu as peur du rejet qui ne saura tarder. Peur de la douleur qui va suivre, peur de ne pas t’en remettre. Mais il faut pourtant. Tu ne pouvais pas vivre comme ça. Alors, incapable de t’exprimer, tu décides de lui montrer. Doucement, tu approches ton visage de Nikolai et viens poser tes lèvres sur les siennes.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Jeu 5 Juil - 22:12

Airen & Nikolai

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9 mai 2165
Un Maître, il en a toujours le titre, il en est toujours un. Oui. Mais Nikolai a perdu une partie de lui avec son élément, rien qu’un bout suffisant pour qu’il ne se pense être une erreur de la nature. Le virus a fait de lui quelque chose qu’il ne voulait pas, telle une malédiction. Voué à être dangereux à la nuit tombée et seulement durant cette dernière. C’est parce qu’il sait de quoi ce pouvoir est capable qu’il en a si peur, parce qu’il l’a vu encore ce soir. Dorénavant il est si facile pour lui de tuer et de faire mal, de donner le sentiment à l’autre en face qu’il étouffe et s’étrangle dans sa propre hémoglobine. Qu’il se meurt littéralement de l’intérieur. Capable également d’arrêter un geste, mais aussi de sauver. Nikolai ignore que si ce pouvoir est terrifiant il peut aussi être utile en cas de blessure, il doit juste le voir pour pouvoir le comprendre et le réaliser. Pour l’heure, il observe Airen tenter de le convaincre de s’entrainer sur sa personne et risquer de le blesser, une chose à laquelle il ne peut se résoudre. Malgré tout, il finit par accepter, avec des conditions mais il s’y résout quand même, regardant avec sérieux celui qui se trouve assis à côté de lui à prendre soin d’un chat qui dort déjà paisiblement à présent. Le silence retombe tandis que le brun le fixe droit dans les yeux, sourire envolé. Quelques minutes plus tôt Nikolai lui avouait par le biais des mots combien il compte pour lui, malgré les années difficiles derrière eux, malgré leurs sales caractères et leurs disputes. Il ne verrait pas son monde sans sa présence, particulièrement ces derniers temps. En définitive, pour deux êtres qui ne se supportaient pas, voilà qu’ils n’avaient jamais été plus liés que déliés, justement. A croire que tout était la faute du vide, à moins qu’au contraire le vide n’ait été qu’une excuse pour pouvoir enfin assumer. Deal…. Airen observe le sol du salon pendant que les doigts du blond reviennent caresser le petit animal quelques instants, profitant doucement du silence pour se refaire un minimum d’énergie. C’est toutefois sans compter sur la voix du brun qui s’élève une nouvelle fois, bien plus hésitante, presque cassée.

Sourcils froncés, l’ancien maître de l’eau détourne le regard pour fixer le mêlé de ses prunelles bleues et encore légèrement rougies. Il faut que … que je … Ses sourcils se froncent un peu plus avant de se hausser d’incompréhension. « Que… Quoi Ren ? » qu’il encourage, visiblement perdu dans ce qu’il se passe. Jamais Airen n’a bégayé autant, à chercher ses mots. Pour sûr, ils sont tous les deux mal doués avec l’expression de leurs sentiments, mais Nik est encore loin de se douter de ce que le brun essaie de lui révéler. Je … Ses billes claires reviennent se poser dans celle du maître et il tressaille de le voir aussi hésitant et au fond… Apeuré ? Il ne sait pas trop ce qu’il lit dans les prunelles du cuisinier mais cela ne lui dit rien qui vaille. Absolument rien. « Tu… ? » qu’il prononce alors d’une voix un peu plus basse, rythme cardiaque commençant à s’emballer sans qu’il ne comprenne pourquoi. Mais alors qu’il garde les lèvres entrouvertes d’incompréhension tenace, le visage de Ren se rapproche du sien. Myocarde bat plus fort instantanément au fond de sa poitrine d’être totalement perdu vis-à-vis de la situation. Dans sa tête résonne un signal d’alarme et pourtant il n’a pas bougé. Il demeure immobile lorsque les lippes du brun viennent se poser contre les siennes. Surpris, Nikolai tressaille une seconde fois, ayant fermé les yeux par réflexe plus que réelle envie. Il est pour ainsi dire sous le choc durant plusieurs secondes de sentir le souffle d’Airen contre ses lèvres. De les sentir aussi proches et d’être en mesure de les embrasser. A cet instant, tout tourbillonne dans son esprit, il ne comprend plus il est perdu. Le cœur ne cesse de battre de plus en plus sans qu’il n’en contrôle un seul battement. Fixe, il ne répond pas au baiser. Pas tout de suite. Il lui faut encore quelques secondes supplémentaires avant que ses lèvres ne se mouvent délicatement et qu’il recommence à respirer.

Nul ne sait vraiment pourquoi il répond. Tout ce qu’il sait, c’est que le temps d’un instant ses lèvres répondent aux siennes et il embrasse Airen autant que ce dernier ne l’embrasse. Sans s’en rendre réellement compte, ses doigts viennent se mouler de chaque côté du visage à la barbe de quelques jours et il ignore combien de temps s’écoule ainsi. Jusqu’à ce que son cerveau reprenne le dessus, jusqu’à ce que son cœur manque un battement sous le vent de contradiction qui le prend. Svea. Son cœur bat pour Svea et il est en train d’embrasser… Ren. Ren. Son Ren. Adiutor. Homme. Homme. Adiutor. Ren. Le sien. Sien ? Sans crier gare, Nikolai coupe net l’élan qui le prenait et se sépare de ces lippes qui n’ont que trop longtemps embrassé les siennes. Par tous les Sept. Les mains lâchent également ses joues et le visage du blond recule, prunelles bleues surprises qui signent d’ores et déjà à la négative. « Ren je… ». Il se racle la gorge, effleure ses lèvres du bout des doigts en se reculant, gêné et les billes un tantinet luisantes. « Je ne peux pas. ». Svea. Svea. Par tous les Sept. Lèvres tremblantes qu’il se mord, il observe le brun avec un air de désolation dans le regard qui pourrait en dire long s’il savait comment interpréter le flot des sentiments. Mais il en est incapable. Tout est toujours nouveau. Pourtant il aime. Il aime la rouquine, sa rouquine. Mais il a répondu. Il a sincèrement répondu et, non, il ne peut pas. Pas ne veut pas, mais ne peut pas. « Je peux pas… » qu’il murmure encore d’une voix légèrement sifflante avant de soudainement se reculer suffisamment pour se lever. Il doit s’éloigner pour pouvoir reprendre une bouffée d’oxygène. Tout de suite.

Désemparé et à présent debout, il passe ses deux mains dans ses cheveux qu’il tire donc délicatement en arrière, mains pour ainsi dire derrière la tête. Pour ne pas montrer son trouble, il a tourné le dos de moitié à Airen probablement encore assis par terre. Nikolai ne sait pas comment réagir, ni ne sait ce qu’il est censé faire, tout va beaucoup trop vite dans sa tête. D’un pas déterminé il file dans la cuisine pour aller se servir un verre d’alcool qu’il avale cul sec pour palier au surplus d’informations et d’images qui défilent au creux de sa caboche. Ca, la dispute, le chat, le coup dans le ventre, les mots et… lui.  Airen l'aime. C'est ce qu'il avait essayé de lui dire.        



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‹ AGE : 30 ans maintenant. Trois décennies à arpenter cette terre qui t'a si souvent blessée.
‹ STATUT : Cœur éprit. Cœur brisé avant que rien n'ait jamais commencé.
‹ SANG : Fruit d’une rencontre qui aurait dû rester stérile, tu fais partie de la race des abominations et on te l’a toujours fait comprendre.
‹ POUVOIR : Puissance naturelle qui n’est que jouet entre tes doigts, on t’a haï pour l’avoir.
‹ METIER : Ton connard de maître travaillant au palais, tu n’as pas eu d’autres choix que d’y aller à ton tour. Alors cuisinier tu es.
‹ ALLEGEANCE : T’as toujours été individualiste. Le peu de loyauté que tu as va à la masse désordonnée qui te sers de famille. Et si c’est toujours vrai, tu es obligé d’admettre que devant tout cela, et même devant ta sécurité personnelle, maintenant, c’est Nikolai qui trône dans les décisions que tu prends. Sa sécurité semble primer sur tout le reste dans ton esprit. Et tout comme lui, tu es fatigué des jeux de pouvoirs des puissants se disant toujours être mieux que les autres. Ils ne servent que leurs intérêts. Ils vous utiliseront si vous les rejoignez ou vous abandonneront si cela leur est utile. Assez. Nik et toi avez donc prit votre destin en main. Bras-droit invisible des Sparrows, tu es prêt à assurer votre sécurité à tous deux.
‹ ADIUTOR : Nikolai Halwyn. Tu ne le supportes pas. Tu ne l’as jamais supporté même. Tu as longtemps souhaité voir ce lien disparaître. Et maintenant c’est le cas. Il n’y a plus rien entre vous. Et il te manque. Il te manque tellement que t’en pleurerais presque. Mais tu ne le feras pas. T’es bien trop fier pour ça.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Jeu 5 Juil - 23:56

Tu ne devrais pas. Les Sept savaient que tu ne devrais pas. Tu devrais parler, t’exprimer avec des mots, pour essayer de faire comprendre au blond ce que tu ressentais pour lui. Tu ne devrais pas le toucher et encore moins l’embrasser. Et pourtant tu fais, et pourtant tu oses. Egoïstement tu l’embrasses, première fois n’aura plus lieu d’être bientôt. Dès que tes lèvres touchent celles du blond, c’est tout ce que tu avais imaginé et même plus. C’est doux, c’est bon et tu as l’impression de flotter. Tu as l’impressions de goûter l’océan dont il fut maître sur ses lèvres. Ce n’est pourtant que le sel de ses larmes que tu touches, mais tu veux y croire, comme tu veux croire que ce moment ne s’arrêtera jamais. Il tressaille et tu te tends, attendant le rejet qui ne saurait tarder. Tu ne recules pas cependant, voulant égoïstement garder chaque précieuses secondes que tu as avec lui, car jamais plus tu ne pourras le toucher ainsi. Tu sens son souffle contre ta peau, son odeur chatouille tes narines et tu n’avais qu’à lever la main pour pouvoir toucher sa peau, mais ça, tu n’oses. Tu risquerais de briser l’instant. Et tu ne veux pas, tu ne veux tellement pas cela. Tu ne veux pas de la réalité qui s’abattra sur toi, t’écrasant de toute son implacabilité et de sa cruelle vérité. Tu ne veux plus agoniser lentement sur ce qui pourrait être dans un univers différent. Mais la seule façon pour que cela arrive, est de tuer tout tes espoirs pour le blond. Un feu ne pouvait continuer à brûler s’il n’y avait plus d’air, après tout. Du rejet de ton connard viendrait ta mort et ta délivrance. Tu avais accepté ton sort, il était temps d’arrêter de faire durer le supplice.

Après quelques secondes de bonheur, tu t’apprêtes à t’éloigner, préparer à recevoir ton jugement, quand tu sens soudainement le blond réagir tout contre toi. Tu sens ses lèvres bouger contre les tiennes et tu crois mourir. Nikolai te retourne ton baiser. Tu penses à un rêve. Pourtant les mains du blond son bien tangibles sur tes joues. Pourtant la peau de sa main est bien chaude quand tu viens l’enserrer délicatement de la tienne. Et quand tu bouges tes lèvres avec les siennes, tu as l’impression que tout est enfin normal dans l’univers. Tu as l’impression d’être heureux, d’être à ta place, d’être complet. Tu te prends à espérer, Nikolai recule et c’est la réalité qui s’abat sur toi. Tu restes un instant hébété, ne comprenant pas ce qui se passe, jusqu’à ce que tu voies l’expression du blond. « Ren je… » Non. Non, non, non, non, non ! Pourquoi ?! Pourquoi est-ce qu’il avait répondu au baiser ?! Pourquoi est-ce qu’il t’avait fait ça alors que tu avais accepté son rejet ?! Pourquoi est-ce qu’il t’avait fait espérer avant de tout reprendre ?! Tu ne voulais pas l’entendre ! Tu ne voulais pas l’entendre ! Tu n’étais pas prêt ! Tu n’étais pas- « Je ne peux pas. »

Le silence est écrasant dans le salon et tu te demandes si Nikolai peut entendre ton cœur se briser et venir se répandre sur le sol. Il est devant toi celui qui détient ce qui reste de ton cœur, mais tu ne le vois pas derrière le brouillard qui semble avoir recouvert ta vue. Tu te sens vide alors que tes yeux se ferment. Ça y est. Il t’avait rejeté. Et c’était bien plus douloureux que tout ce que tu avais imaginé. « Je peux pas… » Il se lève soudainement, s’éloignant de toi. Tu ne le suis pas, tu n’es pas sûr d’avoir la force de bouger en cet instant. Ta respiration est lente. Tu n’es pas sûr de ce que tu ressens en cet instant. La douleur t’aurait-elle rendu insensible ? Tu aimerais que ce soit le cas. Le vide était préférable à la douleur en cet instant. Tes yeux s’ouvrent de nouveau et tu aperçois le dos de Nikolai dans la cuisine. Il boit. Eau ou alcool tu ne le sais, même si tu pencherais pour le second. Nikolai prenait toujours de l’alcool quand il était choqué ou paniquait. Pourtant tu ne t’attardes pas dessus. Tu es juste fatigué. Doucement, tu te redresses et te lèves, avant de calmement te diriger vers la cuisine. Tu te tiens à quelques mètres du blond et ta main picote au souvenir de la chaleur de la sienne dans ta main. « Je sais … » commences-tu doucement, bien plus doucement que ce qui se passait à l’intérieur de ton cœur qui n’était plus que morceaux dispersés au vent. « Je sais que tu ne peux pas. Je le savais depuis le début … » Pourtant tu avais espéré un instant, pourtant tu avais cru tes sentiments retournés alors que le blond te rendait ton baiser. Mais ce n’était qu’un réflexe après tout. Il ne t’aimait pas. Ou plutôt, ne voulait pas de toi. Ce n’était pas grave, tu avais l’habitude de n’être pas voulu.

Tu soupires doucement. « On commence demain l’entraînement, et non c’est pas négociable. Hors de question que tu reviennes sur notre deal. » Tu te détournes et te diriges vers les escaliers et t’apprêtes à remonter dans ta chambre. « Laisse les couverts à côté de l’évier, je nettoierais tout ça demain. » Pour l’heure, tu avais juste envie de retrouver la noirceur protectrice de ta chambre et oublier.
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‹ AGE : Il vient tout juste de passer la porte de la trentaine. Ce sont donc trente années qui s'écoulent dans ses veines.
‹ STATUT : Ancien célibataire endurci, volage du premier regard. Son coeur est une première fois tombé pour la belle Svea Oshun aujourd'hui disparue. Il l'a pleuré, les Sept savent qu'il l'a pleuré et aujourd'hui son coeur s'est remis à battre de nouveau pour quelqu'un qu'il n'aurait jamais cru. S'il n'ose encore le dire il le sait au plus profond de lui-même, il l'aime Lui, de ce lien qui ne sera jamais brisé.
‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
‹ METIER : Gardien à la prison du Palais des Griffith se trouvant à Greenstall.
‹ ALLEGEANCE : A lui-même. Il espionnait pour la résistance, se prétendait à la fois ami de la couronne et rebelle. Il mène son monde à la baguette, autant que faire se peut, mais à force de croire aux autres il a fini par se rendre compte que le pouvoir appelle le pouvoir. Gouvernement ou Résistance, il semble prendre le parti de sa propre survie. Dorénavant leader invisible des Sparrows dont le monde ignore l'existence.
‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: Re: set me free ♖(renlai) Dim 8 Juil - 11:32

Airen & Nikolai

set me free


9 mai 2165
L’alcool lui brûle la gorge, sensation qu’il voudrait réitérer pour ne pas penser au brun qui se trouve encore par terre dans le salon. Il y a des douleurs qu’il ne veut pas lire mais surtout, il ne veut pas montrer la sienne. Car même si le cœur bat pour une autre, Nikolai ne peut nier celle qui lui comprime la poitrine et la cage thoracique. Pour peu, il serait bien incapable de respirer, doigts tremblant autour du verre qu’il serre avec force. Ce baiser, le blond y a répondu et il le sait, se remémore encore la douceur des lèvres et la chaleur de la paume de sa main sur la sienne, ou encore celle de sa joue sous ses doigts. Par tous les Sept… Pourquoi ? Il ne peut pas. Le surplus d’informations et d’émotions de la soirée l’ont rendu fébrile et fatigué, pourtant le myocarde bat encore, adrénaline le faisant tenir debout sans que jamais il n’ose se retourner. Perdu, voilà ce qu’il est lorsqu’enfin Airen vient se trouver dans son dos, à quelques mètres, seulement capable de prononcer des mots de manière basse, si basse que rien que la douleur contenue dans ses paroles malmène aussi bien le blond que le brun lui-même. Je sais …Je sais que tu ne peux pas. Je le savais depuis le début … Depuis le début. Sous le choc d’une telle révélation, d’une telle démonstration, Nikolai est bien incapable de réagir ou dire quoi que ce soit. Pris de court, il retient tout juste le hoquet qui manque de le prendre au dépourvu, refusant d’observer Ren, craignant que l’observer n’arrange en rien la situation ou même la souffrance qu’il a dû lui infliger. Qu’il lui inflige. Ce n’est pas juste. Il ne voulait pas le blesser et voilà qu’à présent il savait pertinemment que ce serait le cas tous les jours que les Sept feraient. Ce n’est pas juste ! On commence demain l’entraînement, et non c’est pas négociable. Hors de question que tu reviennes sur notre deal. A ces mots, Airen est déjà en train de partir et c’est dorénavant lui qui tourne le dos au maître du sang qui a fait volte-face, prunelles brillantes et aussi douloureuses que les siennes. Chier. Putain. Laisse les couverts à côté de l’évier, je nettoierais tout ça demain. Un nouveau hoquet manque de le prendre tandis qu’il se ressert un verre qu’il avale cul sec, paume plaquée contre le plan de travail, dents serrées et lèvres tremblantes. « R… » qu’il commence en se retournant à nouveau soudainement, mais c’est trop tard. Il a déjà quitté la pièce. Et à l’étage la porte de la chambre se ferme déjà, laissant alors le blond qui verse une énième larme dans le plus grand des désarrois.  



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set me free ♖(renlai)

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