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- as the lights fade away. // akram

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‹ AVATAR : LINDSEY MORGAN.
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‹ AGE : vingt-deux ans, gamine aux yeux éclatées, aux sourires délavés, à la maturité corrompue; asghari n'est rien d'une femme et pourtant toute son entité.
‹ STATUT : fiancée depuis quelques semaines à un homme qu'elle croît mépriser; si sa fierté n'est pas le plus gros obstacle à l'entente, c'est l'orgueil qui prendra le dessus. seule, elle n'aimerai personne, n'appartiendra jamais à quiconque. solo ride, until she dies.
‹ SANG : argent, depuis peu, un statut dont elle se délecte. elle qui rêvait toujours d'une couronne sur sa tête, c'est enfin ça qu'elle a obtenu.
‹ POUVOIR : la flamme est bleue, violente et elle consume son entourage. elle qui avait peur, n'est plus. elle est à présent la folle, la démente, et elle s'en amuse.
‹ METIER : voleuse, enfant des rues, asghari elle connait que ca. plonger sa main dans un manteau chaud pour en dérober la fortune. on l'appelle golden fingers, pour son talent invincible. la voleuse la plus crainte de la capitale; un statut dont elle se délecte.
‹ ALLEGEANCE : saeko yinren, ce qui aurait été une évidence dès le début, si la gosse n'avait pas été troublé par tout l'or et argent que sa nouvelle position lui offrait. à présent elle est prête à marquer d'une croix toutes les têtes qui ont souhaité sa mort.
‹ ADIUTOR : milo naharis, une présence fascinante, intrigante et perturbante dans sa vie. à présent ils ne sont rien que deux âmes séparées à la recherche de l'autre.
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MessageSujet: - as the lights fade away. // akram Dim 3 Juin - 18:29


That my heart just burst like a glass balloon And that it fly too high and shattered too soon. I was the wrong damn girl in the wrong damn room I broke my glass balloon, I let go of my glass balloon

Le monde tourne, décadence, immondices, elle n’entend que les rires résonner, la lame s’enfoncer, le noir complet. Tentant de se séparer de ses attaquants, Asghari est tombée, elle est tombée si facilement, poupée désarticulée, l’élément bronchant, incapable de se défendre, elle a failli à sa tâche, elle a failli à son sang ; et à présent elle crève. Les yeux ébranlés par la lumière, les papillons dansant dans ses pupilles, elle se demande si c’est la fin ; si c’est ce à quoi la Mort ressemble. Une danse candide, des pensées virevoltant dans sa caboche, alors qu’un gaz épais l’empêche de s’agripper aux actions que son cerveau lui ordonne d’entamer. Lève-toi que la raison lui dit. Bouge pas, que lui dit une autre voix. Une voix lointaine, qui résonne, qui murmure, et qui disparaît, alors qu’elle ferme les yeux doucement.
Comme dans un rêve elle s’enfonce dans un coma ; espérant peut-être ne jamais plus s’en réveiller.

(…)

Une semaine est passée, des jours entiers à dormir, à crier au cauchemar et à la douleur. Mais Asghari est en vie, si c’est ça qu’on peut appeler vivre. Un pansement prône fièrement sur son abdomen, alors qu’elle reste allongée des journées durant, attendant peut-être que l’énergie lui revienne. Qu’elle trouve la force de se relever, et de se sauver, fuir ce qu’elle a dû subir et recommencer. Remettre les pendules à l’heure, remonter dans le temps et réfléchir, peser le pour et le contre et peut-être pas se lancer corps et âme dans un combat perdu d’avance.
Mais il n’y a pas place au gré, en réalité, il n’y a place à rien, qu’aux pensées à peine réfléchies, qu’au sang barbouillé sur ses habits, qu’à la rage qu’elle ressent profondément dans ses entrailles. Personne n’est venue la chercher, personne n’a tenté de la sauver, ne serait-ce Elias et cette famille qui a gentiment accepté de la protéger.
Mutante, qu’on lui a crié, monstruosité qu’on lui a craché à la figure. Et elle ne comprend toujours pas d’où est venue cette rage, qui les a animé, et comment celle-ci a réussi à annihiler une capitale entière. Mais peut-être qu’elle aurait dû s’en douter, peut-être qu’après que Saeko ait été répudié, il n’y avait plus aucune chance pour les Mutants. Elle pourrait être fière de représenter ce blason inégal, cette minorité, mais à l’instant même où les flammes bleues ont traversé le pas de ses paumes, elle s’est sentie révulsée.
Parce que Asghari n’est plus qui elle était, on l’y a forcé, on lui a fait mordre la poussière sans lui poser de question, sans lui donner le choix.
Les poings serrés, les yeux mi-clos, elle entend des pas dans la cuisine, une mélodie entamée, l’odeur de pain frais, des rires d’enfants. Elle aurait voulu grandir ici, elle aurait voulu être heureuse comme ces gosses, elle aurait voulu, mais peut-être qu’elle ne l’a jamais mérité, c’est pour ça qu’on ne lui a jamais donné. Peut-être qu’elle n’était pas une fille assez bien, peut-être même que c’est pour ça que ses Mères ne sont pas venues la chercher, la sauver. Elle a envie de sangloter comme une enfant, elle a envie de crier et d’appeler sa maman. Mais elle se tait et elle contemple la vie comme une déception, comme un échec.
Elle aurait peut-être dû y passer.
Asghari ferme l’œil, tentant peut-être de se forcer à tomber dans les bras de Morphée, mais un bruit l’en empêche alors que des voix rebondissent contre son crâne. Elle se relève un peu brusquement, grimaçant à la douleur qui émane de sa cicatrice, mais ça lui importe peu, alors que le son de la voix de l’inconnu lui paraît familière ; trop familière. Lentement, elle enfile son pantalon, et un t-shirt, un procédé qui lui prend des minutes au lieu de secondes. Elle se lève un peu maladroitement sur ses deux guibolles, alors que la silhouette entre enfin dans la chambre.
Ses cheveux charbons, ses yeux marrons reflétant la flamme de leur élément premier, elle n’a jamais été plus heureuse que de voir son frère à ses côtés. Elle n’hésite pas une seule seconde et s’avance vers lui, un peu titubante, et se jette dans ses bras. – Tu es venu. – Il est venu, il ne l’a pas oublié. Au moins un, au moins un Khodja. Elle inspire, elle expire et enferme le sanglot prêt à éclater dans sa gorge. – J'croyais que personne viendrait. – Elle marque une pause. – J'ai cru que j'allais mourir. – Et ça remet tout en persective que d'effleurer la mort des doigts.
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MessageSujet: Re: - as the lights fade away. // akram Mar 12 Juin - 23:10

Launondie, janvier 2165
ft. @Asghari Khodja
 —


L'esprit embrumée par les vapeurs de divers alcools, la nouvelle lui était parvenue comme une secousse immédiate. Il n'a pas eu à réfléchir un seul instant — même si dans le cas contraire, il en aurait été incapable. Les pensées titubent, dansent, mais se liquéfient pour ne laisser plus qu'une idée, qu'une alerte : Asghari. Il ne pense pas à la raison pour laquelle c'est lui qu'on a tenu au courant de la situation de sa cadette. Akram se n'avoue pas à lui-même qu'il est trouvable par tous, dans sa vulnérabilité et son imprudence. Préférant se voiler la face, il se contente d'écouter les indications de celui qui l'informe : un inconnu, suffisamment crédible pour obtenir l'attention du dépravé. – Elle est en grand danger, mais stabilisée dans un endroit donc je connais l'emplacement secret. L'air pensif, le visage d'Akram se bloque un instant, comme une absence d'esprit. Cela lui arrivait bien trop souvent lorsqu'il abusait de la bouteille, et surtout quand il mélangeait la liqueur avec les pilules. – Tout va bien... monsieur ? Serait-ce l'annonce qui vous secoue ? J'en conviens, c'est un choc, je... D'un signe de la main, il le fait taire. Son autre main libre vient frotter ses yeux salis par les larmes et la poussière de son quotidien. – Cesse. Tu me fatigues avec tes paroles. Les yeux mi-clos, c'est de la manière la plus instinctive possible qu'il vient prendre une nouvelle gorgée, cette fois-ci directement au goulot. Il se moque de l'image qu'il renvoie à l'informateur, à l'ami, peu importe. Même s'il s'agit d'une sombre farce, d'un piège, il prendra le risque. La vie de sa propre sœur est en jeu, et, même s'ils n'avaient jamais été bien proches, il se devait, en tant que Khodja, tenter l'impossible pour la retrouver. D'une oreille peu intéressée, il avait vaguement pris en compte les derniers événements. Ne se sentant pas concerné puisque béni, il s'était contenté de demeurer là où il a toujours été : dans son appartement, en compagnie de tortures et du fantôme d'Elain. Il n'osait pas encore, depuis la récente mort de sa bien-aimée, prendre des nouvelles de sa famille. Parfait lâche qu'il est, sa fierté avait pris et prend toujours le dessus. Il ne connaissait pas l'impact qu'a eu le virus sur ses sœurs, sur sa mère et sur les autres. Il a cependant très vite compris ce à quoi était confrontée Asghari ces derniers jours. Sa conscience, bien que peu agitée, parvient à prendre le dessus. Puisque le bougre lui fait face et qu'il n'a pas l'air de vouloir le lâcher, Akram allait le suivre. Peut-être que cela lui permettrait de passer outres les excuses gênantes, pour son absence depuis quelques semaines, pour son ignorance totale envers les affaires familiales. Devenir le sauveur de sa petite sœur allait peut-être, au fond, le sauver lui, lui racheter une place légitime. Laissant tomber lâchement la bouteille à ses pieds, il attrape d'une manière négligée un long manteau de cuir noir qui se trouvait au sol depuis plusieurs jours. Faisant mine de le dépoussiérer rapidement, il l'enfile néanmoins. – Conduis-moi simplement à elle.

Quelques heures ont suffit. D'une étonnante rapidité, Akram est parvenu à mettre ses démons de côté, pour le moment. Néanmoins, le manque se fait ressentir, et l'homme se montre faible, fatigué, comme s'il avait réellement été atteint par le chaos d'Aksana — ce qui pourrait sembler normal s'il avait pris part aux événements. Il ne s'inquiète pas de son apparence, puisqu'il ne pense qu'à elle, qu'à son minois défiguré par les horreurs qui lui sont passées dessus, plus ou moins directement. L'ironie est qu'elle paraît certainement dans un pire état que le sien. Se considérant un instant comme une personne convenable, il éprouve une certaine compassion envers Asghari, voire, de la pitié. Elle est sa sœur, bien qu'ils ne soient pas doté du même sang et qu'ils n'aient jamais partagé de moments dignes d'une complicité fraternelle. Il lui doit bien ça. Les songes occupés, il n'est pas attentif à ce qui l'entoure, et se contente uniquement de suivre son hôte d'un soir. Dans un sursaut, il s'arrête, et observe l'homme ouvrir une porte qui semble inaccessible de l'extérieur. – Nous y sommes. Elle est dans sa chambre, et doit probablement dormir... ou essayer. Faites attention, elle est fragile. A cela, Akram ne répond que par un signe de tête et un léger sourire, en guise de remerciement. Bien sûr qu'elle est fragile. Qui ne le serait pas ? Les Khodja connaissent la douleur et les coups bas. Ils sont forgés, formés pour ça. Mais face à la honte, à la culpabilité, qui sont ceux qui peuvent les comprendre ? Trop peu font face à la réalité de ce monde, cruel et impitoyable. Peu de secondes passent entre l'entrée d'Akram dans cet endroit biscornu et l'arrivée d'Asghari dans la pièce principale. Pour la première fois depuis des jours et des jours, Akram pousse un soupir de soulagement. Entre émotions et fragilité, les deux semblables se prennent dans les bras, presque automatiquement, partageant une proximité intime qui serait parue anormale il y a de ça un ou deux mois. – Tu es venu. Elle s'éloigne un peu pour qu'elle puisse voir son visage. Le sien était terriblement abîmé, lavé en surface mais sali à jamais par les injures, les poursuites. – J'croyais que personne viendrait. Son regard s'inspire que de la peur. Il n'aurait jamais cru la voir un jour dans cet état, elle, qui avait l'habitude d'être si fière, si sûre d'elle. A l'image de ses mères, elle est d'une force incroyable, mais ces derniers jours, on a tenté de lui volé toute once de puissance. Il ne lui en reste qu'une maigre couche, qu'elle se préserve, qu'elle n'ose plus montrer. – J'ai cru que j'allais mourir. Akram est obligé de reconnaître qu'elle a eu énormément de chance, et qu'elle aurait pu facilement y passer. Prenant son visage entre ses mains, il replace les mèches de ses cheveux derrières ses oreilles, et esquisse sur son visage un maigre sourire. – Tu es en vie, Asghari. Et je suis là pour toi, peu importe ce qui peut t'arriver. Bien que surpris, ses paroles sont d'une cruelle vérité. Il ne peut nier le lien qui les unis, bien qu'il aimerait, parfois. – Je vais te ramener à la maison. Il va les ramener à la maison. Elle et lui. La princesse abîmée et le marginal détruit.
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