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(ONE SHOT) it's a cold and it's a broken hallelujah

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‹ MESSAGES : 2531
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‹ AGE : 30 ans maintenant. Trois décennies à arpenter cette terre qui t'a si souvent blessée.
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‹ SANG : Fruit d’une rencontre qui aurait dû rester stérile, tu fais partie de la race des abominations et on te l’a toujours fait comprendre.
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‹ METIER : Ton connard de maître travaillant au palais, tu n’as pas eu d’autres choix que d’y aller à ton tour. Alors cuisinier tu es.
‹ ALLEGEANCE : T’as toujours été individualiste. Le peu de loyauté que tu as va à la masse désordonnée qui te sers de famille. Et si c’est toujours vrai, tu es obligé d’admettre que devant tout cela, et même devant ta sécurité personnelle, maintenant, c’est Nikolai qui trône dans les décisions que tu prends. Sa sécurité semble primer sur tout le reste dans ton esprit. Et tout comme lui, tu es fatigué des jeux de pouvoirs des puissants se disant toujours être mieux que les autres. Ils ne servent que leurs intérêts. Ils vous utiliseront si vous les rejoignez ou vous abandonneront si cela leur est utile. Assez. Nik et toi avez donc prit votre destin en main. Bras-droit invisible des Sparrows, tu es prêt à assurer votre sécurité à tous deux.
‹ ADIUTOR : Nikolai Halwyn. Tu ne le supportes pas. Tu ne l’as jamais supporté même. Tu as longtemps souhaité voir ce lien disparaître. Et maintenant c’est le cas. Il n’y a plus rien entre vous. Et il te manque. Il te manque tellement que t’en pleurerais presque. Mais tu ne le feras pas. T’es bien trop fier pour ça.
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MessageSujet: (ONE SHOT) it's a cold and it's a broken hallelujah Ven 1 Juin - 22:36

Tout le monde dormait à Greenstall. Tout le monde, tout le monde sauf toi. Allongé sur votre matelas de fortune, rare meuble de votre maison, c’était le sommeil qui te fuyait. Ou peut être était-ce toi qui le fuyais ? Tu ne savais pas et la réponse t’importait peu. Dans cette chambre bien vide, tu regardais ton compagnon de matelas, ne semblant rien voir d’autre. Tout ses traits s’étaient détendus dans son sommeil. Plus de tension, plus de lèvres pincées, plus de sourcils froncés. L’inquiétude qui était sienne depuis plusieurs mois maintenant n’était plus. Il en paressait presque plus jeune, Nikolai. Plus délicat également, comme l’une de ces statues de porcelaines tellement belles qu’on pourrait pleurer en les voyant pour la première fois. A le regarder ainsi, tu en pleurerais également si tu te rappelais comment faire. Tu avais envie de le toucher également, de passer tes doigts sur la fossette qui se forme quand il sourit, sur les plis entre ses sourcils qui apparaissent quand il est contrarié et sur ceux aux coins de ses yeux pour quand il riait. Mais tu ne le ferais pas. Tu n’avais pas le droit.

Voilà plusieurs jours que tu avais accepté la vérité, voilà plusieurs jours que tu avais du mal à respirer. Tu ne sais quand cela est arrivé ni à partir de quand. Était-ce après le virus quand la séparation de l’autre vous semblait intenable ? Pendant alors que vous faisiez face à une solitude que vous n’aviez pas ressentie depuis près d’une décennie ? Ou bien était-ce avant alors que vous vous hurliez des insultes en jurant haïr l’autre ? Tu ne savais quand cela était arrivé, juste que cela avait progressé, lentement, lentement mais sûrement, comme un poison dont on ne repère la présence qu’une fois que votre dernière heure est arrivée. Et c’était le cas, ça en était fini pour toi. Il ne te restait plus qu’à agoniser lentement jusqu’à tes derniers jours.

La réalisation a été simple, rapide. Un jour, un regard sur le blond, et la compréhension de pourquoi ton cœur battait légèrement plus vite face à lui, pourquoi tu te sentais mieux quand il était là, pourquoi tu avais cette envie irrésistible de le toucher, de le sentir. Un battement. Deux battements. Oh. Tu l’aimais. Chaleur dans ton corps, papillons dans l’estomac, cœur qui s’emballe. Tu aimais Nikolai. Réalisation, souffle coupé, poitrine qui se compresse jusqu’à ce que tu ne puisses plus respirer. Tu veux juste sangloter.

Celui qui a dit que l’amour était doux et tendre était le plus vil des menteurs.

Qu’il y a-t-il de doux dans le fait de se sentir mourir toujours un peu plus quand il te sourit et que tu sais que jamais il ne t’aimera ? Qu’il y a-t-il de tendre dans le fait de se haïr de désirer quelqu’un qui jamais ne t’appartiendra ? Tu étais pitoyable.

C’est fini pour toi. Tu étais tombé amoureux d’un homme à femmes, d’un homme amoureux d’une petite rouquine au sourire timide. Tu étais tombé amoureux de ton connard. Etait-ce ça que ta mère avait ressentie quand ton géniteur était parti ? Ce poids dans l’estomac et cette pression suffocante autour du cœur ? Tu en comprendrais son état alors. Mais contrairement à elle, ton maître ne partirait pas, de ça tu étais sûr. Et c’était tout autant une bénédiction qu’une malédiction. Condamné à regarder l’être aimé et pour toujours inaccessible, tu souhaiterais presque pouvoir partir également. Mais tu ne pouvais pas, tu ne pouvais pas partir. C’était au-dessus de tes forces. Après le virus, vous étiez devenu le point d’ancrage de l’autre, vous gardant mutuellement sain l’un et l’autre alors que le monde ne faisait plus aucun sens autour de vous. Tu tuerais pour lui, il tuerait pour toi. De ça tu étais sûr et aucun de vous n’aviez besoin de parler pour savoir cela. Ce n’était pas de l’amour, c’était autre chose. Une sorte de codépendance qui n’avait rien de toxique. Alors même si le regarder te faisait souffrir, même si imaginer l’embrasser te faisait te haïr, tu ne partirais pas et ne le toucherais pas. Tu n’en n’avais pas le droit.

Il ne te restait qu’à souffrir d’un cœur brisé par ce qui ne sera jamais, en silence.

C’est ce que tu méritais après tout.
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