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some like it violent (lefis)

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fire nation
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fire nation
‹ MESSAGES : 109
‹ AVATAR : pedro pascal.
‹ CRÉDITS : babine, tumblr.
‹ COMPTES : éclairs, esprit, guérison, métal, vol, électricité.

‹ AGE : quarante-cinq qu'il traîne sa carcasse parmi les ruelles mal-famées, les bas-quartiers et les lieux les plus malfamés de tout aksana. son empire à lui.
‹ STATUT : marié à une douce colombe, parfaite créature, fleur aux délicats pétales. magnifique. intelligente. sensée. drôle. daksha est la réincarnation d'une véritable déesse.
‹ SANG : argent depuis peu, grâce au nouveau roi de flamaerin. mais cela ne signifie rien, pour nafis. absolument rien. jolie décoration à ajouter à son palmarès, rien de plus.
‹ METIER : chacal, homme de main, préparant le terrain pour l'arrivée de la mère des corbeaux, pour les négociations. gants de cuir pour étrangler les ennemis sans laisser de preuve.
‹ ALLEGEANCE : khodja, toujours et à jamais. la famille passe et passera toujours avant toutes autres choses. peu lui importe qui se trouve sur le trône de l'empire ou des nations.
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MessageSujet: some like it violent (lefis) Lun 28 Mai - 23:37





YOU'RE A BAD IDEA
BUT I LIKE BAD IDEA
letha & nafis


Une nuit noire et profonde s’était abattue sur les rues malfamées de Launondie. Propice à l’exaltation des démons des âmes vicieuses. Il voyait des silhouettes spectrales disparaître dans les ruelles et s’enfoncer profondément vers les abîmes du mal. Son empire à lui. A eux. Terribles Khodja qui régnaient en maîtres indiscutés sur les bas-fonds de la capitale de la nation du feu. Là qu’ils se sentaient le mieux, parmi la vermine et la corruption. Climat parfait pour développer l’illégalité la plus pure sous toutes ses formes. Un endroit où il faisait bon vivre, selon les propres critères déviants du corbeau. Il se pavanait tel le roi qu’il était, parmi ces fidèles sujets qui étaient siens. Promenant son regard doré sur les minuscules silhouettes qui l’environnaient. Comme un père fier de ses rejetons. Capuchon relevé sur sa crinière d’ébène, dissimulant son sourire mesquin et ses yeux qui, perpétuellement, brillaient d’autosatisfaction. Oh oui, Nafis aimait l’homme qu’il était devenu. La personne qu’il avait construite, à la sueur de son propre front. La construction d’un royaume de ruines, par la seule volonté des inhumains jumeaux. L’impétueux était devenu un redoutable combattant, après de trop nombreuses blessures pour en tenir le compte. Avait défié des hommes plus grands et plus forts que lui. Mais le brun était une véritable vipère qui savait déceler les points faibles de ses adversaires. Nafis ne jouait pas à la loyale. Parce qu’il ne jouait pas pour perdre. Seulement pour gagner. Encore et toujours. Pour sortir grand vainqueur de tous les affrontements que la vie mettait sur son chemin. Il rentrait au bercail, dans la demeure des loups. Véritable tanière recelant des prédateurs sans nom, pour les innocents habitants d’Aksana. Khodja. Six lettres qui faisaient trembler les plus endurcis. La réputation de la famille n’était plus à faire. Menteurs, trompeurs, voleurs. Ils étaient tout à la fois. Tout ce que l’engeance comptait de plus effrayant. Et ils s’en délectaient. Tous autant qu’ils étaient. Carnassiers voraces et avides. Qui ne connaissaient absolument aucune limite, autre que celle de leur imagination et de leur machiavélisme. Le Khodja allait retrouver la précieuse Ashîva, l’odeur enivrante de la douce Daksha et le sourire ravageur de l’indomptable Sabah. Clan de femmes dans lequel il avait trouvé sa place. Celui de main armée, dirigeant des horrifiants Efrits. Assassins de tous les horizons, loyaux jusqu’à la moëlle au protecteur qu’il était devenu, pour ces gamins paumés, à la recherche d’une figure à idolâtrer. Le cruel se déplaçait à pas de loups, presque silencieusement. L’habitude d’être une ombre pour toujours surprendre ses ennemis. Les empoigner par derrière et leur briser la nuque. Ou planter habilement dans leur dos cette lame secrète qui jamais ne quittait sa manche gauche. Sens aiguisés, presque à la perfection. Prédateur ultime grâce à des années et des années de travail acharné. Devenu un monstre pour prendre le dessus sur d’autres monstres. Pour devenir immortel et invulnérable à toutes attaques. Difficile de faire sortir de ces gonds celui qui pouvait toujours renaître de ses cendres. Rien ne semblait avoir de prise sur lui, pouvoir le toucher. Rien sauf la menace qui, parfois, pesait sur la tête de quelques-unes de ses précieuses. Ashîva, Sihame en tête. Brusquement, il tourna dans un cul-de-sac uniquement habité par les ténèbres. Et se dissimula parmi les ombres, ces chères amies. Invisible. Même pour celle qui le suivait depuis quelques mètres, déjà. Il examina la silhouette magnifique de la jeune femme qui se tenait à présent dans l’entrée de la ruelle. Perplexe et perdue, face à la disparition soudaine de celui qu’elle traquait. Il mit un moment à le reconnaître, le terrible. A reconnaître cette agaçante gamine qui était venue le provoquer, plusieurs mois auparavant. Et dont il avait mortellement brisé l’ego, en l’humiliant devant toute sa cour. Enfant de la terre, si ses souvenirs étaient bons. Tenace, combattive et emportée. Une femme comme il les aimait. Sauf que la créature qui se tenait devant lui avait l’âge d’être sa fille. Et que le Khodja était lassé des jacasseries et des excentricités d’une jeunesse délurée. « Tu devrais être plus discrète. Surtout lorsque tu prends un homme averti en filature. Ce fût ta première erreur. Et certainement pas la dernière. » Sourire mesquin sur son beau visage félin alors qu’il s’approcha d’elle, sortant finalement de l’ombre. Démarche chaloupée et féline. Dangereuse et envoutante. Vipère au poison létal. « Mais je dois bien reconnaître que tu n’abandonnes pas facilement. Ça, je ne peux pas te l’enlever. Même si tu cours après la mauvaise personne, enfant. Crois-moi, je ne suis pas le genre d’hommes que tu souhaites contrarier. Je ne sais pas d’où tu viens, mais sache qu’ici, Khodja signifie quelque chose. Quelque chose que tu n’as pas envie de découvrir. Te retrouver six pieds sous terre à ton âge, ce serait tout de même dommage. » Arrogant et sur de lui. Attitude habituelle pour celui qui s’était érigé roi, sans la reconnaissance de qui que ce soit. Les corbeaux n’avaient besoin ni des rois, ni des empereurs, pour leur dire ce qu’ils valaient. Ils étaient nés pour la gloire, l’ambition et le pouvoir. Elle était belle, la gamine. Terriblement. Il avait bien envie d’en faire son quatre heures, le vorace. Avait envie de découvrir ce qui se cachait sous les vêtements qui dessinaient à la perfection ses courbes alléchantes. Nafis aimait les femmes. Toutes les femmes. Peut-être même trop. « Retourne chez tes parents, je suis certain que ton père s’inquiète de ne pas te voir rentrée à la maison à une heure aussi avancée de la nuit. »
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‹ AGE : vingt-huit années qu'elle compte sur ses doigts abîmés, les phalanges rougies par l'hémoglobine de ses victimes.
‹ STATUT : célibataire, en vu de son nouveau statut de noble, letha se considère bien chanceuse d'être toujours émancipée, complètement libre. elle sait cependant que cette liberté ne durera pas bien longtemps.
‹ SANG : argent nouveau, argent destructeur, nouvelle noblesse à laquelle elle semble s'accrocher.
‹ POUVOIR : nouvelle mutante, letha contrôle désormais la lave. elle sent le pouvoir brûler en plein milieu de ses entrailles, tandis que la fierté se dessine sur son visage meurtri, letha fait partie des élus, elle le sait.
‹ METIER : officiellement, letha tient une boutique de luxure en compagnie de ses deux meilleures amies : yekaterina et morrigan, mais lorsque les rideaux sont tirés, on y découvre un trafic d'armes et de potions, accompagnant ses services d'assassin aux plus offrants.
‹ ALLEGEANCE : adonis griffith, le vrai roi digne d'eartanera à ses yeux, le seul capable de tous les sauver.
‹ ADIUTOR : star, un ancien fantôme de son passé qu'elle pense éteint.
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MessageSujet: Re: some like it violent (lefis) Mar 29 Mai - 15:33



citrezene,
your fever’s gripped me again
never kisses,
all you ever send are fullstops.

Ses pas rapides foulaient la terre aride d'une hâte déterminée, Letha se faufilait dans la foule, mélangeant sa silhouette parmi les milles autres qui l'entouraient. S'effacer, disparaître, c'était tout ce qu'elle avait toujours appris à faire, et ce qu'elle savait faire à la perfection ; si bien que ses erreurs étaient le plus souvent intentionnelles, parce qu'elle aimait jouer la Kayrin, parce qu'elle aimait construire et décevoir les apparences. C'était ce qu'elles avaient toujours fait après tout, Yekaterina, Morrigan et elle ; user de leurs charmes pour plaire, attirer et exécuter. Telles des mantes religieuses dont le seul plaisir semblait se résumer à prendre des vies, c'était ce qui les avait liées et ce qui continuait encore de les unir. La nuit était dramatiquement tombée sur la belle Capitale dans laquelle la gamine se plaisait à se perdre, tout y était constamment beau et agréable, le soleil de Flamaerin tombant fatalement sur les rues brûlantes illuminait l'architecture Flamaerinienne d'une lumière chaude et délicieuse, bien que cette fois-ci, c'était la couleur froide de la lune qui déversait sa splendeur sur les figures encore éveillées. Ses prunelles ne lâchaient pas la silhouette qui se trouvait à quelques pas d'elle, ses pas se faisaient rapides et silencieux, bien que de temps à autres une toux légère s'échappait de ses lippes, histoire de délibérément alerter l'homme de sa présence. Son obsession n'avait cessée de grandir, depuis leur dernière altercation au Trou, depuis qu'il l'avait si naïvement sous-estimée, Letha n'était pas le genre de femme à se laisser marcher dessus, encore moins lorsque l'on s'amuse à la provoquer. Il savait, il était évident qu'il était au courant de sa présence, ses pas se faisaient un peu plus rapides et il s'amusait à tourner dans des ruelles inoccupées, sombres, là où personne ne souhaiterait normalement se réfugier. Un rictus fier se dessina sur les lippes de la gamine, alors qu'elle suivait ses pas et tourna dans la même ruelle, seulement quelques secondes après lui. Tout était vide, elle était seule ; il avait probablement eu le temps de se dissimuler non loin. Son rictus s'étira de plus belle, gonflant ses pommettes. Ses iris vinrent parcourir toute la ruelle, à la recherche d'un seul indice sur la nouvelle position du Khodja, mais il n'en était rien, elle se débrouillait peut-être bien lorsqu'il s'agissait de traquer, mais il était définitivement bon en camouflage. - Tu devrais être plus discrète. Surtout lorsque tu prends un homme averti en filature. Ce fût ta première erreur. Et certainement pas la dernière. - dit-il, et le regard de la gamine traversa la ruelle pour se placer sur la silhouette de l'homme, qui venait de sortir de l'ombre. Il avança vers elle, d'une démarche dangereuse, presque vicieuse et elle fit de même, il était hors de question de le laisser prendre l'avantage sur elle. - Mais je dois bien reconnaître que tu n’abandonnes pas facilement. Ça, je ne peux pas te l’enlever. Même si tu cours après la mauvaise personne, enfant. Crois-moi, je ne suis pas le genre d’hommes que tu souhaites contrarier. Je ne sais pas d’où tu viens, mais sache qu’ici, Khodja signifie quelque chose. Quelque chose que tu n’as pas envie de découvrir. Te retrouver six pieds sous terre à ton âge, ce serait tout de même dommage. - elle regardait le mouvement de ses lippes, tandis qu'un sourire amusé illuminait son visage enfantin. Il continuait de la sous-estimer, le Khodja, la réputation des Rois et Reines des bas-fonds n'était donc pas infondée, mais ça la faisait doucement ricaner. Elle s'avança de nouveau, il la dépassait largement en taille mais ce n'était qu'un détail purement esthétique, l'enfant savait que sa rapidité triompherait sur sa taille avantageuse. Elle le défiait, son visage traduisant son ignorance pour ses menaces. - Retourne chez tes parents, je suis certain que ton père s’inquiète de ne pas te voir rentrée à la maison à une heure aussi avancée de la nuit. - et il était de retour, son fameux argument qu'il avait également sorti à leur première et dernière rencontre. La gamine n'avait peut-être pas encore atteint la trentaine, mais sa sagesse n'avait d'égal que sa force, sa rapidité, et il était temps qu'il comprenne que sa jeunesse était peut-être plus avantageuse que son expérience à lui. Elle laissa passer quelques secondes, scrutant son visage marqué de ses prunelles curieuses, avant d'enfin ouvrir le bouche. – Peut-être que l'erreur ne venait finalement pas de moi. Qu'est-ce qui peut bien t'assurer, qu'au final, je ne t'aies pas attiré ici ? Dans le seul but d'être isolés. – elle regarda rapidement autour d'eux, ils étaient complètement seuls, même le temps semblait s'être arrêté, les isolant du monde entier. – Si c'est le cas, tu es rentré dans le jeu les yeux fermés. – elle ricana légèrement avant de soupirer de nouveau, ses prunelles l'analysaient complètement, voyageant de son visage à ses mains, jusqu'à ses jambes, Letha se plaisait à analyser le langage corporel des personnes qu'elle croisait, surtout celles qui prenaient un malin plaisir à constamment la défier, histoire de savoir rapidement prendre l'avantage. Khodja signifie peut-être quelque chose là d'où tu viens, mais la réputation des Kayrin est toute aussi glorieuse à Eartanera, si ce n'est même plus. – c'était faux, mais la gamine se doutait bien qu'il était ignorant, tous les Flamaeriniens l'étaient après tout. La sublime idée d'être au centre de la Capitale semblait leur être bien rapidement montée à la tête. Elle soupira une énième fois tandis qu'elle s'éloigna de la silhouette du Khodja, comme il aimait si bien le rappeler. Ses doigts vinrent se balader sur le manche de sa dague qui trônait fièrement à sa ceinture, discrètement enveloppée dans un faux étui. – Ton ignorance et ta tendance à me sous-estimer sont fascinantes. – elle sortit doucement la sage de son étui avant de jouer avec, le bout pointu s'enfonçait légèrement dans la pointe de son index, tandis qu'elle le faisait légèrement tourner sur lui-même. Nouveau sourire enfantin accroché au visage, elle le regardait, une nouvelle fois. – Je réitère donc mon offre. Un combat. Toi et moi, ici et maintenant. – elle s'avança de nouveau vers lui, elle avait copié son pas félin et dangereux, jusqu'à ce qu'elle soit capable de sentir son souffle caresser sa peau de porcelaine. – Qu'as-tu à perdre après tout ? – et elle ricana doucement.
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‹ AGE : quarante-cinq qu'il traîne sa carcasse parmi les ruelles mal-famées, les bas-quartiers et les lieux les plus malfamés de tout aksana. son empire à lui.
‹ STATUT : marié à une douce colombe, parfaite créature, fleur aux délicats pétales. magnifique. intelligente. sensée. drôle. daksha est la réincarnation d'une véritable déesse.
‹ SANG : argent depuis peu, grâce au nouveau roi de flamaerin. mais cela ne signifie rien, pour nafis. absolument rien. jolie décoration à ajouter à son palmarès, rien de plus.
‹ METIER : chacal, homme de main, préparant le terrain pour l'arrivée de la mère des corbeaux, pour les négociations. gants de cuir pour étrangler les ennemis sans laisser de preuve.
‹ ALLEGEANCE : khodja, toujours et à jamais. la famille passe et passera toujours avant toutes autres choses. peu lui importe qui se trouve sur le trône de l'empire ou des nations.
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MessageSujet: Re: some like it violent (lefis) Mar 12 Juin - 0:41





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« Peut-être que l’erreur ne venait finalement pas de moi. Qu’est-ce qui peut bien t’assurer, qu’au final, je ne t’ai pas attiré ici ? Dans le seul but d’être isolés. » Le corbeau ricana méchamment avant de s’appuyer contre le mur près de lui. Son regard doré dévisageait le joli minois qui se trouvait en face de lui. Adorable silhouette, rictus de guerrière et formes alléchantes. Le Khodja aurait bien fait d’elle son prochain quatre heures. Mais les intentions de la jeune brune semblaient bien plus belliqueuses. Petite créature outrée par l’indifférence de l’ancien. Mais elle n’était rien, pour lui. Sans importance. Comme une goutte de pluie, si facile à chasser de son champ de vision. Agaçante, tout au plus. L’enfant voulait jouer dans la cour des grands, mais elle n’était pas prête. Pas prête à découvrir ce qui s’y trouvait. Pas de règles, que de la triche pour assouvir ses désirs personnels. Pas d’intérêts pour d’autres que son clan. Mépriser la royauté comme ligne de conduite et ne s’intéresser qu’à la volupté de l’argent et à l’attrait des ébats sexuels. « Si c’est le cas, tu es rentré dans le jeu les yeux fermés. » Ricanement mesquin qui s’échappa d’entre ses lippes. Mais il restait patiemment silencieux, attendant que la féline termine son monologue. Il pouvait aisément ressentir la joie que son petit discours lui procurait. Elle rayonnait presque, la fille de la terre. Parce qu’il s’était quelque peu renseigné sur elle, après leur première altercation. Belle naissance, fidèle à la couronne d’Eartanera. Quel gâchis. Tant de potentiel. Mais elle n’était qu’une petite chose pleine de velléités, se battant loyalement pour un homme bien trop jeune pour être ainsi assis sur un trône. Mais le terrible était bien trop détaché de toutes ces intrigues politiques pour se soucier de qui dirigeait quelle nation ou quel empire. Les bas-fonds étaient à lui, à eux. Et sur ce terrain-là, les bleus n’avaient pas leur mot à dire. Fils du peuple, il ne s’intéressait qu’à ceux capable de le faire prospérer. Être argent ou bronze n’avait aucune importance. Pas plus que l’opinion de l’actuel roi de Flamaerin avait de lui. Nafis avait vu les années défiler, s’écouler à une vitesse bien trop élevée. Il était plus sage, avait tiré des leçons de ses erreurs passées. Savait ce qu’il voulait ou non. Et connaissait également ses priorités. Le cœur n’était qu’un organe trompeur, qui jouait de bien mauvais tour. On ne pouvait faire confiance à ce dernier. Seule la luxure était une amie fiable. « Khodja signifie peut-être quelque chose là d’où tu viens, mais la réputation des Kayrin est tout aussi glorieuse à Eartanera, si ce n’est même plus. » Feulement rauque, cette fois, alors qu’il se redressa. Dominant la brune de toute sa hauteur. Les bras croisés sur la poitrine. Le fauve était en colère. Elle avait appuyé sur la corde sensible. La famille. La sainte divinité qui gouvernait l’existence du félin. La seule chose en laquelle il croyait réellement. Les siens. Son sang. Son clan. Rois dans le désert, seigneurs des quartiers malfamés. Ils étaient des loups quand les autres n’étaient que des agneaux. Et la famille de son adversaire faisait partie de ces derniers. Les Kayrin, ou quel que soit leur nom, n’était rien d’autres que de la vermine, aux yeux du Khodja. Eux étaient d’impitoyables tueurs, des carnassiers sans vergogne, des faiseurs de carnage. Rien ne pouvait les arrêter. Parce qu’ils étaient forts. Puissants. Invincibles. « Ton ignorance et ta tendance à me sous-estimer sont fascinantes. » Elle voulait le provoquer, Letha. Voulait le faire sortir de ses gonds. Mais Nafis n’était pas un impulsif. Encore un bienfait du temps. Autrefois prompt à démarrer une querelle, il était aujourd’hui bien plus heureux de la contempler depuis son trône de velours. Mais si la petite continuait ainsi, elle recevrait la correction qu’elle méritait. Ni plus, ni moins. Pensait-elle vraiment lui faire peur, en dégainant ainsi sa minuscule lame ? Pensait-elle qu’il allait se mettre à trembler ? A bafouiller ? Et c’était lui qu’elle osait traiter d’ignorant. Ah, la fougue de la jeunesse. La bêtise de la jeunesse. L’enfant de la terre jouait avec sa dague comme si cette dernière était son amie la plus intime. Bel objet. Qui n’avait pas la moindre chance d’entamer la peau basanée du Khodja. Nafis s’était battu durant des années, dans des guerres intestines et vicieuses. Il ne suivait pas les règles du jeu, fourbe qu’il était. Véritable vipère, agile, qui se faufilait sous la guerre de ses ennemis pour planter ses lames secrètes au beau milieu des intestins de ses adversaires. Il en avait enlevé, des vies. Bien trop pour en tenir le compte, d’ailleurs. Et n’en ressentait aucun remords. Pour l’Empire Khodja. Encore et toujours. « Je réitère donc mon offre. Un combat. Toi et moi, ici et maintenant. » Elle s’avança vers lui, la panthère. Languissante. Copiant cette démarche qui était la sienne. Caméléon qui ne connaissait pas encore sa véritable personnalité et copiait celle du maître. Elle avait un corps de femme. Mais un sourire d’enfant. Terrible contraste. Si paradoxal. « Qu’as-tu à perdre après tout ? » La fille de la terre était là, à quelques centimètres de lui seulement. Il aurait pu la toucher. Caresser sa joue, laisser ses doigts se perdre sur sa peau de porcelaine. Ou l’étrangler. Les possibilités étaient multiples. Et l’impétueux n’était pas certain de laquelle il allait saisir. « Du temps. Cinq minutes ne représentent peut-être rien, pour toi. Mais c’est une éternité, lorsque l’on est occupé comme je le suis. Alors désolé, gamine, mais mon temps est trop précieux pour que je t’en consacre ne serait-ce qu’une infime part. » Il restait là, stoïque. Immobile. Vrillant son regard noir dans ceux, plus clairs, de la jeune femme. Elle était belle. A se damner. Un peu jeune, selon ses propres goûts. Mais il pourrait s’y habituer, pour une nuit. Ou peut-être deux. Mais guère plus. La jeunesse avait le prodigieux don de l’ennuyer. Et les femmes n’étaient jamais aussi délicieuses qu’une fois l’âge mature atteint. « Tu pérores, mais tu n’agis pas. C’est donc une correction, que tu cherches si avidement ? Ou peut-être avons-nous là un syndrome particulier de la relation père-fille ? » Sourire sardonique alors qu’il repensait à sa propre descendance, à cette précieuse qui l’attirait alors qu’elle était sienne. Malsain jusqu’au plus profond de son être. « Tu n’es ni assez intéressante, ni assez douée, ni assez vieille pour retenir mon attention, ma douce. Je suis profondément peiné de devoir te le dire ainsi, mais telle est la vérité, Letha. Continue de servir ton roi, de batifoler avec des gens de ton âge et retourne d’où tu viens. Launondie n’a rien à t’offrir. Tu es chez nous, ici. Et les Khodja n’aiment pas vraiment les étrangers. » Il glissa une mèche de cheveux derrière son oreille, avant de tourner les talons. Sans un regard en arrière. « Reviens me voir d’ici quelques années, peut-être pourrons-nous alors parler d’une autre sorte de combat. »
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