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and i'm faded away (w: livia)

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water mutant
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water mutant
‹ MESSAGES : 332
‹ AVATAR : douglas booth.
‹ CRÉDITS : morrigan.
‹ COMPTES : rhae o, melvyn h, elua w.

‹ AGE : vingt-deux années passées en ce monde.
‹ STATUT : amputé du poids de son deuil, l'annulaire provisoirement libre de toute alliance.
‹ SANG : bleuté.
‹ POUVOIR : la maîtrise du sang. don qui avait tendance à le terrifier lors de son apparition et en lequel il s'applique désormais à voir une arme précieuse.
‹ METIER : gamin verni, jusqu'alors en marge d'une guerre à laquelle il refusait de prendre pleinement part. il en va autrement aujourd'hui. sa peine a été effacée au profit d'une haine sans merci à l'égard de ses ennemis.
‹ ALLEGEANCE : à sa royale cousine.
‹ ADIUTOR : une bleue dont il ne se soucie nullement.
‹ POINTS : 795

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MessageSujet: and i'm faded away (w: livia) Dim 27 Mai - 16:52



'Cause I'd laugh and drink and talk 'bout things
And fall in love in my backyard
Now it´s my own anxiety
That makes the conversation hard
'Cause nobody seems to ask about me anymore
And nobody ever cares 'bout anything I think
And nobody seems to recognize me in the crowd
In the background screaming, "everybody, look at me"

w: @livia belikov

Cette soirée laissait dans la bouche d’Hyppolite un goût cendreux. Ces instants avaient d’ores et déjà des airs de souvenir et cette perspective rendait le benjamin Osanos particulièrement triste. Alors même qu’il n’avait pas encore quitté l’académie, il éprouvait d’ores et déjà à cette idée un étouffant sentiment de nostalgie. Il n’éprouvait aucune forme d’enthousiasme à l’idée du prochain chapitre de son existence. Il ne voulait pas avancer. Il ne voulait pas de toutes ses futures étapes qui s’amoncelaient devant lui. Ce n’était pas de l’anxiété qu’il ressentait. Il n’était pas paniqué par la perspective de la cérémonie qui allait le lier à un mêlé pour toujours. En dépit du caractère définitif de cette histoire d’adiutors, il ne trahissait aucune nervosité à ce sujet. La cause de sa tristesse était toute autre. Se tenant un peu en retrait des autres élèves, il chercha malgré lui Saeko dans la foule. S’il évitait soigneusement de la fixer trop souvent du regard, il avait malgré tout toutes les peines du monde à se détourner bien longtemps d’elle. Immanquablement, ses yeux finissaient toujours par venir se poser sur elle. Il en avait mal à l’idée de ce qui s’était passé. A l’idée de ce qu’il avait fait. Car cela avait été son choix. Il était celui qui avait mis fin à leur relation. A ce jour, c’était très certainement la chose la plus pénible qu’il ait jamais faite. L’expression de Saeko s’était décomposée alors qu’il s’employait en vain à rompre en douceur. Bien évidemment, il n’était pas parvenu à arrondir les angles. Cette rupture avait été douloureuse, presque sanglante. Hyppolite n’avait aucune peine à s’imaginer la monstrueuse plaie qui s’étendait désormais d’un bout à l’autre de son palpitant. Le simple fait de poser les yeux sur Saeko lui était douloureux. Il en était malade à l’idée de l’avoir blessée. Il aurait pu lui expliquer bien sûr. Qu’il n’avait pas le choix, pas vraiment. Qu’il n’avait jamais le choix quand on en venait à son père. Johann Osanos n’était pas homme à baisser les armes et encore moins lorsqu’on en venait aux amourettes du dernier de ses enfants. Hyppolite avait fini par courber l’échine, contraint et forcé. Conformément aux restrictions propres à son rang, sa vie n’était pas vraiment sienne et ne le serait certainement jamais. C’était son père qui tenait fermement les rênes de son existence. Hyppolite n’avait pas voie au chapitre. Quand bien même Saeko était un bon parti, Hyppo avait toujours sut que son père ne concéderait jamais à approuver cette relation. Son esprit de contradiction et son goût pour la domination des uns et des autres rendaient tout cela parfaitement impossible. C’était la mort dans l’âme qu’Hyppolite s’était résolu à briser son couple à la demande de son géniteur, préférant le faire à l’académie, même si cela signifiait qu’il lui faudrait sacrifier plusieurs semaines de bonheur pour cela.

Depuis qu’il avait rompu avec Saeko, c’était toute son existence qui se voyait comme défigurée. En proie qu’il était à son chagrin d’amour, son moral était en berne, gorgé de tristesse et d’un sentiment de nostalgie qui le tirait en permanence un peu plus vers le bas. Au final, son départ de l’académie allait certainement lui être bénéfique. Après la cérémonie au palais, il rentrerait chez lui, regagnant ses propres terres. Il n’avait plus à voir à supporter la vue de Saeko et il allait certainement lui être plus facile de l’oublier dans ses conditions. Pour autant, il peinait à penser que la distance géographique puisse un jour venir à bout de ses sentiments. Il y avait bien des choses sur lesquelles Hyppolite Osanos n’avait pas prise et les émotions qui le ravageaient en faisaient définitivement partie. Cela un faisait un moment qu’Hyppolite dévisageait Saeko sans y prendre garde et lorsque leur regard se croisèrent, il demeura immobile quelques instants avant de se résoudre à baisser légèrement la tête, rompant ainsi le contact visuel. Elle était tellement belle que c’en était simplement pénible. Il ne supportait pas de la regarder et pourtant, il ne pouvait s’en empêcher. La tension était trop grande et son désir pour elle trop fort. La main légèrement tremblante, Hyppolite descendit brusquement le contenu de son verre, regrettant de ne rien pouvoir boire de trop fort. Lui qui n’avait jamais été du genre à abuser de l’alcool ne demandait qu’à s’en abreuver jusqu’à ce que tout et tout le monde disparaisse de son champ de vision. Il se sentait bien incapable de s’amuser. Dans l’état d’esprit dans lequel il se trouvait, il éprouvait plutôt un vif besoin de s’isoler histoire de pouvoir ruminer sur sa triste existence en paix. Portant malgré lui son pouce à ses lèvres, il commença à le ronger, figé dans la contemplation de ses camarades en marge desquels il persistait à rester.
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air nation
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air nation
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‹ CRÉDITS : mad sounds.

‹ AGE : vingt années, l'attendrissante innocence portée en étendard. elle n'a rien vécu encore, livia.
‹ STATUT : célibataire, son père n'a pas encore assassiné la liberté de sa belle adorée.
‹ SANG : les veines de l'illustre famille se parent désormais d'un riche reflet couleur argent, effaçant leur carmin bronze d'antan. la gamine crâne de ce logique honneur rendu aux siens.
‹ POUVOIR : l'air. élément doux, élément violent, comparaison toute trouvée avec l'intrépide enfant.
‹ METIER : tout juste promue soldat dans l'armée d'aerinstin, logique destinée.
‹ ALLEGEANCE : son allégeance s'en va aux siens, aux guerriers belikov. docilité feinte, elle suit le juste chemin tracé par ses aînés et remet son épée à sa reine, elizaveta valaeris.
‹ POINTS : 1278

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MessageSujet: Re: and i'm faded away (w: livia) Ven 1 Juin - 1:16



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w: @hyppolite osanos

Tout n'était qu'impatience. Tout n'était qu'euphorie. Livia, elle se laissait gagner par l'excitation de ses pairs, s'abandonnant gracieusement à une allégresse bienvenue. Là-haut, dans les chambres du château réservées aux maîtres féminins, les premiers chuchotis s'étaient vite mués en exclamations joyeuses, sourdes, aiguës. Les gamines tombaient en pâmoison devant les reflets que leur renvoyaient les larges miroirs qui avaient été mis à leur disposition, chacune ayant préalablement revêtu leurs plus riches étoffes pour l'occasion. Ce soir, c'était le grand bal. Rite mondain tant attendu par des générations et des générations d'élèves, il s'agissait de l'ultime soirée que les dernières années passeraient à Koldoveretz avant la cérémonie des adiutors de demain. Livia, elle se rappelait encore de la somptueuse réception de l'année dernière, celle de la promotion même par laquelle son cher frère était passé. Ses songes étaient encore hantés par les souvenirs bienheureux qu'elle avait accumulé lors de cette soirée de conte de fées. Les superbes robes que les unes avaient enfilé, les parures qui renvoyaient la lumière tamisée de la grande salle, les costumes que ses camarades avaient porté... Ce qui se targuait d'appartenir à ce bal avait des saveurs magiques, le tout sublimé par le doux esprit de l'enfant rêveuse.

« Aïe. » À travers le reflet du miroir, la jeune Belikov envoie un regard assassin à sa meilleure amie qui s'affaire dans ses longs cheveux bruns. La crinière toujours attachée pour des raisons pratiques lors des entraînements au combat, Livia a épousé ce réflexe pour son quotidien. Seulement ce soir, voilà l'amazone bousculée dans ses rassurantes habitudes par sa chère amie qui lui a détaché les cheveux et qui s'affaire à les coiffer dignement. Pour l'occasion. La moindre douleur oubliée alors qu'elle continue de lui chauffer le cuir chevelu, Livia, elle inspecte l'image qui se tient face à elle. Seize ans, nymphe Lolita. On l'a maquillée l'enfant, les yeux charbonneux, les pommettes rosées et brillantes. Ainsi, on pourrait presque lui prêter des traits de jeune femme. Cela viendra un jour, sans artifices. Ses yeux viennent s'attarder sur la large parure qui entoure son cou. Tel un riche serpent qui lui enserre la gorge, il brille sous le regard fier de sa propriétaire. Les pierres lui rappellent son beau pays, le bijou spécialement forgé de pierres d'Aerinstin et façonné des mains de sa formidable mère. Précieux cadeau, Livia, elle ne l'échangerait pas contre mille marteaux aussi mortels soient-ils. Et enfin, une simple robe noire embrasse ses maigres formes et laisse apparaître la naissance d'un dos nu, dénotant dans la masse de jupons larges et colorés qui constituent la formidable assemblée. Elle est belle comme ça, Livia. Alors que son amie donne les derniers coups de peigne à ses cheveux, la cloche sonne, et vient l'heure pour les princesses d'un soir de faire leur entrée.

Le palpitant qui tambourine lourdement alors qu'elle fait son entrée dans la salle avec ses amies, la gamine serait presque malade de voir cette débauche de faste déployée seulement pour la soirée. Elle qui ne connaît que les murs épais de la citadelle de Dierinung semble là s'enivrer d'un enchantement. Les rires se noient dans la musique ambiante, les verres se vident autant que les esprits s'allègent, les danses et les cavaliers se succèdent dans une vague de plaisir qui lui semble infinie. Alors qu'elle décide d'enlever ses talons hauts sortis spécialement pour l'occasion, la gamine s'écarte de la foule et vient s'accouder contre l'un des murs de la salle, son équilibre en péril. Au loin, elle remarque Hyppolite qui avale son verre en un geste rageur, la mine terriblement grisâtre et les traits fermés, presque insulte à l'aquarelle chamarrée des corps qui se mêlent sur la piste. Le pas guilleret et les pieds nus, Livia, elle rejoint naturellement son tendre ami. « Sieur Osanos. » le salue t-elle, plongeant pour une grande révérence à la manière des grands d'antan. Le visage de la gamine se pare d'un beau sourire avec pour mission de faire apparaître son écho sur les traits du fils des eaux. Avec toute la candeur qui la caractérise, elle vient poser l'un de ses longs doigts peints de rouge carmin sur le front plissé du jeune homme. « Quelle triste mine que voilà. » constate t-elle, sans se départir de ses accents enjoués. « Tu ressembles à ton vieux père ainsi, avec toutes ces rides. » Le regard couvert d'étoiles, la mutine enfant se donne pour mission de rendre un semblant de gaieté à son cher compagnon, aussi fugace soit-il.
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water mutant
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MessageSujet: Re: and i'm faded away (w: livia) Mer 6 Juin - 9:52



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Les rires s'élèvent de ci de là et Hyppolite n'y joins pas le sien. Il se tiens en marge de tout et de tout le monde, le doigt dans la bouche. Il ronge son ongle avec ardeur, renouant avec un tic qui tend toujours à resurgir dans les mauvais moments. Il sait qu'il ne devrait pas céder à ce travers et pourtant il persiste. Car au fond, peu importe qu'il se ronge les ongles jusqu'au sang. Ce n'est qu'une infinie broutille à mille lieux de se tenir en bonne place dans le vaste champ de ses nombreuses sources de préoccupations. Son cœur n'est guère à la fête et il a toutes les peines du monde à se joindre à la soirée qui bat pourtant son plein. Il avait pourtant coutume d'attendre cet événement avec impatience les années précédentes. Ce bal avait toujours constitué à ses yeux une parfaite occasion de s'amuser avant de rentrer à la maison pour quelques semaines. Mais il n'en serait rien cette fois. Hyppolite allait quitter l'académie pour de bon et cette idée le plombait véritablement, lui ôtant toute envie d'honorer la tradition. Alors même qu'il était conscient qu'il était ridicule de saboter ainsi cette dernière soirée, il ne parvenait pas à s'extirper de cet état de végétation mélancolique. Le simple fait de regarder les autres s'amuser lui fendait un peu plus le cœur. Il aurait aimé être d'ores et déjà loin d'eux. Loin de tout et de tout le monde. Et loin d'elle surtout. Alors qu'il s'apprêtait à reporter son attention sur le seul doigt de sa main gauche qui était encore intact, une fille de sa promo vint l'aborder. Les yeux d'Hyppolite s'attarde un instant sur sa chevelure couleur ébène et maintenue en un chignon élaboré par une multitude d’épingles avant de glisser sur sa tenue. Elle est charmante dans son fourreau de soie dorée et lorsqu'elle lui demande de lui accorder une danse, il refuse péniblement, réticent à contrarier qui que ce soit. Il tâche vite de se rattraper néanmoins, promettant à la jeune fille qu'il lui réserva un tour de piste plus tard dans la soirée, une promesse dont il ignore s'il sera seulement encore dans les parages pour la tenir. Sa camarade  finit par acquiescer avant de se rabattre sur un autre garçon et c'est avec une note de soulagement qu'Hyppolite la regarde fendre la foule des étudiants. Son attention est vite dérobée néanmoins, revenant inévitablement se fixer sur Saeko. Il n'y a qu'une seule personne avec qui Hyppolite Osanos a envie de danser et c'est la personne même qui ne saurait lui accorder quoi que ce soit de ce genre. Et s'il ne peut avoir Saeko, alors il ne veut personne. « Sieur Osanos. » Il la reconnaît au timbre de sa voix avant même de couler un regard dans sa direction. Livia Belikov, qui ne ressemble par ailleurs pas vraiment à Livia Belikov ce soir-là. Une note d'amusement incongrue compte tenu de son état d'esprit maussade vint brièvement illuminer le regard d'Hyppolite alors qu'il s'abandonne à la brève contemplation qu'offre son amie. Elle a presque l'air d'une adulte qu'il songe vaguement à la vue de son visage maquillé. Et puis il avise en baissant les yeux ses pieds nus et, miracle, les coins de sa bouche se cornent presque en un semblant de sourire. Il la couve du regard alors qu'elle s'adonne à une coutume d'un autre siècle. « Mademoiselle Belikov. » Il essaie d'injecter dans sa voix les intonations douces et légèrement chantantes qui demeurent sa marque de fabrique, mais ne peut s'empêcher de trouver à ses paroles une saveur comme fanée. La voix flûtée de Livia offre un contraste d'autant plus saisissant alors qu'elle pose brièvement son doigt sur son front. « Quelle triste mine que voilà. Tu ressembles à ton vieux père ainsi avec toutes ces rides. » Comparaison taquine et peu heureuse. Hyppolite a tôt fait de rebondir, s'empressant de repousser la pensée du faciès de son père Surtout ne pas penser à Johann Osanos. Rien ne saurait rendre sa soirée plus malheureuse qu'elle ne l'est déjà que le souvenir persistant du visage réprobateur de son patriarche. A la place, il s'emploie à prendre part à la petite joute verbale initiée par Livia. Les mots affleurent hors de sa bouche et il les prononce avec une espièglerie bordée d'affection.  « Et regarde toi ! » D'un geste du bras, il la désigne dans sa globalité, de la tête jusqu'aux pieds.  « Ainsi vêtue, tu as l'air d'une dame ! » Et il arbore le sourire mordant et taquin d'un frère aîné s'employant à exaspérer gentiment sa cadette. Au moins a-t'elle ce mérite là. Le mérite de faire naître une mine réjouie sur ses traits fatigués.  « Enfin à une exception près » ajoute-t-il en posant brièvement son regard bleuté sur ses pieds avant de lever la tête pour croiser à nouveau son regard.  « Une vraie dame ne se départirait pour rien au monde de sa paire de talons hauts. » Un fait proprement féminin qui avait toujours laissé Hyppolite profondément perplexe. La simple vue des pieds délicatement chaussées de ses sœurs aînées avait toujours été pour lui une source d'amusement mais aussi d'interrogation. Comment pouvait-on tirer le moindre plaisir d'une souffrance aussi évidente ? Comme il était bon d'être un homme cantonné aux chaussures plates.
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