AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

and i'm faded away (w: livia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
water mutant
avatar
water mutant
‹ MESSAGES : 391
‹ AVATAR : douglas booth.
‹ CRÉDITS : BALACLAVA.
‹ COMPTES : rhae o, melvyn h, elua w.

‹ AGE : vingt-deux années passées en ce monde.
‹ STATUT : amputé du poids de son deuil, l'annulaire provisoirement libre de toute alliance.
‹ SANG : bleuté.
‹ POUVOIR : la maîtrise du sang. don qui avait tendance à le terrifier lors de son apparition et en lequel il s'applique désormais à voir une arme précieuse.
‹ METIER : gamin verni, jusqu'alors en marge d'une guerre à laquelle il refusait de prendre pleinement part. il en va autrement aujourd'hui. sa peine a été effacée au profit d'une haine sans merci à l'égard de ses ennemis.
‹ ALLEGEANCE : à sa royale cousine.
‹ ADIUTOR : une bleue dont il ne se soucie nullement.
‹ POINTS : 1079

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: and i'm faded away (w: livia) Dim 27 Mai - 16:52



'Cause I'd laugh and drink and talk 'bout things
And fall in love in my backyard
Now it´s my own anxiety
That makes the conversation hard
'Cause nobody seems to ask about me anymore
And nobody ever cares 'bout anything I think
And nobody seems to recognize me in the crowd
In the background screaming, "everybody, look at me"

w: @livia belikov

Cette soirée laissait dans la bouche d’Hyppolite un goût cendreux. Ces instants avaient d’ores et déjà des airs de souvenir et cette perspective rendait le benjamin Osanos particulièrement triste. Alors même qu’il n’avait pas encore quitté l’académie, il éprouvait d’ores et déjà à cette idée un étouffant sentiment de nostalgie. Il n’éprouvait aucune forme d’enthousiasme à l’idée du prochain chapitre de son existence. Il ne voulait pas avancer. Il ne voulait pas de toutes ses futures étapes qui s’amoncelaient devant lui. Ce n’était pas de l’anxiété qu’il ressentait. Il n’était pas paniqué par la perspective de la cérémonie qui allait le lier à un mêlé pour toujours. En dépit du caractère définitif de cette histoire d’adiutors, il ne trahissait aucune nervosité à ce sujet. La cause de sa tristesse était toute autre. Se tenant un peu en retrait des autres élèves, il chercha malgré lui Saeko dans la foule. S’il évitait soigneusement de la fixer trop souvent du regard, il avait malgré tout toutes les peines du monde à se détourner bien longtemps d’elle. Immanquablement, ses yeux finissaient toujours par venir se poser sur elle. Il en avait mal à l’idée de ce qui s’était passé. A l’idée de ce qu’il avait fait. Car cela avait été son choix. Il était celui qui avait mis fin à leur relation. A ce jour, c’était très certainement la chose la plus pénible qu’il ait jamais faite. L’expression de Saeko s’était décomposée alors qu’il s’employait en vain à rompre en douceur. Bien évidemment, il n’était pas parvenu à arrondir les angles. Cette rupture avait été douloureuse, presque sanglante. Hyppolite n’avait aucune peine à s’imaginer la monstrueuse plaie qui s’étendait désormais d’un bout à l’autre de son palpitant. Le simple fait de poser les yeux sur Saeko lui était douloureux. Il en était malade à l’idée de l’avoir blessée. Il aurait pu lui expliquer bien sûr. Qu’il n’avait pas le choix, pas vraiment. Qu’il n’avait jamais le choix quand on en venait à son père. Johann Osanos n’était pas homme à baisser les armes et encore moins lorsqu’on en venait aux amourettes du dernier de ses enfants. Hyppolite avait fini par courber l’échine, contraint et forcé. Conformément aux restrictions propres à son rang, sa vie n’était pas vraiment sienne et ne le serait certainement jamais. C’était son père qui tenait fermement les rênes de son existence. Hyppolite n’avait pas voie au chapitre. Quand bien même Saeko était un bon parti, Hyppo avait toujours sut que son père ne concéderait jamais à approuver cette relation. Son esprit de contradiction et son goût pour la domination des uns et des autres rendaient tout cela parfaitement impossible. C’était la mort dans l’âme qu’Hyppolite s’était résolu à briser son couple à la demande de son géniteur, préférant le faire à l’académie, même si cela signifiait qu’il lui faudrait sacrifier plusieurs semaines de bonheur pour cela.

Depuis qu’il avait rompu avec Saeko, c’était toute son existence qui se voyait comme défigurée. En proie qu’il était à son chagrin d’amour, son moral était en berne, gorgé de tristesse et d’un sentiment de nostalgie qui le tirait en permanence un peu plus vers le bas. Au final, son départ de l’académie allait certainement lui être bénéfique. Après la cérémonie au palais, il rentrerait chez lui, regagnant ses propres terres. Il n’avait plus à voir à supporter la vue de Saeko et il allait certainement lui être plus facile de l’oublier dans ses conditions. Pour autant, il peinait à penser que la distance géographique puisse un jour venir à bout de ses sentiments. Il y avait bien des choses sur lesquelles Hyppolite Osanos n’avait pas prise et les émotions qui le ravageaient en faisaient définitivement partie. Cela un faisait un moment qu’Hyppolite dévisageait Saeko sans y prendre garde et lorsque leur regard se croisèrent, il demeura immobile quelques instants avant de se résoudre à baisser légèrement la tête, rompant ainsi le contact visuel. Elle était tellement belle que c’en était simplement pénible. Il ne supportait pas de la regarder et pourtant, il ne pouvait s’en empêcher. La tension était trop grande et son désir pour elle trop fort. La main légèrement tremblante, Hyppolite descendit brusquement le contenu de son verre, regrettant de ne rien pouvoir boire de trop fort. Lui qui n’avait jamais été du genre à abuser de l’alcool ne demandait qu’à s’en abreuver jusqu’à ce que tout et tout le monde disparaisse de son champ de vision. Il se sentait bien incapable de s’amuser. Dans l’état d’esprit dans lequel il se trouvait, il éprouvait plutôt un vif besoin de s’isoler histoire de pouvoir ruminer sur sa triste existence en paix. Portant malgré lui son pouce à ses lèvres, il commença à le ronger, figé dans la contemplation de ses camarades en marge desquels il persistait à rester.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
air nation
avatar
air nation
‹ MESSAGES : 498
‹ AVATAR : alycia.
‹ CRÉDITS : afanen (av), leslie baby (gif).

‹ AGE : vingt années, l'attendrissante innocence portée en étendard. elle n'a rien vécu encore, livia.
‹ STATUT : célibataire, son père n'a pas encore assassiné la liberté de sa belle adorée.
‹ SANG : les veines de l'illustre famille se parent désormais d'un riche reflet couleur argent, effaçant leur carmin bronze d'antan. la gamine crâne de ce logique honneur rendu aux siens.
‹ POUVOIR : l'air. élément doux, élément violent, comparaison toute trouvée avec l'intrépide enfant.
‹ METIER : tout juste promue soldat dans l'armée d'aerinstin, logique destinée.
‹ ALLEGEANCE : son allégeance s'en va aux siens, aux guerriers belikov. docilité feinte, elle suit le juste chemin tracé par ses aînés et remet son épée à sa reine, dyana valaeris.
‹ ADIUTOR : zalen, vert émeraude passé maître dans la stratégie. binôme redoutable, elle joue de ses poings quand lui est le cerveau.
‹ POINTS : 1883

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: Re: and i'm faded away (w: livia) Ven 1 Juin - 1:16



'Cause I'd laugh and drink and talk 'bout things
And fall in love in my backyard
Now it´s my own anxiety
That makes the conversation hard
'Cause nobody seems to ask about me anymore
And nobody ever cares 'bout anything I think
And nobody seems to recognize me in the crowd
In the background screaming, "everybody, look at me"

w: @hyppolite osanos

Tout n'était qu'impatience. Tout n'était qu'euphorie. Livia, elle se laissait gagner par l'excitation de ses pairs, s'abandonnant gracieusement à une allégresse bienvenue. Là-haut, dans les chambres du château réservées aux maîtres féminins, les premiers chuchotis s'étaient vite mués en exclamations joyeuses, sourdes, aiguës. Les gamines tombaient en pâmoison devant les reflets que leur renvoyaient les larges miroirs qui avaient été mis à leur disposition, chacune ayant préalablement revêtu leurs plus riches étoffes pour l'occasion. Ce soir, c'était le grand bal. Rite mondain tant attendu par des générations et des générations d'élèves, il s'agissait de l'ultime soirée que les dernières années passeraient à Koldoveretz avant la cérémonie des adiutors de demain. Livia, elle se rappelait encore de la somptueuse réception de l'année dernière, celle de la promotion même par laquelle son cher frère était passé. Ses songes étaient encore hantés par les souvenirs bienheureux qu'elle avait accumulé lors de cette soirée de conte de fées. Les superbes robes que les unes avaient enfilé, les parures qui renvoyaient la lumière tamisée de la grande salle, les costumes que ses camarades avaient porté... Ce qui se targuait d'appartenir à ce bal avait des saveurs magiques, le tout sublimé par le doux esprit de l'enfant rêveuse.

« Aïe. » À travers le reflet du miroir, la jeune Belikov envoie un regard assassin à sa meilleure amie qui s'affaire dans ses longs cheveux bruns. La crinière toujours attachée pour des raisons pratiques lors des entraînements au combat, Livia a épousé ce réflexe pour son quotidien. Seulement ce soir, voilà l'amazone bousculée dans ses rassurantes habitudes par sa chère amie qui lui a détaché les cheveux et qui s'affaire à les coiffer dignement. Pour l'occasion. La moindre douleur oubliée alors qu'elle continue de lui chauffer le cuir chevelu, Livia, elle inspecte l'image qui se tient face à elle. Seize ans, nymphe Lolita. On l'a maquillée l'enfant, les yeux charbonneux, les pommettes rosées et brillantes. Ainsi, on pourrait presque lui prêter des traits de jeune femme. Cela viendra un jour, sans artifices. Ses yeux viennent s'attarder sur la large parure qui entoure son cou. Tel un riche serpent qui lui enserre la gorge, il brille sous le regard fier de sa propriétaire. Les pierres lui rappellent son beau pays, le bijou spécialement forgé de pierres d'Aerinstin et façonné des mains de sa formidable mère. Précieux cadeau, Livia, elle ne l'échangerait pas contre mille marteaux aussi mortels soient-ils. Et enfin, une simple robe noire embrasse ses maigres formes et laisse apparaître la naissance d'un dos nu, dénotant dans la masse de jupons larges et colorés qui constituent la formidable assemblée. Elle est belle comme ça, Livia. Alors que son amie donne les derniers coups de peigne à ses cheveux, la cloche sonne, et vient l'heure pour les princesses d'un soir de faire leur entrée.

Le palpitant qui tambourine lourdement alors qu'elle fait son entrée dans la salle avec ses amies, la gamine serait presque malade de voir cette débauche de faste déployée seulement pour la soirée. Elle qui ne connaît que les murs épais de la citadelle de Dierinung semble là s'enivrer d'un enchantement. Les rires se noient dans la musique ambiante, les verres se vident autant que les esprits s'allègent, les danses et les cavaliers se succèdent dans une vague de plaisir qui lui semble infinie. Alors qu'elle décide d'enlever ses talons hauts sortis spécialement pour l'occasion, la gamine s'écarte de la foule et vient s'accouder contre l'un des murs de la salle, son équilibre en péril. Au loin, elle remarque Hyppolite qui avale son verre en un geste rageur, la mine terriblement grisâtre et les traits fermés, presque insulte à l'aquarelle chamarrée des corps qui se mêlent sur la piste. Le pas guilleret et les pieds nus, Livia, elle rejoint naturellement son tendre ami. « Sieur Osanos. » le salue t-elle, plongeant pour une grande révérence à la manière des grands d'antan. Le visage de la gamine se pare d'un beau sourire avec pour mission de faire apparaître son écho sur les traits du fils des eaux. Avec toute la candeur qui la caractérise, elle vient poser l'un de ses longs doigts peints de rouge carmin sur le front plissé du jeune homme. « Quelle triste mine que voilà. » constate t-elle, sans se départir de ses accents enjoués. « Tu ressembles à ton vieux père ainsi, avec toutes ces rides. » Le regard couvert d'étoiles, la mutine enfant se donne pour mission de rendre un semblant de gaieté à son cher compagnon, aussi fugace soit-il.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
water mutant
avatar
water mutant
‹ MESSAGES : 391
‹ AVATAR : douglas booth.
‹ CRÉDITS : BALACLAVA.
‹ COMPTES : rhae o, melvyn h, elua w.

‹ AGE : vingt-deux années passées en ce monde.
‹ STATUT : amputé du poids de son deuil, l'annulaire provisoirement libre de toute alliance.
‹ SANG : bleuté.
‹ POUVOIR : la maîtrise du sang. don qui avait tendance à le terrifier lors de son apparition et en lequel il s'applique désormais à voir une arme précieuse.
‹ METIER : gamin verni, jusqu'alors en marge d'une guerre à laquelle il refusait de prendre pleinement part. il en va autrement aujourd'hui. sa peine a été effacée au profit d'une haine sans merci à l'égard de ses ennemis.
‹ ALLEGEANCE : à sa royale cousine.
‹ ADIUTOR : une bleue dont il ne se soucie nullement.
‹ POINTS : 1079

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: Re: and i'm faded away (w: livia) Mer 6 Juin - 9:52



'Cause I'd laugh and drink and talk 'bout things
And fall in love in my backyard
Now it´s my own anxiety
That makes the conversation hard
'Cause nobody seems to ask about me anymore
And nobody ever cares 'bout anything I think
And nobody seems to recognize me in the crowd
In the background screaming, "everybody, look at me"

w: @livia belikov

Les rires s'élèvent de ci de là et Hyppolite n'y joins pas le sien. Il se tiens en marge de tout et de tout le monde, le doigt dans la bouche. Il ronge son ongle avec ardeur, renouant avec un tic qui tend toujours à resurgir dans les mauvais moments. Il sait qu'il ne devrait pas céder à ce travers et pourtant il persiste. Car au fond, peu importe qu'il se ronge les ongles jusqu'au sang. Ce n'est qu'une infinie broutille à mille lieux de se tenir en bonne place dans le vaste champ de ses nombreuses sources de préoccupations. Son cœur n'est guère à la fête et il a toutes les peines du monde à se joindre à la soirée qui bat pourtant son plein. Il avait pourtant coutume d'attendre cet événement avec impatience les années précédentes. Ce bal avait toujours constitué à ses yeux une parfaite occasion de s'amuser avant de rentrer à la maison pour quelques semaines. Mais il n'en serait rien cette fois. Hyppolite allait quitter l'académie pour de bon et cette idée le plombait véritablement, lui ôtant toute envie d'honorer la tradition. Alors même qu'il était conscient qu'il était ridicule de saboter ainsi cette dernière soirée, il ne parvenait pas à s'extirper de cet état de végétation mélancolique. Le simple fait de regarder les autres s'amuser lui fendait un peu plus le cœur. Il aurait aimé être d'ores et déjà loin d'eux. Loin de tout et de tout le monde. Et loin d'elle surtout. Alors qu'il s'apprêtait à reporter son attention sur le seul doigt de sa main gauche qui était encore intact, une fille de sa promo vint l'aborder. Les yeux d'Hyppolite s'attarde un instant sur sa chevelure couleur ébène et maintenue en un chignon élaboré par une multitude d’épingles avant de glisser sur sa tenue. Elle est charmante dans son fourreau de soie dorée et lorsqu'elle lui demande de lui accorder une danse, il refuse péniblement, réticent à contrarier qui que ce soit. Il tâche vite de se rattraper néanmoins, promettant à la jeune fille qu'il lui réserva un tour de piste plus tard dans la soirée, une promesse dont il ignore s'il sera seulement encore dans les parages pour la tenir. Sa camarade  finit par acquiescer avant de se rabattre sur un autre garçon et c'est avec une note de soulagement qu'Hyppolite la regarde fendre la foule des étudiants. Son attention est vite dérobée néanmoins, revenant inévitablement se fixer sur Saeko. Il n'y a qu'une seule personne avec qui Hyppolite Osanos a envie de danser et c'est la personne même qui ne saurait lui accorder quoi que ce soit de ce genre. Et s'il ne peut avoir Saeko, alors il ne veut personne. « Sieur Osanos. » Il la reconnaît au timbre de sa voix avant même de couler un regard dans sa direction. Livia Belikov, qui ne ressemble par ailleurs pas vraiment à Livia Belikov ce soir-là. Une note d'amusement incongrue compte tenu de son état d'esprit maussade vint brièvement illuminer le regard d'Hyppolite alors qu'il s'abandonne à la brève contemplation qu'offre son amie. Elle a presque l'air d'une adulte qu'il songe vaguement à la vue de son visage maquillé. Et puis il avise en baissant les yeux ses pieds nus et, miracle, les coins de sa bouche se cornent presque en un semblant de sourire. Il la couve du regard alors qu'elle s'adonne à une coutume d'un autre siècle. « Mademoiselle Belikov. » Il essaie d'injecter dans sa voix les intonations douces et légèrement chantantes qui demeurent sa marque de fabrique, mais ne peut s'empêcher de trouver à ses paroles une saveur comme fanée. La voix flûtée de Livia offre un contraste d'autant plus saisissant alors qu'elle pose brièvement son doigt sur son front. « Quelle triste mine que voilà. Tu ressembles à ton vieux père ainsi avec toutes ces rides. » Comparaison taquine et peu heureuse. Hyppolite a tôt fait de rebondir, s'empressant de repousser la pensée du faciès de son père Surtout ne pas penser à Johann Osanos. Rien ne saurait rendre sa soirée plus malheureuse qu'elle ne l'est déjà que le souvenir persistant du visage réprobateur de son patriarche. A la place, il s'emploie à prendre part à la petite joute verbale initiée par Livia. Les mots affleurent hors de sa bouche et il les prononce avec une espièglerie bordée d'affection.  « Et regarde toi ! » D'un geste du bras, il la désigne dans sa globalité, de la tête jusqu'aux pieds.  « Ainsi vêtue, tu as l'air d'une dame ! » Et il arbore le sourire mordant et taquin d'un frère aîné s'employant à exaspérer gentiment sa cadette. Au moins a-t'elle ce mérite là. Le mérite de faire naître une mine réjouie sur ses traits fatigués.  « Enfin à une exception près » ajoute-t-il en posant brièvement son regard bleuté sur ses pieds avant de lever la tête pour croiser à nouveau son regard.  « Une vraie dame ne se départirait pour rien au monde de sa paire de talons hauts. » Un fait proprement féminin qui avait toujours laissé Hyppolite profondément perplexe. La simple vue des pieds délicatement chaussées de ses sœurs aînées avait toujours été pour lui une source d'amusement mais aussi d'interrogation. Comment pouvait-on tirer le moindre plaisir d'une souffrance aussi évidente ? Comme il était bon d'être un homme cantonné aux chaussures plates.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
air nation
avatar
air nation
‹ MESSAGES : 498
‹ AVATAR : alycia.
‹ CRÉDITS : afanen (av), leslie baby (gif).

‹ AGE : vingt années, l'attendrissante innocence portée en étendard. elle n'a rien vécu encore, livia.
‹ STATUT : célibataire, son père n'a pas encore assassiné la liberté de sa belle adorée.
‹ SANG : les veines de l'illustre famille se parent désormais d'un riche reflet couleur argent, effaçant leur carmin bronze d'antan. la gamine crâne de ce logique honneur rendu aux siens.
‹ POUVOIR : l'air. élément doux, élément violent, comparaison toute trouvée avec l'intrépide enfant.
‹ METIER : tout juste promue soldat dans l'armée d'aerinstin, logique destinée.
‹ ALLEGEANCE : son allégeance s'en va aux siens, aux guerriers belikov. docilité feinte, elle suit le juste chemin tracé par ses aînés et remet son épée à sa reine, dyana valaeris.
‹ ADIUTOR : zalen, vert émeraude passé maître dans la stratégie. binôme redoutable, elle joue de ses poings quand lui est le cerveau.
‹ POINTS : 1883

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: Re: and i'm faded away (w: livia) Mar 17 Juil - 0:57



'Cause I'd laugh and drink and talk 'bout things
And fall in love in my backyard
Now it´s my own anxiety
That makes the conversation hard
'Cause nobody seems to ask about me anymore
And nobody ever cares 'bout anything I think
And nobody seems to recognize me in the crowd
In the background screaming, "everybody, look at me"

w: @hyppolite osanos

Le regard flou, la gamine suffoque, noyée dans cette débauche de robes, de nourriture... Mille couleurs vives sont vomies sur la piste de danse où s'amusent ses camarades, s'enivrant des rires qui résonnent à leurs oreilles échauffées. Elle s'en est éloignée Livia, de cette assemblée où chacun jette son coeur à la folle soirée. L'amazone n'y est pas habituée, intrus dans ces mondanités dictées par la grâce et la délicatesse. Alors elle s'arrête quelques instants, respire, et cesse surtout de prétendre. Sincérité presque déplacée dans un évènement où semble régner les faux semblants, c'est avec une toute touchante naïveté que son sourire grandit quand elle retrouve l'un de ses plus précieux amis, prince hantant ses plus beaux rêves d'enfant. Entre eux, nul  besoin d'échanger des banalités sans nom qui ne sont, en plus, que perte de temps pour l'intrépide poupée. Elle se contente d'être elle-même, joue de drôles de stratagèmes pour rendre son sourire à Hyppolite, visiblement tourmenté par des maux qui n'appartiennent pour l'instant qu'à lui, Livia n'étant pas dans la confidence des affres qui l'assaillent en cette soirée de célébrations.

Si les recoins de sa bouche s'étirent en un léger sourire, la Lolita sait sa jolie grimace n’appartient qu’aux conventions où tout est faux. Ce n'est que lorsqu'elle évoque le souvenir de son père aux ambitions aussi cruelles que démesurées que le garçon semble s'éveiller, chassant le fantôme au masque navrant auquel la gamine faisait face pour son plus grand bonheur. « Et regarde toi ! » Suivant des yeux sa main abîmée qui s'agite sous ses yeux, Livia le laisse continuer, ne sachant guère à quoi s'attendre. Sa robe était-elle en piteux état après s'être adonnée à tant de danses ? Son maquillage avait-il lamentablement coulé et fané sa beauté ? « Ainsi vêtue, tu as l'air d'une dame ! »  Les joues se parent rapidement d’une teinte rose innocence, et l’enfant ne peut s’empêcher de jouer de timidité, qualité qu’elle n’a auparavant jamais trouvé. Flattée, Livia prend ces quelques mots comme compliment et sa formidable assurance aussitôt retrouvée, elle effectue un tour sur elle-même, offre sans arrière pensée toute la mesure de sa féminité aux prince des eaux. Si ce geste n’a rien de sensuel, il reste empli de tendresse, comme une petite soeur rechercherait l’approbation de son cher grand frère. Si Livia avait éteint cette étincelle qui battait en son coeur pour Hyppolite, amour de petite fille, reste que l’amitié du garçon lui importait beaucoup, d’où son ravissement à l’entente de ces quelques gentilles paroles. « Enfin à une exception près. » Suivant le regard de l’Osanos, la guerrière le voit baisser ses yeux jusqu’au bas de sa robe et revenir planter son immensité bleutée droit dans les siens. « Une vraie dame ne se départirait pour rien au monde de sa paire de talons hauts. » Un éclat de rire, pur, spontané, mélodieux, résonne autour d’eux et prend l’ascendant quelques secondes sur la musique et le bruit de fond ambiant. C’est Livia. Elle rit. « Oh Hyppolite…. » commence t-elle, la voix aux accents joyeux qui se marient si bien avec le ton taquin que le jeune homme venait d’employer. « Serais-je jamais une vraie dame ? » Rhétorique de mise, comme ça, elle laisserait presque planer un délicieux mystère. Car certes, si son sang était de vieille noblesse et de fière ascendance connue par tous en son adorée région des vents, la belle n’était que dame par le titre. Elle n’en avait pas l’allure, ni la grâce caractéristiques aux princesses de son âge. Et Livia, elle ne le sera sans doute jamais, bien plus vivante lors de ses entraînements qui lui abîment la peau et la font vibrer jusqu’à l’épuisement plutôt que dans un palais, où règnent l’immaculé et la fragilité, où les protocoles et l’étiquette font office de loi des grands. Mais c’était cela que l’on aimait chez elle. Un sourire lumineux traînant sur les lèvres, c’était désormais à la brunette d’embêter son ami. « Il va falloir que tu te décides à danser avec ton amie. » Du coin de l’oeil, elle désigne la camarade à qui il venait de refuser les honneurs, la mine encore déconfite. « Nous savons que tes prétendantes sont nombreuses, mais de là à éconduire ainsi les jeunes femmes pour rester seul dans ton coin… » Le sourire de Livia s’agrandissait, espiègle. « Tu fais affront à tout ces malheureux qui n’ont pas trouvé de cavalière ce soir ! » Hyppolite Osanos était l’un des meilleurs partis de la nation de l’eau, et l’amazone, du haut de ses seize ans en prenait la pleine valeur en voyant ce bal de prétendantes venir lui offrir une danse, valse qui se finissait toujours en solitaire pour la pauvre remerciée. Au dessus de son épaule, elle voyait une nouvelle princesse venir tenter sa chance. Son sourire ne mourut pas, bien au contraire. « Irlene Derwett se dirige vers nous. » souffla t-elle à son ami, d’ores et déjà amusée par le tableau qu’on allait bientôt lui offrir. Tout le monde connaissait l’exubérante Irlene, l’insupportable Irlene, reine d’un monde dont seuls elle et ses sbires avaient connaissance. Faisant mine de remettre ses chaussures à talons, Livia laissait Hyppolite en proie à la belle blonde, terriblement impatiente à l’idée d’être spectatrice de choix d’un échec rendu cuisant par les mots justes de l’héritier des marées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
water mutant
avatar
water mutant
‹ MESSAGES : 391
‹ AVATAR : douglas booth.
‹ CRÉDITS : BALACLAVA.
‹ COMPTES : rhae o, melvyn h, elua w.

‹ AGE : vingt-deux années passées en ce monde.
‹ STATUT : amputé du poids de son deuil, l'annulaire provisoirement libre de toute alliance.
‹ SANG : bleuté.
‹ POUVOIR : la maîtrise du sang. don qui avait tendance à le terrifier lors de son apparition et en lequel il s'applique désormais à voir une arme précieuse.
‹ METIER : gamin verni, jusqu'alors en marge d'une guerre à laquelle il refusait de prendre pleinement part. il en va autrement aujourd'hui. sa peine a été effacée au profit d'une haine sans merci à l'égard de ses ennemis.
‹ ALLEGEANCE : à sa royale cousine.
‹ ADIUTOR : une bleue dont il ne se soucie nullement.
‹ POINTS : 1079

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: Re: and i'm faded away (w: livia) Sam 21 Juil - 21:17



'Cause I'd laugh and drink and talk 'bout things
And fall in love in my backyard
Now it´s my own anxiety
That makes the conversation hard
'Cause nobody seems to ask about me anymore
And nobody ever cares 'bout anything I think
And nobody seems to recognize me in the crowd
In the background screaming, "everybody, look at me"

w: @livia belikov

A son contact, il s’éveille doucement. Il la taquine et il s’amuse de la voir rougir. C’est charmant, cette façon qu’ont ses joues de se colorer de rose dès qu’il lui accorde une attention plus prononcée qu’à l’accoutumée. C’est divertissant et il a soif de diversion, Hyppolite. Il ne veut pas penser à tout ce qui l’attend après cette soirée. Il ne veut pas penser à ce qui approche inévitablement. Il ne veut pas penser à l’après et surtout il ne veut pas penser à elle. Il ne peut pas penser à Saeko, car ça le bousille, ça le tue à petit feu. Elle le hante déjà, elle et ce qui aurait pu être si leurs vies étaient différentes, si leur monde était autre. Il ne sait pas ce que deviendra sa vie, Hyppolite, mais il sait que là ne sera pas son choix. Le sang argent n’y change rien. Il n’est pas libre, le garçon de l’eau. Il est coincé dans une cage, entre les pattes d’un prédateur réfugié sous le titre de patriarche. Il a le bourdon Hyppolite à l’idée de tout ce qui l’attend. Il ne veut pas que cette soirée arrête et pourtant il voudrait déjà être ailleurs. Car ça fait mal. Ca fait trop mal de dire au revoir. Il va faire ses adieux à cette parenthèse colorée de son existence et ça lui fait mal. Il va devoir dire au revoir à Livia, également. Elle n’en a pas encore fini. Elle connaîtra d’autres bals de fin d’année avant de goûter pleinement au sien, quand viendra son tour de quitter l’académie. Et il espère pour elle que les années restantes ne passeront pas trop vite. Il lui souhaite que ce laps de temps s’étire indéfiniment. Il lui souhaite le monde. Il lui souhaite tout ce lui n’aura pas. Tout ce qu’il n’aura plus jamais. Et tout à coup, il se donne une mission, Hyppolite. Il veut lui faire plaisir ce soir. Il veut la voir virevolter et rire. Il veut la voir vivre et il espère que sa joie le contaminera. Être heureux par procuration. Se nourrir d’un bonheur étranger qu’il saura savourer. Il peut le faire. Il peut lui faire plaisir. Il peut rendre cette soirée plus belle. Il le voit dans ses yeux, dans ce regard doucement énamouré, ce dont il a toujours eut conscience. Il sait qu’elle a le béguin pour lui et c’est mignon. C’est innocent et c’est rafraichissant. Ca le ramène en enfance et comme il tuerait pour retrouver ces instants. Il a dix-huit ans, Hyppolite, encore un gosse et voilà qu’il regarde déjà vers le passé. Triste vie. Livia virevolte et sa jupe se gonfle légèrement autour de sa taille svelte. Ca le fait sourire et y a presque pas de tristesse dans ce sourire. Il est presque heureux. Tu es mignonne qu’il pense, mais il s’abstiens de le dire. C’est pas ce qu’elle veut entendre, ça il le devine. Elle ne veut pas être mignonne à ses yeux. Elle ne veut pas être cette petite fille adorable qui le fait rire. Elle veut entendre de sa bouche qu’elle est belle. Qu’elle lui inspire du désir. Mais son cœur est bousillé. Son cœur est morcelé. Et Saeko virevolte sur la piste au bras d’un autre type et il se figure qu’elle danse sur les débris sanguinolents de son palpitant. Il détourne vite les yeux, Hyppolite. Il se focalise sur Livia. Il avise ses pieds nus et ne peut retenir un commentaire. Elle suit son regard et puis elle éclate d’un rire mélodieux qui s’élève gaiement avant d’être étouffé par la musique ambiante. Un beau son et ça le fait sourire encore. Eclats de joie fugaces. Eclats de joie quand même. « Oh Hyppolite… » Son prénom sonne joliment ainsi égaré sur ses lèvres. L’affection perce dans son ton. Ca lui chauffe cœur. Il y a quelque chose de doux dans cet attachement presque palpable. Il veut lui dire merci, mais il s’abstient. Il le pense malgré tout, très fort. Merci d’être là ce soir, avec ta jolie robe, ton petit rire charmant et cet amour précieux. Il ne mérite pas tout ça, mais il le prend quand même. « Serais-je jamais une vraie dame ? » Il veut croire qu'elle ne le deviendra jamais. Une dame. Cela ne lui sied pas. Elle est trop lumineuse, trop chatoyante. Livia, elle serait mieux parmi les étoiles. « Tout peu arriver en ce monde » qu'il lui dit pourtant simplement en guise de réponse, un sourire affectueux cornant ses lèvres. Grandit pas trop vite, Livvy. Reste gamine, reste toi. C'est plus simple ainsi. Il veut s'échouer dans les méandres de l'enfance, Hyppolite. Il veut mettre fin à l'odieux fil du temps. Il veut que tout s'arrête. Grappiller encore quelques instants. Cette soirée, elle laisse déjà un goût cendreux dans sa bouche. Le présent deviens souvenir alors qu'il s'accroche à l'image scintillante qu'offre ce soir Livia. « Il va falloir que tu te décides à danser avec ton amie. » Du coin de l'oeil, elle lui désigne la fille qu'il viens d'éconduire et qui jette un regard contrarié dans sa direction. Il lui adresse un sourire d'excuse qui tend à devenir grimace avant de baisser à nouveau les yeux sur Livia. « Nous savons que tes prétendantes sont nombreuses, mais de là à éconduire ainsi les jeunes femmes pour rester seul dans ton coin… Tu fais affront à tout ces malheureux qui n’ont pas trouvé de cavalière ce soir ! » Elle le taquine et c'est de bonne guerre, mais car il est bon, il culpabilise. Il n'a pas ça en lui Hyppolite. Faire de la peine aux gens, ça le répugne. Mentalement, il se promet d'accorder plus tard une danse à la fille qu'il a repoussé. Il ne veut pas être grossier. « Tu as raison. Je suis un vilain garçon. » Il en sourit, il en rigole. Il déploie de gros efforts pour repousser Saeko dans un coin de sa tête. Il ne ferme pas les yeux, il ne s'égare pas dans ses souvenirs. Il se raccroche corps et âme au présent. Il a plus que ça. Le passé, il ne peut plus rien y faire, il est passé, le passé. Et l'avenir est indécis. L'avenir est fait de tout et de rien. Il n'y a plus que maintenant. Hyppolite, il n'a plus que ce soir. Alors il va faire danser, Livia. Il va la faire tournoyer, des heures durant si là est son désir. Et il va s'amuser. Amuses toi qu'il s'ordonne. Ris. Danse. Fais la donc compter, cette fichue soirée. Il fait mine de prendre le bras de Livia, mais il n'a pas le temps d'esquisser vraiment son geste qu'elle reprend la parole. « Irlene Derwett se dirige vers nous. » Et ça lui fait plaisir, il le lit dans ses yeux. Elle se réjouit d'assister à la suite du spectacle. Hyppolite, lui, il retiens un soupire. Irlene Derwett. Il veut être bon Hyppolite, il veut être charmant, mais cette fille... Quelle plaie. Il ronchonne intérieurement, l'Osanos, mais il fait l'effort de se parer de son sourire de petit garçon de famille. Et Irlene fond sur lui et Livia reste là, à son côté. Elle le quitte pas des yeux et il devine son sourire rieur alors même qu'il ne la regarde plus. Bordel. Elle se penche, fait mine de remettre ses chaussures alors que Irlene se plante là, sa tignasse blond platine relevée en une coiffure sophistiquée qui la vieillit. Elle a l'air d'une gamine grimée en femme. Elle n'a pas l'air d'une dame. Elle a l'air d'une imposture et ça le ferait bien rire Hyppolite s'il n'était pas si bien élevé. « Irlene, tu es ravissante. » Et ça sonne juste. Il s'en convaincrait presque de ce mensonge. Bien sûr, c'est pas tout à fait faux non plus. Elle est belle, Irlene, mais elle n'est qu'artifice. Il n'aime pas ça, Hyppolite. Et elle semble d'autant plus grotesque, la fille Derwett, ainsi plantée à côté de la délicieuse Livia, si radieuse et naturelle. Et elle n'en a pas conscience, Irlene. Elle avale les paroles d'Hyppolite et il y a quelque chose de presque prédateur dans son regard. Oula. « Merci, tu es très beau toi aussi. » Il la remercie d'un sourire. Il n'a pas le temps d'ouvrir la bouche que déjà elle élève à nouveau sa petite voix criarde. « J'ai appris pour toi et Saeko. » Et ce prénom, c'est comme une foutu claque. Le sourire étudié d'Hyppolite s'effondre, il se morcelle. Idiote qu'il veut lui cracher la figure et il sent Livia se tendre à son côté. Il devine qu'elle n'en pense pas moins. « Tu as pris la bonne décision. Tu peux trouver mieux. » Et il peine à imaginer qu'on puisse être pourvu de moins de subtilisé. Le sous-entendu est si clair qu'il en est indécent et l'enfant de l'eau déploie de gros efforts pour ne pas la renvoyer directement dans ses buts. Respire, respire, souris. « Est-ce que tu veux bien m'accorder cette danse ? » Elle a peur de rien, faut croire. Et soudain, il s'en fou de la blesser. Il s'en fou de la repousser. Il se pare d'un sourire plus glacé et sa voix s'élève, calme mais ourlée d'une pointe de fermeté. « Désolé, je suis déjà pris. » Il désigne Livia du regard et Irlene la regarde de haut en bas. Il y a une forme de dégoût dans ses yeux. Garce. Hyppolite ne lui adresse pas un regard de plus. Il attrape la main de Livia, presse doucement ses doigts, l'urgeant de par ce geste de le suivre sans broncher. Il presse le pas et se fond dans la foule des danseurs. Il tremble légèrement quand il entoure par habitude un bras autour de la taille de Livia, imitant les autres couples occupés à remuer doucement sur le slow qui démarre. « Cette fille est un vrai cauchemar » il le crache enfin et y a une forme de colère dans son ton. Il est contrarié alors qu'il commence à danser. Ses pas sont sûrs, ses gestes lestes, agiles et teintés de grâce. Il a ça en lui. Il s'anime avec élégance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: and i'm faded away (w: livia)

Revenir en haut Aller en bas

and i'm faded away (w: livia)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PINNED UNDER THE WEIGHT :: into the unknown :: flashbacks-