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(LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante

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‹ MESSAGES : 947
‹ AVATAR : PARK SOOYOUNG (JOY)
‹ CRÉDITS : AV/@SIAL.
‹ COMPTES : YO, RK, EG, AK, SV.

‹ AGE : vingt-une jolies petites pétales, des sourires envoyés dans le vent, des rires qui s'accrochant à vos tympans. c'est une enfant, une enfant avec l'horizon dans les yeux, brillant par mille feux. au final, eva c'est qu'une jolie petite adolescente, l'innocence incarnée, estropiée.
‹ STATUT : mariée, il n'y a rien de plus ironique que l'amour, ce sentiment exécrable qui l'a anéanti. elle s'est mariée à lui, petite sotte, petite naïve; et il est parti, jouant de son charme pour la duper encore une fois. veuve dans l'esprit, la bague pourtant toujours serrée autour de son doigt.
‹ SANG : petite mêlée aux hémoglobines tentaculeuses. on lui dit vermine, elle répond d'un sourire malsain. parce qu'elle n'est ni rien, ni esclave. libérée, pourrie jusqu'à la moelle, personne ne s'élève au niveau de sa personne, pas même un quelconque maître.
‹ POUVOIR : orange, ucuc
‹ METIER : princesse
‹ ALLEGEANCE : kamikaze en mission solitaire, elle a appris à ne faire confiance à personne. seule, mais inclus dans des secrets qui ne devraient jamais être sien, elle était autrefois à la ligue, à présent elle n'est rien, qu'une boule de vengeance et de rage.
‹ ADIUTOR : elhara sorensen, deux biches égarées, deux âmes en péril et pourtant eva n'a jamais plus aimé que cette personne qu'elle se voit protéger. dépourvue de toute loyauté, de toute patience, eva elle l'aime pourtant d'un amour si pur, si miséreux. elhara c'est son étoile, et quiconque souhaiterait lui faire du mal, terminera égorgé sur la chaussée.
‹ POINTS : 905

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MessageSujet: (LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante Lun 14 Mai - 15:23

START TREATMENT
I just wanted to be one of those ghosts, You thought that you could forget And then I haunt you via the rear view mirror On a long drive from the back seat. But it's alright, 'cause you love me And you recognise that it ain't how it should be

C’est le chaos, c’est le bordel, c’est le sang, les cris, la panique. Les gens hyperventilent, courent, trépignent, se recroquevillent en boule, attendent que la tornade passe, trépasse. Mais eva reste plantée là, les guiboles enfoncées dans le sol, une plante bien jolie, bien droite, un peu trop stoïque.
Elle sourit, mais pas naturellement, y a un truc un peu crispé, un peu défiguré qui se mue sur son visage. Les lèvres s’extirpent dans une grimace tantôt paniquée, tantôt frustrée. Elle était préparée, elle savait qu’ils viendraient, qu’ils attaqueraient, et pourtant l’ampleur de la chose la déstabilise entièrement. Elle a perdu le contrôle de sa vie, de ses bras, de ses jambes, et outre le fait d’esquiver, elle ne sait rien faire d’autre.
Parce qu’elle les connaît ces visages, elle les a déjà vu sourire, pleurer, rire à l’unisson, ils ont grandi ensemble, ils se sont tenus la main, épaulés, et à présent, elle est l’ennemie, plus leur amie, plus leur camarade ; non elle a l’œil du démon, elle est l’Hydre, la supplication, la cause d’une douleur violente chez deux des leurs.
Et ça la fait rire, comme ça l’alarme ; parce qu’en quelques mois, elle a tout détruit.
Ils la regardent, attaquent, mais eva est agile, eva c’est comme un chat, un félin en vue de sa proie, une cible qu’on croît facile, avant qu’elle ne bondisse, avant qu’elle griffe ; parce que les crocs, elle les a aussi. On l’a vidé de l’intérieur, on lui a ôté la vie heureuse, le bonheur, on l’a pas forcé, mais c’est comme si. Et si on la touche, si on lui fait du mal, elle répondra, avec toute la hargne qu’elle a. Parce que s’ils ne sont plus rien pour elle, elle n’est plus rien pour eux, et dans l’égoïsme, la constellation de son égocentrisme, elle préfère encore qu’il crève la bouche ouverte, que subir leur courroux.
Et elle n’est pas heureuse, pas même à cet instant-là, pas même à l’idée de tuer le nuisible, pas même à l’idée de se battre contre eux, contre ce qu’ils représentent. Parce que c’est davantage trahir ce qu’elle était autrefois.
C’est comme si elle gomme, c’est comme si elle efface qui elle était, qui elle aurait voulu devenir, celle qu’elle ne sera jamais. Et bien au fond, là où on tente encore de faire taire les émotions, y a un truc qui remue, qui se différencie ; les regrets, le doute, la peur.
La peur d’être face à lui, parce qu’au fond, c’est ce qu’ils sont destinés à faire. Se retrouver, dans la mort, dans la vie et surtout dans le chaos. Et eva mentirait si elle disait qu’elle n’était pas restée à launondie pour le revoir, pour saisir l’opportunité d’observer ses traits une dernière fois, supporter son regard posé sur elle ; ce regard de la déception, et probablement maintenant aussi de l’indifférence.
Eva elle a encore mal, c’est indéniable, c’est un fait, une vérité. Il lui manque, comme la lune manquerait au soleil, deux constantes dépendantes de l’autre. Mais peut-être que cette dépendance, peut-être que ces sentiments, ne venaient que d’elle. De ses entrailles, de son tout, de l’entité qu’elle représente, et que lui, lui s’en fichait, ignorait, aimait sans le vouloir totalement.
Elle se demande parfois, à partir de quoi, à partir de qui tout a implosé ; et des fois, la conscience lui insuffle que c’est de sa faute à elle, qu’il a jamais été en tort, qu’il avait tous ses droits, toute sa tête, toute sa foi. Et qu’elle a, dans sa folie persistante, absolument tout foutu au bûcher.
Et probablement que c’est le cas, probablement que c’est sa faute, mais y a une chose qu’Eva maîtrise mieux que quiconque ; le déni et l’orgueil. L’orgueil de n’accepter que ce qui la panse, l’adoucit et l’apaise. Et vivre avec la faute, vivre avec la culpabilité, ça n’a jamais été dans ses cordes, elle est bien trop égoïste pour s'accepter et s'assumer. elle est un brin Immature, encore gamine, elle a pas grandi, grandira jamais, restera toujours au même niveau.
Elle avance dans la foule, elle essaye de pas trop blesser, elle essaye de pas crever, de pas manger la poussière comme elle le mériterait. Et elle arrive enfin à l’intersection de sa vie, la décision, la chose qui restera toujours un parti-pris : dante.
Parce qu’il est face à elle, dans sa splendeur candide, comme un dessin qu’on aurait marqué au fusain. Parce que dans ses traits, se promènent la noirceur de l’âme, parce que sur son visage réside la couleur du sang, les hémoglobines étalées sur la chaussée. De ses gestes ne restent qu’une terreur saccadée, une réponse à l’attaque des Maîtres, de ses ennemis ; ils résident à ses pieds, dans un tas immonde. Des corps, sur des corps, des cadavres, les yeux ouverts, amoncelés, criant encore dans leur silence forcé.
Et pour toujours et à jamais, eva elle est giflée par sa prestance, par son arrogance, par sa présence et sa proximité. Ça fait longtemps. Si longtemps. Trop longtemps. Et elle croyait peut-être se souvenir de ses traits, de sa silhouette, elle croyait lui rendre hommage dans ses rêves et ses cauchemars, mais finalement ça ne l’égalera jamais. Jamais son imagination ne pourrait recréer sa vivacité humaine, réelle. Elle se fait pousser de part et là, et avant même d’avoir le temps d’agir, réagir, on la colle contre un mur.
On lui tient le col, comme on tient une enfant. Et on la tape, retape contre cette bâtisse à présent presque ruines. Elle ne se donne pas même la peine de tourner la tête vers son assaillant ; ses iris brûlantes toujours posées sur la silhouette de son ancien amour. Et comme une supplication, elle crie assez fort. – dante. – c’est court, concis, juste assez pour surprendre son attaquant.
Son genou vient cogner ses parties intimes, alors qu’il recule d’un pas, d’une dague cachée dans les pans de sa robe, elle l’égorge, avec une facilité déconcertante. Elle ne le regarde pas même tomber, elle ne regarde pas même les yeux de celui qu’elle vient d’assassiner ; elle n’a pas le temps, ni l’envie.
Sa cible se trouve à quelques mètres d’elle. Par curiosité ou simple folie, elle s’arrête, et le regarde, les yeux intenses, balayant ainsi son corps. Et puis, un truc se forme dans sa cage thoracique, un pincement au myocarde quand elle vient à la réalisation qu'il ne porte plus sa bague. Un fait, une vérité, une affirmation qu’il n’est plus sien, qu’il a effacé ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils avaient. Elle voudrait qu’un rictus se mue sur ses lèvres, mais plus blessée que jamais, elle se contente de rester planter là, désarmée, pas vraiment à son accoutumée. – tu as enlevé ta bague. – qu'elle murmure.
et elle est pathétique parce que c’est la seule chose qu’elle trouve à lui dire après des mois, des mois à ne pas se voir.
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‹ CRÉDITS : queen manon (ice and fire)
‹ COMPTES : elizaveta, ace

‹ AGE : vingt-trois ans. les années défilent mais le poids de la vie reste inchangé. il a connu trop tôt l'amère réalité de son existence.
‹ STATUT : marié. amour de jeunesse. idylle qu'il a porté à bout de bras. il y a cru, dante. il lui fait une promesse en glissant une bague à son doigt. jamais il n'aurait pu se douter que eva n'était qu'une chimère.
‹ SANG : mêlé. vermine née de l'union répréhensible d'un maître bronze et de son esclave mêlée.
‹ POUVOIR : jaune. il fait danser les éclairs sur sa peau. orage silencieux qui plane dangereusement. le calme qu'il inspire ne laisse présager en aucun cas la foudre qui va s'abattre avec violence.
‹ METIER : recruteur. il charme, il envoûte. le gamin est doué pour ça. parler, convaincre, séduire. il ne lui faut que quelques mots. qu'un seul regard. des promesses d'avenir. l'espoir tout simplement. il manie l'art de parler avec beaucoup de talent.
‹ ALLEGEANCE : membre de la ligue originelle, dante s'est rangé immédiatement du côté de anders pollux. l'armée de pollux lui convenait mieux que la ligue, trop timide, trop diplomate à son goût.
‹ POINTS : 430

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MessageSujet: Re: (LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante Jeu 17 Mai - 3:00

START TREATMENT
I just wanted to be one of those ghosts, You thought that you could forget And then I haunt you via the rear view mirror On a long drive from the back seat. But it's alright, 'cause you love me And you recognise that it ain't how it should be


C'est le chaos. Ça tambourine dans sa tête, dans son coeur. L'adrénaline dans les veines. La rage au ventre. Ce n'est qu'un recruteur, Dante. Pourtant il n'a pas refusé l'appel du combat. L'appel du sang. Il a perdu le fil du temps. Les mains maculées par l'hémoglobine des maîtres, il avance dans la ville. Les hurlements résonnent, toujours plus forts. Lui fait danser ses éclairs, sourd aux supplications et aux pleurs. Tout ce qu'il voit, c'est ses parents. Les sanglots de sa mère et les prières de son père. Leurs corps immobiles. Le rire des maîtres. Les poings serrés, il jubile, Dante. De voir les corps des maîtres s'amonceler au sol. De voir les siens prendre leur revanche. De réclamer justice pour toutes ces années. C'est personnel. C'est les conséquences de l'attitude des maîtres envers les autres, jugés inférieurs. Des vermines. Des esclaves. A chaque coup, à chaque mort, son coeur ne se sent pas pour autant plus léger. Mais il continue. Encore et encore. Parce qu'au moins il peut vider toute sa rancoeur. Toute sa haine. Parce que au moins il peut faire quelque chose après toutes ces années. Parce qu'au moins il peut crier justice. Il fulmine, le gamin. Véritable orage dans la nuit noire. Il ne se préoccupe pas des ecchymoses ni des coupures qui viennent naître sur son épiderme. Il accueille la douleur à bras ouverts. C'est comme ça qu'il se sent le plus vivant. Il ne pense plus à rien. Ni à personne. Il laisse tout ressortir. L'esprit vide, il laisse son coeur en morceaux diriger ses éclairs. Il laisse le petit garçon orphelin, le gamin qui a tant perdu se venger. Tant d'années à espérer. Tant d'années à attendre le bon moment. Il rit devant les corps sans vie de ses ennemis brûlés. Il se délecte des silhouettes qui tentent d'échapper à l'armée de Pollux. Perdu dans sa folie meurtrière, il ne se préoccupe de rien autour de lui. Il sait faire la différence entre ces ignobles maîtres et les siens. Il avance, pas après pas, éclair après éclair. Puis quelque chose vient tout briser. Quelque chose le ramène de force à la réalité. Il cligne des yeux, presque troublé par le brusque retour à ses sens. – Dante. – Un cri. Il fronce les sourcils. Parce que la voix lui est douloureusement familière. Parce qu'il est contrarié d'avoir été interrompu. Par elle. Comme toujours, elle vient s'immiscer dans sa vie, ne semant que chaos et tristesse. Il ne se retourne pas. Pas encore. Il abat ses mains sur un maître à genoux qui hurle. Les éclairs lui vrillent la peau et la fumée s'élève. Il hésite un instant à se retourner. C'est son moment. Son jour. Ce jour qu'il a tant attendu. Et il faut qu'elle soit là. Le coeur serré, il pose ses iris brûlants de haine sur la silhouette de celle qu'il appelait femme. Celle qu'il considérait comme tel. Avant qu'elle ne le trahisse de toutes les façons possibles. Il sent encore la morsure froide du couteau dans sa chair. Il en porte encore les stigmates. Cicatrice indélébile qui ne fait que lui rappeler que Eva est morte à ses yeux. C'est ce qu'il espère croire un jour. Il essaie de s'en convaincre à chaque seconde de chaque journée. Ida a beaucoup aidé, notamment en lui avouant que sa douce Eva avait tué ses propres parents. – Tu as enlevé ta bague. – Il attend, stupéfait. Il attend de voir si c'est une blague. Si elle vient vraiment de lui reprocher ce minime détail en pleine guerre. Mais non. Rien ne vient. Il secoue la tête, déçu. Le dégoût, la haine, la répulsion. Tout son être irradie son désamour. Tout en lui la rejette. Il ne regrette pas sa décision d'avoir enlevé son anneau. Il en est devenu malade, Dante. Malade d'exhiber ce lien avec Eva à son doigt. Pas après tout ce qu'elle a fait. Pas après Livia. Le coup de dague. Le meurtre de ses propres parents. Elle ne fait que montrer son vrai visage. Elle ne fait que le confronter à la triste réalité qu'il ne connaissait pas vraiment Eva en l'épousant.  – Vraiment ? Tu vas vraiment faire ça ici et maintenant ? – Il ne lui répond pas. Il ne veut pas lui avouer que l'anneau brûle toujours autant sa peau. Qu'il est suspendu à une chaîne autour de son cou. Non, il ne va rien lui dire. Il ne lui doit rien. Absolument rien. Elle n'a pas le droit de lui faire le moindre reproche. Elle n'a plus aucun droit sur lui. Aucun.  – Quoi ? Tu vas encore me poignarder parce que je ne porte plus ce foutu anneau ? Ou juste pour la forme ? – Un rictus déforme son visage tandis qu'il observe ce qui l'entoure avec méfiance. A ses yeux, il n'est entouré que d'ennemis, y compris Eva. L'électricité parcourt son épiderme sans relâche. Il n'oublie pas pourquoi il est ici. Il ne compte plus affronter Eva. Plus jamais. La distance. C'est tout ce qu'il veut désormais. A chaque fois qu'il repense à elle, il effleure la cicatrice qui lui barre l'abdomen. Il repense à Livia. Désormais il l'imagine, assassinant ses propres parents.  – Dégage Eva. J'ai des choses plus importantes à faire si tu n'as pas encore remarqué. – Et un éclair jaillit de la paume de sa main, touchant un maître dans le dos. Un lueur mauvaise brille dans son regard. Un désir de faire couler le sang faire battre son coeur un peu plus fort. Il n'a pas la moindre intention de s'occuper de Eva. Il a arrêté de s'en préoccuper le jour où elle lui a planté un couteau dans le ventre. Il a vraiment arrêté d'espérer ce jour-là. Elle a tué elle-même la dernière chance qu'elle avait de revenir. D'avoir son affection. Elle a tout détruit.


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