AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez| .

(LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
administrator
avatar
administrator
‹ MESSAGES : 1126
‹ AVATAR : PARK SOOYOUNG (JOY)
‹ CRÉDITS : AV/@AFANEN.
‹ COMPTES : YO, RK, EG, AK, SV.

‹ AGE : vingt-une jolies petites pétales, des sourires envoyés dans le vent, des rires qui s'accrochant à vos tympans. c'est une enfant, une enfant avec l'horizon dans les yeux, brillant par mille feux. au final, eva c'est qu'une jolie petite adolescente, l'innocence incarnée, estropiée.
‹ STATUT : mariée, il n'y a rien de plus ironique que l'amour, ce sentiment exécrable qui l'a anéanti. elle s'est mariée à lui, petite sotte, petite naïve; et il est parti, jouant de son charme pour la duper encore une fois. veuve dans l'esprit, la bague pourtant toujours serrée autour de son doigt.
‹ SANG : petite mêlée aux hémoglobines tentaculeuses. on lui dit vermine, elle répond d'un sourire malsain. parce qu'elle n'est ni rien, ni esclave. libérée, pourrie jusqu'à la moelle, personne ne s'élève au niveau de sa personne, pas même un quelconque maître.
‹ POUVOIR : orange, ucuc
‹ METIER : princesse
‹ ALLEGEANCE : kamikaze en mission solitaire, elle a appris à ne faire confiance à personne. seule, mais inclus dans des secrets qui ne devraient jamais être sien, elle était autrefois à la ligue, à présent elle n'est rien, qu'une boule de vengeance et de rage.
‹ ADIUTOR : elhara sorensen, deux biches égarées, deux âmes en péril et pourtant eva n'a jamais plus aimé que cette personne qu'elle se voit protéger. dépourvue de toute loyauté, de toute patience, eva elle l'aime pourtant d'un amour si pur, si miséreux. elhara c'est son étoile, et quiconque souhaiterait lui faire du mal, terminera égorgé sur la chaussée.
‹ POINTS : 438

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: (LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante Lun 14 Mai - 15:23

START TREATMENT
I just wanted to be one of those ghosts, You thought that you could forget And then I haunt you via the rear view mirror On a long drive from the back seat. But it's alright, 'cause you love me And you recognise that it ain't how it should be

C’est le chaos, c’est le bordel, c’est le sang, les cris, la panique. Les gens hyperventilent, courent, trépignent, se recroquevillent en boule, attendent que la tornade passe, trépasse. Mais eva reste plantée là, les guiboles enfoncées dans le sol, une plante bien jolie, bien droite, un peu trop stoïque.
Elle sourit, mais pas naturellement, y a un truc un peu crispé, un peu défiguré qui se mue sur son visage. Les lèvres s’extirpent dans une grimace tantôt paniquée, tantôt frustrée. Elle était préparée, elle savait qu’ils viendraient, qu’ils attaqueraient, et pourtant l’ampleur de la chose la déstabilise entièrement. Elle a perdu le contrôle de sa vie, de ses bras, de ses jambes, et outre le fait d’esquiver, elle ne sait rien faire d’autre.
Parce qu’elle les connaît ces visages, elle les a déjà vu sourire, pleurer, rire à l’unisson, ils ont grandi ensemble, ils se sont tenus la main, épaulés, et à présent, elle est l’ennemie, plus leur amie, plus leur camarade ; non elle a l’œil du démon, elle est l’Hydre, la supplication, la cause d’une douleur violente chez deux des leurs.
Et ça la fait rire, comme ça l’alarme ; parce qu’en quelques mois, elle a tout détruit.
Ils la regardent, attaquent, mais eva est agile, eva c’est comme un chat, un félin en vue de sa proie, une cible qu’on croît facile, avant qu’elle ne bondisse, avant qu’elle griffe ; parce que les crocs, elle les a aussi. On l’a vidé de l’intérieur, on lui a ôté la vie heureuse, le bonheur, on l’a pas forcé, mais c’est comme si. Et si on la touche, si on lui fait du mal, elle répondra, avec toute la hargne qu’elle a. Parce que s’ils ne sont plus rien pour elle, elle n’est plus rien pour eux, et dans l’égoïsme, la constellation de son égocentrisme, elle préfère encore qu’il crève la bouche ouverte, que subir leur courroux.
Et elle n’est pas heureuse, pas même à cet instant-là, pas même à l’idée de tuer le nuisible, pas même à l’idée de se battre contre eux, contre ce qu’ils représentent. Parce que c’est davantage trahir ce qu’elle était autrefois.
C’est comme si elle gomme, c’est comme si elle efface qui elle était, qui elle aurait voulu devenir, celle qu’elle ne sera jamais. Et bien au fond, là où on tente encore de faire taire les émotions, y a un truc qui remue, qui se différencie ; les regrets, le doute, la peur.
La peur d’être face à lui, parce qu’au fond, c’est ce qu’ils sont destinés à faire. Se retrouver, dans la mort, dans la vie et surtout dans le chaos. Et eva mentirait si elle disait qu’elle n’était pas restée à launondie pour le revoir, pour saisir l’opportunité d’observer ses traits une dernière fois, supporter son regard posé sur elle ; ce regard de la déception, et probablement maintenant aussi de l’indifférence.
Eva elle a encore mal, c’est indéniable, c’est un fait, une vérité. Il lui manque, comme la lune manquerait au soleil, deux constantes dépendantes de l’autre. Mais peut-être que cette dépendance, peut-être que ces sentiments, ne venaient que d’elle. De ses entrailles, de son tout, de l’entité qu’elle représente, et que lui, lui s’en fichait, ignorait, aimait sans le vouloir totalement.
Elle se demande parfois, à partir de quoi, à partir de qui tout a implosé ; et des fois, la conscience lui insuffle que c’est de sa faute à elle, qu’il a jamais été en tort, qu’il avait tous ses droits, toute sa tête, toute sa foi. Et qu’elle a, dans sa folie persistante, absolument tout foutu au bûcher.
Et probablement que c’est le cas, probablement que c’est sa faute, mais y a une chose qu’Eva maîtrise mieux que quiconque ; le déni et l’orgueil. L’orgueil de n’accepter que ce qui la panse, l’adoucit et l’apaise. Et vivre avec la faute, vivre avec la culpabilité, ça n’a jamais été dans ses cordes, elle est bien trop égoïste pour s'accepter et s'assumer. elle est un brin Immature, encore gamine, elle a pas grandi, grandira jamais, restera toujours au même niveau.
Elle avance dans la foule, elle essaye de pas trop blesser, elle essaye de pas crever, de pas manger la poussière comme elle le mériterait. Et elle arrive enfin à l’intersection de sa vie, la décision, la chose qui restera toujours un parti-pris : dante.
Parce qu’il est face à elle, dans sa splendeur candide, comme un dessin qu’on aurait marqué au fusain. Parce que dans ses traits, se promènent la noirceur de l’âme, parce que sur son visage réside la couleur du sang, les hémoglobines étalées sur la chaussée. De ses gestes ne restent qu’une terreur saccadée, une réponse à l’attaque des Maîtres, de ses ennemis ; ils résident à ses pieds, dans un tas immonde. Des corps, sur des corps, des cadavres, les yeux ouverts, amoncelés, criant encore dans leur silence forcé.
Et pour toujours et à jamais, eva elle est giflée par sa prestance, par son arrogance, par sa présence et sa proximité. Ça fait longtemps. Si longtemps. Trop longtemps. Et elle croyait peut-être se souvenir de ses traits, de sa silhouette, elle croyait lui rendre hommage dans ses rêves et ses cauchemars, mais finalement ça ne l’égalera jamais. Jamais son imagination ne pourrait recréer sa vivacité humaine, réelle. Elle se fait pousser de part et là, et avant même d’avoir le temps d’agir, réagir, on la colle contre un mur.
On lui tient le col, comme on tient une enfant. Et on la tape, retape contre cette bâtisse à présent presque ruines. Elle ne se donne pas même la peine de tourner la tête vers son assaillant ; ses iris brûlantes toujours posées sur la silhouette de son ancien amour. Et comme une supplication, elle crie assez fort. – dante. – c’est court, concis, juste assez pour surprendre son attaquant.
Son genou vient cogner ses parties intimes, alors qu’il recule d’un pas, d’une dague cachée dans les pans de sa robe, elle l’égorge, avec une facilité déconcertante. Elle ne le regarde pas même tomber, elle ne regarde pas même les yeux de celui qu’elle vient d’assassiner ; elle n’a pas le temps, ni l’envie.
Sa cible se trouve à quelques mètres d’elle. Par curiosité ou simple folie, elle s’arrête, et le regarde, les yeux intenses, balayant ainsi son corps. Et puis, un truc se forme dans sa cage thoracique, un pincement au myocarde quand elle vient à la réalisation qu'il ne porte plus sa bague. Un fait, une vérité, une affirmation qu’il n’est plus sien, qu’il a effacé ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils avaient. Elle voudrait qu’un rictus se mue sur ses lèvres, mais plus blessée que jamais, elle se contente de rester planter là, désarmée, pas vraiment à son accoutumée. – tu as enlevé ta bague. – qu'elle murmure.
et elle est pathétique parce que c’est la seule chose qu’elle trouve à lui dire après des mois, des mois à ne pas se voir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
yellow
avatar
yellow
‹ MESSAGES : 178
‹ AVATAR : woo do hwan
‹ CRÉDITS : queenshady (avatar)
‹ COMPTES : ak, so

‹ AGE : vingt-trois ans. les années défilent mais le poids de la vie reste inchangé. il a connu trop tôt l'amère réalité de son existence.
‹ STATUT : marié. amour de jeunesse. idylle qu'il a porté à bout de bras. il y a cru, dante. il lui fait une promesse en glissant une bague à son doigt. jamais il n'aurait pu se douter que eva n'était qu'une chimère.
‹ SANG : mêlé. vermine née de l'union répréhensible d'un maître bronze et de son esclave mêlée.
‹ POUVOIR : jaune. il fait danser les éclairs sur sa peau. orage silencieux qui plane dangereusement. le calme qu'il inspire ne laisse présager en aucun cas la foudre qui va s'abattre avec violence.
‹ METIER : recruteur. il charme, il envoûte. le gamin est doué pour ça. parler, convaincre, séduire. il ne lui faut que quelques mots. qu'un seul regard. des promesses d'avenir. l'espoir tout simplement. il manie l'art de parler avec beaucoup de talent.
‹ ALLEGEANCE : membre de la ligue originelle, dante s'est rangé immédiatement du côté de anders pollux. l'armée de pollux lui convenait mieux que la ligue, trop timide, trop diplomate à son goût.
‹ POINTS : 545

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: Re: (LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante Jeu 17 Mai - 3:00

START TREATMENT
I just wanted to be one of those ghosts, You thought that you could forget And then I haunt you via the rear view mirror On a long drive from the back seat. But it's alright, 'cause you love me And you recognise that it ain't how it should be


C'est le chaos. Ça tambourine dans sa tête, dans son coeur. L'adrénaline dans les veines. La rage au ventre. Ce n'est qu'un recruteur, Dante. Pourtant il n'a pas refusé l'appel du combat. L'appel du sang. Il a perdu le fil du temps. Les mains maculées par l'hémoglobine des maîtres, il avance dans la ville. Les hurlements résonnent, toujours plus forts. Lui fait danser ses éclairs, sourd aux supplications et aux pleurs. Tout ce qu'il voit, c'est ses parents. Les sanglots de sa mère et les prières de son père. Leurs corps immobiles. Le rire des maîtres. Les poings serrés, il jubile, Dante. De voir les corps des maîtres s'amonceler au sol. De voir les siens prendre leur revanche. De réclamer justice pour toutes ces années. C'est personnel. C'est les conséquences de l'attitude des maîtres envers les autres, jugés inférieurs. Des vermines. Des esclaves. A chaque coup, à chaque mort, son coeur ne se sent pas pour autant plus léger. Mais il continue. Encore et encore. Parce qu'au moins il peut vider toute sa rancoeur. Toute sa haine. Parce que au moins il peut faire quelque chose après toutes ces années. Parce qu'au moins il peut crier justice. Il fulmine, le gamin. Véritable orage dans la nuit noire. Il ne se préoccupe pas des ecchymoses ni des coupures qui viennent naître sur son épiderme. Il accueille la douleur à bras ouverts. C'est comme ça qu'il se sent le plus vivant. Il ne pense plus à rien. Ni à personne. Il laisse tout ressortir. L'esprit vide, il laisse son coeur en morceaux diriger ses éclairs. Il laisse le petit garçon orphelin, le gamin qui a tant perdu se venger. Tant d'années à espérer. Tant d'années à attendre le bon moment. Il rit devant les corps sans vie de ses ennemis brûlés. Il se délecte des silhouettes qui tentent d'échapper à l'armée de Pollux. Perdu dans sa folie meurtrière, il ne se préoccupe de rien autour de lui. Il sait faire la différence entre ces ignobles maîtres et les siens. Il avance, pas après pas, éclair après éclair. Puis quelque chose vient tout briser. Quelque chose le ramène de force à la réalité. Il cligne des yeux, presque troublé par le brusque retour à ses sens. – Dante. – Un cri. Il fronce les sourcils. Parce que la voix lui est douloureusement familière. Parce qu'il est contrarié d'avoir été interrompu. Par elle. Comme toujours, elle vient s'immiscer dans sa vie, ne semant que chaos et tristesse. Il ne se retourne pas. Pas encore. Il abat ses mains sur un maître à genoux qui hurle. Les éclairs lui vrillent la peau et la fumée s'élève. Il hésite un instant à se retourner. C'est son moment. Son jour. Ce jour qu'il a tant attendu. Et il faut qu'elle soit là. Le coeur serré, il pose ses iris brûlants de haine sur la silhouette de celle qu'il appelait femme. Celle qu'il considérait comme tel. Avant qu'elle ne le trahisse de toutes les façons possibles. Il sent encore la morsure froide du couteau dans sa chair. Il en porte encore les stigmates. Cicatrice indélébile qui ne fait que lui rappeler que Eva est morte à ses yeux. C'est ce qu'il espère croire un jour. Il essaie de s'en convaincre à chaque seconde de chaque journée. Ida a beaucoup aidé, notamment en lui avouant que sa douce Eva avait tué ses propres parents. – Tu as enlevé ta bague. – Il attend, stupéfait. Il attend de voir si c'est une blague. Si elle vient vraiment de lui reprocher ce minime détail en pleine guerre. Mais non. Rien ne vient. Il secoue la tête, déçu. Le dégoût, la haine, la répulsion. Tout son être irradie son désamour. Tout en lui la rejette. Il ne regrette pas sa décision d'avoir enlevé son anneau. Il en est devenu malade, Dante. Malade d'exhiber ce lien avec Eva à son doigt. Pas après tout ce qu'elle a fait. Pas après Livia. Le coup de dague. Le meurtre de ses propres parents. Elle ne fait que montrer son vrai visage. Elle ne fait que le confronter à la triste réalité qu'il ne connaissait pas vraiment Eva en l'épousant.  – Vraiment ? Tu vas vraiment faire ça ici et maintenant ? – Il ne lui répond pas. Il ne veut pas lui avouer que l'anneau brûle toujours autant sa peau. Qu'il est suspendu à une chaîne autour de son cou. Non, il ne va rien lui dire. Il ne lui doit rien. Absolument rien. Elle n'a pas le droit de lui faire le moindre reproche. Elle n'a plus aucun droit sur lui. Aucun.  – Quoi ? Tu vas encore me poignarder parce que je ne porte plus ce foutu anneau ? Ou juste pour la forme ? – Un rictus déforme son visage tandis qu'il observe ce qui l'entoure avec méfiance. A ses yeux, il n'est entouré que d'ennemis, y compris Eva. L'électricité parcourt son épiderme sans relâche. Il n'oublie pas pourquoi il est ici. Il ne compte plus affronter Eva. Plus jamais. La distance. C'est tout ce qu'il veut désormais. A chaque fois qu'il repense à elle, il effleure la cicatrice qui lui barre l'abdomen. Il repense à Livia. Désormais il l'imagine, assassinant ses propres parents.  – Dégage Eva. J'ai des choses plus importantes à faire si tu n'as pas encore remarqué. – Et un éclair jaillit de la paume de sa main, touchant un maître dans le dos. Un lueur mauvaise brille dans son regard. Un désir de faire couler le sang faire battre son coeur un peu plus fort. Il n'a pas la moindre intention de s'occuper de Eva. Il a arrêté de s'en préoccuper le jour où elle lui a planté un couteau dans le ventre. Il a vraiment arrêté d'espérer ce jour-là. Elle a tué elle-même la dernière chance qu'elle avait de revenir. D'avoir son affection. Elle a tout détruit.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
administrator
avatar
administrator
‹ MESSAGES : 1126
‹ AVATAR : PARK SOOYOUNG (JOY)
‹ CRÉDITS : AV/@AFANEN.
‹ COMPTES : YO, RK, EG, AK, SV.

‹ AGE : vingt-une jolies petites pétales, des sourires envoyés dans le vent, des rires qui s'accrochant à vos tympans. c'est une enfant, une enfant avec l'horizon dans les yeux, brillant par mille feux. au final, eva c'est qu'une jolie petite adolescente, l'innocence incarnée, estropiée.
‹ STATUT : mariée, il n'y a rien de plus ironique que l'amour, ce sentiment exécrable qui l'a anéanti. elle s'est mariée à lui, petite sotte, petite naïve; et il est parti, jouant de son charme pour la duper encore une fois. veuve dans l'esprit, la bague pourtant toujours serrée autour de son doigt.
‹ SANG : petite mêlée aux hémoglobines tentaculeuses. on lui dit vermine, elle répond d'un sourire malsain. parce qu'elle n'est ni rien, ni esclave. libérée, pourrie jusqu'à la moelle, personne ne s'élève au niveau de sa personne, pas même un quelconque maître.
‹ POUVOIR : orange, ucuc
‹ METIER : princesse
‹ ALLEGEANCE : kamikaze en mission solitaire, elle a appris à ne faire confiance à personne. seule, mais inclus dans des secrets qui ne devraient jamais être sien, elle était autrefois à la ligue, à présent elle n'est rien, qu'une boule de vengeance et de rage.
‹ ADIUTOR : elhara sorensen, deux biches égarées, deux âmes en péril et pourtant eva n'a jamais plus aimé que cette personne qu'elle se voit protéger. dépourvue de toute loyauté, de toute patience, eva elle l'aime pourtant d'un amour si pur, si miséreux. elhara c'est son étoile, et quiconque souhaiterait lui faire du mal, terminera égorgé sur la chaussée.
‹ POINTS : 438

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: Re: (LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante Ven 1 Juin - 22:03

START TREATMENT
I just wanted to be one of those ghosts, You thought that you could forget And then I haunt you via the rear view mirror On a long drive from the back seat. But it's alright, 'cause you love me And you recognise that it ain't how it should be

Y a un truc qui reste illogique à cette situation, qui ne fait aucun sens, qui flotte dans l’air et qui s’insinue comme une question, un point d’interrogation : comment en sont-ils arrivés là aujourd’hui ? Il y a un an, ils filaient encore le parfait amour, elle l’aimait à en crever, elle aurait tout fait pour lui ; à présent, dans l’air ne reste d’une odeur de cramée, un truc qu’elle a brûlé par ses pulsions, par la folie qui s’est incombée de ses veines. Et elle mentirait si elle lui disait qu’elle n’était plus amoureuse de lui, qu’elle s’en foutait, qu’il crève, qu’il tombe, qu’il échoue. Parce que ce n’est pas le cas, elle le sait, à la réaction de son myocarde, à la réaction du tremblement dans ses mains, à cet impressionnant besoin d’accourir à ses côtés et détruire les esprits de ceux qui osent l’attaquer.
Mais, toujours plantée au centre d’un chaos indéniable, la place qui lui a d’ailleurs toujours été dédié, elle reste silencieuse, observant son visage, ses traits tirés, mais surtout son indifférence.
Elle a sa part de torts, elle serait idiote de le nier, encore plus de lui avouer, mais peut-être qu’Ida disait vrai, peut-être que Feyre ne mentait pas ; peut-être qu’il ne l’a jamais vraiment aimé. Parce que même s’il la hait, même s’il la méprise, même s’il ne veut plus jamais la voir, elle attendait une réaction, un truc qui lui prouverait qu’elle a compté oui, qu’elle a été, un jour dans sa vie, une entité dont il ne pouvait pas se passer.
– Vraiment ? Tu vas vraiment faire ça ici et maintenant ? – Elle le regarde pendant quelques secondes, muette, comme à son habitude, elle dégaine pourtant son arme, pour l’enfoncer dans le ventre d’un maître qui s’avancer vers Dante et elle. Elle ne laisserait rien, ni personne lui faire du mal ; si ce n’est elle. Parce que le coup de grâce elle lui a presque offert sur un plateau d’argent, il aurait pu voir la fin, il aurait pu s’éteindre, mais il a tenu bon. Il est encore vivant, il respire, il se bat, il répand Mort et chaos, comme il le faisait autrefois.
Et pourtant dans ses yeux, quelque chose, un truc s’est éteint, n’est plus comme autrefois. Peut-être que le temps a laissé ses traces, peut-être qu’ils ont fait un pacte avec le diable alors qu’ils signaient leur mariage. Peut-être qu’ils sont la fin de l’un et de l’autre et que peut-être cette rage et cette haine, ils ne pourront que la résoudre en s’abattant mutuellement. Parce que du Dante passé ne reste qu’un filament, et de l’ancienne Eva ne reste plus rien, pas même une poussière.
– Quoi ? Tu vas encore me poignarder parce que je ne porte plus ce foutu anneau ? Ou juste pour la forme ? – Eva pince les lèvres, et secoue la tête frénétiquement. Elle le regrette, et elle se hait de se l’avouer, elle se hait même d’y penser. De vouloir retourner dans le temps et changer ses actions. Mais ça ne sert à rien de pleurer, ça ne sert à rien de baigner dans les doutes, dans la culpabilité. Ce sont des choses qu’elle a éteinte alors qu’elle lui enfonçait sa dague dans les entrailles, ce sont des choses sur lesquelles elle a tiré un trait. Parce qu’eva était trop gentille, trop fragile, trop naïve, trop tolérante ; à présent elle se veut condescendante, peut-être un brin trop arrogante ; cette arrogance qui mènera probablement à sa chute.
Alors, elle veut lui dire qu’elle est désolée, elle voudrait pouvoir s’excuser, elle voudrait pouvoir récupérer les brouillons de lettres qu’elle voulait lui envoyer après son acte. Lui demander pardon, le supplier de la reprendre dans ses bras, l’implorer d’oublier, de gommer ces derniers mois et de retourner à ce qu’ils étaient autrefois. Mais Dante ne l’aime pas, ne l’a peut-être jamais aimé, alors à quoi bon retourner à quelque chose qui n’était qu’un doucereux mensonge ? eva a appris à être fière, à porter son orgueil dans son coeur; enfin.
S’est-il jouer d’elle comme Ida l’a fait ? ont-ils ri quand elle avait le dos tourné, ont-ils de son innocence, de sa naïveté ? est-ce que c’était une mascarade ? est-ce que c’était une réalité pure ou souillée par ses souvenirs à elle ? par le bonheur, la joie, la naïveté dont elle a fait preuve au court des dernières années ? elle n’en croit pas Dante coupable, et pourtant, en le voyant ici, en le voyant la jauger avec indifférence, elle se demande finalement si bien profondément, inconsciemment elle n’était pas qu’un jouet pour lui. Un truc que l’on veut, que l’on prend, puis que l’on jette. – Dégage Eva. J'ai des choses plus importantes à faire si tu n'as pas encore remarqué. – Et il continue à se battre, comme si de rien était ; comme si elle n’existait pas.
Mais Eva existe et s’il faut le lui prouver, s’il faut lui prouver qu’elle respire, qu’elle vit, qu’elle s’est délivrée de son emprise toxique comme celle d’Ida, elle le fera.
Elle s’approche de sa position, se mettant dos à lui, pour se battre à ses côtés. Eva pourrait partir, elle pourrait jeter l’éponge, arrêter le pathétique et le vulnérable, mais aujourd’hui, elle est là pour lui, pour lui parler. Mais jamais pour s’excuser. – tuer des innocents, c'est ça ton truc important? et après quoi? c'est quoi le plan? crever pour pollux et son poison d'idées? et éventuellement le trahir comme il a trahi la ligue, comme tu as trahi la ligue? vous ne connaissez ni foi, ni loi, ni loyauté, et si j'endosse ces défauts avec fierté, est-ce que tu peux faire de même? regarde-toi avant de me juger, regarde ce que t'as fait, ce que tu t'apprêtes à faire. je ne tue pas gratuitement, la preuve tu es encore là non? – qu’elle lui dit, avec un ton si franc, si honnêtement alarmant. Parce qu’elle est terriblement sérieuse, parce qu’elle terriblement stupide. Si elle pense ainsi enterrer la hache de guerre, elle est loin, si loin du compte. – En réalité, sur le moment je voulais te tuer. J’étais très en colère vois-tu, de te voir attaquer le château de la ligue, de te voir attaquer ceux qui étaient autrefois tes camarades. Je suppose qu’à ce moment-là j’ai ressenti un besoin d’appliquer le dicton : œil pour œil, dent pour dent. – Elle secoue sa main maladroitement pour lui faire comprendre la vague de sa pensée.
Elle s’immisce dans la tête de l’un des maîtres qui s’approchent d’elle, elle y voit des images heureuses, des fleurs, du feu, elle entend des rires, elle apperçoit quelques sourires. Puis le sang, la mort, ces cauchemars qu’elle insinue dans sa tête.
Eva est insouciante, irresponsable, et c’est comme ça qu’elle agit avec ses patients. Le maître titube et s’enfonce dans le fossé, encore hanté par les images qu’elle lui a offerte en guise de cadeau. Il ne dormira pas pendant plusieurs nuits, mais il viendra à survivre. Peut-être. – Puis j’ai également appris que tu t’étais rapidement remis en selle, trouver une autre fille, que tu t’étais bien foutu de ma gueule, qu’avec Ida vous avez probablement bien dû rire pendant toutes ces années. Alors arrêtons de faire semblant Dante hein ? Arrête de me faire croire que t’es vexé par ce que j’ai fait alors qu’au fond t’en avais jamais rien à foutre de moi. – Un rictus est formé sur ses lèvres, alors que cette fois-ci elle se tourne vers lui.
La hache ne sera pas enterrée aujourd’hui, pas ce soir, pas sur ce champ de bataille ; elle se donne tous les moyens de l’empêcher.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
yellow
avatar
yellow
‹ MESSAGES : 178
‹ AVATAR : woo do hwan
‹ CRÉDITS : queenshady (avatar)
‹ COMPTES : ak, so

‹ AGE : vingt-trois ans. les années défilent mais le poids de la vie reste inchangé. il a connu trop tôt l'amère réalité de son existence.
‹ STATUT : marié. amour de jeunesse. idylle qu'il a porté à bout de bras. il y a cru, dante. il lui fait une promesse en glissant une bague à son doigt. jamais il n'aurait pu se douter que eva n'était qu'une chimère.
‹ SANG : mêlé. vermine née de l'union répréhensible d'un maître bronze et de son esclave mêlée.
‹ POUVOIR : jaune. il fait danser les éclairs sur sa peau. orage silencieux qui plane dangereusement. le calme qu'il inspire ne laisse présager en aucun cas la foudre qui va s'abattre avec violence.
‹ METIER : recruteur. il charme, il envoûte. le gamin est doué pour ça. parler, convaincre, séduire. il ne lui faut que quelques mots. qu'un seul regard. des promesses d'avenir. l'espoir tout simplement. il manie l'art de parler avec beaucoup de talent.
‹ ALLEGEANCE : membre de la ligue originelle, dante s'est rangé immédiatement du côté de anders pollux. l'armée de pollux lui convenait mieux que la ligue, trop timide, trop diplomate à son goût.
‹ POINTS : 545

Carnet de bord
Choses à savoir:
Relations:
Compétences:

MessageSujet: Re: (LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante Sam 14 Juil - 23:22

START TREATMENT
I just wanted to be one of those ghosts, You thought that you could forget And then I haunt you via the rear view mirror On a long drive from the back seat. But it's alright, 'cause you love me And you recognise that it ain't how it should be


Il a aimé Eva. C'est une certitude. Un fait. Un passé douloureux mais qui existe bel et bien. Une histoire qu'il ne peut pas effacer ni oublier. Il a épousé cette fille. Il a cru faire sa vie auprès d'elle. Finir vieux avec elle. Mourir entre ses bras. Il l'a aimé à en crever, à en perdre toute raison, toute logique. Il n'y avait qu'elle. Eva et personne d'autre. C'est pour ça qu'il a eu si mal quand elle a changé. Quand elle a montré son véritable visage. Qu'elle l'a trahi de toutes les façons imaginables. Son coeur en porte encore les cicatrices, au même titre que son abdomen qui porte une balafre blanche. Il a aimé Eva. Trop. C'est pour ça que sa haine et sa rancoeur envers elle sont si fortes. Si imposantes. Il la déteste autant qu'il a pu l'aimer. Parce que tout son amour pour elle équivaut à toute l'exécration qu'il éprouve désormais pour elle. Il a souffert Dante. Surtout au début. Chaque souvenir était insupportable. Chaque rappel était insoutenable. Puis tout cela a fini par s'atténuer. Tous ses sentiments se sont transformés. Et il a eu moins mal Dante. Parce que c'était plus facile de détester plutôt que de pardonner. Aurait-il pu même fermer les yeux sur tout cela ? Non. Parce que sa soeur est la preuve vivante de ses exactions. De ce qu'elle est vraiment. Il ne peut pas être totalement distant, insensible face à elle. Même s'il aimerait ne plus rien ressentir. Même s'il aimerait bien tout annihiler. Il tente de la faire partir parce que c'est plus aisé comme cela. Il doit se concentrer le gamin. Il doit mener sa mission à bien. Pour les siens. Mais elle ne part pas. Pire, elle ose se mettre derrière lui. Comme si cela allait changer quelque chose. Comme si elle était son amie, son alliée, sa femme. – Tuer des innocents, c'est ça ton truc important ? Et après quoi ? C'est quoi le plan ? Crever pour pollux et son poison d'idées ? Et éventuellement le trahir comme il a trahi la ligue, comme tu as trahi la ligue ? Vous ne connaissez ni foi, ni loi, ni loyauté, et si j'endosse ces défauts avec fierté, est-ce que tu peux faire de même ? Regarde-toi avant de me juger, regarde ce que t'as fait, ce que tu t'apprêtes à faire. Je ne tue pas gratuitement, la preuve tu es encore là non ? – Il siffle. Menace qui plane au-dessus d'elle. Il n'a jamais levé la main sur elle. Il a toujours espéré, bêtement, naïvement. C'est différent maintenant. Elle est son ennemie. Celle qui lui cause des tourments et une douleur constante. Il n'a plus aucune raison de se retenir, surtout quand elle évoque le souvenir de ce jour-là, quand elle a enfoncé une dague dans sa chair. – En réalité, sur le moment je voulais te tuer. J’étais très en colère vois-tu, de te voir attaquer le château de la ligue, de te voir attaquer ceux qui étaient autrefois tes camarades. Je suppose qu’à ce moment-là j’ai ressenti un besoin d’appliquer le dicton : œil pour œil, dent pour dent. – Il respire difficilement, Dante. Elle tente de se justifier, de justifier son acte mais rien ne peux l'excuser. Absolument rien. C'est la colère qui monte en lui, non la pitié ou la compassion. La rage. Les poings serrés, l'électricité grésille autour de lui avec brutalité. Il aperçoit un maître tomber comme un pantin dont on aurait coupé les fils. L'oeuvre de Eva. Il ne peut que penser à sa petite soeur qui a connu le même sort. L'électricité jaillit de façon incontrôlée. Eva ne semble pas réaliser qu'elle le pousse à bout. Que ses maigres explications ne font que aggraver sa cause. – Puis j’ai également appris que tu t’étais rapidement remis en selle, trouver une autre fille, que tu t’étais bien foutu de ma gueule, qu’avec Ida vous avez probablement bien dû rire pendant toutes ces années. Alors arrêtons de faire semblant Dante hein ? Arrête de me faire croire que t’es vexé par ce que j’ai fait alors qu’au fond t’en avais jamais rien à foutre de moi. – Et il explose. Enfin. Des éclairs l'entourent, projetant des maîtres et des cadavres au loin. Ecartant Eva de lui. Et il s'en fout, Dante. Il laisse éclater sa colère, son ressentiment. Tant pis si elle se retrouve blessée. Elle l'a bien cherché. Les iris flamboyants, les lippes étirées en un sourire mauvais, Dante toise Eva avec répugnance. – N'ose pas inventer des histoires pour soulager ta conscience, Eva. N'ose pas essayer de justifier tes actes. Ils sont impardonnables. Quant à mes choix, je les assume. Tu devrais en faire autant. – Il enrage, le gamin. Immobile, c'est pourtant le chaos qui se déchaine en lui. – J'étais détruit. Tu m'as détruit. Alors tu te doutes bien que je n'avais aucune envie de me laisser approcher par une autre fille, encore moins celle qui te ressemble le plus. – Il secoue la tête, abasourdi par de telles absurdités. Elle semble persuadée de son mensonge, fière de lui balancer ça à la figure après tout ce qu'elle lui a fait subir. – Tu veux connaître la vérité, Eva ? C'est toi qui n'en a jamais rien eu à foutre de moi. Tu as attaqué ma soeur. Tu l'as détruite elle aussi. Tu m'as poignardé sans l'ombre d'une hésitation. Tu as tué tes propres parents quand tu sais que j'ai perdu les miens injustement. C'est toi qui a du bien rire devant ma naïveté et mon amour. Alors arrêtons de faire semblant Eva. – Il est à bout, Dante. Les nerfs à vif par le combat qui se mène autour d'eux. A cause d'Eva. De ce poison qui continue de le ronger et de détruire sa vie. Il secoue la tête, las de cette dispute. Las de son histoire impossible avec elle. Assez. – Ça suffit, Eva. – Il n'en dit pas plus mais le message est clair. Il en a marre. Leurs chemins se sont depuis longtemps séparés. Il ne reste que de l'amertume et de la haine. Il ne reste plus rien de leur amour. Alors autant mettre un point final. Autant en finir ici tout de suite.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: (LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante

Revenir en haut Aller en bas

(LET'S GO BACK TO THE NIGHT WE MET) // evante

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PINNED UNDER THE WEIGHT :: aksana :: Flamaerin :: Launondie-