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MY KIND OF WOMAN (ALYSSA)

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MessageSujet: MY KIND OF WOMAN (ALYSSA) Jeu 10 Mai - 19:57

Le mirage de la cité-océan nait sous les yeux distraits de Lyov, lassé de sa splendeur qu’il semble venir admirer trop souvent. Tout pour être loin de sa femme, de son exécrable famille, de ses soucis. Il se perd dans le doux regard d’une femme à la beauté virginale dont les traits sont à tout jamais figés sur la toile, dans les courbes voluptueuses d’une sculpture ancestrale. A se demander s’il aime vraiment tant son métier, ou s’il profite juste de pouvoir s’absenter. Et ce jour-là, il en a besoin. S’éloigner, partir, fuir. Parce qu’une fois de plus, les cris se sont entremêlés, les corps percutés. Il ne se souvient même plus de la raison de la dispute. Les conversations ont doucement laissé place aux combats de voix, les caresses devenues des coups. La trace d’un baiser se confond désormais aux hématomes de pourpre et d’alizarine qui parsèment leurs corps brisés, fatigués. C’est des traces de griffure qui se dessinent le long de sa peau, aujourd’hui. Et puis il y a les bleus, témoignages de l’impact des objets, emportés dans le tourbillon de la rage qui submerge Rayna. Il tire ses manches, cherche honteusement à cacher ses blessures. L’égo blessé d’un homme violent vaincu. Dans l’horizon de turquoise et de bleu qui défile, il noie ses pensées.
La voix impavide du train retentit pour annoncer leur arrivée. Il attrape rapidement ses affaires et s’engouffre dans la foule qui fourmille dans la gare d’Azurite. La route lui est familière, assez pour qu’il n’ai pas à lever les yeux du sol. Notant quelques détails architecturaux sur la route, il sa lamente de l’horreur esthétique qu’est sa ville natale de Volastar. Et l’air frais de l’océan vient effleurer sa peau. Il inspire jusqu’à remplir ses poumons des effluves marines pour souffler, enfin, vidé de toutes pensées. Il en avait tant besoin, de cette évasion. Il trace la foule pour se retrouver dans les rues plus petites, plus discrètes, presque secrètes. C’est devant une auberge qu’il doit la retrouver, rituel presque sacré qu’ils ont manigancé dès le début de leur amitié. L’heure sonne et le soleil s’enfonce dans les profondeurs de l’océan pour priver peu à peu de sa lumière réparatrice. Elle est en retard, comme souvent. Il soupire. Lassé de cette habitude qu’ont les femmes, à penser que tout leur est du, que le monde entier est prêt à se mettre en pause pour elles. Les minutes s’écoulent et il tourne en rond, mais la rencontre est nécessaire. Prix à payer pour continuer ses affaires à la morale litigieuse. Enfin, sa silhouette apparaît, de toute beauté. Et il ne se peut s’empêcher d’afficher un large sourire. Habitude de ses années à vouloir charmer ses clients, sûrement. Avec une once d’autre chose d’indéfinissable, mais il ne veut pas y penser, pas maintenant.
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‹ MESSAGES : 761
‹ AVATAR : Pooja Mor
‹ CRÉDITS : Texas-Flood
‹ COMPTES : a. lokarth, j. odair

‹ AGE : Vingt-deux ans. Petite poupée enfantine, tu quittes doucement l’enfance pour te présenter femme. Tu ne saurais attendre de voir enfin ce jour arriver.
‹ STATUT : Célibataire, ou plutôt, en instance de fiançailles diront certains. Ton père n’ayant pas encore trouvé la chaussure qui ira à ton pied, tu erres ça et là, cherchant toi-même ton futur mari, ne regardant évidemment que les puissants.
‹ SANG : Couleur des maîtres, couleur des bourgeois. Sang de cuivre que ta famille et toi-même cherchez le plus ardemment possible à rendre argent
‹ POUVOIR : Victime du virus comme tant d’autres, tu en ressorts bénie. L’eau est toujours ta plus précieuses alliée, et c’est avec très grande ironie que tu constates ton nouveau pouvoir de guérison.
‹ METIER : Magistrat. Suivant l’un des chemins de ta famille, tu exerces dans le métier de la justice. Justice aussi fluctuante que l’est ta morale, tu innocentes et condamnes selon le son des pièces tombant dans ta poche. Minutieuse autant que paranoïaque, tu gardes les preuves de culpabilité bien à l’abri. Sait-on jamais, l’un de tes clients pourrait un jour avoir la folle idée d’aller contre toi.
‹ ALLEGEANCE : A toi-même et à ta famille. Toujours à la recherche du pouvoir et de la grandeur, ta famille et toi-même vous dispatchez un peu partout dans la scène politique de la nation de l’eau. Couramment, tu poses tes yeux affamés sur ta reine et sur l’alliance scandaleuse appelée Water Nation’s Pride, te demandant allègrement, sur quelle jument il te serait bon de parier.
‹ ADIUTOR : Majeure de ta promotion, on t’a attribué un damoiseau. Et si la rupture de votre lien ne t’a ébranlé en rien, tu avoues regretter les conversations intelligentes que vous aviez tous deux.
‹ POINTS : 1355

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MessageSujet: Re: MY KIND OF WOMAN (ALYSSA) Jeu 10 Mai - 21:50

Dans le bureau qui est tien, seul le grattement de la plume sur le papier se fait entendre. Concentré toute entière sur la tâche à accomplir, tes yeux ne se lèvent pas pour regarder l’heure et c’est le temps qui défile sans que tu ne t’en rendes compte. Voilà plusieurs jours que ton esprit était tout à fait accaparé par l’affaire en cours. Affaire traitant d’œuvres volées, falsifiées ou tout simplement disparues. Véritable scandale que voilà, et c’était entre tes délicates mains que ce scandale avait atterrit, pour ton bon plaisir sans nul doute. Tu adorais tellement ce genre d’affaires : difficiles, contraignantes et au combien satisfaisantes. Encore maintenant, alors que l’heure du procès arrivait à grands pas, tu te demandais de ce que tu allais bien pouvoir faire de l’accusé. L’enfermer ou le faire payer, cela dépendra exclusivement s’il osera franchir le seuil de ta porte. La peur et le désespoir ont toujours un charment effet sur les cœurs après tout, et même les plus nobles n’y sont pas insensible. Tu en savais quelque chose pour en avoir vu entrer dans ton bureau. Oh, comme ils étaient pitoyables lorsqu’ils venaient ramper devant toi pour te convaincre de les épargner. Pitoyables et adorables, oui. Particulièrement quand ils se mettaient en tête d’user de menaces pour arriver à leurs fins. Une marque, un cri, et voilà le pauvre sot arrêté de nouveau. Et, visage marqué, tu pleurais sur la violence de l’attaque pendant que l’homme voyait son affaire se trouver maintenant entre les mains d’un magistrat bien plus droit et intègre que toi. Pauvre petite poupée au visage angélique dont personne ne voyait la langue de serpent. Tu aimes peut-être un peu trop jouer avec eux mais qu’y peux-tu si tu y es si douée ? Après tout, n’étaient ce pas les Dieux qui t’avaient faite ainsi ? Pourquoi changer alors ?

Enfin, le dernier mot est apposé sur le papier et tes yeux quittent finalement la page. Tu soupires doucement et déposes ta plume avant de t’étirer délicatement. Enfin cela était fait. Tes sombres yeux se posent sur l’horloge et tu pestes mentalement à la vue de l’aiguille bien trop avancée à ton goût. Te levant rapidement, tu quittes ton bureau ton manteau à la main et lances à peine un au revoir à ta secrétaire. Te voilà en retard à ton rendez-vous, une nouvelle fois. Fâcheuse habitude que tu commençais à développer bien malgré toi. Pourtant fervente adepte du retard prévu, tu n’appliquais pas cette règle lors de tes affaires. Et bien que tu saches apprécier l’homme, ce rendez-vous n’était qu’affaires à tes yeux. Peu amatrice d’art, tu comblais ce manque en faisant régulièrement appel à un professionnel de la même étoffe que la tienne. Et si de votre association découlait des affaires que beaucoup réprouveraient, cela était tenu au secret.

Pieds frappant rapidement le sol, la silhouette de Liov apparaît soudainement devant tes yeux et tu te dépêches de le rejoindre. « Monsieur Belikov, je suis navré de ce retard, je crains de n’avoir pas vu le temps passer. » dis-tu en guise de salutation. « J’espère que vous n’avez pas eu à m’attendre trop longtemps. »
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MessageSujet: Re: MY KIND OF WOMAN (ALYSSA) Ven 11 Mai - 0:03

“Monsieur Belikov”. Les mots tombent et il affiche l’espace d’un instant une expression désemparée. Dure réalisation, pourtant quotidienne, de son sort lié à tout jamais à cette famille maudite. Le sourire laisse place à une mine sérieuse, ses pensées mal-placées volatilisées à l’entente du ton qu’emploie la femme. Froide et distante, voilà ce qu’elle est. Voilà comment elles se comportent toutes à l’approche de Lyov. Comme prévenues par leur instincts primaires qu’il faut le fuir comme la peste. Et dans ce ton si formel, il retrouve sa femme, qui s’en tient désormais aux simples politesses lors des rares occasions où elle lui parle. Le simple fait de penser à elle l’enrage, mais il doit rester concentré sur les affaires, alors il oublie du mieux qu’il peut. Il secoue la tête doucement en réponse à ses mots, dont il ne sait déceler l’intention. Est-elle gênée de l’avoir fait attendre, indifférente, moqueuse? Malgré leurs rencontres régulières au fil des derniers mois, il reste incapable de comprendre quoi que ce soit à cette femme. Son visage, trop fermé. Son regard, perçant. Pour découvrir ne serait-ce qu’une partie infime d’elle, il faut être vulnérable à son propre jugement, et ça, il ne l’accepte pas. Il ne l’acceptera jamais, d’ailleurs. Parce qu’au fond de lui-même, il se sent déjà faible face à elle. Elle est le visage de la justice, et il lui a donné l’opportunité d’être complice de ses affaires à la nature obscure. Erreur fatale qui ne fait qu’amplifier son sentiment constant d’insécurité. Alors, il lui donne toujours plus. Le vertigineux prix à payer pour son silence et pour sa merci.

“Non, du tout. Ne vous inquiétez pas mademoiselle. Je venais tout juste d’arriver!” Rien ne transparaît, et le contrast entre ses pensées anxieuses et son ton mielleux est net. Peut-être qu’une fois de plus, il sauvera face et s’en sortira indemne. C’est ce qu’il espère. Parce que le seul endroit où il n’aura plus espoir de trouver la gloire, c’est enfermé dans une prison loin de sa région natale. Il pousse la lourde porte de l’auberge et l’invite d’un geste courtois. “Je vous en prie.” C’est une véritable pièce de théâtre qu’il met en scène pour ses beaux yeux, mais plus par crainte que par autre chose. Voilà l’éternelle ironie de la vie de Lyov, misogyne passionné dont le destin se retrouve toujours entre les mains de femmes. Femmes qu’il craint, femmes qu’il fuit. Femmes toutes puissantes qui rient de sa puissance si infime. Il la suit à l’intérieur et leurs voix se mêlent au brouhaha du lieu pour ne faire qu’un avec le vacarme incompréhensible. Il se presse au comptoir et négocie habilement le prix d’une chambre, regards lascifs d’hommes entourants lancés vers la femme, idées mal-placées. La raison est pourtant simple et sans arrières pensées. Leurs sujets de discussion sont trop compromettants pour être mentionnés sans crainte dans un lieu public et c’est avant tout la carrière d’Alyssa, brillante jusqu’ici, qui est en jeu. Pas rapides dans un dédale de couloirs pour enfin se retrouver devant la porte d’une chambre, ouverte d’un cliquetis de clés par le propriétaire. Son visage s’illumine d’un dernier sourire pervers et Lyov cherche le regard scandalisé de la jeune femme, mais elle ne semble pas y prêter attention. La décoration est modeste, le mobilier, minimaliste. Une table, trois chaises, un lit. Ca suffira amplement, se dit-il pour se rassurer, mais il ne peut s’empêcher d’être honteux. De jour en jour, sa richesse diminue et la vie semble désormais lui mettre un couteau à la gorge. (Repentis-toi ou crève dans la pauvreté.) C’est sur ses pensées même qu’il s’installe à une chaise, après avoir tiré celle de la demoiselle, pour ouvrir la conversation. “Je crains ne pas avoir le temps de vous demander de vos nouvelles, j’en suis désolé. Mais cette affaire est de toute urgence et plus vite elle sera réglée, plus je pourrais en tirer profit.” D’un regard nerveux, il la dévisage, avant de poursuivre. “C’est dans notre intérêt à tous les deux, évidemment.” Un rictus se dessine sur ses lèvres. “On m’accuse d’avoir falsifié des oeuvres d’art et c’est une insulte à mon affaire et à la réputation de mon père décédé. C’est tout simplement inacceptable, vous comprenez?” Et dans son regard se trahit le mensonge. Parce qu’ils savent très bien tous les deux, de quoi il est coupable.
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‹ SANG : Couleur des maîtres, couleur des bourgeois. Sang de cuivre que ta famille et toi-même cherchez le plus ardemment possible à rendre argent
‹ POUVOIR : Victime du virus comme tant d’autres, tu en ressorts bénie. L’eau est toujours ta plus précieuses alliée, et c’est avec très grande ironie que tu constates ton nouveau pouvoir de guérison.
‹ METIER : Magistrat. Suivant l’un des chemins de ta famille, tu exerces dans le métier de la justice. Justice aussi fluctuante que l’est ta morale, tu innocentes et condamnes selon le son des pièces tombant dans ta poche. Minutieuse autant que paranoïaque, tu gardes les preuves de culpabilité bien à l’abri. Sait-on jamais, l’un de tes clients pourrait un jour avoir la folle idée d’aller contre toi.
‹ ALLEGEANCE : A toi-même et à ta famille. Toujours à la recherche du pouvoir et de la grandeur, ta famille et toi-même vous dispatchez un peu partout dans la scène politique de la nation de l’eau. Couramment, tu poses tes yeux affamés sur ta reine et sur l’alliance scandaleuse appelée Water Nation’s Pride, te demandant allègrement, sur quelle jument il te serait bon de parier.
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MessageSujet: Re: MY KIND OF WOMAN (ALYSSA) Lun 14 Mai - 20:31

Eduquée bien jeune par ton père, tu as depuis bien longtemps déjà maîtrisé l’art délicat de dissimuler tes émotions. Pas que cela te fut véritablement difficile à vrai dire, froide et glaciale que tu es. Mais quand bien même tu ne l’aurais pas été, tes émotions tu te devais de cacher. Il serait bien fâcheux que quelqu’un ait l’avantage sur toi, après tout. Masque de froideur aussi feint qu’il est réel, c’est avec lui que tu saluts ton partenaire en affaire, le très cher Lyov Belikov. Et si contrarié d’être en retard, tu l’es, tu n’en montre rien, te reprochant tout de même ton manque de professionnalisme. Il n’était pas bon pour les affaires de se montrer inconvenant envers ses associés, particulièrement quand ceux-ci étaient aussi importants que l’homme. Tu ne manquas d’ailleurs pas l’expression désemparé de l’individu mâle devant toi. Comment le pourrais-tu quand c’était toujours la même qui apparaissait quand tu le saluais de son nom d’époux. Belikov. Il faudrait être sourd, aveugle et imbécile pour ne pas se rendre compte de l’état du mariage des deux époux. Mais tu ne pouvais décemment pas l’appeler par son nom de jeune homme, cela ne se faisait pas. Bien que la tentation fût grande de voir son visage à l’énonciation de ce patronyme … Tu ne manques également aucunement les regards qu’il semble t’adresser de temps à autre quand il pense que tu ne le vois pas, mais le confronter à ce sujet n’est aucunement dans tes plans. Risquer d’offenser ou de conforter Monsieur Belikov dans ses intentions était bien trop dangereux pour que tu ne t’y risques. Tu laissais donc la situation telle quelle, choisissant la stabilité et la stagnation plutôt que le changement.

“Non, du tout. Ne vous inquiétez pas mademoiselle. Je venais tout juste d’arriver!” Tes lèvres s’étirent dans un sourire polit et gracieux. Tu devais bien le reconnaître, l’homme était un excellent menteur : tu ne pouvais dire si c’était la vérité qui franchissait ses lèvres ou un mensonge de courtoisie comme tu les connaissais si bien. Mais tu n’auras pas le loisir de te pencher plus amplement sur la question que déjà l’homme ouvre la lourde porte de l’auberge et l’invite à entrer. “Je vous en prie.” Tu souris de nouveau, un sourire peut-être un peu moins froid que le précédent, le remerciant d’un geste de la tête et pénétrant à l’intérieur. L’endroit est sordide, comme toujours. Sordide, mais discret et surtout loin des yeux et des oreilles d’éventuels curieux, et présentement, c’était ce qui importait le plus. Tu te contenteras de prendre un long bain de retour à ta demeure. Tu ignores donc, brouhaha, regards désobligeants et l’insalubrité du bâtiment et attends patiemment que Monsieur Belikov finisse de négocier une chambre. Chose faite, vous suivez tout deux le propriétaire des lieux jusqu’à votre chambre. Tu n’éprouves aucune crainte quand au fait de te retrouver seule dans une chambre avec pour seule compagnie un homme bien plus âgé que toi. Tu l’avais déjà fait maintes fois, après tout. Et si par malheur, quelque chose devait t’arriver, et bien … Ton testament stipulait que tout ton travail reviendrait à ton père. Ton père ami de longue date avec les Khodja et dont le mot « pitié » ne faisait pas partie de son vocabulaire, surtout pas concernant ses ennemis. Tu mourrais donc avec la certitude qu’il souffrirait. Mais Monsieur Belikov n’en voulait pas à ta vie, alors inutile de tenir un tel discours. Tu le tenais déjà en laisse métaphoriquement parlant, visage de la justice que tu étais face au trafiquant d’art qu’il était.

La porte s’ouvre et tu pénètres à l’intérieur, ignorant superbement le crasseux dont tu sentais le regard te parcourir le corps. Un log bain serait plus que nécessaire, en effet. Chambre modeste qui se présente à toi, bien loin du luxe dont tu as su t’entourer depuis ces dernières années. Cela fera l’affaire pour votre rencontre mensuelle. Galant homme et noble de bonne famille, Monsieur Belikov prend soin de tirer ta chaise avant de s’assoir à son tour. Tu te demandes quel pourrait bien être le sujet de cette rencontre demandée par l’homme, et tu n’as pas à attendre plus que nécessaire pour le découvrir. “Je crains ne pas avoir le temps de vous demander de vos nouvelles, j’en suis désolé. Mais cette affaire est de toute urgence et plus vite elle sera réglée, plus je pourrais en tirer profit.” Délicatement, ton sourcil se lève à l’entende de ce « je » disgracieux et peu bienvenue dans la phrase présente. Fort heureusement, l’homme se rendit compte de son lapsus et se reprit bien vite avec toute la grâce dont il était capable. “C’est dans notre intérêt à tous les deux, évidemment.” Ton sourcil se rabaisse, et tu es pour l’instant contente de la reprise de ton presque ami et associé. Curieuse, tu continues à écouter ses propos, perplexe quant à l’urgence qui semblait si pressante pour lui. “On m’accuse d’avoir falsifié des œuvres d’art et c’est une insulte à mon affaire et à la réputation de mon père décédé. C’est tout simplement inacceptable, vous comprenez?”

Ton regard croise celui de Belikov et tu te retiens un sourire complice. Émotions contrôlées, tu prends sa main dans la tienne et arbore ton air le plus horrifié et outré possible. « Comment ? Mais … Comment de telles accusations peuvent être possible ?! Nuire ainsi à votre réputation et à celle de votre défunt père ?! Ces gens n’ont-ils plus aucun honneur ?! Mon pauvre monsieur, que puis-je faire pour vous aider ? Demandez seulement, et je promets de faire de mon mieux pour vous tirer de cette ridicule accusation… »
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