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children of burning time (hector)

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earth nation
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earth nation
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‹ AVATAR : oscar isaac.
‹ CRÉDITS : odistole, balaclava.
‹ COMPTES : sevastyan belikov.

‹ AGE : trente-six soupirs de lassitude tandis que s'amoncellent en traîtresses les ridules sur sa figure.
‹ STATUT : le palpitant à la ramasse depuis ce jour où ces hanches s'animèrent devant lui, torvi dont il ne peut se passer depuis.
‹ SANG : tout de bronze, tout rutilant.
‹ POUVOIR : cette force puisée dans le sol, cette puissance destructrice, la roche manipulée, maestria octroyée par une mère nature joliment lunée.
‹ METIER : grand propriétaire terrien, possédant des haras un peu partout dans le royaume ; il est ce vulgaire dresseur de chevaux ayant réussi à s'élever de par les qualités de ses montures.
‹ ALLEGEANCE : à bas le masque de l'espion, c'est bien à adonis qu'il demeure fidèle ; mais c'est toutefois sa place qu'il cherche encore dans ce capharnaüm de nouveautés qui anime sa nation.
‹ ADIUTOR : un bleu.
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MessageSujet: children of burning time (hector) Lun 12 Mar - 23:49

children of burning time

Sans s'apparenter à des véritables rêves, l'inconscience de Deynor avait été peuplée de visions plus ou moins lucides, plus ou moins fictives. Des bribes de paroles, des images sous forme de flashs rapides, désordonnés. Deynor, il avait surtout l'impression de sombrer, de plus en plus profondément dans un néant étrangement réconfortant. Toute la violence dont son bras s'était armé avait fondu quand il avait lâché le manche de sa presque meurtrière. Et les visages des suppliciés qui s'étaient trouvés sur son chemin lui revenaient, progressivement, en mémoire. Et l'incompréhension défigurait le visage de l'Eartanerien dans son sommeil. Lui que la violence avait toujours répugné, qui n'avait jamais fait couler autre sang que le sien, avait pris des vies. Le dresseur de chevaux refoula violemment ses pensées et une seconde fois, les ténèbres l'enveloppèrent. Et les images cessèrent. Et son sommeil se vêtit de brouillard, l'enveloppant tout entier, le coupant du monde tandis que l'on s'agitait autour de lui, que mille et un mots étaient échangés et que les heures passaient.

Puis, un hennissement. Et les sens en alerte firent que les poings de Deynor se fermèrent tandis que ses yeux, eux, s'ouvraient. Un sursaut traversa son corps tout entier. La lumière qui l'agressa fut celle d'une fin d'après-midi. S'il mit un certain temps avant de se remémorer les événements qui l'avaient conduit à se tenir allongé sur ce lit de camp, dans cette tente secouée par des bourrasques, Deynor sentit bien la douleur s'emparer une nouvelle fois de son corps. Et alors qu'il s'était redressé sur ses coudes, le brun battit en retraite, retombant sur le dos dans un soupir. Il laissa couler quelques minutes, immobile, à se concentrer sur sa respiration et à digérer les souvenirs qui revenaient à lui, telle une traînée de poudre. Dangereuse. Explosive. Et les flashs se faisaient de plus en plus précis, et l'odeur du sang lui emplit à nouveau les narines. Se sentant pris de nausée, Deynor se redressa brusquement. Trop brusquement. Il put prendre conscience de l'étendue de ses blessures. Un pansement, sur son bras. Là où la lame de la mêlée qu'il avait momentanément combattue était venue le griffer. Un autre, beaucoup plus conséquent, sur sa cuisse, et qui avait d'ailleurs plutôt des airs de bandage que de pansement. Et Deynor se souvint. De la lame du soldat transperçant goulument sa chair. Cette même lame dont il s'était servi par la suite. Deynor déglutit difficilement, puis, avec la plus grande précaution, il entama de s'asseoir perpendiculairement au lit de camp, de manière à poser ses pieds au sol. Alors qu'il se concentrait sur sa blessure à la cuisse, le regard ambré du dresseur de chevaux se posa sur l'épée. Et il resta bloqué sur cette vision pendant un long, très long moment. L'œil hagard, la tignasse ébouriffée. Jusqu'à ce qu'il sente des larmes naître  en bordure de ses yeux. Il les refoula brutalement, d'un revers de manche un peu rageur, un peu rancunier face aux événements qui ne lui avaient pas laissé le choix. Ou bien avait-il pris sa décision, tout simplement. Deynor secoua la tête, vigoureusement, sans toutefois réussir à empêcher les larmes de couler le long de ses joues. Sans pouvoir s'empêcher de repenser à ces soldats qu'il avait tués. Qu'avait-il fait. Il n'était pas un soldat. Encore moins un meurtrier. Qu'avait-il fait ? Deynor jura, tentant de se ressaisir. Il avait totalement perdu la notion du temps. Combien d'heures était-il resté inconscient ? Deux ? Douze ? Le brun se prit la tête entre les mains, tentant désespérément de se calmer. Son poignet ne suffisant plus, il attrapait la couverture qui le couvrait à son réveil pour essuyer son torrent lacrymal lorsqu'il entendit des pas se rapprocher. Il renifla, trop bouleversé pour tenter de maquiller sa détresse. Trop attristé pour continuer à nier qu'il était devenu tout ce qu'il s'était juré de bannir de sa vie. Et tandis qu'il relevait les yeux pour observer qui venait à sa rencontre, ses prunelles irritées reconnurent le faciès grave et noble d'@Hector Oshun. « Ah, » souffla Deynor avec un sourire triste. « C'est bien ta place, c'est vrai. Et ça n'aurait jamais dû être la mienne. » Nouveau revers, cette fois pour essuyer son nez humide. « La prochaine fois qu'il me vient une idée pareille, je t'en prie, assomme-moi. » Puis, d'achever après un court silence : « Je suis heureux de te revoir, mon ami. » Inutile de préciser sain et sauf. Hector était de ceux ayant traversé mille enfers comme l'on foule le sol d'un merveilleux jardin. L'Oshun ne tirerait pas sa révérence de sitôt.  
"Some wounds run too deep for the healing."(@beerus)
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fire nation
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‹ AGE : brûlent en lui ( quarante-huit ) brasiers dont il n'ignore pas la voracité.
‹ STATUT : amours factices quoique génésiques, son ( union ) avec la swanson a su répondre à ses strictes exigences ; trois ramilles saines et bien portantes venues solidifier sa branche. depuis lors, un cessez-le-feu a été décrété par les hanches fatiguées et les reins fourbus, prétexte éhonté pour que les chairs n'aient plus à se toucher.
‹ SANG : ( bleu ) roi.
‹ POUVOIR : il est un ( feu ) draconien.
‹ METIER : seigneur de guerre inénarrable, a rudoyé les champs de bataille sur lesquels son commandement a fait loi, aboyant aux fauves de l'armée impériale ordres et oukases cruels dorénavant encrés dans les mémoires de l'histoire ; il est le ( capitaine ) des forces flamaerines et il ( siège au conseil restreint de la couronne ). oligarque, également, ( propriétaire de mines ) dont il fore la ventraille pour excaver l’or noir.
‹ ALLEGEANCE : c'est à ( sa ) famille que vont les dérives féales de son âme.
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MessageSujet: Re: children of burning time (hector) Jeu 15 Mar - 12:45

Ils sont une multitude. Dans la salle, transformée pour l'occasion en infirmerie, les pauvres hères gigotent dans leur pucier de fortune que des nappes érubescentes maculent pour certains. Les mains sales se clouent aux draps lorsqu'un membre est ôté de la plus âpre des manières ; parce qu'il faut se hâter, parce que d'autres attendent. Et ceux qui ne larmoient pas dorment d'un sommeil abattu, bercés par le trépas qui les lorgne avec une rapacité toute spontanée. L'Incendiaire progresse dans l'allée en ne cédant pas une œillade au paysage meurtri. Certains de ses hommes font pourtant bel et bien partie du lazaret, ils pissent tout autant le sang et glapissent également chaque fois qu'un praticien opère à vif leurs plaies. Rien, cependant, qui puisse émouvoir le Capitaine dont l'aplomb rugueux lisse la gueule. La pitié pourrait bien vouloir faire son trou dans pareil fruit pourri qu'elle se heurterait à l'acidité de son essence. Jamais ne l'a-t-on vu regretter des pertes ou tolérer la débandade, dogme sacrosaint embecquant le prestige de son armée où l'on entre pour servir les dieux fumeux du carnage et non pas la philosophie des clémences. La victoire ne le satisfait cependant pas, aujourd'hui, et c'est patibulaire qu'il se présente à la lumière déclinante que le soir souffle sur les vitraux. La chute de Thomas Griffith aurait eu de quoi le réjouir si son fils avait mêmement péri dans les flammes de la mêlée. Greenstall aurait alors tremblé sous les canons de la confusion, et serait devenue une énième barbaque disputée par les crocs gloutons des attentistes — à l'image de ces Eaux troubles pour lesquelles les squales ferraillent. Car c'est bien sur des guerres intestines que compte l'Oshun. Des nations qui s'entredévorent la moelle pour mieux abandonner leur trône à la résurgence de l'Empire.

Un canevas d'ambitions auquel n'adhérerait certainement pas Hothgar. Fort heureusement pour les affaires que l'oligarque et l'Altesse entretiennent, aucune bribe de ces desseins n'a jamais franchi les nobles lippes. La maestria de Deynor lui est bien trop utile pour que leurs opinions politiques n'interfèrent dans le contrat liant les haras à la cavalerie de Flamaerin. C'est d'ailleurs au chevet de l'eartanerien que se rend son plus fervent acquéreur. « C'est bien ta place, c'est vrai. Et ça n'aurait jamais dû être la mienne. » Le Dragon sourcille, opinant d'une brève nutation. Sa carrure massive porte encore les stigmates du combat livré, une crasse séchée où l'ichor et la terre s'unissent pour délabrer l'uniforme martial du haut gradé. Seule son arcade recousue ose toutefois exhiber l'une des multiples blessures éprouvées. Le reste est savamment mussé sous nippes et phlegme. « La prochaine fois qu'il me vient une idée pareille, je t'en prie, assomme-moi. » Le visiteur tire une chaise de mauvaise facture jusqu'à lui et s'y assoit pesamment, faisant face au souffreteux vers lequel il se penche, coudes plantés contre les cuisses. Ses pognes s'entrelacent. « Promis. Et je t'attacherai à l'une de tes rosses pour qu'elle t'emporte aux confins d'Aksana, sombre idiot. Aucun prodige ne pourra plus emplir mes écuries si leur apôtre meurt », bronche-t-il, la rocaille agacée. Si on lui avait dit un jour que Deynor Hothgar allait manier l'épée sur un champ de bataille, il aurait ri au nez de l'impudent avant de l'envoyer aux cachots pour calomnie.

« Je suis heureux de te revoir, mon ami. » Le poitrail volcanique soupire. « De même. En un seul morceau, qui plus est… » Il glisse un regard à la guibole bandée. « … ou presque. » Ce n'est pas l'inquiétude qui forge soudain son œuvre sur les traits d'Hector, mais bien le soulagement ; parce que c'est un putain de miracle, ça. Il s'était déjà figuré l'homme scié de toutes parts, à l'article de l'agonie, hébété et vidé. « Il faut croire que les Sept sont avec toi. » Eux ou quiconque d'autre. Lorsqu'il a entraperçu, par-delà l'anarchie des rixes, la silhouette de l'espion courir au-devant du danger pour s'enfoncer dans le palais, il a bien cru que c'en était fini de l'écervelé. Vociférer son nom a été la dernière homélie qu'il lui a adressée — un appel resté vain, bondissant sur les armures sans jamais trouver de repos. « Mais dis-moi. Que s'est-il précisément passé dans l'enceinte du palace ? » Chassez le naturel, il crépite et provoque l'éruption des intrigues. L'Oshun n'a rien oublié de leurs conciliabules. Ceux placés sous l'égide des stratagèmes et cabales. À l'époque, le marchand devisait aisément à propos des renseignements collectés et entendait tout aussi commodément ce qu'avaient à lui dire les babines du fauve, une synergie rigoureuse emportée par leur prétention commune de voir dégringoler l'usurpateur d'Eartanera. Maintenant que Thomas n'est plus, les enjeux ont roulé et changé de rouages, jetant sur le présent tandem une dysharmonie dont Deynor n'est pas encore au fait. Et dont il ne le sera peut-être jamais, à l'image de tout Aksana. C'est que la Bête est frileuse en la question des confiances et ne mise que sur elle-même pour mener à terme sa visée.
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MessageSujet: Re: children of burning time (hector) Jeu 29 Mar - 0:53

C'était un sentiment des plus étranges, et surtout des plus désagréables. Celui de ne pas être à sa place, de gêner. De faire tache dans le paysage. Les blessés étaient myriades alentour, et Deynor se sentit subitement les chevilles d'un imposteur, d'un vulgaire charlatan. Lui qui n'avait jamais manié une lame de sa vie se voyait gracié pour il-ne-savait-quelle-raison, tandis que le soldat de profession dans la tente voisine venait de perdre un bras, une jambe. Qu'en savait-il. Et cette épée qui continuait d'attirer son regard, telle un aimant. Hothgar en détourna vivement les yeux. Une épée. Qu'était-il allé fabriquer avec une épée. Sauver sa vie ? glissa doucement sa conscience. Il n'en tint pas compte. Et le regard d'Hector Oshun, posé sur sa personne, était sans doute pire encore que tout le reste. Le Flamaerien était de ces hommes parlant le langage des armes avec une maestria sans égale. Alors que devait-il penser, de ce petit dresseur de chevaux ayant décidé de prendre part à une bataille sans avoir ne serait-ce qu'une once de rage ? D'ordinaire c'était bien le cadet des soucis de Deynor Hothgar, l'avis des autres. Mais la guerre, et tout ce chaos... s'il avait déjà eu à prendre les armes, celles-ci étaient alors en bois, à un âge où l'innocence était reine et où l'on ne réalisait pas encore qu'un jeu, bien des années plus tard, n'en serait plus un. Et cette épée, que Deynor avait substituée à un cadavre, avait quelque chose de beaucoup trop noble pour lui. Il ne la méritait pas. Et quelle curieuse association que de se voir manier une arme ayant entamé votre chair. Alors, oui, l'imposture était immense. Grotesque, aussi, dans un sens. Et ce que ressentait Deynor, finalement, ressemblait surtout à de la honte face à son ami de longue date.

Il fallait dire que le maître du feu avait dû être surpris de le savoir ici. Qui ne l'aurait pas été. Deynor dressait des chevaux, Deynor ne tuait pas. Et pourtant. Et pourtant, Deynor avait tué. Traître  à ses propres valeurs, à son souhait originel de non-violence. Le sang de l'autre avait été versé sans parcimonie, sans même qu'il se soit imaginé ou qu'il ait juste pensé le faire un jour. Et l'acte, encore flou dans sa mémoire, commençait à ronger l'Eartanerien. Très doucement. À la manière d'une toxine latente qui, il le savait, empoissonnerait son esprit. Car que cela pouvait-il faire d'autre, après tout. Plus il y repensait, plus Deynor se laissait emporter par ses souvenirs, et plus son sentiment de honte grandissait. Sa faveur susurrée auprès d'Hector trouva un écho auprès du maître du feu qui fit doucement sourire celui de la terre, sans qu'il n'y trouve toutefois quelque chose à redire. L'Oshun ne manqua pas de lui faire remarquer que les combats ne l'avaient pas épargné en désignant sa cuisse solidement bandée. Et les yeux de Deynor qui soutenaient non sans difficulté ceux de son interlocuteur, se déportèrent à l'évocation des Sept. « D'autres en auraient sans doute eu plus besoin que moi, » répliqua-t-il en songeant très fortement à son amie Keira, grièvement blessée. Quant aux Sept, au-delà de voir un miracle dans sa survie, Deynor y voyait surtout une absence cruelle. La dure réalité des batailles l'avait frappé et avait fait voler en éclats les œillères qu'il avait porté des années durant. Le dresseur de chevaux secoua la tête lentement, puis ses yeux retrouvèrent ceux d'Hector. « Les Sept. Au diable les Sept. » Qu'Hector lui demande la manière dont s'était déroulé les choses dans le Palais de Greenstall permit à l'Eartanerien de se ressaisir quelque peu. Il prit sa tête dans ses mains, laissa ces dernières glisser dans sa chevelure pour se rejoindre au sommet de son crâne, puis il répondit en se frottant les yeux : « J'ai... rejoint une poignée de personnes. La manœuvre consistait en une diversion, pour permettre à d'autres de se charger de délivrer Adonis sans avoir à se soucier des gardes... » Il toussa légèrement dans sa main, s'interrompant. « Gardes, » reprit-il, « que nous avons bien sûr rencontrés. » Deynor fronça les sourcils en se remémorant la lame transperçant sa cuisse, la douleur, le sang sur ses mains, ses vêtements, partout. Ses yeux, une fois de plus, filèrent en direction de la responsable, et il pinça les lèvres. « L'étape suivante était la salle du trône, et Thomas Griffith... Adonis et les autres nous avaient rejoint entre temps. La suite, tu la connais, et... » Il leva soudain tête et prunelles et fixa Hector. « Maven. Maven était là. » Songeur, il tenta de chercher d'autres détails de cette sinistre journée dans le tissu crasseux de la tente, puis un autre souvenir éclair interrompit le cours de ses pensées, et c'est un regard plus grave qu'il posa sur Hector. « J'ai aussi aperçu Ira, dans la cour du château. J'espère qu'elle va bien. » Pensée sincère, les yeux du dresseur de chevaux brillaient d'inquiétude à ce souvenir.
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MessageSujet: Re: children of burning time (hector) Dim 15 Avr - 18:33

Le noble racé devrait grimacer devant l’impiété du quidam pour avoir agoni les démiurges totémiques, mais il n’offre aux billes du bourgeois qu’une impavidité altière essuyant d’un revers ennuyé l’évocation divine. Il n’est après tout séide que par convention et n’aime croire que par intérêt ; le jour où le vent soufflera en direction des cultes dits païens il adhèrera à leurs plus profonds dogmes tout en conspuant les amis d’hier, restés fidèles aux Sept. Cela va sans dire que, si des seigneurs ou dames de l’élite avaient été présent sous cette tente de campement, le Capitaine n’aurait pas hésité à gronder sévère l’outrecuidant personnage — davantage pour sauver son crédit à lui que celui du dresseur —, mais ils sont seuls et l’altruisme de Deynor a depuis des lustres convaincu Hector de son incompétence totale en la question des traitrises ; n’en déplaise aux gueux de ce patelin tourbeux qui persifflent d’ores et déjà dans le dos de l’ancien espion comme les sagouins arriérés qu’ils sont. Connerie de consanguins qu’il compte toutefois utiliser à ses fins ; c’est là le propos de sa venue, même si son comparse n’en est pas encore au fait. « J'ai... rejoint une poignée de personnes. La manœuvre consistait en une diversion, pour permettre à d'autres de se charger de délivrer Adonis sans avoir à se soucier des gardes... » Étudiant d’un orbe discret la fatigue pesante contracturant les membres et ridules d’Hothgar, son Altesse tend l’autre oreille au récit que lui sert l’eartanerien. « Gardes, (…) que nous avons bien sûr rencontrés. » Une nutation du chef de guerre enjoint le brun à poursuivre, taisant la hâte morfale qui s’agite pourtant en sa cabèche. Il n’a vraisemblablement que faire des affligeantes réminiscence que revit son interlocuteur, tolérance aux antipodes d’être idoine mais quelque peu compréhensible pour un homme habitué aux plaies sanguinolents et autres horreurs indigestes. « L'étape suivante était la salle du trône, et Thomas Griffith... Adonis et les autres nous avaient rejoint entre temps. La suite, tu la connais, ... » Hélas, oui. Le père trépassé. Mais le fils victorieux. Comme il rêverait, une fois encore, de réécrire l’Histoire. Un soupir caverneux rabroue son poitrail. « Maven. Maven était là. » Les sourcils se plissent, mais la surprise n’en est pas vraiment une. Évidemment, que le cerbère de la Couronne était là, Cal aurait été malavisé de ne pas envoyer son frère en tête de file pour dévorer entier l’Usurpateur. L’oncle sent toutefois poindre la déception ; il avait compté sur la haine viscérale du cadet Oshun pour enfoncer un jour son poignard dans l’odieux palpitant d’Adonis. Acte manqué, il espère… si des balbutiements de mansuétude ou d’inclinaison envers le jeune félon venaient à sourdre de son neveu, Hector ne le lui pardonnerait pas. « J'ai aussi aperçu Ira, dans la cour du château. J'espère qu'elle va bien. » La mâchoire hispide, jusqu’alors perdue dans ses pensées, vrille calmement à l’endroit du maître. Et de rétorquer, trop diligemment pour être naturel. « Je l’espère aussi. » Car en vérité le Dragon, tous naseaux fumants, s’interroge brutalement sur la présence de sa Pupille au sein du castel assiégé ; et de suite alors, milliers de supputations fourmillent, ravagent ses certitudes, dament son flegme. Était-elle là par hasard ? Servait-elle à la cour de Greenstall ? Le roi son neveu était-il au courant ? Faisait-elle formellement partie du groupuscule détaché pour assassiner Thomas ? Ou n’était-elle dans l’œil du cyclone qu’en qualité d’épieuse pour le compte du Haut-Sacerdos ? Il enfourne le tout dans sa besace à soupçons — un peu trop lourde et épaisse, compte tenu du nombre considérable d’hères dont il se méfie à longueur de temps — et déblaie la digression pour y établir quelque nouvelle rouerie. Celle l’ayant justement faite venir ici.

« Toi et tes camarades avez été braves, je regrette que les locaux soient aussi prompts à la diatribe. » Il marque un temps, contemple cette fois le champ de bataille que les pans épais de la toile tendue laissent entrevoir. La barbe cuprique signe à la négative. « Ah, le peuple, drôle d’entité. Elle est l’arme la plus dangereuse de l’Ignorance… sais-tu qu’ils te traitent de parjure, là-dehors ? Les paysans, les commerçants, les ouvriers, les putains et les gamins, toute cette piétaille crache dès que l’on t’évoque. Ils disent que les flammes t’ont tellement baisé que tu chies des braises ; je te l’accorde, leur finesse d’esprit laisse à désirer, mais les énergumènes n’en démordent pas. Qui admirait Thomas te traite de renégat, et qui soutient Adonis te voit comme un félon prêt à le poignarder à la moindre occasion donnée. » L’eau à ce moulin de haine que l’Oshun fait tourner est en grande partie vraie. Les traits sont vaguement grossis mais il connait suffisamment bien la masse populeuse, quelle qu’elle soit, pour traduire avec justesse les clabaudages entendus ici et là depuis la fin des hostilités. Si ces on-dit lui offrent l’opportunité insolente de séduire son partenaire commercial et l’attirer définitivement à Flamaerin, nul besoin toutefois de farder ses ridules pour les accorder au ton acéré de sa phonation ; la nescience plébéienne le débecte sincèrement, a fortiori qu’elle condamne un homme précisément innocent. « Je te dirais bien de ne porter aucune attention à leur colère, mais tu sais mieux que moi combien l’opinion publique peut être une plaie pour les affaires. » Ses prunelles viennent derechef trouver la gueule usée du vaillant homme. « Médite sur ce que je viens de te dire. Sache néanmoins que la nation du feu saura t’accueillir comme un frère ; tu as hardiment servi son roi, et je ferai en sorte que tous les sujets du royaume soient au fait de cet exploit. » L’inflexion franche de son prédicat ne laisse aucun doute quant à sa capacité d’émouvoir les cœurs flamaerins. Qui irait contester Hector Oshun — mis à part les charognes dont les vers nécrophages se sustentent. Une pogne est arrimée à l’épaule du souffreteux. « Je te laisse te reposer, à présent. Le plus gros de mes troupes lève le camp demain dès l’aube et j’ai encore fort à faire. » Il se lève. Certains points de ses sutures tirent. Son profil n’en fait pas cas. « Appelle-moi s’il te prend l’envie de m’accompagner. Nos praticiens prendront grand soin de toi mon ami. »  
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children of burning time (hector)

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