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coming home // arianis

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‹ STATUT : à la fois fiancée à Elua Weathdrop - né d'un arrangement entre deux familles - et éprit d'un homme qu'elle aime d'un amour pure et sincère.
‹ SANG : reniée par sa propre famille, son sang reflète l'argent.
‹ POUVOIR : maître de la terre, son pouvoir a été altéré, elle maîtrise dorénavant le sable.
‹ METIER : héritière légitime du trône.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même, ariane ne fait confiance à personne.
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MessageSujet: coming home // arianis Dim 11 Mar - 20:45


is a house really a home when your loved ones is gone? i'm back where i belong, yeah i never felt so strong, i feel like there's nothing that i can't try... ft. @adonis griffith


Une fois arrivée à Greenstall, plus précisément au palais des Griffith, elle souleva maladroitement les pans de sa robe encombrante et accéléra le pas. Ses pas connaissaient le chemin par coeur, elle aurait été capable de s'y rendre les yeux fermés. Une fois qu'Adonis fut informé de sa présence, on l'invita à entrer dans le petit salon. Et puis ce fut le drame.

A chaque fois qu'ils devaient se retrouver, c'était pour mieux se déchirer. Rien ne semblait capable de les réunir définitivement. Ariane savait qu'elle n'aurait pas dû le rejoindre. A l'instant où son regard noisette avait coulé sur sa silhouette, elle sut que c'était une mauvaise idée. "Pourquoi ?" Les mots résonnaient contre les murs du petit salon, froid, exiguë, mais également contre les parois de son cœur. Le silence s'installait alors, un silence polaire, déchirant et révoltant. Ariane était essoufflée. Essoufflée parce qu'elle s'était précipitée à venir jusqu'ici. Essoufflée mais aussi exténuée par le voyage qu'elle venait de faire. "Je t'ai posé une question. J'aimerais que tu y répondes." Elle paraissait apaisée, ou presque. Sa voix était posée, douce, comme si derrière ses mots ne se cachaient aucun reproches. Pourtant Adonis savait ce que sa réponse impliquait.

L'épais silence se faisait pesant, silence pendant lequel les yeux d'Ariane ne voulaient pas lâcher la silhouette de son frère. On entendait seulement le pépiement des oiseaux. Au delà des questions qui se bousculaient dans sa tête, elle sentait son cœur serré dans sa poitrine. Et pourtant, elle était étonnement calme, elle avait envie de hurler. De le frapper, même. Elle n'était même plus énervée, elle était seulement blessée. Déchirée de l'intérieur. Brisée. Elle avait décidé qu'il était temps pour eux de crever l’abcès. Sans cesser de le fixer d'une intensité rarement égalée, elle finit par s'animer. Sa voix de velours semblait aussi détachée et affûtée qu'une lame de rasoir tandis qu'elle se rapprochait lentement d'Adonis. "J'aurai été prête à renoncer à n'importe quoi, à faire n'importe quoi, si seulement tu me l'avais demandé. Sans le moindre regret. Tu m'aurais demandé de te défendre contre notre père, je l'aurais fais. Et je l'ai fais, sans que tu le saches. Je l'ai fais. Tu m'aurais demandé la couronne, je te l'aurais donné. Mais au lieu de ça, tu as préféré m'ignorer. Tu m'as ignoré pendant toutes ces années dans l'unique but de détruire ma famille. Tu m'as ignoré parce que je représentais tout ce que tu as toujours voulu être. Tu m'as fais mal et tu t'en fiches. Et à cause de toi, à cause de tes idéologies, tu as détruit ma famille. La seule chose que j'avais, la seule chose que j'ai aimé... Tu me l'as enlevé." Ariane s'accrochait furieusement aux prunelles d'Adonis, les sourcils si froncés qu'elle craignit qu'ils ne restent à tout jamais comme ça. "Ma famille, parce qu'à à tes yeux, on ne l'a jamais réellement été pour toi." Aveuglée, elle ne pensait plus à rien d'autre qu'à ses ressentis qu'elle avait trop longtemps tus pour lui. Ils se connaissaient trop bien. Ils savaient parfaitement quoi dire pour agacer l'autre et où appuyer pour atteindre la cible en plein coeur. Mais surtout, ils tenaient bien trop à l'autre pour rester d'une indifférence glaciale. Ariane était très douée pour dissimuler ses émotions mais parfois, lorsqu'elle était blessée et surtout, lorsqu'il s'agissait d'Adonis, elle n'arrivait pas à se contenir. Elle pouvait à tout moment exploser et déverser cette espèce de colère froide glaçante... Elle était attachée à lui d'un lien si solide et si court qu'elle était soumise à la moindre de ses répliques. Chacun de ses mots pouvaient lui réchauffer le coeur ou le lui arracher avec une facilité déconcertante. Il était surement le seul à posséder une telle emprise sur elle. "Tu as passé ta vie à m'ignorer, à me détruire. Toi et Eros, vous m'avez détruit. Et je vous déteste tellement pour ça." continua-t-elle sur sa lancée, plongeant son regard devenu furieux. Elle sortit de son sac la lettre qu'il lui avait écrite et lit un passage à haute voix. "Mais je me dois de t'écrire, car contrairement à notre père, contrairement à toi et contrairement à Eros, je ne souhaite pas totalement tourner le dos à notre famille." Elle s’arrêta de parler et leva son regard vers lui. "Comment as-tu pu écrire cela ? Je ne t'ai jamais tourné le dos, c'est toi qui m'a tourné le dos. Tu sais, j'ai longtemps espéré avoir des explications de ta part, parce que je pensais les mériter. Mais tu as préféré fuir, parce que c'est tellement plus facile d'ignorer sa propre soeur, que d'assumer ses actes et sa lâcheté." Elle aurait dû fuir comme lui disait sa tête. Elle aurait dû rester à Biogheriha comme sa servante lui avait conseillé, mais elle en était incapable. Quand il s'agissait d'Adonis, elle était incapable de rester en retrait. Les mots qui sortent de sa propre bouche la tuaient, comme si c'était une étrangère qui parlait à sa place. Elle se mordit la langue. Le sang coulait dans sa bouche. Ca lui rappelait qu'elle était encore en vie et qu’elle n’avait pas arraché son cœur, que ce n’était qu’une impression. Il battait toujours. De façon irrégulière. Un peu trop vite. Mais il battait toujours. Elle voudrait lui dire qu'elle est désolée, qu'elle s'en veut mais les mots s'effaçaient sous son regard. Elle tentait d'articuler, de dire quelque chose mais elle en était incapable. Elle restait figée sur place, les pieds collés au sol, lourds d'angoisse. Elle semblait différente. Comme si la tristesse l'avait possédé et la consumait de l'intérieur. Elle était pathétique, debout devant lui, à lui déballer tout ce qu’elle avait sur le cœur. Elle était pathétique de croire que ça changerait quelque chose.
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‹ AGE : Il a eu 26 ans le 23 septembre dernier. On a tendance à lui donner plus, à penser que l'homme qui a déjà vécu autant a plus d'années au compteur mais Adonis est pourtant toujours jeune. Il comble l'inexpérience par l'ambition et le culot.
‹ STATUT : Marié à une femme qu’il aime, certes, mais son coeur se consume d'un amour interdit pour l'empereur tombé.Izolda est sa meilleure alliée, mais elle n’est pas lui. Après avoir passé des mois à tenter de l’oublier, Adonis se livre enfin à ses sentiments. Tout entier, sans barrière, sans retenue, quitte à finir avec le coeur en tas de cendres.
‹ SANG : C'est d'un bleu roi que son hémoglobine est teintée, comme cela aurait toujours du l'être. Le Griffith a récupéré sa couronne au prix fort, mais au moins tout cela n'a pas été vain.
‹ POUVOIR : Quatre semaines douloureuses ont transformées la vie d'Adonis à tout jamais. Le fier Eartanarien a perdu sa belle légitimité à cause d'inconnus. La colère qui brûle dans ses veines transforme sa terre adorée en une lave brûlante.
‹ METIER : Il y est arrivé, le but ultime est atteint avant même sa trentième année. Roi d'Eartanera, Adonis assoit son pouvoir sur la nation qu'il aime tant.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il a enfin obtenu. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper. Il a également tout récemment fondé un mouvement activiste pour le bien des mutants à travers tout Aksana, avec Rayna Belikov et Rita Kimora.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. C'est elle son bras-droit, désormais.
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MessageSujet: Re: coming home // arianis Dim 25 Mar - 22:54

« Votre Majesté? » Adonis leva les yeux du papier qu’il rédigeait, pour faire passer une de ses nouvelles lois. « Dites moi, Henry. » fait-il en signant le papier tout en bas, avant d’y apposer son sceau. « Votre soeur, Ariane G… » Il lève la main. « Ariane. C’est tout. » Le valet hoche la tête, et reprend. « Ariane est arrivée à Greenstall. » Adonis se lève, il place le papier dans une boite qu’il ferme avec une petite clé, laquelle rejoint ensuite sa proche droite. Il contourne son bureau, et dépasse son valet pour sortir de la pièce. « Faites la venir dans mon petit salon. » Adonis prend un virage au fond du couloir. Il monte quelques marches, et arrive dans une petite pièce où se trouve une petite garnison de gardes au repos. « Faite savoir à mon épouse que je m’entretiens avec Ariane. Faites le savoir à tout le conseil restreint et à Lord Ingmar K’han, qu’il fasse poster des hommes à toutes les issues de Greenstall. Toutes, c’est compris? » Un homme hoche la tête et Adonis sort sans un mot de plus. Il descend les escaliers, et lisse le devant de sa veste de costume du plat de la main. Le port de tête altier, et les épaules droites, il ouvre la porte de la petite pièce ou Ariane et lui vont se parler.

Sa soeur y pénétra quelques secondes après lui, et quand leurs regardes se croisèrent, absolument toute leur haine mutuelle se déversa, comme si les vannes de leurs coeurs s’étaient ouvertes au contact des prunelles similaires de l’autre. « Pourquoi? » demanda-t-elle. Adonis ne répondit pas. La question était vague, et il l’estimait être illégitime. « Je t'ai posé une question. J'aimerais que tu y répondes. » Cette fois, l’homme eut un léger ricanement. « Je suis le roi, Ariane, je n’ai aucun ordre à prendre de toi. » La jouissance de pouvoir lui dire ça était tellement qu’il aurait tout simplement pu laisser un sourire éclater sur son visage. Mais il n’en fit rien, car au fond, c’était Ariane, bon sang. Sa soeur ainée, celle qui l’avait protégé, aimé, pendant des années. Il l’aimait encore, avec une sorte de violence mêlée à la haine qu’il avait pour les gestes qu’elle avait - ou plutôt n’avait pas - posé envers lui. Pour avoir laissé leur père lui infliger milles humiliations, dont la plus forte: la prison. Et ça, il ne n’oublierait jamais.

« J'aurai été prête à renoncer à n'importe quoi, à faire n'importe quoi, si seulement tu me l'avais demandé. Sans le moindre regret. Tu m'aurais demandé de te défendre contre notre père, je l'aurais fais. Et je l'ai fais, sans que tu le saches. Je l'ai fais. Tu m'aurais demandé la couronne, je te l'aurais donné. Mais au lieu de ça, tu as préféré m'ignorer. Tu m'as ignoré pendant toutes ces années dans l'unique but de détruire ma famille. Tu m'as ignoré parce que je représentais tout ce que tu as toujours voulu être. Tu m'as fais mal et tu t'en fiches. Et à cause de toi, à cause de tes idéologies, tu as détruit ma famille. La seule chose que j'avais, la seule chose que j'ai aimé... Tu me l'as enlevé. » Adonis la laissa déverser sa haine, alors qu’il l’écoutait sans tressaillir - ce qui lui demandait beaucoup d’efforts -. Le brun n’y croyait pas. Elle n’aurait pas abandonné sa place d’héritière, sinon elle l’aurait fait depuis longtemps et aurait ployé le genou devant son pouvoir incontesté et son charisme qu’elle ne possédait pas elle-même. Il était chaque roi Griffith réincarné, un esprit fin et un charisme magnétique, un sens du leadership qui dépassait de loin toutes ses qualités, certes, mais surtout tous ses défauts. « Ma famille, parce qu'à à tes yeux, on ne l'a jamais réellement été pour toi. » Rester de marbre devenait difficile, et sa machoire s’était crispée. Mais elle n’avait pas terminé, Ariane. Il pouvait le voir. « Tu as passé ta vie à m'ignorer, à me détruire. Toi et Eros, vous m'avez détruit. Et je vous déteste tellement pour ça. » Adonis secoua la tête. « Arrête de mentir, Ariane. » Il souffle. « Tu ne nous déteste pas. » Justement, c’était comme ça qu’il comptait la mener à lui, la récupérer.

Ariane sort une lettre de son sac. Sa lettre à lui, celle qui l’invitait à venir à Greenstall, à ployer le genou, à faire de lui son roi. A revenir à la maison, à redevenir sa soeur. Il avait besoin d’elle, et la voir si proche lui en faisait prendre conscience avec douleur. Une douleur bien plus vive que celle dans son épaule meurtrie. Le brun perdit le fil, un instant, alors qu’il crevait d’envie de lui dire que tout ce qu’il voulait, c’était sa fratrie. De retour, à nouveau. Ariane lit un morceau de la lettre, et Adonis ferme les yeux un instant.  « Mais je me dois de t'écrire, car contrairement à notre père, contrairement à toi et contrairement à Eros, je ne souhaite pas totalement tourner le dos à notre famille. » Leurs regards se croisent,  quand les paupières d’Adonis se relèvent. « Comment as-tu pu écrire cela ? Je ne t'ai jamais tourné le dos, c'est toi qui m'a tourné le dos. Tu sais, j'ai longtemps espéré avoir des explications de ta part, parce que je pensais les mériter. Mais tu as préféré fuir, parce que c'est tellement plus facile d'ignorer sa propre soeur, que d'assumer ses actes et sa lâcheté. » Fuir? Lui? Il n’avait jamais fuit, ses multiples blessures en témoignait, son nez déformé par un coup en pleine bataille, ses séjours en prisons et son désormais statut de roi. Adonis était peut être plein de choses, mais certainement pas un lâche.

Le silence se fait, un court instant, et Adonis finit par s’approche un peu, mais il hésite. Et il s’arrête bien vite. « Tu n’es pas venue pour rester. » Il voulait poser la question, mais à quoi bon? C’était évident. « Tu n’aurais pas renoncé à la couronne Ariane. Tu ne l’aurais pas fait, parce que si ça avait été le cas, tu aurais renoncé à l’ordre de succession, comme Eros l’a fait. Tu m’aurais laissé hérité. Mais tu t’es accroché à ton statut, alors que tu méprises ce trône autant que je le respecte. Tu n’es pas une Griffith taillée pour le pouvoir, il n’y a rien de royal en toi, Ariane. » La colère monte, au fur et à mesure qu’il parle. Elle l’a attisée, et désormais il n’arrive plus réellement à se retenir. « Comment peux-tu oser dire, DEVANT MOI, que tu ne m’as jamais tourné le dos?! Comment peux-tu prétendre toutes ces choses, alors qu’il y a une semaine encore, je croupissais dans les cellules de CE PALAIS et que tu n’as RIEN fait pour m’en sortir! » Il bouillonne tellement qu’il sert les poings, pour ne pas laisser sa colère s’exprimer et faire fondre un mur ou un objet en pierre. « Thomas, Eros, et toi, vous étiez bien satisfaits de me savoir six pieds sous terres, sous la lame de Nehina K’han. » Adonis lève sa main valide, maudissant l’autre de lui être inutile. Il se débarasse de sa veste de costume, avec des gestes rageurs, et ouvre sa chemise - il arrache même le premier bouton - pour découvrir un torse abimé, et surtout la marque de Nehina. TRAITRE. Les lettres se détachent sur la peau diaphane du Griffith. « Voici l’oeuvre de ta famille. » qu’il crache comme une insulte. « Je n’ai jamais été un lâche. Je me suis battu pour Eartanera, en témoigne ça. » Il pointe la bosse sur son nez. « Je me suis battu pour mes idées, et je continuerai à le faire. »
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MessageSujet: Re: coming home // arianis Jeu 29 Mar - 0:29

A la simple vue d'Adonis, le cœur d'Ariane se serre. Elle a mal. De le voir ici. De devoir l'affronter à nouveau. Elle l'observe avec dédain. Et ses mots deviennent des lames incisives pour le blesser. Pour lui montrer qu'elle n'a rien oublié. La réponse que lui offre son frère suffit à l'énerver davantage. Pantoise, la brune l'observe. Ses poings se serrent. La courbe de sa mâchoire se crispe. Elle a envie de hurler. De le frapper en lui ordonnant d'arrêter. L'envie de tout lui avouer lui traversa l’esprit. Tout lui dire. Tout ce qui la bouffait de l’intérieur, la nature réelle de ses sentiments, tout ce qu’il avait tant besoin d’entendre et qu’elle ne parvenait pas à laisser échapper. Des mots enfermés dans sa cage thoracique, tout comme l’amour qu’elle lui portait, profond, et ce désir insatiable qui refaisait surface dès qu’elle avait le malheur de le voir. Silencieuse, elle sentait les mots se bousculer dans sa gorge, menaçant de s’échapper malgré sa volonté de les enterrer. "Ca y est t'as fini ?" Ses mains tremblent. Un tremblement accentué quand Adonis s'approche d'elle. La brune secoue la tête comme une négation assumée. C'est faux. Il ment. Elle ne lui a jamais tourné le dos. Jamais. Elle ne peut s'empêcher de lâcher un soupire à peine audible face à la situation. Elle sent sa gorge se nouer.

Et puis, il se déshabille.
Il enlève son costume et soulève sa chemise avec sa main valide.
Un cri perçant déchire l'atmosphère.

Pour Ariane, c'est l’asphyxie totale. Un regard sur son torse a suffit à la mettre à mal. La sensation de voir son cœur exploser. L'impression que tout venait de cesser de vivre autour d'elle. Une larme dévalant sur son visage de poupée. Mise à mal. Réalisant un tas de choses. Elle avait d'abord cru à une mauvaise plaisanterie de sa part, puis son regard se faisait plus détaillant. Traître. Lorsque son père avait pris la peine de la mettre de côté lorsqu'il devait discuter avec Nehina K'han, c'était donc pour ça. Dans l'unique but de le blesser à petit feu. Il savait très bien que si Ariane aurait été au courant, elle l'aurait refusé. Depuis qu'Adonis avait pointé le bout de son nez, elle s'était jurée de le protéger coûte que coûte. Le fait d'apprendre que son père avait participé à cet acte l'a rend nauséeuse. Comment avait-il pu ? Comment avait-il pu faire ça à sa propre famille ? A son propre fils ? Le coeur d'Ariane explose dans sa poitrine alors que les larmes lui montent aux yeux, bouleversée par des sentiments qui se mélangent et se confondent. Encore sur les nerfs, elle se rapproche de lui et et le pousse violemment. Elle se met face à lui, le pousse une deuxième fois et le force à reculer, les larmes perlant dans le coin de ses yeux. "Arrêtes, s'il te plait, je t'en supplie," lâche-t-elle, en poussant une nouvelle fois son torse, le coinçant contre un mur. A bout de nerf comme jamais elle ne l'a été auparavant, elle lève soudainement une main et une gifle claque sur sa joue, un peu plus sonore qu'elle ne l'aurait souhaité. Elle baisse les armes. Elle n'a plus la force – ni même l'envie de se battre avec lui. Elle ne veut pas cracher sa haine. Elle ne veut pas lui exposer sa rancoeur. Elle ne veut pas se mettre à nue et démontrer un peu plus à quel point la tristesse vient ronger son être. Elle baisse les bras. Elle rend les armes. elle ne dit rien. Elle attend. Elle regarde Adonis et il semble totalement surpris. Le regard perdu – comme le sien. La bouche entrouverte. Le corps tremblant."J'ai menti," finit-t-elle par souffler. "Je ne te déteste pas, je t'ai jamais détesté." C'est tout ce qu'elle trouve à dire. Elle ne sait pas pourquoi. Peut-être parce que si leurs chemins venaient à se séparer, elle veut qu'il sache. Qu'il sache à quel point il a toujours compté à ses yeux. À quel point, elle l'aimait. "Il faut que tu saches que," souffle-t-elle d'une petite voix. Elle a du mal à mettre des mots sur son ressenti. Alors elle essaie de se reprendre. "Que je suis heureuse pour toi et Izolda, et que," Elle esquisse un faible sourire en haussant les épaules. "Et que, je suis désolée, " Elle glisse son regard sur son torse. Elle ferme les yeux. Elle se sent bête. Bête d'avoir été éloigné de tout ça.
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MessageSujet: Re: coming home // arianis Lun 16 Avr - 21:22

L’agacement mutuel est profond, et irradie des deux Griffith comme une sorte d’aura électrique. Le courant est intense, aussi intense que leur profonde colère contre le monde tout entier, mais surtout contre l’autre, ou contre ce qu’ils ne savent pas de l’autre, ou contre leurs erreurs étalées si injustement aux pieds de l’autre, ou contre tout ça à la fois. Et alors que le jeune roi dégage son torse de ses vêtement, un cri se fait entendre dans l’enceinte du petit bureau. Un cri qui relance les battements agités de son cœur blessé, esseulé. Il observe sa sœur, non sans colère, mais désormais aussi avec une pointe d’intérêt. Une larme coule sur la joue diaphane de la princesse déchue, alors qu’elle pose son regard sur le corps blessé de son petit frère. Un frère qu’elle a échoué à protéger, un frère qui ne s’est jamais laissé protéger, de toute manière. Du moins pas par elle. La brune se rapproche, visiblement énervée, et vient bousculer Adonis avec force, tant de force qu’il recule, forcé par la volonté d’Ariane. Et elle recommence, les larmes toujours présentes, scintillantes au bord de ses yeux. Et puis finalement, alors qu’elle le supplie d’arrêter, une magistrale gifle vient claquer contre sa joue, et la brûlure de ce violent contact se repend partout sous sa peau. Quand l’ambre rencontre sa sœur, elle se fait aussi brûlante que la lave qui coule dans ses veines, et qui menace de s’échapper pour répondre au danger. Mais elle est fragile, l’enfant d’autrefois. La femme d’aujourd’hui est toujours cette grande sœur qui, il le sait, pleurait quand il était trop cruel avec elle. Pleurait en silence, dans sa chambre, loin de lui pour qu’il ne sache pas. Mais les esclaves savaient, et chuchotaient, et ses espions rapportaient, et Adonis entendait. Il sent sa colère fondre, alors qu’elle a ce regard abimé contre ses ambres, et elle baisse doucement le menton.

Elle a menti, qu’elle confesse dans un souffle. L’ainée a menti, car elle ne le déteste pas. Et qu’elle ne l’a jamais détesté. Et le palpitant meurtri se met à battre un peu plus fort ; un peu plus vite. Il la laisse finir, le moment est trop beau, et il a besoin qu’elle s’exprime. Ainsi même quand elle aura fini, il saura comment lui parler. Alors il attend, et elle continue. Elle se dit heureuse pour lui, et Izolda.

Adonis déglutit, et quand elle baisse encore les yeux sur son torse, il décide de ne pas se rhabiller, et de laisser cette blessure à sa vue. Ainsi elle n’oubliera pas. Il s’approche, doucement, et tend la main pour se saisir d’une des siennes. « Je savais que tu mentais. » Avoue Adonis. Il est celui qui peut lui faire croire qu’il la déteste, pas l’inverse, car leur relation n’a jamais été dans ce sens-là. Ses doigts remontent, de sa main à sa joue, il essuie les larmes. Il a bien du mal à le dire, alors qu’elle l’a frappé, alors qu’elle est venue l’incendier, mais il doit le dire car il sait l’effet que les mots qu’il prononcera aura sur son ainée. « Je ne t’ai jamais détesté non plus, Ariane. » Son pouce termine de sécher ses larmes. Elle est si petite, comparé à lui. Comparé à, eux, Ariane est l’ainée, mais tous ses frères l’ont dépassé d’une tête au moins. « Ni quand je ne te parlais pas, ni quand j’étais dans les cachots de ce palais, et ni maintenant. » Il était en colère, et il l’était encore actuellement, mais il ne la détestait pas. « Izolda est enceinte de jumeaux. » souffle Adonis. Il avait déjà écrit dans sa lettre qu’elle était enceinte, mais n’avait pas précisé qu’elle ne serait pas tante une fois. Mais deux.
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MessageSujet: Re: coming home // arianis Ven 20 Avr - 19:00

Elle se demande s'ils ne sont pas capables d'être civilisés l'un envers l'autre qu'en raison des circonstances actuelles. Il y a encore quelques mois, la politesse avait rarement existé entre eux. D'ailleurs, elle ne se rappele plus avec exactitude de la dernière fois où elle s’est retrouvée seule en compagnie d'Adonis, tant ça parait loin. C'est la première fois qu'ils se retrouvent tous les deux pour échanger plus que des banalités et ce, depuis un petit moment. Lorsqu’ils se voyaient, il y avait toujours un d'entre eux qui avait tendance à ignorer, à se mettre en retrait, comme si le simple fait d’être ensemble était une menace à éviter à tout prix. Comme si, le fait d'être réunis ravivait des souvenirs lointains et douloureux. Ils n’avaient jamais abordé leur mal-être, préférant ignorer et passer à autre chose.

Je ne t'ai jamais détesté. Ariane veut répondre. Un flot de paroles vient frapper ses lèvres scellées et elle est prête à tout lui avouer. Néanmoins, elle n'a pas le temps. Adonis vient de reprendre la parole et ce qu'il lui dit lui fait l'effet d'un coup de massue. Que... que doit-elle en comprendre ? Pourquoi a-il prit la peine de la mettre de côté ? Elle, sa sœur... Les sourcils froncés, Ariane tâche de reprendre ses esprits. Surtout, ne pas s'emballer. Ne-pas-s'emballer. Plus facile à dire qu'à faire. Sa main remonte lentement vers le visage d'Ariane, et de son pouce, il caresse sa joue tout en soutenant son regard étonné. Essuyant les larmes qui ont coulé, Ariane ne peut s'empêcher de se mordiller la lèvre pour ne pas lui crier dessus. Elle veut lui dire qu'elle a souffert, qu'elle lui en veut, qu'elle lui en voudra. "Tu sais, ça me manque," murmure-t-elle en jouant avec ses doigts. "Toi, Eros, Isaiah... Vous me manquez," Elle laisse son esprit errer un moment avant de le ramener à ses trois petits-frères. Elle les imagine ensemble, à se chamailler et à rire à gorge déployé. Elle aurait donné tout ce qu'elle possédait pour les retrouver, mais elle se rend compte de la futilité de ses pensées. A l'heure qu'il est, elle ne posséde plus rien. C'est lorsque sa vision devint flou qu'elle décide de reprendre la parole. Accrochant ses prunelles sombres, Ariane lui adressa un sourire doux avant de poursuivre d'un ton d'une pureté exemplaire avant que le courage ne la quitte. "Vous êtes la seule chose qui me reste, et--" renifle-t-elle doucement, avant de replacer une mèche de sa chevelure derrière son oreille. Submergée par l'émotion, Ariane se tait. Elle a mal. Tellement mal. Les remords. La colère. L'incompréhension. L'amour qu'elle porte à son frère. A lui, à Eros. A sa famille.

Et puis il balance sa bombe. Comme ça, sans filtre. "Des jumeaux ?" Elle le regarde. Il la regarde. Il soutient ses propos en acquiesçant du visage. "Deux enfants ?" Ces quelques mots qu'il vient de prononcer sont clairs et très explicites, pourtant, paralysée, elle met un certain temps à prendre conscience de toute l’ampleur de cet aveu qu’il vient de lui faire. "Mais-- mais c'est magnifique, je--," ne-surtout-pas-s'emballer. "Je suis tellement heureuse pour toi. Tu feras un excellent--" Un craquement sonore retentit alors qu'une des dames de compagnie d'Ariane apparait soudain au beau milieu de la pièce. Ses yeux globuleux se promenent d'un Griffith à l'autre, pour finalement s'immobiliser sur Ariane. "Ma majesté. Ariane. Je suis sincèrement navrée de vous déranger mais...mais nous devons y aller, le climat ne semble pas être en notre faveur," finit-elle par lui informer, d'une voix aigüe et peu assurée.

Les yeux brillants, son attention se rapporte à nouveau sur son frère. Elle n'a pas envie de partir. Malgré tout, il est impossible de bouger pour elle. Impossible de quitter cette pièce. De quitter son frère. Sa main dans la sienne, ses phalanges tremblent. Les sensations se bousculent et se contredisent. Elle ne sait plus quoi faire. Elle hésite. Les paroles de Tobias se répètent indéfiniment dans sa tête mais elle écoute son coeur. Du moins, elle essaie. Et puis il y a cette chaleur. Cette sensation d'avoir retrouvé la surface aux côtés d'Adonis. D'avoir retrouvé le goût de vivre durant quelques minutes. Parce que tout ce qu'elle veut Ariane, c'est son frère à ses côtés. C'est ce qu'elle a toujours voulu, rêvé depuis tant d'années.

Alors, difficilement, elle se remémore les mots de son père. N'agit pas avec ton coeur.
Elle est perdue dans ses pensées. Perdue dans sa peine.
Sa respiration s'accélère. Son souffle se saccade.

"Je dois y aller, " Le son de sa voix est tremblant. Affaiblie par la douleur et la déchirure de le quitter, une fois de plus. "Je...je dois y aller," murmure-elle une deuxième fois. Mais... contre toute attente, elle se blottit dans ses bras. Et ses mains qui s'ancrent au dos d'Adonis. Comme un refuge. Comme un besoin vital. L'odeur familière du jeune homme lui caresse le nez. Dans les bras de son frère, elle a la sensation de revivre. Elle se sent apaisée. Elle a l'impression que le monde pourrait s'arrêter de tourner – il resterait les souvenirs d'eux. Alors difficilement, elle se détache de lui. Elle prends le visage d'Adonis dans ses mains et lui murmure, le regard ancré dans le sien : "Je dois partir. Je dois y aller et-- j'aimerais que tu me fasses la promesse de prendre soin de toi. Et d'Izolda. Et de faire attention à toi. Et à tes enfants. Et même si tu as un nombre important d'alliés, tu as aussi des ennemis. Je ne supporterais pas de perdre un autre frère. Alors. Je te demande une seule chose. Fait attention à toi et à ta famille." Comme un aveu. Comme une révélation. Immédiatement, le rouge monte à ses joues. Elle se sent presque nue d'avoir laissé son cœur parler après tous ces mois de silence. Alors son instinct la fait reculer, quand son cœur lui hurle d'avancer encore. Ariane et Adonis. Deux entités. Deux âmes-soeurs. Deux êtres se retrouvant après des mois de silence. J'ai plus envie de te laisser maintenant. qu'elle pourrait dire encore. Mais rien ne sort. Parce qu'ils ne sont pas comme ça. Parce qu'ils ne peuvent l'être.
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‹ AGE : Il a eu 26 ans le 23 septembre dernier. On a tendance à lui donner plus, à penser que l'homme qui a déjà vécu autant a plus d'années au compteur mais Adonis est pourtant toujours jeune. Il comble l'inexpérience par l'ambition et le culot.
‹ STATUT : Marié à une femme qu’il aime, certes, mais son coeur se consume d'un amour interdit pour l'empereur tombé.Izolda est sa meilleure alliée, mais elle n’est pas lui. Après avoir passé des mois à tenter de l’oublier, Adonis se livre enfin à ses sentiments. Tout entier, sans barrière, sans retenue, quitte à finir avec le coeur en tas de cendres.
‹ SANG : C'est d'un bleu roi que son hémoglobine est teintée, comme cela aurait toujours du l'être. Le Griffith a récupéré sa couronne au prix fort, mais au moins tout cela n'a pas été vain.
‹ POUVOIR : Quatre semaines douloureuses ont transformées la vie d'Adonis à tout jamais. Le fier Eartanarien a perdu sa belle légitimité à cause d'inconnus. La colère qui brûle dans ses veines transforme sa terre adorée en une lave brûlante.
‹ METIER : Il y est arrivé, le but ultime est atteint avant même sa trentième année. Roi d'Eartanera, Adonis assoit son pouvoir sur la nation qu'il aime tant.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il a enfin obtenu. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper. Il a également tout récemment fondé un mouvement activiste pour le bien des mutants à travers tout Aksana, avec Rayna Belikov et Rita Kimora.
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MessageSujet: Re: coming home // arianis Dim 3 Juin - 0:26

L’étonnement et la surprise se peignent sur le visage de la princesse reniée, alors qu’Adonis lui avoue ne pas la détester. Il comprend sa surprise. Lui qui a ignoré sa sœur, lui qui l’a rejetée si fort. Mais c’était pour éviter de tisser un lien avec elle, pour éviter de l’apprécier encore plus jusqu’au point où réaliser son objectif aurait été impossible. Avec Eros, il n’avait pas été forcé de sacrifier leur relation, car Eros s’était rangé de son côté à lui presque directement, le voyant comme un élu providentiel. Ariane, c’était différent. Au fond, Ariane avait peut être plus de volonté qu’il ne voulait bien le croire… Parce qu’elle, elle ne l’aurait jamais laissé faire. Elle ne le laissait pas faire. "Tu sais, ça me manque," un murmure, soufflé alors qu’il essuie ses larmes. "Toi, Eros, Isaiah... Vous me manquez," Adonis ferme le syeux un instant, alors que sa main retombe le long de son flanc. "Vous êtes la seule chose qui me reste, et--" l’émotion est palpable, et Adonis la sent. Il comprend que ça devient trop dur pour sa sœur de continuer, quand elle se tait tout simplement. Il déglutit, hésite, et avoue à demi-mots. « Ca me manque aussi. » Une faiblesse énoncée, mais il ne saurait en faire autrement. Alors que cette vérité l’étreint, qu’elle l’éreinte, qu’elle le rend fou de chagrin, plus les jours passent et qu’ils passent alors qu’il est terriblement seul. Arrivera-t-il un jour à trouver un moyen ? Une solution ? Un miracle, pour les réunir tous les trois.

"Des jumeaux ?" Ils ont changé de sujet, ils en avaient besoin. Oublier l’amertume et la tristesse, et penser à l’avenir. Des jumeaux, oui. Et elle répète, incrédule. "Deux enfants ?" Un sourire sincère nait sur les lippes du roi, un sourire si brillant qu’il fait pétiller l’ambre de ses yeux, alors qu’il adore la réaction de sa sœur. Elle continue, ne sachant manifestement que dire. "Je suis tellement heureuse pour toi. Tu feras un excellent--" Elle s’interrompt, ou plutôt on l’interrompt. Adonis s’apprête à renvoyer avec force et violence l’intruse, mais déjà elle n’est plus là, et Adonis observe sa sœur, avec un regard qui a déjà changé. Un regard de mécontentement, parce qu’une intruse s’est infiltrée dans son palais. Il devrait arrêter sa sœur, l’empêcher de partir, mais il en est incapable. Pour faire quoi ? La mettre en prison ? L’enfermer là où il vient de passer plusieurs semaines ? Hors de question, il ne peut pas lui faire subir ça. Cette torture, il ne la fera subir à aucun Griffith. Maudit soit celui qui enfermera son propre fils, sa propre sœur, son propre cousin dans les cachots du palais d’Eartanera.

"Je dois y aller, " Adonis sert sa main, il veut la retenir, il tente de le faire, inconsciemment. La voix de sa sœur est tremblante, mais le brun ne le relève même pas, ou si peu. Il il y a juste cette main qui tente de l’attirer vers lui, de la garder près de lui. "Je...je dois y aller," il secoue la tête. « Non. » Il ne va pas l’obliger. Il ne doit pas l’obliger. Il ne peut pas l’obliger. Et puis, alors que la pression sur sa main se défait, qu’il parvient à se détacher, c’est elle qui vient dans ses bras, s’y blottir alors que ses mains s’accrochent au dos du roi. Le frère ne peut s’empêcher de glisser son bras valide autour d’elle, l’autre pendant mollement le long de leurs corps entrelacés. Le Griffith la sert contre lui avec force, un peu trop, peut être, mais il en a besoin. Et puis, elle se détache, il la laisse faire, et elle prend son visage pour lui dire quelques dernier mots. Il hoche la tête, comme le petit frère qu’il était autrefois, qui écoute sa grand sœur lui donner des conseils. Des conseils qu’il compte écouter plus que ceux de leurs parents, parce qu’Ariane savait mieux s’y prendre avec Adonis que Thomas et Juliette, quand il fallait faire entrer une idée dans la tête de cet impétueux enfant terrible. « Je protégerai ma famille envers et contre tous, Ariane. Tu peux me croire sur parole, aucun mal ne sera fait à un Griffith. » Ni toi, ni Eros, avait-il envie d’ajouter. Il les comptait toujours dans cette famille, même si il les avait officiellement reniés. « S’il te plait… Reste en vie. » Souffle Adonis avant de la laisser partir. « Je devrais t’empêcher de partir, je devrais t’arrêter, pour gagner cette guerre. Mais pour faire quoi ? Te jeter dans les prisons que je viens de quitter ? Je ne veux pas te garder ici de force. Alors part, il le faut, Ariane. » Ne revient pas, devrait-il ajouter. Mais il ne le fait pas, et il la laisse partir, et il la laisse prendre avec elle une part trop importante de lui, une part trop grosse de son cœur.
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