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hurts like hell (adovenys)

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MessageSujet: hurts like hell (adovenys) Dim 4 Mar - 16:03


( How can I say this without breaking ? How can I say this without taking over ? How can I put it down into words, hen it's almost too much for my soul alone ? with @Adonis Griffith )


La situation durait depuis trop longtemps. Comment en étaient-ils arrivés là ? Cette famille que Diovenys a tant admiré et envié, avec laquelle elle a partagé joies et malheurs. Cette famille qui aujourd'hui se déchire pour une couronne de terre. La situation en Eartanera s'est aggravée de jour en jour, laissant un peuple divisé par les querelles familiales et les enjeux politiques. A l'image de son peuple, Diovenys était tiraillée par ses allégeances. Fidèle à Thomas Griffith, qu'elle considérait comme un oncle, la jeune femme priait pour qu'elle ne doive pas un jour choisir entre ses amis et l'héritier légitime du trône. Elle priait les dieux pour que tous entendent raison et que les choses puissent un jour revenir à la normale. Mais au vu des dernières nouvelles, la jeune Oathbridge n'avait d'autre choix que d'admettre l'illusion de son souhait. Entre le kidnapping d'Adonis et les purges, il lui fallait se rendre à l'évidence. La paix n'était pas prête d'arriver. Pas même la mort de l'un des adversaires ne parviendrait à enterrer toute cette animosité, car leur cause leur survivrait. A ce stade là, la seule chose qu'elle pouvait espérer, c'était de parvenir à être en accord avec sa propre conscience. Qu'importe le choix qu'elle faisait, elle aurait l'impression de se trahir elle-même, mais aussi ses proches. Membre du gouvernement de Thomas Griffith, elle n'avait eu guère d'autre choix que de rester à son poste, gérer la trésorerie du royaume qui ne cessait de s'épuiser à cause de la guerre qui faisait rage. Combattre Adonis et ses partisans n'était pas une chose aisée, et Diovenys devait s'assurer que cela ne plonge pas Eartanera dans la misère, quelle que soit l'issue du conflit. C'est ainsi que la brune se rassure chaque jour. Elle se convainc que ce qu'elle fait, c'est pour sa patrie, pour son peuple. Qu'Adonis la comprendrait. Un paris bien risqué, étant donné l'évolution de leur relation au cours de ces dernières années. D'amis, à amants, à ennemis, les deux jeunes gens n'avaient pas encore réussi à regagner la confiance l'un de l'autre suite à leurs fiançailles rompues. Diovenys redoutait que cette fois-ci ne soit le coup de grâce pour leur amitié. Qu'ils ne puissent jamais se relever de ce différend. Qu'Adonis ne perde la vie avant qu'ils ne puissent un jour se pardonner ou ne fut-ce qu'essayer de se justifier une dernière fois.
D'un mouvement de la tête, Diovenys s’efforce à chasser ces mauvaises pensées de son esprit. Mais dans son insomnie, les doutes la gardent éveillée et reviennent de plus belle. Elle sait que si Thomas parvient un jour à avoir raison de son fils, ce sera en lui ôtant la vie, mettant ainsi fin aux menaces qui pèsent sur son règne. Elle sait que les heures du prince sont probablement comptées. Elle le sait pourrir dans un cachot, à seulement quelques dizaines de mètres sous ses pieds. Tandis que ses pensées son dirigées vers lui, elle se torture à l'imaginer, les poignets liés, l'âme en peine. Est-ce qu'il pense lui aussi à elle ? A sa sœur et à son frère ? Aux traîtres qui promettent de le mener à sa perte ? Ou bien à ses alliés, à sa femme ? A qui dédie-t-on nos dernières pensées, lorsque notre sort dépend d'un homme dont la survie dépend de notre propre mort ? Quand cet homme est notre père ? Diovenys n'a pas idée de ce qu'il peut endurer, seulement tenter d'imaginer. Adonis l'a déjà faite souffrir, mais elle ne lui aurait jamais souhaité le traitement qui lui est infligé.
C'est donc écoutant son coeur que la belle quitte son lit et se dirige jusqu'au sous-sol, en prenant d'abord le soin de  passer aux cuisines afin de prendre quelques restes du repas de la soirée avec elle. Elle n'a pas le moindre mal à s'imposer face aux gardes, son statut étant suffisant pour lui accorder le droit de visite au prisonnier. Pourtant, face à la lourde porte, c'est une Diovenys terrifée qui ne parvient pas à se décider. Une Diovenys assourdie par les battements de son palpitant, une Diovenys qui cherche ses mots et le courage de les prononcer. Une Diovenys qui craint de ne pas être à la hauteur de ce qu'elle pourrait voir derrière ces murs. C'est donc hâtée par les geolliers qu'elle finit pas pénétrer dans la pièce sombre, ses jambes manquant de se dérober sous elle à chacun de ses pas. Il faut quelques secondes à ses pupilles pour s'acclimater à l'obscurité et lui permettre de reconnaître la silhouette de son ami. Les sourcils froncés, elle s'approche d'Adonis, dont les traits n'ont jamais été autant tirés, pas même après son retour du Palais des Flammes, il y a de cela quelques mois. « Que t'ont-ils fait ? » qu'elle ne peut s'empêcher de prononcer. Elle se précipite à genoux devant lui, mais doit immédiatement se reprendre pour ne pas faire l'erreur de détacher ses mains. Bien qu'elle souhaiterait le faire, Diovenys n'en a pas le droit. Sans compter que rien ne lui assure qu'Adonis n'en profite pas pour la tuer. Après tout, il n'aurait pas totalement tord de la prendre pour responsable. Elle qui aurait pu lui rendre visite dès son arrivée, mais qui ne l'a pas fait. Elle qui aurait pu empêcher son kidnapping, œuvrer pour lui lorsqu'il était encore libre. « Je t'ai apporté à manger. » elle dit simplement, rongée par la culpabilité. Une bien maigre consolation pour le prince déchu.


Dernière édition par Diovenys Oathbridge le Lun 7 Mai - 23:00, édité 1 fois
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‹ AGE : Il a eu 26 ans le 23 septembre dernier. On a tendance à lui donner plus, à penser que l'homme qui a déjà vécu autant a plus d'années au compteur mais Adonis est pourtant toujours jeune. Il comble l'inexpérience par l'ambition et le culot.
‹ STATUT : Marié à une femme qu’il aime, certes, mais son coeur se consume d'un amour interdit pour l'empereur tombé.Izolda est sa meilleure alliée, mais elle n’est pas lui. Après avoir passé des mois à tenter de l’oublier, Adonis se livre enfin à ses sentiments. Tout entier, sans barrière, sans retenue, quitte à finir avec le coeur en tas de cendres.
‹ SANG : C'est d'un bleu roi que son hémoglobine est teintée, comme cela aurait toujours du l'être. Le Griffith a récupéré sa couronne au prix fort, mais au moins tout cela n'a pas été vain.
‹ POUVOIR : Quatre semaines douloureuses ont transformées la vie d'Adonis à tout jamais. Le fier Eartanarien a perdu sa belle légitimité à cause d'inconnus. La colère qui brûle dans ses veines transforme sa terre adorée en une lave brûlante.
‹ METIER : Il y est arrivé, le but ultime est atteint avant même sa trentième année. Roi d'Eartanera, Adonis assoit son pouvoir sur la nation qu'il aime tant.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il a enfin obtenu. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper. Il a également tout récemment fondé un mouvement activiste pour le bien des mutants à travers tout Aksana, avec Rayna Belikov et Rita Kimora.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. C'est elle son bras-droit, désormais.
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MessageSujet: Re: hurts like hell (adovenys) Dim 8 Avr - 16:37

C’est l’enfer, à nouveau, qui se dessine sous les yeux fatigués du jeune roi sans couronne. L’enfer que lui a réservé son propre père, pour la trahison dont il s’est rendu coupable. Parce qu’Adonis est un traitre, oui. Il n’a pas encore pris les armes, mais c’est tout comme. Il s’est alliés aux ennemis, trouvant en Elizaveta Valaeris et Cal Oshun des alliés de taille, alors qu’ils sont ceux-là même contre qui son père se bat. Et alors qu’il est assit là, dans le noir, Adonis ne peut empêcher son cerveau de resonger à ce père qui veut désormais sa mort. A cet homme qu’il a longtemps admiré, et adoré. Au fond, Adonis ne pourra jamais réellement détester cet homme. Pas alors qu’il a tant fait pour lui, qu’il lui a tant appris. Au fond, Adonis aurait aimé être son héritier, vraiment. S’il était né le premier, il aurait attendu, il aurait fait la guerre à ses côtés, l’aurait rendu fière. Adonis soupire, et pose le haut de son crâne contre le mur, derrière lui.

Il essaie de dormir: en vain. Le brun est bien trop plongé dans milles et unes pensées, et son coeur et son cerveau ne veulent pas le laisser s’assoupir. Car le brun pourrait être en train de vivre ses dernières heures, et il refuse de les vivre en dormant. Il doit réfléchir, trouver un moyen. Quelque part, il espère qu’on vienne le chercher, à nouveau. Que quelqu’un descende et le libère, mais il faudrait une armée pour lui permettre de s’échapper. Et alors que le brun a des rêves de liberté, il entend le bruit de quelqu’un qui s’approche. L’homme lève la tête, et aperçoit une silhouette pénétrer dans sa cellule. C’est Diovenys, son ancienne fiancée, bien qu’il ne l’ait jamais considérée ainsi. Son père a profité de sa condition d’homme condamné pour le fiancé à la dernière fille d’une première branche, certes, d’une famille nouvellement anoblie. comme si un prince Griffith pouvait se contenter de marier la plèbe et, d’en plus, en prendre son nom. Adonis et né au top, ce n’était pas pour passer sa vie dans les champs comme un Oathbridge. Bien sur, tout ça, il ne l’avait jamais dit. Outre le fait de perdre son nom, c’était aussi de perdre son prestige et surtout son alliance avec Isaure qui le dérangeait. Et au final, Adonis n’épousa ni Isaure ni Diovenys, mais Izolda, l’une des femmes de sa vie et la seule digne de lui. Elle s’approche, la jeune femme, et semble choquée de le voir ainsi. Les mains liées dans le dos, le brun l’observe. « Un peu de torture, voyons Diovenys. » souffle-t-il comme un venin. « Ainsi sont les Eartanariens. » Ajoute Adonis. Sans pitié, sans faveur pour les traitres. Il serait le même genre de roi, à cet égard, plus encore après y avoir goûté. L’Oathbride s’approche encore, et l’odeur d’un plat s’insinue dans les narines du brun. Elle lui a apporté à manger, et Adonis sent son estomac se nouer de faim. « Je meurs de faim. Merci. » Il ne va pas mentir, après tout, ça se voit. Le brun est plus maigre que jamais. Lui qui n’avait jamais vraiment récupéré de son séjour en prison est en train de subir pire, car son corps s’affine encore.
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MessageSujet: Re: hurts like hell (adovenys) Ven 13 Avr - 18:55


( How can I say this without breaking ? How can I say this without taking over ? How can I put it down into words, hen it's almost too much for my soul alone ? with @Adonis Griffith )


La plus grande faiblesse de Diovenys est et sera toujours son coeur. Ce dernier est en constant affrontement avec sa raison et quels que soient ses choix, il y a toujours une partie d'elle qui finit par regretter. A l'époque, elle avait choisi de rester fidèle à sa nation, plutôt qu'à son amitié avec Cal. Puis elle a choisi sa nation plutôt qu'Adonis. Nulle n'est plus dévouée à Eartanera que Diovenys. Pourtant, ce soir elle était tiraillée par la culpabilité. Par les souvenirs des moments heureux qu'elle avait pu partager avec cet ancien amant. Ce même homme qui ne cesse de se jouer d'elle, même lorsqu'elle se décide à lui rendre visite tandis qu'il croupi dans les cachots du palais. En effet, la fatigue n'altère en rien son sarcasme. Léger mouvement de recul. Il lui en veut. Elle savait qu'il lui en voudrait, mais, naïve, elle s'imaginait qu'il ne la tiendrait pas forcément pour responsable de son sort. Elle sert les dents et prend sur elle pour ne pas relever. Elle n'est pas venue ici pour se disputer avec lui, alors elle s'installe à son tour par terre et pose le plat au sol, comme elle poserait les armes face à un ennemi. « Acceptes-tu que je t'aide ? » qu'elle demande calmement en levant une cuillère à la hauteur du visage d'Adonis. S'il a faim, il n'aura pas d'autre choix que d’acquiescer. Diovenys est bonne mais pas au point de délier ses poignets. Elle espère pour lui qu'il parviendra à mettre sa fierté de côté car, s'il était encore un prince il y a quelques semaines, aujourd'hui il dépend du bon vouloir de cette même bronze devenue argent qu'il a répudié quelques mois plus tôt. Si la rancœur de Diovenys avait été mal placée, elle se serait probablement délectée de la situation. Elle aurait probablement profité de sa supériorité pour rappeler sa propre arrogance à Adonis. Pourtant elle n'en fait rien. Il ne faut pas croire, la jeune femme ne trouve aucune joie dans ce conflit. Jamais elle n'aurait souhaité voir les Griffith se déchirer autour d'une couronne. Jamais elle n'aurait souhaité voir sa nation divisée. Jamais elle n'aurait souhaité qu'Adonis soit un jour torturé comme il l'a été. « Je n'étais pas au courant. » elle se contente de lâcher, en faisant référence au traitement que Thomas et ses hommes (et femmes) lui ont réservé. A vrai dire, l'emprisonnement même du fils Griffith l'avait beaucoup étonnée de la part de cet homme qu'elle considérait comme un second père, comme un oncle. Ce n'est que quelques jours plus tôt que Diovenys a remarqué le changement dans le comportement du monarque. Auparavant, elle refusait de voir sa sévérité, prétextant qu'il ne s'agissait que d'un désir de protéger son peuple, veiller à la prospérité de sa nation. « Qu'est-t-il arrivé ? » qu'elle chuchote comme à elle même, avant de reprendre cette fois-ci en direction d'Adonis. « Que vous est-il arrivé ? Les Griffith ? » Cette famille qu'elle a si longtemps admiré. Cette famille dont elle aurait tant aimé rejoindre les rangs. Que s'est-il passé, pour que fils se retourne contre père ? Pour que frères se retournent contre frères et soeur ? Etait-ce réellement la faute au pouvoir ? Ou bien celle de la faiblesse ? Elle a eu beau vivre avec eux ces dernières années, Diovenys n'a remarqué les tensions que dernièrement. Avait-elle été aveugle ? Aveuglée par sa propre avidité de reconnaissance. Par les désirs de sa famille. Bercée d'illusions obnubilée par ses ambitions pour Eartanera. Peut-être aurait-elle du voir venir la chose.


Dernière édition par Diovenys Oathbridge le Lun 7 Mai - 22:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: hurts like hell (adovenys) Dim 15 Avr - 22:41

Elle pose le plateau devant lui, et Adonis baisse les yeux sur le contenu. Une soupe, autrement dit un plat facile à manger quand c’est quelqu’un d’autre qui doit vous le fournir. Sa fierté est piquée à vif, mais tous ses repas se passent ainsi. Depuis qu’il est ici, un lambda passe régulièrement pour le faire manger, mais Adonis refuse une fois sur deux, et son corps commence à montrer des signes de fatigue et d’amaigrissement. Ses joues sont creusées et ses traits tirés. Il n’est que l’ombre de lui-même, mais pourtant la flamme brille toujours dans l’ambre de ses prunelles. Il hoche la tête à la question de la jeune femme, alors qu’elle lève une cuillère à sa hauteur. Déjà, le liquide lui réchauffe la gorge et le corps, et il souffle. « Merci. », un élan de sincérité pure, de la part d’un homme épuisé. Adonis soupire. « Personne ne le sera, mon père n’est pas assez stupide que pour laisser tout Eartanera savoir ce qu’il réserve à son propre fils. » Non, c’était une punition invisible, qu’il ne réservait qu’à Adonis, et qui était censée lui faire passer des jours à regretter ses actes. Cependant, la torture avait l’effet inverse. Elle gorgeait Adonis de rage et de détermination, et si parfois il était persuadé qu’il allait simplement mourir, d’autre fois il se promettait mentalement d’en finir avec son père, et qu’un jour, il le tuerait. La question de l’Oathbridge n’étonne pas réellement Adonis, qui pose son regard sur lui. Tout Eartanera doit se poser cette question. Qu’est-il advenu de l’illustre famille royale ? De leur solidité sans pareille, de leurs valeurs de loyauté qui se sont transmises à tout un peuple ? « Les Oshun. » répond Adonis, au bout de quelques secondes. « Adrien, Camilla, Cal. Chacun sur un de nous. Mon grand père, mes parents,… » Il pense au blond, et son regard s’humidifie de sentiments qui ne semblent pas capable de se tarir. Il baisse les yeux, acte qui n’arrive que très peu de la part de cet homme qui se voit déjà roi. « Et moi. » L’ambre se pose à nouveau sur la jeune femme. « L’empire des Oshun, voilà ce qui est arrivé, autant aux Griffith qu’à Eartanera. Les étrangers, et leur vile domination. C’est exactement ce contre quoi je me suis battu, et ce pourquoi je suis ici. Thomas se bat pour la même chose, mais pas de la même façon. Au lieu de penser au peuple et à la paix, au lieu de passer par des voies politiques, il préfère envoyer les hommes et les femmes de notre nation aux frontières. Autant dire à l’échafaud, face aux soldats sur-entrainés de l’Empire. » Une fois encore, quand il parle de son but et de ses idéaux, Adonis s’échauffe, et parle avec passion.
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MessageSujet: Re: hurts like hell (adovenys) Lun 7 Mai - 22:59


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En développant une maîtrise quasi parfaite de son élément, Diovenys a entre autres appris à se battre, et ce malgré son statut de maître. Fidèle Eartanarienne, elle ne s'est jamais contentée des seuls enseignements de l'Académie, trop consciente de la nécessité de s'imposer tant bien intellectuellement que physiquement dans un monde comme Aksana. Pourtant, son caractère n'a jamais démontré le moindre attrait pour la violence. Impulsive, certes, Diovenys n'a néanmoins jamais cherché à se battre ou faire du mal à autrui pour le simple plaisir, n'en ayant pas le coeur et n'y voyant pas le moindre intérêt. La découverte des sévices perçus par Adonis la laisse donc sans voix, incapable d'imaginer qu'une telle chose ait pu avoir lieu à quelques centaines mètres des parents du Griffith, ou pire encore sous les ordre du paternel. Adonis ne tarde d'ailleurs pas à mettre fin à l'incertitude en accusant ouvertement Thomas d'avoir caché l'étendue de la situation à la benjamine Oathbridge. Quelques semaines plus tôt, cette dernière n'aurait jamais accepté que l'on parle de la sorte de son souverain. Elle aurait même entièrement rejeté la possibilité qu'il soit derrière la torture de son fils. Mais à présent, la belle ne sait plus que penser. Elle l'a vu, changer, agir de sorte qu'aujourd'hui elle n'est plus sûre de le connaître aussi bien qu'avant. Cet homme qu'elle considérait comme un membre de sa famille, comme un second père. Au fil des semaines, un voile s'est abattu sur son regard autrefois bienveillant. Une ombre menaçante, inquiétante, comme le spectre d'un vieux démon venu lui jouer des tours. Se pourrait-il qu'il soit devenu fou ? Qu'ils le soient tous devenus ? Père contre fils. Frères contre soeur.
Des interrogation dont Diovenys décide de faire part à Adonis. Il pourrait refuser de lui répondre car après tout, elle ne s'attendait pas forcément à une réponse précise. Mais le prince entame la longs liste des coupables. Les Oshun. Sa propre famille. Personne n'est épargné de ses accusations, pas même lui. Diovenys reste muette face à cet élan de sincérité. En aucun cas elle ne voudrait briser cet instant. Depuis les années qu'elle côtoie Adonis, jamais elle ne l'a vu faire preuve d'une telle sagesse. En un sens, elle ne peut que partager son avis. Elle-même a toujours rêvé d'une nation de la Terre indépendante et forte. Cal était son amis, mais elle n'acceptait pas pour autant la suprématie de Flamaerin. Sa passion pour son peuple est quelque chose qu'elle partage avec Adonis, et l'enthousiasme de ce dernier lui arracherait presque un sourire. Sous sa silhouette amaigrie, Adonis est bien là. Elle parvient encore à distinguer la flamme dans son regard, lorsqu'il parle du futur d'Eartanera. « Pense-tu qu'il ne sait pas ce qui est bon pour notre nation, après des années de règne ? » qu'elle lui demande. Une question en toute simplicité, sans le moindre sous-entendu. Après tout, Diovenys ne sait pas ce qu'est de régner sur une nation toute entière. Elle sait la nourrir, mais pas la mener à la victoire. « Il est vrai que ton père a changé. » elle finit par dire, en prenant soin de parler à voix basse. Si Thomas est capable de faire torturer son fils, de quoi serait-il capable si une de ses sujet venait à remettre ses décisions en question ? « Mais n'est-ce pas aussi ton orgueil qui parle ? Ariane non plus ne mènerait pas Eartanera à la guerre. » Diovenys étudie toutes les possibilités. Elle a le sens de la hiérarchie et après Thomas, c'est à Ariane que devrait revenir la couronne. Une femme qu'elle admire. Une femme. Diovenys rêverait d'un monde gouverné par ses consoeurs, qu'elle pense plus réfléchie que leurs homologues masculins. Elle se plaît à croire qu'un tel monde ne connaîtrait ni la guerre, ni la terreur.
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MessageSujet: Re: hurts like hell (adovenys) Dim 3 Juin - 12:27

« Pense-tu qu'il ne sait pas ce qui est bon pour notre nation, après des années de règne ? » Adonis lâche un léger rire. Il secoue la tête, persuadé de la justesse de ses pensées. Ses mains liées dans son dos le démangent, il veut les bouger, en ressent le besoin immense et intarissable, depuis des jours. Ses épaules le font souffrir, et cette douleur constante est comme un rappel. « Je ne pense pas qu’il ne sait pas ce qui est bon pour notre nation. Et Thomas ne règne véritablement que depuis quelques mois. Je pense qu’il est aveuglé par la haine et la colère d’avoir perdu son héritage pendant si longtemps. Mais il n’a rien fait pour le récupérer en temps voulu, quand Arthur est mort. » En effet, quand le dernier roi de la terre avait expiré son dernier souffle, il aurait du briser le pacte, quitte a allonger la guerre. Aguarinui et Aerinstin auraient pu s’allier à lui. Des théories que cet enfant de la paix fait dans sa tête sans savoir ce qu’était la guerre, sans savoir que ça aurait été impossible. Pas après que les Griffith aient assassinés les Zhirova, et que les Valaeris, en guise de revanche, aient assassinés les Hobbs. « Il est vrai que ton père a changé. » La voix de la jeune femme est plus basse, un murmure destiné aux seules oreilles du Griffith enfermé ici bas. Adonis cligne des paupières en l’observant, et hoche la tête. « Mais n'est-ce pas aussi ton orgueil qui parle ? Ariane non plus ne mènerait pas Eartanera à la guerre. » Un nouveau ricanement, il secoue la tête encore une fois. Les question de Diovenys sont justifiée, mais idiotes selon lui. Ariane est faible, trop douce, elle ne saurait tenir des hommes et des femmes tels que les Eartanariens, et encore moins face à des nations comme Flamaerin, Aguarinui et Aerinstin. De plus, elle n’a aucune jugeote politique, là où Adonis est un diplomate de la première heure. « Peut être que mon orgueil me fait dire certaines choses, il n’empêche que de mon frère et de ma sœur, je suis le seul qui fasse si peur à mon père qu’il est prêt à me tuer. Et ça, Diovenys, c’est parce que je suis le seul qui a su galvaniser une partie de son si précieux peuple, et le détourner de lui. Un roi ne peut rester sans la fidélité de son peuple. » Et il allait finir par l’apprendre, à quel point c’était vrai. « Ariane est trop douce, trop naïve. Elle se ferait manger toute crue. Elle aurait été une reine idéale, il y a des siècles, quand les guerres n’existaient pas et qu’Aksana vivait en paix, sans tensions. Désormais, chaque nation a un dirigeant qui connait la stratégie, l’art militaire et pire encore : celui de la manipulation. » C’était la vérité, et en prison, il se fichait de dire ce qu’il pensait. Que pouvait-il lui arriver de pire, après tout ?
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hurts like hell (adovenys)

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