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what about our sins † (iders)

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humans
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‹ AGE : [ trente neuf ] années à fouler cette terre à la chaire calcinée. A trop maudire, à trop souffrir pour mieux faire s'écrouler l'Empire.
‹ STATUT : [ âme esseulée ] d'avoir un jour osé aimer. Trahi de la plus violente des manières il ne compte plus jamais offrir ce myocarde dévaster.
‹ SANG : [ vide ] de toute particularité, sang d'un rien qui pourtant sait autant faire de mal que de bien.
‹ POUVOIR : [ nul ] n'a besoin de pouvoir quand seules la volonté et la rébellion sont reines. De celles là mêmes qui font écho dans chaque coup de poing.
‹ METIER : [ leader ] de sa propre armée, celle qu'il a longtemps divulguée et dans le secret, érigée.
‹ ALLEGEANCE : [ lui-même ], il a toujours su qu'il ferait de grandes choses de ses mains, se voulant porte parole des pauvres humains et mêlés mis de côtés. Seule compte la destruction massive de tous ceux qui osent se faire appeler maîtres.
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MessageSujet: what about our sins † (iders) Ven 2 Mar - 13:56

Ido & Anders

what about our sins


Les hautes falaises arides de Flamaerin s’étendent enfin à perte de vue. Les yeux bleus les observent longuement durant un instant. Il sait pertinemment pourquoi il est là. Foulard dissimulant une partie de son visage, le sable et la terre collent encore à sa peau découverte, synonyme d’un voyage long mais également camouflage intelligent lui permettant d’outrepasser les différentes barrières et obstacles sans se faire réellement repéré. Ces choses-là s’apprennent sur le tas, quand bien même Anders n’est pas assez idiot pour croire que tôt ou tard le gouvernement ne saurait pas reconnaître ses traits physiques et notamment la rousseur chatoyante de sa tignasse. Pour l’heure, il profite du temps qui lui reste, a délaissé le QG aux membres de son armée, sachant que ces derniers feraient le nécessaire. A l’heure actuelle, le leader a besoin de savoir que sa troupe de chasseur chargée de l’anéantissement des maîtres à Flamaerin fait bien son travail. Non pas qu’il n’a pas confiance en Ido, mais il a eu vent de certaines choses véritablement déplaisantes et il est tout bonnement hors de question que les ordres ne soient bafoués au profit de diverses actions mal jaugées. Lorsque ses pieds foulent enfin le sol plus sec, la chaleur écrasante le prend au visage, ne lui rappelant que trop bien qu’il n’est point fait pour ce climat étonnamment chaud. Originaire de la terre, les climats tempérés lui sont beaucoup plus appropriés, véritable terrain de jeu duquel il voudrait voir Thomas Griffith tomber. Ce diable aux mains armées, de ceux qui se prennent pour la plus effroyable des tyrannies. Il ne mérité rien de plus que tomber de son piédestal lui écrasant les chevilles. Bon nombre de maîtres pourraient dire de même de celui qui foule ce sable, avançant droit vers son armada de la mort et de la destruction, mais si Pollux est devenu leader, c’est uniquement pour être à même d’offrir à ces êtres jugés comme inférieurs un avenir des plus meilleurs, et éloigné de la douleur. Sans doute se fourvoie-t-il et se perd, mais plus jamais il ne voudrait lire dans leurs yeux tous ces élans mortifères. Car Anders s’inquiète de l’avenir des siens, prend note des conséquences et dommages collatéraux qui suivent en temps de guerre, mais rien ne peut rester aussi abjecte et aussi amer. Les temps doivent changer, la monarchie doit s’écrouler, et pour ça ils n’ont d’autre choix que de devenir une seule et même armée. La rébellion sera le fief de la raison et de l’insoumission.  

Les pas mènent jusqu’aux abords du campement, emplacement connu et supposé, de toute évidence Pollux est à l’image d’Ido un gamin des rues, il y a de ces choses qu’on ne le leur apprend plus. La seule différence qui demeure en cet instant est la discrétion avec laquelle il se fond dans le rang, jusqu’à apercevoir ladite tente et y pénétrer par l’arrière sans attendre. Arrivée théâtrale pour une surprise à laquelle il ne s’attendait sûrement pas. Les prunelles océan scrutent la silhouette de celui qu’il a un jour appelé frère. Frère qu’il est toujours au sein de son poitrail au myocarde abîmé par les années. Seule la fierté éhontée refuse que ce genre de sentiments, de vive voix, soient égarés. Le foulard aux couleurs carmines passées et embrouillées de sable glisse le long de son nez et de son menton jusqu’à reprendre sa place initiale, doigts balayant la saleté des cheveux qui avaient été attachés. Le silence est de mise, regard en biais jeté à Aderal pour mieux analyser l’état d’esprit dans lequel il se trouve en cette fin de matinée, alors que l’astre solaire arrive à son zénith et sonne le clairon sur le moment le plus terrible et chaud de la journée. Il est arrivé à point nommé. Yeux glissant sur un bandage de fortune qui orne la jambe de son fidèle ami, mâchoire se crispe de constater que les ragots étaient véridiques et non bafoués.

« Je pensais avoir été clair sur les ordres à suivre. Ne saurais-tu donc plus lire mes écrits ou entendre les chants de nos comparses convenablement ? » qu’il persifle d’une voix étrangement calme et posée, probablement même un peu trop glaciale comparée à l’étendue de chaleur étouffante qui les entoure, et ce, malgré l’ombre que procurent les tissus au-dessus d’eux.

A nouveau, les mirettes le quittent pour mieux s’attarder sur la tâche qui souille le tissu rapidement bandé, pas s’approchant lourdement de ce corps qu’il n’a peut-être pas totalement vu grandir mais qu’aujourd’hui il voit vieillir. Ils vieillissent, tous les deux, et sûrement même bien trop vite à cause de tous ces évènements qui n’ont de cesse de les frapper. « Désobéir est une chose mais le faire en se ratant en est une autre… Que serait-il advenu du plan de base si tu avais péri durant cette attaque stupide ? ». Qu’Ido ne s’y méprenne surtout, Pollux en veut également à son bras droit et aura également une explication avec lui. Car la moindre incartade et jeu hâtif dans ce grand échiquier pourrait très bien leur coûter la vie. A eux, mais pas que.  



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humans
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‹ ALLEGEANCE : anders pollux, plus ou moins.
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MessageSujet: Re: what about our sins † (iders) Sam 31 Mar - 23:04

Les ordres affluent comme de mauvais présages, incontrôlables, insatiables, insupportables, se multipliant tels des rats venant lui ronger la peau et les os, et lui rappeler qu'après tout il n'est que son chien, son fidèle et loyal cabot tout juste bon à ployer le genou et à obéir, sous la contrainte. Il file droit Ido, ou en tout cas autant qu'il en est actuellement capable, guidé par cette soif sanglante qui l'anime depuis maintenant des mois, le crâne bourré à craquer d'immondices et de violences que celui qu'il est réellement n'arrive plus à supporter. Pourtant, il avance, et brise, tranche et lacère. Il vole, ment, détruit, répandant souffrance et agonie sur son passage et celui de ses hommes, tous presque aussi brisés que lui, tous presque aussi fous. Le parfait exutoire, la parfaite diversion, quand finalement seule la violence peut apaiser ses jours, quand ses nuits, elles, s'imprègnent de douleurs torturant son esprit et mimant dans son sommeil les pires des atrocités. Il n'a jamais autant tué Ido, jamais, obéissant au doigt et à l’œil, ou presque, commençant à apprécier le confort d'une place de leader, loin de son roi, là où enfin il peut laisser libre court à ses envies, et ce même les plus funestes. Mais quand cet ordre là est arrivé, si différent des autres, d'un cynisme tel que ses lèvres faillirent échapper un rire à sa lecture, Ido fut épris d'un certaine incompréhension. Tuer des maîtres, en tuer le plus possible, les exterminer... Le lambda croyait pourtant avoir bien compris le message mais semble-t-il qu'à présent, Anders choisissait une autre stratégie, celle de l'évitement, du recul peut-être, qu'en savait-il de toute façon, il n'était plus inclus dans les confidences depuis longtemps. Ne pas tuer donc, mais observer, contempler ce si doux spectacle, celui d'armées   s'entrechoquant comme des quilles pour protéger leurs rois de pacotille... L'idée était tentante mais pas autant que l'envie de s'y joindre et d'en buter quelques autres en plus, offrant si diligemment leur corps à la mort sur ce champ de bataille meurtrier. Ido n'avait pas pu leur refuser ça, pas quand depuis des semaines ils ne connaissaient que ça, galvanisés par les lames fendant la chair et les masses brisant les os. Et il n'avait pas non plus réussi à se résigner à rester là, oisif quand tout son corps brûlait d'impatience d'en découdre avec la mort.

De cette bataille, il risquait donc d'en retirer un blâme, certainement tout autant que Yerim qu'il avait croisé, brièvement, sur la terre déjà rougeoyante, réfractaire lui aussi face à cet ordre étrange. Un blâme de plus, une déception certainement pour Anders, encore, et pourtant Ido, lui, était bien à milles lieux de se soucier de ce sort là, plutôt concerné par le souvenir qu'il avait ramené de la bataille, soit une large entaille sur la cuisse, cadeau funeste d'un maître du feu qu'il regrettait encore d'avoir laissé filer. A Flamaerin, les blessures cicatrisaient mal, un détail qu'Ido avait rapidement identifié, encore gamin, observant la guérison lente et fastidieuse des plaies causées par Keith Osoryd. La chaleur de plomb, la sueur perlant sur la peau à toute heure de la nuit et du jour, les bandages trempées et l'eau rare, rendaient la réparation des chairs compliquées, voir aléatoires et il n'en fallait pas moins pour qu'Ido y porte une attention toute particulière, d'autant plus qu'ici, aucune petite main ne pouvait le soigner comme cela avait été si bien effectué au sein de la Ligue. Prenant donc soin de changer son pansement le plus régulièrement possible, le lambda s'était réfugié dans ce qui lui servait d'abri au sein du campement de fortune des chasseurs de Flamaerin. Se pensant seul, il grommela en échappant un rouleau d'étoffe servant de bandages, boitant avant une difficulté relative jusqu'à ce que la voix d'Anders ne résonne dans son dos. Aucun besoin  de se retourner, Ido ne sait que trop bien reconnaître son vieil ami et ce même si cette petite visite incongrue n'est pas vraiment faite pour le ravir. - Ma lecture est un peu rouillée en effet, à croire que j'ai du mal déchiffrer, surtout qu'un jour on tue, le lendemain on ne tue pas, difficile de suivre quand on se retrouve à l'autre bout du pays. A question calme, réponse calme, Ido n'a même pas l'envie de s'amuser à le provoquer ou d'entrer en conflit avec lui, pas maintenant, pas quand il sait pertinemment qu'il n'aura pas le dessus, autant physiquement, qu'idéologiquement. - En me ratant ? Son visage fait volte face, se tournant vers Anders avec un sourire tout autant amusé qu'agacé, ses pupilles à présent accrochées à celle du visiteur surprise. - J'ai l'impression d'être toujours en vie, et d'avoir soulager cette terre de quelques connards, donc je n’appellerais pas tellement ça un raté. Et ce quand bien même sa jambe le brûle et que son sang suite encore, souillant le tissu pourtant changé il y a de ça quelques minutes. - Et j'imagine que tu aurais nommé un autre leader pour cette tribu et que le plan de base n'en aurait pas été ébranlé plus que ça, non ? Parce qu'après tout, n'est-il pas plus que ça à présent ? Un pion, un joli pion certes, un pion qu'on apprécie quand même un peu, peut-être, mais un pion, interchangeable, négligeable et sans grande valeur. - Et sinon, à part venir constater cette déception je suis toujours à tes yeux Anders, tu avais quelque chose d'autre à me dire ? Non pas qu'il en soit relativement surpris mais il s'imagine, quand même, que pour avoir fait tous ces kilomètres, Pollux doit bien avoir quelque chose de plus substantiel à lui apprendre, attendant impatiemment la révélation tout en s'asseyant sur un banc de forture et commençant à s'affairer sur le changement de son pansement.
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