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shame and despair (zahir)

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fire nation
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fire nation
‹ MESSAGES : 863
‹ AVATAR : haley bennett.
‹ CRÉDITS : av (MITTWOCH), gif (idriss/cha<3)
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‹ AGE : vingt-cinq ans.
‹ STATUT : mariée à tarehk khodja, qu'elle exècre avec passion. son cœur, lui, bat cependant pour un autre, pour son sang, secret bien gardé.
‹ SANG : argent, rutilant, supérieur.
‹ POUVOIR : son élément est resté pur, inaltéré ce qui fait d'elle une maître du feu indiscutable (et rare).
‹ METIER : main de fer dans un gant de velours pour le compte de sa famille (et de l'empire), espionne multi-camps.
‹ ALLEGEANCE : en public, les oshun. en privé, son clan, sa caste, sa famille, toujours.
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MessageSujet: shame and despair (zahir) Sam 10 Fév - 22:49


SHAME AND DESPAIR
zahir & marlys



L'alcool ne l'aura ni enivrée, ni soulagée, comme si ce soir, seulement ce soir, elle avait été immunisée contre ce breuvage facétieux par ses démons intérieurs lui bouffant les entrailles et le cœur dans un dîner de maître. C'était trop à supporter, trop à regarder, alors elle s'était faite invisible, muette et fuyante, telle l'ombre qu'elle était devenue quand les mots sacrés, ceux scellant cette union, étaient sortis de sa bouche. Marlys n'était plus Marlys, elle était devenue la fiancée, l'épouse, la potiche qu'on attendait d'elle, collant aux basques d'un homme qui allait faire d'elle sienne d'ici quelques semaines et étouffer avec un sourire sardonique sur son visage ingrat cette flamme libre et ardente qu'elle avait toujours été, coûte de coûte. Elle avait souri, désabusée, elle avait ri aux tentatives pathétiques de son fiancé d'amuser la foule argentée qui s'était pressée à cet événement qu'elle seule avait redouté à s'en ronger les os. Elle avait été celle qu'il voulait qu'elle soit, celle qui l'adore et qui jamais n'oserait entacher sa si belle réputation par des mots ravageurs, celle qui évitera peut-être la furie de l'animal à l’ego blessé une fois les rideaux et les portes du manoir Khodja refermés derrière leurs silhouettes faites de mensonges et violence. C'était étrange comme ce soir, tout un monde semblait s'être inversé, comme chacun s'était attelé à être ce qu'on attendait de lui, jouant un rôle si parfaitement interprété que les apparences n'avaient pas faillies une seule seconde. Mais surtout, c'était étrange comme Zahir, en fiancé dévoué et époux destiné, avait été pour Marlys l'allié rêvé en cette épreuve lorsqu'elle se raccrochait à la mascarade qui défilait sous ses yeux pour mieux s'empêcher de sombrer dans une détresse intérieure ravageuse. Elle devait bien lui accorder qu'il fallait un certain génie pour tromper ainsi les grands de ce monde tel qu'il y arrivait, quand elle ne voyait que ses yeux révulsés et ses traits tirés par la rage en dessous du masque qu'il arborait sans aucune honte ni retenue. L'illusion était parfaite et chacun semblait oublier ce que les Khodjas faisaient réellement pour remplir leurs poches de pièces dorées et effrayer le pouvoir en place au point de se voir élever à un rang qu'ils n'auraient jamais du obtenir. Un jeu, peu amusant au demeurant, dont les ficelles n'avaient plus aucune mystère pour Marlys non plus, élevant à nouveau sa compétence au profit de sa famille, toujours, mais peut-être aussi de son cousin dont le mariage glorieux ne méritait pas non plus d'être entaché. Pourtant, bientôt, les sourires avaient fini par crisper ses traits, faisant de son visage celui d'une marionnette dont les yeux vides traduisaient le peu de vie et les nerfs mis à rude épreuve, après des heures indécentes à se battre contre ses propres humeurs, Marlys avait presque imploré Zahir de quitter cette assemblée étouffante pour retrouver une quiétude toute relative, un lieu où enfin la sulfureuse pourrait se débarrasser de cette seconde peau puant le faux. Les sourires et les convenances quittèrent alors instantanément le visage de Marlys, alors qu'ils s'engouffraient dans les bas-fonds, lieu de villégiature de cette famille qu'elle exécrait, en partie, et chez laquelle elle avait du trouver un refuge forcé, prison choisie par cet oncle qu'elle maudissait un peu plus chaque nuit lorsque le sommeil la fuyait. Zahir n'était plus dans ses bonnes grâces, ses pupilles dilatées le fustigeant d'une haine renouvelée, nourrie par ce nauséeux spectacle auquel elle avait du prendre part, alors que plus aucun contact physique avec lui ne semblait tolérable. Malgré tout, le Khodja semblait presque s'amuser de cette étrange soirée, et de ce revirement de situation peu étonnant, un sourire narquois coincé au coin de ses lèvres, un sourire qui rendait Marlys folle et qu'elle aurait voulu arracher avec ses propres ongles. - Ne crois pas que les choses aient changées Zahir, ne crois pas que cette soirée était autre chose qu'une parfaite mascarade... Car s'il croyait qu'il avait gagné, il se fourvoyait majestueusement.
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MessageSujet: Re: shame and despair (zahir) Mar 13 Fév - 2:23


SHAME AND DESPAIR
zahir & marlys


L’événement avait été un test pour les deux fiancés. La première représentation d’une pièce à laquelle ils devraient s’habituer, qu’il leur faudrait rejouer encore et encore pour berner les spectateurs. Et quel succès cela avait été ! Ils auraient pu se tromper eux-mêmes s’ils n’avaient pas tout détruit en secret dans les coulisses du manoir des Khodja. Désormais imperméables à l’espoir, protégés derrière la violence et les mensonges qui ne semblaient plus les quitter. C’était sûrement pourquoi ils s’étaient si bien accordés, beaux dans cette harmonie pourrie, presque surpris de réaliser à quel point ils pouvaient former un front uni. Ils avaient eu le temps de s’évaluer, de trouver les failles, de savoir sur quelle corde tirer. Et pourtant, malgré le dégoût mutuel qu’ils éprouvaient et les blessures infligées, il fallait avouer que cela avait valu la peine de se déchirer ainsi. Parce qu’ils s’étaient tellement disséqués qu’ils se connaissaient mieux qu’ils ne l’auraient pensé. Marlys était un adversaire avec lequel Zahir avait appris à danser, à force de l’affronter. Et ce soir, l’espace de quelques heures, elle avait su se couler dans le rôle d’alliée face à cette trêve qu’aucun n’avait eu à demander. Partenaire le temps d’un mariage, cachant ses mauvais côtés pour n’éclairer que les bons, duper pour mieux s’élever. Mais cela n’avait duré qu’un temps avant que la comédienne ne devienne automate. Il avait été déçu Zahir, de constater que son sourire avait perdu en éclat, que ses yeux s’étaient éteints quand elle s’était tue. Le rossignol ne voulait plus chanter ses louanges, il préférait retourner dans sa cage dorée. Cette fin prématurée avait été difficile à digérer, une victoire pas totalement fêtée, pas entièrement méritée. Elle avait rendu les armes trop vite Marlys et cela avait eu le don de l’agacer. Il avait eu tort de lui accorder autant de crédit, de lui faire presque confiance pour une fois.

Leurs masques s’évaporent dès qu’ils passent de la lumière à l’obscurité, délaissant le luxe doré de la cérémonie pour les bas-fonds sombres de Launondie. La proximité de ce territoire familier calme un peu la colère sourde de la bête. Il laisse les bruits environnants l’apaiser, presque bercé par le ronronnement de la voiture qui les ramène au manoir. De toute sa superbe, il l’ignore, elle et la haine qui gangrène ses yeux dans lesquels il avait prétendu se noyer toute la journée. Il l’éclipse le temps du trajet pour mieux lui faire regretter l’attention qu’il s’apprête à lui accorder. Chaque seconde étire un peu plus ses lippes dans un sourire narquois qu’il ne cache pas. Parce qu’il est satisfait au fond Zahir, de cette prestation et du dégoût qu’elle semble enfin réveiller chez Marlys. La blonde s’est reprise depuis leur départ, délaissant ses automatismes pour mieux déchainer le torrent de ses émotions qu’elle était presque parvenue à anesthésier pour un temps. Il fait mine de rien de voir mais elle est trop prévisible, trop transparente pour qu’il ne manque le moment exact où il retrouve sa fiancée sans ses artifices. Celle qui le rend fou, qui semble chercher les coups, qui ne veut pas accepter la place qui est la sienne. Dommage pour elle, il allait le lui rappeler une fois encore. « Ne crois pas que les choses aient changées Zahir, ne crois pas que cette soirée était autre chose qu'une parfaite mascarade... » Elle a l’audace de lui lancer ces mots au visage en croyant voir sa flèche le toucher en plein cœur. Et ça le fait rire Zahir, ça l’amuse tellement qu’elle puisse ainsi le sous-estimer. Penchant la tête sur le côté, il hausse les sourcils d’un air désabusé avant de secouer la tête. « Je ne crois rien du tout mon ange. » Répond-il en accentuant les deux derniers mots sans se départir de son sourire moqueur. Il se déleste de ses habits d’apparats, complètement insensible à la présence de la Swanson avant de se retourner pour lui faire à nouveau face. « Ce que je sais par contre, c’est que la fin de ta prestation était terriblement décevante. Je te pensais plus endurante mon cœur. » Il crache son venin sans retenue, agrippant son menton au passage pour lui signifier qu’il ne plaisante plus désormais. Il serre ce dernier pour y apposer les empruntes blanches de ses doigts brûlants. Sans son déguisement, il ne reste plus rien du fiancé modèle qui avait accompagné la blonde dans cette épreuve. Ainsi à moitié dévêtu, il redevient le monstre qu’un jour Marlys épousera.
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MessageSujet: Re: shame and despair (zahir) Dim 11 Mar - 23:34

Il ne sait rien Zahir, il ne sait rien de ce tumulte envahissant ses entrailles et suintant de ses chairs, à milles lieux d'en connaître les véritables raisons, se gargarisant à croire qu'il est le seul démon hantant son esprit, le seul marionnettiste tirant les ficelles une à une jusqu'à faire apparaître un sourire brisé sur son doux minois préservé. Car de tous ses maux, il n'en est que le dernier, ou presque, une simple ombre au fond d'un tableau déjà marqué par des visages obsédant Marlys au point qu'aujourd'hui, que ce soir, respirer en devient même difficile. Les rires gras et nauséeux d'Ernest résonnent encore dans son crâne, tout comme les sourires de Laurel Swanson se sont gravés au fond de ses pupilles écorchées, asséchées par les larmes qu'elle s'est empêchée de verser. Cette journée a marqué un tournant décisif, douloureux, celui de la fin de la liberté, de l'insouciance, celui de l'entrée dans une vie qu'elle a toujours redoutée, celle des gamins devenant adultes, devenant des pions à grand renfort d'alliances et d'accords, celui de la perte de cet être aimé, pourtant déjà mari d'une femme qui se voit néanmoins dérober son toucher. Mais de tout ça, Marlys ne peut dire mot, quand bien même elle n'a jamais été de celles qui s’apitoient sur leur sort ou qui crient leur désespoir à tout va. Paraître faible n'a jamais été de l'apanage des Swanson, une leçon durement apprise, dés sa plus tendre enfance, une leçon qu'elle a d'ailleurs si bien intégrée qu'aujourd'hui tout son monde n'est qu'illusions et fausses impressions. Des illusions dont Zahir est peut-être encore aujourd'hui la victime, croyant à tort à la belle mascarade élaborée et décidée depuis des années par un Ernest Swanson avide de façonner ses rejetons en bons petits soldats. Ce que Marlys n'a plus envie d'être. Alors à quoi bon conserver ce visage faux et niais, celui de la petite noble qui, malgré sa famille redoutable, n'est qu'une femme, une simple femme reléguée à la figuration. Elle n'a plus envie de paraître, de cacher ce qu'elle est vraiment, qui elle est vraiment, ce feu dévastateur qui n'est plus vraiment que le sien, ce feu qui s'était tarit, petit à petit, en cette journée éreintante mais qui se voyait à présent réveillé par les mots et la moue de cet homme qu'elle devrait un jour appelé son mari. Un rire éraillé s'échappe alors de sa gorge serrée par le désespoir, amusée néanmoins par ce petit jeu dont il semble se délecter, en étant bien le seul. - L'endurance n'a jamais été l'un de mes points faibles Zahir... La patience par contre, un peu plus, et je n'ai pas franchement la patience ce soir de te voir m'étaler ton petit jeu pathétique. Un simple geste de sa main et elle se libère de ce toucher révulsant, celui de ses doigts sur sa peau, accrochant son visage comme l'avait fait Ernest il y a de ça quelques mois. Jamais elle ne capitulerait devant des hommes comme eux, plus jamais, et quand bien même son corps et son esprit sont endoloris par la peine, le peu de forces qu'il lui reste suffira bien à la débarrasser de ce Khodja. Ses mains rougies par la colère se déposent sur son torse, à présent nu, comme si cette vue allait l'émoustiller comme une petite vierge effarouchée, y apposant une pression vive et agressive, avide de voir la distance entre leurs deux corps s'amplifier pour se libérer de son aura nocive. Elle le repousse, avec rage, une rage aussi violente que la tempête en elle alors que son esprit, toujours bloqué dans la demeure Swanson, imagine le pire, soit l'exact contraire de ce qu'elle est entrain de vivre en ce moment précis. Laurel a tiré le bon lot, quand elle, la Swanson, se retrouve avec le pire, une injustice qui la ronge, tendant même à la rendre folle ou tout du moins, à la briser en milles morceaux, des morceaux qu'elle s'évertue à recoller, la nuit, protégée des regards narquois afin qu'une fois le jour venu, l'illusion soit complète et ce même aux yeux de ses plus proches alliés. - Je serais ta femme, Zahir, je serais la femme parfaite aux yeux de tous, la Swanson que tous croient connaître, que tu crois connaître... Mais ne t'attends pas à ce que cette illusion soit une réalité et n'oublie jamais d'où je viens, n'oublie jamais mon nom, celui qui sera bientôt le sien, une famille dont tu ne feras pour autant jamais parti, je peux te l'assurer... Animée par une furie dévorante, les mots fusent tel un aboiement agressif, les larmes presque au creux de ses paupières déphasées. Elle n'a pas envie de ça, elle n'a pas envie de cette vie là, sans lui et si elle doit pourtant s'y résigner, alors autant rendre la vie de Zahir aussi impossible qu'est la sienne en cet instant.
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