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see what i've become (adonis)

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MessageSujet: see what i've become (adonis) Jeu 8 Fév - 8:39

arbitrary blackness gallops in:
i shut my eyes and all the world drops dead

« Eh bien, eh bien, regardez qui voilà… » L’obscurité fut chassée par les flambeaux allumés par le mêlé, et les silhouettes se firent face. La descente n’avait pas été évidente. Pour se frayer un chemin, sans s’ébruiter, il avait acheté les gardes les moins loyaux, en avait blessé d’autres. Il s’était retenu, néanmoins, et aucun mort ne jonchait les corridors sombres. Il se devait d’être discret, sa visite ne devait pas remonter aux oreilles du tout puissant, seuls les Dieux savaient ce qu’il lui arriverait. Tobias ne désirait pas le découvrir. Alors il s’était emparé des clefs, et avait remonté le long couloir de pierre, ignorant les plaintes et les supplications de ceux qui croupissaient ici depuis de longues années. De son pas nonchalant, et le sourire aux lèvres, il se présentait à celui qu’il était venu voir : Adonis Griffith, prince déchu et enfermé par les siens. Un ami, autrefois, si jamais pouvait-on appeler cela ainsi. L’homme, qu’il avait autrefois entrainé au corps à corps et au combat à l’épée, se trouvait à ses pieds, le visage sale, les poings liés dans son dos. Quel drôle de roi. « Je t’avais pourtant appris à te défendre. Tu m’en vois déçu. » Il le dévisageait, un rictus narquois sur les lèvres, les doigts fermement accrochés au fer de la porte. Dans son dos, Tobias sentit la présence de sa folie se manifester, douce Sonya, qui l’accompagnait là où il allait. L’hallucination posa une main sur l’épaule de l’orange, et se portant sur la pointe des pieds, vint lui murmurer ses douces paroles au creux de son oreille. « Tu devrais rentrer auprès de lui. Regarde-le, Tobias, il est inoffensif. C’est toi le maitre ici. Toi et toi seul. » Sa main glissa le long de son dos, l’autre s’empara de son bras, des caresses que seul le vent lui donnait. « Montre-lui, montre-lui que tu es le plus fort. » Les clefs rencontrèrent la serrure, et les barreaux qui les séparaient s’ouvrirent, laissant le grand mêlé pénétrer dans la cellule du prisonnier. Et Sonya disparut, le temps de quelques instants.

Tobias, les grands yeux ouverts, la bouche tordue en un rictus mauvais, s’approcha de quelques pas, ses bottes noires frappant la poussière de l’endroit. Il riait, de voir ainsi le si puissant roi, lui qui avait des rêves pleins la tête, lui qui s’était fait si bêtement attrapé. Il réalisa, soudain, la porte ouverte et le prisonnier attrapé, et d’un rire cristallin, indiquant l’ouverture derrière lui, s’adressa à Adonis. « Ça ne te dérange pas que je laisse ouvert, j’espère ? C’est pas comme si tu allais nous abandonner, de toute façon. » Nouveau rire, moquerie délicieuse qui berçait ses lèvres étirées. Son regard sombre scruta la cellule, à la recherche de la silhouette folle, Sonya, ô belle Sonya, où te trouves-tu ? Le regard fou cessa sa recherche, se rappelant qu’à ses pieds se trouvait l’ancien ami, et le sourire qui s’était effacé sous l’inquiétude d’avoir perdu sa compagne regagna de nouveau son visage. « Oh, Adonis, je crois que toi et moi allons passer de très bons moments, ici-bas. » La silhouette colossale - de taille seulement, la musculature l’était beaucoup moins - s’accroupit, se mettant au niveau du pauvre capturé. Ses mains vinrent se glisser sur les cuisses de ce dernier, balayant la poussière qui s’y était accroché, laissant ses longs doigts trainer contre le riche tissu. Le regard de Tobias glissa de même, le long de son corps, brillant d’une lueur nouvelle : certains l’auraient qualifiée de mauvaise, d’autres de lubrique. Mais l’éclat étrange s’éteignit, et les mains délaissèrent les cuisses pour pincer la mâchoire du captif. « Quel dommage qu’on t’appelle mutant. » Le regret colora son intonation, nuance passagère, bien vite étouffée par le rire qui la suivit. « Mais ne t’en fais, gentil Adonis, je ne te ferai pas de mal. Tu es déjà en bien mauvais état. » Le rire, de nouveau, vint étirer ses lèvres, douce folie qui enluminait son visage porcelaine. Et l’homme se releva, tourna les talons, oublia le temps de quelques minutes, la présence qui se trouvait à ses côtés. Il s’avança contre un mur, se planta ainsi durant de longues secondes, observant les aspérités de la pierre.

Mais les paroles prononcées vivement par le captif le rappelèrent à sa besogne, à cette visite secrète, à ce jeu auquel il s’amusait. Parce que tout n’était plus qu’un jeu pour Tobias : jeu de séduction, jeu du gentil contre les vilains, jeu politique (bien que celui-ci l’ennuyait terriblement), jeu d’amitié, jeu narquois. Il était redevenu enfant, et passait ses journées à jouer. A rire. A se moquer du malheur des autres, lui qui autrefois compatissait si bien. « Oh, j'ai failli oublier ! Tu as le bonjour de ta famille. En particulier Ariane, et Eros. » Il se retourna vers l’homme à terre, les lippes fleuries, le regard amusé. « Non, je rigole ! » Rire de folie, effrayant son qui emplie la cellule. Deux pas furent esquissés, funambule qui marchait le long d’une ligne invisible, mais que lui discernait bien.  Il remonta tout le fil, les bras tendus à l’horizontal, et se retrouva dans le dos d’Adonis. « Oh, ne t’en fais pas pour eux, je m’en occupe comme il se doit. » raconta-t-il alors qu’il manqua de tomber dans le vide, néant existant dans son seul esprit. Il mima un saut, qui pour lui le propulsa sur la terre ferme, sans aucune égratignure. « En particulier de ta sœur. » Sourire qui s’étira dangereusement, qui mêlait tendresse et perversion. Un corps, pourtant, qu’il avait refusé de toucher davantage, si ce n’est les lippes dont il s’emparait bien souvent, puisque suivant pieusement les préceptes de ses Dieux. « Mais avouons-le, la princesse est d’un ennui ! Bien trop… morale. Gentille. » Le sourire s’effaça, et Tobias s’agenouilla de nouveau, toujours dans le dos du détenu. Il posa, mollement, son menton sur l’épaule de ce dernier, et soupira lourdement. « Oui, voilà, gentille. Peut-être devrai-je lui apprendre quelques uns de mes secrets. » Il retrouva la détermination et l’excitation qui l’habitait depuis plus d’un mois, écho de sa folie maladive, et la silhouette de Sonya réapparut à lui. « Qu’en penses-tu ? » Ses mains s’agrippèrent aux épaules d’Adonis, mais l’orange déchu ne parlait qu’à l’hallucination qui s’offrait à lui dans les ténèbres des cachots.
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