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all the king's horses (deyra)

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‹ CRÉDITS : @chloé la queen (av) & paula my love (sg & profil)
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‹ AGE : vingt-trois années offertes aux sept, aux divinités que tu vénères, vingt-trois années de sang argent, fille d'avril et du printemps.
‹ STATUT : promise aux sept seulement, aucun anneau pour orner le doigt, encore, mais la vie qui n'a jamais appartenu à celle qui la détient, et la possibilité, toujours, d'une alliance politique.
‹ SANG : argent, du mercure liquide qui fait battre ton coeur. tu es argent. les tiens l'ont toujours été. fossoyeurs de platine dans l'humus, rois de la terre sans couronne, maisons fairhorn, maison wheatdrop, si proches du pouvoir. mais le sang qui goutte de tes plaies est carmin, lui. argent parmi les wheatdrop déshonorés, argent parmi les bronze.
‹ POUVOIR : la terre t'a abandonnée, la terre t'a quittée, les sept t'ont maudite, malgré toute ta foi. désormais, tu maîtrises le métal, comme des boucliers, comme des poignards.
‹ METIER : ancienne haute sacerdas, la démission présentée au roi, devenue assassin pour les sept, en croisade contre les hérétiques.
‹ ALLEGEANCE : les sept avant les wheatdrop, les sept avant tout le reste.
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MessageSujet: all the king's horses (deyra) Lun 5 Fév - 22:12

all the king's horses

( A V A N T     G R E E N S T A L L )
   l'éclat du soleil sur les robes luisantes et dorées. le parfum du musc et du foin. les tourbillons de poussière ocre. tout ça t'est aussi familier que l'était le parfum de ta mère, aussi familier que l'est la vue de ta demeure, à biogeriha. les écuries de deynor t'ont vue grandir , ses haras ont été le siège de tes courses effrénées. elles ont été ton premier amour. tes suppliques d'enfant à un jeune homme, la naissance de ta passion et de votre amitié.
un être aussi constant dans ta vie que les statues des sept qui ont veillé sur toi depuis ton avènement. un être aussi bienveillant que les divinités qui t'ont créée. et la danse souple et puissante des équidés autour de toi, leur course vers l'avenir, ton invitation à la liberté. c'est deynor qui a instillé en toi la flamme de ta passion pour l'équitation. deynor qui t'a appris à maîtriser les fils du vent, à devenir l'autre moitié d'un duo puissant dans une valse élégante.
les empreintes de tes pas sont inscrites dans la poussière du haras, et tu serais capable d'y déambuler les yeux fermés. ta seconde demeure. oubliés, les sept. oubliée, la perte de ta maîtrise.
presque.
la poussière qui se soulève à chacun de tes pas ne suffit pas à masquer le tremblement de tes mains. ta terreur, constante. tu n'es qu'une mutante, une oubliée des dieux dans une nation qui pourchasse ceux qui ont changé. ascension. transmutation. chute. une petite fille engagée dans des évènements qui la dépassent, une petite fille sans repères. dans une guerre trop grande pour toi. deynor, c'est un repère. un allié. et tu as besoin de lui.
tu as besoin d'une monture. un compagnon pour te porter sur le champ de bataille, pour voler au secours du roi sans couronne. un roi en qui tu ne crois qu'à moitié, un roi qui doute de la voie des sept. un roi chantait en bas, en haut mouraient sept dieux. sept dieux que tu ne peux laisser mourir, un roi que tu ne peux laisser dépérir.
et bientôt, c'est deynor que tu aperçois. deynor dont tu connais par coeur la silhouette qui se découpe au loin, dont tu connais par coeur les inflexions de cette voix que tu ne tarderas pas à entendre. deynor comme une boussole dans la tourmente. deynor, dont tu tombes dans la gravité. vite, si vite, tu le rejoins, et tes mains cessent de trembler, l'acier autour de toi cesse de répondre à ta détresse. dans un autre monde, dans une autre vie, tu te jetterais probablement dans ses bras pour qu'il te console, frère que tu n'as jamais eu. alors tu souris, et ton sourire se fait large, immense.
'deynor. je suis tellement heureuse de te revoir. tu m'as manqué.' ça ne faisait pas si longtemps. mais tu avais changé, depuis. ton essence s'était réorganisée, ta maîtrise t'avait quittée. ce n'était plus la même personne qui s'adressait à lui. 'il me faudrait l'un de tes étalons. puissant. pour la bataille.' le mot te répugne, la violence te fait frémir. tu ne tourneras pas les talons, cependant. tes cousines, ton sang a besoin de toi. mais rapidement, c'est ton visage qui s'éclaire. 'et si tu es libre, j'apprécie toujours de pouvoir m'offrir une promenade en compagnie d'un vieil ami.'

 

   

   
☆☆☆ Beerus
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Jeu 8 Fév - 17:50

Le calme qui entourait Deynor était d'un réconfort sans pareille, et pourtant, il arrivait que le regard du brun ne s'attarde trop ici, ou encore là. Soucieux, le maître de la terre. La caboche pleine de questions, d'appréhensions concernant le grand événement auquel il avait décidé de prendre part, récemment. À bas les masques. Bientôt. Ce rôle dans lequel il s'était enfermé et qui commençait à l'étouffer ne serait bientôt plus qu'un mauvais souvenir, lointain, et révolu. Deynor, alors enfoncé dans un rocking-chair rembourré de coussins, se leva d'un bond en apercevant une silhouette qu'il ne connaissait que trop bien se diriger vers les écuries. Et un sourire illumina son visage jusqu'ici sombre et pensif. Il sauta d'un bond agile du porche et prit la direction des écuries, décidant de retrouver la jeune Keira Fairhorn. Il secoua la tête en comptant le nombre d'années qu'il connaissait la jeune fille, devenue femme. Le temps, une fois de plus, lui rappelait avec cruauté le chemin parcouru et les années engrangées. Il lui semblait encore que les premières leçons d'équitation de Keira s'étaient tenues la veille. Non, décidément, le temps était bel et bien un tyran. Mais si les années passaient et que les frimousses changeaient, il était cependant certaines choses sur lesquelles le temps n'avait pas la moindre emprise. Comme l'attachement qu'ils avaient l'un pour l'autre, qui s'était mué en une amitié des plus solides au fur et à mesure. Et comme cette passion autour des chevaux qui les réunissait. Deynor savait que Keira avait besoin d'une nouvelle monture pour la bataille qui se préparait, et il avait eu suffisamment le temps d'y penser pour savoir quels chevaux lui proposer. Elle était une excellente cavalière, et saurait mater une monture avec un certain caractère. La jument de Deynor étant elle-même une forte tête, il ne connaissait cela que trop bien. Cela avait aussi un certain charme, quand on y songeait. Et puis, Deynor savait aussi que Keira avait besoin de se changer les idées. La perte de son pouvoir l'avait grandement affectée, et sa nouvelle maîtrise lui donnait beaucoup de fil à retordre. Il se promit de ne pas aborder le sujet ; elle en souffrait suffisamment comme cela. En voyant la silhouette de la jeune fille se rapprocher, un sourire paisible flotta sur les lèvres du dresseur de chevaux. Les mots qu'elle prononça en arrivant à sa hauteur élargirent un peu plus son sourire. « Tu m'as manqué aussi, » souffla-t-il avec douceur. Oui, elle avait changé. La Keira qu'il connaissait s'en était allée, consumée par la perte de sa maîtrise. Celle qui lui faisait face était encore en quête d'équilibre, de stabilité. Une chose qu'il espérait lui apporter aujourd'hui. La requête annoncée, Deynor adressa un petit coup de menton sur la droite. « Par ici mam'zelle, » glissa-t-il gaiment. La proposition qui suivit provoqua chez le maître de la terre un rire affectueux. « Un vieil ami, rien que ça ? Je sais que je grisonne, mais je ne pensais pas faire si vieux que ça... » Il lui adressa un clin d'œil, taquin. « Évidemment que j'accepte, » conclut-il finalement. « J'en ai grand besoin. Nous en avons grand besoin. » Puis, il se dirigea vers un box situé un peu plus loin, d'où une tête dépassait. Le cheval, dont la robe était d'un noir de jais, dressa les oreilles à leur approche. Deynor posa une main sur son museau, par pur réflexe, et le caressa gentiment. « Si c'est de la puissance que tu recherches, celui-ci est très bien. Un peu craintif, peut-être. Mais il est solide. Il te portera jusqu'au bout du monde s'il le faut. » Comme il l'aurait fait. Il laissa le temps à Keira d'examiner l'animal, de réfléchir. Après tout, c'était un choix de première importance. Il lui faisait entièrement confiance concernant sa décision. Pourtant, il ne put s'empêcher de prononcer les mots qui suivirent : « Tu seras toujours la bienvenue ici, Keira. Tu le sais. »
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Dim 11 Fév - 17:53

all the king's horses

  comme de la limaille de fer dans l'entourage d'un puissant aimant, tu te réalignes toujours par rapport à deynor. point constant dans ton existence. il a toujours été là, ton port d'ancrage dans la tempête qui t'agite. une lanterne dans les ténèbres, une étoile, une trajectoire. ta boussole et ta direction. la carte et le chemin. tu le connais par coeur. tu sais qu'il n'est pas le masque qu'il affiche. il est le sang qui ne coule pas dans tes veines, un frère que tu as choisi.
tu te sens telle icare en chute libre, tes ailes de métal incapable de freiner ta chute, la terre si loin de toi. si loin. deynor est le parachute qu'icare n'a jamais eu, le réconfort et l'espoir.
« tu m'as manqué aussi. » intonations que tu connais par cœur. alors même que celles de la voix de ta mère s'effilochent lentement dans les brumes de ta mémoire. la peine qui te déchire toujours le cœur, comme une épreuve cruelle des sept. des épreuves cruelles des sept. la terre, la stabilité, la constance. tu as perdu l'équilibre, tu chancelles, et tu n'es pas la seule, tu le sais. deynor aussi avait été affecté par le virus. la terre comme compagne éternelle, mais compagne devenue orageuse, si difficile à comprendre. à toi, elle ne parlait plus.
« par ici mam'zelle. » mais il t'arrache un sourire, un de plus. lumière dans l'obscurité. répit dans la tempête. « un vieil ami, rien que ça ? je sais que je grisonne, mais je ne pensais pas faire si vieux que ça... » tu lui jette un regard pétillant de malice et tu lui ébouriffes les cheveux. tu es assez grande pour le faire, désormais. tu le dépasses de quatre petits centimètres. 'tu es écrasé sous le poids des années... papy.' c'est un rire qui t'échappe, léger comme les notes que tu tires de ton violon, léger comme les trilles des oiseaux. tu réponds à son clin d'oeil malicieux, petite fille réincarnée.
« évidemment que j'accepte. j'en ai grand besoin. nous en avons grand besoin. » elle n'avait rien à ajouter à ça. ils avaient tous les deux besoin de revenir en des temps où tout était plus simple. d'oublier à quel point l'univers était parti en flammes. elle en avait besoin. elle avait besoin d'oublier que, peu de temps plus tard, ce serait sur un champ de bataille qu'elle se trouverait. pour faire tomber un roi déchu, pièce maîtresse d'une partie d'échecs qu'elle ne pouvait comprendre. champ de bataille où elle ne pourrait tuer, où elle refuserait de tuer. où, accompagnée de l'un des chevaux de deynor, elle chercherait simplement à faire justice à aksana.
alors elle le vit. un joyau sombre. une gemme obscure. un de ces fils du vent à la robe de nuit. un étalon sculpté dans la plus pure des ébènes. oreilles dressées dans votre direction, il vous contemple, et ce sont tes doigts qui se tendent vers lui, comme fascinée. tu lui laisse le temps de les renifler, pour s'habituer à toi, à ta présence, et les mots de deynor, tu les entends vaguement. « si c'est de la puissance que tu recherches, celui-ci est très bien. un peu craintif, peut-être. mais il est solide. il te portera jusqu'au bout du monde s'il le faut. » jusqu'au bout du monde. ils iraient même plus loin encore, ensemble. au bout de ta foi, au bout de tes craintes, de ses craintes, au bout de ta peur. 'il est parfait.' les mots t'échappent, soufflés, comme si tu avais été percutée dans l'estomac, et tes yeux s'embuent d'émotion. deynor te connaît si bien. il a toujours lu en toi comme dans un livre ouvert. homme qui murmure à l'oreille des chevaux et de l'humanité. comme un baume sur toutes tes plaies.
la relation entre un cheval et son cavalier, c'était une question d'alchimie. et le coup de foudre que tu éprouves est instantané. tes doigts posés sur la robe sombre, le battement sourd du coeur puissant dessous. « tu seras toujours la bienvenue ici, keira. tu le sais. » tu as le coeur serré d'émotion face aux mots qui flottent jusqu'à toi. 'et tu seras toujours un frère, pour moi.' tu dissimules l'émotion, la caches, et les mots qui t'échappent sont enjoués. 'tu es partant pour que l'on aille essayer ce bijou?'

 

   

   
☆☆☆ Beerus
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Ven 16 Fév - 17:37

Avoir Keira à ses côtés ramenait Deynor à une époque où leur jeunesse rimait avec insouciance. Malgré les temps incertains et les séquelles que la vie leur avait laissé, cette réunion de leurs deux personnes était d'une légèreté sans égale, expulsant sans violence tous leurs tracas et maux d'esprit. C'était une bulle de douceur, où la confiance qu'ils avaient l'un en l'autre régnait, maîtresse de leurs réactions et de leurs émotions. Deynor s'appliquait à ne penser à rien d'autre qu'à Keira, qu'à ce qu'elle voulait, ce qui était susceptible de faire apparaître un sourire sur son visage. Pourtant, chaque fois que ses prunelles sombres dégringolaient le long du minois de la jeune fille, il ne pouvait s'empêcher de ressentir cette peine, immense, cette douleur qu'elle taisait avec courage. La perte d'une maîtrise, égale à la perte d'une partie de soi. Et Keira avait mal, et Keira peinait dans tous ces changements. Deynor le ressentait avec une force incroyable. Son empathie décuplée dès que cela concernait la jeune fille. Il s'était toujours fait son ami, son protecteur, son soutien. Et la voir souffrir était plus qu'il ne pouvait supporter. Alors oui, le dresseur de chevaux s'appliquait à chasser la grisaille du visage de Keira. Il voulait l'entendre rire, il voulait retrouver cette insouciance, celle des beaux jours. Mais les jours étaient sombres et les temps l'étaient plus encore. La bataille, proche, et que tous deux avaient en tête, donnait à l'atmosphère des impressions de calme avant la tempête. Tu es écrasé sous le poids des années... papy. Un rire. Deynor, à la fois fier et heureux de retrouver la Keira pétillante qu'il connaissait, rentra sa tête dans ses épaules quand elle voulut lui ébouriffer les cheveux, puis il lui donna un petit coup d'épaule affectueux tout en répliquant, faussement vexé : « Papy ! Voyez-vous ça. Je vais t'en donner du papy, moi ! » La monture qu'il lui présenta était somptueuse, dans sa robe d'ébène, et Deynor n'était pas peu fier de cette prise et encore moins de son dressage. Il n'en fut que plus heureux lorsqu'il vit dans les yeux de Keira cette petite étincelle, qu'il ne connaissait que trop bien, caractéristique d'un véritable coup de cœur. Il est parfait. « Il est à toi, » souffla Deynor en caressant affectueusement le front de l'équidé. Les mots prononcés ensuite, comme extirpés de son palpitant, eurent l'effet escompté car il sentit l'émotion gagner sa jeune complice. Bien sûr qu'il serait toujours ce grand frère qui veillerait toujours sur elle. Toujours. Et s'il ne répondit pas, Deynor s'assura qu'elle le comprenne dans le regard qu'il posa sur elle. La transition qu'elle mena en chef d'orchestre fit flotter sur les lèvres du brun un sourire immense. Tu es partant pour que l'on aille essayer ce bijou ? « Et comment ! Tu sais où sont les selles, je vais chercher Héra. Je te laisse faire connaissance avec ce gentleman. » Il lui adressa un clin d'œil, puis trottina jusqu'au box de sa propre monture, situé près de sa maison. La jument dressa les oreilles en le voyant arriver, et manifesta aussitôt sa joie à grands renforts de mouvements de têtes et de renâclements. Deynor déposa un baiser bruyant entre ses naseaux puis s'attela à la seller. Cinq petites minutes plus tard, il tenait la jument gris pommelé fin prête par l'anneaux d'attache de son licol et se dirigeait vers le box où il avait laissée Keira, gonflé de hâte à l'idée de partager ce moment avec elle.
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Mer 21 Fév - 19:52

all the king's horses

  deynor comme boussole. deynor comme point d'appui. presque aussi loin que tu pouvais t'en souvenir, il avait toujours été là. une constante dans ton équation. une constante parmi tes inconnues. engrammes teintés de rires qui remontent à la surface de ta psyché, échos d'une jeunesse dorée et insouciante. et puis les choses avaient changé, et lui, il était resté.
tu avais perdu ta mère et ton père, et la vie t'avait donné deynor - un frère. et une fois de plus, tu ne peux que constater ce que tu as déjà observé des dizaines de fois. l'univers n'est qu'équilibre. pour chaque force, il en existe une opposée, égale en valeur. lumière pour ténèbres. harmonie pour chaos. vie pour mort. ascension pour chute. frère pour parents. l'équilibre. un instant, tu te demandes si on peut seulement accéder au très-haut sans avoir connu l'enfer et l'abîme. tu supposes que non. les sept ont déjà éprouvé ta foi par le passé, et tu as traversé les épreuves la tête haute.
désorientée.
perdue.
mais la tête haute.
tu as le front couronné de poussière, et deynor règne à tes côtés sur un empire de cendres. vous avez tant perdu, tous les deux. mais le plus important était toujours là, en gravité l'un autour de l'autre, alignés sur une même trajectoire, sur une même orbite.
« papy ! voyez-vous ça. je vais t'en donner du papy, moi ! » tu lui donnes un petit coup de coude et tu ris encore, et c'est probablement le baume le plus apaisant que tu n'aies jamais eu. ça te nettoie de l'intérieur, comme une brise légère, ça efface tes inquiétudes et tes doutes. tes mains cessent définitivement de trembler. tu aimerais bien pouvoir effacer tous les poids qui pèsent sur deynor. porter pour lui le fardeau, tel atlas dans l'ancien temps. deynor, si solide et fort, mais qui n'avait pu manquer d'être ébranlé, lui aussi.
et les mots qui suivent, puissants, vibrants d'émotion, te serrent la poitrine comme un étau du plus dur des aciers. du plus souple, aussi. « il est à toi » le cadeau parvient à t'émouvoir au plus profond de ton âme, au plus profond de ton être. comme une nouvelle transmutation. les larmes te remontent presque aux yeux, et le regard que tu poses sur deynor est empli d'une affection si immense que tu ne parviens même pas à l'exprimer en mots. affection et respect, au-delà de tout entendement. et dans ses yeux à lui, tu lis la même chose. alors tu jettes au vent tes conventions, juste un instant, et tu le serres dans tes bras, presque trop fort. et ce n'est qu'un unique mot qui s'échappe de tes lèvres. 'merci.'
un mot qui contient tous les 'merci' du monde. tu te détaches de lui, presque à regret. tu reprends contenance, tu reprends pied, et tu souris de nouveau, fascinée par le cheval ébène qui mâchouille distraitement une mèche de tes cheveux. « et comment ! tu sais où sont les selles, je vais chercher héra. je te laisse faire connaissance avec ce gentleman. » tu lui adresses un petit salut militaire pour lui signifier que tu as compris, et tu ne tardes pas à récupérer le harnachement dudit gentleman. mais tu ne prépares pas immédiatement l'animal. tu prends ton temps. tu poses ton front, sur celui, immense de l'équidé, et tu inspires longuement. tu te sens de nouveau chez toi.
vous ferez une bonne équipe, tous les deux, et tu le sais.
il ne te faut pas longtemps pour préparer l'animal, et pas un instant, tu ne cesses de lui parler. tu murmures, tu fredonnes, tu adresses des mots aux sept. tu laisses se créer le lien. et quand deynor revient, tu es déjà parfaitement à l'aise. 'il est presque aussi facile à apprivoiser que toi, deynor. et presque aussi gentleman.'
ton sourire se fait malicieux, et tu tends les doigts vers les naseaux satinés d'héra, la reine attitrée de deynor. une merveille, aussi.
comme si deynor était capable d'autre chose.
faiseur de miracles.
 

   

   
☆☆☆ Beerus
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Sam 10 Mar - 23:32

Semblable à aucune autre monture, Héra noyait le commun des mortels dans tout le noir de ses yeux. Deynor n'avait jamais connu plus farouche ou encore plus têtue que la jument grise, fille des plaines Eartaneriennes. Plus sauvage et évasive que le vent lui-même, elle était pourtant devenue sa compagne, et la connexion qui les liait n'avait jamais aussi forte. Une relation de respect, une relation intuitive, qui avaient fait d'eux un duo des plus fusionnels. Aussi, Deynor n'en était que plus allègre de retrouver la jument pour une virée avec une personne aussi chère à son cœur que pouvait l'être Keira. Cela ne pourrait leur être que bénéfique, à tous les deux. Galoper ensemble, ils faisaient cela depuis que la gamine était en âge de tenir toute seule sur une selle. C'était une escapade merveilleuse, où leur amour de l'aventure, du vent et des grands espaces ne faisait plus qu'un. Un tel moment, vécu mille fois, mais dont ils ne se lassaient jamais au final. En retrouvant Keira, il fut ravi de constater que la jeune fille et le géant d'ébène commençaient déjà à nouer quelque chose. Il est presque aussi facile à apprivoiser que toi, Deynor. Et presque aussi gentleman. Le dresseur de chevaux adressa un clin d'œil grivois à la brune. « Que veux-tu ! Les chiens ne font pas des chats, comme on dit. » Sans plus tarder, il enfourcha Héra. La jument renâcla d'impatience, et sans attendre Keira, Deynor talonna sa monture, entamant un trot léger pour commencer. Il jeta un regard par-dessus son épaule pour voir où en était la jeune cavalière, tandis qu'il s'enfonçait dans la forêt qui bordait la rivière. La végétation, d'une densité singulière, sentait bon le pin et la bruyère en fleur. Toutes ces sensations reflétaient absolument tout ce dont Deynor ne pouvait pas se passer. Les rayons du soleil qui, éparses et fuyards, caressaient son visage de manière chaotique à travers le feuillage des arbres. Les mouvements d'Héra qu'il cortégeait amoureusement, comme un calque sur son dos, comme un humble passager. À l'approche d'un tronc d'arbre couché, il se leva sur ses étriers, accompagnant le saut de la jument, que celle-ci exécuta avec une grâce toute singulière. Puis, il tira doucement sur les rênes pour calmer les ardeurs de sa monture et jeter un regard derrière lui, guettant l'arrivée imminente de Keira.
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Jeu 15 Mar - 12:25

all the king's horses

  le cheval. la plus belle conquête de l'homme. mais toi, les cheveux, tu ne les avais jamais vus comme des conquêtes. plus comme des partenaires. les plus beaux partenaires avec qui tu aies pu faire équipe. les plus puissants, les plus libres. la plus belle création des sept. les chevaux ne mentaient pas. ils ne trichaient pas. on ne pouvait en dire autant de l'humanité. humanité dans laquelle tu avais toujours foi, dans laquelle tu avais toujours eu foi. et pourtant, tu n'étais ni naïve, ni aveugle à ses dérives. ton roi qui emprisonnait son fils. une part de la population qui en traquait impitoyablement une autre. et un griffith qui avait fait siens les mots de la religion et détournait la vocation des sept.
l'humanité qui basculait, qui s'éloignait du droit chemin. à ton plus grand regret, toi qui aurais aimé pouvoir sauver toutes les brebis égarées. leur offrir la rédemption. nettoyer l'homme de ses crimes et de ses travers.
les rendre aussi purs que les chevaux.
aussi noble que celui qui les élevait, ces chevaux.
déynor t'adresse un sourire malicieux et te fait un clin d'oeil, et tes lèvres s'étirent elles aussi, alors que tu retiens un rire. « que veux-tu ! les chiens ne font pas des chats, comme on dit. » effectivement. et lui était l'être le plus noble que tu aies jamais rencontré. un pilier. c'était presque effrayant, la façon dont il s'était taillé une place prédominante, dans ta vie.
parce que deynor, tu ne supporterais pas de le perdre.
alors en attendant, tu l'imites et tu enfourches la beauté sombre. et le maître des chevaux s'élance sur sa belle héra. toi, tu le regardes faire en souriant, tu apprécies la vue de son maintien impeccable - lui qui t'avait tout appris. et tu te lances à sa poursuite. tu effleures les flancs de l'animal de tes talons, et tu vibres au rythme des sabots qui tambourinent le sol en soulevant des mottes de terre. tu perçois tout, de manière intense. le vent qui te gifle le visage et t'arrache des larmes joyeuses. l'éclat du soleil qui se réverbère sur un lac au loin. les fleurs, dont le parfum t'enivre. et tu finis par lâcher les rênes, laissant tout contrôle à ton assiette irréprochable et à ton nouveau partenaire. tu lèves les bras au ciel, folle de joie, telle icare qui souhaitait toucher le soleil, et tu lâches un hurlement de joie brut et primitif. un cri qui déchire tes cordes vocales, un cri qui te libère. et tu hurles encore de joie, comme si tu ne pouvais plus t'arrêter.
tu les piétines les conventions. tu les oublies.
tu les jettes au vent, les sept.
en cet instant, il n'y a plus que la parfaite harmonie entre toi et l'étalon.
le lien qui retenait ses cheveux se détache et c'est un torrent de boucles qui s'envole dans le vent, tel un oriflamme sauvage. tu ris, comme le trille d'un oiseau joyeux, et tu t'empares de nouveau des rênes. l'étalon t'a entraînée sur un chemin parallèle à celui de deynor que tu distingues à travers les arbres. tu poses ta paume sur sa robe sombre, et tu sens la puissance rouler sous tes doigts. d'un geste léger des rênes, tu entraînes l'étalon sur ta droite, et, en sautant en tronc avec élégance, tu traverses le chemin devant deynor, et tu ralentis face à lui, menant l'animal en cercles de plus en plus petits, avant de flatter son encolure de ta paume. tu transpires légèrement, et tu débordes t'enthousiasme. alors tu décoches un sourire radieux à deynor. 'ça m'avait tellement manqué, tu n'imagines même pas.'
mais brusquement, tu te souviens de la raison pour laquelle tu étais venue acheter un cheval à deynor, et ton sourire se fane légèrement. la bataille. 'j'ai peur, tu sais. et si jamais on avait plus droit à ça, après?' tu fais un geste qui englobe tout ton environnement.
parce que ça, c'est tout ce que tu aimes.
 

   

   
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Mer 21 Mar - 15:48

L'air qui fouettait son visage avait une odeur si différente de celle qu'il respirait sur la terre ferme. Ce parfum était celui d'une liberté chère à son cœur, maîtresse de ses envies, indomptable et qu'il avait l'impression d'embrasser pleinement. Et tout cela était plus que nécessaire, surtout en ces temps incertains. Surtout avec ce poids qui affaissait de plus en plus ses épaules. Le masque qu'il s'était appliqué à garder pendant toutes ces années commençait à devenir de plus en plus irritant, et l'enlever s'était fait plus une nécessité qu'une possibilité. Et cette forêt qu'il traversait n'avait absolument rien à voir avec les fêtes mondaines auxquelles il participait, lui, le Deynor, le Janus eartanerien, le tombeur de ces dames qui savait onduler entre les nobliaux et flatter les égos. Que n'avait-il pas fait dans le but d'obtenir un peu plus de détails sur ceci, quelques informations plus précises sur cela. Quels mensonges n'avait-il pas racontés, pour servir la cause qu'il défendait ? Des frasques dont il avait honte, au fond, mais des frasques nécessaires. Des galbes de hanches effleurés sans autre intérêt que celui d'en savoir plus. Et le personnage qu'il s'était construit des années durant qui commençait à prendre de plus en plus de place dans sa vie, ne laissant à son lui véritable que des miettes de temps pour exister. Très peu de personnes, en fin de compte, pouvaient prétendre réellement connaître Hothgar. Il prenait si bien soin de cloisonner sa véritable personnalité derrière des faux-semblants et des attitudes excentriques. Quelque part, l'espion en lui aimait ça. Il aimait ces jeux, ces déguisements et ces feintes d'esprit, de corps et de cœur. L'adrénaline procurée par le seul fait de savoir qu'il bernait son monde l'avait grisé au départ, c'est vrai. Il avait joué, Deynor, il avait abusé de la confiance de centaines de personnes, peut-être, depuis toutes ces années. Fort de la mission qui lui avait été confiée, avec ancrée au fond de lui cette sensation d'invincibilité, cette impression de pouvoir tout oser. Mais les années maintenant derrière lui grattaient à la porte de son subconscient avec cette hargne d'une bête prise au piège. N'avait-il pas assez vécu pour lui et suffisamment pour les autres ? Hothgar en était venu à se sentir à l'étroit dans ce personnage, cet usurpateur qui s'était glissé sous ses traits. Une dualité qu'il ne supportait plus. Aussi, passer du temps en compagnie de Keira, loin de Greenstall et de ses moutons, était bien plus important que tout le reste. Quand il regardait la jeune Fairhorn, c'était les yeux de Deynor et non celui de l'espion. L'olibrius avait été mis au placard un grand coups de pied, et Hothgar renaissait dans les sourires et les œillades complices qu'il échangeait avec Keira. Elle avait pris une place conséquente dans sa vie, la brunette. Elle était pourtant grande, elle n'avait plus rien de l'adolescente à qui il apprenait à monter. Force était de constater que femme elle était devenue, la chose n'en était que plus étrange pour Deynor qui avait toujours veillé sur elle comme un frère l'aurait fait pour sa sœur. Ce qui lui était arrivé... le virus avait tout ravagé sur son passage, et le dresseur de chevaux ne pouvait qu'imaginer le désastre que celui avait dû provoquer chez la Fairhorn. Elle aurait besoin de lui, et il serait là. Comme il l'avait toujours été depuis toutes ces années.

La jeune femme venait de le rejoindre et le sourire radieux qui ornait ses lèvres réchauffa le cœur de Hothgar. Ça m'avait tellement manqué, tu n'imagines même pas. Oh si, qu'il imaginait. Il acquiesça silencieusement et leva la tête, offrant son visage au soleil qui était parvenu à percer parmi les branchages. De par ses yeux fermés, il ne vit pas le sourire de Keira s'évanouir pour laisser place à une moue triste. Le timbre de sa voix et les mots qu'elle prononça par la suite suffit cependant à ce qu'il reporte son attention sur elle. J'ai peur, tu sais. Et si jamais on avait plus droit à ça, après ? Deynor, il talonna doucement Héra pour se rapprocher de sa cadette. Il lui prit très doucement la main, et lui souffla : « Eh. » De son pouce, il lui effleura le dos de la main en tentant de lui transmettre tout le réconfort dont il était capable. « N'y pense pas. » Il se permit un sourire. « Ces moments, ils sont à nous. Je souhaite bien du courage à ceux qui voudront nous les enlever. » Il se pencha pour déposer un baiser sur la tempe de la jeune femme. « Garde espoir, Keira. On s'en sortira. Comme toujours. » Il lui adressa un clin d'œil fanfaron, puis lui pinça doucement le nez à l'aide de deux doigts histoire de lui changer les idées.
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Dim 25 Mar - 12:59

all the king's horses

  Équilibre. Stabilité. Force. C'était ce qu'être fille de la terre signifiait. Ce qu'elle avait été, ce qu'elle avait perdu. Et elle s'était persuadée que c'était également ce qu'elle ne pourrait jamais retrouver. Elle avait eu tort, et elle commençait à le réaliser. Ce n'était pas la terre, son équilibre. Son élément n'était pas sa force.
C'était ceux qu'elle aimait.
Helana, Braelyn, Hissa.
Deynor.
C'était en eux qu'elle trouvait la stabilité et l'équilibre. Elle observe le jeu de la lumière sur les paupières fermées de Deynor, réalise à quel point elle avait de la chance. On lui avait beaucoup pris, certes. Mais on lui avait tant donné, aussi. Tant qu'ils seraient là, elle ne pourrait se perdre. Tant que Deynor serait à ses côtés, elle ne pourrait déraper.
Comme lorsqu'il lui tenait la main, quand elle était petite, pour l'empêcher de chuter.
Lorsqu'il lui apprenait à se relever, à remonter en selle, à recommencer. A ne pas renoncer. Il lui avait appris tellement plus que l'art de l'équitation. Il lui avait appris tellement. De ces frères qui ne partageaient pas son sang. De ces frères que la vie lui avait donnés, qu'elle avait choisis. De toute vie, de toute éternité, elle retrouverait son chemin vers lui. Comme deux aimants qui s'orientent l'un par rapport à l'autre. Comme ces oiseaux migrateurs qui regagnaient sans une hésitation leur terre natale dès le retour des beaux jours. Elle retrouverait toujours Deynor.
S'il venait à se perdre, elle le retrouverait. Et si c'était elle qui se perdait, elle savait qu'il la retrouverait aussi.
Ainsi qu'il l'avait toujours fait. Il perçoit son angoisse, et sa main trouve la sienne. Elle le connaissait par cœur, ce contact. Connaissait chaque ligne de cette paume. De sa minuscule menotte d'enfant à celle de la jeune femme, sa propre main s'y était toujours trouvée à sa place. Et les doigts de Deynor qui effleurent sa peau en mouvements réconfortants l'apaisent autant que mille prières. Mille murmures adressés aux Sept contre mille journées auprès d'un frère. Dieux contre humains. Il y avait certaines choses que les Sept, dans leur immense sagesse, ne pourraient jamais comprendre.
« N'y pense pas. » Elle aurait aimé. Mais elle ne pouvait s'empêcher de sentir, viscéralement, que tout allait bientôt changer. Et elle n'était pas sûre de pouvoir l'accepter. Mais Deynor sourit, et par mimétisme, par habitude, elle ne peut que sourire, elle aussi. « Ces moments, ils sont à nous. Je souhaite bien du courage à ceux qui voudront nous les enlever. » Le sourire s'élargit, se fait plus sincère, plus pur. Il avait raison. Personne ne pourrait leur arracher ça. Il n'était pas né, celui qui leur prendrait ces instants volés, des minutes libres et insouciantes. Même dans les ténèbres les plus épaisses, elle les chérirait encore. Il n'était pas une prison qui pourrait retenir son âme loin de ces collines et de ces escapades avec Deynor.
Il l'embrasse sur le front et elle sourit, encore. Geste fraternel, geste d'affection. Elle ferme les yeux, s'accorde un instant loin de la réalité. « Garde espoir, Keira. On s'en sortira. Comme toujours. » Comme toujours. Ils survivraient à tout. Ils avaient toujours survécu à tout. 'Tant que tu seras là, nous ne craignons rien, toi et moi.' Parce qu'il n'était rien, dans l'univers, qui pourrait les séparer.
Mais Deynor se fait fanfaron et lui pince le nez, et elle lui donne une tape affectueuse sur la main. 'Pas touche, mécréant.' Son sourire se fait malice, et elle lui adresse un clin d'oeil. 'Tu le vois, l'arbre, là-bas? Toi, moi, une course. Tenté?'

   

   
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MessageSujet: Re: all the king's horses (deyra) Mer 18 Avr - 18:10

Il était vrai que ces moments étaient d'une douceur sans nom. Une bulle, une parenthèse dans des existences mouvementées qui luttaient, sans répit, pour défendre ce à quoi elles tenaient. Cet intense sentiment de liberté que Deynor ressentait lorsqu'il se trouvait sur la croupe d'un cheval, il ne l'avait jamais retrouvé ailleurs. C'était une escapade. Pure et dure. Mais, hélas, de courte durée. Deynor se souvenait de son voyage à travers Aksana, à sa sortie de Koldoveretz. Il se souvenait des routes, il se souvenait de l'insouciance. Pas de règles. Pas de lois. Pas d'impératifs ni de délais. Juste une succession de paysages, d'accents et de visages. Deynor avait toujours ancré en lui ce besoin de prendre la route, de s'éloigner. La situation actuelle, son rôle d'espion et les conséquences du virus avaient considérablement accentué cette envie. Mais Deynor ne pouvait pas, parce que partir, c'était fuir, et cela, il n'en était pas question. Mais cette envie de s'éloigner était tout de même bien là, enfouie, tapie en lui. Et cette ballade en compagnie de Keira exauçait en partie ce vœu. C'était mieux que rien. Une trêve et l'occasion de profiter de la richesse de la flore d'Eartanera. Mais, le dresseur de chevaux ne pouvait s'empêcher de songer à ce qui les attendait, Keira et lui. Il ne pouvait sortir de sa tête toutes ces pensées liées à la bataille qui allait faire rage, prochainement. Au dangers auxquels ils seraient tous les deux exposés. Une bataille. Oh, Deynor n'avait absolument rien d'un soldat. Il n'avait jamais tenu une épée en main et encore moins avait-il déjà eu à ôter des vies. Mais qu'importe. Ses convictions étaient à Greenstall, emprisonnées avec Adonis. Participer à sa libération était terriblement important pour Deynor, même si la tâche ne serait en rien aisée. Mais il y avait une autre raison pour laquelle il participerait à cette bataille, et elle se tenait près de lui. Keira. Bien décidé à veiller sur elle, comme il l'avait toujours fait jusqu'alors. Bien décidé à la protéger, coûte que coûte. Et les paroles de la jeune femme résonnèrent en Deynor comme une évidence. Tant que tu seras là, nous ne craignons rien, toi et moi. Et il voulait y croire, tellement y croire. À peine la gravité de leur conversation était-elle abordée que la légèreté reprenait le dessus, et qu'une nouvelle course se dessinait, annoncée par Keira. Deynor lui offrit un clin d'œil malicieux, et éperonna Héra. Ils feraient comme ils avaient toujours fait. Ils fonceraient dans le tas.
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