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contredanse (miki)

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air mutant
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air mutant
‹ MESSAGES : 162
‹ AVATAR : emily ratajkowski
‹ CRÉDITS : elodie - dandelion - anesidora

‹ AGE : vingt-neuf ans, et les désillusions d'une centaine d'années
‹ STATUT : mariée, et la lourdeur des incommodités d'une vie matrimoniale sans joie
‹ SANG : argent, et les moyens d'accéder à ses désirs si seulement, si seulement
‹ POUVOIR : tornades, et de ses doigts sortirent des tempêtes furieuses.
‹ COMPETENCES : audace (niv. 1), honneur (niv. 1), ténacité (niv. 1)
‹ METIER : femme au foyer, et l'inactivité de ses jolies courbes sa transformation en objet d'art inerte et sans âme
‹ ALLEGEANCE : à la couronne de l'air
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MessageSujet: contredanse (miki) Dim 4 Fév - 22:16


Contredanse

Elle est devant la porte. Et elle sait que derrière elle il se tient là. Elle le voit souvent, elle ne lui parle jamais. Elle n’aura jamais les mots. Il aura les regards. Elle ne sait plus comment lui faire face. Elle tremble. Elle tremble tout le temps maintenant. Elle est devenue cette créture effrayée. Il la regardera et il verra l’étendue du désastre qu’elle est devenue. Il contemplera à loisir la chute vertigineuse qui fut le sienne. Et il aura une raison de plus de la détester dans l’intimité de son coeur. Elle voudrait s’y loger à nouveau. Y retrouver sa place de choix, comme avant. Mais cet avant semble si loin qu’elle ne s’en souvient plus vraiment. Cet avant où ils se regardaient et se souriaient, avec cette complicité qui n’existe qu’entre frère et soeur. Quand elle pouvait encore lui parler avec les yeux, qu’il se plongeait dans son regard pour mieux comprendre. Quand il la saisissait. Quand elle le gardait contre sa poitrine. Quand elle ne tremblait pas à l’idée de lui faire face. Elle n’aura jamais les mots. Il n’aura jamais l’oreille attentive. Il lui demandera de partir. Mais il n’y a pas d’issu. Elle restera toujours prisonnière maintenant. De sa maison. De cet homme qu’elle n’aime pas et qui lui fait peur. Il n’y a pas d’issu mais il y a des refuges. Dans ses bras à lui. Sa dernière solution face à l’horreur. Elle n’attend rien de lui. Elle attend tout de lui. Elle veut l’étreinte. Elle veut le réconfort. Elle veut les mots qui apaisent le coeur. Elle est prête à ravaler sa fierté. Mais pas tout à fait. Elle est prête à se jeter à ses pieds. Mais pas tout à fait. Le conflit bat son plein dans sa tête. Elle hésite encore, toujours devant la porte. Il est juste derrière, elle le sait. Que fait-il ? Elle l’imagine. Dans les détails. Les plus insignifiants. La lumière dans ses iris. Elle devrait le laisser tranquille. Elle devrait faire demi tour. Elle devrait trouver une autre solution. Parce que ce n’est pas une solution. C’est juste de la lâcheté. C’est baisser les bras, pour de nombreuses raisons. C’est accepter d’être faible pendant quelques minutes, quelques heures. Il la détestera encore plus de cet aveu. Mais subitement elle se rappelle qu’elle n’a plus rien à perdre. Qu’elle l’a déjà perdu de toute façon. Sans toquer, elle pose sa main sur la poignée et elle entre. Aujourd’hui elle s’est vêtue simplement, sans fioriture et sans bijou. Le genre de robe qu’elle portait quand ils étaient plus jeunes, quand elle n’avait pas encore réalisé que son corps était son arme, son trésor. Quand le désir n’existait pas. Quand les choses étaient plus simples. Plus authentiques aussi. Elle voudrait retrouver sur ses lèvres le sourire qui pouvait s’y glisser avant. Elle voudrait rire avec lui, rire de lui. Avec la même innocence, la même insouciance, la même inconscience. Quand elle n’avait peur de rien. Quand elle n’avait pas peur de lui. Elle lui fait face et elle est muette. Ses yeux brillent des larmes qu’elle ne laissera pas voir. Elle est venue avec le désespoir formant une boule au fond de sa gorge. Elle n’a jamais été aussi mal. Elle ne s’est jamais montrée aussi anéantie. Et elle s’offre à son regard aussi dur que l’acier, aussi tranchant. Elle s’est arrêtée au seuil de la pièce. Immobile mais toujours tremblante. Elle est l’ombre qu’il déteste, le spectre qu’il méprise. Il détournera son regard et lui crachera même à la figure. Elle le connaît. Mais que fait-elle ici bon sang ?
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air nation
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air nation
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‹ AGE : un hiver rude aux neiges éternelles a accueilli le noir corbeau de ses souffles perçants, il y a de cela vingt-sept ans déjà.
‹ STATUT : libertin volage aux mille couches, professionnel dans le refus de fiancées, adoration unique pour la reine qu'il ne peut avoir. et il est fou amoureux de la plus belle, aka scylla vasara.
‹ SANG : le bronze merveille qui tâchait autrefois ses draps prend désormais les teintes d'un argent glorieux.
‹ POUVOIR : l'air cours sur ses doigts, il le fait danser avec une maîtrise exceptionnelle, apprise en secret dans sa jeunesse.
‹ COMPETENCES : charisme (niv1), honneur (niv1), leadership (niv2).
‹ METIER : jeune officier dans l'armée d'aerinstin aspirant à un poste plus élevé, à un fatum glorieux.
‹ ALLEGEANCE : un honneur incassable qui le pousse à vouer sa vie et toute sa loyauté à la seule reine qui jamais ne pourra le gouverner. aerinstin sa superbe et liza à la blondeur angeline.
‹ ADIUTOR : gideon au jaune électrique, et l'absence amère qui va avec.
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MessageSujet: Re: contredanse (miki) Jeu 8 Fév - 8:37

« Tout est prêt ? » Il domine la table de son imposante hauteur, lui qui les dépasse tous si facilement. Face à lui, de quelques têtes plus petit, un sous-officier se tenant droit, rigidité imposée par la hiérarchie. Il est officier, Michail, gradé parmi les gradés ; mais depuis deux jours, il est, secrètement, à la tête d’une faction de l’armée aerinstienne. Il protège ceux qu’on méprise, ceux qu’on espère tuer, dans le seul espoir de satisfaire les dieux. Les seules abominations, ce sont eux, ceux qui tuent sans regret au nom d’une religion absurde. Michail inspire profondément, le cœur malmené par sa colère naissante. Il les vilipende avec horreur. « Oui, monseigneur. Tous les soldats de la faction ont été mandatés : ils n’attendent plus que votre feu vert. » La tête se hoche, la main qui tenait le menton le lâche. Il a le visage fermé, malgré l’apaisement qu’essaye de lui apporter le sous-officier, perdu dans les tactiques et les préparatifs du futur déplacement. Des centaines de vies sont en jeu, mutants et soldats : Michail ne peut rien négliger. Il a les épaules qui s’affaissent sous les responsabilités, mais il ne peut s’en plaindre : voilà ce qu’il avait toujours attendu. Diriger. Mener ses hommes à la victoire. Etouffer sous la gloire certaine. « Bien. Nous partons dans deux jours, à l’aube. » Et l’homme acquiesce - il n’a pas le choix, à vrai dire. Aussitôt l’articulation envolée, Michail sent son ventre se tordre : peur, appréhension, il ne peut éviter ces amères sensations. Elles font désormais partie de lui, soldat colérique qui doit combattre son impulsivité pour mener à bien les responsabilités placées solennellement sur sa tête par la Reine (et du pays, et de son cœur). Liza lui fait confiance, et il ne peut échouer. Les mutants, il les sauvera. Il triomphera des forces ténébreuses et malfaisantes. Il sera le héros de la nation.

Observant tous deux les cartes étalées sur la grande table, décidant des routes à emprunter et de celles à éviter, l’un comme l’autre sursautent lorsque la porte se referme dans leurs dos. Le visage levé, le regard inquisiteur, Michail découvre la silhouette fraternelle sur le seuil. Rayna. Elle ne dit rien, interdite sur le pas de la porte. « Laissez-nous. » Ordre froid dispensé au sous-officier qui, sans dire un mot de plus, ramasse les cartes et sort, non sans saluer l’héritière Belikov d’un léger hochement de tête. Michail, lui, lui a déjà tourné le dos. Le regard clos, il tente d’effacer de son esprit la vision douloureuse qu’elle lui offre. Il ne veut pas la voir, il ne veut plus la voir : elle n’est plus sa sœur depuis bien longtemps. Mais, dans son dos, il l’entend respirer. Ne pouvant l’éviter plus longtemps, il s’avance vers le guéridon, se sert d’une liqueur ambre dans un verre de cristal. Sans lui jeter un seul regard. « Rayna. Je refuse de te mentir en disant que ta venue est un plaisir. » Il rebouche la bouteille, attrape le verre et lui tourne de nouveau le dos, posant son regard sur les sommets lointains entraperçus par le verre des fenêtres. Viles paroles qui quittent ses lèvres, poison acide qui lui brûle la langue. Mais sa sœur n’est plus, remplacée par un spectre insipide lui ressemblant étrangement. Il a pourtant le cœur qui se sert, alors qu’en lui se bouscule les souvenirs de leur jeunesse, où complicité et fraternité les définissaient. S’il ne veut l’avouer, il est pourtant vrai qu’elle lui manque. Cruellement. Il refuse pourtant de se retourner. « Qu’est-ce qui t’amènes ? »
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