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the room is too quiet (meeri)

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water nation
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water nation
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‹ CRÉDITS : BALACLAVA (avatar+gifs).
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‹ AGE : vingt-cinq années passées en ce monde. l'enfant n'est plus alors que l'homme émerge.
‹ STATUT : rita exilée, son annulaire est libéré de toute alliance. il pleure un avenir qui ne sera pas sien et dont il ignorait jusqu'alors qu'il le désirait tant.
‹ SANG : redevenu bronze.
‹ POUVOIR : la propagation du virus n'aura pas altéré son élément naturel. l'eau demeure, familière et malléable sous ses doigts.
‹ METIER : son existence passée ravagée, c'est aujourd'hui autour de son implication au sein de la wnp que tourne sa vie.
‹ ALLEGEANCE : water nation's pride. un nouveau combat dans lequel il s'implique corps et âme, soucieux d'apposer son empreinte en ce monde.
‹ ADIUTOR : à une fille excédée et exécrable avec laquelle il n'est jamais parvenu à engager la conversation.
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MessageSujet: the room is too quiet (meeri) Dim 4 Fév - 18:38

Lorsque son père le congédia d’un geste, secouant la main d’un air presque agacé, comme pour écarter un nuisible, Melvyn ne se fit pas prier. Il prenait avec sérieux la formation dispensée par son père. Il se tenait à son côté, son sourire délicieusement courtois cornant ses lèvres. Il jouait de son charme et sa belle éloquence avec l’aisance née de l’habitude, s’imprégnant des affaires familiales de sorte à épauler le patriarche. Les journées cependant avaient tendance à s’allonger inlassablement. Lorsqu’il se tenait à côté de son père, le temps ne manquait jamais de s’étirer inlassablement. Melvyn ressentait fréquemment le besoin de s’écarter pour cela, saisissant jusqu’à la plus infime des occasions de fausser un peu compagnie à son père. Chaque fin de journée avait un goût de récompense et Melvyn ne manquait jamais de se détourner en quatrième vitesse avant que son père ne décide de le retenir plus longtemps. Comme quasiment tous les jours, Melvyn entrepris de faire le chemin à pied. Le manoir familial ne se trouvait pas bien loin et la marche avait le don d’éclaircir les pensées tourmentées de l’aîné Helleros. Il fit tranquillement le trajet, en s’efforçant de faire le vide au sein de sa propre tête. En vain bien sûr, mais cela ne l’empêchait pas de multiplier les tentatives. Quelques bonnes minutes s’écoulèrent avant que la bâtisse familiale se dessine dans son champ de vision, silhouette familière et inchangée. Là était son chez lui. La maison qui l’avait vu naître et grandir, berceau délicat de son existence. Melvyn poussa la porte d’entrée qui se referma derrière lui sans bruit. La maison était plutôt silencieuse, comme souvent. Les cris d’enfants s’étaient évanouis voilà longtemps, en admettant qu’ils aient un jour troublé le calme ambiant. Melvyn gardait un souvenir limpide de sa génitrice l’air austère et excédée, assise dans une causeuse en arguant à ses enfants de se taire, irrités par leurs voix encore criardes. Dans certaines maisons, même les bambins se voyaient privés du luxe de goûter à la douceur sucrée de l’enfance. Melvyn grimpa à l’étage dans un réflexe tout en s’interrogeant quant à ce qu’il allait bien pouvoir faire. Quelques semaines plus tôt, il n’aurait guère eut à réfléchir beaucoup. Comme souvent, Jessie l’aurait trouvé et ils se seraient occupés de la plus belle et simple façon qui soit. Melvyn se mordit la lèvre. Il l’évitait scrupuleusement depuis qu’il l’avait volontairement fait fuir, brisant son cœur dans le processus. Il savait que cela ne durerait pas éternellement. A un moment ou à un autre, il allait devoir lui faire face, se confrontant à ses jolis yeux bleus et toute la peine qui s’y était reflétée lorsqu’il l’avait ouvertement rejetée. Cela allait forcément se produire, mais Melvyn nourrissait l’espoir que, entre temps, elle ait eut le temps de s’en remettre un peu. Tout à sa réflexion, Melvyn atteignit l’étage et se planta devant la porte de sa chambre, pensif. Rien n’y personne ne l’attendait derrière cette porte. Passant une main sur sa nuque, il jeta un coup d’œil autour de lui, son regard glissant sur le couloir on ne peut plus familier. Il était désert, comme souvent et Melvyn resta planté sur place un moment avant que son regard ne se pose enfin sur la porte fermée à la droite de la sienne. C’était une porte qu’il n’avait pas poussée depuis des semaines. Pourquoi l’aurait-il fait ? C’était celle de sa sœur et sa sœur ne vivait plus ici. Melvyn songeait fréquemment à Meeri. La petite Meeri, choyée et chérie, que leur père avait offerte au fils Osanos, tel un simple présent. Cette nouvelle avait fait grincé des dents Melvyn, bien qu’il n’ait pas émis le moindre commentaire à ce sujet. Il s’était contenté d’embrasser sa sœur avant son départ pour Azurite, l’abandonnant à son destin funeste, du moins en apparence. Et voilà qu’elle était de retour le temps d’une courte visite. Quelques secondes s’écoulèrent avant que Melvyn ne se décide à frapper à la porte de sa sœur cadette. Le poing serré, il cogna doucement la surface boisée avant de tourner la poignée sans attendre de réponse quelconque. Après tout, elle n’était peut-être même pas là et il n’entendait pas poireauter longtemps devant une porte, attendant une réponse qui ne viendrait peut-être pas. Il ouvrit donc légèrement la porte et glissa sa tête brune dans l’encadrement, jetant un œil à l’intérieur pour trouver se heurter au regard familier de ta petite sœur. « Je peux entrer ? » Eut-il la décence minimum de demander. A défaut d’avoir attendu d’obtenir sa permission pour pousser la porte, au moins daignait-il lui laisser la possibilité de la lui claquer au nez.
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water nation
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water nation
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‹ AGE : vingt-deux années qu'elle est en parfaite communion avec son élément
‹ STATUT : un coeur qu'elle peine à panser et qu'elle refuse d'offrir à quiconque, mais le palpitant revit après des fiançailles brisées
‹ SANG : le carmin perd ses reflets argentés, trahison et disgrâce aux yeux de l'usurpatrice
‹ POUVOIR : l’eau, cette amie, parfois traîtresse qui nourrit chaque être vivant, l’habite comme si elle l’avait façonnée
‹ METIER : gamine qui tisse sa propre toile, qui cherche des alliés pour se libérer de sa condition
‹ ALLEGEANCE : une vie sans toutes les obligations qui lui pèsent sur les épaules, une vie où le sang ne coule pas, sans merle osanos
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MessageSujet: Re: the room is too quiet (meeri) Dim 11 Mar - 2:40

I need you, I need you, I need you right now. Yeah, I need you right now. So don't let me, don't let me, don't let me down. I think I'm losing my mind now.

L’esprit embrumé de pensées à tout va, qui ne lui sont d’aucun secours, la fille de l’eau sent la lassitude l’envahir petit à petit, à deux doigts de tomber dans les tréfonds de l’océan où personne ne l’entendra avant de subitement se ressaisir sans raison particulière. Aussitôt elle regrette de se montrer alerte à tout ce qui l’entoure, en son for intérieur elle ne sent pas en sécurité dans cette chambre. La sienne, qu’elle ne considère plus comme son refuge. Apeurée, elle n’a pas osé affronter le regard de son paternel tout en lui demandant d’être affectée dans une pièce moins familière, il trouverait sa requête pour le moins étrange et elle souhaite à tout prix éviter une scène ou une discussion qui la conduirait davantage dans l’embarras. En dépit de tout l’amour qu’il lui porte, elle préfère de loin qu’il reste en dehors de sa vie et s’occupe de ses propres problèmes. Ce n’est pas comme si personne autour de lui n’était pas suffisamment accaparé par leurs propres vies. Pour cela, elle ne l’inquiète pas plus sur sa nouvelle situation à Azurite, lui assurant en quelques petits mots mensongers qu’on prenait bien soin d’elle alors qu’elle dépérit littéralement dans cet immense palais, trop vaste pour elle se perdant dans les dédales de couloirs. Bien qu’elle se sente plus en sécurité dans ses multiples pièces, elle maudit chaque jour les traditions qui sont légion dans le royaume entre les maîtres nobles. La couleur argentée qui recouvre ses hémoglobines la dégoûte, regrettant le temps où elles étaient parées de bronze. Mais ce serait très mal connaître son paternel et de dire qu’il ne rêve pas de gloire pour ses héritiers, au point de régler leurs vies comme une pendule. Fatiguée à l’idée de quitter son siège, Meeri s’enferme dans la solitude qui habite sa chambre depuis qu’elle y est entrée, interdisant à quiconque de déranger sa sphère privée. Elle se doute que la nuit qui l’attend s’annonce agitée et se prépare mentalement à l’affronter. Elle s’en sait capable, qu’elle survivrait à cette nuit, sinon elle ne survivrait pas à une autre nuit au palais d’Azurite, avec les murs de sa nouvelle chambre trop hauts pour elle et qui l’observent d’un air menaçant, la prenant de haut comme si elle était un intrus. Ils la font passer pour un être insignifiant, à un point qu’elle est convaincue de l’être, étant plus souvent seule ou ignorée par ses voisins qui pour la plupart ne la veulent pas pour amie. Elle a beau faire passer ces hypocrites au-dessus d’elle, leur ignorance perceptible blesse la nymphe qui se sent à nouveau prisonnière d’une cage dorée, rendant sa quête de la sainte liberté encore plus ardue. S’il devait y avoir une chose positive à retenir de son séjour à Azurite, c’est bien l’Osanos à qui elle est promise. Il n’est pas aussi horrible qu’elle le pensait et la fille de l’eau se félicite des rares visites qu’il lui octroie, histoire d’instaurer une certaine routine entre eux aux yeux de tous. Il semble attentionné mais pas trop pour des raisons qu’elle comprend parfaitement, ni l’un ni l’autre ne se réjouit de cette union. Un prétendant compréhensif est si rare de nos jours. Elle s’étonne d’avoir ce genre de pensée, qu’elle met sur le compte du manque de sommeil qui l’accapare. L’envie de s’allonger sur son propre lit la fait simplement vomir. Finalement sa chambre à Azurite lui manque, au moins là-bas elle s’imagine dotée d’une armure qu’elle ne possède pas ici, totalement livrée à ses pires démons. Elle reporte son attention vers la cheminée, enviant totalement les flammes indomptables et salvatrices. Son esprit s’apaise, s’isole de cette pièce qu’elle trouve malgré le foyer allumé froide. Les secondes passent sans qu’elle s’en rende réellement compte, profitant d’un court instant de répit avant que ses sens la secouent comme jamais, terrifiée que l’histoire se répète. Elle soupire aussitôt en voyant la mine familière de son frère surgir de l’entrebâillement de la porte. Il est la dernière personne après sa mère qu’elle imaginait lui rendre visite, plutôt préoccupé par les affaires familiales comme tout bon hériter il se doit que par sa soeur. Au contraire, elle ne lui en tient pas rigueur, seulement triste qu’ils se soient aussi éloignés dernièrement, devenant presque des inconnus. Elle reconnaît être en partie responsable de cet éloignement, voulu par Aetion pour qu’elle s’intéresse plus à ce qu’on exige d’une femme de son rang, à savoir donner des héritiers tout en sachant rester dans l’ombre de son futur époux. Une utopie qu’elle s’est empressée de rigoler intérieurement avant de comprendre que son père exigeait d’elle une tenue exemplaire à la cour de Merle Osanos et que le moindre faux pas risquerait d’être fatal, pour le nom surtout. « Je peux entrer ? » qu’il demande son aîné d’une voix basse qui la fait sourire doucement, elle a besoin de compagnie la petite et l’invite donc à entrer. « Bien sûr. Viens t’installer sur le fauteuil en face de moi. » Elle ne lui montre pas le chemin, retournant à la contemplation du feu. Elle attend qu’il soit confortablement assis pour le regarder de nouveau. Une version d’Aetion dans ses jeunes années, lui trouvant une ressemblance de plus en plus troublante avec son père. Elle grimace presque, son destin lui échappe à cause de lui et elle le voit parfaitement être son allié. Alors elle se demande pourquoi il se trouve en face d’elle, elle ne se souvient pas d’avoir fait un écart pouvant justifier sa présence. Le silence entre eux en dit long et elle se lance pour briser la glace et stopper la désagréable impression de se sentir petite devant lui. « C’est père qui t’envoie ? Tu peux aller lui dire que tout va bien, que je suis de nouveau heureuse d’être en famille. » Contrairement à ce qu’elle pense, certainement à cause de la fatigue, sa voix exprime clairement la lassitude qui l’habite depuis plusieurs jours, voire semaines. Sa nouvelle destinée a été plus forte que tout.
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MessageSujet: Re: the room is too quiet (meeri) Dim 11 Mar - 20:59

Melvyn n’avait jamais véritablement eut le loisir de développer une réelle complicité avec sa sœur et il le regrettait. Il regrettait qu’ils ne soient pas plus proches, au point de se faire parfois l’effet d’être carrément des étrangers l’un pour l’autre. Cela le peinait sérieusement, mais il n’avait jamais réussi à se rapprocher véritablement de sa cadette. Un gouffre s’était créé entre eux deux durant leurs enfances respectives et Melvyn le sentait parfois toujours, friable sous leurs pieds. Il l’aimait pourtant. Il aimait Meeri, mais il n’était pas sûr qu’elle le sache. Il ne pensait pas le lui avoir dis un jour, peut-être car il se rassurait en se serinant qu’elle ne pouvait tout simplement pas l’ignorer. Peu importe qu’ils ne soient pas particulièrement proches. Elle ne pouvait pas ignorer qu’il l’aimait en dépit de tout et que ses sentiments à son égard demeureraient inchangés quoi qu’il advienne. Le départ de Meeri pour Azurite avait été un déchirement quand bien même Melvyn n’avait pas émis le moindre commentaire à l’époque, rongeant silencieusement son frein. Il avait vu l’expression de sa sœur se décomposer lorsqu’elle s’estimait à l’abri du regard de leur père. Il avait lu la peine dans ses yeux lorsqu’elle avait été arrachée à son seul foyer pour se retrouver séquestrée au sein d’un palais tortueux. Melvyn n’avait rien pu faire pour l’aider. Il n’avait pas pu aller à l’encontre de la décision de son père et il s’était contenté de déposer un baiser sur la joue de sa sœur avant son départ pour Azurite. L’idée l’avait affleuré que Meeri lui en voulait peut-être pour cela, pour son inaction vis-à-vis de sa situation. Une pensée que Melvyn s’était employé à refouler dans un coin reculé de sa tête. Non. Meeri ne lui en voulait pas. Elle devait savoir qu’il n’aurait pas pu contrarier la décision de son père. Et elle devait savoir également qu’il ne l’abandonnerait pas, même s’il en avait l’air parfois. Il comptait bien lui expliquer tout ce qui se passait actuellement et peut-être le moment était-il venu. C’était la première fois depuis le retour de Meeri qu’ils étaient véritablement seuls. Melvyn était libéré pour la journée de son patriarche et ils ne devraient pas être dérangés durant un moment. Alors qu’il hésitait à s’avancer davantage dans la chambre de sa sœur, Melvyn éprouva un soulagement sincère en constatant que sa sœur n’avait rien à redire à sa présence dans la pièce. Elle semblait même heureuse de le voir. « Bien sûr, viens t’installer en face de moi. » Mis en confiance par l’attitude avenante de sa sœur, Melvyn obtempéra d’un mouvement de tête avant de prendre place dans le fauteuil qui faisait face à celui où Meeri s’était refugiée. Il pris place et jeta un rapide regard dans la pièce. Bien que se trouvant à quelques pas seulement de sa propre chambre, il ne put s’empêcher de constater que l’endroit ne lui était pas familier. Un nouveau rappel de la distance palpable qui demeurait entre le frère et la sœur. Le regard de Melvyn vint ensuite se river au même endroit que celui de sa cadette, sur le feu allumé. Il s’adonna brièvement à la contemplation majestueuse des flammes, avant que sa sœur ne rouvre la bouche, lui faisant brusquement lever la tête. « C’est père qui t’envoie ? Tu peux aller lui dire que tout va bien, que je suis de nouveau heureuse d’être en famille. » Ce n’était pas l’intention de sa sœur, mais Melvyn ne pu s’empêcher d’être irrité par son propos. Il ne se faisait aucune illusion sur la relation qu’il avait avec sa petite sœur, mais entendre qu’elle ne pouvait le voir venir à sa rencontre sans suspecter directement qu’il était là à la demande de quelqu’un d’autre le vexait beaucoup. Et il ne refoula pas cette émotion qui se lisait très bien sur ses traits. Il avait détourné les yeux des flammes et braquait désormais son regard bleuté sur la silhouette de sa cadette. « Non, personne ne m’a envoyé te voir. » Répondit-il d’une voix ferme, qui ne souffrait pas la moindre contestation. Comme toujours Melvyn n’était qu’aplomb et assurance. Il couvait sa sœur du regard. Elle lui était à la fois familière et étrangère. Elle semblait changée depuis son retour. Plus pensive, grandie. Et puis, paradoxalement, elle ne lui avait jamais parue aussi fragile. Melvyn fit courir ses doigts sur l’accoudoir couvert de tissu du fauteuil dans lequel il avait pris place. « Je suis désolé de ne pas avoir eut beaucoup de temps à te consacrer depuis ton retour. Père occupe à lui seul la majeure partie de mes journées. » Il se fendit d’un sourire un peu ébréché, moins éclatant qu’à l’accoutumée. Il n’y avait que sa toute petite sœur pour fissurer avec brio sa belle assurance. « Comment tu vas, Meeri ? » L’interrogea-il avec douceur. Et il espérait qu’elle ne lui servirait pas les mensonges bariolés qu’elle servait à leur père pour éviter des conversations embarrassantes. « Le fils Osanos te traite bien ? » Ajouta-t-il, poussant un peu plus sa sœur à la confidence.
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MessageSujet: Re: the room is too quiet (meeri) Lun 16 Avr - 2:48

I need you, I need you, I need you right now. Yeah, I need you right now. So don't let me, don't let me, don't let me down. I think I'm losing my mind now.

« Non, personne ne m’a envoyé te voir. » Les orbes de la Helleros se dérobent, indifférente aux dires de celui qu'elle n'a plus considéré comme un frère. L'homme assis en face d'elle avait beau partager les même teintes argentées qu'elle coulant dans ses veines, elle ne trouve pas en lui l'allié qu'elle recherche depuis des semaines, elle a l'impression qu'il n'existe que grâce au nom qu'il porte et ce sentiment pourtant imperceptible la démange presque. Très vite, elle se reprend, ne voulant en aucun cas éprouver des remords ou des regrets quant à leur relation, préférant se concentrer sur l'instant présent, lasse à la fois de se torturer à nouveau l'esprit et se remémorer des bons et mauvais côtés qui façonnent son aîné. Le rendant semblable à aucun autre homme qu'elle ne connaît. Oui, car même si elle aurait préféré qu'ils soient plus proches que dans la réalité, elle l'aime malgré tout et se demande parfois aussi s'il lui arrivait de penser à elle. Subitement, elle renifle comme pour contester sa pensée, n'oubliant pas qu'à l'heure actuelle elle ne peut que compter sur elle-même, la sirène ayant été arrachée à son oasis de rêve, et abandonnée de tous, même des siens. La vie qu'elle menait auparavant n'avait alors plus aucun sens. A ses yeux, elle ne faisait plus partie de la famille depuis longtemps. En dépit de la présence rassurante de son frère, la douleur ne s'est jamais envolée, trimbalant en elle les abîmes sourdes de l'océan. Là où on ne l'entendra jamais crier. Là où aucun bateau ne passe, s'échouant dans les profondeurs. Piégée. Voilà le mot qui définit sa vie ces derniers mois et qui semble n’interpeller personne. Elle a appris à ne plus espérer la petite. Elle devient de plus en plus invisible aux yeux des gens. Un fantôme. Cette perspective ne l'effraie guère, son destin lui échappe depuis belle lurette. Elle repose encore ses opales sur la chair hâlée de son aîné, totalement à la merci de ses émotions, mais retient de justesse une larme qui lui fait tourner la tête. « Je suis désolé de ne pas avoir eut beaucoup de temps à te consacrer depuis ton retour. Père occupe à lui seul la majeure partie de mes journées. » La nymphe laisse échapper un sourire qui, véritablement, n'en est pas un. Son visage est comme piégé dans un moule qu'elle désespère de porter continuellement, à longueur de journée. Parallèlement, elle se complaît derrière ce masque où elle se sent en sécurité. Elle ne désire pas provoquer de l’irritation chez son aîné, même si dans ses propos se dégage une part de vérité. « Je n'en doute pas une seconde. Père se démène pour nous offrir une meilleur vie, au point d'oublier parfois de se ménager. Il doit s'imaginer que la fin justifie les moyens. » Le paternel a tant d'attentes et de ressources pour elle, qu'elle se met à frisonner, craignant le jour où elle risquerait de le décevoir. Les portes qu'il a ouvertes, longtemps espérées, avec les fiançailles commencent à s'effriter, à se refermer doucement sur elles-mêmes, à mesure que les jours passent. Le mariage avec le fils Osanos tarde à venir et il n'y a rien qu'elle puisse faire, mis à part passer ses journées seule et courber l'échine face aux personnes au rang plus élevé qu'elle. Elle déteste devoir attendre et se sentir impuissante constamment. Mais encore une fois, elle n'a plus la force de se débattre, résignée à être cette poupée de chiffon que les gens attendent de voir devenir chez elle. « Comment tu vas, Meeri ? » La question la prend au dépourvu, s'interrogeant rapidement sur sa sincérité. Doit-elle lui mentir ? Elle pense que oui, l'espoir l'ayant quittée depuis que les Sept l'ont abandonnée. « A la fois épuisée et affamée pour dire vrai. » Elle s'étonne d'avoir finalement sorti tout ce qui lui passait par la tête. Sans doute la fatigue mais elle se reprend aussitôt, sélectionnant soigneusement les mots. « Je n'ai rien mangé depuis hier soir. Ne dis rien à père, il s'inquiéterait pour moi sinon. » La vérité est toute autre, elle s'en fichait éperdument de l'inquiéter, elle restait dans sa chambre pour ne pas le croiser. De plus, il pénétrait rarement dans son espace privé, au point d'envoyer quelqu'un la chercher s'il désirait sa présence. Quelqu'un comme Melvyn. « Le fils Osanos te traite bien ? » Meeri sent une boule se former dans sa gorge et met un peu plus de temps à répondre qu'à l'accoutumée. Elle ne digérait toujours pas le silence radio de Melvyn depuis qu'elle a dû quitter le manoir pour rencontrer cet Osanos et vivre à quelques mètres de lui. « Comme n'importe quel homme distingué. C'est un prince. » Certes, elle ne cache pas à son frère la vérité à son propos. L'Osanos n'avait pas été pour le moins impoli et violent avec elle, il s'est avéré être un homme bien plus courtois et gentil qu'elle le pensait mais toujours aussi mystérieux. « On se fréquente quand le temps le lui permet. Et toi ? Vois-tu quelqu'un ? » Le sourire qu'elle s'efforce de lui rendre la rend nauséeuse, elle voulait absolument changer de sujet, même si l'Osanos ne la rendait pas malheureuse. Elle était tout aussi piégée que lui dans ces fiançailles et ne se ferait pas le plaisir de révéler à son frère ce détail pouvant peser sur la balance. Elle jalouse le fait qu'il soit toujours un être libre, sans savoir qu'un mariage l'attendait tout autant.
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MessageSujet: Re: the room is too quiet (meeri) Mar 24 Avr - 6:41

« Je n'en doute pas une seconde. Père se démène pour nous offrir une meilleure vie, au point d'oublier parfois de se ménager. Il doit s'imaginer que la fin justifie les moyens. » Melvyn était plongé dans l'observation de sa cadette et acquiesça vaguement de la tête pensif. Ses pensées n'étaient pas tournées ver son père. Maintenant qu'il saisissait enfin l'occasion de se retrouver seul avec elle pour un laps de temps dont il savait qu'il pouvait devenir très court, toute l'attention de Melvyn convergeait vers Meeri. Sa soeur demeurerait sa seule source de préoccupation, ne serait-ce que le temps illusoire d'une poignée de minutes. Il l'observait avec assurance, décortiquant son expression comme un amateur d'art s'abandonnant à la contemplation d'une imposante peinture. Et à l'instar d'un tableau, univers bariolé de couleurs, Meeri semblait à la fois belle et privée de toute vie. S'il n'allait sûrement pas se laisser aller à le lui avouer, il lui trouvait l'élégance d'une fleur fanée. Son éclat était terni. Sa peau, ses cheveux, ses yeux... Délavés. Elle prenait la poussière à Azurite. Ses mots étaient mensongers, de même que ses sourires. Une poupée figée dans une comédie qu'elle allait jusqu'à jouer auprès de son propre sang. Melvyn en était peiné. Peiné qu'elle ne se sente pas libre d'être elle-même auprès de lui. Evidemment, il ne pouvait cependant pas l'en blâmer. Ils n'étaient pas proches. Ils ne l'avaient jamais été. De bien des façons et en dépit de leurs racines entremêlées, ils demeuraient des étrangers l'un pour l'autre. Un véritable fossé s'était creusé entre eux deux durant plus de vingt ans et Melvyn allait devoir rivaliser d'ingéniosité pour atteindre sa cadette, même brièvement. A l'heure actuelle, il la trouvait si distante que, en dépit de leur proximité physique, elle aurait tout aussi bien pu se trouver au palais, à Azurite. D'humeur bravade, Melvyn se laissa aller à l'interroger sur sa nouvelle vie. Une vie qu'elle n'avait pas choisie. Une vie qui la condamnait. Il ne détournait toujours pas les yeux, scrutant méticuleusement l'attention de sa sœur, attendant une réponse. Il pouvait presque voir ses méninges s'activer depuis le fauteuil dans lequel il s'était installé. Son regard d'un bleu limpide était avenant, doux. L'affection y perçait. Parles moi. « Comme n'importe quel homme distingué. C'est un prince. » Titre au goût d'insulte. S'il parvint à ravaler la grimace qui menaçait de tordre ses lèvres, il ne dissimula pas une onde de scepticisme. Il haussa un sourcil mais n'ouvrit pas la bouche. Il ne connaissait pas cet Hyppolite, ce prince auquel sa sœur avait été offerte. Il n'avait pas confiance en lui de par le nom qu'il portait, mais aussi et surtout car il répugnait à voir Meeri ainsi placée sous la protection d'un homme qu'aucun membre du clan Helleros ne connaissait vraiment. Sa sœur avait été vendue à un étranger, un étranger que Melvyn entendait bien piller de son titre. « On se fréquente quand le temps le lui permet. Et toi ? Vois-tu quelqu'un ? » Un nouveau sourire maladif. Il se fissure, il s'écroule. Tout comme Meeri. Elle se meure peu à peu. « Je suis aussi fiancé que toi. » Lui répond-t'il sur un ton à la nonchalance ternie. Il songe brièvement à Rita, à cette créature de glace, à ce contrat choisi et instauré par eux deux. S'il prétendait le contraire, Melvyn n'était pas prisonnier de cette alliance. Là était son choix, sa décision. S'il ne se laisserait pas aller à prétendre qu'il connaissait Rita, ne serait-ce que vaguement, il pouvait néanmoins avouer sans mentir qu'il avait confiance en elle. En fait, c'était peut-être la personne à laquelle il se fiait le plus à l'heure actuelle. « Le moment venu, j'épouserais Rita Kimora. Pas un aussi bon parti que celui qui t'as été attribué, mais une alliance avantageuse malgré tout. » Un gros euphémisme que celui-ci. Si les choses venaient à se dérouler de la manière espérée, cette union prospérerait. Un avenir mirobolant auquel Melvyn ne s'autorisait à penser que rarement, le cœur pétri par une incertitude qu'il dissimulait adroitement au vu et au su de tous. Alors qu'il parlait, Melvyn ne cessait pas d'observer sa cadette. Pouvait-il lui faire confiance ? Il l'ignorait douloureusement. Il voulait croire que oui, cependant. Qu'en dépit de leurs vieilles divergences et autres griefs passés, l'amour filial demeurait entre eux, parfaitement immuable. Chaque personne mise dans la confidence dénotait une nouvelle prise de risque. Une erreur possible dont Melvyn porterait le poids. Il songea sans mal à Rita, avec tant de clarté qu'elle aurait pu se trouver dans la pièce à son côté, l'expression impénétrable et le regard méfiant. Si elle était vraiment là, elle l'inviterait certainement à taire. Et peut-être qu'elle avait raison. Peut-être qu'il s'apprêtait à commettre une grosse erreur. Meeri n'avait pas forcément besoin d'être mise dans la confidence, mais elle semblait si seule, si violée par la vie et l'instinct de protection que Melvyn éprouvait à son égard en était farouchement ravivé. Sans un mot il se leva et vint à bout en quelques pas de la distance physique qui le dépassait de Meeri. Sous ses yeux décolorés, il s'agenouilla devant elle, son regard calmement plongé dans le sien. Il attrapa doucement sa main qu'il entoura avec les siennes, balayant la crainte d'être repoussé. Lorsqu'il pris la parole, sa voix était porteuse de la belle assurance dont il se paraît sans effort depuis l'enfance. « Tu n'épouseras pas ce garçon, Meeri. » Annonça-t-il avec conviction. Sa voix était à la fois douce et ferme et aucune trace de doute n'y était perceptible. Il aurait mis le même aplomb dans la prononciation de ses mots s'il lui avait à la place énoncé que le ciel était bleu. « Je sais qu'il y a un vrai fossé entre nous et je ne te blâmerais pas de ne pas pouvoir m'accorder ta confiance, mais je te jure que je ferais tout ce que je peux pour te libérer de cet engagement. » De cet engagement et de tout le reste. Il allait protéger sa sœur. Protéger leur famille. « Quelque chose d'important se prépare et le monde en ressortira changé, pour nous tous. » Et à entendre toute cette assurance dans sa voix il était bien facile de le croire pleinement et sans condition. Sa foi était telle qu'elle irradiait véritablement. Garçon solaire, il brillait presque trop fort, bercé par une idée dont il espérait qu'elle prendrait forme bientôt.
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the room is too quiet (meeri)

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