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— oh, how i miss the misery (w/yoric)

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MessageSujet: — oh, how i miss the misery (w/yoric) Mar 30 Jan - 4:54

oh, how i miss the misery
— Yoric Swanson & rhaena dryden —

under the knife i surrendered
the innocence yours to consume
you cut it away
and you filled me up with hate
De retour dans la capitale, elle avance. Les talons qui claquent sur le pavé brillant. La ténébreuse est prête à recevoir sa prime, celle de tous ses contrats terminés. Les corps s'empilent, se transforment en montagne de cadavres dans son sillage. Mais la brune, elle ne se retourne pas. Elle ne peut ressentir de la culpabilité alors que son coeur est absent de sa cage thoracique. Cette chose grotesque qui bat dans sa poitrine, il ne s'anime qu'au moment de briser des vies. Tant que ce n'est pas la sienne. Elle ne se sent vivante qu'au moment de tuer. Adrénaline dans ses veines. Une drogue des plus délicieuses. Exaltée par ce voyage morbide, la ténébreuse parcourt les rues de son enfance. Ici, elle avait été la gamine naïve, certaine que la paix allait durer. Qu'il y avait moyen de vivre en harmonie entre mêlés et maîtres. Quelle stupide enfant avait-elle été... Un bref regard vers le parc où elle jouait aux héros avec ses amis d'enfance suffit à lui tirer une moue de dégoût. L'enfant qu'elle était est morte depuis longtemps. Entre les mains du Swanson qu'elle n'a pas vu depuis plusieurs semaines. Mais ce n'est pas vers le palais qu'elle se dirige mais son employeur du moment. Créature qui s'évade, elle est une ombre au milieu des rues jusqu'à arriver à sa destination. Elle ne glisse pas un mot et encaisse les pièces. Une fois sa bourse pleine, elle s'apprête à quitter les lieux mais elle s'arrête quand elle manque de heurter le nouveau venu. Boucles blondes, regard aussi froid que le sien, elle reconnaît aussitôt les traits du monstre.

Son ancien maître est juste là, devant elle. Ce n'est pas un regard noir et plein de haine qu'elle lui lance. C'est un regard amusé et même exaspéré. Elle aurait dû se douter que le destin trouverait le moyen de le mettre sur sa route alors qu'elle n'avait aucune intention de le revoir en revenant dans la capitale. Elle est uniquement venue récolter sa récompense et serait retournée dans les contrées lointaines. Elle décide de se servir de l'occasion pour le tourmenter. Pas de bonjour, ni de salutations. Si familière avec l'animal que ça ne servirait à rien. Il ne la saluerait pas en retour, fort probablement. « J'ai entendu dire que tes fiançailles sont brisées. » Maintenant qu'elle n'est plus reliée à lui, elle pourrait si facilement approcher et enfoncer la dague dissimulée dans sa manche au plus profond de ses entrailles. Elle pourrait débarrasser les terres d'Aksana de ce monstre qui l'a tant fait souffrir. Mais elle préfère le voir ramper, supplier pour une fin rapide comme elle s'est si souvent sentie entre ses griffes. Alors, elle se délecte plutôt de son échec. Dans c'monde, il n'y a qu'elle qui le connaisse par coeur et elle sait à quel point il veut bien paraître devant le père ; le monstre originel. Être repoussé par sa fiancée n'a pas dû lui plaire et la Dryden est seulement heureuse de ne pas avoir été présente au moment d'apprendre la nouvelle. Elle aurait été le victime de sa colère, comme ce fut si souvent le cas autrefois.

Un rictus malicieux glisse sur sa lippe alors qu'elle croise les bras sans le lâcher des yeux. Elle aime voir sa misère, sa honte. D'autant plus qu'elle est maintenant libérée et qu'il ne peut pas déverser sa rage sur elle. Elle est partie aussitôt que le virus les a séparé... Quelle bénédiction. Pourtant, au fond d'elle... quelque part, elle ressent le vide... Le manque. De lui. De eux. « Quoi, tu lui as fait peur ? Ça ne m'étonne pas. » La malice toujours brillante dans son regard glacial, la ténébreuse n'est plus l'adiutor sur qui il peut se défouler. Celle qui tremble sous les coups. Pour son plus grand malheur, et le sien, elle est la seule qui le comprenne. Elle est tombée dans les abysses, il l'a entraîné vers l'enfer avec lui. Il en est le roi, et elle, sa reine. Ils souffrent passionnément ensembles. Ils se détruisent, le sentiment le plus envirant qui soit...


Dernière édition par Rhaena Dryden le Dim 11 Mar - 20:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: — oh, how i miss the misery (w/yoric) Mer 31 Jan - 11:38


oh, how i miss the misery
Un autre coup pour tenter d’avoir enfin cette information recherchée mais l’être est inutile. Il ne sait rien, simple coquille vide ayant surement laissé dans son pantalon les traces de leur rencontre. Parce qu’il intimide l’homme. Parce qu’il lui suffit parfois de peu pour obtenir ce qu’il désire. Un ennui profond pour celui qui se complet à observer le liquide carmin s’échapper de sa victime. Mains qu’il vient frotter contre un tissu tout en laissant l’individu épave dans la ruelle. Il se complait dans les bas-fonds lui l’homme d’en haut. Lui qui n’a jamais trouvé sa place dans la lumière. Non, rien n’est jamais parfait dans le monde d’en haut. Dans ce monde où on le contraint à se retenir. Un monde qui se délecte pourtant de ses actions qui leur sont profitables. Il avance le monstre, prêt à aller désaltérer sa soif. Coup malencontreux. Rencontre fortuite qui vient pourtant saisir ses entrailles. Colère qui bien vite se retrouve remplacée par cette plaie béante laissée au fond de lui. Il le hait ce putain de virus qui a tout changé. Qui a amené dans son être une faiblesse, une déchirure qui vient prendre forme aujourd’hui. Qui vient le hanter pour le détruire encore davantage. Il la hait l’idiote d’oser venir près de lui. Et pourtant ce sont ses entrailles qui s’en réjouissent. Qui se satisfassent d’un manque crée par le virus. Son regard se fait déjà plus noir, prêt à lui enfoncer une lame en plein cœur. A détruire définitivement son vieux jouet. Il a déjà bien assez servi. Il n’est plus obligé de le maintenir en vie. Il n’attaque cependant pas le premier. Il attend, le premier mot, la première action pour réagir, pour être dans son droit. Parce que même si le lien les a dissous, jamais les marques qu’il a laissées sur elles ne disparaitront. Elle n’est pas vraiment personne, elle a toujours été chose pour lui. Foutu enfant ayant repris les pensées d’un père. J'ai entendu dire que tes fiançailles sont brisées. » Elle ose l’insolente se servir des informations que leur lien pourtant rempli de haine n’a pas réussi à dissimuler. Il la hait. Elle et leur relation obligatoire. La poigner se resserre, il est prêt à la détruire, à faire couler son carmin définitivement. Nul ne poserait de questions en ce lieu s’il venait à la détruire. Nul n’oserait jamais remettre en question les agissements d’un swanson. Nul n’oserait se mettre en travers de son courroux. Et l’insolente sait déjà quel genre de traitement il réserve lorsque sa langue se fait trop pendue. Il tente de ne rien montrer le monstre quand elle ose aborder ce sujet si sensible. Ne pas montrer combien cela le touche. Mais à l’intérieur il boue. Un feu grandit. Un volcan destructeur auquel elle va bientôt gouter. « Quoi, tu lui as fait peur ? Ça ne m'étonne pas.  » Elle se délecte l’abjecte de ce pouvoir qu’elle a maintenant sur lui. Des informations recueillies au court des années. De tout ce qu’ils aimeraient se cacher mais qu’ils savent pourtant. De tout ce dont ils pourraient se servir pour mieux se détruire. Mais l’homme n’a jamais eu besoin de mots pour arriver à ses fins. Ce sont ses mains lourdes et fortes qui viennent saisir la demoiselle sans le moindre ménagement. Qui l’entraine contre son gré dans une ruelle avant de venir la frapper. Ce n’est pas une gifle, c’est son poing tout entier qui vient frapper son visage. Si elle ne voulait pas finir défigurée, elle n’aurait jamais dû aborder le sujet aussi délicat que celui de la fille des cieux. « Sale chienne. »Voilà tout ce qu’il prononce tout en se délectant déjà du carmin qui bientôt ne cessera plus de couler.
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MessageSujet: Re: — oh, how i miss the misery (w/yoric) Mer 31 Jan - 20:33

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Voilà longtemps qu’elle a cessé de craindre le bourreau. N'importe qui d'autre aurait évité sa présence, l'aurait contourné et fuit les lieux aussitôt. Pas Rhaena. Jamais Rhaena. Elle ne recule plus devant la mort. Elle se meure à petit feu depuis la cérémonie qui les a réunis. Ça ne servirait à rien d'en avoir peur à présent. La mort vient pour tous, elle s'est fait à l'idée. C'est bien plus difficile de vivre quand tout ce qu'on connaît, c'est la douleur. Alors, elle ne craint pas les représailles quand elle vient se moquer des malheurs du jeune homme. Peut-être que la distance des dernières semaines lui a fait oublier à qui elle avait affaire. Elle aurait dû se douter qu’il sort les crocs si elle s’amuse à l’agacer. Elle ne cherche donc pas à se défendre quand il l’entraîne brutalement vers la ruelle adjacente. Le coup qu’il vient lui asséner la déboussole un moment. Elle plaque sa main sur sa mâchoire pour mettre une pression sur la douleur. Un ricanement lui échappe ensuite, et résonne contre les murs de la l’allée oubliée. Le voilà le monstre qui lui a tant manqué. Auprès de sa fiancée, il avait commencé à changer. Être plus tolérant avec la ténébreuse. Mais ici, elle voit le Yoric qu'elle a toujours connu.

Elle n'est plus son adiutor, ils ne sont plus liés. Elle n'a donc plus à supporter ses coups, endurer le mal qu'il lui inflige. Elle n'a plus à être la poupée désarticulée qu'il peut démonter selon ses humeurs. Le virus n'a pas seulement tout changé, il a tout renversé. La petite dague qu'elle tient dans sa manche se retrouve alors appuyée sur la gorge du Swanson. Ce serait si facile de la faire glisser. Trancher la chair et le voir se vider de son sang à ses pieds. Ce serait mentir que de dire qu'elle n'y a jamais rêvé. Mais quelque chose la retient. Ses doigts se resserrent sur l'arme avec férocité, comme si elle tentait de se convaincre de faire le geste fatal. Mais elle est incapable de l'achever. Elle voudrait enfoncer la lame une fois, deux fois, puis trois et quatre mais elle reste immobile, son regard planté dans le sien. Elle cherche à voir une humanité, quelque chose à sauver. Car quand elle le regarde, elle a l'impression de se voir elle-même. De fixer un miroir. Deux coeurs pourris, violents. Deux âmes dont il ne reste rien que les affres de cerbères en cage. Est-ce qu'elle lui manque autant qu'elle ne peut pas vivre sans leur lien invisible ? Est-ce qu'il ressent ce même vide qui la tourmente depuis que le virus les a éloigné ? Est-elle la seule à souffrir du néant qu’à laisser l’absence de leur proximité forcée. « Heureuse de voir que je t’ai manqué aussi. » Les mots ne la blessent plus. Ses coups non plus. Il n’y a rien qu’il ne puisse faire pour lui faire mal à présent. Il a tué son innocence, y’a longtemps. Et elle a tout perdu sur le chemin, même quand elle avait tenté de s'accrocher aux quelques espoirs qu’elle s’était permis.

Toujours quelque chose, ou quelqu’un, pour lui arracher ce qui lui est le plus précieux. Aujourd’hui, elle n’a plus rien. Même pas leur lien malsain. Et lui, il se plaint de quoi au juste ? Il ne saura jamais ce que c’est la misère. La vraie. Pas même les mots de la ténébreuse ne seront jamais à la hauteur de tout le mal qu’il lui a fait. Alors pourquoi est-elle incapable de le tuer ? Elle le repousse avec froideur et range sa dague de nouveau dans sa manche. En colère contre elle-même, le virus. Contre lui. « Tu vois, ce sont des choses comme ça qui ont dû la faire fuir. » Elle est bien placée pour le savoir. Le père de Lucian, elle l’avait aimé et elle l’avait perdu. Parce qu’elle n’avait pas su le montrer. Elle n’avait pas su comment dompter ses vices. Les mêmes qu’elle partage avec celui qui avait été son maître. Elle ne l’avouera jamais, mais il l’a forgé à son image. Monstrueuse. « Mais moi, je n’ai pas peur de toi. Ils sont révolus les temps où tu pouvais me tourmenter, Yoric. » Sa voix est mielleuse comme si elle s’adressait à un enfant à qui on veut prendre le jouet. C’est bien ce qu’elle a été. Mais c’est terminé. Elle a besoin qu’il sache, que ce soit clair entre eux. Ou peut-être veut-elle se convaincre elle-même qu’elle n’a plus besoin de lui même si le vide au creux de ses entrailles prouve clairement le contraire.


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MessageSujet: Re: — oh, how i miss the misery (w/yoric) Mer 7 Fév - 10:52


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Il n’a jamais suivi les leçons qui apprennent à ne pas frapper les demoiselles. Et même s’il les avait suivis, il n’aurait pas retenu son geste. Elle le mérite la chienne. La perfide qui s’égare, qui ose parler de la fille des cieux. Sujet parmi tous qui détruit son être, renforce sa rage. Il n’a peur de rien, pas avec son jouer, pas avec toute personne qui ose s’en prendre à la blonde qui envahit bien trop esprit. Il enrage, incapable de se contrôler dès que Neve apparait sur le tapis. Il se complait du carmin qu’il fait couler. De la voir se balancer un petit peu sous le choc. Ce n’est que le début, le prémices de tout ce qu’il pourra accomplir maintenant que le lien n’est plus. Fin programmée d’une créature qui n’aurait jamais dû voir le jour. La petite garce arrive toutefois à le surprendre. Elle qui ne se défendait plus vient plaquer une dague contre sa carotide. Il devrait se sentir effrayé mais il n’en est rien. Le cruel ne peut retenir son rire. Il se moque d’elle. De cette maigre action qu’il tente à son égard. Il n’a nullement peur de la brunette même si elle semble avoir le dessus là et maintenant. Il observe ses gestes, cette hésitation dans son mouvement. Cette certitude qu’elle n’ira pas jusqu’au bout. « Heureuse de voir que je t’ai manqué aussi. » Il grogne. Lui manquer ? Jamais et pourtant, ce lien brisé a laissé un  vide qu’il n’arrive pas à combler. Cette sensation d’avoir perdu quelque chose qu’il n’avait pourtant pas avant. Finalement, elle s’éloigne la mélée, sans pour autant lui avoir fait le moindre mal. Il en rit de voir son impossibilité à agir. Mieux vaut ça que de laisser sous-entendre que leur lien aurait pu créer un vide chez lui. « Tu vois, ce sont des choses comme ça qui ont dû la faire fuir. Mais moi, je n’ai pas peur de toi. Ils sont révolus les temps où tu pouvais me tourmenter, Yoric. » Sa voix trop mielleuse le fait sortir une fois encore de ses gongs. Il s’approche le mauvais, tord son poignet pour s’emparer de sa dague. Positions inversées mais il n’est pas elle. Il ne résiste pas à l’envie de faire couler un peu de carmin. Lame qui s’enfonce dans sa chair. Délice pour le monstre. Main qui vient enserrer sa gorge pour lui faire perdre ce sourire qu’il ne veut voir. Qui le met une fois de plus hors de lui. « Ne parle plus d’elle ! A moins que tu veuilles repartir sans corde vocale. » Qu’il vient cracher et il en serait capable. La rendre muette à jamais. Détruire en elle toute bride de vie. Sa bouche finit par se rapprocher de son oreille, le monstre se fait malsain, trop présent. « Je pourrais toujours te tourmenter. Te tuer ici sans que personne ne réagisse. Tu es toujours néant. » Qu’il vient susurrer pour rendre le tout plus désobligeant. Sourire qui ne le quitte pas, situation où il a le dessus qui réveille son épiderme. Plaisir prit dans la violence.
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MessageSujet: Re: — oh, how i miss the misery (w/yoric) Lun 19 Fév - 21:54

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Son incapacité à le tuer la dégoûte. Elle n'a aucun mal à chasser et assassiner des mutants au nom de maîtres trop pieux et aveuglés par les prophéties saintes mais quand ça vient à celui qui lui a volé son innocence, elle est impuissante. Elle voudrait frapper dans un mur, mais à la place, elle le voit fondre sur elle pour lui voler sa lame et l'enfoncer dans sa chair. Elle ignore la douleur et se concentre plutôt sur ses doigts brûlants qui enserrent de nouveau sa gorge. Apparemment, elle a su où frapper pour éveiller le monstre. Par les gestes et par les mots, il fait couler sa hargne sur elle. Mais elle reste imperméable, immuable. La gamine qui craignait de voir le molosse la mordre au début de leur union forcée est morte y'a longtemps. Ne le sait-il pas... c'est lui qui l'a enterré de ses propres mains. Il devra se trouver une autre victime s'il veut assouvir ses plus sombres pulsions.

L'indécente proximité et la violence électrique entre eux l'amuse, en réalité. Elle continue de sourire la vipère, amusée de le voir tenter de nouvelles menaces. Futiles et vaines d'ailleurs. « Si j'désire parler d'elle, je ne m'arrêterai pas. » Qu'il fut un jour son maître ne change rien ; elle ne suit les ordres de personne. « Mais pour me tourmenter, faudra faire mieux que ça. » Elle ignore si c'est même possible de la briser plus qu'elle ne l'est déjà. « Je te rapelle que nous avons été liés, nous sommes identiques, toi et moi. Si je suis néant, tu es tout aussi invisible que moi. » Il peut bien essayer de la rabaisser, jamais elle ne pourra aller plus bas. Ne voit-il pas qu'elle a cessé de vivre il y a longtemps. Elle survit à peine. Coquille vide qui n'a rien à se racrocher. « Un jour, je te tuerai -- » C'est une promesse. « ... et personne ne va vraiment te pleurer. Tu seras bien vite oublié, crois-moi. » Tout comme personne ne la pleurera s'il décide de l'égorger ici et maintenant. Ça ne lui fait ni chaud ni froid. Elle a appris à vivre avec la solitude et se plait à n'avoir personne qui puisse être une faiblesse à ses côtés. Lucian lui manque et elle n'oubliera jamais l'écho de ses rires, mais d'un autre côté, il est loin. Quelque part où, elle l'espère, il se porte mieux qu'en vie et avec elle pour mère. « Alors allez, fais-moi mal, c'est tout ce qu'on sait faire... détruire ce que l'on touche. » C'est son tour d'approcher les lèvres de son oreille et d'y glisse la violente tentation en un souffle aguicheur. La ténébreuse se fait joueuse. L'audace pour seule compagnie

Le défi lancé, elle plonge son regard froid dans le sien. Son corps se raidit, anticipant le courrou de l'enfant des flammes. Elle ne tremble pas. Elle ne flanche pas. Le danger allume ses sens, éveille son coeur engourdi. Il se met à battre si frénétiquement dans sa poitrine qu'elle a pratiquement l'impression que le prédateur peut le sentir lui aussi. Elle se promet que pour chaque coup, chaque plaie, elle lui fera payer plus cruellement encore. L'intensité de son regard l'invite à franchir le pas, oser la marquer encore pour une millième fois. Vas-y. Fais de ton mieux. Rien que tu ne puisses faire ne peut me faire mal. À la différence des fois précédentes, elle compte se défendre s'il essaie de l'envoyer six pieds sous terre. Elle a beau danser si près de la mort qu'elle a déjà un pied dans la tombe, ça ne veut pas dire qu'elle le laissera être celui à lui arracher son dernier souffle. Elle n'a pas pu lui trancher la gorge quelques instants plus tôt mais elle se défendra.
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MessageSujet: Re: — oh, how i miss the misery (w/yoric) Dim 25 Fév - 11:51


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Jamais elle ne parlera d’elle, jamais. Il  ne la laissera pas faire quitte à venir trancher sa carotide. Il ne risque plus rien à venir la détruire. A venir décompenser son être en un million de morceaux. Il se perd dans des pensées loin d’être positives mais c’est toujours le cas. il mord, il montre les dents, il est tout simplement prêt à faire couler le sang. « Si j'désire parler d'elle, je ne m'arrêterai pas. » Grognement, il ne pas la laisser lui parler de la sorte, ne le fera pas. les crocs prêt à s’enfoncer dans l’odieuse mêlée. « Mais pour me tourmenter, faudra faire mieux que ça. » Les premiers mots de trop, sa main venant atterrir une nouvelle fois sur son visage, faisant couler le carmin, un avant-gout de tout ce qu’elle provoque. De tout ce qu’elle amène. Il veut la détruire, depuis longtemps, depuis ce jour où des sombres fous ont décidés de les liés. Idiotie plus grande que le monde tout entier. La main toujours sur sa gorge qui n’attend qu’un mot de plus pour totalement la détruire, pour terminer cette relation bien trop longue. Cette haine attisée au fil des années.  « Je te rappelle que nous avons été liés, nous sommes identiques, toi et moi. Si je suis néant, tu es tout aussi invisible que moi. » Il hausse les épaules, se moque bien d’être invisible. La gloire n’a jamais été sa motivation. Il n’a jamais brillé que dans le noir, que dans les recoins les plus perfides. Elle peut bien s’imaginer le toucher de la sorte mais elle se trompe avec tellement de force qu’il en rirait presque. « Un jour, je te tuerai... et personne ne va vraiment te pleurer. Tu seras bien vite oublié, crois-moi » Les mots en trop, ceux qui déclenchent l’hilarité glaciale qui vient pourfendre l’air. Il ne peut le cacher, il l’en croit incapable Il oublie cette idée d’oubli qui au fond n’entre pas en ligne de compte. Le monde peut bien l’oublier, il n’en a que faire, cela fait longtemps qu’il l’oublie. Tant que sa réputation de bête féroce brille, l’homme lui peut être relégué à l’arrière-plan.« Tu aurais pu me tuer il y a quelques secondes mais ton hésitation joue maintenant à ta défaveur. » Qu’il vient se moquer tout en rapprochant son visage, tout en laissant la dague venir doucement effleurer sa peau sans s’enfoncer, simplement marquer à quel point la situation est en sa défaveur. « Un élan de remords ? Une pensée fugace de bonté à mon égard ? » rire glacial teinté d’une pointe de défi. Elle n’en est pas capable. Elle aurait pu tout achever depuis des années mais jamais rien. « Alors allez, fais-moi mal, c'est tout ce qu'on sait faire... détruire ce que l'on touche. » Et il ne peut lui donner tort. Une vie à tout détruire, le mal ancré dans ses veines. C’est sans doute leur seul point commun, cette noirceur envahissante. Cette partie de lui que le mercenaire a transmise à sa mêlée si facilement, distillé au fil des coups, des remarques, des bassesses, de tout ce qu’il pourrait lui faire de pire. Défi qu’il ne peut que saisir. Des toutes petites gouttes de carmin s’échappant de légères plaies, rien qui ne puisse la détruire, simplement pour l’amusement de voir couler le liquide. C’est davantage sa main contre sa gorge qui manque de finir l’irréparable. Il serre encore et toujours. Il lui suffit d’appuyer encore un peu plus pour totalement l’avoir à sa merci. Pour venir capturer son dernier souffle. Un geste, une petite action pour calmer à jamais son palpitant. Un petit tour de manivelle qu’il ne déclenche pas, restant comme cela, la gardant encore en vie, se contredisant lui-même face à la haine personnifiée. Face à celle qui a laissé cette marque au fond de son être, séparation désirée venant maintenant le malmener.
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MessageSujet: Re: — oh, how i miss the misery (w/yoric) Dim 11 Mar - 20:54

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Comment ose-t-il se moquer d'elle. Il n'est qu'un maître, ceux qui se croit si supérieur alors que la nature en a fait des êtres faibles. Un jour, plus personne ne se souviendra de l'homme ni même de la bête. Quand on prononce le nom Swanson, on ne parle pas de Yoric. Il n'est jamais le premier à venir à l'esprit. Mais dans celui de la tueuse, il est omniprésent. Il veut faire croire que ses paroles ne l'atteignent pas mais Rhaena sait à quel point le jeune homme veut bien paraître devant le père. Elle sait tout de lui. Alors elle le laisse rire, elle le laisse se croire intouchable par ses mots et encore plus sa menace. Et quand elle l'invite à faire sortir le monstre, il répond à l'appel. De nouvelles cicatrices à sa collection. Son corps est devenu un musée aux horreurs. Sa peau blanche, laiteuse et douce reste parsemée de petites crevasses refermées ayant laissées leur marque sur les monts séduisants de ses courbes. Ce corps qui est cabinet de curiosité. Recouvert d’une carapace invisible, bouclier qui lui a permis de survivre toutes ses années. Plus rien ne l’atteint, plus rien ne peut lui faire mal.

D’une certaine manière, elle devrait peut-être le remercier. Sans lui, l’enfant naïve qu’elle était aurait été dévorée toute crue pour ce monde peuplé de loups affamés. Grâce à lui, elle a compris que le monde ne mérite pas d’être sauvé. La seule vie qui importe, c’est la sienne. Personne ne lèvera jamais le petit doigt pour elle. Alors elle doit lever le poing. Entre les griffes de l’ancien maître, elle n’y arrive pas, cependant. Paradoxale ironie. Elle voudrait frapper, hurler et jeter son cadavre à la mer. Et plus il l’étouffe de ses pattes violentes, plus elle a l’impression d’être la victime jetée aux vagues pour suffoquer. Mais elle s’accroche, le regard ancré dans celui du monstre à la crinière de soleil. « La mort serait une solution trop facile. Te tuer serait faire preuve de bonté. » Elle peine à articuler correctement mais elle trouve tout de même le moyen de lui lancer un rictus sombre et amusé. « Non. Je trouverai la meilleure façon de te faire souffrir. » Il est peut-être maître des coups et de la violence mais la ténébreuse sait aller encore plus loin. Torturer l’esprit, inviter le tourment et la folie. Elle n’a pas besoin de porter un bracelet orange pour y arriver. Elle trouvera ses faiblesses et le détruira comme il l’a fait avec elle pendant si longtemps. Et malheureusement pour lui, son intelligence surhumaine peut se montrer très… innovatrice. « Et tu souffriras longtemps. Ce n'est qu'une fois à ton plus bas que je vais enfin te délivrer de cette vie. » Pour chaque plaie, chaque coup et chaque insulte. Elle veut le voir regarder par dessus son épaule à chaque seconde de son existence, la peur aux tripes de voir apparaître la démone venue réclamer son âme.

Si pour le moment elle ignore quelle serait la meilleure façon de lui faire mal, elle garde espoir qu'elle trouvera. Tout le monde a une faiblesse. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle trouve la sienne. Pour s'assurer qu'il ne la tue pas ici et maintenant pour éviter de se retrouver avec une adiutor vengeresse sur le dos, la Dryden sort une nouvelle dague dissimulée dans son veston et vient l'appuyer à sa gorge. Elle le repousse, le plaque au mur adjacent. Les voilà coincés dans une étreinte mortelle, deux serpents enlacés cherchant à avoir le pouvoir sur l'autre. Et comme pour sceller sa promesse, elle vient déposer un baiser venimeux sur sa joue. La tendresse des amoureux remplacée par la passion brûlante d'une haine à jamais enflammée. Oh ce qu'elle aime le provoquer...

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