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( I WILL GIVE YOU HELL ) // merle

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‹ MESSAGES : 716
‹ AVATAR : NAM JOO HYUK.
‹ CRÉDITS : AV/@TYRELL AKA BE QUI EST BAE ET QUI EST QUEEN.
‹ COMPTES : CHAOTIC CHILD, INSANE KILLER, UNHOLY PRIEST, BITCHY THIEF, CRAZY GOLLUM.

‹ AGE : vingt-quatre ans à vivre tel un oppressé, amoureux d'une liberté qu'il ne voit que dans ses rêves, c'est la jeunesse qui trompera les vieilles générations.
‹ STATUT : célibataire, autrement dit seul depuis sa naissance, il n'est intéressé par rien d'autre que par une vengeance froide.
‹ SANG : mêlé, abomination, quoi que utile aux yeux de quelques maîtres, il est de ces gens qui ont courbé l'échine pour survivre.
‹ POUVOIR : jaune comme le pipi.
‹ METIER : en fuite, chien, loup solitaire, il rode, il vaque, il torture, il est le fantôme d'une carcasse d'autrefois. accessoirement bras-droit de anders pollux, il est enfin à la tête d'une Hydre qui ne courbera jamais l'échine.
‹ ALLEGEANCE : autrefois la ligue, maintenant l'armée de pollux. comme un chien enragé, le loup solitaire s'adosse à cette nouvelle famille qui mettra le royaume à sang et à flammes pour récupérer ce qui leur a toujours été dû: la liberté.
‹ ADIUTOR : merle osanos, jamais il n'a autant détesté, jamais il n'a autant haï. que son rêve à lui et d'enrouler ses mains autour de son cou pour lui arracher toute trace de vie.
‹ POINTS : 468

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MessageSujet: ( I WILL GIVE YOU HELL ) // merle Dim 28 Jan - 17:43


You're gonna die tonight, you're gonna die tonight; Your mama wants to know where, you're soul will go When you fly how high or low. Top, middle or below, You tell ma, I have no fear, to me sleep is so so clear If I die before I wake, my soul is your's to take[/i].

Yerim il a envie de tuer, il a envie de traquer et de détruire, c’est dans ses cordes, c’est dans son sang, c’est dans sa nature. C’est pour ça que son cœur bat à l’unisson avec l’armée, avec son chef, avec ces gens qui le comprennent, l’acceptent et ne jugeront jamais. Cette soif de sang, de pouvoir et de vengeance, ce besoin inlassable de propager la guerre, et les ravages, pour le plaisir de, mais surtout pour prouver que les gens comme lui, ce peuple qui a courbé l’échine, ne courbera jamais plu. Parce que les Maîtres se font la guerre, parce que les Maîtres s’éparpillent et paniquent, et à ce moment-là, ce moment crucial, l’armée frappera. Mais aujourd’hui, Yerim est en quête d’un meurtre bien plus personnel, celui qui lui tient tant à cœur, alors que sa plus tendre Némésis est enfin sortie de son palais. Et dans un accueil frivole, il saura lui montrer, que Yerim d’autrefois n’existe plus et que dans sa Mort, il trouvera peut-être une once de paix et de respect. Alors il s’est dirigé vers la nation de l’eau, exerçant auprès de Pollux, l’excuse qu’il s’y rend pour superviser les actions de la tribu de chasseurs qui y réside. Il ne rit que davantage, parce qu’ils ont déjà laissé leur trace sur ces terres menées par une reine inlassable, incassable, jusqu’à ce que Yerim y laisse taire sa colère. Elle lui a menti, s’est servie de lui, parce qu’il n’était rien, et pourtant à présent, il a cette impression d’être tout. D’être l’ouragan desservi sur son territoire, cette terrible tornade qui lui fera regretter de ne pas l’avoir éliminé plus tôt. Parce qu’elle a ses propres peurs, ses propres guerres, mais dans l’ombre se cachait Yerim et à présent il peut sortir de l’obscurité, pour faire déferverler ces vents qu’elle n’a jamais vu auparavant. S’il ne contrôle encore en rien son pouvoir, il a préféré la voir en pleine journée, ses poings lui servent toujours de plus fidèle alliés, et Merle ne pourra se servir ce son nouveau don ; ce blasphème. Cette mutante à qui l’on couperait la tête si elle n’était pas cachée derrière les murs de son château, de son terrible fief. Et il rit, parce qu’elle doit, pour la première fois peut-être, comprendre ce qu’il a ressenti toutes ces années, à n’être rien, à être étouffé par un peuple plus fort. A être traité de monstre, d’erreur de la nature. A présent elle est au même statut, ce statut dont il se délecte, parce que ça veut dire qu’ils sont des égaux, cette égalité qu’il a toujours souhaité.
Il arrive dans le village où d’autres membres de l’armée l’ont mené, il leur a interdit de l’attaquer, parce que c’est son rôle, sa tâche, sa mission. Et ses pas ne provoquent que le silence, alors qu’il évite les milices et les soldats, alors que toute cette protection ne lui servira plus à rien, quand il déposera sa lame sur sa carotide. Rien ne l’a autant obsédé, à présent qu’il a retrouvé Alix, à présent qu’elle est retournée à sa vraie nature, il a accepté de la laisser, de la quitter pour quelques jours, pour assouvir ce besoin, cette seconde obsession. Faire dépérir le nom Osanos, et tuer la dirigeant d’entre eux. Cette couronne qu’elle s’est si gracieusement vissée sur la tête, alors qu’elle n’en a pas la légitimité. Yerim a toujours su la respecter pour sa détermination, et ce besoin insouciant de se détacher des actes de son nom et de son sang, il pourrait encore être étonné et impressionné par sa malice et par ses manipulations ; mais il laisse ces sentiments de côté, bien conscient qu’ils ne lui serviront à rien, quand ils seront enfin en tête à tête. Et il attend la bonne opportunité, pour se repousser des ténèbres et de ses ombres, et puis, soudain, il la voit sortir d’une maison. Sa longue chevelure accrochée dans un chignon sévère, ses yeux plus froids que jamais, et un sourire vient se muer sur les lèvres de Yerim, alors qu’il grimpe à un arbre, pour obtenir une meilleure vision du lieu. Il attend là quelques heures, avant de voir du mouvement, de voir Merle dire à ses soldats de lui donner quelques minutes, dans la forêt. Quelques minutes pour se rafraichir, quelques minutes, juste assez pour l’assassiner. Il descend de son perchoir avec aisance, et se dirige vers l’endroit où la belle est échouée. Le menton levé, les bras chargés d’armes, il arrive enfin à quelques mètres d’elle, un rictus mué sur les lèvres. – Merle. Quelle coïncidence, de nous retrouver ainsi. – Le ton est amusé, mais derrière se cache une lame lacérante, qui n’attend que de frapper. Il dégaine une de ses épées, et joue avec. – Combien de temps ça fait ? Trop longtemps si tu veux mon avis. On m’a dit que tu portais une couronne à présent. Vraiment dommage qu’au moment où tu atteins ton but, tu vas perdre ta tête. – Il rigole, mais c’est sans émotion, c’est un rire sans rire. C’est rien que le néant.
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‹ CRÉDITS : ICE AND FIRE. A TRUE QUEEN (AVATAR)
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‹ AGE : vingt-trois années, jeunesse écarlate imprimée sur un visage mutilé.
‹ STATUT : fiancée à l'âme qui a toujours hanté son esprit, le visage qui n'a jamais quitté ses pensées. c'est à maven oshun qu'elle va s'unir, l'oiseau se réjouie de cette union d'amour, bien consciente qu'il s'agit d'un réel privilège.
‹ SANG : anciennement argent, : il est désormais bleu, l'élégance et les privilèges coulent dans ses veines ; l'oiseau qui aspirait au pouvoir et à la puissance se retrouve désormais conquérant, Régente d'une nation, de sa nation. le sang de merle est peut-être bleu, mais c'est le pouvoir qui coule dans ses veines qui l'importe le plus. depuis que le virus a frappé aksana, le sang de la souveraine est désormais également considéré comme étant mutant, parce que la sauvage ne contrôle plus l'eau, non, c'est désormais sur le sang qu'elle agit impunément.
‹ POUVOIR : maîtrise du sang, don destructeur dans la main d'une âme détruite, l'oiseau a hâte de savoir maîtriser ce don à la perfection, de se venger de toutes ces âmes qui ont essayé de la corrompre pendant tant d'années, hâte d'imposer son pouvoir sur ce qui est sa nation.
‹ METIER : régente de la nation de l'eau, une responsabilité qu'elle ne faisait qu'imaginer dans ses rêves les plus fous, désormais réel, elle règne sur la nation de l'eau d'une main de fer.
‹ ALLEGEANCE : son allégeance se tourne vers sa nation et toutes les alliances qui l'accompagnent, le feu avant tout, c'est à l'empereur cal oshun qu'elle se livre.
‹ ADIUTOR : yerim osyris, un jaune qui l'a longtemps hanté et à qui elle veut désormais faire la peau.
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MessageSujet: Re: ( I WILL GIVE YOU HELL ) // merle Sam 24 Mar - 15:20


You're gonna die tonight, you're gonna die tonight; Your mama wants to know where, you're soul will go When you fly how high or low. Top, middle or below, You tell ma, I have no fear, to me sleep is so so clear If I die before I wake, my soul is your's to take[/i].

Les temps étaient durs, d’autant plus depuis que Thomas Griffith avait décidé de couper les vivres aux nations ennemies d’Eartanera et alliées de Flamerin. Ainsi, bien qu’Aguarinui était indépendante lorsqu’il en venait au commerce de poisson, les ressources étaient bien loin d’être suffisantes pour tous les habitants, et Merle ressentait bien cette détresse qui semblait se déverser sur tous les aguarinuiens. L’oiseau prenait son rôle à coeur, elle l’avait toujours fait. Être présente pour ses fidèles étaient l’une des choses les plus importantes à ses yeux, une des raisons qui l’avait poussé à accomplir l’ultime trahison qui lui avait amené tant d’ennemis parmi les siens. La brise caressait son visage et sa nuque découverte, parsemant son visage de poupée d’une délicate parcelle d’air frais, chatouillant délicatement son épiderme. Ses mains étaient protégées de la fraicheur par des gants tandis qu’elle venait d’entrer dans une petite maison dont la porte de bois était légèrement abîmée. – Nous vous prions, Majesté, de trouver une solution. Les vivres manquent cruellement, nous ne savons pas combien de temps nous seront capable de continuer dans de telles conditions. – les révélations de la bronze qui se trouvait devant ses yeux vinrent douloureusement serrer sa myocarde, Merle savait la détresse dans laquelle la nation de l’eau se dirigeait mais entendre ses partisans en parler était particulièrement douloureux, parce qu’elle souhaitait avant tout passer leur bienêtre avant le sien. – Je sais bien, et je suis désolée que les choses soient comme elles le sont maintenant. Je promets de trouver une solution rapidement, la paix reviendra à Aksana. – l’oiseau se retourna pour saisir dans un panier d’osier porté par un garde derrière elle, un lot de poissons délicatement entourés dans un papier ainsi que quelques bouts de pain qu’elle avait soigneusement découpé préalablement. Un rictus -plus destiné à se convaincre elle-même que les choses allaient bien se passer, plutôt que les autres- étira délicatement ses lippes tandis qu’elle sorti de la maison. Le rictus s’effaça rapidement, tirant de nouveau son visage de manière sévère. Un léger soupire vient s’extirper de ses lèvres. L’Osanos savaient mentir, elle l’avait fait durant plusieurs années, mais lorsqu’elle savait que ses mensonges pouvaient lui causer sa perte, ils étaient de plus en plus difficiles à sortir, comme retenu par le poids de leur absurdité. Merle se retourna vers les quelques gardes qui l’accompagnaient - elle avait renforcé les forces depuis que le virus était tombé et qu’elle avait perdu sa maîtrise de l’eau contre celle du sang, dont elle pouvait seulement se servir une fois la nuit tombée. – Je souhaiterai être seule, laissez-moi quelques minutes. –
Elle n’avait pas attendu qu’ils protestent ou même qu’ils répondent simplement et s’était engouffrée dans la forêt qui bordait le village. Le calme était agréable et quelques gouttes d’eau pendant lourdement sur les feuilles vertes vinrent s’éclater sur ses joues, parallèle ironique lorsqu’elle se rendit compte que les larmes lui étaient rapidement montées. Elle essuya rapidement le mélange de perles de pluie et larmes de ses joues désormais rosées et pris une grande respiration. Il était hors de question qu’on la voit comme telle, faible, détruite, inquiète, une image qui allait à l’encontre de celle qu’elle s’était entêtée à construire pendant tant d’années. L’oiseau avait été si perdue dans ses pensées qu’elle n’avait pas remarqué la silhouette de Yerim, à quelques mètres d’elle, l’air menaçant. – Merle. Quelle coïncidence, de nous retrouver ainsi. – elle sursauta parce qu’elle ne connaissait que trop bien cette voix qui l’avait accompagnée pendant tant d’années, une voix qu’elle avait qualifiée de maudite plus d’une fois, une voix qui n’a jamais cessée de la hanter. Lorsqu’elle osa enfin croiser son regard, son palpitant se mis à remuer plus que jamais tandis que ses pupilles se dilatèrent sauvagement. Lorsqu’il dégaina une épée, ce fut comme si elle fut directement frappée en plein coeur, la réalisation pénalisante s’abattant sur ses épaules ; elle était complètement impuissante, et il le savait. Elle ne dit rien, se contenta simplement de le fixer. – Combien de temps ça fait ? Trop longtemps si tu veux mon avis. On m’a dit que tu portais une couronne à présent. Vraiment dommage qu’au moment où tu atteins ton but, tu vas perdre ta tête. – elle ricana, son masque pris de nouveau possession de sa vraie nature. Elle soupira, sans le lâcher du regard, défiant ses propres prunelles à lui. – Oh, c’est mignon, mais on sait tous les deux que si tu voulais vraiment me tuer, je ne serai pas là aujourd’hui. – elle aurait voulu se convaincre elle-même, se dire qu’il n’était pas capable de lui ôter la vie, qu’il était encore capable de se rappeler les belles années qu’ils avaient partagées, et qu’il avait oublié les erreurs dont elle était responsable. - – Et… oui, belle couronne n’est-ce pas ? Et tu veux savoir la meilleure ? J’ai accès à d’incroyables privilèges ; comme par exemple une armée de gardes à mes ordres, tu vois, il suffit que je dise un mot pour qu’ils me rejoignent, merveilleux n’est-ce pas ? – elle ricana à son tour, sans décrocher son regard du sien une seule fois.
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‹ AGE : vingt-quatre ans à vivre tel un oppressé, amoureux d'une liberté qu'il ne voit que dans ses rêves, c'est la jeunesse qui trompera les vieilles générations.
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‹ SANG : mêlé, abomination, quoi que utile aux yeux de quelques maîtres, il est de ces gens qui ont courbé l'échine pour survivre.
‹ POUVOIR : jaune comme le pipi.
‹ METIER : en fuite, chien, loup solitaire, il rode, il vaque, il torture, il est le fantôme d'une carcasse d'autrefois. accessoirement bras-droit de anders pollux, il est enfin à la tête d'une Hydre qui ne courbera jamais l'échine.
‹ ALLEGEANCE : autrefois la ligue, maintenant l'armée de pollux. comme un chien enragé, le loup solitaire s'adosse à cette nouvelle famille qui mettra le royaume à sang et à flammes pour récupérer ce qui leur a toujours été dû: la liberté.
‹ ADIUTOR : merle osanos, jamais il n'a autant détesté, jamais il n'a autant haï. que son rêve à lui et d'enrouler ses mains autour de son cou pour lui arracher toute trace de vie.
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MessageSujet: Re: ( I WILL GIVE YOU HELL ) // merle Dim 29 Avr - 0:26


You're gonna die tonight, you're gonna die tonight; Your mama wants to know where, you're soul will go When you fly how high or low. Top, middle or below, You tell ma, I have no fear, to me sleep is so so clear If I die before I wake, my soul is your's to take[/i].

Il la hait. Pleinement. Entièrement. C’est irrévocable, c’est un truc qui s’est ancré en lui et qui partira jamais. Parce qu’elle représente ce peuple qu’il méprise, qu’il hait, elle représente la chose, le point qui l’a subordonné, qui l’a forcé à être utilisé, malmené pendant toutes ces années. S’il ne l’avait pas rencontré, alors sa vie se porterait mieux. Et c’est pour cette raison qu’il la tuera, la fera souffrir comme son peuple l’a fait souffrir lui. Il est dans le faux, mais dans sa rage, il n’est qu’aveugle, et pointer du doigt, celle qui a fait déborder le vase, c’est tellement plus simple que se contempler dans le miroir et se dire, se dire qu’au fond, il n’y a jamais qu’un seul fautif. Mais yerim il est crevé de réfléchir aux conséquences, il est épuisé de sentir la conscience ou la culpabilité, tout ce qu’il veut, c’est crier, mais surtout se venger. Panser la douleur en répandant le sang, et peut-être que plus tard il ressentira une poignée de regrets, mais il s’en fout. Pas maintenant, pas aujourd’hui. Pas quand la biche est face à ses pieds, un piège tendu pour l’incarcérer sur ses propres terres, lui faire ressentir la même peur qu’il a ressenti quand il s’est réveillé de son cauchemar. Mais merle restera toujours Merle, et derrière ses traits tirés, probablement par la surprise, il n’y a que l’arrogance et la fierté. Elle ne montrera jamais qu’elle a peur, qu’elle est inoffensive, et peut-être que pour cela il pourrait la respecter, la laisser partir, s’enfuir. Mais yerim n’a pas d’âme, ni de cœur, et quand il en vient à elle, il est fatigué de courber l’échine et de laisser sa vie entre les mains du destin. Cette fois-ci elle ne partira pas, cette fois-ci, elle ne parviendra pas à fuir. – Oh, c’est mignon, mais on sait tous les deux que si tu voulais vraiment me tuer, je ne serai pas là aujourd’hui. – Ha. Il rit, il rit sincèrement. Petite sotte, qu’il se murmure. A penser qu’il n’en est pas capable, qu’il n’est pas capable de la tuer. Elle est comme Hana, comme le reste, ces gens qui se croient tout puissants, forts, incassables, imbrisables. Mais il lui montrera le sens du mot briser, il lui énoncera la définition du mot douleur, tout en lui faisant ressentir la pression de celui-ci. Quel os casser en premier ? ses phalanges ? ses pieds ? ses poignets ? – Et… oui, belle couronne n’est-ce pas ? Et tu veux savoir la meilleure ? J’ai accès à d’incroyables privilèges ; comme par exemple une armée de gardes à mes ordres, tu vois, il suffit que je dise un mot pour qu’ils me rejoignent, merveilleux n’est-ce pas ? – Et il entend le ricanement, qui le fait que davantage sourire. Un rictus malsain mué sur les lèvres, si elle croit l’effrayer avec ses bégayements, elle pourrie dans le déni. Merle et le pouvoir, Merle et la couronne, Merle et le besoin constant d’attention. D’avoir, de posséder. Mais elle possède plus Yerim, ni sa vie. Il a été capable de la torturer, de lui faire du mal jusqu’au point d’en sentir les conséquences. Si elle pense une seconde qu’une armée pourrait l’empêcher de la retrouver et la tuer, elle n’a pas compris le sens du mot Némésis. Elle n’a pas compris la traque, ni le besoin insatiable de vengeance qui anime le garçon. Ce garçon d’autrefois, qu’elle aurait peut-être pu apprivoiser, si son orgueil ne s’était pas mis en travers de sa route. Si ce même orgueil n’était pas venu briser ce qu’ils avaient lentement construit. Ils étaient de sales gosses, et à présent, ces années-là semblent à des années-lumière du présent. – C'est comme ça que tu m'accueille? en me menaçant? je suis vraiment déçu, je pensais qu'on partageait quelque chose Merle. Et pour ma défense, tu as malheureusement toujours réussi à fuir avant de me laisser le temps de te prouver à quel point je veux te voir six pieds sous terre. – Il penche la tête, tout en s’approchant davantage d’elle. Qu’elle les appelle ses gardes, qu’elle le teste davantage, qu’elle teste sa patience, alors que l’électricité extatique, émane déjà de son corps. Une main dans l’eau, juste assez pour la fragiliser jusqu’à la fin de ses jours. Et yerim est impulsif, mais surtout incontrôlable, tout comme son pouvoir. Incapable de savoir si oui ou non celui-ci fera son apparition, il sait pourtant se raccrocher à une chose ; ses poings. – Appelle tes gardes si tu veux. T’es de toute façon pas foutue de faire quelque chose de tes dix doigts, encore moins te défendre. Alors vas-y appelle-les, prouve-moi encore une fois à quel point t’es faible Merle, à quel point t’es lâche. – Crachas lancé par terre, il n’y a ni mensonge, ni hypocrisie dans sa voix. C’est à l’état brut, c’est sauvage, parce que ça dépasse l’entendement. A présent entré dans la peau de l’animal qu’il a toujours été, le loup s’approche de sa proie, un sourire carnassier ornant ses lèvres. – Tu te souviens de la cicatrice que je t'ai laissé sur ta nuque Merle? Tu te souviens de la peur que t'as ressenti? imagine-toi ça décuplée, imagine-toi la douleur de la dernière fois, quand je te torturais, augmentée, multipliée. Rappelle-toi, et réfléchis-y parce que c'est la seule chose à laquelle tu penseras quand j'en aurais fini. à quel point j'ai été clément par le passé. – Il est à quelques mètres d’elle maintenant, il lève sa lame, à hauteur de son cou, perpendiculaire à son corps, il pourrait avancer, s’élancer sur la biche et la finir. En finir. Maintenant. Enfin. – j’espère que t’as profité de ta liberté. – il tourne l’épée dans sa main, joue avec. un dernier mot ? il vrille ses yeux dans les siens ; qu’il la voit une dernière fois avant de l’éteindre.
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