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† CANNIBAL HYMN

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MessageSujet: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 15:04


kaspar khendjer kimora

he is the one who eats men and lives on gods
it is him who eats their magic
who swallows their akhs
him whom he finds in his way
he eats him raw
prénom, nom ‹ kaspar, le nom d'un ancêtre ayant illustré l'histoire ancienne d'un règne sanglant, au sens figuré. les vieilles légendes ne veulent pas mourir, et poursuivent de leur lumière âpre les voies emmêlées des caveaux. kimora au sang d'or, kimora aux légendes enluminées dans les plus vieux ouvrages du temps. ils étaient les dieux pharaoniques, les dévoreurs d'akhs, les attendus du festin valhallesque. leur hybris a été châtiée par la modération humaine : à trop vivre en dieu, on redevient de bronze. longtemps, le soleil s'est caché dans l'ombre des nuages. il est temps de faire tomber la pluie. âge ‹ vingt-huit années faisant de lui le cadet de souliman et raïa. si son portrait ne trône pas dans les archives des trente dernières années, il a quant à lui l'assurance de n'avoir jamais vécu en vain. date et lieu de naissance ‹ les eaux perdues par raïa ont recouvert le brasier des côtes aguarinuites à la tombée du jour, un trente octobre, scellant dans les astres impassibles la naissance d'un kimora du signe du scorpion, aux éléments eau (primaire) et feu (secondaire) entremêlés. ses planètes gouvernantes sont mars et pluton. mars représente la force impulsive, les pulsions agressives, destructives, sadiques, la tension, le désir, le besoin de conquête et la passion. pluton symbolise la force des puissances de la vie intérieure, le dépassement de soi, les tendances agressives, les changements et la transformation. statut matrimonial ‹ très récemment, il est allé à la rencontre de la dernière héritière des kemble pour lui demander sa main, et former ainsi une alliance entre deux familles de l'eau auréolées de gloire. fiancé à nurie kemble, réprimer pour autant son goût des plaisirs de la chair serait à ses yeux une hérésie. sang ‹ les mythes racontent qu'il fut d'or, avant que le châtiment d'une némésis ne vienne le changer en bronze. depuis peu, le gouvernement des hommes l'a nommé argent. une teinte qui dessine sur le visage de kaspar un rictus amusé. il connait depuis toujours la couleur de son sang et de celui des siens. à l'abri de l'usure des métaux, au-delà de la naïve gold silver bronze command structure, il ne porte qu'un seul nom : khenemet (rouge rubis). métier ‹ par un étrange phénomène que souliman kimora ne cherche même plus à s'expliquer, kaspar est entretenu comme un prince. peut-être dans l'attente tendue de l'épiphanie dont son père le soupçonne capable. il est donc rentier, mais son activité principale consiste à créer dans l'ombre la renaissance de la lignée kimora. il se distingue dans les rôles de stratège et de chef de guerre. maître de ‹ agate valandil, la mêlée télékinésiste à la précision chirurgicale, à l'esprit plus acéré qu'une dague. ses rares sourires, preuves avares de sa présence au monde, valent l'approbation de tout un peuple. élément ‹ maitre de l'eau, son don est resté relativement inactif jusqu'à disparaitre entièrement avec l'arrivée du virus. kaspar a soudainement muté, pour se voir attribuée la maitrise du sang. allégeance ‹ il courbe l'échine devant les signes d'une destinée, les éclairs venus approuver ou châtier une parole ou un acte, et ne reconnait aucun maitre parmi les mortels. pas même son père. rompu à la fierté, à l'orgueil et à l'agressivité insoumise des kimora, il a vu en rita, sa cousine, le visage d'une reine. compétences ‹ attaquant, autrefois avec le corps et le venin des paroles, aujourd'hui d'un tout nouveau genre aux conséquences sanguinolentes. intimidation, intimement liée à sa puissance d'attaque (souvent, il n'est pas nécessaire pour lui de parvenir jusqu'à l'attaque, la menace qu'il représente est une arme première). l'ambivalence de kaspar, l'inquiétante étrangeté de son âme perçant sous le masque de l'étiquette (qu'il maitrise de par sa naissance) suscite chez autrui un mouvement de recul et/ou de fascination. cruauté, non pas humaine mais animale, comme absentée de toute notion de culpabilité. trois lions et un homme observent un crocodile dépecer une hyène ; il n'est que l'homme pour s'affliger. localisation actuelle ‹ on peut le trouver dans les bas fonds de launondie, au sein du quartier pauvre jhiu n'guri où se trouve sa luxueuse villa (cambriolée plus de fois qu'il ne saurait les compter dans son désintérêt), auprès de son père et de sa mère, et, si vous en avez les moyens d'entrée, dans l'antre du quartier général des héritiers où l'étincèle de l'ambition vient embrasser d'épaisses ténèbres. groupe ‹ facilis descensus averni. crédits ‹ ice and fire, smoaks, venus in furs (wim van den dungen).
(as god living on his fathers) pour utiliser efficacement son élément, un maitre de l'eau doit être en harmonie avec son environnement. kaspar n'a été en accord avec son écosystème qu'en apparences seulement. symbole vivant du déclin des kimora dans l'espace-temps, il est la manifestation de la résurgence d'un mythe éteint. une flamme étouffée. ses ancêtres étaient nommés les immortels, mais cette référence à la divinité est devenue avec le temps une malédiction. ne jamais mourir, lorsqu'on ne vit pas, c'est être reclus dans l'immobilisme. son élément ne s'est pas réveillé à ses cinq ans. pas plus qu'ensuite. jusqu'à ses quinze ans, il a obtenu le statut d'un quasi handicapé, incapable qu'il était de réaliser son élément, de lui donner une expérience. l'académie a pour but premier d'amener les maitres à prendre conscience de leur élément, puis de manipuler. cette prise de conscience n'a été prise par kaspar que très faiblement. à dix-huit ans, il était un maitre de l'eau inconscient, n'utilisant son élément que pour se servir de l'eau d'une cruche dans porter la jarre. un des moins bons de sa génération, et pas le moins du monde gêné par cet état de fait. (feeding on his mothers) raïa al kashir est sa mère. les kashir étaient connus pour leur utilisation de l'élément eau intimement liée à la lune et ses phases. magie, charmes et liens charnels avec la nature fondaient les socles de leurs traditions particulièrement complexes à comprendre pour qui leur est étranger. les expliquer dans une langue commune revient forcément à en diminuer la portée, à en presque nier l'intensité. à chaque enfant qu'elle a porté, raïa a écouté les paroles transmises par la lune à la nature, puis de la nature à elle. chaque enfant possèderait une destinée, retranscrite dans un nom. celui de son dernier enfant fut : visha. cela signifie poison. jusqu'à aujourd'hui encore, elle appelle kaspar par le prénom qui lui aurait été donné s'il était né al kashir : visha. ses propres parents l'ont nommée raïa sur ordre de la lune et de la nature. raïa signifiant troupeau, elle savait qu'elle serait destinée à mener ses gens, et être elle-même menée par un berger. sa relation avec souliman et sa décision de porter ses enfants est venue de la compréhension et de l'acceptation de son prénom. porter un enfant dont le prénom signifiait poison a été source de nombreuses interrogations pour raïa. en effet, la présence de kaspar dans son ventre perturbait son corps, sa santé, donnait un autre goût à sa salive et même une autre texture à son sang. (over the reddening blood) depuis le plus jeune âge, kaspar nourrit une obsession pour le sang. pas uniquement ni même spécifiquement le sang versé (sa cruauté est d'une autre nature que celle, classique, des verseurs de sang), mais le sang intérieur. le sang des veines que l'on perçoit bleu à travers les parties les plus fines de la peau, ses teintes roses et rouges à l'intérieur de la bouche, ses filaments pourpres dans les yeux, autour des iris, sur le fond blanc des globes oculaires, le sang que l'on re-sang à l'intérieur de soi et des autres. le sang que pompe le coeur pour irriguer chaque vaisseau et faire boire chaque organe. le sang comme liquide, fluide de vie, son absence signe de mort. ce fleuve intérieur dont la chaleur guide le mouvement. le sang que l'on perçoit est le résultat d'une ouverture du corps, de la chair. le sang qui coule semble toujours la perte de quelque chose de plus profond. le sang quittant le corps : seule partie visible d'un tout caché, d'un tout sacré. (he has grasped the god's hearts) il y a des années de ça, kaspar s'est rendu chez une voyante, connaissance de sa mère. elle a lui a appris certaines choses qu'il est bon de ne pas révéler et de garder pour soi, mais aussi certaines vérités qui méritent d'être communiquées. ayant vu en lui l'ouroboros kimora (à la fois le début glorieux et la fin/le déclin de sa famille, début et fin réunis en un seul cercle, un seul être) en kaspar, elle a dessiné dans le vide au-dessus de sa tête une ligne verticale. cette ligne symbolise l'épée (ou la dague, ou la hache, ou même le bâton ou peu importe son nom commun) suspendue au-dessus de sa tête. c'est le danger et sa perception, sa pleine conscience. cette révélation de la voyante a plusieurs conséquences, dont celle de faire comprendre à kaspar qu'il vit dangereusement, qu'il vit pour le danger, que le danger le menace, qu'il est le danger. elle lui a en outre offert une révélation exclusive : ischiopagus. à l'origine, kaspar encore foetus s'est formé avec un jumeau dans le ventre de sa mère. les deux foetus se sont entremêlés, et celui qu'était kaspar a absorbé les membres et organes de son jumeau. ce foetus est parfois qualifié dans le langage populaire, de jumeau cannibale. (eaten the red crown) consummatum est, comme on pouvait s'en douter. kaspar aime les jeux de chairs et a d'autres chats à fouetter que de se protéger (en plus, il n'aime pas ça). par conséquent, il y a des enfants à lui quelque part dans aksana. des enfants de putains, mais aussi des enfants de mêlées, de maitresses de bronze. des enfants de toutes celles pour qui ça a pris et qui ont fait le choix de garder. il n'en a reconnu aucun, comme on pouvait également s'en douter, mais l'idée de miniatures de lui-même et d'une autre se promenant dans les rues lui plait. des bâtards ? le mot lui plait encore plus. (he flourishes when their magic in his belly) l'éveil de la conscience, pleine et active, du sang (du sien et de celui d'autrui) a eu lieu. c'est une mort suivie d'une naissance. une épiphanie. les premiers mois d'apprentissage de cette maitrise, il dort en journée et se réveille la nuit, sachant son pouvoir décuplé sous les rayons lunaires. il a déterminé trois points cardinaux où le sang bat son plein, gonfle la chair et fourmille, trois capitales du corps en lesquelles le sang est légion : le cerveau, le cou (et sa veine principale), le sexe. au travers son regard de maitre du sang, l'homme et la femme sont désormais faits de ces trois points spéciaux en lesquels le flux sanguin se concentre. ses attaques sont ciblées, sont instinct en alerte aux mouvements qui circulent entre ces zones. quand un maitre du sang débute, il commence par avoir accès aux plus petits vaisseaux sanguins du corps, ceux les plus proches de la peau (yeux, lèvres, arcades, nez, le visage étant une partie recouverte d'une peau très peu épaisse). la suite de sa maitrise lui permet de s'immiscer toujours plus loin dans le corps, la quintessence étant évidemment les organes vitaux, les pompeurs de sang comme le coeur. (his lifetime is eternity) ceux qui vous diront que les règles et les gens de la rue ne sont pas les mêmes que ceux des palais n'ont certainement jamais mis les pieds dans les deux à la fois. la jungle des deux mondes s'organise d'une même façon. les gens y sont semblables : ils suivent simplement d'autres codes, portent d'autres masques. leurs ambitions ne sont pas différentes. aux yeux de kaspar kimora, on trouve très peu de personnes intéressantes, dans un monde comme dans l'autre. on y trouve du déchet, et quelques utilités. à de rares exceptions près, comme ces noms qui se démarquent. ace kimora, roi de la rue et de la nuit, dihya arudj, qui vaut à elle seule tout le clan des khodja, laurel grimsrud, le masque de velours le plus savamment travaillé de la cour, agate valandil et skadi heimdall, deux branches du même arbre sacré, nevenka valaeris, une littérature faite femme, un théâtre-chair. de ces rares relations extérieures à son clan rapproché, kaspar prend grand soin. les happy few qui savent, volontairement ou non, retenir son attention s'attribuent également ses égards. il n'est pas une fête organisée dans la villa des bas-fonds, dans les catacombes recueillant dans le secret les orgies des sang argentés qui ne s'organise sans que son cercle de favoris n'y soit invité. quiconque a le mérite de retenir son attention possède instantanément une place privilégiée dans son règne privé. (his limits is everlastingness) il n'y a de limites à rien, pas plus qu'il n'existe de fin de l'univers. kaspar vit sans codes, sans lois et sans coutumes, n'appose jamais de point final à quoi que ce soit. sa temporalité s'appelle éternité, et si certains, le sachant, considèrent ce rythme comme une ambition démesurée, d'autres en saisissent toute la religiosité. il sait prendre son temps, comme s'il n'en était qu'à une vie sur cent. jamais, à l'académie, étant enfant, il n'a montré d'impatience à faire usage de son élément. la patience est une de ses plus grandes qualités : on l'imagine à première vue sanguin et emporté ; il n'en est rien. kaspar attend, son plus grand point commun avec le serpent, toujours le bon moment pour frapper. si c'est dans dix ans, alors ce sera dans dix ans : cela lui laisse du temps pour s'occuper d'autres tâches savamment triées. son esprit planifie les épreuves avec une sécurité mathématique, le rendant fin stratège. son absence de limite flirte souvent avec l'indécence, dans sa consommation de sexe, de chair, dans son absence de conscience lorsqu'il faut plonger les mains dans le sang et se tremper dans le fleuve de mort, dans son attitude désinvolte. dangereux sont les êtres qui vivent sans limites, leur existence est plus proche des dieux et de leur démesure que le sera jamais la vôtre. leur raison n'est pas raisonnable. leurs ambitions s'échappent de la roue du destin pour se laisser happer par les failles que vous n'aviez qu'entraperçues. ces êtres possèdent souvent une longueur d'avance, mais les risques qu'ils prennent appellent à un juste châtiment de leur démesure. une némésis dont vous vous féliciterez un jour de n'être pas la cible désignée. ne soyez pas envieux de ceux qui, réfutant l'éphémère, se nourrissent des entrailles des dieux.

‹ Décrivez quelle est la position de votre personnage vis-à-vis de la situation politique actuelle. (dissolution de l'empire, virus, purge)
(dissolution de l'empire) the time is out of joint, comme dirait shakespeare (ou john donne, qui sait). le temps est disloqué. déplacé d'un lieu à un autre. l'acmé a quitté le sol de l'empire et trouvé refuge en une terre de l'eau qui n'attend que d'être fécondée d'un sel nouveau. et ils seront là pour la prendre. kimora, kemble et leurs alliés. ils laisseront dans cette partie de l'histoire un chant indélébile. il aime l'eau. il la porte en lui, mais il préfère de très loin le sang et sa maitrise, plaçant les maitres de cet élément au-dessus des autres, en parfait élitiste. c'est le sang qui viendra nourrir les terres de feu et les terres conquises par le feu. le sang qu'on verse et qui abreuve, le sang qui tue et fait naitre à la fois. le sang effraie par sa double capacité à faire entrer à la fois dans le royaume de la vie et dans celui de la mort. il sait qu'il est à l'aube d'une nouvelle naissance, et c'est rare, de naitre à un instant du temps aussi spécial, aussi unique. il a l'intention d'incarner ce renouveau, de toutes ses forces, de toute la puissance de son élément. (virus) ce virus, c'est ni plus ni moins l'activation d'un don qu'il pressentait depuis toujours au fond de lui. d'un poison, comme l'a nommé la lune en murmurant dans le vent à l'attention de sa mère ce prénom qu'il ne porte que dans l'intimité utérine. autrefois, il devait fonctionner avec un élément qui ne suscitait chez lui rien d'autre qu'un immense désintérêt. avant, il fallait prouver sa valeur autrement. violences, intimidations, parfois même tortures pour se faire suffisamment respecter des maitres et des mêlés qui, eux, excellaient dans la maitrise de leurs pouvoirs. et puis est venu le virus. le don véritable. celui avait lequel il aurait dû naitre immédiatement à six ans, lorsque le don de chaque être se révèle enfin à lui. depuis qu'il a compris ce qui vient de s'activer en lui, il a délaissé l'élément eau (un élément qui, de toute manière, n'a jamais été très présent chez kaspar kimora). il a passé le mois suivant le virus à s'entrainer, il a compris, plus vite que les autres car il n'y avait rien, chez lui, à désapprendre, comment utiliser la maitrise du sang. il a compris les chants de la pleine lune. il a su sentir et ressentir ce dont autrefois il ne percevait que les effluves. le maitre de l'eau médiocre se révèle peu à peu un terrible maitre du sang. (purge) s'ils nous traquent pour nous faire disparaitre, c'est qu'ils ont peur de nous. ça veut tout dire, et surtout dire que les représentants humains des sept se chient dessus. ça lui arrache un sourire de contentement, un sourire de victoire. il ne laissera aucun fanatique toucher aux maitres du sang, qu'il s'engage personnellement à former et déplacer jusqu'en terre promise. les dieux en ont décidé ainsi : certains sont touchés par la grâce, d'autres se noient dans leur peur et leur jalousie. quiconque touchera aux guerriers du sang sera châtié par leur armée.
pseudo et prénom ‹ holster/alizé âge ‹ quatre ans, bientôt cinq si dieu veut. comment as-tu trouvé le forum? ‹ c'est lui qui m'a trouvée. pays ‹ france. fréquence de connexion ‹ bonne en semaine mais le rp déprend de mon travail, moins le week-end (vie sociale). votre avis sur le forum ‹ ça mousse gravement.
smiley préféré‹  chem  gif qui décrit le mieux votre personnage‹
Spoiler:
 
PINNED UNDER THE WEIGHT 2017



Dernière édition par Kaspar Kimora le Mar 30 Jan - 9:44, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 15:05


nothing can come of nothing
Lat. virus - sanscr. visha - grec ἱός.
suc, jus, humeur, venin, poison, puanteur, infection

aksana, koldoveretz acadēmīa, 2152.
(terra incognita)

— Lui avez-vous infligé une punition ? Cassius a un très léger mouvement de recul, comme si quelque chose en lui se refusait à croire ce qu'il venait d'entendre – une question aussi stupide posée par un être aussi intelligent. Une logique pour le moins invraisemblable, aussi en déduit-il que quelque chose lui échappe. Mais quoi ? Son regard, rusé et profond, se pose sur le doyen tout en établissant les lignes de fuites potentielles avant de pencher la tête de côté. — Une punition, pour Kaspar Kimora ?... Je ne pense pas, non. Je viens d'avoir une discussion avec lui sur ce qui s'est passé. Le doyen hausse un sourcil (incrédule, songe Cassius dans sa tendance à nommer de manière arbitraire tout ce qui est trop abstrait à son entendement immédiat). — Lui avez-vous au moins fait prendre conscience de la gravité de ses actes ? De la nécessité de ne jamais recommencer ? Les mains de Cassius se rejoignent l'une dans l'autre et ses doigts s'imbriquent pour ne former qu'un seul poing de chair. — Je suis à peu près certain que Kaspar ne recommencera pas. Tout comme je suis en mesure d'affirmer qu'il ne s'en prendra plus jamais à Cassie Helleros. — Vraiment ? La réponse du vieillard est un murmure, et Cassius perçoit dans le ton de sa voix quelque chose de sceptique. S'il n'était pas tant sur ses réserves, il penserait que l'académicien se moque. — Comment pouvez-vous en être aussi certain, mon cher confrère ? Mais quoi ? Ça. Cassius retient un sourire. Le sourire de celui qui connait sa longueur d'avance pour en avoir estimé précisément la distance par rapport à lui et par rapport à l'autre dans ce combat silencieux pour le dernier mot. — Voyez-vous, cet acte était pour Kaspar une occasion de se prouver à lui-même qu'il possédait cette capacité. Il n'était nullement dirigé contre Helleros, il n'avait pas pour but d'assoir une quelconque autorité, ou de faire le malin devant les autres. Lorsque nous en avons discuté, il y avait une telle joie en lui, un tel émerveillement sur ses traits... Il était sincèrement heureux d'avoir réussi à faire ce dont il se soupçonnait capable. A présent qu'il sait que ce pouvoir fonctionne, je doute qu'il l'utilise à nouveau à ce... genre de fin. Je ne suis d'ailleurs pas certain qu'il puisse l'utiliser à nouveau. Le doyen reste un instant silencieux, observant Cassius comme s'il l'évaluait et surtout, comme s'il lisait à travers lui aussi simplement qu'au travers une vitre. Personne ne saurait deviner ce qui se passe à l'intérieur de ce grand esprit. Personne pas même moi, putain. Lorsqu'il reprend la parole, sa voix est plus dure, plus claire et moins éthérée qu'auparavant. — Comment évoluent ses résultats ? Ses notations ? Cassius a une moue indistincte. — Nuls. Ses résultats sont toujours aussi nuls et n'évoluent pas. J'ai rarement vu un maitre de l'eau (sans parler d'un Kimora) aussi lamentable à user de son élément. Certains font des blocages temporaires, ça s'est déjà vu, nombreux aussi sont ceux qui craignent leur pouvoir et ont peur de l'utiliser... Mais être nul à ce point... Kaspar est un cas presque unique – ajoute-t-il dans un semblant de sourire. Les sourcils du doyen se froncent quelque peu. — Je suis surpris qu'un élève aussi médiocre ait été capable d'une telle prouesse sur la fille Helleros. Parvenir à tirer des larmes à celui qui n'a aucune intention d'en verser... certains maitres de l'eau y parviennent dans leurs dernières années d'études, mais cela reste une exception... Un fluide d'excitation traverse la colonne vertébrale de Cassius, lui électrisant presque les cheveux de la nuque. Il se penche légèrement en avant, à quelques centimètres du bureau de chêne du doyen. — A ce propos, il y a quelque chose de différent en Kaspar. Différent des autres maitres de l'eau, du moins à ma connaissance. Il a failli dire à ma maigre connaissance, mais a craint au dernier moment que la fausseté de sa modestie ne viennent surligner son meilleur défaut. Ma lucidité. Il marque un silence respectueux pour savoir s'il est autorisé ou non à poursuivre, et ne reprend qu'après que le doyen lui a donné cette permission d'un geste de la main. — Il est incapable de faire bouger de l'eau dans une flaque, mais il peut faire monter les larmes aux yeux d'un être humain par le seul pouvoir de sa volonté et de sa concentration. C'est comme si l'élément eau ne s'activait chez lui que... que pour l'eau intérieure. — Mais la maitrise des fluides corporels n'existe pas, ou alors, chez quelques grands maitres de l'élément eau, à l'état latent, quasi imperceptible... Ne croyez-vous pas plutôt que la fille Helleros a eu peur, et qu'elle a pleuré d'elle-même ? — Elle soutient le contraire. Je suis quasiment certain qu'elle a raison. — Avez-vous testé ce Kimora à la maitrise des fluides intérieurs ? Lui avez-vous déjà fait faire des expériences s'y rapportant ? Cassius abaisse son regard jusqu'au sol, observant le dessus de ses bottines de cuir brillant. — Oui. Le souffle qui s'évade du vieux corps d'en face ressemble à s'y méprendre à un soupir. Un putain de soupir ? Sérieusement ? — Aah. Et qu'est-ce que ça a donné ? Cassius relève les yeux jusqu'à l'homme dont le regard, lui, n'a pas cillé et se trouve toujours rivé sur lui. Un des cercles de l'enfer, cette pupille verte. — Rien. Sa maitrise des fluides corporels est inexistante. Il ne la possède pas plus que les autres élèves de cette académie. Le doyen hoche la tête. — Parfois, certains cas isolés... certains moments de la vie... font faire aux jeunes maitres des prouesses que nous ne saurions expliquer. Ce qui vient d'avoir lieu est un cas semblable ; en aucun cas il ne fait de cet élève un maitre prédisposé au maniement des fluides intérieurs. S'il existait une maitrise des larmes, de la sueur ou du sang, nous le saurions. Cassius hoche la tête, non sans une certaine raideur dans le mouvement – une résistance qui n'échappe pas au regard du doyen. — Vous n'êtes pas convaincu, Cassius, constate-t-il dans un nouveau froncement de sourcils. Le professeur s'empresse de pencher la tête en avant, en signe de respect. — Les faits sont les faits. Vous les avez énoncés plus clairement que je ne l'aurais fait moi-même. Rien n'indique que Kimora possède la moindre aptitude pour la maitrise d'un quelconque élément. Il a encore énormément de travail devant lui avant d'arriver à quoi que ce soit. Un silence s'étire entre les deux hommes, et Cassius craint d'avoir sous-estimé l'intelligence du doyen, qui a déjà compris ce qu'il ne voulait pas dire. Et merde. Bliztkrieg, et je me fais clouer sur une réfutation. — Vous nourrissez une certaine fascination pour cet élève. Un procédé que, comme vous n'êtes pas sans le savoir, Koldoveretz désapprouve et réprime. Un tel lien ne peut pas exister entre un professeur et un étudiant de l'académie. Cassius ne relève pas la tête, tandis qu'un sentiment de honte s'empare de tout son être. Zugzwang pathétique. Désolé pour moi. — Mon intérêt pour ce garçon n'existe qu'en moi-même. Kaspar Kimora n'a aucune idée de cela, il est... persuadé de n'être qu'un élève parmi d'autres à mes yeux. Le regard du doyen se fait perçant. — Qu'en pense son père ? Surpris de la question, Cassius redresse la tête et repose ses yeux sur le visage du doyen. — Souliman ne comprend pas plus que nous les inaptitudes de son cadet à la maitrise de l'élément eau. Mais, comme moi, il sent quelque chose. Une... force endormie en ce garçon, quelque chose de muet et d'aveugle mais de bien vivant à l'intérieur de lui, simplement... inactif. C'est très difficile à expliquer... Souliman trouve que l'enfant ressemble en de nombreux points à son jeune frère, Heathcliff. Il semble peu inquiet pour son fils, du moins... pas aussi inquiet qu'il devrait l'être compte tenu de la médiocrité de son enfant à prendre conscience de son élément. Pensif, le doyen rassemble les informations qu'il vient de recevoir et des liens se font et se défont dans son esprit à mesure qu'il tente différentes combinaisons. Variante. — Comment les autres élèves réagissent-ils devant ce garçon ? Ont-ils peur ? A-t-il des amis ? — Les forts le méprisent parce qu'ils le croient faible. Ils se désintéressent de lui – à leurs yeux, il ne mérite même pas d'être malmené – et se contentent de se moquer de lui dans son dos. Je ne pense pas que Kaspar ignore qu'il est l'objet de nombreux quolibets... Il fait comme si cela ne l'atteignait pas mais j'imagine que ça doit forcément le toucher. Les plus faibles et les peureux le craignent autant qu'ils sont fascinés par lui. Cette assurance à toute épreuve, ce nom de famille qu'il porte comme une couronne, tout dans l'attitude de Kaspar a de quoi impressionner ceux qui manquent de confiance en eux : il est celui qui n'a presque rien et qui agit comme s'il possédait le monde dans le creux de la main. Quant aux étudiants les plus intelligents, de ce que j'ai pu constater au fil des ans... Ceux dont l'intelligence penche du côté de la sagesse se méfient de lui, et gardent leurs distances. Eux aussi semblent ressentir quelque chose en ce garçon qui n'a pas encore de nom. Peu d'entre eux semblent croire qu'il est aussi inoffensif que ce que ses résultats scolaires veulent bien dire de lui. Enfin, ceux qui usent de leur intelligence au combat l'apprécient étrangement. Ses rares amis se trouvent parmi eux. Si Kimora ne parvient pas à soulever un demi litre d'eau d'une bassine, il arrive pourtant à s'octroyer le respect de nombreux futurs grands guerriers. C'est le cas, par exemple, d'Agate Valandil, une télékinésiste particulièrement douée. — Vous pensez qu'ils finiront liés ? Cassius a un nouveau sourire. Ai perdu comme une merde, mais bon prince. — Je ne suis pas devin, mais il existe une très forte compatibilité entre ces deux êtres. Quant à votre prochaine question, à savoir, est-ce pour le bien ou pour le mauvais, eh bien... disons que j'ai cessé depuis longtemps de répartir les gens, les actes et les pensées entre le bien et le mal. Je crois que cette dichotomie est pour le moins dépassée, de nos jours. Le doyen lui rend son sourire, tandis qu'il lui vient à l'idée de suggérer à Cassius de garder un œil sur Kaspar Kimora.

o bomb i love you
i want to kiss your clank eat your boom
you are a paean an acme of scream
a lyric hat of mister thunder
o resound thy tanky knees
boom boom boom boom boom

(gregory corso)

On dit souvent qu’il y a des causes à toute fêlure. Que les êtres fondamentalement méchants, cruels, brutaux, ne le sont que parce qu’ils ont vécu, dans leur enfance, leur jeunesse, des actes traumatisants. Témoins ou victimes des mêmes cruautés qu’ils reproduisent pour les apprivoiser en vain. Derrière toute agression se cache une blessure, béante de la taille de la violence jetée sur l’autre. Toute attaque est une attaque envers soi-même, toute volonté de détruire l’humanité est née d’une volition de mourir avec elle. Voilà, à peu près, le bref historique de la violence. Et forcément, c’est là que je vous annonce qu’il ne s’applique pas à moi.

— Kaspar, fais pas ça putain. Putain ? Quel est ce mot ? Il a en horreur la vulgarité dans la bouche des autres. Qui plus est dans une à moitié pétée, avec des dents plantées de travers dans des tranchées sanguinolentes de gencives semblables à une terre labourée par un paysan qui n’aurait qu’une très vague idée du métier – putain mais c’est dégueulasse. Ce genre de mec devrait même pas parler. Navré, il secoue la tête de droite à gauche en attrapant la lime qui pend dans le sous-sol vaseux où ils se trouvent. D’un pas de danse classique, il bondit jusqu’au vieux tourne-disque et lance la musique. Des belles voix à vous en faire frémir les moustaches, pas vrai ? Il jette un œil à Cyra pour jauger son appréciation. Cyra n’est pas-du-tout dans l’appréciation. Déçu, il entame son limage en faisant crisser ses ongles contre la lime. — Il va falloir te détendre sérieusement mon vieux. C’est dingue ça, c’est pas parce qu’on est attaché à une plaque de bois avec des fers autour des poignets et des chevilles qu’il faut paniquer comme une merde. — Kaspar… Je t’en supplie… C’est qu’il commencerait presque à baver, le con, ou alors son sang coagule ? Kaspar s’approche et se penche légèrement sur lui, curieux. Faudrait pas qu’il lui crève entre les pattes avant que la danse ait commencé. Il plisse les yeux tandis qu’il observe les filaments translucides s’échapper des babines de Cy. Au bout d’un moment, un sourire convaincu étire les lèvres de Kaspar. — De la bave. Putain, on peut dire que tu me sors le grand jeu, il lâche un rire rauque et frotte plus fort contre l’ongle de son pouce, avant de balancer la lime par-dessus son épaule. — J’ai failli y croire ! Sérieux ! Cyra secoue la tête, encore et encore, la faisant dodeliner par-dessus son cou dégarni – on dirait une vieille perruche usée par la vie. — On t’a dit des conneries… Kaspar… Crois-moi. J’ai jamais filé le moindre indice à cet enculé, je me serais jamais permis… Personne aurait jamais osé te faire ça et certainement pas moi, Kaspar Les yeux bleus de Kaspar manquent de lui sortir de la tête. — « Tu te serais jamais » quoi ? Il fonce sur lui, et, brutal, lui enfonce une main pleine d’ongles acérés dans le bide et referme le poing. Cyra grimace et gueule. La tête de Kas est si proche de la sienne que la pointe de son nez vient écraser le pif de Cy. — Mais putain, Cyra, même là, alors qu’on passe un bon moment, tu vas me faire chier ? Mais c’est pas vrai putain. “Tu” te permets ? Cy, merde… Non, franchement, il est honnêtement peiné. — T’as rien à te permettre, mon pote. T’as rien à t’autoriser et rien à t’interdire. T’as pas ce droit, tu comprends ? Non, tu comprends pas. Las, il s’éloigne en secouant tête et épaules qui vont avec. Sympa comme mouvement. Comme sensations. — Tu comprends pas, sinon tu serais pas là, forcément. Je pose des questions connes, parfois, mais c’est maïeutique. Tu sais ce que ça veut dire ? C’est une expression issue du Grec ancien pour signifier l’accouchement de la réflexion par le bais de la pensée. On compare ça à l’accouchement parce que c’est douloureux, Cy, tu piges ? C’est douloureux pour moi d’essayer de… comprendre. Et ça va être douloureux pour toi aussi. Parce qu’on est dans l’échange, toi et moi, on a une vraie discussion, parce que j’ai besoin de savoir. Cyra pleure pour de bon. Entre les larmes salées et la bave au ph basique, il se peut qu’une réaction chimique digne d’intérêt se crée au creux de cette mer rouge prosaïquement séparée par environ dix-sept coups dans la gueule. Perplexe, Kaspar observe Cyra, à présent qu’il a un grand couteau entre les mains. Lentement, il dégaine l’atout charme : la danse élégante et évasive, celle qu’on te fait à Firekiro quand tu débarques du petit train et te prends la chaleur et l’humidité en pleine gueule. Ce rythme lent et savoureux, sexuel avant même que t’y penses. Les hanches d’abord, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, avant, arrière, gauche, droite, avant, arrière. Le haut du tronc suit langoureusement le mouvement et la tête ondule dans le sens inverse du reste du corps. Ça donne un dérèglement corporel semblable aux effets du yage quand tu le fumes par une nuit de pleine lune, tu piges ? Heureusement, Cyra prête un tant soit peu attention à ce qui se passe. Kas avance vers lui en rythme, marquant chaque pas d’un pas de danse des terres de feu. Et plus il se rapproche de la plaque de bois sur laquelle sanglote Cyra, plus Cyra chiale. Ça prête à la musique un double fond artificiel non négligeable. De quoi y prêter, disons, une oreille. — C’est une danse pré-nuptiale, que je t’offre, indique Kas dans un sourire avenant. — On retrouve certains de ces pas dansés dans la parade du marsupial de Zunear lorsque vient la saison des amours. Fascinant, non ? La nature nous dicte ses pas… Putain, il en chialerait presque lui aussi, ça va que Cy monopolise toute la dose lacrymale disponible. Sa lame, côté émoussé, vient frôler la bouche de Cyra en passant par la pointe de son menton, puis remonte lentement jusqu’à son nez. — Si j’étais véritablement un marsupial en parade pré-nuptiale, et toi, disons, une femelle digne d’intérêt, crois-tu qu’il serait judicieux de pleurer, Cyra ? Il secoue négativement la tête avec tendresse. — Nooon, souffle-t-il droit dans ses trous de nez. —Tu serais heureuse, Cy. Ta fourrure délicate s’emplierait d’une chaleur toute hormonale, répandant dans tes veines un liquide pré-séminal dont tu as le secret, te rendant à même de recevoir ma petite queue de marsupial tout droit dans ton petit trou. Et la douleur de la pénétration deviendrait plaisir, par le seul biais de ce liquide hormonal qui dicterait à ton cerveau d’apprécier ça. Que loin d’être une agression, ça n’est qu’une danse de plus offerte par le cycle éternel de la vie. Ses doigts attrapent le bout du nez de Cy et le redressent, tandis que sa main dirige la lame de côté. — Le sexe du marsupial est comme un poignard, Cyra. Et ton nez possède des similitudes effarantes avec le sexe d’un marsupial femelle. Laissons parler les lois de la nature. Il découpe fébrilement le bout du nez, les hurlements de Cyra résonnant dans ses oreilles comme s’ils étaient lointains, très lointains. Il s’éloigne en observant ce qui se tient entre son pouce et son index : un bout de nez rouge, collant. Puant une odeur de fer plutôt alléchante. Cy gueule à s’en péter les poumons – c’est pourtant pas si compliqué de se maitriser un petit peu. Las, il balance le bout de nez par terre et se retourne vers lui. — Cy ? J’entends plus la musique. Et là, c’est grave. Cyra ferme sa gueule (un sanglot tremblant et quasi silencieux, un presque miracle) et la musique poursuit son rythme lent et vaporeux des îles. Kas ferme les yeux quelques secondes, bercé par la mélodie, des frissons lui parcourant l’échine. — Kaspar… Brrr, non, putain ! Il parle la bouche pleine, ce con. Kas bondit à nouveau jusqu’à lui. — Tu m’épargnes tes borborygmes, s’il te plait ? Mais avale, bon Dieu ! Cyra déglutit avec difficultés son propre sang, et jette à Kaspar un regard implorant. — Laisse mon fils en dehors de ça, Kaspar… Il a pas à payer… Il a pas… Un silence. Puis un sourire sur le visage de Kaspar accompagné d’un haussement de sourcils hyper haut, du genre haut, haut, haut à en chatouiller les couilles des Sept. — Hey mais pour qui-tu-me-prends ? Il rit. De la mésentente. De cet incroyable quiproquo. —  Cy, mon vieux ! Personne n’a à payer pour personne ! Chacun ses dettes, chacun sa bourse, faut pas t’en faire, c’est… c’est absurde. Il se marre encore parce que vraiment, c’est trop débile. — C’est pour ça que tu fais la gueule, depuis tout à l’heure ? Ton gamin ? Cyra émet ce qui semble être un rôt à mi-chemin entre le “oui” et le “non” ; enfin, il est des fois où faire la fine bouche n’avance pas bien loin. Et Kaspar Kimora est un homme raisonnable. Sa main vient taper contre l’épaule de Cyra, une fois, deux fois, trois fois. — Allez allez, on se reprend. Je viens de repérer une veine sacrément chouette, juste , et j’aimerais pas que tu rates ça, dit-il avec gourmandise, avant d’enfoncer la pointe de la lame contre la veine gonflée du cou de Cyra – celle par-dessous laquelle pompe et pompe et repompe l’artère carotide. D’abord, planter la pointe du couteau, ensuite incliner – toujours en rythme musical, essayez de suivre sinon on n’est pas sortis d’ici – et trancher délicatement. Pas énormément, il ne s’agit pas que le sang pisse d’un grand coup, inonde les lieux et que Cy se vide de son sang comme une baudruche percée, non. En douceur, bordel. Juste de quoi laisser un filet de sang raisonnable s’échapper de la plaie, et glisser le long du cou, du torse, s’infiltrer dans les vêtements, coller au ventre. De quoi tourner la tête, faire palpiter le rythme cardiaque – mais toujours avec lenteur, modération, avec le sexy qu’impose cette musique incroyable. Il recule pour admirer le trou qu’il a percé – ou plutôt, la tranche de chair qu’il a découpé avec art. Putain, il en croit à peine ses yeux. — Magnifique… Il est soufflé. La tête de Cy tombe de côté, ce qui déclenche en Kaspar un vent de panique. — Cy, merde, qu’est-ce qui se passe ? Tu te sens partir ? Accroche-toi mon pote. Il s’empare de son poignet et lui prend le pouls. — C’est plutôt lent, en effet, je sens que ça va foirer, je te jure Cy, si t’y mets pas du tien ça va… Comment relancer le rythme cardiaque d’un homme qui, soudain, perd le fil de la musique ? Bon Dieu, c’est le chaos qui les guette, le putain de chaos. — Il faut que je te mette sous tension. Tu suis ? Le sang qui s’écoule de ta gorge, cette… saignée, disons, te ramollit salement, et je dois trouver un moyen de te remettre en tension. D’aplomb. Je réfléchis à voix haute, je t’ai déjà expliqué pourquoi, le truc de la maïeutique. Je connais un point, derrière le crâne, capable si on l’actionne de lancer dans un corps humain une décharge équivalente à six cent volts, attend voir. Il attrape le front de Cyra dans la paume de sa main et penche sa tête vers l’avant. De la pointe du couteau, il fouille les tensions de sa nuque raidie. — Je crois que je l’ai… Il plante d’un coup sec le couteau à l’horizontale, le manche contre le bois de la table, la pointe dans la nuque – sur le point capable d’électriser Cyra – qui se met à trembler de partout, surtout des jambes. Kas se marre, comme on se marre devant un gamin qui se met à courir comme un dingue après que sa mère lui a dit d’aller lentement. — Putain, t’en fais vraiment qu’à ta tête, pas vrai… Euphorique, il s’éloigne. Le souci, c’est que la longueur du couteau maintient la tête de Cyra en avant, son menton touchant presque son torse. Kaspar est désolé. — C’est pas très confortable, je te l'accorde. Si tu rejettes la tête en arrière, ne serait-ce que pour prendre une bouffée d’inspiration dont tu auras bientôt grand besoin… Ah, j’ai peur que… la lame s’enfonce entièrement, tu vois ? Sincèrement embêté par la situation, il s’approche de nouveau, se penche derrière la tête de Cy et tapote du doigt la lame en équilibre, plantée dans sa nuque. — En plus, cette conne est plantée pile dans le Feng Fu, tu sais, ce point juste sous l’atlas ? C’est un point essentiel de l’équilibre humain : le percer ne te tuera pas, évidemment (je suis pas comme ça), mais… ça peut te paralyser à vie. Mieux vaut pas trop tirer sur la corde, vieux, il conclut en grimaçant. Il observe Cyra un moment, la musique continue sans doute son chant de sirène mais Kas ne l’entend plus. La colère froide et sourde qui strie ses pupilles noires semble parvenir à brûler la peau rougie du prisonnier. — Je reviens dans un moment. Je veux que tu continues notre exercice de réflexion – notre maïeutique. Je veux que tu réfléchisses pour de vrai, Cy. Je veux plus t’entendre dire ces conneries sur le fait que t’as pas balancé et que celui qui t’a balancé dit des conneries. C’est stérile, c’est un cercle vicieux, ça n’amène à rien. La souffrance amène à la vérité, elle est l’unique chemin jusqu’à la rédemption. C’est pas moi qui le dis. Il s’éloigne et donne un coup de pied dans la lime, qui gicle sur cinq mètres dans un crissement aigu. — Je te laisse la musique. Il ouvre la porte et la claque dans son dos, se retrouve face à Amrod et Jotun dans le couloir terreux. — Qu’est-ce qu’on fait de son gosse ? La voix de Jotun est si rocailleuse qu’on pourrait presque croire qu’un énorme morceau de pierre s’est mis à parler – sans aucune raison. Kaspar hausse les épaules en passant entre eux deux. — Bouffez-le. Je lui apporterai les restes dans cinq heures. Il s’éloigne tandis que Jotun et Amrod échangent un regard indescriptible, les échos d’une musique des îles de feu langoureuse et entrainante leur parvenant depuis la salle scellée.
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Dernière édition par Kaspar Kimora le Mar 30 Jan - 9:48, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 15:25

OUH LOU LOU
j'aime ce que je lis. tete a claque
J'm'y attendais pas du tout ! Voir ta plume rejoindre celles des autres Kimora, ça promet. What a Face
(Re)bienvenue.
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‹ STATUT : veuf, on lui a arraché sa moitié sans qu'il ne puisse rien y faire. perdu, détruit, son myocarde n'est désormais plus capable de ressentir quoi que ce soit.
‹ SANG : gouttes d'argent parsemées dans une hémoglobine pure et supérieure, ils n'ont rien besoin de prouver pour exister, leur réputation est déjà faite depuis de longues années.
‹ POUVOIR : maître du feu, il manipule les flammes vengeresses avec habilité. Suite au fléau qu'a abattu le virus sur lui, son contrôle du feu s'est vu diminué, tandis que la maîtrise de la lumière est venue s'y ajouter.
‹ METIER : sans métier, il n'a plus rien à protéger, et plus aucun but en tête. il a tout perdu, et ne voit plus l'intérêt de chercher un sens à son existence.
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 16:23

c bô omg cutie
bon t'as déjà bien avancé, mais j'ai hâte de lire la suite much love
ce perso m'a l'air des plus intéressants chem même si harald is in my heart 4ever chatpoté  
je te souhaite bon courage du coup, et encore une fois bienvenue
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 17:41

ce nouveau personnage qui promet. sale
rebienvenue par ici, du coup, babe. mea culpa
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 18:17

ce p e r s o n n a g e
dead
fall rip
(re)bienvenue ici. I love you I love you
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 19:13

Spoiler:
 
c'était bien d'en parler, c'est encore mieux de le lire, sans surprise.
rebienvenue, j'ai vraiment hâte d'en lire plus.
tout est si bien écrit, kaspar est incroyable, j'ai hâte de le voir en action et, of course, je me réserve un rp dès qu'on est tous les deux validés.
fab3 fab3 fab3
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‹ STATUT : Fiancée. Imbroglio des idylles, hyménée enjoint dans la mécaniques des alliances, noces qui ne peuvent être irréversibles. Patronyme qu'elle ne lui a point cédé, persistant en ses éréthismes. Céladon dont le myocarde fût dérobé, amours cannibales, querelles ardentes au fatum mortifère, parjure adultérin ayant enfanté l'inenvisageable.
‹ SANG : Amertume crasse de la caryatide se prêtant aux jeux de dupes. Tracassin fantasmagorique, de l'argent l'opprimée véritable. Amaurose volontaire, l'opiniâtre se revendique d'un céruléen sublime, vengeresse terrible.
‹ METIER : Styliste. Bohème, la psyché se radoucit lorsqu'aux soies, elle imprime le nacre des griffes, la pulpe cajolant les étoffes avec la tendresse insensée de quelques harpies folâtres. Prédisposition ostensible pour l'ouvrage, manifeste vipérin du génie, modiste virtuose, épigone légitime de ses pairs.
‹ ALLEGEANCE : Infatuée, sommité des siens qu'elle voudrait irréfragable, qu'elle sait pourtant inachevée. Primesaut mauvais d'enfant gâtée qui se sait destinée à régner, aspirant à auréoler sa flavescente tignasse d'un diadème sien depuis toujours. Ovation sournoise à sa fratrie d'adoption, nécessité préalable à l'avènement de son apothéose viciée, au salut de son propre purgatoire.
‹ ADIUTOR : Athelstan, ocre au poignet, langueur du mêlé qui subit les crises, enchaîné de manière irréversible à sa propre Méduse.
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 19:18

waow, la beauté. le titre, les mots, l'esthétique mea culpa

rebienvenue et bon courage pour la fin de ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 20:02

Bienvenue mea culpa
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 20:33

en parlant de cannibal, ça va je t'ai pas trop cannibalisée dans mes liens, entre nurie et devi j'respecte plus rien. Arrow
rebienvenue mon chat, kaspar te va divinement bien, je vais pas m'étendre sur ta plume parce que ça sert à rien, mais j'ai hâte de tout jouer. tete a claque tete a claque cute cute
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‹ AGE : vingt-six années destructrices, passées à agir dans l'ombre et à construire un monde d'ombres dont feyre est la reine. vingt-six années qui s'égrènent lentement, chacune apportant son lot d'horreurs.
‹ STATUT : coeur noirci par les déceptions, la belle sociopathe s'est attachée à plusieurs personnes avant de les détruire. le résumé même de l'histoire de sa vie.
‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ POUVOIR : reine des esprits, araignée aux multiples griffes invisibles, la cruelle est capable de tout et surtout du pire, puisqu'elle peut s'insérer dans l'esprit d'autrui et y faire tous les ravages imaginables.
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
‹ ADIUTOR : la belle avait été affectée à une divine blonde qu'elle avait modelé selon son bon désir. mais désormais chassée, exclue, bannie, feyre se sent bien seule, loin de celle qu'elle brûle de retrouver.
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 21:35

je tiens à préciser que j'ai sorti la plus belle du monde pour te souhaiter la bienvenue
si ça c pas beau
j'espère que tu te sens flattée
EN TOUT CAS G BIEN HATE DE LIRE CETTE PETITE FICHE
j'espère que le plus beau de la famille sera présent
en train de courir avec les gamins avec sa canne
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Mer 24 Jan - 23:25

superbes choix wow
rebienvenue I love you
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Jeu 25 Jan - 0:10

bienvenue
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‹ POUVOIR : l'eau s'en est allée. un pouvoir plus sombre s'est éveillé en lui. la maîtrise des hémoglobines est son nouvel héritage.
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Jeu 25 Jan - 11:24

omg un kimora mea culpa
il faudra qu'on parle lien
rebienvenue et bon courage pour ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Jeu 25 Jan - 12:01

bouuum bouuum bouuum bouuum bouuum bouuum
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‹ ADIUTOR : alfie, il est loin, si loin, que ça crèverait presque le coeur. elle a jamais pensé aimé, ni apprécié, ni s'y attaché et pourtant c'est arrivé. ça l'a pris de court, de loin et la seule leçon dont elle en a tiré, c'est qu'elle aurait du s'en éloigner, le quitter, l'effacer de sa mémoire.
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Jeu 25 Jan - 12:07

JTE FAIS CHIER POUR QUE TU POSTES TA FICHE
ET MEME PAS JSUIS DS LES PREMIERS
CHOQUEE ET DECUE PAR MOI-MEME FRANCHEMENT
RITA MERITE PAS L'AMOUR AVEC UN GRAND A DE SON COUSIN :'(

EN TOUS LES CAS
rebienvenue parmi nous
et laisse-moi te dire
ce
d é b u t


c absolument divin
ptin jem trop kaspar c bon :'(
moi jsuis pour de l'inceste cousin/cousine
on s'en fout nurie, de melvyn et de compagnie là
ils sont rien :'(
(tvois la meuf émotionnelle)

ET BTW

A TOUT CEUX QUI ONT PAS PEUR DE LA WNP
TRUST ME YOU SHOULD
PARCE QUE LOULOU KAKA LA IL S'OCCUPE DES ARMEES
ET JPEUX VOUS DIRE
C PAS LE PLUS STABLE ET LE PLUS DIPLOMATIQUE
VOILA VOILA


bref rebienvenue I love you
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Jeu 25 Jan - 12:47

damn damn damn
bouuum bouuum bootyready
la beauté de cette fiche, de l'avatar aussi.  much love  much love
what is your secret pour trouver des têtes comme ça hein, il colle tellement bien au perso much wow
je suis toujours tout autant shook devant toi, j'ai pas encore eu le temps de tout lire, mais rien qu'à l'anecdote je sais que je vais kiffer af  fall  fall
y a une partie de moi qui a peur de kaspar, mais l'autre a bcp trop hâte de rp avec lui.
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN Jeu 25 Jan - 13:01

re re bienvenue fall fall fall
ce personnage à l'air dément much love2
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MessageSujet: Re: † CANNIBAL HYMN

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† CANNIBAL HYMN

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