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i'll find my way back to you (michaza)

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‹ MESSAGES : 673
‹ AVATAR : amber heard
‹ CRÉDITS : dandelion (avatar)
‹ COMPTES : ace, shade, hestia

‹ AGE : vingt-sept pétales de rose qui se fanent doucement à mesure que le temps passe.
‹ STATUT : âme désormais esseulée, coeur brisé. la belle est libérée de tout engagement.
‹ SANG : le sang bleu. le sang noble. le sang inespéré qui lui appartient désormais.
‹ POUVOIR : l'air a faibli entre ses doigts mais il n'a pas disparu. c'est un nouveau pouvoir qui coule dans ses veines. le don de la projection astrale. un second don qu'elle commence à peine à maîtriser.
‹ COMPETENCES : charisme (niv1), domination (niv1), méfiance (niv1)
‹ METIER : elle ploie désormais sous les responsabilités de la couronne d'aeristin. elizaveta a été couronnée reine de la nation de l'air.
‹ ALLEGEANCE : elle n'a d'yeux que pour sa famille et sa nation. son peuple et sa couronne. les autres nations peuvent bien brûler, tout ce qui compte c'est volastar.
‹ POINTS : 1770

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MessageSujet: i'll find my way back to you (michaza) Dim 21 Jan - 22:02



⎨cause even underneath the waves i'll be holding on to you
and even if you slip away i'll be there to fall into the dark to chase your heart⎬

Le silence est oppressant. Etouffant. Les souvenirs la hantent continuellement. L'écho de sa voix ne cesse de résonner dans son esprit. La douleur n'en est que plus intolérable. Le visage haineux de Maven se mélange dans un méandre confus d'images. Elle a vécu son départ de Launondie dans un état de semi-conscience. C'est à peine si elle a réalisé l'ampleur de sa décision quand elle a signifié à Cal la rupture de ses fiançailles avec son frère. Une pique transperce de nouveau sa poitrine. Elle l'a aimé, Maven. Un jour, elle a commencé à l'aimer. Un jour elle a commencé à abaisser les barrières. C'est sans doute pourquoi cela fait si mal. Pourquoi elle n'arrive pas à l'oublier. Il reste là. Poison qui suinte de la blessure qu'il lui a infligé. De ce trou béant qui s'est ouvert sur sa peau de porcelaine. Le plus drôle, c'est que ce n'est pas tant les sentiments qu'elle a pour lui qui la font souffrir. Ce n'est pas le souvenir de ses bras et de ses lèvres qui font couler des perles le long de ses joues. Ni l'étreinte du Oshun. Non. C'est la rage. L'humiliation. La déception. C'est la haine qu'elle éprouve pour elle-même qui la font pleurer. Parce qu'elle savait, Liza. Elle savait ce qu'elle risquait en faisant confiance à Maven et en s'autorisant à l'aimer. Oleg lui avait répété inlassablement que l'amour est le pire ennemi des rois et des reines. C'est en son nom que des empires s'effondrent. C'est à cause de lui que les monarques d'hier tombent, emportant avec eux leur royaume qui tombe en cendres. C'est de sa faute. Elle en veut à son ancien fiancé mais pas autant qu'elle s'en veut à elle. Parce que c'est à cause d'elle qu'elle est dans cet état. C'est à cause de cela qu'elle a failli risquer une guerre avec Cal en brisant ses fiançailles. Elle est brisée, Liza. Mais Maven n'a été que l'instrument de sa chute. C'est bien elle qui en a été la coupable. Le silence est intolérable puisqu'il ne peut pas masquer les sanglots qui s'échappent de ses lippes. Parce qu'il n'est que le témoin de sa chute inexcusable. Les poings serrés, ses ongles se sont enfoncés sous son épiderme avec rage, maculant le tissu de sa robe froissée. Le temps s'écoule lentement. Trop lentement. Liza sent le regard de ses dames de compagnie glisser sur elle mais elle les ignore. C'est plus facile que d'affronter la pitié dans leur regard ou même leur compassion. C'est bien trop insupportable pour la reine brisée. Son regard contemple le paysage sans vraiment s'y intéresser. Le soulagement s'empare d'elle quand elle reconnaît enfin Volastar. Elle ne fait preuve d'aucune convenance en arrivant au palais. Elle n'attend pas ses dames de compagnie ou encore moins la cour pour se ruer dans les couloirs du palais. Elle ne rêve qu'à la solitude de ses appartements. A la paix enfin méritée pour tenter d'apaiser les morceaux de son coeur qui hurlent au creux de ses côtes. Les servants murmurent sur son passage tandis que ses doigts se referment sur le bois de la porte qu'elle claque derrière elle. Les secondes défilent dans son esprit. Succession de visages inconnus ou familiers. Dont le sien. Elle ne veut pas le nommer. Pas après son retour de Launondie. Elle n'a pas besoin de penser à son premier chagrin d'amour pour se consoler de l'échec retentissant qu'elle vient d'essuyer. Elle n'a pas besoin de se rappeler qu'elle a tenté de l'oublier pour donner une chance à Maven. Qu'elle a été obligée de l'effacer pour des fiançailles organisées. Non. Liza n'a pas besoin de se rappeler qu'elle a été forcée de quitter son premier amour pour ça. Pour revenir de Laundonie le coeur brisé, humiliée et complètement anéantie. Pour une chimère qu'elle a préféré éloigner définitivement en risquant un conflit avec l'empereur. Ses doigts s'emparent d'un vase qu'elle envoie contre le mur en face d'elle. Le fracas est presque jouissif. Liza n'use pas de son élément. Elle a besoin de la faire elle-même. De sentir sa colère s'abattre sur ce qui l'entoure. Un cadre en verre succède au vase tandis que les murmures s'intensifient dans le couloir. Il lui semble même entendre la porte s'ouvrir et se refermer. Elle se moque bien qu'on lui dise d'arrêter. Elle ne daigne pas se tourner vers la silhouette qui l'observe depuis la porte. « Dehors. » Ce n'est pas un cri mais une mise en garde. Froide. Impitoyable. Ses prunelles se posent alors sur un cadeau des Oshun. L'objet vient rejoindre les morceaux éparpillés au sol dans un cri de fureur. Liza n'est plus la reine. Liza n'est plus que rage et douleur. Un désastre fait corps. Une souffrance vivante. Elle est à bout de souffle tandis que les larmes menacent encore de couler. Elle n'en veut plus. Qu'on lui retire ce poids sur son coeur. Qu'on a libère du feu qui la ronge. De l'étau qui comprime ses côtes. Qu'on lui donne la paix. L'oubli. Qu'on lui offre l'absence. Le calme du sommeil éternel. Ses iris scrutent enfin le téméraire qui s'est glissé dans ses appartements. Et elle rit, Liza. Elle en rit parce que c'est cruel qu'il soit là devant elle. Juste cruel. « Va-t-en, Belikov. » Son nom lui brûle les lippes et lui arrache le palpitant. Des milliers de souvenirs déferlent mais elle ne leur donne pas libre cours. Parce qu'elle a tout réprimé, Liza. Pour que ce soit plus facile de vivre sans lui. Elle a tout repoussé dans les confins de son esprit et de son coeur. Pour parvenir à en aimer un autre. Alors elle ne peut qu'en rire, Liza. De le voir ici. Maintenant. Elle lui tourne le dos. C'est mieux ainsi. De ne pas caresser du regard son visage qu'elle a tant aimé. Qu'il ne la voit pas dans un tel état. Qu'ils retournent à leurs existences futiles, éloignés l'un de l'autre.

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air nation
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air nation
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‹ AGE : un hiver rude aux neiges éternelles a accueilli le noir corbeau de ses souffles perçants, il y a de cela vingt-sept ans déjà.
‹ STATUT : libertin volage aux mille couches, professionnel dans le refus de fiancées, adoration unique pour la reine qu'il ne peut avoir. et il est fou amoureux de la plus belle, aka scylla vasara.
‹ SANG : le bronze merveille qui tâchait autrefois ses draps prend désormais les teintes d'un argent glorieux.
‹ POUVOIR : l'air cours sur ses doigts, il le fait danser avec une maîtrise exceptionnelle, apprise en secret dans sa jeunesse.
‹ COMPETENCES : charisme (niv1), honneur (niv1), leadership (niv2).
‹ METIER : jeune officier dans l'armée d'aerinstin aspirant à un poste plus élevé, à un fatum glorieux.
‹ ALLEGEANCE : un honneur incassable qui le pousse à vouer sa vie et toute sa loyauté à la seule reine qui jamais ne pourra le gouverner. aerinstin sa superbe et liza à la blondeur angeline.
‹ ADIUTOR : gideon au jaune électrique, et l'absence amère qui va avec.
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MessageSujet: Re: i'll find my way back to you (michaza) Jeu 25 Jan - 12:38

Son regard clair supervise les jardins du palais de Volastar. En contrebas, la fine fleur de la jeunesse aerinstinienne, juvéniles soldats à l’ambition toute aussi dévorante que celle de Michail. Un jour, ils graviront les échelons, deviendront officiers, et lui sera le capitaine incontesté, glorieux, de l’armée de leur nation. Les épées claquent en contrebas, et les vents soufflent fort contre les murs. Air et fer se mêlent aux entrainements, et les tornades entrechoquent les lames, et les corps s’élèvent, et les âmes disparaissent. Pléthore diverse qui constitue ces êtres au fatum victorieux, ils sont l’élite de la milice d’Etat, ils sont ceux qui sauveront Aerinstin d’une chute brutale. Les lèvres pincées, l’officier observe durement les entraînements, avec toute la distance froide qui caractérise si bien Michail. Le cœur, il l’a perdu depuis longtemps, peut-être n’en a-t-il jamais eu, fané dès sa naissance, crevé par le manque de chaleur maternelle. Michail, c’est le roc sévère et inébranlable, c’est la tempête orageuse des nuits d’hiver, c’est l’homme aux caresses jubilatoires, c’est celui qui veut oublier qu’il n’est plus en vie. Plus vraiment, pas depuis qu’elle est partie. Elle est reine, elle est sa reine, mais elle n’est pas sa Reine. Elle n’est pas sienne, elle est à lui, ce monstre des Enfers qui la lui a ravie au bord des lippes. Et l’hirondelle s’en est allée, obéissante enfante, amante dévouée. Elle a tourné le dos, et les talons, et son corps tout entier, ne laissant dans le cœur de son ami que le seul parfum de ses baisers dérobés. Il l’a laissée partir, l’imbécile, et s’est tu devant la solitude éprouvante. Elle les a refusés, lui et la vie qu’il aurait pu lui offrir. Il les a toutes refusées, les demoiselles qu’on lui a proposées. Des fiancées éphémères qui ne valent pas la grande beauté qui lui a éclaté l’endocarde. Il n’a pas pleuré, l’homme blessé, lui aussi a tourné le dos à ce destin qui n’était plus le sien, et a cherché du réconfort dans les bras d’autrui. Tous sont passés entre ses draps. Tous, sauf elle.

« La Reine est rentrée. » Murmure potinier qui s’accroche à son oreille distraite. « Elle est dans un sale état. » La tête se tourne doucement, les yeux se cramponnent à ses silhouettes bourgeoises jacassières. « Certains l’ont vu en larmes, toute de rage et de furie. » Et les femmes disparaissent, et le jardin n’est plus vu - Michail est parti. Il remonte les corridors du palais d’un pas véloce, qui ne se veut pas hâtif pourtant, parce que Michail tente de se calmer, parce qu’il ne peut pas se montrer ainsi. Pas à elle. Pas après son départ. Pas après tout ce qui ne s’est pas passé, pas après tout cet amour qu’il a laissé s’échapper. En vain. Il est toujours là, le malheur passionnel. Et la porte sacrée s’offre déjà à lui, immense bois d’argent fait, aux parures finement travaillées. Il la connait cette porte, il l’a tant passée, ami fidèle rendant visite à son hirondelle. Il s’en approche, gardien alerté par les cris de sa dame, mais ne la traverse pas encore. Parce que les hommes lui barrent le passage, et que le bois est fermé, et que les fracas se font entendre jusqu’ici. Peut-être doit-il faire demi-tour, et ne la croiser que bien plus tard. Il hésite, il s’arrête, haletant, et il hésite. Mais le doute s’envole aussitôt que les pleurs se cognent à ses tympans, et l’homme fait un pas de plus dans cette direction. « La Reine -- » On essaye de l’arrêter, mais Michail n’écoute pas les jeunes sentinelles, leur lance à peine un regard noir, et entre silencieusement dans l’antre royal.

Elle se tient là, fureur vivante, dans ce bordel infernal. Elle a la rage qui lui rougit les yeux, et les pleurs qui lui mouillent les joues. Elle ne l’a pas encore vu, elle détruit ses démons. Et lui n’ose encore s’approcher d’elle, alors il se pose à l’entrée, l’épaule contre le pan du mur, les bras croisés sur son poitrail. Y’a du verre qui jonche le sol, des éclats brisés par la reine endêvée qui lui tourne encore le dos. Elle n’est pas encore là, la tête encore auprès de lui. Elle n’est pas vraiment là, elle n’est pas vraiment à lui. Elle flotte, sibylline frénésie, entre deux états, deux lieux, deux hommes. Deux vies. Et lui l’observe, il l’observe simplement, de ses grands yeux couleur lame de poignard. Aboulique. « Dehors. » C’est la neige qui teinte ses mots, les glaces des hauts sommets d’Aerinstin qui emplissent sa bouche, qui colorent ses lèvres d’une grimace implacable. Mais il ne bouge pas, le corbeau, il ne répond pas non plus. Il la laisse dire, il la laisse faire, cette hirondelle tourmentée, et d’autres objets viennent rejoindre le foutoir jonchant le sol. Son corps se déforme, monstrueux d’ire, d’égo blessé. Et si l’homme ne dit rien, il n’en comprend pas moins. Il comprend ces grimaces et ces glaces mâchées, ces regards durs et ces gestes brutaux. Parce que lui aussi, il vit ça. Il connait l’ire qui emplit amèrement le palpitant, et la colère qui brouille le regard. Il sait ces sentiments noirs, et l’envie de n’être plus rien. Le besoin de tout détruire, pour ne pas se détruire. De rejeter choses et hommes, pour ne pas se jeter soi-même. Il souffre lui aussi de tout ça, et du sang qui monte aux tempes, et des poings qui s’abattent vainement. Il sait que rien, ni personne, ne peut arrêter le carnage de l’âme. Que la blessure qui gît, béante, sur le palpitant malmené ne sera jamais totalement recouverte. Une fissure à jamais gravée, comme eux seuls en connaissent. Parce qu’ils sont les amants tourmentés, et que les refus et l’oubli leur ont brisé plus que le cœur. « Va-t-en, Belikov. » C’est une hilarité féroce qui fane ses lippes, rictus mauvais éclot sur son visage. Et les iris embués se cognent aux siens, impassiblement empathiques. C’est un instant qui s’égrène, c’est le Temps qui s’arrête, stoppé par la haine et l’amour, stoppé par le Destin moqueur. Elle continue de rire, l’hirondelle, et s’échappe de nouveau à lui, l’aile mutilée, la patte trainante. Mais le corbeau descend de sa branche, et de son bec sort la mélodie plate de ses articulations. « C’est bon, tu as fini ? » Il s’approche, noir plumage, et s’abaisse pour ramasser les débris de sa colère. Il ne vient pas encore à elle, parce qu’il a peur peut-être, ou qu’il veut la laisser respirer. Se remettre. Oublier. Et revenir. Revenir à lui, revenir à eux. « C’est dommage, certains de ces objets n’étaient pas si laids. » Il pose le verre éclaté sur une table, ignorant de la douleur royale. Il ne l’écoute pas, mais il ne s’en va pas non plus. Il est celui qui malmène gentiment, parce qu’elle vaut mieux que ça, Liza. Elle vaut mieux que cette colère furieuse, et que des câlins réconfortants. Elle est grande, mais elle est forte surtout. Et Michail sait qu’elle n’a pas besoin de lui pour se remettre, qu’importe ce qui l’a abattue. « Comptais-tu venir me saluer, au moins, ou tu préférais détruire tes appartements ? » Nouveaux débris ramassés, le corps se baisse et se lève sans un regard pour elle. « Pense aux pauvres lambdas qui devront tout nettoyer. » Il sent l’orage qui gronde et le tonnerre qui rage. Il entend la pluie saccadée qui roule sur les plaines rougies, mais il ne l’ignore que plus cruellement. Il n’est pas sentimental, Michail, qu’importe que son cœur crève sous les harmonies malheureuses de sa reine. Elle ne veut pas de lui, et il ne la suppliera pas de changer d’avis.
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