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how our bodies domesticate disaster (elvireï)

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air nation
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air nation
‹ MESSAGES : 465
‹ AVATAR : holliday grainger
‹ CRÉDITS : ice & fire (ava), astra (sign.)
‹ COMPTES : sabah khodja

‹ AGE : Vingt-cinq sévices, le faciès poupin et l’œil torve aux reflets de jade, lueurs fauves des diables captifs. Immaculé éclos, nantis de l'obscur, magnificence réprouvée que l'on conjoncture ingénuité. Succube laiteuse, souveraine du candide illusoire.
‹ STATUT : Fiancée. Imbroglio des idylles, hyménée enjoint dans la mécaniques des alliances, noces qui ne peuvent être irréversibles. Patronyme qu'elle ne lui a point cédé, persistant en ses éréthismes. Céladon dont le myocarde fût dérobé, amours cannibales, querelles ardentes au fatum mortifère, parjure adultérin ayant enfanté l'inenvisageable.
‹ SANG : Amertume crasse de la caryatide se prêtant aux jeux de dupes. Tracassin fantasmagorique, de l'argent l'opprimée véritable. Amaurose volontaire, l'opiniâtre se revendique d'un céruléen sublime, vengeresse terrible.
‹ METIER : Styliste. Bohème, la psyché se radoucit lorsqu'aux soies, elle imprime le nacre des griffes, la pulpe cajolant les étoffes avec la tendresse insensée de quelques harpies folâtres. Prédisposition ostensible pour l'ouvrage, manifeste vipérin du génie, modiste virtuose, épigone légitime de ses pairs.
‹ ALLEGEANCE : Infatuée, sommité des siens qu'elle voudrait irréfragable, qu'elle sait pourtant inachevée. Primesaut mauvais d'enfant gâtée qui se sait destinée à régner, aspirant à auréoler sa flavescente tignasse d'un diadème sien depuis toujours. Ovation sournoise à sa fratrie d'adoption, nécessité préalable à l'avènement de son apothéose viciée, au salut de son propre purgatoire.
‹ ADIUTOR : Athelstan, ocre au poignet, langueur du mêlé qui subit les crises, enchaîné de manière irréversible à sa propre Méduse.
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MessageSujet: how our bodies domesticate disaster (elvireï) Dim 21 Jan - 20:51



how our bodies domesticate / disaster


Clair-obscur splendide, faste infernal. Crépitements et cavalcades, murmure des étoffes qu'on étreint, mémoire de songes, des rêves qu'on disperse et qu'on abandonne. Soie secondaire apposée au laiteux épiderme, aux voluptés écloses, abandonnant la fragrance quasi extatique d'une Diane fugitive sur ses derniers pas. Pause qu'on marque, hésitation latente, avant d'enfoncer la porte, griffant les boiseries d'une nacre indicible avant de pénétrer dans l'ultime rempart ; corridor étroit où l'on accule l'enfant, biche aux yeux bien trop grands. Hésitation, martèlement indistincts sur le panneau de bois. Lorsqu'aux éréthismes se joint le cœur, on n'effleure plus, on tambourine, à s'en briser les phalanges, dans l'angoisse de ces gibiers condamnés qui saisissent avec ferveur l'ultime chance de s'extirper de leur souricière maudite. Elvira l'infâme, Elvira l'impétueuse, honnie de tous. Pas de lui, non – il ne peut. Pas encore un autre. Lui préférerait-il sa sœur, celle qu'il leur faut désormais nommer majesté ? Au jeu des alliances, elle a perdu, rien qu'une fois. La dernière, jure-t'elle, myocarde neurasthénique, quand la psyché est déjà à la guerre qu'elle se prépare à entamer. Violente et abjecte, déloyale et tyrannique. Rancœur immolée qui s'érafle au palais, entache l'appendice rosie de ces sensations nauséeuses que d'autres conditions lui font ressentir. Il ne serait jamais question d'une quelconque loyauté à cette nouvelle reine ; sur le papier, peut-être, livrée à ses épigones mensongers. Parjure corvéable à souhait pour la perfide qui jamais, n'aurait dû hériter à ce père qui était sien, légitime, non de chair et de sang, mais du fatum héroïque. Ainsi s'insurge Boucle d'Or en pénétrant dans la thébaïde inaltéré de son cousin, rareté gratifiée de ses plus absconses tendresses, le souffle court et le teint pâle. De ses doigts, elle affleure au sommet de l'intime, comme saisie de craintes qu'elle ne s'explique pas. Elle ne sait que faire, ne cajole jamais l'enfant, au risque de l'abreuvoir de ses vices les plus ignominieux. Les cabales ne peuvent perdurer, trahies des arabesques sur la silhouette dessinée, fusain prodige. Enfant putain, le nommeront-ils, chiens d'ambitieux contre lesquels elle défendrait sa portée avec la fureur titanesque de ces lupas qui se découvrent soudainement mère, au matin des premiers à-coups de l'ésotérisme perclus en leurs entrailles, lorsque les véracités ne peuvent plus être contredites du moindre déni. Mécanique des cœurs incompris.

Face à face avec les ombres, ces noirceurs dégénérées. Pas d'âme qui vaille, l'once d'un souffle à percevoir. Il n'y a rien – il n'y a personne, perpétuellement – Est-ce que ça en valait tant la peine, se battre de la sorte, plutôt que de crever ? Ça en aurait arrangé tant, ça en aurait peiné si peu. Pulsations assourdissantes, afflux ferreux dans la caboche qui ressasse, esquisse les desseins les plus vipérins. Rictus qui chancelle, funambule, sur les lèvres closes, condamnant les plus grands secrets, ceux qu'aucun ne supporterait. Pourtant il faut parler, de tout. Des tripes fécondes, fracas morbide et aérien. Du pourpre qui entache l'épiderme, angiome tenace, semblant d'éphélides constellant les voies lactées, ferrugineux à défaut d'être plus bleu. Elle tiraille les boucles, s'esquinte les muqueuses avec une barbarie suave, s'impatiente de ne pas voir l'élu de ses visites. L'homme semble parti, vacant à d'autres besognes. Elvira n'est plus si grande, elle n'est plus si forte, dans ces silences insoupçonnées, rien qu'une charogne fourbue par cette condition de novice. Elle se retient, saisit la poignée de porte précédemment agrippée, et soupire, feulement mutique, avant d'arpenter les lieux. Effleure ça et là, les armoires, les rideaux bouffants, jette un œil à travers les fenêtres pour mieux dévorer cette nuit sans lune. Sous le crâne, la tempête arrimée à toute pensée, cycle discontinu que les états les plus extrêmes ne sauraient défaire. Fatigue noire qui étreint la carcasse fertile, repousse l'alizé vers un confort usuel, avant qu'elle ne cède et s'y éternise, paupières closes, dans l'attente d'un retour. Viendrait-il ? Les questionnements irritent et déchaînent les rancœurs malignes en présence. D'aucune déité elle n'est l'enfant, jamais honorée du moindre assujettissement à ces causes mystiques, aussi nul ne viendra saisir son corps endormi, sur l'enchevêtrement des draps blanchâtres. Nul Chronos ou Morphée pour accélérer le supplice, rien qu'un Zéphyr abrupt qui tangue et annihile la cachette, alors qu'en son sein, l'ondine s'est malgré tout assoupie. Recroquevillée sur elle-même, revenue en la matrice primitive d'une mère qu'elle n'a jamais su entendre, fœtale et méprisée. A défaut, pourtant couronnée dans ses inconstances. Reine des anathèmes.
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air mutant
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‹ CRÉDITS : DΛNDELION (av)
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‹ AGE : vingt-six années qui viennent d'éclore en son sein, âge dont la vigueur lui échappe effrontément.
‹ STATUT : marié, la bague enfin passée au doigt, et l'enfant qui naitra bientôt.
‹ SANG : son sang coule bleu en ses veines, azur aux reflets argentés d'un passé révolu.
‹ POUVOIR : les vents caressent ses joues et bousculent ses boucles, leur violence est sienne, il tire sur les ficelles de leur rage.
‹ METIER : autrefois rêveur et artiste séducteur, l'enfant est devenu adulte, c'est la diplomatie de l'ambassadeur et les responsabilités de l'héritier qui occupent ses journées.
‹ ALLEGEANCE : un genou ployé devant sa soeur, sa souveraine éternelle, celle qu'il suivra dans les ténèbres les plus sombres ; l'autre se ploie devant la sauveuse de ses sombres desseins, l'aimée de toute une vie, feyre et liza ne font qu'une en son coeur.
‹ ADIUTOR : autrefois lié à cette intrépide sarcastique d'asha, les voilà désormais séparés, les moitiés ne sont plus, et un vide se creuse en sa poitrine, un manque irréparable hante son palpitant.
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MessageSujet: Re: how our bodies domesticate disaster (elvireï) Jeu 8 Fév - 8:25

Les ombres étaient menaçantes, quand on baignait dans la lumière solaire. Mais une fois plongé dans les ténèbres discontinues, on apprenait à les apprivoiser. Ou plutôt étaient-ce-t-elles qui nous apprivoisaient, de par leurs caresses spectres et des harmonies taciturnes. Elles berçaient l’enfant qui fut refusé par le monde, chérissaient l’oisillon tombé du nid. Montrés du doigt par tous, leurs cœurs désirant plus que tout l’ichor bleu goutant, Andrei s’était vu forcé de se retrancher en ses appartements. Protection d’une sœur souveraine, enfermement de son âme apeurée. Il avait peur, l’enfant. Et l’étoile ne brillait plus autant, clignotant ci-et-là sous les spasmes de terreur. Ses boucles, molles, retombaient sur son front. Il était carcasse avant l’heure, paranoïa décadente empêchant tout mouvement. Il ne sortait plus, ne voyait plus personne, si ce n’était la douce souveraine qu’il surnommait sestra. Il n’avait jamais été plus seul. Plus épeuré.

La porte s’ouvrit, et la luminosité s’engouffra dans le royaume aphone. Le prince plissa les yeux, aveuglé par l’étoile entrante. La silhouette était fine, mais se devinaient pourtant des courbes maternelles sous sa robe sombre. Bâtard qui grandissait en elle, bien que l’héritier exécrait ce mot, lui aussi enfantant hors mariage. Mais lui était différent, il n’était pas elle. Plus pur, plus solaire. Plus apprécié des foules. Il ne voyait pourtant ses différences que tous insistaient pour marquer : Elvira était famille, et il ne pouvait que la chérir. Cousine adorée, elle est la jumelle de son ombre, pourtant ennemie de leur Reine. Il connaissait les violentes rancœurs qui liaient les blondines, et lui ne pouvait qu’essayer de les tempérer, ces orages monstrueux qui battaient en leurs cœurs. « Toi aussi ? » La voix s’éleva dans le dos de la cousine, mélodie brisant le silence. Elle pivota, pensant sans doute le savoir absent, et leurs azurs pâles se heurtèrent. « Tu es venue pour me tuer, Elvira ? » L’articulation tremblait sous le coup de l’émotion : chagrin et terreur que d’imaginer l’amie lui retirer ses souffles. Il n’avait pas bougé, cependant, recroquevillé au bas de son lit, le visage dans l’ombre, les genoux contre sa poitrine. Son regard, illuminé par l’ouverture de la porte, étincelait dans le noir. « Parce que je suis mutant, et toi bénie. » Aucune émotion ne venait colorer ses paroles, Andrei n’énumérait plus que des faits. Il les avait entendus, murmurés sur le pas de sa porte. Il se les était tant répétés, dans ses moments de solitude. « Faits pour se détruire. » Litanie plate, morne, comme l’hymne que tous connaissaient. Le destin ne pouvait être dénoué, et Andrei le savait pertinemment. Les ennemies se détestaient et les amants s’aimaient : c’était le cas autrefois. Mais les temps troubles déchiraient les chaumières, transperçaient les cœurs, brisaient des alliances. Elvira et Andrei ne feraient pas exception. « Alors ? Toi aussi ? »
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‹ STATUT : Fiancée. Imbroglio des idylles, hyménée enjoint dans la mécaniques des alliances, noces qui ne peuvent être irréversibles. Patronyme qu'elle ne lui a point cédé, persistant en ses éréthismes. Céladon dont le myocarde fût dérobé, amours cannibales, querelles ardentes au fatum mortifère, parjure adultérin ayant enfanté l'inenvisageable.
‹ SANG : Amertume crasse de la caryatide se prêtant aux jeux de dupes. Tracassin fantasmagorique, de l'argent l'opprimée véritable. Amaurose volontaire, l'opiniâtre se revendique d'un céruléen sublime, vengeresse terrible.
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MessageSujet: Re: how our bodies domesticate disaster (elvireï) Mer 21 Fév - 23:25



how our bodies domesticate / disaster


Aux chatoiements qu'elle pensait ombre se révélèrent les vérités cruelles – la carcasse de l'enfant chéri, éclat d'or et bris d 'azur, recroquevillé en une posture des plus significatives. Ce n'était pas l'assurance qui émanait de lui, elle n'avait jamais réellement été présente ; Andrei était alerte du monde qui l'entourait, de ses cruautés, mais subsistait en lui cet écho, minime en ces heures avancées, qui chuintait à leurs oreilles, prétention des noblesses subsistées. Pas qu'elle les désavoue, sans doute qu'elle n'en avait jamais été l'élue. Rien qu'un démon, bête de Satan, qui gesticule et se démène dans le but de satisfaire ses ambitions. Nulle pureté de cœur, myocarde rongé par une aridité acre, semblable à ces astres déchus qui ont tant brillé qu'ils ont abandonné leur éclat, ne conserve que leur enveloppe, souillée et misérable. C'est la môme qui se meut sous ces traits, qui hurle en ses dédales intimes, parce que c'est ce qu'elle est toujours resté, quoi qu'on perçoive sous cette éclatante cruauté et sous ces noirs sarcasmes, l'ingénuité grande et les idéaux démesurés. Parce qu'Elvira son rêve, c'était d'être aimée d'un homme qui s'était défait du fardeau qu'était sa présence cannibale sitôt qu'il en eut l'occasion. Assassinat dont ses paumes étaient coupables, certes, mais n'avait-pas elle fait cela pour lui, pour eux ? Il ne comprenait pas. Personne ne le comprenait.

Ployant l'échine, se redressant alors que le bois craque, sinistre baldaquin auréolant les blondes tignasses, elle se rapproche de lui avec la prudence du chasseur qui veut approcher l'animal blessé, sporadiquement coupable de maladresses heureuses, étend les doigts et effleure sa joue avec ces tendresses infinies qu'elle n'avait que pour lui.

« Andrei... » murmure-t'elle alors que ses propres orbes semblent bien humides, palpitant anéanti par la simple vision de ces rétivités infâmes. « Je ne laisserais personne te faire du mal, tu entends ? Personne ne te fera du mal tant que je serais là, je ne vais pas partir. » Des vérités qu'elle énonce, parce qu'elle veut le convaincre autant qu'elle s'en persuade, n'osant guère tendre les bras à l'homme par peur du contact véritable, de la révélation de la mère fille à venir. Elle a honte, Elvira, dans ses solitudes crasses, parce qu'elle est seule et que même ça, sa propre carne, ça lui échappe. Incontrôlable, comme tout le reste, tout ce qui l'enrage. Ces politiques insolubles, ces conflits, qu'elle a en partie engendré. Place au mutisme gêné, alors qu'elle l'observe en continuant de caresser le derme, griffant une barbe de quelques jours, négligence qu'elle sait résultante des peurs qu'elle devine et constate. Elle ne voulait pas qu'il soit atteint – il lui faut pourtant faire face à cette terrible vérité, aussi cruelle soit-elle, alors que de l'azur cristal, quelques perles se mettent à dévaler le galbe de ses joues laiteuses, état de faiblesse dont elle se repentirait dès les heures du jour vivaces, ne tolérant pas ses propres vices, conditionnée dès le plus jeune âge à ne pas faillir, à toujours briller.

« Je t'interdis de m'abandonner toi aussi. Je n'ai plus rien si je ne t'ai pas toi. »
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MessageSujet: Re: how our bodies domesticate disaster (elvireï) Sam 10 Mar - 16:13

Elle s’approche de lui, le voit enfin, lui, l’enfant qui se cache dans les ombres. Elle, la lumière extérieure, la lune aimante et sibylline. Elle radie dans ses appartements, l’éblouit de son éclat que tous disent terne, mais que lui voit resplendissant. La cousine, le double, la mal aimée à laquelle il ne peut que se raccrocher : une des rares constantes qui lui reste encore, alors que le monde s’est écroulé et que tout n’est plus que cendres ; elle reste et elle demeure, la belle lune. « Andrei... » C’est son nom qu’elle murmure d’une tendresse insolite, et il lui semble bien étranger : emplie de facettes qu’il ne connait pas, non, qu’il a oublié, étouffé par les méandres de ses pensées assassines. Et il les redécouvre, les douceurs voyelliques, les âpreurs du r, les envolés des ultimes lettres. Andrei. C’est lui, ou ça l’était ; qui est-il désormais ? Paria de l’ombre, prince rejeté, il n’a plus sa place. Il l’a perdu le jour où les dieux se sont détournés de lui, punition suprême méritée pour ses pêchés d’aujourd’hui et d’hier. Il a perdu la raison, et l’envie, et seuls les ombres sont dociles avec lui ; si ce n’est qu’elles enfoncent leurs griffes dans l’endocarde un peu plus chaque jour : bientôt, il ne sera plus, oubliant déjà les saveurs d’antan et les visions d’autrefois. « Je ne laisserais personne te faire du mal, tu entends ? Personne ne te fera du mal tant que je serais là, je ne vais pas partir. » Mais la Lune s’accroche, et refuse de voir l’enfant sombrer ; il reste encore une âme à sauver, malgré la clameur de la Mort sur son corps comatique. « Reste. » Il attrape ses mains, glisse ses doigts dans ses paumes, et les étreint d’un désespoir alertant ; elle est l’astre qui l’éclaire, l’ancre qui le sauve de la noyade. « Reste. » qu’il répète, encore une fois, pour la convaincre de l’écouter. Ce n’est qu’un souffle, faible, chétif, à peine perceptible, mais ses billes d’azur crient silencieusement le même message : reste, Elvira, et ne m’abandonne pas ; protège-moi des affreux, et ne m’abandonne pas ; aide-moi, aime moi.

Elle le lâche, mais ne l’abandonne pas : ses doigts fins remontent et se posent délicatement sur l’épiderme velu. Elle l’effleure à peine, malaise et terreur : mais il ne lui fera rien, trop apeuré pour mordre. C’est là qu’il remarque alors les perles de nacre qui roulent le long de ses joues, cette pluie de tristesse qui lui va si mal au teint : Elvira ne pleure pas, elle ne pleure jamais, et là est toute l’enclume qui pèse sur le cœur du mutant. « Je t'interdis de m'abandonner toi aussi. Je n'ai plus rien si je ne t'ai pas toi. » Tremblant, le cœur au bord des lèvres, il la fixe, ne la quitte pas du regard, frappe ses joues humides de ses orbes translucides. C’est un affreux spectacle qu’elle lui donne à voir, et il en est si désolé, ça lui tord le cœur, et les boyaux, et ça lui brouille le regard : pluie contagieuse. A l’instar de la lune, il pose la main sur sa joue, et efface des monts rosies les sillons pluvieux. Il enchaine les cieux ensemble, maudit la pluie qui les assombrie. Et d’une voix tremblante, d’un souffle lourd, il murmure doucement les réconforts contre sa douce joue. « Ne m’abandonne pas, et je resterai à tes côtés. » La main tombe mollement et retrouve sa compagne plus belle, qu’elle enlace de nouveau : promesse silencieuse « A jamais. » qu’il scelle d’un baiser sur les joues recouvrant de la pluie.
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