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feel it in our bones ☾ (nikolea)

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water mutant
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water mutant
‹ MESSAGES : 746
‹ AVATAR : Boyd Holbrook
‹ CRÉDITS : (Texas-Flood - TF) avatar - (astra) codes signa - (vesperal) bann sparrow
‹ COMPTES : Pollux le leader rebelle // Murtagh le sauvage

‹ AGE : Il vient tout juste de passer la porte de la trentaine. Ce sont donc trente années qui s'écoulent dans ses veines.
‹ STATUT : Ancien célibataire endurci, volage du premier regard. Son coeur est tombé pour elle, Svea Oshun, et aujourd'hui il se meurt de sa disparition. L'amour fait mal et il le sait à présent. Pourtant son myocarde bat encore, perdu entre douleur et déni.
‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la honte et la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
‹ METIER : Gardien à la prison du Palais des Griffith se trouvant à Greenstall.
‹ ALLEGEANCE : A lui-même. Il espionnait pour la résistance, se prétendait à la fois ami de la couronne et rebelle. Il mène son monde à la baguette, autant que faire se peut, mais à force de croire aux autres il a fini par se rendre compte que le pouvoir appelle le pouvoir. Gouvernement ou Résistance, il semble prendre le parti de sa propre survie. Dorénavant leader invisible des Sparrows dont le monde ignore l'existence.
‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: feel it in our bones ☾ (nikolea) Dim 21 Jan - 17:25

Svea & Nikolai

feel it in our bones


Fin janvier 2165.
Les voix résonnent en dehors du palais. Elles courent les rues et les ruelles sans qu’elles ne l’atteignent d’apparence. Pourtant en son for intérieur c’est le doute et l’angoisse qui se frayent un chemin. Il ne veut pas avoir à dire, ni montrer ce dont il est dorénavant capable. Tant qu’on ne l’accuse de rien, il ne chercherait pas à se défendre ni faire quoi que ce soit. Alors il laisse les bruits de couloir et les racontars pour ceux qui enragent, fait fi de tout cela pour ne se focaliser que sur l’instant présent. Nikolai ne l’avouera pas mais le palais, de par les exigences de Cal Oshun est un véritable sanctuaire. Cela ne durerait probablement pas, mais pour l’heure il ne crache pas dessus et continue d’être ce gardien exemplaire qu’il a toujours été. Fidèle jusqu’à l’os que pourraient murmurer certains tandis qu’il n’en est strictement rien, le maître de l’eau étant bien plus fidèle à lui-même qu’à n’importe quel autre. A l’intérieur des cachots, c’est la routine habituelle, celle dans laquelle il s’enferme avec délectations depuis plusieurs semaines, et d’autant plus depuis ces derniers jours. Malgré l’impression qu’il donne perpétuellement, Halwyn se sent en sursis, comme si une épée de Damoclès se trouvait royalement au-dessus de sa tête prête à l’abattre. Pour peu, une éreintante migraine menacerait presque de ne plus jamais le quitter tant il n’a de cesse de réfléchir encore et encore à un moyen de s’en tirer.

« Halwyn, tu peux vérifier les chaînes de la dix ? ». Perdu dans ses contemplations temporaires, les yeux bleus se posent sur la silhouette à demi plongée dans l’obscurité de son camarade. Docile, il hoche la tête en signe d’acquiescement et s’exécute sans broncher ni même attendre. Sans craindre quoi que ce soit, le blond pénètre à l’intérieur de la cellule et vient tirer sur les entraves dans un geste bien trop connu pour le pratiquer depuis plusieurs années maintenant. Une chance au fond que les Oshun tolèrent encore la présence des mutants parmi eux. C’est d’ailleurs ce qui fait grincer bien des dents. De cette même manière, les heures se déroulent, jusqu’à la nuit tombée, lorsque l’astre lunaire se trouve bien haut dans le ciel, à peine camouflé par quelques nuages qui ne gênent en rien les fins rayons de venir éclairer les pavés. La tension est palpable partout aux alentours et Nikolai redouble d’effort pour garder un œil ouvert tout autour sans que cela ne paraisse suspect. Les mains dans les poches, le jeune homme prend la direction de Brezin pour retrouver sa demeure. Il a beau ne pas spécialement avoir un métier en haut de la chaîne alimentaire, il n’est pas pauvre, et bénéficie de la richesse des fabriques de tissus familiales. Il ne s’attend pas, lorsque la clé rentre dans ladite serrure de son domicile, à ce que la silhouette encapuchonnée ne sorte de l’ombre. Par réflexe, le maître de l’eau tressaille avec violence avant de l’attraper, faire une clé de bras et se retrouver collé contre le potentiel assaillant. C’est néanmoins la fragrance qui se dégage de la personne qu’il reconnaît comme étant une femme qui le fait froncer les sourcils de doute et relâcher un tantinet sa prise. « Qui es-tu et qu’est-ce que tu veux ? ». Le ton est sec et malgré tout menaçant, surtout par les temps qui courent. Alors les boucles fauves se révèlent aux rayons de la lune et il se fige, Nikolai, bien surpris de la trouver ici, en ces lieux, et surtout à quelques pas de sa porte. Elle n’a jamais mis les pieds ici. Rares sont ceux qui savent où il habite d’ailleurs. Pendant plusieurs secondes, les billes couleur océan la scrutent avant que finalement les doigts ne poussent la porte d’entrée et lui fassent signe d’entrer rapidement. D’un geste rapide, il observe à droite puis à gauche et enfin derrière lui, pénètre à l’intérieur de la bâtisse et referme la porte à clefs aussitôt. Il n’a pas encore entendu les nouvelles concernant Svea, et si la voir ici est un profond soulagement, cela reste également une grande inquiétude. « Viens. ». Il monte à l’étage, l’entrée ne disposant que d’un couloir et vestibule où ranger quelques affaires, les principales pièces à vivre se trouvent en haut.  

Lèvres pincées et mâchoire crispée, Nikolai ne sait vraiment comment réagir, il a les traits tirés et parait sur le qui-vive. Jetant un coup d’œil par la fenêtre une fois arrivé dans le salon, il constate que personne ne traîne vraiment dans les rues à cette heure-ci. Une chance. Veste tombant de ses épaules, il la dépose sans grande délicatesse sur l’un des fauteuils de cuir et allume suffisamment de lumière et notamment quelques bougies pour que le tout soit feutré. Histoire que l’on sache qu’il y ait quelqu’un sans arriver à déterminer les silhouettes par les fenêtres. Tout est pensé, calculé jusqu’au moindre détail. Le dorénavant maître du sang ne veut pas d’emmerdes. « Qu’est-ce que tu fais là ? » qu’il demande d’un murmure une fois qu’il a arrêté de se mouvoir en tous sens. « Launondie n’est pas sûre en ce moment. ». Comme partout à bien y réfléchir, mais s’il y a bien une chose qu’il ne souhaite pas, c’est que l’on fasse du mal à Svea.


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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Dim 21 Jan - 22:43

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La gamine s'enfonce dans l'obscurité régnant à Brezin. Première fois qu'elle s'aventure dans ce quartier. C'est assez drôle quand on y pense. Elle qui a vécu presque toute sa vie à Launondie, elle n'a jamais vu plus loin que le palais des flammes. Triste réalité pour une poupée que l'on a bien trop brisé. En fuite depuis des mois déjà, elle n'avait pas remis les pieds à la capitale depuis le début du mois de novembre. Malgré tout ce qu'elle a enduré, c'est ici qu'elle a l'impression d'être chez elle. Bien qu'elle apprécie la vie à Foushin, ça n'est pas pareil. Mais si elle est de retour à Launondie, ça n'est certainement pas pour être nostalgique. Elle ignore ce que Cal compte lui faire s'il met la main sur elle. Elle ne fait plus confiance à Isaure non plus, et ça lui brise le cœur. Sa sœur, sa moitié, son tout, celle qu'elle aurait fait passer avant tout, même sa propre vie. Pourtant, elle n'avait rien fait pour la sortir de prison alors que c'était Svea qui s'était sacrifiée pour la Oshun. Rien, pas une missive depuis qu'elle s'était échappée, alors que la blonde faisait partie du mouvement d'Adonis. La gamine ne comprenait pas pourquoi, personne ne lui avait parlé de sa sœur alors elle avait dû se fier aux rumeurs, et elles n'étaient pas jolies en ce qui concernait Isaure.  C'est un soupir qui s'arrache à ses lèvres alors qu'elle balaye ses pensées de son esprit. La poupée tire légèrement sur la capuche cachant sa chevelure de feu. La tête baissée vers le sol, elle essaye de se faire la plus petite possible alors qu'elle ne veut pas se faire repérer. Encore moins depuis que Saeko s'est mise en tête de divulguer à tous le véritable statut de la mêlée, une bâtarde, celle de feu l'empereur. Pour dire vrai, elle est fatiguée de tout ça, de tous ces complots, de toutes ces alliances qui ne cessent jamais. Elle regrette amèrement sa vie au service de sa sœur, quand tout était encore normal. Mais elle n'avait pas pu résister à l'envie de tuer Camilla Oshun, ça avait été plus fort qu'elle, c'était le but de sa vie, voir mourir celle qui avait détruit son existence depuis le jour où elle était née. Parfois elle se dit qu'elle aurait préféré mourir en couches, elle se serait épargnée cette vie de misère qu'elle ne souhaite à personne. Arpentant les différentes rues, elle cherchait, en vain, à trouver la demeure de Nikolai. Elle avait réussi à récupérer l'adresse après des jours de recherche, mais il lui fallait maintenant réussir à se repérer. C'est finalement en suivant son instinct qu'elle finit par se retrouver face à une bâtisse qui semblait être celle du bronze. Adossée contre un mur, le regard vers le sol et la tête enfouie dans sa cape, elle ne fait qu'un avec l'obscurité qui a envahi la ville. Svea se pince la lèvre, espérant le voir rentrer ce soir, sous peine de devoir rentrer à Foushin, puisqu'elle n'avait plus de réelles raisons de rester pour le moment. Elle avait eu vent qu'Adonis s'était fait enlevé, en traînant dans une taverne. Et si elle ne pouvait avoir ce qu'elle désirait ici, autant qu'elle se rende utile là-bas. Finalement, elle n'eut pas à attendre longtemps que déjà une chevelure blonde fit son apparition. Ses joues s'empourprent légèrement avant qu'elle ne sorte de l'ombre. Pris au piège, le fils de l'eau est sur la défensive, prêt à attaquer si besoin. Mais elle ne peut pas lui en vouloir, par les temps qui courent, personne n'est en sécurité. Elle laisse finalement sa capuche tomber, dévoilant ainsi sa chevelure de feu et son minois de chérubin. Le silence s'installe entre eux alors qu'elle n'arrive pas à décrypter ce qu'il peut bien penser à cet instant. Peut-être s'est-elle avancée ? Peut-être n'a-t-il pas envie de la voir ? Elle se sent stupide à cet instant. Finalement, il l'invite à rentrer et elle ne se fait pas prier. Elle le suit jusqu'à l'étage, laissant son regard s'attarder sur ce qui l'entoure. C'était différent de ce qu'elle avait l'habitude de côtoyer, mais il faut dire qu'elle n'a vécu que dans des cachots ou dans des palais. Svea le regarde alors faire plusieurs choses à la fois, tel un paranoïaque vérifiant plutôt deux fois qu'une que personne ne le suit. Ca l'a fait arquer un sourcil à la gamine, se demandant bien ce qui pouvait l'habiter pour le rendre si nerveux. A dire vrai, elle ne le connaissait pas tant que cela, et peut-être avait-il toujours été si.. anxieux ? Et ses premières paroles ne viennent pas la rassurer, loin de là. Qu'est ce qu'elle fait là ? C'est une bonne question finalement. Le sait-elle vraiment ? Elle n'en est pas certaine. Elle était là pour Saeko puis peut-être dans l'espoir vain de réussir à croiser Isaure sans risque sa vie, essayer de racoler des personnes pour Adonis, et puis le voir lui. Comme une gamine ne cessant de jouer en boucle dans son esprit leur scène d'adieux. – Je.. Tu quoi Svea ? Elle se mordille la lèvre alors qu'elle ne cesse de gesticuler ses mains. – Je n'aurais peut-être pas du venir tout compte fait. Je m'excuse du dérangement. Ses dernier mots, elle les lance alors qu'elle se dirige déjà vers l'escalier.
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‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la honte et la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
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‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Mer 24 Jan - 20:47

Svea & Nikolai

feel it in our bones


La maison n’est pas vétuste. De par son statut de maître Nikolai n’a jamais manqué de rien. Bien évidemment, sur l’échelle de la richesse il ne fait pas parti des plus riches mais il en a suffisamment pour oser tenter de baver sur ce que les autres ont. Il ne veut nullement être riche de palais ou de pouvoir le maître de l’eau. Il veut être riche de tout autre chose. Sans doute en vérité veut-il vivre, tout simplement.

La chevelure de feu révélée, il n’a pas tardé à la faire entrer, s’assurant que personne n’observait ou ne la suivait. Il doit paraître un tantinet parano mais le blond n’en a pas réellement conscience, les choses se sont beaucoup trop envenimées dernièrement pour qu’il ne se montre imprudent. C’est qu’il s’obstine à vouloir faire croire à qui veut bien l’entendre ou le remettrait en doute, qu’il n’a rien d’une abomination ou d’un monstre. La perte de son élément est un choc si difficile à avaler qu’encore aujourd’hui, malgré le fait qu’il sache pertinemment ce dont est capable son nouveau don, Nikolai ne peut se résoudre à se dire que la sensation de sentir l’eau danser sous ses doigts a désormais à jamais disparue. Qu’il ne la sentira plus ni ne sera en mesure de communiquer avec elle. Lumières allumées, Halwyn jette un dernier coup d’œil par la fenêtre avant de porter son attention sur Svea. Elle n’a pas changé, même s’il la trouve encore un peu plus femme qu’elle ne l’était, et pourtant cela fait tout au plus deux mois et demi qu’ils ne se sont pas vus. Une éternité à ses yeux, même s’il ne l’avouerait pas, tout comme il n’oubliait pas leur au revoir de cette nuit-là. Le goût de ses lèvres, un soupçon de fleur sucrée qui appelait au reviens-moi. Il n’avait pas eu le temps de réagir davantage à ce moment-là, préoccupé par sa survie en premier lieu. Mais ce soir ? Alors qu’elle est venue le trouver, pourquoi semble-t-il faire une fixette sur sa survie à elle tandis que tout son estomac crie angoisse vis-à-vis de son problème à lui. Si la question fuse ce n’est que dans cette inquiétude fugace et étouffante. Pris de surprise, Nikolai n’avait pu emmagasiner les informations ni même se préparer à sa venue. Sans doute aurait-il fait les choses autrement, s’il avait su. Désemparé, le jeune homme a bien conscience de se montrer probablement un peu sec, dans le fond, mais ce n’est pas là ce qu’il souhaite et il se reprend rapidement, d’autant plus lorsque la réponse de Svea ne se fait pas prier. Je n'aurais peut-être pas dû venir tout compte fait. Je m'excuse du dérangement. Tout ceci sonne comme une sonnette d’alarme qui se fait violence au creux de sa cervelle, réaction devenue instinctive au moment où il la voit pivoter sur elle-même et commencer à disparaître droit vers les escaliers.

« Non, Svea attends. » qu’il lâche à la hâte sans élever la voix, filant en deux grandes enjambées en direction de la jeune femme, doigts s’enroulant délicatement autour de son poignet pour la stopper net avant qu’elle n’entame sa descente. « Tu ne me déranges pas, excuse-moi si ça t’a donné cette impression je… ». Il soupire, Nikolai, rattrapé par sa nervosité évidente. « La ville est à cran dernièrement et je voulais juste m’assurer que tu ne risques rien. ». Est-ce là la seule vérité Halwyn ? Ce n’en est sûrement qu’une partie. C’est une vérité, indéniablement, mais ce n’est pas la seule. « Laisse-moi t’offrir un thé ou autre chose à boire. S’il te plait. ». Pendant que les mots s’envolent d’un fin murmure pour sa dernière phrase, les doigts ont glissé jusqu’à sa main qu’il enlace sans vraiment s’en rendre compte, billes d’azur ne quittant pas celles de la mêlée, les cherchant, si toutefois elle n’ose encore le regarder. En son for intérieur, Nikolai sent son cœur battre bien plus fort à l’idée que son sale caractère n’ait presque pu l’empêcher d’avorter un moment passé en son agréable compagnie. Car il n’a eu de cesse de s’inquiéter pendant tout ce temps le blond volage. Quand il y pense, il ne parvient pas à comprendre comment la jeune femme a pu réussir à se faire une place dans son esprit, pour qu’il pense à elle aussi souvent. Pour qu’il l’ait observé pendant quasiment deux ans. Avant que tout ne dérape. Oui, tout dérape depuis des semaines et l’absence d’Airen n’aide pas. A qui la faute si ce n’est la sienne ? D’ainsi tant vouloir éviter celui auquel il était lié.

« Je n’ai pas envie que tu te sauves à la volée, une seconde fois. ». Même si je ne te cache pas que je ne serais pas contre un second baiser, devrait-il ajouter. Cette fois, il se détend enfin, sourire filant à la commissure de ses lèvres alors qu’il prend conscience d’avoir entremêlé leurs doigts sans le vouloir, déterminé à la retenir. Afin de ne pas se montrer abrupte, il relâche doucement sa main et repart en direction du salon où il ne fait que passer pour arriver derrière le comptoir de la cuisine. En soi son intérieur n’est vraiment pas vétuste, mais l’on ne peut lui reprocher d’étaler ses richesses aux murs. C’est décoré, avec soin, avec goût, ce n’est ni extrêmement riche ni pauvre, juste ce qu’il faut pour se sentir chez soi. « Assieds-toi, fais comme chez toi. Ou presque. ». Mettant l’eau à bouillir quoi qu’il arrive, Nikolai décide de balayer ses craintes et profiter du fait de la présence de Svea pour réaliser qu’elle n’est en aucun cas un mirage. Le crépitement imaginaire au bout de ses doigts qui ont été en contact prouvent tout le contraire.        


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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Lun 29 Jan - 1:07

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Son cœur se serre alors qu'elle l'écoute sagement. Ses paroles sonnent étrangement dans son esprit. Ça a un goût amer, un goût qu'elle aurait préféré ne pas sentir en son sein. Parce qu'après tout, n'avait-il pas raison ? Que faisait-elle ici ? Cherchait-elle vraiment à défier l'autorité divine une fois de plus ? Désirait-elle réellement passer entre les mailles du filet de la mort ? Ses séjours à la capitale n'avaient jamais été fructueux. L'odeur humide de la pierre caressait encore ses narines lorsqu'elle repensait à toutes ces années perdues. Elle pouvait aisément sentir la roche alimenter sa folie naissante. L'obscurité, elle avait fini par s'y habituer, elle était devenue la norme pour la gamine. Vivre dans un filet de lumière, vivre au gré des flammes qui éclairaient à peine la moitié de son visage. Une enfant, c'est ce qu'elle était quand on l'avait poussé dans cette pièce sombre. Une gamine qui savait à peine tenir debout. Puis elle avait grandi entre ces murs, dans ces cachots devenus son foyer. Elle avait souffert comme personne d'autre, là-bas, dans les bas-fonds d'un palais que l'on dit solaire. Pourtant, il n'en avait rien pour la mêlée. Vouée à une vie de solitude, voilà ce qui avait toujours traversé son esprit. Parce qu'elle aurait préféré mille fois la mort à cette existence teintée d'amertume et de désespoir. Il n'y avait rien de pire que d'ouvrir les yeux sans savoir si cette journée serait la dernière, si le bourreau viendrait aiguiser sa lame contre son derme de porcelaine. Des cauchemars, elle en fait tous les soirs. Il n'y a pas une once de répit depuis qu'elle a quitté la moisissure de cette tour maudite. Après tout, peut-être l'est-elle aussi. Maudite. Uniquement pour être le fruit d'une union que beaucoup rejettent, celle d'une mêlée et d'un maître. L'abomination qui en ressort n'a pas de nom, si ce n'est une bâtarde qui aurait dû voir la mort arriver dès que la dragonne avait posé son regard sur elle. Pourtant, elle était encore là, après toutes ces années. Elle était là, debout malgré tout, tentant de sillonner dans le labyrinthe d'une folie certaine, essayant de réparer des cicatrices bien trop ancrées. Puis il y avait eu lui. Elle n'a jamais vraiment su quel adjectif utiliser pour le qualifier. Parce qu'elle n'a jamais su ce que c'était que de créer une relation avec quelqu'un d'autre. Comment aurait-elle pu alors que les cris de sa solitude résonnaient entre les murs avant de s'échouer sur les parois de son cœur ? Il y avait bien eu Isaure, la douce Isaure, celle qu'elle aime plus que n'importe qui d'autre. L'unique qui habite sa cage thoracique. Il n'y a que la blonde, parce qu'elle n'a connu qu'elle. Et elle a appris ce que c'était que d'avoir une sœur. Cet être qui panse les blessures, qui sera autant la béquille que le spectateur d'une envolée magistrale. Svea, elle a appris au fil du temps, que penser à la vie de la fille du feu avant de penser à la sienne, ça voulait dire aimer. Parce que c'était la définition qu'elle donnait à ce verbe là. Aimer ça voulait dire Isaure.  Mais est ce que aimer ne pourrait-il pas aussi signifier Nikolaï ? Elle ne sait pas vraiment.
Tout ce qu'elle veut là maintenant, c'est se terrer dans l'endroit le plus sombre d'Aksana et se recroqueviller sur sa personne. Ne plus penser à rien et tout faire pour repousser le sommeil cruel. La poupée pince ses lèvres alors qu'elle se sent mal de partir. Mais elle croit que c'est la chose à faire, elle croit qu'elle s'est juste emballée sur les intentions d'un maître qui en a certainement assez de faire dans la charité avec une pauvre paumée, mêlée de sur-croît. Son estomac continue de se tordre alors qu'elle sent une main entourer son maigre poignet. Étrangement, c'est doux, c'est tendre. Et elle n'a pas l'habitude la gamine, qu'on lui attrape son épiderme de cette manière, elle a surtout vu sa peau se colorer d'un bleu grisâtre après qu'on l'ait levé bien trop de fois, sans son consentement. Son regard se détourne et se pose dans le sien. La poupée qui l'observe d'une manière si pure, que cela paraît impossible quand on connaît le passé que l'enfant traîne telle une malédiction sans fin. Qu'elle ne risque rien. Il s'inquiète pour elle, elle la mêlée bâtarde, juste elle. Il a peur pour elle. Svea esquisse un sourire maladroit. Alors qu'elle l'écoute sans ciller, elle observe du coin de l’œil ses doigts venir capturer les siens et elle les serre aussi fort qu'elle le peut. Son cœur tambourine si brusquement, qu'elle peut le sentir vibrer au creux de ses tympans. – D'accord pour un thé. Elle finit par lâcher ces quelques mots, bien trop fébrile pour en dire plus. Sa voix n'est pas sereine, bien moins assurée que par le passé, bien plus tremblante aussi. C'est peut être parce qu'elle est en train d'associer le blond au sens du verbe aimer, après tout, elle a l'impression de ressentir tout ce qu'Isaure lui disait être les signes d'une affection grandissante. Qu'elle se sauve dit-il. La poupée n'a jamais réellement eu de choix à faire dans sa vie, allant au gré des événements, des décisions que son cœur prenait malgré elle. Et là, elle peut l'entendre lui crier de ne surtout pas quitter cette pièce. L'aura qui l'enveloppe est bien trop agréable pour qu'elle ose s'en aller. Finalement, sa main quitte la sienne et elle retombe dans le vide d'une manière bien trop abrupte. Elle le regarde s'agiter, encore une fois, depuis l'escalier. Elle n'a pas bougé, et ne le fait pas avant qu'il l'invite à s'asseoir. Elle étouffe un rire quand il lui dit ou presque. La gamine n'a pas vraiment de "chez elle" de toute façon, alors elle pourra bien s'en accoutumer. Sans attendre, elle va trouver place sur un tabouret, déposant son visage sur les paumes de ses mains. Ses pieds se balancent dans le vide, trop petite pour penser toucher le sol. Mais cela est préférable alors qu'elle pouvait le sentir se dérober sous elle. – Assis toi, le temps que l'eau chauffe. Fais comme chez toi. Un rire effleure ses lèvres alors qu'elle met ses cheveux derrière ses oreilles. C'est alors qu'elle remarque qu'elle porte toujours sa cape. Elle se hâte donc à la retirer, avant de la poser non loin de là. Sa tenue est bien loin des robes qu'elle portait auprès de sa sœur, mais elle est bien plus à l'aise dans un bas d'hommes comme ils le disent si bien - comme s'ils avaient le monopole du confort - plutôt que dans des froufrous inutiles. Nikolaï finit par prendre place en face d'elle et c'est à peine si elle peut entrevoir le visage du bronze. Elle en est un peu déçue, mais préfère ne rien dire. Sa main vient retrouver la sienne, comme une danse qu'ils pratiquent depuis des années. Elle joue avec ses doigts rustres, contrastant avec les siens, si fins. – Comment est ce que tu vas ? Le virus t'a t-il touché toi aussi ? Elle n'était pas certaine d'avoir réellement compris comment cela avait fonctionné ni pourquoi certains avaient été touchés, elle avait juste été contente de ne pas avoir été malade. – Je me suis inquiétée.
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‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la honte et la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Mar 30 Jan - 21:12

Svea & Nikolai

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Il a la crainte au bord des lèvres, celle qui s’effrite et qui s’écueille, lorsque son cœur fait un bond dans sa poitrine à l’idée qu’elle ne file bien trop vite. Le ton sec et cassant a tendance à s’enfuir tout seul de ses lèvres sans qu’il ne s’en rende réellement compte ces derniers temps. La faute à tous les récents évènements qui ne vont pas en sa faveur. Entre le virus, les accusations infondées des Sacerdos et toutes ces guerres de pouvoir, Nikolai a eu probablement un trop plein de choses à gérer, directement ou indirectement. Voir la jeune femme lui ravi le cœur et soulage l’inquiétude qui s’était emparée de son être tout entier, dès lors qu’il se retrouvait seul ici, dans une maison trop vide, avec tout le loisir de ne rien faire d’autre que songer. Songer à cette nuit, la sensation de douce chaleur tout contre ses lèvres. Oh il n’en était pas à son premier baiser l’ancien maître de l’eau, loin de là, lui le volage, probablement un ange aux allures d’infidèles. Il ne l’a jamais caché, à personne, bien que personne ne s’y soit réellement intéressé. Certaines ont essayé, de se l’approprier, de faire de lui le leur, mais n’y sont jamais parvenue. Nikolai était trop friand de ces choses-là avant que Svea n’apparaisse. Et encore… Avant qu’il n’ose vraiment lui adresser la parole, il avait continué ses petites habitudes. En définitive, le blond a tout arrêté passée cette fameuse nuit où tout a changé. Au moment où il a tourné la tête et que les lèvres de la jeune femme aux cheveux couleur fauve se sont emparées des siennes en un timide baiser. Pas un instant il n’a regretté son geste, celui de libérer la gamine qui venait pourtant d’assassiner l’impératrice en personne. Pas une seule seconde et il ne le regrette toujours pas aujourd’hui. D’autant plus lorsqu’il la regarde, là, dans l’entrée, prête à lui glisser entre les doigts sans autre forme de cérémonie. La retenir est tout naturel, les excuses également. Pourtant d’aucun dirait que Nikolai ne s’excuse jamais assez face à ses actes parfois dédaigneux ou même ses airs hautains. Il n’est pas de ce moule là le blond, mais face à elle, il doit bien admettre que ces mots-là sortent avec une facilité un peu trop déconcertante. Le mieux dans ces cas-là, c’est de nier qu’elle te fait plus d’effet que tu ne voudrais le dire.

D'accord pour un thé. Elle accepte et il sourit, un franc sourire qui reste perché à ses lippes durant quelques secondes avant qu’il ne bifurque sur lui-même et lui fasse mine de prendre ses aises comme si elle était chez elle, le temps pour lui de se rendre dans le coin cuisine afin d’entreprendre la préparation. Préparation qui ne devrait pas être longue. Svea ne se le fait pas dire deux fois et grimpe sur l’un des tabourets non loin du bar. Nikolai ne peut s’empêcher de sourire à nouveau en sortant deux tasses de l’un des meubles en hauteur. « Ne toucheriez-vous pas le sol Mademoiselle ? » qu’il taquine gentiment en lui adressant un clin d’œil puis récupère tranquillement la bouilloire pour mieux servir l’eau fumante dans lesdites tasses. De temps à autre un thé ne fait pas de mal. Même pour lui. Et la menthe a toujours eu ses effets rafraîchissants, d’autant plus face aux températures bien connues de Launondie. Terminant enfin de préparer le tout, il la rejoint et prend place en face d’elle avant de pousser délicatement la tasse en sa direction. « Attention… C’est très chaud… ». Les effluves de menthe emplissent bientôt leurs narines respectives et il laisse retomber une main contre le bois massif, ne s’attendant pas à ce qu’elle revienne aussitôt jouer avec ses doigts qui enlaçaient les siens bien des minutes plus tôt. Halwyn ne les retire pas de la main de la jeune femme, peu désireux de contrarier son étreinte, elle qui semble jouer avec ces derniers comme si c’était une chose des plus naturelles et spontanées. Si le temps d’une seconde, ses prunelles azures s’attardent sur leurs doigts entremêlés il est bien rapidement forcé de se focaliser sur elle et croiser ses billes claires.

La question posée est en soi légitime et il comprend qu’elle l’ait posé, ça le flatte même qu’elle se soit inquiétée pour lui, lui fait chaud au cœur pour ainsi dire. Penchant la tête sur le côté, c’est néanmoins un sujet qu’il n’aime pas spécialement aborder, notamment car cela le met face à des réalités auxquelles il veut éviter de penser. Mais Svea étant Svea, le maître de l’eau se doute bien qu’elle a droit à un minimum de réponse sur le sujet. Et il ne veut pas vraiment lui mentir. « Le virus m’a touché. » qu’il commence par dire tout en soufflant sur le thé pour essayer d’en dissiper la chaleur. Instinctivement, il a resserré sa prise sur les doigts de la mêlée, sans le réaliser. « Ça n’a pas été une partie de plaisir, ni pour moi, ni pour Airen. ». Et surtout pas pour Airen cela dit en passant étant donné le caractère passablement dégueulasse de Nikolai durant tout le temps de la maladie. « Mais ça va , maintenant. ». Le plus dur était passé au fond, même s’il ne demeurait plus que le vide intersidéral, de son élément et de son adiutor. A dire vrai, Nikolai ne s’est jamais senti aussi seul et déboussolé qu’à l’heure d’aujourd’hui. Ce sont de profonds repères qu’il a perdu à cause de ce virus, aussi détestable fût l’un, plus que l’autre. Et il ne parlait pas de l’eau. « Je n’ai jamais souhaité avoir d’adiutor, j’imagine que… Quelque part… Ce virus a simplement réalisé mon souhait. ». Mais par les Sept, au final, qu’est-ce que ça peut bien le faire chier, et ça se lit sur ses traits, pour ceux capables de les lire.        


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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Dim 4 Fév - 20:03

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Assise sur la tabouret, elle laissait ses pieds battre le vide alors qu'elle posait son visage entre les paumes de ses mains. La remarque de Nikolai lui arracha un soupir avant qu'elle ne lui tire la langue. Sa chevelure flamboyante reposait sagement sur ses frêle épaules alors que ses iris azurs se perdaient sur la silhouette du bronze. La gamine ne savait pas vraiment pourquoi elle avait choisi de l'embrasser ce jour-là, ni même ce qui l'avait motivé à le retrouver ce soir. Il faut dire qu'elle ne l'avait pas réellement apprécie pendant ces deux années où elle avait servi Isaure. Il n'avait eu cesse de la provoquer, de chercher à faire tomber son secret. Mais maintenant, il n'en était plus un. Tout le monde savait que la poupée était de sang mêlé, une bâtarde que l'on murmurait dans les couloirs du palais. C'est bien en cela qu'elle n'avait pas choisi d'y mettre les pieds. Et puis, elle n'aurait rien à y gagner de toute évidence. Si elle y entrait, elle n'en ressortirait plus, pas en vie en tout cas. Svea n'avait pas oublié son récent passage dans les cachots. Elle avait pris la fuite, devenant quoi ? Une traître ? Une fugitive ? Peut-être tout ça à la fois. Elle était folle d'avoir remis les pieds à Launondie. Mais sans réellement savoir pourquoi, elle avait eu besoin de le trouver lui. Lui qui l'avait agacé au plus haut point pendant des mois. Comme elle avait eu besoin de l'embrasser avant qu'elle ne parte. Elle n'avait rien contrôlé de tout ça, elle avait juste fait ce qui lui semblait être juste sur le moment, sans réfléchir aux conséquences, sans réfléchir à ce qui pouvait bien lui arriver. On pouvait blâmer sa jeunesse, sa naïveté, son innocence. Mais en vérité, cela faisait bien longtemps qu'elle avait perdu tout cela. L'oiseau s'était brisé contre les murs de sa cage. Elle avait bien trop souvent renoncé à sa liberté. Ses espoirs s'étaient fracassés contre la roche à mesure que les années avaient défilé. Et elle avait fini par se raccrocher à certains visages, celui d'Isaure et celui de Nikolaï à présent. C'est sans doute en cela que ses pas avaient fini par la guider vers lui. Parce que dans ce monde qui dérivait, il était l'unique personne qui semblait lui faire sens.
Puis il finit par revenir avec le thé, son avertissement lui arrache un rire enfantin. – Promis je vais faire attention. Ses mots glissent sur ses lèvres déjà étirées en un sourire. Elle attrape la tasse d'une main et vient glisser l'autre sur celle libre du bronze. Ses doigts s'entremêlent aux siens dans un geste naturel, comme s'ils en avaient toujours eu l'habitude. Ça la déconcerte parfois, la gamine, mais seulement quand elle se force à y réfléchir. A l'aide de son pouce, elle caresse le dos de sa main, tout en portant le liquide mentholé à sa bouche. Elle prend le temps de souffler dessus avant de le laisser embaumer sa gorge sèche. Svea finit par lui poser une question sur le virus, elle veut savoir ce qu'il lui était arrivé pendant son absence, s'il allait bien, s'il n'avait pas été trop malade. Parce que ça l'avait dépassé cette histoire de virus, elle n'était pas certaine d'avoir tout saisi à dire vrai. N'ayant pas été impactée, elle avait eu du mal à saisir ce qu'il avait bien pu signifier pour toutes ces maîtres et ces mêlés invalides pendant des semaines. Svea avait aussi entendu parler de ceux ayant perdu leur élément, des mutants qu'on les appelait. Cela la faisait sourire, peut-être même rire, de savoir que les maîtres s’entre tuaient pour une question de sang. Comme ils l'avaient fait auparavant avec les mêlés, et les lambdas. Tout tournait toujours autour de ce carmin si précieux, comme s'il définissait qui ils étaient, comme s'il régissait leur existence toute entière, sans aucun retour possible. Pourtant, bien que bafouée toute sa vie, la poupée n'avait jamais voué de haine envers les maîtres. Ils n'étaient pas responsables de ce qui lui était arrivé, seule Camilla l'était, et elle l'avait payé de sa vie. La preuve était là, sous ses yeux, alors que ses doigts caressaient ceux d'un sang bronze.
Ses iris azurs dans les siens, elle attend sa réponse, le regardant avec une extrême douceur. Il n'était pas obligé de répondre, elle espérait qu'il le savait. Mais elle eut sa réponse alors qu'il confirmait avoir été touché. Son estomac se serre alors lui arrachant une grimace. Elle peut sentir sa main serrer un peu plus fort la sienne, et son regard s'y pose avant de fixer de nouveau le visage du blond. Svea l'écoute, avec attention, sans jamais rien dire. Elle le laisse parler, vider son sac, mais elle sent bien qu'il continue de lui cacher quelque chose, qu'il ne va pas au bout de ses pensées. – Si tu vas mieux, alors je suis rassurée. Elle déglutit lentement avant de porter de nouveau la tasse à ses lèvres. – Mais c'est normal si tu sens un vide depuis que votre lien a été rompu. J'ai entendu d'autres maîtres en parler, apparemment ça n'a été simple pour personne. Alors c'est normal, si tu le vis mal, toi aussi. Que tu ais voulu ou non un adiutor, vous avez été liés jusqu'à la mort. Ça n'est pas rien. Ses yeux bleus plongent dans les siens, comme pour lui faire comprendre que s'il voulait se confier, il le pouvait. Elle sera toujours là pour lui, toujours.
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‹ AGE : Il vient tout juste de passer la porte de la trentaine. Ce sont donc trente années qui s'écoulent dans ses veines.
‹ STATUT : Ancien célibataire endurci, volage du premier regard. Son coeur est tombé pour elle, Svea Oshun, et aujourd'hui il se meurt de sa disparition. L'amour fait mal et il le sait à présent. Pourtant son myocarde bat encore, perdu entre douleur et déni.
‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la honte et la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
‹ METIER : Gardien à la prison du Palais des Griffith se trouvant à Greenstall.
‹ ALLEGEANCE : A lui-même. Il espionnait pour la résistance, se prétendait à la fois ami de la couronne et rebelle. Il mène son monde à la baguette, autant que faire se peut, mais à force de croire aux autres il a fini par se rendre compte que le pouvoir appelle le pouvoir. Gouvernement ou Résistance, il semble prendre le parti de sa propre survie. Dorénavant leader invisible des Sparrows dont le monde ignore l'existence.
‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Dim 4 Fév - 22:20

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Sors-la à nouveau et je l’attrape qu’il manque de dire à la vision de sa langue narquoise et rebelle qui s’échappe d’entre ses lèvres sous sa taquinerie. Le temps d’un instant, c’est l’insouciance qui prend le pas sur le poids qui n’a eu de cesse de s’écrouler sur ses épaules dernièrement. Svea arrive au final entre ces murs comme une profonde bouffée d’oxygène non négligeable, faisant ressortir ses plus innocentes réactions, même si Nikolai n’en demeure pas moins un homme d’une trentaine d’années maintenant. Thé posé sur la table du bar, il glisse la tasse vers elle en faisant des recommandations qu’elle accepte sans rechigner, et même avec un rire qui l’oblige à sourire sincèrement. A peine s’installe-t-il enfin sur l’un des tabourets en face d’elle que ses doigts retrouvent le chemin des siens, comme un peu plus tôt alors qu’elle s’apprêtait à partir. Ses lèvres trouvent le thé mentholé après avoir soufflé et Halwyn se dit que la chaleur qui se dégage au fond de sa gorge se fait véritable soulagement. Il est comme apaisé, paranoïa toute oubliée pour iris obnubilées par la jeune femme à la chevelure chatoyante. Lorsque la question du virus tombe il n’en demeure néanmoins que gêné et un tantinet perturbé, peu certains d’avoir envie d’en parler, même s’il n’a pas envie de le lui cacher. Pour une raison qu’il ignore il sait qu’il ne pourra taire grand-chose à la mêlée. Pourtant il devrait, après tout il ne sait quasiment rien d’elle ou presque, si ce n’est qu’elle travaillait au Palais auprès d’Isaure. Il a toujours eu des soupçons, ces petits doutes qui assaillaient son esprit et qu’il n’a pas encore totalement mis à jour. Pourquoi l’avoir aidé à s’enfuir alors ? Nikolai n’a pas cherché à se poser la question, sur le moment, il avait été poussé par la nécessité de le faire et ne le regrettait en rien. Personne ne savait, il avait bien joué son jeu, avait su abattre ses cartes au bon moment et a pu ainsi sauver sa vie ainsi que celle d’une autre personne. Autant ne pas se mentir, l’autre en question il n’en avait strictement rien eu à foutre, seul comptait Svea. Au diable la bienséance et les autres, c’est ce bout de femme qu’il avait voulu préserver, et qu’il était ravi de revoir aujourd’hui.

C’est pour cela, que la réponse quitte ses lippes et qu’il lui révèle avoir été touché par le virus. Il ne dit pas tous les détails, n’évoque que ce lien perdu avec Airen, doigts se serrant dans les siens avec plus de force sous cette annonce. Elle se dit rassurée qu’il aille mieux, va-t-il vraiment mieux au fond ? Il n’en est pas si sûr. Mais c'est normal si tu sens un vide depuis que votre lien a été rompu. J'ai entendu d'autres maîtres en parler, apparemment ça n'a été simple pour personne. Alors c'est normal, si tu le vis mal, toi aussi. Que tu ais voulu ou non un adiutor, vous avez été liés jusqu'à la mort. Ça n'est pas rien. Ses mots la touchent, plus que de raison. Normal de mal le vivre. Nikolai esquisse un bref sourire en coin, prunelles se baissant sur son thé avant de revenir se poser dans les billes claires de la rousse. Oui, il voit bien quel message elle tente de lui faire passer, et son regard lui met bien des doutes quant à la suite à donner à ses paroles. Doit-il lui dire ce qu’il est dorénavant ? Non. Pas maintenant. Pas tout de suite. Il ne peut pas là immédiatement. « C’est une sensation que je ne souhaite à personne. », qu’il ajoute avant de reprendre sa tasse et boire une nouvelle gorgée de thé. « Et toi ? Comment tu vas, toi, Svea ? ». Ca l’intéresse de savoir alors qu’il caresse à son tour la paume de sa main, baissant les yeux sur leurs doigts entrelacés quelques instants. Son regard s’y perd d’ailleurs tandis que l’oreille écoute et se fait attentive. Ce n’est que plusieurs secondes plus tard qu’il semble sortir de sa léthargie visuelle pour l’observer à nouveau, sourire en coin alors qu’il se penche un peu plus pour venir voler délicatement ses lèvres, comme elle avait pu le faire des semaines auparavant. Il ignore pourquoi il fait ça sur le moment, il est juste porté par une intuition, une envie irrépressible de retrouver le gout de ces lèvres auxquelles il s’est surpris à rêver plusieurs fois de suite, notamment lorsqu’il était contaminé. Le baiser est doux et tendre, n’osant encore voler cette fameuse langue qu’il avait aperçu un peu plus tôt pour faire d’elle, sienne.  Le blond reste ainsi lové contre ses lèvres durant plusieurs secondes avant de s’en séparer à contre cœur. « J’ai pensé à toi, souvent. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je pense que tu as eu ta part d’aide lorsque j’étais allongé au fond de mon lit avec de la fièvre. J’ai même cru que tu étais dans la pièce à un moment, c’est pour ça que mon accueil n’a pas été très… Positif sur le coup. Les temps sont difficiles à Launondie. ». Il soupire doucement, terminant sa tasse de thé pour descendre du tabouret, contourné le bar et venir à côté d’elle sans que sa main ne quitte la sienne. « Tu as un endroit où dormir ? ».


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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Dim 11 Mar - 17:25

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La poupée a complètement oublié le temps qui passe. Elle a fait abstraction de tout ce qui l'entourait. Son attention n'est porté que sur le visage, face à elle, du bronze. Elle se pince les lèvres alors qu'elle l'écoute attentivement lui raconter ce que le virus lui avait fait. Et ça l'attriste, Svea, de savoir qu'il avait été touché, lui aussi, bien qu'elle s'en doutait. Elle n'aime pas l'idée de le savoir à l'agonie, sans savoir s'il était plus proche de la vie ou de la mort. La plupart des mêlés avait été ravi de voir les maîtres souffrir, de les voir s'affaiblir. Mais pas elle. Pas alors que ceux qui comptent le plus à ses yeux font partis de cette race-là. Un instant, son esprit part ailleurs et elle se demande comment va Isaure, quel a été l'impact du virus sur elle et sur son élément. Elle s'inquiète pour sa sœur, plus que ce qu'elle ne voudrait l'admettre. Mais les dernières décisions de la blonde n'ont fait qu'éloigner les deux jeunes femmes, autrefois inséparables jusqu'à la mort. Elle laisse un soupir s'échapper alors qu'elle finit par revenir à elle-même alors que Nikolai reprend la parole. Sa gorge se serre en même temps que son estomac. Svea s'estime chanceuse de ne pas avoir connu ce virus, ni les souffrances qui allaient de pair. Elle ne sait pas si elle aurait été capable d'y faire face, pas après tout ce qu'elle avait déjà enduré. Mais maintenant tout était terminé, ou presque. Il n'y avait plus que la capitale qui restait un terrain dangereux pour la gamine. Hélas, c'était là que le blond se trouvait. A croire que les Sept aimaient s'amuser et jouer avec eux comme avec des pions sur un échiquier. La poupée est certaine qu'il ne va pas mieux, pas totalement en tout cas, mais elle ne peut pas le forcer à lui dire quoique ce soit de plus. Après tout, lui fait-il réellement confiance ? Elle qui n'est qu'une criminelle ayant assassinée l'impératrice, bâtarde en fuite. Quant à elle, elle lui fait confiance. Elle n'a pas réellement eu le choix alors qu'elle avait dû le suivre pour sortir des cachots. Et malgré son arrogance l'ayant souvent agacé, elle n'avait jamais réussi à se détacher de lui, la preuve était là, sous leurs yeux. – Je vais bien. Tant que je suis encore en vie, je considère que ça va. Un demi sourire se dessine dans le coin de ses lèvres. – La guerre, qui se profile, m'inquiète mais nous n'aurons pas d'autres choix que de l'affronter .. ou de la subir. Elle ne sait pas de quoi demain sera fait mais elle préfère ne pas trop y penser. Réfléchir à l'avenir ne lui a jamais vraiment réussi. La gamine choisit de se concentrer sur le moment présent. Et c'est à cet instant, que le blond décide de se rapprocher, venant déposer ses lèvres contre les siennes. La mêlé ferme alors ses yeux et profite pour lui rendre son baiser. Ses doigts viennent resserrer un peu plus les siens. Ses lippes avaient toujours le même goût et, soudainement, elle se rappelait à quel point cela lui avait manqué durant tout ce temps. Leur étreinte prend fin et la poupée rouvre ses iris azurs sur le visage de Nikolai. Elle vient alors passer son pouce sur le front du bronze, où une mèche blonde plus longue effleurait sa peau. Un sourire, à peine masqué, prend place sur sa bouche alors qu'elle peut sentir le rouge lui monter aux joues face à ses révélations. Instinctivement, elle baisse son visage, dans un sourire gêné, avant de le relever. – Difficiles ? Sa question reste cependant en suspens, alors qu'elle le voit se lever, pour venir à ses côtés. Sa main droite toujours dans la main gauche du bronze. Il la toise aisément alors qu'elle doit lever un peu plus son visage pour pouvoir continuer à observer celui de Nik. Son bras libre vient se glisser sur le bas de son dos. – Serait-ce une proposition ? Son ton se fait suave alors qu'elle esquisse un nouveau sourire. – Mais non, je n'ai pas vraiment d'endroit où dormir. Disons que je me débrouille au jour le jour.
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‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la honte et la différence.
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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Dim 11 Mar - 20:09

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Le but n’est pas de s’éterniser sur lui en tant que sujet. Le virus a amené son lot de drames et de cris au sein même de cette maison où ils se trouvent. Maintes fois, il a rejeté la protection et les attentions d’Airen alors qu’il était au plus mal, à délirer avec la fièvre. C’est un passage de sa vie qu’il abhorre et ne veut nullement revivre, mais il ne peut cacher l’information à la jeune femme, quoi qu’il puisse bien en dire et en vouloir. Nikolai préfère de loin s’attarder sur l’état de santé de Svea, lui qui s’est inquiété de ce qu’il pouvait bien advenir d’elle, plus qu’il ne le devrait. Il est de réputation que le blond est bien plus volage que du genre à se poser. A trente ans, preuve en est, il n’est toujours pas marié. Ses parents restés à Aguarinui doivent s’en mordre les doigts, raison pour laquelle l’ancien maître de l’eau refuse d’y remettre un pied, de peur d’être emprisonné dans une cage bien trop dorée. Si la pression devrait se faire sentir sur ses épaules il n’en est strictement rien, Nikolai a toujours vécu au jour le jour, il ne compte pas changer ce qu’il est ni sa façon de faire. Je vais bien. Tant que je suis encore en vie, je considère que ça va. La guerre, qui se profile, m'inquiète mais nous n'aurons pas d'autres choix que de l'affronter .. ou de la subir. Elle inquiète bien du monde, cette guerre qui gronde et ces rues dévastées, le blondinet ne peut clairement pas le nier quand lui-même pourrait être l’un des premiers touchés. Raison pour laquelle la paranoïa l’a presque pris à la gorge à l’entrée de Svea. « Il y a bien des choses que l’on ne peut pas contrôler Svea. ». Cela sonne presque comme une phrase emplie de sagesse mais en réalité il y a dans cette dernière une part plus grande de lassitude et une manière bien à lui de souligner la différence qui lui cingle dorénavant au visage le concernant. Tout a toujours été une question de contrôle pour Halwyn, et aujourd’hui encore il devait tout recommencer de zéro avec un nouveau pouvoir dévastateur.

Doigts dans les siens, les prunelles bleues ne peuvent s’empêcher de les y observer, telle une évidence qui ne peut plus, elle, être niée. Il ne le comprend pas l’enfant volage, de tous ces ressentis qui viennent de lui tomber sur le coin du visage. Mais alors qu’il l’observe dans le silence apaisant de ses appartements, le geste qu’il entame est presque entièrement naturel. Le corps se penche doucement, capture les lèvres délicates entre les siennes le temps d’un bref instant. A la mémoire de ce qui a été jadis, tandis qu’il pensait ne jamais la revoir. C’est à contre cœur, que ses lippes se séparent de celles de la rouquine, mais la sentir répondre à son baiser ne peut que lui donner le sourire. Un sourire doux, comme si Nikolai était en quelque sorte plongé dans une sorte de léthargie constante et dissimulée. A moins qu’il ne s’agisse d’une certaine forme de fatigue après cette longue journée et l’absence perpétuelle de vie au sein de cette bâtisse, Airen étant aux abonnés absents. Toujours penché en avant, visage à portée du sien, il esquisse un nouveau sourire en coin quand le pouce passe délicatement sur son front. Oui, les mèches rebelles font souvent ça dernièrement. Les mots retrouvent néanmoins la sortie de sa gorge, silence doux troublé par les révélations qu’il lui fait. Il ne saurait en être autrement et tout ce qu’il dit est d’une sincérité étonnante, lui qui est pourtant habitué à tourner tout son monde en bourrique. A naviguer d’une eau à une autre. Difficiles ? Halwyn n’est pas certain qu’il soit une bonne idée de lui parler de tous les dangers traînant en ville en ce moment, alors il se contente de terminer son thé et venir contourner le bar, main toujours gardée dans la chaleureuse de la jeune femme. Posté devant elle, il baisse les yeux sans perdre ce sourire qui est le sien depuis la fin de leur baiser. C’est tout naturellement que la question s’envole dans les airs en attendant une réponse, réponse qui le fait doucement ricaner alors qu’il sépare son regard du sien pour le poser sur le mur derrière la mêlée. « Peut-être bien. ». Fin murmure énoncé sans la moindre honte ni gêne, azurines bifurquant à nouveau dans les siennes tandis que le bras féminin vient doucement passer dans son dos. Mais non, je n'ai pas vraiment d'endroit où dormir. Disons que je me débrouille au jour le jour.

Il penche la tête, Nikolai avant de venir passer une main dans la chevelure couleur fauve avec une tendresse non feinte, effleurant parfois même sa tempe à mesure qu’il dégage les quelques mèches rebelles qu’elle arbore également. « Alors reste. Cette maison peut devenir ta maison dès que tu en as besoin. Je ne compte pas quitter Launondie. ». Pas dans l’immédiat du moins. « Qui plus est, je préfère te savoir ici plutôt que dans les rues à traîner la nuit. ». Sincérité nouvelle. Svea a toujours sa tête mise à prix, elle et Isaure, pour le meurtre de l’impératrice, et le blondinet ne saurait se résoudre à voir sa tête au bout d’une pique. Isaure dans le fond, ça l’indiffère, mais pas en ce qui concerne la mêlée. Et pour le prouver, il se rapproche une nouvelle fois, doigts glissant de ses cheveux à sa joue qu’il garde dans sa paume un moment sans cesser de la toiser. Que le silence retombe autour d’eux ne l’importe que peu car la situation seule se passe dorénavant de mots. Pas de place pour des palabres inutiles quand il vient seulement murmurer tout contre ses lèvres un doux et suave  « Reste. ». Lippes rencontrent celles que ce soir il fait siennes et se refusent à lâcher. Elle ne l’a pas repoussé, il ne compte pas la repousser. Le baiser se veut plus profond et long, pour mieux savourer le sucré parfum de ses lèvres qui lui ont manqué. En réalité il ne saurait dire la dernière fois que le volage s’en est allé entre les courbes divines d’une femme dénudée. Les doigts entrelacés finissent par céder et se libérer, pour mieux venir attraper ses joues rougies entre ses paumes. Il ne fera rien si Svea n’en a pas l’envie. Nikolai a beau être un parfait connard quand il le veut bien, il sait également être un divin gentleman de ces dames. Tout comme ses lippes qui embrassent sensuellement, contre mains qui redescendent venant plutôt s’égarer sur ses hanches dans une seule et même caresse.  


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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Lun 26 Mar - 17:52

you can't always be strong but
you can always be brave
Svea essaye de se convaincre qu'elle ne sait pas réellement pourquoi ses pas l'avaient mené tout droit vers lui. Mais il n'y a que sa personne qu'elle arrive à duper. En vérité, elle sait pertinemment pourquoi c'est vers lui qu'elle s'est dirigée et non pas quelqu'un d'autre. Elle aurait pu proposer un rendez-vous secret à sa sœur, elle aurait pu aller la voir elle avant n'importe qui d'autre, mais elle ne l'a pas fait. Quand bien même Isaure est la moitié de son âme pour toujours, Nikolai avait réussi à devenir la moitié de son cœur pendant tout ce temps où ils avaient été lâchement séparés. Il l'avait agacé pendant des mois et puis, il avait fini par devenir ce refuge sacré qui lui faisait terriblement défaut. Il avait été là quand elle croupissait de nouveau entre les quatre murs des prisons du palais des flammes. Il avait été celui lui rendant sa liberté pendant que son aînée se contentait de retourner droit vers l'empereur, celui-là même qu'elles avaient essayé de fuir. Alors oui, la poupée essaye de se convaincre qu'elle ne sait pas pourquoi lui et pas un autre. Mais au fond d'elle, Svea se doute qu'elle l'apprécie bien plus que ce qu'elle ne montre. Elle a toujours vu au-delà de cette apparence qu'il se donne, au-delà de cette arrogance qu'il veut bien s'imputer. Elle ne s'est pas arrêtée à ce maître semblant fidèle à la couronne jusqu'à la moelle, alors qu'il n'en était rien. Et elle ne regrette pas la gamine. Elle n'a pas arrêté de sourire depuis qu'elle était arrivée. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas souri autant. A dire vrai, elle ne se rappelait pas à quand cela remontait. Les temps sont durs, pour tout le monde, mais encore plus pour elle, obligée de se cacher, de fuir sans cesse, obligée d'aller se réfugier dans la nation de la terre, loin de tout ce qu'elle a toujours connu, obligée de quitter Isaure, de quitter tout ce qui avait un tant soit peu compté à ses yeux. Alors non, Svea ne s'était pas sentie aussi bien depuis très longtemps et elle n'était pas prête à voir ce moment se terminer. Elle ne cille pas alors que Nik vient caresser le sommet de son crâne, se contentant, à son tour, de débarrasser son front de ses mèches rebelles, réussissant à lui faire froncer son nez à de rares occasions. Et elle avait cru qu'il ne lui demanderait jamais de rester. Svea n'arrive pas à cacher le sourire qui étire ses lèvres, elle est également incapable de masquer le rouge qui monte rapidement à ses joues. La poupée arque un sourcil alors qu'il semble s'inquiéter pour elle. La mêlée s'en doutait déjà mais elle préfère l'entendre de sa bouche. – Alors, comme ça, Monsieur Halwyn n'aime pas me savoir en train de vagabonder la nuit ? Son ton est volontairement humoristique et elle laisse un léger rire cristallin s'échapper de ses lèvres. Elle aime le taquiner et le pousser volontairement dans ses retranchements. Le blond n'est pas de ceux à exprimer ce qu'ils ressentent. Cette phrase signifie bien plus ce qu'elle ne laisse transparaître. Je n'aime pas te savoir seule dans les rues de Launondie revient à lui dire je m'inquiète pour toi, je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Sa main vient quitter sa chevelure flamboyante pour se nicher contre sa joue tiède. La respiration de la gamine devient un peu plus saccadée alors qu'elle peut sentir son cœur s'emballer, comme si elle ne l'entendait que lui dans ce silence religieux. Reste. Un murmure qu'il lui glisse alors que sa bouche frôle la sienne avant de venir la saisir dans une intensité différente de leurs précédents baisers. Svea serre un peu plus fermement sa main plaquée contre le dos de Nik. Son autre main toujours dans la sienne, jusqu'à ce qu'il vienne rompre ce contact pour encadrer le visage de la poupée. Ses pommettes sont de plus en plus empreintes au rouge carmin et à une chaleur qu'elle découvre. Son rythme cardiaque n'a cesse de s'affoler et la mêlée reste perplexe face à toutes ces nouvelles sensations qui l'intriguent autant qu'elles lui donnent envie. Sa main, nouvellement libre, se glisse dans la chevelure décoiffée du blond, s'aventurant à l'orée de sa nuque, parfois contre l'ossature de sa mâchoire. – Je suppose que c'est un oui. Ses paroles sont lancées entre deux baisers, le temps pour elle de reprendre sa respiration tout en essayant de ne pas perdre la tête. Dans un rapide mouvement, Svea rapproche son corps du sien, bien que toujours assise, elle pouvait sentir qu'elle en avait envie, que c'était même un besoin, d'être plus proche de lui. La main, autrefois le long de son dos, vient se poser sur celle qui s'était nichée contre sa hanche. – Je n'ai encore jamais fait ça auparavant. Elle est peut-être un peu maladroite, mais elle ne s'était jamais retrouvée dans une pareille situation, ne sachant pas vraiment quoi dire, quoi faire. Elle se contentait d'être elle, et c'était déjà beaucoup.
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‹ AGE : Il vient tout juste de passer la porte de la trentaine. Ce sont donc trente années qui s'écoulent dans ses veines.
‹ STATUT : Ancien célibataire endurci, volage du premier regard. Son coeur est tombé pour elle, Svea Oshun, et aujourd'hui il se meurt de sa disparition. L'amour fait mal et il le sait à présent. Pourtant son myocarde bat encore, perdu entre douleur et déni.
‹ SANG : Bronze et impunément fier de l'être. Il l'était. Dorénavant il n'y a plus que la honte et la différence.
‹ POUVOIR : L'eau, cette si belle clarté, a laissé place à la souillure du sang. Liquide carmin capable d'être bafoué entre ses mains d'un simple regard. Emotions qui trahissent et angoisses qui s'enlaidissent. Il n'en voulait pas il n'a rien demandé. Virus d'un rien, chagrin de demain.
‹ METIER : Gardien à la prison du Palais des Griffith se trouvant à Greenstall.
‹ ALLEGEANCE : A lui-même. Il espionnait pour la résistance, se prétendait à la fois ami de la couronne et rebelle. Il mène son monde à la baguette, autant que faire se peut, mais à force de croire aux autres il a fini par se rendre compte que le pouvoir appelle le pouvoir. Gouvernement ou Résistance, il semble prendre le parti de sa propre survie. Dorénavant leader invisible des Sparrows dont le monde ignore l'existence.
‹ ADIUTOR : Airen Lokarth. Il l'a haï durant des années, le considérant bien plus comme un parasite qu'autre chose. Ils se sont disputés, parfois cognés il doit bien l'avouer, mais aujourd'hui il ne saurait plus le quitter.
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MessageSujet: Re: feel it in our bones ☾ (nikolea) Ven 30 Mar - 20:35

Svea & Nikolai

feel it in our bones


Il y a l’habitude ancrée de ne jamais vraiment dire ce qu’il ressent, sauf par le biais de moyens détournés. Contrairement à ce que certains pensent, Nikolai n’a rien d’un livre ouvert, il est complexe et lourd de parades toutes plus différentes les unes que les autres, sans parler de ses paradoxes. Surtout dès lors que cela concerne les sentiments et les émotions. Un contrôle qu’il semble avoir mis sur ces derniers depuis de bien trop longues années. Ainsi l’on ne peut chasser ladite habitude, il faut savoir lire entre les lignes. Tel un paon aux yeux multiples, il est rare de savoir dans lequel regarder et surtout lequel de tous dit la vérité. Probablement même que Svea se perdra dans le jeu tôt ou tard, mais pour l’heure, la gamine semble être encline à se repérer entre le vrai et le faux, surtout ce soir. Alors, comme ça, Monsieur Halwyn n'aime pas me savoir en train de vagabonder la nuit ? Il penche la tête sur le côté, Halwyn, lèvres légèrement pincées mais rieuses face à l’amusement de la jeune femme. Il est toujours proche d’elle, doigts filant délicatement dans la chevelure de feu et imitant le geste qu’elle-même a eu quelques secondes plus tôt et qui lui a valu un froncement de nez. « En général, on dit que les jeunes femmes distinguées ne trainent pas dehors une fois la nuit tombée… ». Autre moyen de laisser entendre que les rares que l’on peut trouver à l’extérieur dans ce genre de cas ne sont en général pas nécessairement nées avec une cuillère en argent dans la bouche, et encore moins en or. Et certainement pas… Dans la bouche. Mais… Là n’est pas totalement le but de la conversation, aussi taquin se montre-t-il. C’était loin d’être délicat ça, Halwyn. Une indélicatesse qui pour autant ne le perturbe ni sur laquelle il ne s’attarde, faisant glisser sa main jusqu’à mouler doucement la joue de la rouquine, lèvres murmurant un simple mot qui veut tout dire avant qu’elles ne s’emparent des siennes en un baiser bien plus appuyé que le précédent.  

Il ne le rompt pas, pas tout de suite du moins tandis que la main de la jeune femme appuie un peu plus dans son dos, le poussant à venir se coller davantage. Lui, il encadre le visage poupon sans quitter ses lippes qu’il embrasse avec envie et douceur. La chaleur de ses joues grimpent au creux de ses doigts et un sourire vient étirer les traits de son visage à ce constat. La peau s’enflamme et elle s’empourpre, sentiment qu’il aime faire naître chez elle. Oh, il a longtemps voulu attraper Svea comme un trophée à sa longue liste, mais il semblerait qu’il soit l’arroseur arrosé sur ce coup-là, et que dans la manœuvre elle ne lui ait arraché la majeure partie de son cœur. Reste est le simple mot prononcé quelques secondes plus tôt. Reste comme une prière et non un vain écho. Il veut la voir rester sans savoir de quoi les prochaines minutes seront faites. Tout ce qu’il sait, c’est que dans l’immédiat il ne peut la voir partir en tournant le dos encore une fois. Nikolai frissonne au contact de ses doigts qui se perdent dans ses cheveux en bataille, doigts qui s’évadent ensuite à sa nuque et jusqu’à la ligne de sa mâchoire. Je suppose que c'est un oui. Un oui qui provoque une embardé au creux de sa cage thoracique, une de ses mains filant le long de la silhouette féminine pour venir atteindre sa hanche, main rapidement rattrapée par la sienne tandis que leurs corps se collent dans la mesure du possible face à la différence de hauteur. L’un debout et l’autre encore assise. Je n'ai encore jamais fait ça auparavant. Svea n’a pas besoin d’être plus claire pour qu’il ne comprenne ce qu’elle veut dire. Lentement, ses lèvres quittent les siennes tout en restant à portée, simplement pour leur laisser le temps de respirer convenablement. Il acquiesce, caressant sa joue du bout des doigts en silence avant que ses mains ne filent dans le dos de la mêlée. « Si tu le veux, tu n’as juste qu’à te laisser guider. » qu’il murmure. « Et même si au final tu sens que tu ne le veux pas, tu n’auras qu’à me le faire savoir et j’arrêterai. ». On ne peut plus sérieux dans ses propos, les mains d’Halwyn glissent jusqu’à passer sous les cuisses de la jeune femme pour mieux se mettre à la porter directement dans ses bras. Tandis que ses lèvres reviennent l’embrasser une chaste fois, il prend la direction des escaliers pour la mener à l’étage où il pousse la porte de sa chambre d’un coup de pied discret. La porte claque, il passe et puis la referme de la même manière. En silence, il dépose délicatement Svea au bord du lit et s’accroupit pour être à son niveau. Là, ses mains glissent à nouveau sans que ses billes bleues ne quittent les siennes. Il veut pouvoir voir ses joues s’empourprer davantage, de ce rose adorable qu’il n’a pas été à même de voir auparavant, alors qu’il l’embrassait presque fougueusement. Les doigts passent sur les cuisses, effleurent les genoux avant de redescendre s’attaquer aux chaussures sur lesquelles il tire doucement. Même manœuvre lorsqu’elles remontent pour venir s’emparer du bas de son haut. Chacune de ses questions passent par son jeu de regard, afin de savoir si oui ou non elle l’autorise à aller… Plus loin. C’est également un très bon moyen de faire grimper… La tension.  



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