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i know i'm dancing with the devil (michail)

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MessageSujet: i know i'm dancing with the devil (michail) Dim 21 Jan - 14:25



I know I'm dancing with the devil
Ain't no chance of heavan
Going straight to hell



L'humiliation était encore plus grande qu'elle ne le pensait. La belle Katarina était loin de se doute qu'il l'avait répudié pour elle. Elizaveta, la reine de la nation. Son regard ne s'était posé que très rarement sur sa nouvelle reine, en vérité elle gravitait autour d'elle depuis un petit moment dans le but de pouvoir s'asseoir rapidement sur les sièges importants du royaume. Graviter autour du pouvoir et pouvoir l'atteindre. Beau rêve qui deviendra rapidement une réalité. Le goût de l'humiliation n'arrivait toujours pas à passer et le sentiment de haine et de colère l'habitait à chaque fois qu'elle osait penser à ce Belikov. Ces traits, sa chevelure, à chaque fois que son esprit vagabondait pour penser à lui, la haine s’emparait d'elle, une colère viscérale dont elle n'arrivait pas à se débarrasser. Le corbeau avait fait la promesse d'obtenir une vengeance, il s'était ajouté à la liste des têtes à abattre. L'empoisonner ? Non cela serait bien trop facile, elle ce qu'elle voulait, c'est voir le désespoir dans ses yeux. Michail devait ressentir l'humiliation qu'il lui avait fait subir. Ce sentiment d'être considérée comme un objet, comme impuissance face à la situation. Le jour où elle pourra se délecter de ce moment sera son plus beau jour. Sans doute encore plus que le jour où l'on lui annoncera le décès du piaf de malheur qu'était sa sœur. La ténébreuse arpentait les couloirs du palais. La femme au teint de poupée avait eu vent qu'il était de retour pour les affaires ou sans doute pour revoir sa belle ? Rien que d'y penser, la rage bouillonnait à nouveau dans le fin fond de ses entrailles. Vêtue de sa somptueuse robe d'un noir ébène, elle toqua ç la porte qu'on lui avait indiqué. Ses petits oisillons lui rapportaient tout. L'avantage pour un piaf de malheur, c'est que l'on possède des talents pour récolter des informations. A l'aide du vent et des oiseaux qui récoltent des informations, le corbeau sait tout. C'est ce qu'elle aime faire croire, ce sentiment d'omniprésence et de regard inquisiteur qui plane perpétuellement. La femme à la chevelure de feu ne prit même pas la peine de toquer, les bonnes manières sont faites pour les personnes respectables. Michail n'avait rien de respectable à ses yeux en raison de ce qu'il lui avait fait. Visage froid et fermé elle s'apprêtait à affronter une nouvelle fois le bel homme. Son regard perçant et noir cherchait celui du bel oiseau pour pouvoir se planter et lui faire comprendre que c'était elle qui dominait. Tenant de percer à jour sa victime pour qu'elle explose en vol, même si avec lui ce genre d'intimidation ne fonctionnait pas du tout. « Belikov. »  Un pas, puis un deuxième pas, elle s'approchait de lui avec désormais un petit sourire mesquin sur le visage. « J'ai appris la nouvelle, je voulais te féliciter en personne. » ajouta t-elle avec ce ton sec et cassant. Autant rentrer tout de suite dans le vif du sujet, tourner autour du pot trop longtemps ne servirait strictement à rien. L'oiseau nocturne voulait des réponses et rapidement. Être dans l'ignorance et l'incertitude l'insupportait et l'information qu'elle avait récolté venait d'une source sûre. Achille ne lui mentirait pas, elle le savait pertinemment. Mais elle voulait l'entendre de sa bouche et le confronter, la confrontation avec Belikov elle aimait ça. Sans doute parce qu'il lui tenait tête ? En tout cas, ça elle ne l'avouera jamais même sous l'effet de la torturer. Plutôt crever que de devoir prononcer une petite chose positive envers celui qui l'avait humilié d'une manière bien trop douloureuse pour qu'il puisse être pardonné. De toute manière, le mot pardon n'existait pas dans le jargon de la jolie rousse, c'était un mot qu'elle ne prononçait jamais de manière sincère.
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‹ METIER : OFFICIER; la couronne déposée sur le cadavre de l'épouse, c'est le passé qui le rattrape, et le poste redevient sien.
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MessageSujet: Re: i know i'm dancing with the devil (michail) Ven 26 Jan - 11:42

La neige tombe sur les monts d’Aerinstin, blanc manteau recouvrant les plaines venteuses, glaces royales et maîtresses de ces sommets. L’hiver frappe la nation de ses froids zéphyrs, et la température a terriblement chuté depuis la saison estivale - mais si cet hiver-ci est rude, ce n’est pas pour son air glacial. Il y a la famine qui sévit encore, et la guerre qui gronde plus loin. Les tempêtes n’ont pas encore cogné les roches enneigées, et les blancs flocons se font réguliers dans leur lente chute. Floches immaculées qui se reflètent dans les bourgeons limpides de l’homme se tenant sur le balconnet du premier étage. Une fourrure sur le dos, et une cigarette fumante entre ses doigts, les mains fermement posées sur la balustrade et le corps légèrement penché vers le vide, Michail observe la ville en contrebas, cité apathique sous les légers soupirs de Bora. Le brouhaha habituel, bien qu’étouffé par la neige hivernale, s’élève du centre de Volastar. En son cœur, le palais royal trône. Les nuages gris sont bas et recouvrent la voute de son couvercle cotonneux. Son regard vague flâne d’un toit à l’autre, évitant soigneusement de se poser sur les hautes tours lointaines. Son esprit évitant de se poser sur son visage délicat, s’aidant pour cela de quelques bouffées de nicotine, se concentrant sur les volutes qu’il crée d’entre ses lèvres. Eole caresse le visage de son fils, pur parmi les mutants et les bénis, roc immuable et inchangeable. Insondable. Ses billes claires se referment sur elles-mêmes, balayant la cité et le reste du paysage de sa vision.
Dans son dos, des voix s’élèvent. Douce altercation qui a lieu trois pièces plus loin, mais qui vient pourtant troubler la paix de l’officier. C’est dans un abandon complet qu’il écrase son mégot et retourne à l’intérieur, tournant le dos à Volastar et à son palais, désireux de connaitre le faiseur de troubles. Il n’a à peine le temps de rentrer dans le petit salon adjacent au balconnet, qu’une tornade fauve s’empare des lieux. Reine des Enfers qui se fait souverain de la pièce, son sombre regard le méprisant d’une force terrible. Une migraine le menace, l’ennui et l’agacement de la voir elle, ici. « Belikov. » Et le démon s’approche, fier rictus collé sur son visage porcelaine, qui déjà fait naitre en lui une ire incandescente. Cette femme, il la hait, parce qu’elle le hait. Mais c’est dans une indifférence la plus totale qu’il la côtoyait autrefois, jusqu’au refus d’un mariage, jusqu’à l’humiliation insipide qu’il lui a fait subir, et dont elle ne semble pas se remettre, au grand malheur de Michail. « Que me vaux ce déplaisir, Bolkonsky ? » Il lui tourne le dos, maître ignorant les ronds de jambe de la chatte vermeille, et se sert dans un verre la liqueur amère qui l’aidera à surmonter ce pénible moment. « J'ai appris la nouvelle, je voulais te féliciter en personne. » La tempête de ses mots est froide, et en serait presque violente. Il sent, dans l’intonation de sa voix, la rage furieuse qu’elle porte à son égard, et qui ne cesse de se nourrir chaque jour de cette même haine. Un cercle vicieux dans lequel l’étoilé ténébreuse s’est enfermée, au grand damne de celui qui aurait pu être son mari. Les lippes se trempent dans l’alcool, sourd qu’il est aux articulations jubilatoires de la démone. Elle l’ennuie déjà. « Je suis curieux de savoir comment tu as su, mais je n’ai pas envie d’écouter ta voix. Elle m’agace trop. » qu’il lui répond avec un geste de la main, négligé, sans lui accorder un regard, prunelles claires fixées sur l’ambre de la liqueur. Il soupire, malgré tout, et après une nouvelle gorgée, fait face au second choix de son père, terreur rousse. « Te voilà mutante, et je me doute qu’avec ton caractère… charmant, ce ne sont pas les ennemis qui te manquent. » Il fait un pas vers elle, pose le verre sur la table, et daigne enfin poser ses billes célestes sur la silhouette diablement suave. « Tes petits oiseaux t’ont rapporté que je dirigeais la faction chargée de protéger ceux de ton espèce, et tu es venue me supplier de sauver tes jours. Ai-je raison, Yekatarina ? » Son nom est articulé sèchement, les dents claquent et le regard déprécie. Ironie que de la voir là, grande souveraine qui a chuté au cœur de la plèbe, oisillon perdu qui vient supplier l’horreur. Ironie qu’il apprécie tant, sans pour autant se douter que là ne sont nullement les intentions de la Bolkonsky.
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