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lethal lust (silkaz)

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earth mutant
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earth mutant
‹ MESSAGES : 752
‹ AVATAR : matt daddario.
‹ CRÉDITS : faust, laura bae.
‹ COMPTES : éclairs, esprit, guérison, vol, électricité, intelligence.

‹ AGE : vingt-neuf ans qu'il erre aux confins des forêts et autrefois, durant une heureuse ellipse, au coeur même de la nation de la terre. des années dispersées entre trahisons, luxure et combats.
‹ STATUT : célibataire, plus guerrier qu'amant, plus menteur que fidèle. kaz a séduit et perdu de nombreuses femmes, sans jamais s'attacher. ne faisant que jouer, toujours.
‹ SANG : bronze, la plus basse des extractions. une famille pauvre, une cabane pour toute maison. mais le ravenscar a eu la chance d'être adopté et élevé parmi les k'han, pour services rendus à la nation par ses aînés.
‹ POUVOIR : le terrible enfant de la terre n'avait jamais su maîtriser cette dernière, plus guerrier que maître. comment s'étonner, alors, qu'il ait développé une affinité particulière avec le métal ? d'une logique implacable, kaz est désormais un redoutable impétueux capable de briser les armures royales.
‹ METIER : traqueur, chasseur, espion, soldat. l'enfant de la terre peut endosser de multiples rôles, à la demande de son maître et ami. capable de tout et surtout du pire, kaz n'est jamais à court d'astuces.
‹ ALLEGEANCE : adonis griffith, à la fois frère, protecteur et prince. celui qui a toujours été à ses côtés, alors même que kaz était l'enfant banni de greenstall.
‹ ADIUTOR : evodia mormont, enfant de la terre, tout comme lui. vengeresse aux ailes brisées et au coeur noici. ces deux-là ne se sont jamais entendus, étouffés par ce serment inviolable qui leur avait été imposé.
‹ POINTS : 1466

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MessageSujet: lethal lust (silkaz) Jeu 18 Jan - 22:12

just gonna stand there and watch me burn. but that's alright because i like the way it hurts. just gonna stand there and hear me cry. but that's alright because i love the way you lie. i can't tell you what it really is. i can only tell you what it feels like. and right now it's a steel knife in my windpipie. i can't breathe but i still fight, while i can't fight. as long as the wrong feels right, it's like i'm in flight. high off of love, drunk from my hate. it's lime i'm huffing paint and i love it the more that i suffer. i suffocate and right before i'm about to drown she resuscitates me. she fucking hates me and i love it.


Gémissement de douleur alors qu’il ouvrait les yeux pour la première fois depuis des jours. Endroit inconnu qui s’étalait devant ses yeux sombres. Et cette brûlure intarissable qui enflammait l’entièreté de son être. Insupportable. Dévorante. Le sauvage ne sentait plus ses jambes alors que, malheureusement, sa cage thoracique était secouée d’insupportables frissons de souffrance. Le Ravenscar était presque incapable de bouger. Il avait essayé de redresser son torse. Et l’avait rapidement regretté. Lorsqu’il avait perdu son souffle et s’était mis à tousser, c’était des gouttes de sang qui s’étaient échappées de ses lippes presque translucides. Il était en mauvais état, le fier traqueur de la nation de la terre. Terriblement amoché par cette rencontre à laquelle il ne l’attendait pas. Par cette véritable foudre divine qui s’était abattue sur ses épaules, pour le mettre à terre. Le ruiner. L’anéantir. Il ne réalisait que trop combien il été passé près de la mort. Près des bras grands ouverts de la Faucheuse. Et ce, à cause d’un frère. D’un homme qu’il avait considéré comme un membre de sa famille durant les vingt-cinq dernières années. D’une âme en laquelle il avait placé une entière confiance. Eros Griffith. Lorsque Kaz l’avait vu pénétrer dans sa chambre, en plein milieu de la nuit, il n’avait pas compris. N’avait pas tout de suite réalisé. Et puis, il avait vu le poignard dans la main du croyant. L’air farouche sur son visage. Et sans que l’impétueux ait le temps de comprendre ou de réagir, l’acier s’était enfoncé dans ses entrailles. Profondément. Violemment. Et la trahison s’était répétée. De nombreuses fois. Alors, bien entendu, le brun avait tenté de s’y opposer. De résister. Mais il était déjà trop affaibli pour mettre à terre le prince Griffith. Et puis, ses yeux s’étaient fermés. Pour plusieurs jours. Le sauvage se rappelait parfaitement les milliards de sensations, de pics de douleur, qui l’avaient alors assailli.  Il avait cru mourir. Cru que tout était terminé. Et il avait alors songé à la vacuité de son existence. Au fait qu’il n’avait rien accompli. Qu’il continuait à se comporter comme un enfant alors qu’il était devenu un homme depuis longtemps déjà. Pas de famille, pas d’attaches autres que ses frères d’enfance et les femmes qu’il séduisait pour une nuit seulement. Et alors que son esprit s’engluait dans des ténèbres terrifiantes, la dernière lueur avait pris son visage. Celui de la seule créature qui l’ait fixé plus de quelques heures. Un visage d’ange, encadré par de longs cheveux dorés. Silke Vasara.

La douleur le tiraillait terriblement. Depuis quelques heures déjà, le Ravenscar oscillait entre sommeil réparateur et éclairs de conscience. Somnolait et ouvrait brutalement les yeux, comme assailli par un terrible pressentiment. Kaz ne savait pas où il était. Ni ce qui l’attendait ou qui avait pu l’amener là. Une chose était certaine, cependant : il était en territoire ennemi. Il espérait seulement que ce n’était pas par la volonté du traitre suprême qu’il était là. Sinon, son cauchemar n’était pas sur le point de se terminer. « Y a … y a quelqu’un ? » Un souffle qu’il avait espéré tempête. Ses forces l’abandonnaient. Et alors, des dizaines de remords se mirent à éclore dans sa conscience. Toutes ses mauvaises actions le frappèrent. En même temps. Ravages psychologiques en plus du carnage physique qu’il avait subi. Kaz espérait que les séquelles ne seraient pas trop lourdes. S’il s’en tirait. Et puis, l’oubli le happa de nouveau. Un état délicieux puisque le cruel arrêtait alors de songer à l’énorme regret qu’était son existence. Une perte de temps considérable. Un échec surprenant.

Une nouvelle fois, le Ravenscar ouvrit les yeux. Cette fois, la souffrance s’était légèrement apaisée. Même si cela n’était que temporaire, Kaz le savait parfaitement. D’une main tremblante, il souleva la couverture remontée jusqu’au milieu de son torse. Des dizaines de bandages dissimulaient presque l’entièreté de sa peau brune, tannée par des années passées au soleil. Dizaines de bandages blancs tâchés de pourpre. Kaz se vidait de son sang. Et lorsque ses yeux se relevèrent finalement, dans l’espoir de déceler des indices sur son lieu de captivité, ses pupilles rencontrèrent l’objet de tous les désirs. Mouvement de recul instinctif qui lui arracha une grimace de douleur. Il ne s’attendait clairement pas là voir, elle. D’autant plus que leurs deux dernières rencontres avaient été particulièrement explosives. Il y avait eu cette fois, dans la chambre de la Vasara. Venu payer sa dette, l’impétueux s’était retrouvé à se battre avec le fruit défendu avant de finir par céder à l’attrait charnel insurpassable qu’il éprouvait pour elle. Et puis, la seconde fois. Radicalement différente. Ouverture de deux cœurs gelés, incapables d’aimer. Dévoilement de deux âmes particulièrement attachées à leur indépendance mais qui, malgré tout, ne pouvait nier ce lien qui s’était établi entre eux. Lien dont ils avaient bien du mal à comprendre l’étendue et la puissance. « Qu’est-ce que tu fais là … ? » Elle était absolument divine. Comme toujours. Allure angélique mais esprit diabolique. Un piège mortel car imprévisible. Un piège dans lequel il était tombé, sans même s’en rendre compte. « Où est-ce qu’on est ? » Des centaines de questions se pressaient à l’orée de sa bouche. Mais finalement, Kaz se contraignit au silence. Silke n’avait jamais été du genre à combler les inquiétudes des hommes. Et encore moins lorsqu’elle avait cette flamme mauvaise qui brillait au fond du regard. « Je t’ai déjà dit que tu étais bien trop jalouse. M’enlever pour pouvoir profiter de mon corps quand tu le souhaites ? Tu aurais simplement pu me le demander. » Sourire sarcastique sur les lèvres alors que ses traits tirés démentaient l’insouciance dont il faisait preuve. Il reprenait rapidement ses habitudes protectrices de joyeux luron, toujours prêt à rire mais incapable de grandir. Un rôle dans lequel il s’épanouissait. Derrière lequel il se cachait, bien à l’abri des carcans d’une société trop conventionnelle, qui le voulait père de famille alors qu’il ne rêvait que de continuer à multiplier les conquêtes. « Le chat a volé ta langue ? »
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air nation
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‹ AGE : vingt-six pétales sont désormais fanées, futilité infantile pour silke qui ne se préoccupe que très peu de tout cela.
‹ STATUT : désormais veuve, elle voit sa vie dictée par une symphonie répétitive. c'est la seule âme qui a su captiver la sienne qui l'a libérée de cette emprise nouvelle, le seul homme qu'elle ait réellement aimé et qu'elle n'aimera probablement plus jamais. silke se contente désormais d'apprécier les simples plaisirs charnels.
‹ SANG : argent, noblesse nouvelle qui s'inscrit dans ses prunelles, une passion à laquelle elle a pris goût.
‹ POUVOIR : projection astrale, c'est une nouvelle capacité qui s'inscrit dans les veines de la sublime. un pouvoir qu'elle maîtrise désormais bien, puisqu'elle se plaît à l'utiliser de diverses manières et de façon répétitive. elle considère cette anomalie comme un don nouveau, une chance de la part des sept de la faire briller.
‹ METIER : anciennement assassin personnel du roi thomas griffith, désormais assassiné, elle n'est plus rien. silke est désormais derrière les barreaux du palais de greenstall, palais dont elle parcourait jadis les couloirs en tant que plus grande fidèle.
‹ ALLEGEANCE : thomas griffith, seul vrai roi digne de ce nom selon elle. elle lui a voué une allégeance totale et complète, mais c'est à sa famille qu'elle a dû renoncer, et à sa nation, aussi. désormais décédé, silke n'a plus aucune allégeance, elle sait maintenant qu'elle ne peut se fier qu'à une seule personne : elle-même.
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MessageSujet: Re: lethal lust (silkaz) Ven 16 Fév - 23:35

just gonna stand there and watch me burn. but that's alright because i like the way it hurts. just gonna stand there and hear me cry. but that's alright because i love the way you lie. i can't tell you what it really is. i can only tell you what it feels like. and right now it's a steel knife in my windpipie. i can't breathe but i still fight, while i can't fight. as long as the wrong feels right, it's like i'm in flight. high off of love, drunk from my hate. it's lime i'm huffing paint and i love it the more that i suffer. i suffocate and right before i'm about to drown she resuscitates me. she fucking hates me and i love it.


Ses iris se déplaçaient sur le corps presqu'inerte qui se trouvait à sa droite. Un corps qu'elle connaissait quasiment par coeur, dont les lippes avaient foulées chaque parcelle, déposant son baiser empoisonné sur l'épiderme bronzé du Maître de la terre. Les souvenirs douloureux remontaient, petit à petit, enivrant sa tête d'un millier de sensations que jamais plus elle n'aurait voulu ressentir, surtout de sa part à lui. Bien évidemment, il lui manquait, mais elle ne pouvait se limiter qu'à ce sentiment chimérique qui ne changerait finalement rien à sa situation, parce qu'ils seraient tous deux incapables de remédier à cette envie qui ne semblait pas cesser de les attirer l'un à l'autre ; parce qu'ils étaient désormais ennemis. La blonde tenait entre ses doigts une compresse fraîche, qu'elle vint abattre sur les plaies béantes et à vif qui venaient salir la sculpture parfaite de Kaz. Lorsque le coton vint rencontrer son épiderme gonflé, le Maître de la Terre, pourtant inconscient, ne pu contrôler quelques spasmes de douleur et d'incompréhension, sa chair ne supportant probablement pas le toucher si soudain et si frais, en contraste avec sa peau brûlée par les infections. Ses doigts vinrent s'égarer sur le visage du brun, dont la pâleur effrayante semblait étonnement contraster avec sa peau normalement si dorée, rendant l'ébène de ses cheveux encore plus sombre que jamais. Ses traits du visage étaient dramatiquement déformés par la douleur, seule représentation physique de la peine qui semblait corrompre son corps tout entier, il était seulement capable de grimacer. Elle aurait voulu lui parler, le rassurer, mais elle en était tout simplement incapable. Incapable de prononcer quoique ce soit en sa présence, seuls ses actes étaient témoins de ce qu'elle pensait réellement. Ses prunelles vacillèrent jusqu'à ses blessures, qu'elle avait délicatement soignées, la Vasara était elle-même surprise d'être encore capable de faire preuve d'une telle tendresse envers lui, leurs diverses rencontres s'étaient montrées plus sauvages que douces, plus passionnées que réfléchies. La blonde se leva et vint déposer le tissu plein d'hémoglobine dans un sceau en bois qui en contenait plein d'autres, si bien que le marron de la ramure était désormais presque bordeaux, mélangeant les deux couleurs sombres ensemble. « Y a … y a quelqu’un ? » la voix de Kaz la fit se retourner en l'espace de quelques secondes et durant ce même laps de temps, la Vasara resta figée, redoutant la réaction qu'il pourrait avoir quand il la verrait, peut-être voudra-t-il s'enfuir et ne plus jamais revenir, peut-être voudra-t-il l'embrasser, ou encore, peut-être hurlera-t-il sur la blonde, la tenant responsable pour tout son malheur. Mais les yeux de l'enfant de la Terre vinrent se fermer aussi rapidement qu'ils s'étaient ouverts, et sa poitrine vint dramatiquement s'abattre en un coup seul. « Kaz ? » elle n'avait toujours pas bougée, ses prunelles scrutant son abdomen qui lui semblait immobile. Puis elle se jeta précipitamment sur le corps du brun, le secouant et remuant probablement ses blessures mais elle s'en fichait, parce qu'elle voulait s'assurer qu'il était encore en vie. « Kaz ?! » son abdomen ne remuait toujours pas tandis que son palpitant à elle s'accélérait de plus en plus. Elle vint placer deux de ses doigts entre sa jugulaire et sa mâchoire pour s'assurer qu'il avait encore un pouls, et un soupire se soulagement s'extirpa de ses lippes quand elle sentit sa peau se tendre sous ses doigts. Il était toujours en vie. La blonde laissa un nouveau râle s’extirper de sa gorge, et récupérant une nouvelle fois quelques bandeaux déposés sur le corps du bruns, elle vint se laisser tomber sur un fauteuil qui trônait non loin du lit du Maître de la Terre. Ses yeux vinrent se fermer et, sans qu’elle ne s’en rende compte, elle sombra dans les ombres envahissantes du sommeil. Les bandages carmins vinrent s’écraser sur le sol, alors que le corps de la Vasara s’était complètement détendu sous l’effet de ce qui lui sembla être le plus puissant des somnifères, mais qui n’était en réalité que le résultat d’une nuit à veiller aux côtés de celui qui détenait son coeur entre ses doigts.
Lorsqu’elle ouvrit de nouveau les yeux, elle posa directement ses prunelles sur le corps de Kaz qui ne semblait pas avoir bougé d’un centimètre. Et lorsqu’elle vit sa poitrine se lever avec difficulté, un poids pesant sembla se soulever de ses épaules et un rictus rassurant dessina ses lèvres dans un sourire radieux. Une grimace vint cependant rapidement déformer ce rictus lorsque la douleur que lui infligeait ses brûlures la frappa de nouveau. Ses prunelles dérivèrent cette fois-ci sur ses avants-bras qu’elle avait pris soin de couvrir de bandages et crème apaisante et elle serra les poings jusqu’à réussir à sectionner ses paumes de main, dans l’espoir de faire disparaître cette douleur insoutenable. Adonis était le créateur de cette peine qui désormais, prenait possession de tout son corps entier. Leur rencontre, quelques heures plus tôt s’était terminée de manière brutale -non pas que la Vasara avait imaginé les choses différemment, cependant elle aurait pensé que le combat pencherait plus en sa faveur, et elle s’était bien trompée. Silke n’aurait su dire ce qui lui donna cette étrange impression, mais sans que le Ravenscar ne fasse un seul bruit, elle fut capable de sentir qu’il était désormais éveillé. Comme le son d'un simple battement de cils lui était parvenu, comme si elle avait été capable de discerner le son particulier de l’air s’extirpant de ses lippes délicieuses, comme si ils étaient reliés par une sorte de fil invisible. Et ce fut lorsqu’elle entendit le poids de la couverture tomber sur le matelas qu’elle su qu’elle avait raison, il était éveillé, conscient, en vie. La blonde se retourna et s’avança de cette âme qui avait hanté la sienne pendant tant d’années -et qui continuait encore de le faire, et son palpitant s’affola sous le sentiment enivrant qu’est celui d’une attirance défendue. « Qu’est-ce que tu fais là … ? » elle le scrutait, le dévisageait, incapable de dire quoique ce soit, pétrifiée par le sentiment de soulagement qui s’était épris de son corps entier. « Où est-ce qu’on est ? » elle n’aurait même pas pu répondre à cette question, quand bien même elle l’aurait voulu. Cette maison était la première sur laquelle elle avait posé les yeux, et la première qui lui semblait un minimum digne, seul toit sur leur tête leur donnant la possibilité de survivre à cette nuit d’horreurs dont peu eurent cette chance. « Je t’ai déjà dit que tu étais bien trop jalouse. M’enlever pour pouvoir profiter de mon corps quand tu le souhaites ? Tu aurais simplement pu me le demander. » elle pouffa légèrement, vieille habitude qui faisait qu’elle ne souhaitait pas démontrer ses vrais sentiments. Elle le scrutait encore et ses yeux en devinrent presqu’humides, principalement parce qu’elle n’avait pas cligné des yeux tant elle l'avait fixé, mais surtout parce qu’elle était soulagée de voir qu’il allait bien et qu’il allait vivre. « Le chat a volé ta langue ? » elle essaya de reprendre ses esprits, tandis que le voile froid qui ornait normalement sa carrure se déposa de nouveau sur la peau de la blonde. « Pour faire preuve de jalousie, il faudrait déjà ressentir quelque chose. Ce serait mal me connaître, Kaz. » elle mentait. « Même les Septs ne savent pas où nous sommes, je suis entrée dans la première maison que j’ai vue. » elle soupira de nouveau, tandis qu’elle vint saisir quelques bandages qui trainaient non loin du corps du Ravenscar. Lorsqu’elle vint se pencher au dessus de lui, elle fut capable de discerner son parfum délicieux et un frisson vint s’éprendre de son corps entier. « Je t’ai récupéré à moitié mort, il semblerait que tu me sois désormais redevable. » et un sourire en coin vint de nouveau s’éprendre de ses lippes.
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‹ AGE : vingt-neuf ans qu'il erre aux confins des forêts et autrefois, durant une heureuse ellipse, au coeur même de la nation de la terre. des années dispersées entre trahisons, luxure et combats.
‹ STATUT : célibataire, plus guerrier qu'amant, plus menteur que fidèle. kaz a séduit et perdu de nombreuses femmes, sans jamais s'attacher. ne faisant que jouer, toujours.
‹ SANG : bronze, la plus basse des extractions. une famille pauvre, une cabane pour toute maison. mais le ravenscar a eu la chance d'être adopté et élevé parmi les k'han, pour services rendus à la nation par ses aînés.
‹ POUVOIR : le terrible enfant de la terre n'avait jamais su maîtriser cette dernière, plus guerrier que maître. comment s'étonner, alors, qu'il ait développé une affinité particulière avec le métal ? d'une logique implacable, kaz est désormais un redoutable impétueux capable de briser les armures royales.
‹ METIER : traqueur, chasseur, espion, soldat. l'enfant de la terre peut endosser de multiples rôles, à la demande de son maître et ami. capable de tout et surtout du pire, kaz n'est jamais à court d'astuces.
‹ ALLEGEANCE : adonis griffith, à la fois frère, protecteur et prince. celui qui a toujours été à ses côtés, alors même que kaz était l'enfant banni de greenstall.
‹ ADIUTOR : evodia mormont, enfant de la terre, tout comme lui. vengeresse aux ailes brisées et au coeur noici. ces deux-là ne se sont jamais entendus, étouffés par ce serment inviolable qui leur avait été imposé.
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MessageSujet: Re: lethal lust (silkaz) Mar 20 Fév - 22:34

just gonna stand there and watch me burn. but that's alright because i like the way it hurts. just gonna stand there and hear me cry. but that's alright because i love the way you lie. i can't tell you what it really is. i can only tell you what it feels like. and right now it's a steel knife in my windpipie. i can't breathe but i still fight, while i can't fight. as long as the wrong feels right, it's like i'm in flight. high off of love, drunk from my hate. it's lime i'm huffing paint and i love it the more that i suffer. i suffocate and right before i'm about to drown she resuscitates me. she fucking hates me and i love it.


« Pour faire preuve de jalousie, il faudrait déjà ressentir quelque chose. Et ce serait mal me connaître, Kaz. » Un ricanement s’échappa de ses lèvres. Bien rapidement suivi d’une quinte de toux incontrôlable. Ses mains caleuses vinrent s’agripper à sa poitrine, dans une tentative désespérée pour faire cesser cette douleur déchirante. Le sang lui monta au coin des lippes. Piteux état, presque anéanti, désormais totalement à la merci des éléments et de ses ennemis. Presque incapable de se tenir en position assise. Son corps entier était en miettes, prêt à s’effondrer si une goutte de pluie roulait sur sa peau hâlée. Et il se détestait d’être ainsi. Et d’autant plus lorsque le responsable n’était autre que celui qu’il avait toujours considéré comme ce grand-frère protecteur et bienveillant. Désormais, la haine possédait un visage et c’était celui d’Eros Griffith. Débridé fanatique, religieux aveuglé par sa foi et ses idéaux pervers. Infâme traître qui avait osé poignarder celui qu’il avait si longtemps couvé du regard, affectueux protecteur. Et le sauvage rêvait de pouvoir quitter ce lit d’infortune, de pouvoir retourner à Foushin et s’assurer que le véritable roi soit sain et sauf. La sécurité d’Adonis importait plus que tout, désormais. Il espérait que rien de grave ne lui était arrivé. Qu’il était sain et sauf, entouré par tous ces gens dans lesquels il avait placé sa confiance. Nahia, Aléa, Izolda, Gunnar. Et les autres. Le Ravenscar se languissait de pouvoir de nouveau se tenir sur ses pieds afin de prendre la place qui lui revenait de droit. Juste derrière celui qui jamais ne l’avait abandonné, alors même qu’il était au cœur de la tourmente. Banni. Exilé. Rejeté. Enfant des bois, devenu un véritable prince élevé dans la luxure. Avant que sa véritable nature ne vienne le rattraper. De plein fouet. Que la fatalité ne s’abatte sur lui, le laissant hagard car obligé de vivre loin de la vie agréable qu’il avait mené durant de nombreuses années. Et ce, à cause de la divine créature qui se tenait présentement de lui. Parce qu’il n’avait pu résister à son charme malfaisant, à sa bouche appelant à la luxure, à ses courbes enchanteresses et à sa langue acérée. Elle était l’incarnation même de la perfection. Belle, intelligente et mesquine à souhait. Capable de mettre un homme d’âge mur à terre, d’une simple flexion de poignée. Terriblement létale. Et elle n’en était que plus désirable. Fruit du péché et de tous les désirs, même interdits. Créature placée sous la seule loi que Kaz ait jamais connu. Mais trop épris de sa liberté, véritable électron libre, il n’avait pu la respecter. Et s’était échiné à conquérir l’inaccessible blonde. A la faire sienne, le temps d’une nuit. Communion à la fois physique et spirituelle. La chose la plus pure qu’il ait jamais connu. Vécu. Elle était tout ce dont il rêvait, même inconsciemment. Mais elle n’était pas pour lui. Ne le serait jamais. Leurs idéaux les opposaient. Et encore plus leur naissance. Royale princesse de l’air, lui était cet enfant de rien, tiré de sa forêt natale par la seule volonté du roi sans couronne : Thomas Griffith. Ils ne devaient, ni ne pouvaient être ensemble. De plus, le guerrier n’en avait aucune envie. Il voulait conserver sa chère liberté. Continuer à être ce collectionneur de femmes, avides de nouvelles créatures à mener jusque dans son lit. Parce qu’arrêter cette activité dans laquelle il était passé maître signifiait accepter la fatalité du temps. Accepter qu’il allait entrer dans l’ère de la trentaine et devenir un véritable adulte. Il voulait ralentir le cours du temps ou bien courir en sens inverse. Kaz voulait continuer d’être ce garçon insouciant, occupé seulement à s’amuser, à passer du bon temps avec ses proches et à prendre soin de son apparence. Et son attachement confus pour la Vasara l’en empêchait. Reine de ses nuits. Déesse de ses pensées. Elle l’obsédait et toutes les autres femmes, en comparaison, lui paraissait bien fade. Mais le brun tentait de se convaincre que ce n’était qu’une attraction charnelle. Qu’un simple désir physique. Que son cœur de glace n’était nullement impliqué dans cette équation. Il reniait la vérité pour continuer à mener cette existence dénuée de tout but, de tout objectif. Kaz allait droit dans le mur. Le pire étant qu’il le savait mais qu’il ne s’arrêtait pas pour autant. Ses prunelles vertes étaient fixées sur le corps enjôleur de Silke alors que le désir prenait corps au creux de ses reins. Douloureusement. Au sens propre comme au figuré. Désirer autant une femme n’était pas son habitude. Et son corps abîmé ne supportait que mal ses pulsions animales. Il préféra ne pas réagir aux paroles assurées de la divine, notamment parce qu’elles faisaient remonter des souvenirs que le Ravenscar aurait préféré éviter. Cette terrible confrontation où tous les deux avaient dû abaisser leurs barrières pour se mettre face à la vérité. Silke et Kaz devaient s’éviter pour leur propre bien. Pour la sécurité de leurs âmes et pour préserver leur cœur qui, inexplicablement, semblaient s’attirer. Il croyait la voir partout où il passait. Croyait l’apercevoir dans les moindres recoins. Mais elle n’était jamais là. Toujours dans les environs de Thomas ou bien agissant dans l’ombre pour celui qu’elle avait choisi de servir. « Même les Sept ne savent pas où nous sommes, je suis entrée dans la première maison que j’ai vue. » Et pour se détourner de la vision mirifique qui se tenait devant lui, l’impétueux se mit à détailler plus attentivement le décor qui l’entourait. Tenter de reprendre le contrôle de ses pensées. Et de ce bas-ventre qui brûlait de retrouver la peau douce et satinée de l’enfant de l’air. De s’oublier de nouveau dans leurs étreintes sauvages, débridées et violentes. Parce qu’il n’y avait rien de doux, entre eux. Ce n’était qu’une pure satisfaction animale. Que la volonté d’assouvir ses propres désirs en faisant le plus de mal possible à l’autre. Prendre le dessus. Lutte incessante pour ne pas se laisser dominer. Pour prouver à l’autre toute l’étendue de sa valeur. Guerre d’égos pour deux combattants bien décidés à en découdre et à imposer leur volonté souveraine à l’autre. « Je t’ai récupéré à moitié mort, il semblerait que tu me sois désormais redevable. » Ricanement mauvais qui s’échappa d’entre ses lèvres terriblement pâles. Il ressemblait à la personnification même de la maladie. Teint pâle au lieu de son habituelle couleur dorée. Yeux éteints. Sourire seulement fugace. « Tu te réjouis, pas vrai Silke ? » Il le voyait dans ses prunelles pernicieuses. Parce qu’il la connaissait mieux que quiconque. Etait presque capable de prévoir ses réactions puisqu’ils étaient infiniment semblables. Il savait qu’elle jouissait de cette nouvelle emprise qu’elle déployait autour de lui. Parce que Kaz refusait toutes les attaches. Tous les liens, de quelque sorte que ce soit. Et une dette n’était jamais agréable. Il avait déjà contracté une première dette envers la carnassière blonde, lorsqu’il l’avait mise enceinte. Condamnée à la disgrâce. Brisé son avenir. Et il ne voulait pas lui être redevable de nouveau. Être lié à elle à nouveau. Comme un fatal rappel qu’ils ne pouvaient être séparés trop longtemps. Que le destin les rapprochait sans cesse. Ne les laissait jamais en paix. « Rien ne t’obligeait à me récupérer. Tu pouvais me laisser là-bas. Je te défi de me dire la vérité, Vasara. Dis-moi pourquoi tu m’as sauvé, alors que tu pouvais simplement me laisser crever ? » Il voulait la mettre mal à l’aise, bien entendu. Mais, plus que tout et sans qu’il soit capable de l’avouer, Kaz voulait connaître la vérité. Connaître les tréfonds de l’âme compliquée de la divinité blonde. « Tu ne peux pas refuser un défi. Ce serait contraire aux règles. » Règles qu’ils avaient eux même étiqueté. Prélude à leur nuit d’amour barbare et terriblement délicieuse. Préliminaire malsain qui leur correspondait risiblement. Trop dangereux, trop mortifères, trop lubriques, trop avides. Des âmes-sœurs qui se refusaient se titre parce que trop indépendant. Et parce que ces deux tueurs patentés refusaient d’admettre qu’ils pouvaient agir et penser avec leur cœur. Préférant les rouages de leur esprit et la force de leurs bras. Ses yeux s’animèrent d’une lueur vicieuse. Jouer avait toujours été leur moyen d’expression favorite. Toujours dans cette optique de domination malsaine. Il la défiait du regard, la provoquant ouvertement. Tentant de la faire sortir de ses gonds. Parce qu’il ne la trouvait jamais plus belle que lorsqu’elle exultait de colère. Parce qu’il aurait voulu être en possession de ses moyens, pour la saisir et lui prouver, une bonne fois pour toutes, qui il était le véritable maître entre eux deux. Il voulait la posséder comme jamais il ne l’avait voulu auparavant. Et se démontrer à lui-même que tout ce qu’il ressentait pour elle n’était que de l’ordre du physique. Rien que ça. Pourvu que ça ne soit rien que ça. « Alors, Vasara ? Ta réponse ? »
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