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i never thought we could be pistols at dawn (isaunis)

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‹ AVATAR : dylan o'brien
‹ CRÉDITS : (av) é-love-die / (gif profil) me
‹ COMPTES : Veda Kimora / Gareth K'han

‹ AGE : L’homme vient tout juste de passer son anniversaire dans les prisons glaciales de Launondie. Désormais âgé de 26 ans, le brun commence à acquérir expérience et alliés.
‹ STATUT : L'amour n'a plus sa place dans le coeur du Griffith, qui préfère encore semer la mort que de laisser saigner son coeur. Fiancé à Isaure Oshun envers et contre tout, Adonis refuse d'accorder un regard à d'autres et particulièrement à Historia Oathbridge, la femme que son père veut le voir épouser.
‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
‹ COMPETENCES : charisme (niv. 4), manipulation (niv. 5), audace (niv. 6), leadership (niv. 4), méfiance (niv. 1)
‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: i never thought we could be pistols at dawn (isaunis) Dim 11 Juin - 15:37

hear the wind calling me to leave this place
yet here we are standing 'round face to face
stand down or show down baby, let's get this done
you're looking at me, me looking at you
we could have it all, a world of our own
i never thought we could be pistols at dawn
ft/ Isaure Oshun

Isaure Oshun.
Isaure. Oshun.
Il le savait depuis quelques années, bien que les négotations ne soient jamais totalement terminées. L’impératrice voulait le meilleur pour sa fille ainée, un maître du feu de préférence, mais à quoi bon ? Les Griffith étaient loyaux, les plus loyaux, même devant ces pervers de la nation du feu. Alors c’était lui l’heureux élu. Heureux, si seulement. Adonis ne voulait pas épouser Isaure, il ne voulait épouser personne. Et si le mariage lui était imposé, il aurait préféré épouser une fille de la terre, une Wheatdrop, ou même une bronze ! Peut importe, mais il voulait rester dans sa nation. Eartanarien dans son sang et dans ses os, Adonis ne pouvait pas accepter de devoir un jour porter le patronyme du feu, et surtout pas parce qu’il serait le mari à exhiber d’une princesse insolente.
Pourtant, c’était ainsi, et aller à l’encontre de la décision de l’impératrice serait de la pure et simple trahison. Et Adonis tenait à sa tête, sans elle, pas de couronne, qu’elle soit de flammes ou de granit, bien que la seconde lui conviendrait mieux. Si il ne pouvait donc rien faire contre cette alliance forcée, alors il devait intégrer la princesse dans ses plans. Et mieux vallait le faire rapidement, avant qu’elle ne se mette en tête de se débarasser de lui. Heureusement pour lui, la blonde avait eu la même pensée que lui quant au fait de se rencontrer pour discuter, puisqu’elle l’avait fait mander par un esclave qui – elle l’ignorait sans doute – travaillait pour lui dans son réseau d’espions. Adonis l’avait renvoyé aussi vite, et s’était levé pour partir à la rencontre de sa fiancée. Alea avait insisté pour l’accompagner, et sachant que son désir de le protéger allait au-delà de son rôle d’adiutor, il n’avait pas eu le coeur de l’en empêcher. Cependant, à l’entrée du petit salon se trouvait l’adiutor de la jeune femme. Le message était clair : c’était une discussion sans armes. Adonis lança un regard à Alea, un regard qu’elle comprit puisqu’elle se place de l’autre côté de la porte, près de l’autre adiutor. Il les laissa, sans doute avaient-elles à discuter également, et il entra dans la pièce.
Le petit salon impérial était immense, le palais entier avait été façonné pour être plus majesuteux que les quatre anciens palais royaux. Aussi, le palais de Greenstall faisait pâle figure au côté du palais des flammes, tout comme ceux de Dragondale, de Volastar et même le magnifique palais d’Azurite faisaient pâles figures. Adonis vit Isaure assise sur une causeuse brodée d’or, ses cheveux refletaient avec grâce l’or que le soleil de l’après-midi faisait briller. Tout dans cette pièce et tout sur la Oshun montraient qui étaient les plus forts et de quelle nation ils venaient. Seul le marbre au sol était un renfort de sa nation natale, ainsi que les pierres qui consitutuaient les murs. Adonis s’approcha. « Votre altesse. » il baissa la tête en signe de respect, avant de relever les yeux sur elle.
Déjà, son regard était plein d’interrogation. Seraient-ils alliés, où devraient-il faire travailler Alea plus dur encore ?
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‹ AGE : âgée de vingt-huit ans, princesse de rien, de tout, adulte, enfant, elle a le coeur d'une adolescente, le physique d'une femme, l'impulsivité d'une enfant.
‹ STATUT : fiancée à un griffith, un boulet à son pied, pourtant ingénieuse alliance. si tout semblait s'être abattu contre elle, adonis ne semble pas si mauvais parti.
‹ SANG : sang bleu, princesse, royauté exécrée, elle est le fruit d'une famille qui ne connaît que sang et pouvoir.
‹ COMPETENCES : leadership (lv4), commérage (lv1), évaluation (lv1)
‹ METIER : princesse de pacotille, inutile petit bijoux appartenant à la famille royale, son seul métier est de courber l'échine et de sourire face au sang argent.
‹ ALLEGEANCE : elle-même, réitérant le même motto depuis trois ans, elle contre le monde entier, elle seule contre la terre entière.
‹ ADIUTOR : weiss, l'ange sauveur, la seule et unique personne, acompagné de son frère, en qui isaure a pleinement confiance.
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MessageSujet: Re: i never thought we could be pistols at dawn (isaunis) Lun 12 Juin - 1:40


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i never thought we could be pistols at dawn


Fiancée. Une chose dont la princesse aurait pu se passer. Alors que des mois étaient passés, alors que des semaines s’étaient écoulées si rapidement, les fiançailles avaient coupé court à ses moindres mouvements. Se plier aux souhaits de maman, sans broncher, sans rétorquer qu’elle pouvait trouver bien mieux parti ; ou mari. Elle était enfermée dans une cage, à nouveau, une relation à des alliés qui la forceraient à forger ses plans en secret. Ne connaissant Adonis que de vues ou de réputation, elle ne savait pas à quoi s’attendre. Amis de sa petite sœur, la garce, et d’un Valaeris, elle n’avait pas réellement d’espoir. Elle allait dans ce rendez-vous la tête pleins de préjudices sans y mettre du sien. Ce mariage elle n’en voulait pas et n’en voudrait probablement jamais. C’était probablement le seul moyen que sa mère avait trouvé pour la museler, mais croire savoir faire taire la bête avec de simples manigances n’était que naïveté dédoublée. Elle avait survécu huit ans dans une foutue tour, elle serait capable de passer le restant de ses jours avec un boulet accroché à ses pieds. Ca ne l’empêcherait pas de crier haut et fort que son frère était un idiot, que sa mère était une ingrate, qu’elle était méritante de cette si magnifique couronne. Devenir impératrice était devenue une ambition, quelque chose pour se prouver un quoi que ce soit, une chose futile qui lui reviendrait sûrement plus tard telle une gifle dans la figure. Mais Isaure voulait, elle se donnait le droit de vouloir, chose qu’elle n’avait jamais fait auparavant. Dans le passé elle avait sacrifié son statut, son argent, ses repas, sa vie toute entière pour d’autres. Sans remerciement, sans aucune reconnaissance, elle avait enfin décidé de se préoccuper d’elle, seule d’elle. A bat les autres, l’égoïsme vaincrait. Rythmant ses nouvelles stratégies à celles de la cour, les nobles n’étaient de toute façon que de simples petits pions excentriques qui pensaient pouvoir régir le monde de leurs trônes fait d’or. Mais c’était stupide, arrogant de penser de cette façon. Les Mêlés, les humains, la nation de l’eau, Isaure et tant d’autres ne voulaient qu’une chose ; détruire ce système, en bâtir un autre. Mieux ? Très certainement. Politiquement correct ? Absolument pas. Isaure elle ne savait pas quelle impératrice elle voulait devenir, si une folie consumée lui tournait autour, elle se savait meilleure que la dragonne. Cette femme qu’elle méprisait, plus encore que la terre toute entière. Si Isaure haïssait l’univers, il n’était rien comparé à sa mère. Cette femme qui ne savait faire rien d’autre que dérober la joie des yeux de ses gosses. Une sale ingrate, une simple garce ; Et si Isaure pensait n’avoir rien hérité d’elle, bien profondément, là où les choses qui faisaient mal étaient enterrées, elle savait qu’elle était un reflet identique de celui de jeune Camilla. Tyrannique, Isaure ne l’était pas encore, mais jusqu’à quand ?

Buvant un thé dans l’attente de rencontrer son fameux fiancé, elle réfléchissait à sa vie future à ses côtés. Se lier à tout jamais, sans s’aimer. Triste rengaine, triste vérité. C’était ce à quoi les nobles étaient forcés, des mariages arrangés pour poursuivre des lignées dites pures. Un Maître de la terre viendrait toucher les hémoglobines de ses enfants, et elle n’était pas sûre d’apprécier cela. Peu loyale à quiconque, elle ressentait pourtant une certaine fierté à l’idée d’appartenir au feu. De créer des enfants, des conquérants qui maîtriseraient leur élément à la perfection. Elle entendit un bruit venant de la grande porte et leva les yeux vers l’intrus. Adonis Griffith. Elle ne savait pas s’il valait mieux rire ou pleurer. Pas moche, pas trop petit, ni trop grand, charmant, allant avec sa réputation, elle n’était pas étonnée de toutes ses conquêtes. « Votre altesse. » Elle le toisa d’abord d’un mauvais œil. S’il était un maître du feu, si au moins son nom miroitait les flammes, elle aurait pu le tolérer plus facilement. Hochant simplement de la tête en signe de salut, elle commencerait par le tester. Une éternité de vie ensemble, quelques minutes pour s’apprivoiser. « Ravie de faire votre connaissance, j’ai beaucoup entendu parler de vous. » Elle l’invita à s’asseoir d’un coup d’œil discret tout en rapprochant sa tasse de thé de sa bouche. Buvant une petite gorgée tout en laissant l’odeur de menthe enivrer ses narines, elle la reposa délicatement sur la table usant de toute l’étiquette dont elle était capable. « Je pense que nous pouvons passer toutes les commodités et entrer dans le vif du sujet immédiatement. Soyons productifs et évitons de tourner autour du pot. » La franchise. Une leçon apprise, avaler, recracher. S’ils voulaient commencer sur un bon pied, ils devaient au moins éviter de se cacher des vérités assombrissantes. Elle croisa ses jambes et vrilla ses yeux vers ceux d’Adonis. « Vous pouvez vous douter que ce mariage ne m’enchante guère, je ne peux cependant pas refuser les souhaits de ma chère mère. Alors si nous devons passer l’éternité de nos vies ensemble, autant être francs. » Une pause, concise, rassemblant ses mots pour lui expliquer sa situation. « Nous allons décider aujourd’hui dans cette salle, si nous allons passer nos futures années à nous faire vivre un enfer respectivement ou si nous allons nous allier. Je préfère vous prévenir immédiatement, mes préjugés à votre propos me viennent de rumeurs peut-être infondées, j’espère que vous saurez me prouver du contraire. » Elle se savait politiquement correct, n’éclaboussant pas son étiquette impeccable d’un commentaire impulsif. Inspirer. Expirer. « Voyez-vous j’ai quelques ambitions, et j’aimerais être sûre que vous n’allez pas empiéter sur celles-ci. » Friend or foe. Des minutes pour s’apprivoiser, s’accepter.
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‹ AGE : L’homme vient tout juste de passer son anniversaire dans les prisons glaciales de Launondie. Désormais âgé de 26 ans, le brun commence à acquérir expérience et alliés.
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‹ SANG : Le sang pourpre qui coule dans ses veines était autrefois qualifié de sang argent. Désormais et grâce à son père, c’est à nouveau le bleu de la royauté qui teinte l’hémoglobine Griffith.
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‹ METIER : Traitre à la couronne impériale, comme tous les Griffith, Adonis est désormais prince d’Eartanera. Il n’exerce pour le moment aucun métier officiel dans le gouvernement de son père, et essaie plutôt de se remettre d’un mois d’emprisonnement.
‹ ALLEGEANCE : Lui-même. Adonis a fomenté plusieurs alliances en échange d'une couronne qu'il attend encore patiemment. Plus motivé que jamais, le Griffith refuse de voir la couronne lui échapper.
‹ ADIUTOR : Aléa Dochain, l'ombre protectrice, capable de tout pour lui. Elle est sa main armée, elle est son réconfort. Elle est loin de lui, aussi, mais il devait la laisser partir après lui avoir fait subir un mois de prison.
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MessageSujet: Re: i never thought we could be pistols at dawn (isaunis) Lun 12 Juin - 22:13

La princesse buvait tranquillement un thé à l’odeur forte de menthe. Cette odeur, elle impregnait la pièce d’un divin parfum, enveloppant la blonde d’une aura presque de bienveillance. Mais il avait appris, Adonis. Depuis qu’elle était de retour, nul n’ignorait que la bienveillance avait quitté l’être autrefois fragile qu’était Isaure Oshun. Son absence l’avait changée, et nul ne savait pourquoi. Chacun y allait de sa théorie, même si tous s’accordaient à croire le prétexte servi par l’impératrice, de peur d’en encourir les conséquences si ils osaient mettre en doute la parole impériale. Le jeune maître s’installe après qu’Isaure ait nonchalament désigné le fauteuil en face d’elle d’un geste de la main, comme si c’était là la chose la plus naturelle du monde. Sans doute était-ce le cas. « Ravie de faire votre connaissance, j’ai beaucoup entendu parler de vous. » Ainsi débuta le jeu, par un échange d’amabilités. Adonis lui lança un simple sourire, sans être charmeur, il était le sourire qu’il lançait aux membres du gouvernement lorsqu’il avait terminé de plaider la cause d’Eartanera en sa qualité de diplomate. La princesse reposa sa tasse sur la table, et il comprit qu’elle n’en avait pas terminé. Alors elle la laissa continuer, et donner ses mots, les poser sur un rythme savamment étudié. Adonis l’écouta sans ciller, il tenta de ne pas laisser ses lippes s’étirer en un nouveau sourire de diplomate mais ne sut pas tout à faire s’en empêcher. Il aimait déjà ce qu’il entendait, même si il n’aimait pas du tout la partie sur sa réputation. Quelle réputation avait-il ? Parlait-elle de ses conquêtes et de sa réputation d’homme infidèle ? Ou parlait-elle, et c’eut été plus grave, de son ambition démesurée qu’il n’aurait pas été capable de dissimuler correctement. Oh, tout le monde savait qu’Adonis était ambitieux, l’impératrice elle-même s’en était peut être rendue compte, à le voir tourner autour du prince hériter de la sorte. Mais jusqu’à quel point le savaient-ils ? Savaient-ils qu’il ne voulait plus de l’autorité d’Aksana sur son royaume, mais plutôt d’une indépendance pour sa nation ? Si elle le savait, si Isaure s’en doutait, alors il n’était pas certain de l’issue de cette conversation. Qu’en penserait-elle ? Jugerait-elle la trahison de cette ambition, ou le pousserait-elle à dissoudre le royaume de sa mère ? Adonis parierait plus facilement sur la première option, persuadé qu’un Oshun n’a aucune raison à vouloir détruire son propre empire. Et pourtant.

Et pourtant. Si il savait, l’idiot. Ce n’était pas son empire, loin de là. Isaure était comme lui, condamnée à voir l’héritier tout prendre, tout posséder, sans jamais ne savoir rien faire. Condamnée à attendre que l’héritier produise un enfant, enfant qui l’éloignerait encore plus du pouvoir sur les siens. Il ne comprenait pas ça, parce que pour lui, les Oshun avaient tout. Adonis calla son dos un peu plus contre le dossier du fauteuil, se mettant un peu plus à l’aise. Son regard glissa sur les dorures de la tasse qu’elle venait de reposer, avant d’observer les volutes de fumée qui s’en échappaient. Finalement, il posa son regard sur sa fiancée, quand il estima qu’il avait laissé plané un silence assez long. Quelques secondes, tout au plus, pour faire peser les mots, les laisser imprégner l’air. A son tour. « J’espère pouvoir apaiser un peu votre déception, lorsque nous nous connaitrons mieux. » Non il ne faisait là pas d’avance. Pas à elle, il n’était pas idiot. Il savait qu’il devait la jouer fine, être un diplomate, maintenant plus que jamais. Elle pourrait prendre sa vie si facilement, une fois le mariage établit. Dans la couche nuptiale, il n’y aurait ni Alea, ni Weiss. Juste eux, et un combat, si il le fallait, pour leurs vies. Adonis ne voulait pas en arriver là. Politicien avant tout, il détestait la violence et les effusions de sangs. Il fallait discuter et gagner une alliance plutôt que d’en venir à la guerre. « Les rumeurs ne sont que des racontars de couloirs dont tous les nobles sont victimes, votre altesse. Oubliez-les, et faites-vous votre propre idée. » Adonis devait d’abord clarifier ce point, avant de continuer. D’abord s’assurer de partir sur des bonnes bases. « Loin de moi l’idée de me mettre en travers du chemin d’une flamme et de son brasier. » En d’autres mots, si c’était la couronne qu’elle voulait, qu’elle la prenne. Ce n’était pas celle-là qu’il voulait avoir.
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‹ SANG : sang bleu, princesse, royauté exécrée, elle est le fruit d'une famille qui ne connaît que sang et pouvoir.
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MessageSujet: Re: i never thought we could be pistols at dawn (isaunis) Mar 11 Juil - 21:08

Isaure buvait son thé telle la reine qu’elle n’était pas. Une façade d’hypocrisie, un statut qu’elle avait endurci au court des années, là où elle n’était presque jamais elle-même. Les exceptions se comptaient sur les doigts d’une main. Rien ni personne ne pouvait détrôner ses manies princières, elle était née dans une famille de rois, elle avait compris, bien trop tard, qu’elle devait agir de la même façon, être digne d’une couronne qu’elle ne pouvait qu’effleurer de loin. Rester au niveau de ses maudits ancêtres, les rendre fiers, pour pouvoir leur dérober leur pouvoir. Les Oshun avaient été pourri du début, jusqu’à la fin. Partis de rien, ils avaient construit un empire sur les squelettes de leurs ennemis. Et Isaure arborait cette stratégie avec fierté. Les personnes qui avaient murmuré de terribles vérités à son compte, mordraient la poussière empoisonnée qu’elle leur enverrait à la figure. Si ses ambitions semblaient futiles quant au pouvoir que tenait sa mère entre ses mains ensanglantées, le fait qu’on la sous-estimait encore et encore n’était qu’un point positif à sa tâche. Qu’on continue à la prendre pour une simple poupée, un pion de sa majesté impériale. Elle ne frapperait que plus fort plus tard et détruirait ce qui leur était le plus cher. Si sa mère lui avait mis quelques embuches en travers de sa quête, son fiancé n’était qu’un léger ralentissement, qu’elle se devait de contrer. Arrêter ces fiançailles n’était pas une option, elle avait réfléchi à de nombreuses manières de pouvoir se refuser à lui, mais aucune crédible n’était venue à son esprit. Elle devait le supporter, s’assurer qu’il ne serait pas un obstacle, qu’il serait obéissant. Mais l’histoire des Oshun lui avait inculqué de ne faire confiance à personne ; Les maîtres de la terre étaient tout aussi sournois et pourris que ceux du feu. Ils avaient le don de s’immiscer dans la vie d’autres familles ; dans la vie d’individus à laquelle ils n’appartenaient pas. On ne l’avait pas confié à un maitre du feu, mais un terrien, Adonis n’était pas trop moche à regarder ; elle pouvait au moins lui donner ça. Elle ne l’aimait pas beaucoup, peut-être parce qu’elle connaissait ses fréquentations, sa sœur faisant partie du trio incontournable, celui que la princesse méprisait du plus fort de son être. Wanda tomberait, comme le reste, elle s’écraserait, ses pantins à ses côtés. Il n’était pas question de sang, ni de famille, il était question de pouvoir, chose que cette petite sotte ne pouvait de toute façon pas comprendre. Plus bête que ses pieds, Isaure espérait au moins qu’Adonis ferait preuve d’un peu plus d’éloquence.

Elle avait dit ses vérités, ses plans, tout en restant vague. Il n’avait pas besoin d’en savoir plus, il avait juste à comprendre, qu’il n’avait pas intérêt à venir bousiller ses visions. Parce que la rage ne taisait jamais, elle écrasait les cafards. Adonis se prouverait pourtant peut-être utile, peut-être qu’au fond elle pourrait s’en servir ; sans doute qu’il se servirait d’elle aussi. Elle n’était pas dupe, il devait bien vouloir quelque chose, une ambition cachée qui l’animait. Tout Homme était ambitieux, ne fallait-il que délier sa bouche pour le faire parler. Isaure regrettait de ne pas mieux le connaître, les rumeurs, les racontars ne disaient pas grand sur une personne, au contraire ils étaient mensongers. Si l’on devait dépeindre un portrait de la princesse à l’aide des chuchots de couloir, on lui donnerait l’air naïve, innocente ; chose qu’elle n’était plus, ne serait plus. Un silence s’émancipa dans la salle, alors que son fiancé s’installa dans son fauteuil. « J’espère pouvoir apaiser un peu votre déception, lorsque nous nous connaitrons mieux. » Un sourire s’inscrivit sur la bouche de l’enfant, alors qu’elle posa ses mains sur ses genoux. Se connaître mieux. Une bien belle façon d’exposer leur relation actuelle ; presque inexistante. Un faciès, des rumeurs, un nom, c’était toutes les informations dont elle disposait pour se faire une image d’un garçon avec qui elle se lierait jusqu’à la fin de sa vie. « Les rumeurs ne sont que des racontars de couloirs dont tous les nobles sont victimes, votre altesse. Oubliez-les, et faites-vous votre propre idée. » Hm. Un rire s’échappa de ses lippes alors qu’elle croisa ses bras sur sa poitrine. Il avait raison, tout le monde en était victime. La cour n’était qu’une boule de racontars, des non-dits, des mensonges, la noblesse ne cherchait qu’à se berner pour dissimuler une vérité qui se voulait ensanglantée. Mentir pour se sentir indifférent, mentir pour apaiser une conscience balafrée. « Loin de moi l’idée de me mettre en travers du chemin d’une flamme et de son brasier. » Elle leva les yeux et les vrilla dans ceux de son fiancé. Tant mieux, se disait-elle. Il n’avait pas à empiéter sur ses plans, elle ferait de même. Une alliance scabreuse, elle n’en connaissait pas même encore les conséquences. Il serait une épine dans son talon d’Achilles, elle serait la raison de sa chute. Les complots n’étaient que pression et fatigue, mais après réflexions, Isaure n’était rien sans eux. Elle n’était rien sans son amertume, sans sa soif de vengeance. Elle ne pardonnerait pas si l’on venait à détruire sa raison de vivre. Triste moyen de poursuivre sa vie, mais c’était déjà tellement plus qu’un simple rien. « Bien. Maintenant que nous avons clarifié ces points, un poids s'est levé de ma poitrine boobs. » Mensonge, naïveté jouée, qui n’était en aucun cas son sentiment actuel. Elle le jaugeait de ses yeux, observait ses mouvements, son visage, ses yeux. L’on disait que l’on pouvait déceler la vérité des iris d’un inconnu, et pourtant tout aussi stoïque qu’elle, rien ne s’y laissait déceler. « Dis-moi Adonis - je me permets de te tutoyer, nous allons passer la fin de nos jours ensemble, je suppose que nous pouvons passer les commodités – quelles sont tes ambitions ? Que veux-tu atteindre ? Que vas-tu faire quand tu porteras mon nom ? Quand tu seras membre de la famille impériale. » Elle entrait dans le vif du sujet, comme elle savait si merveilleusement bien le faire.
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MessageSujet: Re: i never thought we could be pistols at dawn (isaunis) Jeu 20 Juil - 22:52

Adonis connaissait l’étiquette sur le bout des doigts. Allié des Oshun par la force des choses, il devait présenter ses respects à chaque membre de la famille impériale, peut importe leur distance dans la ligne de succession. Car, de toute manière, il étaient tous toujours bien plus proche du trône des flammes qu’il ne l’était lui. Alors il laissait parler la princesse dès qu’elle ouvrait la bouche pour gracier le silence de sa voix impériale. Cependant, Adonis avait aussi conscience de son propre rang. Sans la guerre, elle ne serait rien de plus qu’une noble et lui serait prince. Les rôles seraient inversés, et jamais il ne l’aurait épousé. Peut être qu’on l’aurait promis à une Hobbs, une famille que tous les Eartanariens regrettaient amérement et dont la seule représentante encore en vie était sa tante. Alors qu’Adonis déployait ses premières armes de diplomatie, la blonde afficha rapidement un sourire tout en passant une main sur ses genoux. Il ne savait pas exactement comment interprêter son langage corporel, mais avait le sentiment qu’elle n’était pas certaine de pouvoir lui faire confiance ou non. Bien, elle n’était pas idiote. Si Adonis aurait aimé épouser une femme malléable, peut être qu’en épouser une douée d’intellect se releverait être plus interessant. Le brun continua sur sa lancée, balayant d’un coup de pathos habile les rumeurs qu’elle mentionnait. Cela la fit rire, et Adonis sourit doucement, sans répondre à son rire. Le rire de la princesse était clairement sans joie, le noble aurait été idiot de ne pas le comprendre. Mais c’est sa dernière joute, son dernier coup qui fit mouche. Elle planté son regard dans le sien, un regard si similaire à celui de son frère jumeau qu’il sentit son coeur rater un battement. Devrait-il vivre ça toute sa vie ? Adonis humidifia ses lèvres en soutenant son regard. La surprise passée, il voyait tout ce qu’il n’y avait pas chez Cal, dont une certaine détermination froide et brûlante à la fois, et qui lui aurait presque fait peur si il ne voyait pas la même tous les jours dans le miroir.

« Bien. Maintenant que nous avons clarifié ces points, un poids s'est levé de ma poitrine » Adonis hocha doucement la tête, signe qu’il était content de l’entendre dire ça. Le brun attendait la suite, cependant, car il savait qu’il y aurait une suite. Et elle ne tarda pas. « Dis-moi Adonis - je me permets de te tutoyer, nous allons passer la fin de nos jours ensemble, je suppose que nous pouvons passer les commodités – quelles sont tes ambitions ? Que veux-tu atteindre ? Que vas-tu faire quand tu porteras mon nom ? Quand tu seras membre de la famille impériale. » Le moins que l’on pouvait dire, c’était que le jeune Griffith ne s’attendait pas à une telle question. Déboussolé, il consenti à légèrement froncer les sourcils, pour se laisser le temps de réfléchir à sa réponse. Tout d’abord, il décida de ne pas laisser tomber le vouvoiement. Pas tant qu’elle ne lui aurait pas donné la permission d’en faire autant. Car si elle n’avait pas besoin de sa permission à lui, il imaginait sans mal son père lui lancer un regard des plus mauvais si son fils osait prendre le luxe de tutoyer une princesse sans que celle-ci lui ait dit de le faire avant. « Mériter le titre royal. » Vague, mais assez précis pour lui faire croire qu’il parlait de la couronne de flammes. « J’imagine que vous êtes la mieux placée pour savoir qu’on n’obtient pas un tel titre, mais qu’on doit le mériter. » Adonis la regarda longuement, il se souvenait d’une jeune fille qu’il n’appréciait pas, avant sa longue absence. Une gamine dépourvue du sens de la noblesse et de la royauté. Qui semblait prendre un malin plaisir à ignorer sa place dans ce monde. « Je vous rassure tout de suite : je n’ai aucune prétention au trône qui revient de droit à votre famille. Un Griffith, même devenu Oshun, s’y brûlerait les doigts. » La terre, par contre. La roche. Et plus précisément le granit… Un Griffith, même devenu Oshun, serait toujours capable de le façonner, d’en tirer une couronne digne et royale. Sublime et majestueuse. Parfaite pour lui-même. « J’espère apposer ma marque sur le royaume d’Aksana, une marque singulière. » Etait-il assez clair ? Il ne voulait pas du trône de sa famille, mais il ne pouvait pas lui dire ce qu’il voulait vraiment. Isaure était une Oshun et si elle ne voulait pas de lui elle pouvait le faire exécuter pour trahison sans trop de mal. Adonis devait faire attention et marchait sur un champs de mine. Il ne savait pas exactement si ce qu’il disait était assez clair, ou assez bien perçu. Le brun changea légèrement de position sur le canapé, réalisant que si la blonde avait tant d’ambition, ils étaient peut-être tous les deux en train de se tester mutuellement. « Bien sûr j’espère pouvoir être un soutien pour vos propres ambitions. Chaque noble de la cour a ses propres ressources, et ne serai pas contre de vous épauler dans vos plans. » Il voulait savoir, désormais. Une information en échange d’une autre. C’était presque comme lui tendre la main, l’inviter à lui faire confiance, qu’il lui offre tout ce qu’il avait pour l’aider. Si elle pouvait semer la zizanie au sein des siens, provoquer le chaos, il n’aurait que plus facile de démanteler l’empire pour arracher sa propre couronne sur le cadavre de son grand-père.
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MessageSujet: Re: i never thought we could be pistols at dawn (isaunis) Mer 4 Oct - 0:13


you're looking at me, me looking at you, we could have it all, a world of our own. i never thought we could be pistols at dawn

« Mériter le titre royal. » Elle rit la nymphe, parce que c’est vague, c’est tellement secret, mais ça l’intrigue la gamine. Parce que c’est un Maître de la terre, un Griffith qui plus est, un homme au nom reconnu, craint peut-être. Il ne peut pas seulement vouloir brasser de l’air, non il y a plus, elle le sait. Elle se contente pourtant de le jauger de bas en haut, de faire mine d’être intéressée par sa tasse de thé, et par les choses qui l’entourent. Des détails croustillants, voilà ce qu’elle veut, voilà ce qu’elle attise.
« J’imagine que vous êtes la mieux placée pour savoir qu’on n’obtient pas un tel titre, mais qu’on doit le mériter. » Elle pouffe la poupée, qu’est-ce que c’est de mériter ? Une vanité, une blague, une connerie bien montée. Parce que Isaure, elle ne mérite rien, encore moins le reste de son sang. Ces gens qui tuent, qui saignent pour obtenir leurs plus terribles lubies. Une façade, un voile de mensonges, de non-dits et d’hypocrisie. Il faudrait en être fier pour le mériter, et Isaure n’est pas heureuse d’être de cette famille, d’être la fille de cette terrible harpie. C’est pourtant sa destiné que de porter ce lourd fardeau, ce statut qui ne veut rien dire. Parce qu’elle n’est rien aux yeux de maman, ne l’a et ne le sera jamais.
« Je vous rassure tout de suite : je n’ai aucune prétention au trône qui revient de droit à votre famille. Un Griffith, même devenu Oshun, s’y brûlerait les doigts. » Elle pouffe de rire. Un droit qu’ils se sont arrachés des mains de cadavres à peine froids. Papa était un homme bien, il savait ce que honneur et fierté signifiaient, peut-être qu’à cette époque ça voulait encore dire quelque chose que d’être un Oshun, que d’être un empereur, que d’être les régents ; à présent ce n’est qu’un mur, un mur d’attaques, une dictature, une tyrannie qui ne se finira jamais, pas tant que la dragonne vit encore. « J’espère apposer ma marque sur le royaume d’Aksana, une marque singulière. » Comme chacun ; Un visionnaire peut-être, un rêveur, ces rêveurs-là qui n’ont pas leur place dans un palace qui ne tient que sur les bases d’une politique stricte.
Et pourtant Isaure, même en le sachant, même en sachant que ses ambitions ne prendront probablement jamais forme, elle a rejoint ce groupe de visionnaires, cette poignée de personnes qui s’autorisent à rêver parfois, à se construire quelque chose qui ne tiendra jamais. « Bien sûr j’espère pouvoir être un soutien pour vos propres ambitions. Chaque noble de la cour a ses propres ressources, et ne serai pas contre de vous épauler dans vos plans. »
Et elle l’observe, le regarde sous toutes les coutures, cet homme qui devra bientôt être son futur mari. Un rictus froid se forme sur ses lèvres, alors qu’elle se penche sur la petite table pour déposer sa tasse de thé. Elle fait signe à son fiancé de la rejoindre dans ce piteux secret qu’elle s’est formé. « Si vous n’avez aucune prétention au trône, j’en ai moi. Mon plan Adonis c’est de non seulement offrir une terrible et sanglante mort à ma mère, mais aussi de m’accaparer la couronne. Mon frère jumeau est un incapable, un lâche je dirais même. » Elle marque une petite pause, un sourire narquois toujours mué sur ses lèvres. « Nous parlons de trahison, de mensonges, de meurtre, je suppose que si vous êtes vraiment mon allié, et si vous souhaitez apposer votre marque sur ce royaume, vous pourriez m’être d’une grande aide. » Elle se lève délicatement et regarde par la fenêtre vers ces grands jardins qu’elle aime tant fouler.
« Mais continuons notre petite discussion à l’extérieur, il fait si beau. Et puis vous savez, les murs ont des oreilles, nous ne voudrions pas provoquer les mauvaises langues. » Et elle fait signe à l’un des servants de lui préparer une petite veste, laissant son regard vaquer vers son futur mari. Il n’est peut-être pas aussi mauvais qu’elle le pensait auparavant.
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