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utterly intoxicated by eachother (scylle)

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air nation
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air nation
‹ MESSAGES : 248
‹ AVATAR : finn jones.
‹ CRÉDITS : queen élo, bb amandine.
‹ COMPTES : colère, avarice, orgueil, luxure.

‹ AGE : vingt-huit ans que le démon aux airs angéliques hante cette terre. presque trente ans, mais pas encore. pas tout à fait. juste le temps de commettre quelques nouvelles atrocités.
‹ STATUT : le maléfique pernicieux a jeté son dévolu sur nevenka valaeris et les rumeurs parlent d'un mariage plus que proche. son coeur l'entraîne pourtant ailleurs. vers son propre sang, sa cadette, son ange démoniaque.
‹ SANG : argent, depuis quelques temps seulement. autrefois bronze à la richesse abondante, les nouvelles classes dirigeantes de l'empire d'aksana ont érigé la famille vasara au rang de noble, d'argent. compétence : bagou, charisme, ma
‹ POUVOIR : il s'élève au-dessus des airs, fier prince que même la gravité ne retient plus au sol. son ambition démesurée le porte vers les cieux. toujours plus haut. mais la chute n'en sera que plus grande.
‹ COMPETENCES : bagou (niv. 1), charisme (niv. 1), manipulation (niv. 1).
‹ METIER : conspirateur, mafieux, manipulateur, menteur, homme d'esprit, religieux. il est le roi de la métamorphose, jonglant perpétuellement entre plusieurs masques, tous différents, opposés, antithétiques.
‹ ALLEGEANCE : la couronne, et plus particulièrement l'une de ses plus jolies représentantes. il lui a promis de lui apporter toute l'aide illégale dont elle aurait besoin si, en échange, elle fermait les yeux sur sa possible accession plus que licencieuse à la tête des vasara.
‹ ADIUTOR : eron, vilaine créature jaune avec laquelle il n'a jamais réussi à s'entendre. gamin lisse à l'esprit fermé, méprisant toutes les facettes de la personnalité du maître. un traître, un moins que rien, un impur. la mort l'attend au tournant.
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MessageSujet: utterly intoxicated by eachother (scylle) Mer 17 Jan - 23:00

i've been a liar, been a thief. been a lover, been a cheat. all my sins need holy water, feel it washing over me. well, little one, i don't won't to admit something if all it's gonna cause is pain. truth and my lies right now are falling like the rain so let the river run. one-night stand, turned to two-night stand. it was "come sunlight, scram", now we hug tight...


Le fin fond de la nation de la terre. Un ancien château en ruines, remis en ordre par l’ingénieuse Viktoria Vasara. Une fuite qu’elle avait minutieusement calculée. Prévue. Afin de porter un coup fatal à ce fils qu’elle haïssait prodigieusement. A ce fruit de ces entrailles qu’elle aurait préféré voir mort dès sa naissance. Elle lui avait volé son diamant le plus précieux, sa poupée favorite, son amante la plus ingénieuse. Et elle était allée la cacher dans un horrible endroit. Quant au terrible Vasara, il avait hâte de retrouver sa sœur chérie. Son adorable Scylla qu’il avait corrompue, jusqu’à la rendre inhumaine. Qu’il avait pervertie afin de la traîner dans des abîmes malfaisants. Son territoire de jeu favori. Il avait éteint toute étincelle de bonté en elle. Parce que c’était ainsi qu’il l’aimait. Qu’il l’adorait. Qu’il la vénérait. Avilie, salie. Condamnée. Et par ses propres soins. Ils partageaient le même sang et c’était probablement pour cela que l’alchimie était si forte, entre eux. L’attirance, irrésistible. Incapables de résister à la tentation de s’emparer du corps de l’autre, de le posséder. Parce qu’ils étaient les mêmes. Deux âmes dévoyées, des roués se complaisant dans la malveillance. Dans les mauvais actes. Dans la bassesse. Ils étaient pourris. Jusqu’à la moelle. Jusqu’au plus profond de leur âme noircie. Et ils s’y vautraient avec un plaisir qu’ils ne cherchaient même pas à cacher. Ceux qui travaillaient dans le manoir Vasara quelle relation liait le frère et la sœur. Terrible relation incestueuse. Passion horrible. Mais ils s’en jouaient. Leur amour était plus fort que tout. La crainte qu’ils inspiraient faisaient taire ceux qui menaçaient de tout refuser. Les démons de l’air. C’était ainsi qu’ils les surnommaient. Dès qu’il avait eu l’information, grâce à cette insatiable Skonos qui le lui avait vendu à un prix terriblement embarrassant, exorbitant, Achille avait préparé son équipage. Grimpé sur son massif étalon noir, il avait emmené avec lui plusieurs de ses hommes. Il comptait sur une certaine résistance. Sa mère était loin d’être idiote. Elle savait parfaitement qu’il finirait par les retrouver. Qu’il viendrait chercher ce qu’il considérait comme sa propriété. Elle avait probablement mis en place une escouade de sécurité, afin de s’assurer que la ruse Scylla ne s’échappe pas. Parce que le cruel en était certain. Si sa cadette en avait eu l’occasion, elle se serait sauvée. Se revenue à lui. Son Seigneur et Maître. Frère et Amant. « Nous entrons en territoire ennemi, mes amis. Soyez vigilants. Ma mère n’hésitera pas à me mettre à mort. Et je n’ai aucune envie de lui faire ce cadeau. » Le Vasara savait que rien n’aurait été plus beau, pour sa figure maternelle, que de le voir enfermé dans un cercueil. Là où il ne pourrait plus harceler la conscience profondément bienveillante de son impitoyable sœur cadette. Mais même dans l’au-delà, jamais Achille n’abandonnerait Scylla. Il continuerait à la hanter. Parce qu’ils étaient liés. Indéniablement. Pour toujours. A jamais. Le conspirateur s’approchait de la demeure au pas, dans cette apparence qui représentait le plus sa véritable personne. Une chemise mal-boutonnée sous un épais manteau de voyage dont les manches étaient relevées, dévoilant ses avant-bras fins et musclés, ourlés de tatouages dont les lignes noires formaient des courbes psychédéliques. Une fois à terre, l’impétueux confia les rênes de sa monture à l’un de ses hommes de main, tandis qu’il pénétrait dans la demeure reculée. Fier, arrogant, charismatique. Son attitude habituelle. Jamais rien ne l’avait impressionné. Et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait commencer. D’autant plus qu’il ne comptait pas que sur les hommes qui l’escortaient. Achille était parfaitement capable de se défendre par lui-même. Sous ses airs immaculés, c’était un combattant qui savait se servir de son vice intérieur afin de mettre à mort ses ennemis les plus entravants. D’un signe de la main, il leur ordonna de se disperser. Et puis, un air mélodieux et entêtant parvint jusqu’à ses oreilles. Une mélodie qu’il avait entendu bien des fois. Et qu’il pensait avoir banni pour toujours. Un air perplexe sur le visage, l’inhumain se laissa guider par son ouïe jusqu’à une vaste pièce blanche. Et en son centre, la plus divine des créatures d’Aksana. Celle qu’il pensait retrouver au fond d’une cellule et menottée. Mais contre toute attente, le grand amour de sa vie était parfaitement libre de ses mouvements. Sans gardes pour la surveiller. Libre. Et pourtant, elle semblait parfaitement heureuse ici. Un sourire incurvait ses lippes rosées. Joyeuse, sans lui ? C’était impossible. Une illusion. Un artifice introduit dans son esprit grâce au pouvoir diabolique d’un orange. Mais il attendit patiemment, dans l’ombre, que la belle finisse son morceau. Avant d’applaudir bruyamment. Son regard brûlant de haine et d’incompréhension. Un rictus mauvais déformant son beau visage altier. « Et bien, je crois que je ne t’avais pas entendu jouer depuis … Depuis très, très, longtemps, n’est-ce pas, mon amour ? » Et il s’approchait. D’un pas lent et calculé. Prédateur prêt à fondre sur sa proie. Parade nuptiale mais létale. « Pourrais-tu m’éclairer, sur un point, cependant ? » Sa voix s’était teintée de reproches. « Je pensais te trouver enchaînée. Hurlant à la mort que tu voulais me retrouver. Mais je constate que notre mère a bien fait son travail. Tu es donc sous sa coupe, désormais ? » La mettre en colère pour la faire sortir de ses gonds. Parce qu’elle n’était jamais plus désirable que lorsque qu’un air furieux se peignait sur ses traits. Ni aussi plus aisément manipulable. « Alors, dis-moi, es-tu heureuse ici ? A passer ton temps avec ton précieux violon et à batifoler avec ce putin de Belikov que je vais me faire un plaisir de mettre à mort ? Mais j’oubliais, c’est ce que tu as toujours désiré Scylla, n’est-ce pas ? Je suis profondément déçu. »
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‹ CRÉDITS : (AV)@MORRIGAN QUEEN.
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‹ AGE : amuse-bouche, voleuse de songes et de souffles, elle a les traits si risiblement enfantins. liée à la jeunesse qui ne fade jamais, elle a le corps d'une gamine, l'esprit d'une enfant; la présence d'une femme.
‹ STATUT : ô douce scylla a réchauffé des lits, caressé des mèches de cheveux, mais surtout voler des bouches, mais la solitude a toujours esseulé son coeur. pourquoi? ô la réponse est si simple, si malsaine, si perverse, mais si doucéreuse. le frère est là, achille qui s'impose à elle comme une évidence, un amour passionnel, qui la grise, la consume, la rend folle, complètement folle. elle boit ses mots comme une liqueur qui la rend ivre et dans ses moments de lucidité, elle le hait, le hait tant pour ce qu'il lui a si ardemment arraché.
‹ SANG : avant même d'être né, on savait que scylla sillonnerait la terre comme un feu incandescant, une reine qui ne porterait pourtant jamais de couronne. princesse de ses ténèbres, elle broie du noir dans cette noblesse si candide.
‹ POUVOIR : projection astrale, elle voit tout. big brother is watching you.
‹ COMPETENCES : UC
‹ METIER : petite poupée, on a toujours préparé scylla à ne devenir rien d'autre qu'un jolie bijoux accroché à un bras masculin. pourquoi? parce qu'elle n'en a jamais décidé autrement. elle sert pourtant d'espionne à son frère, bouche et oreille; il est son arme la plus fatale.
‹ ALLEGEANCE : au pape de germanie.
‹ ADIUTOR : nesta, douce nesta. elles se sont haïes, tant détestées, et à présent que la dague a été enfoncé dans son myocarde, ne reste d'elle qu'un coeur enfermé dans un petit coffre; littéralement.
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MessageSujet: Re: utterly intoxicated by eachother (scylle) Mer 17 Jan - 23:58


I'VE BEEN A LIAR, BEEN A THIEF. BEEN A LOVER, BEEN A CHEAT. ALL MY SINS NEED HOLY WATER, FEEL IT WASHING OVER ME. WELL, LITTLE ONE, I DON'T WON'T TO ADMIT SOMETHING IF ALL IT'S GONNA CAUSE IS PAIN. TRUTH AND MY LIES RIGHT NOW ARE FALLING LIKE THE RAIN SO LET THE RIVER RUN. ONE-NIGHT STAND, TURNED TO TWO-NIGHT STAND. IT WAS "COME SUNLIGHT, SCRAM", NOW WE HUG TIGHT...

Scylla, jolie Scylla. Petite entêtée, petite sotte, terriblement précieuse, terriblement princière, elle jauge le monde de son regard inquisiteur avec mué, sur ses petites lèvres fines, un rictus malsain. Elle a la terre à ses pieds, les mains liées, la bouche en cœur, les yeux impardonnables. Froids, glacials. Ils ne vivent plus ces yeux, depuis si longtemps qu’ils se sont éteints, alors qu’ils ne s’animent que quand elle touche à son magnifique violon et qu’elle y joue pour oublier, pour s’oublier et pour jeter sur le monde, un maléfice qui n’est que sien. Parce que Scylla, bien malgré elle, n’oublie jamais rien, la mémoire qui la rattrape, qui vient la frapper de plein fouet, alors qu’elle se souvient du gourou qu’elle a laissé dévaler sur la terre. Elle n’aime personne, qu’elle a décidé un beau matin, elle s’aime, et ça suffit, au diable le reste, au diable ces paysans qui ne vivent que pour elle, pour ses yeux, pour cette gentillesse si facilement dépeinte. Parce qu’elle a rien oublié la nymphe, rien des leçons que son frère lui a si tendrement apprise. Elle sait mentir, elle sait leur faire oublier qui ils sont pour un doucereux instant, les jetant quelques secondes après. Parce que Scylla est trop bonne pour eux, parce que si la perfection existait, peut-être qu’elle prendrait son nom. Excentrique, égocentrique, elle reconnaît dans le regard de ses sbires cette rage et cette haine, ce mépris et ce dédain. Cette terrible vérité que Scylla n’est pas aimée, ou seulement en apparence. Elle rend la vie à ces autres difficile pour le plaisir de le faire, de soutirer à leurs visages innocents les larmes, les pleurs et les sanglots. Parce que là où le bonheur fleurit, Scylla fane davantage et retire les sourires et les rires des bouches des joyeux innocents avec une malice à peine cachée. Elle est terrible Scylla, mais moins terrible qu’avant. Et maman lui sourit parfois quand elle est là, comme un encouragement puéril à cette désintoxication inutile. Scylla elle a goutté à la liberté, au rire, et au calme, ce calme plat qui s’effondrera quand elle le verra lui. Lui qu’elle appelle encore parfois dans ses rêves, alors qu’en touchant les cordes de son violon, elle arrive parfois même à l’oublier, le gommer. Mais Achille n’est plus constant, un besoin, mais un besoin dont elle peut parfois se détacher. Parce qu’elle se revoit, gamine, à courir et gambader, à sourire et rêver, elle se souvient de ce temps-là et elle regrette. Dieu, qu’elle regrette. Elle voudrait y retourner, oublier ces années, ces horreurs qu’elle a enduré. Mais une voix, cette voix qui l’obsède, la fait revenir comme un chien, lui insuffle que ces pensées sont blasphèmes ; que ce sont des mensonges, un poison nourrit par maman. Alors Scylla hésite, elle hésite parfois à lui écrire, à s’enfuir. Une partie veut, l’autre refuse catégoriquement. Et dans ces moments-là, dans cette hésitation constante, elle part, elle joue, et elle oublie. Elle oublie la vie, le monde, la terre toute entière. Et puis ses mains sur son corps, son chuchot contre son oreille, sa colère et ses caresses. Elle se sent stupide, elle se sent traître, parfois même lâche. D’utiliser son instrument pour faire taire les voix, pour faire taire la folie, les envies meurtrières, le sang sur ses mains ; où est l’innocente Scylla ? Morte, dans un ravin. Depuis bien longtemps.
Alors elle s’immole dans son instrument, accompagnée du silence et de la nature environnante. Loin des cris, loin du brouhaha constant, loin de lui, loin de tout. Isolée d’un monde qui était autrefois sien, à présent Scylla est maître de ces lieux, alors qu’elle n’est qu’une vile prisonnière. Princière, précieuse, exécrable, mais qu’un mince nombre de personnes capables de la supporter ou de la voir brûler. Cramer la terre avec son regard assassin, alors qu’elle ne trouve qu’un moment de paix dans ce petit salon. Le menton est toujours levé, le regard est toujours terrible, mais ici, là où presque personne n’a le droit d’entrer, elle laisse le sourire fleurir sur ses lippes, alors que ses doigts dansent sur le violon à une vitesse folle. Prodige qu’on lui disait, talentueuse, qu’on lui chuchotait. Et pourtant la technique laisse à désirer, mais l’âme suit et l’émotion aussi. Perdue, désaçornnée par ce bruit intense d’une corde frottée, elle a l’impression de vivre, de laisser son esprit vagabonder. Et elle part Scylla, elle part si loin pour terminer dans un éclat le morceau qu’elle aime si tendrement jouer. Parce qu’on entrevoit l’ancienne gosse, l’enfant de l’air, le regard scintillant, excité de découvrir des secrets, des mystères et la vie. L’innocence qui baigne, et qui se noie pourtant, quand l’applaudissement retentit. Prête à aboyer, à dire au pauvre fou de fuir avant de subir sa colère d’être dérangée, même épiée, son sang se glace, ses entrailles chauffent alors que la mélodie chantée de cette bouche à laquelle elle a déjà goutté, vient s’accaparer de chacun de ses sens. – Et bien, je crois que je ne t’avais pas entendu jouer depuis … Depuis très, très, longtemps, n’est-ce pas, mon amour ? – Il s’approche, alors que le regard de la nymphe vient déshabiller cette silhouette qu’elle connaît cruellement par cœur. Le myocarde manque d’éclater, faisant des bonds dans sa cage thoracique alors qu’elle croît d’abord rêver. Mais elle le voit, l’entend et le sent, cette odeur qu’elle pensait avoir effacée, mais qui revient la hanter. La bouche liée, la langue si lâchement paralysée, Scylla ne dit rien et se laisse enivrer par sa proximité. La biche est tombée dans le piège ; et le loup s’en délecte. – Pourrais-tu m’éclairer, sur un point, cependant ? – Le reproche, l’accusation et Scylla fait la moue, cette moue qu’il connaît si bien, alors qu’elle lui offre à chaque écart, à chaque colère, à chaque rage. – Je pensais te trouver enchaînée. Hurlant à la mort que tu voulais me retrouver. Mais je constate que notre mère a bien fait son travail. Tu es donc sous sa coupe, désormais ? – Elle le fusille du regard, alors qu’elle se lève gracieusement de son trône, pose son violon, et vient se placer face à lui. Elle a envie de lui caresser la joue, les cheveux, de ravager son visage de baisers. Mais stoïque et ferme, Scylla n’oublie pas, n’oublie pas sa liberté et tout ce qu’il lui a dérobé, alors qu’elle a réalisé, elle a enfin réalisé de la toxicité de sa proximité. – Alors, dis-moi, es-tu heureuse ici ? A passer ton temps avec ton précieux violon et à batifoler avec ce putin de Belikov que je vais me faire un plaisir de mettre à mort ? Mais j’oubliais, c’est ce que tu as toujours désiré Scylla, n’est-ce pas ? Je suis profondément déçu. – Et elle s’offusque. Parce qu’il a raison finalement, elle l’a trahi, n’a pas fait plus. Mais une autre voix, celle de la conscience et de l’émancipation, lui chuchote tendrement de ne pas lâcher prise. De ne pas tomber dans le piège tendu, pas dans ses bras, ni sur ses lèvres. Elle s’y refuse, au diable les conséquences, au diable l’envie, le besoin, l’obsession de vouloir tomber dans ses bras et se laisser bercer par ses horreurs. Parce que c’est un monstre, mais Scylla, ô douce Scylla le suit de près. Achille. Un léger murmure, une prise de conscience, mais surtout un rappel. Un rappel de ce coffret, si soigneusement caché dans ces lieux, avec en son sein le cœur dégueulasse, le cœur pourri de Nesta. Nesta avec qui il a partagé une nuit, Nesta qu’elle détestait. L’ultime trahison. Alors qu’il lui a arraché le palpitant pendant qu’elle le lui offrait si délicatement. – Je suis offusquée que tu puisses penser une seule seconde que Mère a réussi à me manipuler. Je crevais de te retrouver. – Et elle marque une pause, levant son menton davantage. Princesse de rien, princesse de pacotille. – Je suis, cependant, terriblement déçue que tu ne sois pas arrivé avant. Peut-être étais-tu trop occupé à courtiser d’autres femmes. – Elle l’accuse, l’accuse d’horreurs, alors qu’elle n’a aucun droit. Mais Achille appartient à Scylla et Scylla appartient à Achille. Une histoire, un récit ; une évidence. – L’envie n’y était peut-être pas. – Jalouse, égocentrique et terriblement possessive. Si aucun homme ne peut la toucher droit au cœur, il en va de même pour lui. Et si la séparation lui a crevé l'organe battant, elle n’a rien enlevé de son venin, la vipère revit enfin. Parce qu’en sa présence, elle sent l’obscurité l’avaler, et elle s’y baigne, l’accueille telle une vieille amie. – Mais ne laissons pas ce détail venir briser ce merveilleux instant. Tu es là, imagine-toi je m'étais enfui, nous ne nous serions jamais retrouvés. – Un soupir exagéré, faux s'échappe de sa bouche pincée. – Je t’ai même préparé un cadeau Achille, un si beau cadeau. – Un sourire vient se former sur ses lèvres, un sourire franc, défigurant ses traits si bien dessinés. Rictus, ô doux rictus, réapparu, réaccaparé comme un vieil ami. Et elle se tourne vers la petite bibliothèque où un coffret trône, un coffret magnifique orné de sculptures et d’or. Dedans se cache l’âme pourrie de cette moitié qu’elle a tué sans remord, sans regret. La gamine l’attrape, s’approche d’Achille et lui tend. – Ouvre-le, je suis sûre que ce que tu y trouveras sera à ton goût. – Un goût amer, un goût de trahison ; qu’elle ne lui fera pas oublier, pas maintenant, ni jamais.
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‹ STATUT : le maléfique pernicieux a jeté son dévolu sur nevenka valaeris et les rumeurs parlent d'un mariage plus que proche. son coeur l'entraîne pourtant ailleurs. vers son propre sang, sa cadette, son ange démoniaque.
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‹ POUVOIR : il s'élève au-dessus des airs, fier prince que même la gravité ne retient plus au sol. son ambition démesurée le porte vers les cieux. toujours plus haut. mais la chute n'en sera que plus grande.
‹ COMPETENCES : bagou (niv. 1), charisme (niv. 1), manipulation (niv. 1).
‹ METIER : conspirateur, mafieux, manipulateur, menteur, homme d'esprit, religieux. il est le roi de la métamorphose, jonglant perpétuellement entre plusieurs masques, tous différents, opposés, antithétiques.
‹ ALLEGEANCE : la couronne, et plus particulièrement l'une de ses plus jolies représentantes. il lui a promis de lui apporter toute l'aide illégale dont elle aurait besoin si, en échange, elle fermait les yeux sur sa possible accession plus que licencieuse à la tête des vasara.
‹ ADIUTOR : eron, vilaine créature jaune avec laquelle il n'a jamais réussi à s'entendre. gamin lisse à l'esprit fermé, méprisant toutes les facettes de la personnalité du maître. un traître, un moins que rien, un impur. la mort l'attend au tournant.
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MessageSujet: Re: utterly intoxicated by eachother (scylle) Jeu 18 Jan - 22:21

i've been a liar, been a thief. been a lover, been a cheat. all my sins need holy water, feel it washing over me. well, little one, i don't won't to admit something if all it's gonna cause is pain. truth and my lies right now are falling like the rain so let the river run. one-night stand, turned to two-night stand. it was "come sunlight, scram", now we hug tight...


Et sur le beau visage de la démone, différentes émotions se succédèrent. Surprise. Moue boudeuse. Colère. Offense. Parce que le cruel n’avait pas besoin de scruter les expressions de ses traits. Il la connaissait. Par cœur. Comme une extension de lui-même. Après tout, il l’avait faite ainsi. L’avait modelé selon ses propres envies perverses et tordues. De douce, bienveillante et lumineuse, il l’avait attiré vers les ténèbres pour qu’elle s’avilisse et se perde dans les tourments de la noirceur. Rien d’étonnant, donc, à ce qu’il soit capable de prédire ses moindres faits et gestes. A ce qu’il sache comment l’enflammer ou l’adoucir, l’irriter ou la faire gémir. « Achille. » Et ce prénom qu’il claquait sous sa langue acerbe, comme un reproche. Oh oui, la magnifique poupée était agacée. Parce qu’il venait déranger son quotidien sagement rangé, qu’il venait reconquérir ce qui lui appartenait et qui lui avait échappé, l’espace de quelques instants. Et plus que tout, parce qu’elle savait qu’elle finirait par le suivre. Le Vasara avait l’air et la manière de manier les mots, avait fait du langage son arme la plus dangereuse. Il s’insinuait par toutes les failles de son être, ses brides comme autant de capsules empoisonnées se délestant de leur substance dangereuse dans les veines de l’autre. Capable de décrypter les émotions humaines mieux que quiconque, il savait jouer de ses talents d’acteur afin de se transformer en perfection pour celui qui lui faisait face. Et même sa précieuse Scylla ne faisait pas exception. Pourtant, elle était celle qui le connaissait le mieux, qui savait tous les travers de son âme et les démons de son cœur. Mais même elle ne savait résister, lorsqu’il l’amadouait avec ce ton grave et langoureux. Lorsque ses mains venaient effleurer ses épaules blanches avant de se perdre dans sa crinière blonde. Lorsque ses lèvres venaient capturer les siennes dans une danse endiablée, d’autant plus jouissive parce qu’interdite moralement. Or, les deux démons Vasara aimaient par-dessus tout se jouer de la moralité, devenant les pires créatures possibles afin de marquer leur non-conformité aux exigences d’une société stoïque et conventionnelle. « Je suis offusquée que tu puisses penser une seule seconde que Mère ait réussi à me manipuler. Je crevais de te retrouver. » Petit rictus satisfait qui déformait alors son beau visage altier. C’était exactement ce qu’il désirait entendre. Parce qu’il savait la manipuler, Scylla savait également comment répondre à cet homme qui avait rendu son existence si morose et exempte de tous sentiments. Deux âmes torturées et viles au possible, qui s’entraînaient toujours plus vers des abîmes de corruption. Ils étaient sales, avilies et mauvais. Mesquins jusqu’au plus profond de leur âme. Pernicieux jusque dans leurs moindres actions. Ingérables dans tous leurs rapports. Impossible de les contrôler, de les comprendre et de les cerner entièrement. Insaisissables, aussi vaporeux que des ombres. Ils soufflaient perpétuellement le chaud et le froid, savaient user de leur plastique parfaite afin d’obtenir tout ce qu’ils désiraient. Absolument tout. Personne n’osait les contrarier. Parce qu’ils étaient capables de tout. Parce qu’ils offraient une image saisissante de perfection et de bonté. Il était ce seigneur au grand cœur, bienveillant et à la morale immaculée. Quant à elle, elle était la jolie poupée, l’enfant prodige et parfaite. Que de belles illusions. De doux artifices. De fausses apparences. « Je suis, cependant, terriblement déçue que tu ne sois pas arrivé avant. Peut-être étais-tu trop occupé à courtiser d’autres femmes. L’envie n’y était peut-être pas. » Parc qu’elle aussi avait le pouvoir de le faire sortir de derrière ces barrières de courtoisie qu’il affichait perpétuellement. Elle savait le piquer avec une grande adresse. Connaisseuse de toutes ses ambitions et des lacunes profondes de son être. Parce qu’il s’était dévoilé à elle. Entièrement. Sans faux-semblants et sans mensonges. Une complicité parfaite et entière qui s’était batie sur une sincérité hors-normes. Il fallait au moins cela, pour lier les deux individualistes. Pour que la sœur accepte de tomber dans les bras de son propre sang, de cet aîné qu’elle méprisait mais qui savait la comprendre mieux que quiconque. Terrible alchimie qui avait fait d’eux des monstres. Jalousie. Possessivité. Méfiance. Leurs unions immorales les entraînaient toujours un peu plus dans un cycle vicieux. Une pernicieuse douleur qui les maintenait en vie. Qui leur permettait de se retrouver avec toujours plus de fougue et de déferlements de sauvagerie. Inhumains. « Pardonne-moi, mon cher ange. Mais figures-toi que ton joli petit château n’est pas si aisément facile à trouver. Ton cher ami Michail a bien fait son travail, je dois au moins lui reconnaître cela. Sans compter notre adorable cousine. Si tu savais ce que j’ai dû faire pour te retrouver … » Mettre un genou à terre devant cette petite espionne de pacotille qu’il rêvait de mettre à mort. Rae Skonos. La haine avait un visage. Et, depuis peu, elle avait pris celui de la minuscule brune. « Je suis là, désormais. Alors la question est la suivante : repars-tu avec moi ou restes-tu dans ce palais bien au-dessus de ta grandeur, à pourrir dans une solitude à peine troublée par les notes de ton violon ? » Et il s’approchait toujours un peu plus. Jusqu’à ce que leur corps ne soient séparés que par quelques centimètres. Il brûlait de l’envie de la toucher. De la dévorer. De laisser ses mains avides s’emparer de ce petit corps qu’il connaissait par cœur. De laisser ses lèvres embrasser chaque parcelle de sa peau. Mais ce n’était pas encore le moment. Pas encore. Un peu de patience avant de pouvoir goûter de nouveau à ce fruit défendu qui avait une saveur particulièrement alléchante. « Mais ne laissons pas ce détail venir briser ce merveilleux instant. Tu es là, imagine-toi si je m’étais enfuie, nous ne nous serions jamais retrouvés. » Soupir faux qui sortit des entrailles de la sculpturale blonde. Mais elle ne pouvait le tromper. Pas lorsqu’elle agissait ainsi. « Je t’aurais retrouvé, où que tu sois. Je te retrouverais toujours, Scylla. Tu ne peux pas m’échapper. » Je ne le permettrais pas. Je mettrais le monde à feu et à sang pour mettre la main sur toi. Je tuerais des rois. Je déplacerais des montagnes. Parce que rien ne pourrait jamais éteindre la flamme d’amour qui brûlait en lui. Cette passion dévorante qui l’animait pour sa cadette. Son propre sang. « Je t’ai même préparé un cadeau Achille, un si beau cadeau. » Des lueurs machiavéliques au fond des yeux. Elle se dirigea vers la bibliothèque afin d’en sortir un coffret de bois, orné de courbes d’or. Il fronça les sourcils, perplexe. Scylla n’était guère du genre à lui offrir autre chose que la chaleur nichée entre ses cuisses. « Ouvre-le, je suis sûre que ce que tu y trouveras sera à ton goût. » Elle était capable de tout. Et, une nouvelle fois, elle allait le lui prouver. Lui montrer l’étendue de sa folie. Cette folie qu’il avait insinuée en elle, un peu plus à chaque année qu’elle avait passée sous sa domination. Avec précaution, les doigts agiles du cruel ouvrirent la boîte. Qui ne contenait rien d’autre qu’un cœur. Un véritable cœur, ourlé de sang séché. Un palpitant arraché directement d’une cage thoracique, de son index, il appuya sur le cadeau plus qu’impromptu. « Tu m’offres ton cœur ? Quelle délicate attention, mon amour. » Et de ce même doigt, gorgé de sang coagulé, il dessina la courbe des lèvres de la sublime. L’envie d’y déposer sa bouche pour partager ce délicieux présent brûlait dans ses veines, le creux de ses reins dévoré par le manque. Le manque du corps de cette Autre qu’il adulait. « La symbolique est incroyable, tu t’es surpassée. Mais puis-je savoir à qui il appartient ? Si tu me dis que c’est celui du Belikov, je te promet de te rendre des hommages comme tu n’en as jamais reçu. » Et lui de sourire, avec cette flamme perverse au fond de ses yeux.
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‹ CRÉDITS : (AV)@MORRIGAN QUEEN.
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‹ AGE : amuse-bouche, voleuse de songes et de souffles, elle a les traits si risiblement enfantins. liée à la jeunesse qui ne fade jamais, elle a le corps d'une gamine, l'esprit d'une enfant; la présence d'une femme.
‹ STATUT : ô douce scylla a réchauffé des lits, caressé des mèches de cheveux, mais surtout voler des bouches, mais la solitude a toujours esseulé son coeur. pourquoi? ô la réponse est si simple, si malsaine, si perverse, mais si doucéreuse. le frère est là, achille qui s'impose à elle comme une évidence, un amour passionnel, qui la grise, la consume, la rend folle, complètement folle. elle boit ses mots comme une liqueur qui la rend ivre et dans ses moments de lucidité, elle le hait, le hait tant pour ce qu'il lui a si ardemment arraché.
‹ SANG : avant même d'être né, on savait que scylla sillonnerait la terre comme un feu incandescant, une reine qui ne porterait pourtant jamais de couronne. princesse de ses ténèbres, elle broie du noir dans cette noblesse si candide.
‹ POUVOIR : projection astrale, elle voit tout. big brother is watching you.
‹ COMPETENCES : UC
‹ METIER : petite poupée, on a toujours préparé scylla à ne devenir rien d'autre qu'un jolie bijoux accroché à un bras masculin. pourquoi? parce qu'elle n'en a jamais décidé autrement. elle sert pourtant d'espionne à son frère, bouche et oreille; il est son arme la plus fatale.
‹ ALLEGEANCE : au pape de germanie.
‹ ADIUTOR : nesta, douce nesta. elles se sont haïes, tant détestées, et à présent que la dague a été enfoncé dans son myocarde, ne reste d'elle qu'un coeur enfermé dans un petit coffre; littéralement.
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MessageSujet: Re: utterly intoxicated by eachother (scylle) Dim 28 Jan - 17:58


I'VE BEEN A LIAR, BEEN A THIEF. BEEN A LOVER, BEEN A CHEAT. ALL MY SINS NEED HOLY WATER, FEEL IT WASHING OVER ME. WELL, LITTLE ONE, I DON'T WON'T TO ADMIT SOMETHING IF ALL IT'S GONNA CAUSE IS PAIN. TRUTH AND MY LIES RIGHT NOW ARE FALLING LIKE THE RAIN SO LET THE RIVER RUN. ONE-NIGHT STAND, TURNED TO TWO-NIGHT STAND. IT WAS "COME SUNLIGHT, SCRAM", NOW WE HUG TIGHT...

Scylla, ô cruelle Scylla, de son regard impérial, de sa bouche en cœur, de ces pupilles glaciales, elle a conquis un monde invisible, un songe, une idée. Une idée qui l’obsède, la traîne, l’épuise et l’encombre. Parce qu’elle est devenue horrible, parce qu’elle a crevé un si bon cœur pour le troquer contre un rien, contre les ténèbres qu’Achille lui a si mielleusement insufflé. Et elle se demande parfois si elle a finalement pas tué l’humaine en elle, celle qui avait foi, celle qui était si jolie, si malignement innocente, celle qui de son visage angélique séduisait quiconque l’approchait. Sirène, nymphe, elle n’avait besoin que de sourire pour se faire aimer, à présent elle est parsementée, coquille vide, elle aime Achille, mais dieu qu’elle lui en veut, elle lui en veut de l’avoir déshumanisé, de l’avoir cassé, d’en avoir fait une poupée brisée. – Pardonne-moi, mon cher ange. Mais figures-toi que ton joli petit château n’est pas si aisément facile à trouver. Ton cher ami Michail a bien fait son travail, je dois au moins lui reconnaître cela. Sans compter notre adorable cousine. Si tu savais ce que j’ai dû faire pour te retrouver.. – Peut-être dit-il la vérité, mais Scylla fait la moue, cette moue si connue, reconnue. Elle lui offre comme un terrible cadeau, ce cadeau qu’il ne connaît que trop bien, puisque cette colère lui est réservée. Si peu appréciée de ces autres, Achille pourtant ne l’aime que, quand elle sait le faire chanter, quand elle sait l’insulter et surtout lui résister. Parce qu’elle se rend compte qu’elle n’a toujours été qu’un jouet, un problème, un truc solvable, puis parfois ennuyeux. Parce que si elle n’était pas ennuyeuse, alors peut-être qu’Achille n’irait pas voir ailleurs. Parce qu’il les aime, ces filles qui lui ressemblent, ces filles cassables, manipulables, qui sont tombées, tout comme elle, dans ses filets. Et elle les hait, parce que c’est un reflet du sien, parce qu’elle est la première à avoir cédé, à s’être introduit dans ce long tunnel, sans jamais revoir la lumière. Jusqu’à maintenant. Elle envoie au diable ces autres filles, ces petites sottes, parce qu’elles ne reverront jamais le jour, alors que Scylla, enfin, peut revivre, et l’envoyer balader. Cette fois-ci c’est différent, elle le sent dans ses entrailles. – Je suis là, désormais. Alors la question est la suivante : repars-tu avec moi ou restes-tu dans ce palais bien au-dessus de ta grandeur, à pourrir dans une solitude à peine troublée par les notes de ton violon ? – Elle lève les yeux, bien consciente que lui revient cette décision. Et elle ne sait pas, parce qu’elle se sent électrisée comme dégoûtée, dégoûtée par ce qu’elle est devenue. Ce chien, cette servante, ce jouet, cette minuscule petite chose, qui abat le monde de son venin, exécrable, et qui ne sait pourtant pas se défendre. – Je ne sais pas Achille, devrais-je ? – La mine tout à fait sérieuse, Scylla ne rigole plus. Cette situation n’a rien de comique, parce qu’elle va influencer son futur, sa descente en enfer. Et il est son enfer, comme il est son paradis, il est sa vie, comme il est sa mort, il est sa renaissance, comme il est son écrasement. Il est tout, mais rien. Elle se mord la lèvre inférieure, pesant le pour et le contre, la balance penchant d’un côté, puis de l’autre, sans jamais se stabiliser. – Je t’aurais retrouvé, où que tu sois. Je te retrouverais toujours, Scylla. Tu ne peux pas m’échapper. – Et ces pour ces mots là qu’elle crèverait, qu’elle abandonnerait tout. Qu’elle se figerait sur place, qu’elle le laisserait passer ses mains sur son corps, sa peau, son dos, sa nuque, ses seins. Puis ses lèvres, dévorer sa bouche, laisser ses doigts passer dans ses cheveux et tirer, tirer jusqu’à laisser échapper un grognement, un soupir de bonheur. Parce que c’est entre ses mains qu’elle réside, où elle est destinée à crever. Et pourtant, dans un éclair de conscience, elle se relève de sa transe, pour laisser muer un sourire énigmatique sur ses lèvres. – Tu as toujours été un grand optimiste mon amour. – Elle hoche de la tête, il croit, il pense savoir ; mais achille pour la première fois, ne sait rien de ce qui l’attend.
Il ouvre la boîte, la cage, et voit le cœur, ce palpitant crevé, dégueulasse, pourri ; en accord avec Nesta. Nesta oubliée, noyée, probablement brûlée. Le rictus persiste, alors qu’elle sait, qu’elle sait qu’elle l’a étonné. Impossible d’anticiper cette folie qui pulse dans ses veines, alors que Scylla a perdu ses sens, et son esprit. – Tu m’offres ton cœur ? Quelle délicate attention, mon amour. – Et la gosse rit, elle rit d’un rire sans émotion, sans joie, sans bonheur, il est vide, froid, glacial, alors qu’elle laisse l’amour s’effacer de ses yeux, alors que tout à fait sérieuse, elle laisse la véritable colère embraser ses traits. Cette haine, cette trahison ; parce que Achille ne l’a jamais autant trahi qu’en se laissant baiser par cette catin. ne l’a jamais autant déçu qu’en se laissant aller à son doux parfum. Elle veut lui cracher aux pieds, elle veut le crever comme elle a crevé Nesta. Puis elle se souvient, elle se souvient que s’il meurt ; Scylla meurt aussi. Il approche son pouce ensanglanté vers sa bouche, alors qu’elle ne rebute pas, pas pour le moment. Elle profite de l’instant, du gore incroyable de la scène, alors qu’il laisse couler l’hémoglobine de son meurtre contre sa peau froide, sa peau pâle. Elle est folle Scylla, elle est follement belle, mais que quand Achille la touche, l’accompagne. Et ça lui crève déjà le cœur, ça la crève de devoir le repousser et le haïr. – La symbolique est incroyable, tu t’es surpassée. Mais puis-je savoir à qui il appartient ? Si tu me dis que c’est celui du Belikov, je te promets de te rendre des hommages comme tu n’en as jamais reçu. – Elle serre les dents, parce qu’il est temps, il est temps de lui montrer que Scylla docile, habile, si fragile n’existe plus. Qu’elle est tombée, qu’elle l’a avalé, l’a fait valdinguer contre les murs. Elle sort son éventail de son flanc, et le fait virevolter, alors qu’il vient s’écraser contre l’avant-bras de son frère. Repoussant son toucher et sa proximité. Et la gamine laisse enfin place à la furie, à la harpie. – Oh mon amour, tu es si naïf. Je ne t’offre en rien mon cœur, c’est un moyen très imager de t’expliquer que tu l’as brisé. Il est irrécupérable. – Qu’elle lui crache à la figure, le ton calme, glacial, pleinement contrôlé, alors qu’elle s’est préparée, alors qu’elle se sent prête, prête à l’envoyer balader. – Ca me peine, me peine de voir à quel point tu es en tort. – Elle rigole, d’un grand Ha, un ha qui dégouline de rancune et de rage. – Ce cœur mon ange, c’est celui de Nesta, te souviens-tu d’elle ? Je suppose que oui, tes derniers souvenirs doivent remonter au jour où tu l'as fait jouir. J'espère que tu t'es fait plaisir, j'espère que tu l'as bien baisé, que t'as pris ton pied. Parce que je peux te dire que j'ai pris le mien quand je lui ai arraché son coeur, vraiment rien ne pourra égaler ce moment, pas même quand tu étais/es à mes côtés. – Et elle marque une pause, reposant son éventail, l’accrochant à sa robe, cette robe si belle, si frêle, si jolie. – En parlant de ça, ne t’avise plus de me toucher Achille, ou le prochain cadeau que j'offrirais ce sont tes mains coupées. – Elle a les yeux noirs, elle a brisé la proximité, parce qu’elle veut pas retomber, pas maintenant ; pas jamais ?
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‹ ADIUTOR : eron, vilaine créature jaune avec laquelle il n'a jamais réussi à s'entendre. gamin lisse à l'esprit fermé, méprisant toutes les facettes de la personnalité du maître. un traître, un moins que rien, un impur. la mort l'attend au tournant.
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MessageSujet: Re: utterly intoxicated by eachother (scylle) Hier à 22:30

i've been a liar, been a thief. been a lover, been a cheat. all my sins need holy water, feel it washing over me. well, little one, i don't won't to admit something if all it's gonna cause is pain. truth and my lies right now are falling like the rain so let the river run. one-night stand, turned to two-night stand. it was "come sunlight, scram", now we hug tight...


« Je ne sais pas Achille, devrais-je ? » La jolie poupée se métamorphosait sous ses yeux. Chaque seconde modifiant un peu plus les traits altiers de son visage mutin. L’innocente se transformait en pernicieuse. Mais il ne s’en offusquait pas, le cruel. Au contraire. Dégradée et avilie, elle n’avait jamais autant d’attraits à ces yeux. Parce que c’était lui qui l’avait rendu ainsi. Lui qui avait tout détruit en elle, tout ravagé, calciné, afin de la reconstruire selon ses propres idéaux pervertis. Magicien sculptant la femme de ses rêves. Divine, irrésistible, létale et fatale. Piquante, suborneuse, maléfique et vicieuse. A son exacte image. Son reflet. Son double. Son âme-sœur. Le même sang coulait dans leurs veines et c’était probablement cela qui rendait leurs unions charnelles si particulières. Parce qu’ils étaient les mêmes. Une âme en deux corps. Et lorsqu’ils s’unissaient … Oh, lorsqu’ils s’unissaient, alors Achille avait l’impression de toucher au paradis. Être avec elle était naturel. D’une normalité confondante. Mais plus qu’une simple passion, ce qui la reliait à elle était profond, sombre et entêtant. Comme une psalmodie, une malédiction. Une obsession. Rien qui puisse être défait, même avec la meilleure volonté du monde. Vice l’un de l’autre, ils évoluaient dans une spirale infernale qui, toujours, les emmenait plus profond au cœur des abysses du mal. « Tu as toujours été un grand optimiste mon amour. » Et il restait de marbre, le cruel. Absolument immobile. A l’exception de ses yeux dorés qui brillaient d’une malignité sans fin. Il observait la divine mais terrible Scylla devenir une véritable statue. Ses traits altiers se figeant en une grimace évoquant à la fois le dégoûte et la fureur. Mais le Vasara la connaissait. Mieux que personne. Elle était sa sœur cadette. Et il l’avait patiemment modelé selon ses propres idéaux pervertis. Il savait, viscéralement, qu’elle voulait le faire souffrir pour des maux imaginaires mais aussi pour cette vie délicate que jamais elle ne pourrait avoir. Lui n’éprouvait qu’un désir sans nom et une affection affligeante pour Scylla. Il l’aimait. Plus que tout. Plus que l’argent, le pouvoir et les complots. Réunis. Mais ses sentiments à elle étaient plus qu’ambivalents. Parfois aussi douce que l’agneau, parfois aussi féroce que la louve. Elle l’aimait pas intermittence. Oscillait perpétuellement entre haine profonde et sentiments incontrôlables. Alors, Achille, à force de caresses et de mots doucereux, se devait de la ramener de son côté. D’attendrir les démons sanguinaires qui l’habitaient parfois. Passé maître dans l’art de la manipulation, il était ce prêcheur au visage d’ange qui calmait les ardeurs et les mauvais penchants de sa sœur. Celui capable de l’apaiser. Le dompteur de celle qu’il avait consciemment rendue sauvage. Parce que c’était la seule façon de s’assurer qu’elle lui soit toujours fidèle. Parce qu’obligée. Qu’elle ait toujours besoin de lui. Il ne voulait pas la voir devenir une belle petite princesse, docile et vivant un véritable conte de fées. Alors il avait insinué en elle des idées qui avaient fini par pourrir et ravager son âme chatoyante. Parce qu’elle ne devait avoir aucun avenir sans lui. Aucun espoir de vie heureuse. Il s’était érigé en véritable Idole pour Scylla, devenant à la fois le père, le frère et l’amant. Figures multiples dont il tirait avantage. Parce qu’ainsi, il était devenu indispensable. Et même lorsqu’elle essayait de fuir, la divine finissait toujours par revenir vers on terrible bourreau. Son geôlier. L’homme de sa vie. Terrible cercle vicieux dans lequel ils étaient pris. Parce que la mutine stratégie de l’inhumain s’était retourné contre lui. Il avait voulu Scylla subordonnée à son esprit machiavélique. Mais Achille se retrouvait complètement obnubilé par sa cadette. Pensait à elle à chaque seconde. Son image était partout avec lui. Ne le quittait jamais. Elle était tout. Ses moments de bonheur, ses pires angoisses, l’objet de toutes les convoitises ou de toutes les frustrations. Grand égoïste, il ne la voulait que pour lui. Ne voulait que ses mains sur sa beau de porcelaine, que ses lèvres entre ses cuisses doucereuses. Il la voulait sienne. Uniquement et entièrement. Mais le mal qu’il avait introduit dans le frêle corps de l’enfant de l’air se retournait contre lui. Sauvage, parfois indomptable et mesquine, elle prenait plaisir à jouer avec ses sentiments. A se rapprocher de tous ces hommes qu’Achille haïssait du plus profond de son être. Le faire sortir de ses gonds. La passion favorite de la démone. L’art dans lequel elle était passée maîtresse en rien de temps. Et lui, immobile, la regardait déverser les passions contraires qui l’animaient à son égard. Un mélange à la fois doux et âcre, si jouissif et si difficile. Parce qu’il ne ressentait ni remords, ni regrets, à la voir ainsi. Au contraire. Pointe de fierté qu’il ne tentait même pas de dissimuler. Scylla était parfaite. Comme il l’avait toujours rêvée, imaginée. Et ce, grâce à ses bons soins. Plus le terrible s’approchait, plus la colère se peignait sur les délicats traits de l’ange blond. Elle le repoussait de tout son corps. De toute son âme. Lui crachait son venin à la figure. L’injuriait. Allant même jusqu’à tenter de le faire battre en retraite en le gratifiant d’une longue estafilade pourpre grâce à son arme favorite qui jamais ne la quittait : son épouvantail. « Oh mon amour, tu es si naïf. Je ne t’offre en rien mon cœur, c’est un moyen très imagé de t’expliquer que tu l’as brisé. Il est irrécupérable. » Véritable serpent bien décidé à déclamer à haute voix toute la rancœur qu’elle nourrissait à son encontre. Ton calme, glacial et parfaitement maîtrisé. Elle mettait en œuvre les enseignements de celui qui avait été à la fois son maître et son amant. Jouer la comédie était une seconde nature, pour eux. Un véritable passe-temps. Être adulés par la plèbe si aisément dupée, tromper les grands de ce monde sous leurs atours immaculés alors qu’ils étaient le mal incarné. « Ça me peine, me peine de voir à quel point tu es en tort. » Et elle était lancée dans son propre monologue, désormais. Tentant de lui expliquer à quel point elle n’avait pas besoin de lui, à quel point ses sentiments s’étaient estompés. Pauvre petite colombe qui se fourvoyait. Jamais elle ne pourrait avoir la paix. Jamais. Il était trop profondément ancré en elle. Mais Scylla niait l’évidence. Tentait, par tous les moyens, de s’extirper de la toile d’araignée dans laquelle elle était engluée depuis bien des années déjà. Et la regarder se débattre contre la fatalité était terriblement jouissif pour Achille. « Ce cœur mon ange, c’est celui de Nesta, te souviens-tu d’elle ? Je suppose que oui, tes derniers souvenirs doivent remonter au jour où tu l’as fait jouir. J’espère que tu t’es fait plaisir, j’espère que tu l’as bien baisée, que t’as pris ton pied. Parce que je peux te dire que j’ai pris le mien quand je lui ai arraché son cœur, vraiment rien ne pourra égaler ce moment, pas même quand tu étais/es à mes côtés. » C’était donc ça, la raison de tout ce cinéma grandeur nature. De la raison pour laquelle la divine semblait si offusquée, prête à mettre le monde à feu et à sang. Ricanement mesquin qui s’échappa des lèvres carmin du prince des ténèbres. Il s’approchait d’elle avec une lenteur presque insoutenable. Surtout qu’il crevait de retirer cette robe de princesse juvénile afin de lui montrer l’ardeur de sa passion par des pratiques plus qu’avilissante. Baiser la moindre parcelle de sa peau. Jouir de son propre sang. L’emmener toujours plus loin dans les abysses de l’horreur. « En parlant de ça, ne t’avise plus de me toucher Achille ou le prochain cadeau que j’offrirais, ce seront tes mains coupées. » La belle reculait sous ses assauts, tentant de barricader ce cœur calciné qui n’appartenait qu’à Achille. Parce qu’elle savait qu’elle pouvait retomber dans les mailles envoûtantes du filet qu’il tissait tout autour d’elle. Elle se voulait forte mais était faible face à l’homme de sa vie. Et lui ne la comprenait que trop bien, puisqu’il ressentait exactement la même chose. Incapable de la laisser tranquille. De lui donner une chance d’être heureuse sans lui. Scylla était sienne et si elle s’y refusait, alors il ne pourrait continuer à la laisser vivre. Parce que la moitié de son âme appartenait à cette terrible cadette. Et parce qu’il refusait de la partager, même si cela pouvait la combler de bonheur. Egoïsme porté à son apogée. « Bientôt, tu me supplieras de te toucher, Scylla. Tu peux te mentir autant que tu le désires mais tu ne peux pas me mentir. Tu reviendras à genoux en m’implorant de laisser mes mains caresser ton corps. Parce qu’aucun autre homme ne pourra te combler comme je le fais. Je connais les tréfonds de ton âme. De ton cœur. De ton esprit. Pas étonnant que je sois le seul capable de t’offrir de véritables orgasmes. » Pointe de fierté dans sa voix grave et caressante. Nécessité de ramener la brebis égarée dans les rangs. Impossible de repartir sans elle, même s’il prétendait le contraire pour la provoquer. De gré ou de force, Scylla le suivrait. Parce que la laisser ici était un échec et qu’Achille n’en connaissait jamais aucun. Et puis, elle lui était bien trop précieuse pour qu’il prenne le risque qu’un preux chevalier vienne sauver la demoiselle en détresse. Parce que la vie n’était pas un conte de fées, qu’elle n’était pure et qu’il était loin d’être l’homme parfait. Mais leurs âmes s’accoquinaient parfaitement ensemble. « Ton cœur a toujours été brisé. Irrécupérable. Noirci. Abîmé. Mais cela ne m’a jamais empêché de l’aimer plus que de raison. Tu es machiavélique, insaisissable, capricieuse, mesquine et pernicieuse. Parfaite. » Douces cajoleries alors qu’il continuait à avancer, les mains sagement croisées dans son dos. Ses yeux dorés plantés dans ceux, plus clairs, de sa cadette. Danse enjôleuse, sourire séducteur, yeux caressants. « Tout cela est donc une affaire de jalousie, mon amour ? C’est parce que j’ai eu le malheur de culbuter cette misérable que tu te mets dans des états pareils ? Crois-moi, je ne l’ai pas fait de bon cœur. J’ai pensé à toi tout le temps que ça a duré. A toi et à cet enfoiré de Bjarne, forniquant dans tes appartements. Tu connais notre devise, Scylla. Œil pour œil, dent pour dent. » L’esprit de vengeance était extrêmement vivace chez eux. Se faire du mal pour se montrer à quel point il tenait l’un à l’autre. Scylla avait voulu lui prouver qu’elle ne lui appartenait pas. Achille avait voulu lui prouver que lui aussi pouvait s’intéresser à d’autres personnes qu’elle. Terrible jeu malsain qui finirait par les conduire à leur perte. Terrible cercle vicieux qui finirait par les détruire. Mais en attendant, ils en tiraient trop de plaisirs pour s’arrêter. Incapables de vivre une douce histoire sans vagues. Scylla détestait Achille mais Achille vénérait Scylla. Achille détestait Scylla mais Scylla vénérait Achille. Histoire ancestrale, véritable malédiction, qui ne pourrait prendre fin qu’avec leur expiration réciproque. Parce que le karma était contre eux. Contre eux, contre leur amour incestueux et toutes les horreurs qu’ils infligeant au monde. Véritables démons extirpés des entrailles de la terre afin de répandre vices et corruption. Devoirs infernaux qu’ils accomplissaient avec une joie non-dissimulée, prenant un plaisir incommensurable à faire du mal à autrui et à s’oublier dans leurs étreintes avilissantes. La conception du véritable amour selon Achille. Conviction qu’il faisait partager à sa sœur. Parce que rien ne pourrait véritablement les séparer, tant ils étaient semblables. Parce qu’ils formeraient toujours ce terrible duo infernal, malgré leurs déchirements. « Rentre avec moi, Scylla. Je t’en prie. Tu veux que je m’excuse d’avoir sauté cette misérable ? Très bien, je m’excuse. Rentre avec moi. Ou avant de prendre ta décision, laisse moi te montrer à quel point tu m’as manqué. » Flamme sauvage dans les yeux. Sourire avide sur les lèvres. Pulsions incontrôlables au creux des reins.
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utterly intoxicated by eachother (scylle)

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