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my heart breaks a little when i hear your name (yelix)

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‹ MESSAGES : 1372
‹ AVATAR : selena gomez
‹ CRÉDITS : balaclava (av) ; myself (crackship) ; amandine la kween (aes) ; astra (signa)
‹ COMPTES : sl - rk - ig - rs - av

‹ AGE : vingt-trois années qui lui ont été dérobées, au service de ceux dont le carmin n'est que pureté.
‹ STATUT : le néant. alix n'appartient à personne. mais les échos d'un passé échoué au creux de son palpitant ne cessent de s'insuffler dans son esprit. alix a aimé celui qui fut sa moitié.
‹ SANG : mêlée, pas vraiment humaine et encore moins noble.
‹ POUVOIR : la orange vacille, elle perd son influence, doucement, et ça la terrifie.
‹ COMPETENCES : manipulation (lv5), endurance (lv3), attaquant (lv5)
‹ METIER : larbin pour un gouvernement corrompu, un gouvernement qui n'a que faire de réduire des êtres à néant. esclave d'une vie qu'elle ne fait que subir.
‹ ALLEGEANCE : dévouée au gouvernement, aveuglée par son envie de protéger la couronne coûte que coûte.
‹ ADIUTOR : liée à maksim kovalevski depuis une année, leur lien vient de se briser mais son dévouement demeure inchangé.
‹ POINTS : 324

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MessageSujet: my heart breaks a little when i hear your name (yelix) Lun 15 Jan - 0:10

i won't abandon you and you can
damn well know that i'm going to fight for you
Cela faisait des semaines que la poupée n'avait plus mis les pieds à Jhiu N'guri. Incapable de se retrouver de nouveau dans l'endroit qui fut la raison de tous ses maux, elle s'est terrée entre les murs du palais doré. Mais Alix a été réparée depuis tout ce temps, réparée par Feyre, la seule et unique personne qui veut son bien dans tout Aksana. Mais depuis, elle a été malade, terriblement malade. Et elle a bien cru y passer la gamine. Elle a vu la fin arriver sous ses yeux. Elle n'est d'ailleurs pas totalement guérie, pas encore. Les médecins se sont opposés à ce qu'elle sorte de l'enceinte du palais, mais personne n'a réussit à la retenir. Elle a bien cru devenir folle. Après tout, n'est ce pas déjà la route qu'elle emprunte ? Celle de la folie. Parce qu'elle a perdu son précieux pouvoir, plus rien, rien du tout. Elle ne peut même pas deviner les pensées des gens qui passent devant elle. Un enfer, un véritable enfer pour la terrible gamine. Alix tire sur sa manche, tentant de cacher son bracelet tangerine, devenu fléau à ses yeux. Elle ignore si le virus est l'unique responsable de ses maux, c'est ce qu'ils disent tous. Mais elle a du mal à y croire la poupée. Parce que cela fait déjà des semaines que son pouvoir part en vrille, des semaines qu'il ne l'écoute plus comme il le devrait et ça la terrifie. Pourtant Feyre a fait ce qu'il fallait, enfin c'est ce qu'elle pense. Dans le fond, comment en être persuadé ? Elle aussi a été touchée par le virus, elle aussi a perdu son pouvoir. Ils sont tous condamnés. Condamnés à ne plus pouvoir user de leur don comme ils le souhaitent. Mais qu'est-elle sans son terrible pouvoir ? Rien. Strictement rien. Le néant. Alix n'a que ça, c'est ce qu'on lui a toujours répété depuis des années. La orange crainte de tous, la orange recueillie par les Oshun, la orange liée en marge de la cérémonie, la orange choisie pour servie la couronne. Tout a toujours été fait pour qu'elle se sente mise en avant grâce à son esprit si diabolique. Mais aujourd'hui, même ça, elle l'a perdu. Alix n'est plus rien, plus rien alors que son pouvoir l'a quitté.
Inconsciemment, c'est là où elle l'a croisé qu'elle est arrivée. Comme si ce lieu représentait son nouveau point d'ancrage. Malgré le traitement accordé par Feyre, la poupée peut encore sentir ses lèvres sur les siennes, ses bras autour d'elle. Elle passe ses doigts sur sa bouche avant de laisser tomber sa main lourdement dans le vide. La gamine est terrifiée. Terrifiée par celui qui dit s'appeler Yerim. Terrifiée parce qu'elle sait qu'elle va devoir le retrouver, ou du moins, attendre qu'il la retrouve. Cal lui a donné une mission et ses mots résonnent encore dans son esprit. Elle avait accepté, de s'infiltrer parmi ceux qui désirent voir la couronne tomber. Mais tout ça, c'était avant de se retrouver sans son pouvoir, son précieux. Alix ne mérite plus la place qui lui a été attribuée, et elle ne mérite pas non plus de continuer à servir ceux qui ont été là pour elle. Ça lui pince le cœur (ou ce qu'il en reste) de penser ça, mais elle sait dans le fond qu'elle a raison. Le quartier est étrangement calme mais elle n'y fait pas attention. La poupée se contente d'avancer, sans but ni raison, juste avancer jusqu'à ce qu'elle trouve un sens à son existence. Les minutes défilent, mais la démone a toujours ce vide, ce terrible vide qui ne veut pas se refermer. Elle a beau l'avoir ignoré autant qu'elle l'a pu, ce vide il est présent depuis qu'elle l'a vu. Et il n'y avait rien à faire pour réussir à l'enlever de sa tête, absolument rien. Il est là, toujours là, à l'empoisonner de l'intérieur. Yerim, son putain de poison. Elle ne sait s'en défaire et ça la consume littéralement. Elle se sent perdre pied la gamine, un peu plus à chaque seconde. Il est là, dans tout son être, toute son âme. Il a pris possession de la vipère, sans qu'elle n'ait pu faire quelque chose. Et elle a tout essayé pourtant. Mais rien. Alors si Alix ne peut plus être Alix, à quoi bon ? Peut-être ont-ils gagné, finalement. Ceux qui cherchaient à l'exterminer alors qu'elle n'avait que cinq ans. Peut-être bien. Elle ne sait pas, elle ne sait plus la poupée de cire. Peut-être s'est-elle contentée de les laisser tirer sur ses fils, au gré de leurs envies. Parce que tout ce qu'elle a fait, c'était les servir. Mais même ça, elle ne peut plus. Et ça lui fait trop mal. Elle a juste l'impression qu'elle va imploser de l'intérieur, qu'elle va mourir si elle ne fait rien. – Please make it stop, please.. Ses supplications, personne ne les entend, si ce n'est elle. Tout est dans sa tête, comme toujours. Son regard s'humidifie alors que la terrible ne pleure jamais. Et il n'y a plus rien à faire pour elle. She's lost anyway. Doucement, elle trouve place sur un tonneau qui traîne sans que personne ne s'en préoccupe. Douce métaphore pour la gamine des enfers. Elle se laisse tomber dessus et délicatement, elle sort une de ses dagues de sa poche arrière. Elle la fait jouer entre ses doigts, la lame si brillante. Ça serait si facile, un simple coup, elle ne sentirait rien, juste une once de liberté lui traverser son être. Alix maintient fermement le manche et fixe la dague de son regard ébène. Elle le fixe au point de ne plus voir que ça, tout autour d'elle a disparu. Il n'y a plus qu'elle et la lame, la lame et elle. La poupée prend une profonde inspiration alors qu'elle place la pointe sur sa gorge immaculée. La fin est proche, la fin de ses souffrances, la fin de tout et le début d'une nouvelle ère. La gamine déglutit, cherchant la force en elle pour donner le coup fatal. Mais au lieu de ça, elle entend une voix, encore et toujours la même. – Leave me alone, not this time. Mais elle ne s'éteint pas, cette petite voix, celle de – Yerim. Alix ferme ses yeux et secoue sa tête. No, no, no, no. Il va partir, il doit partir. Pas maintenant, pas alors qu'elle est sur le point d'en finir. Elle n'a pas besoin de ça, elle n'a pas besoin de lui. La poupée rouvre ses yeux et elle le voit, là, devant elle, Yerim. Aussi beau que dans ses souvenirs, avec le même visage arrogant. Elle peut sentir la panique l'envahir et sa main tremble en même temps que la lame. – Go away, leave me.
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‹ CRÉDITS : AV/@NOTYOURMAMA AKA CHLOE QUI A TROP DE TALENT EH.
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‹ AGE : vingt-trois ans à vivre tel un oppressé, amoureux d'une liberté qu'il ne voit que dans ses rêves, c'est la jeunesse qui trompera les vieilles générations.
‹ STATUT : célibataire, autrement dit seul depuis sa naissance, il n'est intéressé par rien d'autre que par une vengeance froide.
‹ SANG : mêlé, abomination, quoi que utile aux yeux de quelques maîtres, il est de ces gens qui ont courbé l'échine pour survivre.
‹ POUVOIR : jaune comme le pipi.
‹ COMPETENCES : ténacité (lv3), méfiance (lv2), charisme (lv3)
‹ METIER : en fuite, chien, loup solitaire, il rode, il vaque, il torture, il est le fantôme d'une carcasse d'autrefois. accessoirement bras-droit de anders pollux, il est enfin à la tête d'une Hydre qui ne courbera jamais l'échine.
‹ ALLEGEANCE : autrefois la ligue, maintenant l'armée de pollux. comme un chien enragé, le loup solitaire s'adosse à cette nouvelle famille qui mettra le royaume à sang et à flammes pour récupérer ce qui leur a toujours été dû: la liberté.
‹ ADIUTOR : merle osanos, jamais il n'a autant détesté, jamais il n'a autant haï. que son rêve à lui et d'enrouler ses mains autour de son cou pour lui arracher toute trace de vie.
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MessageSujet: Re: my heart breaks a little when i hear your name (yelix) Dim 28 Jan - 17:44


I won't abandon you. I'm sure as hell not going to listen to you, and you can damn well know that I'm going to fight for you. because my love for you is beyond any love i have ever heard described. it is a love that is beyond love; a soul connection in which no seam is visible.

Yerim, ô doux Yerim, qui à son passage ne provoque que vents et marais, qui à son passage ne sait que cracher sur ces êtres décontenancés. Ces Maîtres ou ces Mêlés encore accroupis au sol, à cause d’un virus qui les a détruit, déformé, qui leur a arraché la moitié de leur âme, cette terrible âme qui n’en fait qu’à sa tête. Et Yerim, lui, il est si soulagé, il a peut-être perdu son pouvoir, cette électricité qui se nourrissait de sa rage, mais les poings sont toujours sanglants et fonctionnels, si fonctionnels, alors qu’il a défiguré des êtres sans destiné, perdus par ce qui leur arrivait. Mais sa moitié à lui, ô Merle, douce Merle n’est plus, et dans un rire écarlate, il pense déjà à des centaines de façons pour la tuer, lui faire du mal ; tant de mal. Parce que ça va au-delà de cette haine viscérale, ça va au-delà de la rage, c’est juste impossible que l’un survive alors que l’autre vit encore, alors qu’il inspire et expire le même air que le sien. Mais Yerim sait qu’il doit attendre, l’attendre elle, que l’opportunité s’offrira à lui et qu’à ce moment-là, il enfoncera une dague dans son ventre, faisant éclater ses entrailles en mille morceaux. Son sourire se glace sur ses lèvres, alors qu’il continue sa valse effrénée vers la capitale ; là où il ne pensait plus mettre les pieds. Mais la réelle moitié se trouve là-bas, tout aussi décontenancée que les autres, probablement, à avoir perdu son Maître et ses pouvoirs, Alix ne doit plus être rien, mais le gosse s’en fout, tant qu’il peut la réparer, tant qu’il peut la serrer dans ses bras. Tant qu’Alix se souvient, Yerim revivra aussi. Et il sait que dans cette malédiction sans fin, il ne peut la toucher, pas maintenant, pas encore, parce que ça serait la mettre en terrible danger, ce serait l’électrocuter, et ça, c’est la dernière chose que Yerim veut. Il ne veut plus qu’elle ait à avoir mal, il ne veut plus qu’elle ait peur de lui ou de son pouvoir, alors il mettra une distance de sécurité entre elle et lui, alors il tentera de la convaincre une seconde fois de le suivre ; et ne prendra plus jamais non pour réponse. Parce qu’il se refuse à la laisser, à la laisser crever aux doigts de la couronne, sa place à elle, n’a jamais été qu’à ses côtés ou celle de l’armée. Parce qu’Alix a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui, et il fera d’elle, ce qu’elle sera dans le futur. Cette belle et douce Alix, cette fille déjantée, prête à tout pour se venger, crier, cracher sur la terre toute entière et leur dire d’aller au diable, car elle ne courberait l’échine pour personne. Et ça le rend fier, de se souvenir d’elle, de cette mémoire qui n’a jamais déchanté. Chantant les louanges de sa moitié, il n’a maintenant que davantage besoin de la voir, de lui parler, de l’apaiser, comme elle l’apaise dans un simple rire.
Et il entre dans les quartiers pourris de la capitale, la dernière fois qu’il y a mis les pieds, il a tué, et ses mains teintées de sang, ne sont que davantage carmins. Mais Yerim ne s’arrête pas, pas quand la torture ou les cris de ses victimes ne viennent plus résonner dans sa conscience. Parce qu’il a laissé derrière lui son humanité, ou sa culpabilité, tout ce qui faisait de lui un garçon, un adolescent, ça s’est imbriqué pour se briser, ça s’est fracassé au sol dans un éclat, et jamais il ne s’est senti plus soulagé, plus heureux de vivre. Il a commencé à traquer Alix il y a quelques jours, sachant par instinct où elle se trouve, où elle est venue s’oublier, ses pas le mènent automatiquement à elle, à sa douce et tendre Alix. A cette fille qui l’obsède depuis qu’il l’a vu pour la première fois, à cette fille qu’il a aimé si tendrement, et à qui il n’a jamais eu le courage d’avouer ses sentiments. Cette fille à qui il a, enfin, caresser les lèvres ; cette fille tout simplement, qu’il va ramener à lui. Parce qu’elle ne peut pas ne pas se souvenir, parce qu’elle ne peut rester cette épave. Parce qu’elle doit vivre, et que c’est sa mission, ça dépasse tout, même l’entendement. L’objectif est clair, à présent il n’a besoin que d’user des arguments qui sauront la convaincre, même s’il la sait réticente et effrayée, Yerim sait, il est persuadé que dans quelques semaines, elle saura qui elle est, ce qu’elle a fait, ce qu’on lui a fait, et que tout comme lui, elle voudra se venger ; mais à ses côtés. Et il voit enfin sa silhouette, ses longs cheveux charbons, et son cœur fait un bond dans sa cage thoracique. Mais dans sa main se trouve une dague, une lame serrée à son cou, et Yerim s’arrête net, freiné dans ses ardeurs et son besoin de sa proximité. Il arque un sourcil, baisse les mains, les enfonce dans ses poches, pour ne pas l’alarmer. – Leave me alone, not this time. Yerim. – Il entend sa voix, mais préfère ignorer ses mots, alors qu’il refuse de la voir mourir. Si elle enfonce sa dague dans son cou, si elle laisse le sang couler, alors Yerim crèvera aussi, c’est aussi simple que ça, pas besoin d’explication, pas besoin de mettre sens à cette action ; c’est juste eux deux contre le monde, et rien d’autre. Il s’avance, plus déterminé que jamais, pour se poster face à elle, alors qu’elle ouvre enfin les yeux. – Go away, leave me. – Il secoue la tête frénétiquement, et laisse un sourire timide se former sur ses lèvres. – Never. I promised you I would find you, and with the little honor I have, I’ll always keep my word when it comes to you. – Il marque une pause, la main tremblante dans sa poche, alors qu’il a envie de courir, lui arracher la dague des mains, la supplier de ne pas faire ça, que le monde fera sens, au moment où elle l’accompagnera, où elle quittera ce vacarme fracassant pour entre dans ce silence vaillant qu’il a créé de toute pièce pour elle. – Drop the weapon Alix, please. It’s not worth it, if you come with me, you’ll see, you’ll understand. – Il sort une dague de sa poche et la pose à même sa carotide, bien décidé de lui nourrir le même poison qu’elle a décidé de lui cracher à la figure. – Don’t forget that we’re in this together. If you kill yourself, I’ll do the same. – Et il est sérieux, il n’y a aucun doute dans sa voix, pas même le tremblement de la peur de cette lame contre sa peau, alors qu’il lui suffit d’appuyer un tout petit peu pour laisser le sang couler et échapper à la réalité.
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MessageSujet: Re: my heart breaks a little when i hear your name (yelix) Lun 5 Fév - 23:49

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Toujours assise sur ce bois moisi, elle pouvait sentir la pointe de la lame lui piquer la gorge. Elle joue avec la mort Alix. Elle joue si bien avec elle, qu'il est difficile de savoir quand la limite fut franchie. Ses doigts serrent un peu plus le manche, alors qu'ils commencent à glisser dessus. Elle déglutit lentement la poupée. Elle n'a jamais été si proche de sa délivrance, de son propre salut. Alix pourrait presque toucher du doigt, ce paradis perdu, celui dont elle a tant rêvé, celui qui n'est plus à un fil d'elle. L'enfant terrible pourrait simplement vivre, de nouveau. Elle pourrait goûter à ce repos éternel qui lui manque tant. Parce qu'elle est fatiguée, usée jusqu'à la moelle, par un pouvoir qui joue avec elle. Le voilà porté disparu depuis qu’elle avait été souffrante. Depuis que le virus l’avait ravagé, elle n’avait pas été capable d’entendre une seule pensée. Pire encore, voilà que son don se retournait contre elle. Emportée par une tornade de voix, elle n’arrivait pas à faire taire son esprit. C’était littéralement un enfer sur terre et elle n’en pouvait plus. Sa main se met à trembler alors que c'est la silhouette de Yerim qui se dresse face à elle. Un énième tour de son esprit, elle en était sûre. Il n'était pas vraiment là, il n'était pas vraiment réel. Peut-être était-il celui qui la conduirait vers un monde meilleur ? Celui qui lui tendait la main alors que la vie quittait son corps ? Cette pensée l'enveloppa dans un nuage de douceur auquel elle était peu habituée. Mais c'était étrangement réconfortant, étrangement agréable. Il n'y avait plus de souffrance, il n'y avait plus de douleur. Juste une âme en paix. La sienne. La lame tremble à son tour. Une goutte de sang vient s'écouler sur son cou dénudé. Elle vient perler jusqu'à l'orée de sa poitrine. Alix est prête. Elle est enfin prête à cueillir la mort. La pointe s'enfonce un peu plus dans sa chair alors que les paroles du jaune viennent résonner dans son esprit. Un mirage ne devrait pas être capable de parler. Il ne devrait pas être capable de lui parler. Sa gorge se serre, ne faisant qu'enfoncer un peu plus la dague dans son derme doré. Sa respiration s'accélère alors que sa voix sonne comme une mélodie qui n'a que trop joué dans sa tête. Il continue à la ravager. Elle ne sait plus quoi penser la poupée. Elle était si forte autrefois, si puissante. Mais devant lui, elle n'est plus rien qu'une gamine apeurée faisant des menaces qu'elle ne tiendra pas. Tu pourrais t'ôter la vie, ça n'est pas comme si tu manquerais à quelqu'un. Personne n'a jamais voulu de toi, tu n'es qu'un boulet au bout d'une chaîne que l'on se traîne. Sa langue vient humidifier ses lèvres alors qu'elle fronce son regard, essayant de chasser ses pensées d'un mouvement de la tête. Tu le sais mieux que n'importe qui, Alix. Finis en. Les paroles du mêlé se mêlent aux siennes, et elle n'arrive plus à distinguer le vrai du faux. Qui est réel et qui ne l'est pas. Elle est perdue, perdue dans un labyrinthe qui la consume à chaque minute qui passe. Pourquoi elle ? Pourquoi cela doit-il lui arriver à elle ? Ne pouvait-elle pas rester ce soldat, cette guerrière se battant pour la couronne, pour son empereur ? Était-ce trop demander ? Ils n'ont jamais eu besoin de toi tu le sais, dans le fond. Alix mord sa lèvre, sa main tient toujours fébrilement la dague, et le sang a déjà commencé à sécher sur sa gorge. Pourtant un simple coup sec, et tout serait terminé. Son corps s'écroulerait sur le sol boueux et il pourrirait là jusqu'à ce que quelqu'un la remarque et la pousse dans un coin. Elle n'est qu'une mêlée après tout, une orange certes, mais elle ne sert plus à rien alors que c'est son pouvoir qui a pris le contrôle désormais. Elle n'est alors plus qu'un joli minois qui sait utiliser une épée. Juste bonne à travailler au boudoir. Allez, fais le, fais le ! – Shut the fuck up ! Elle hurle ces mots. Elle se les hurle à elle-même d'abord, puis à Yerim, qu'il se taise, qu'il la ferme parce qu'elle ne supporte plus de l'écouter. C'est trop dur. Son souffle est saccadé alors qu'elle n'a pas bougé depuis qu'il était arrivé. C'est alors qu'elle le voit sortir une dague, semblable à la sienne, bien trop semblable, comme si les lames étaient jumelles. Son regard ébène se pose sur sa main à lui, prêt à s’ôter la vie parce qu'elle voulait s'ôter la sienne. Quel fou ferait ça ? Elle est perplexe Alix, et elle commence à relâcher doucement la pression, sans pour autant éloigner la lame de sa gorge. C'est un piège, ne te laisse pas avoir par lui, il est désespéré. Il peut bien mourir, pour ce que cela importe. Fais le Alix. Son regard s'humidifie alors qu'elle ne sait que faire, que choisir. Tout se brouille, tout se complique. Il est là, elle ne veut pas le voir sombrer avec elle, il ne devrait pas, il ne devrait pas faire ça. Ça n'est pas juste. Pourquoi fait-il ça ? – Why can't I get you out of my head ? Ses paroles sont plus à elle-même, bien qu'elle les adresse aussi au jaune, alors que son regard rempli de larmes le fixe. Elle veut juste que la souffrance s'arrête. – Why ? Elle souffle ses paroles dans un sanglot étouffé. – Why can't I unlove you ? Voilà qui serait bien plus simple. Parce qu'elle avait fini par comprendre. Comprendre qu'il ne pouvait pas avoir autant de pouvoir sur elle si elle ne l'aimait pas. Alors oui, Alix aime Yerim. Et ça la tue. – Why ? Just why ? Alors qu'elle prononce ces derniers mots, la lame glisse de ses doigts pour venir se briser sur le sol. Sa main retombe lourdement dans le vide. Et elle laisse les larmes couler sur ses joues. Elle n'a plus la force de les retenir.


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MessageSujet: Re: my heart breaks a little when i hear your name (yelix) Lun 12 Fév - 22:27


I won't abandon you. I'm sure as hell not going to listen to you, and you can damn well know that I'm going to fight for you. because my love for you is beyond any love i have ever heard described. it is a love that is beyond love; a soul connection in which no seam is visible.

La dague s’enfonce, le monde s’arrête. Une page blanche, deux silhouettes encapuchonnées, une barrière les séparant, et un silence strident venant les accabler. Deux bouches pincées, des langues liées, une folie les consumant tout deux avec une ardence indescriptible. Deux âmes qui n’ont jamais rien compris à la vie, qui par l’injustice n’ont que davantage souffert et qui dans leurs malheurs, n’ont appris qu’à haïr et détester. Deux esprits si semblables et si différents, deux faces d’une même pièce, réduites à un rien. A une mort incertaine, à des années à s’être perdu de vue, à s’être oublié ; ou presque. Une scène peut-être dramatique ou ironique, parce que de leur propre main, en quelques secondes, ils peuvent s’ôter la vie. Faire taire le cauchemar et les illusions, faire taire ce semblant de gloire et de défaite. Arrêter pour ne plus avoir à se relever, pour ne plus avoir à chialer comme des gosses, comme des enfants. Des enfants qui ont grandi trop vite, tellement vite, qui ont vu la mort avant la vie, qui ont touché le désespoir avant le rire. Des coquilles vides, arrachées des bras de ce qui leur était le plus cher : une chance à la vie, une chance au bonheur, une chance à quelque chose de plus grand, de mieux ; tellement mieux. Mais si dans ce cauchemar il ne semble y avoir rien, ils y sont tous les deux, et Yerim sait qu’en lui prenant la main, qu’en sentant sa proximité, de ce petit morceau de noirceur, devient un arc-en-ciel d’espoir. Il ne retrouvera jamais ce qu’il a perdu, ce qu’on lui a si violemment dérobé, et pourtant, Alix semble être la solution, le baume qui saura panser les plaies. Cette chose, cette pensée, cette partie qui saura remplir les trous laissés par les aléas de la vie. C’est plus qu’une conviction, c’est un fait et la voir mourir, ça serait l’achever. Ca serait le tuer une dernière petite fois, ça serait dérober cette terre d’une once de lumière, un espoir nouveau, un truc pas vraiment descriptible, et si fort pourtant. Il le sent dans ses entrailles, dans son corps, dans ses veines, ce besoin constant de la ramener à lui, de lui donner la chance de pouvoir se souvenir. Redevenir un individu, se démêler de la crasse et du mensonge, lui donner la chance de penser pour elle-même et de choisir après ça ce qu’elle souhaite faire. Voir des choses qu’on ne lui aura jamais donné la chance de pouvoir. Alors il l’aime, bien à sa façon, Yerim aime, et il ne pensait pas pouvoir le redire un jour. Si elle se saigne, si elle se crève, alors il se crèvera avec, parce que ça sert à rien d’essayer, d’y croire. Sans Alix rien ne fonctionne, sans Alix rien ne va.
– Shut the fuck up! – Alors que le sang coagule contre sa peau, alors qu’il voit un filet de ce liquide carmin descendre jusque dans sa nuque il serre davantage son poing sur sa propre dague, prête à l’enfoncer dans sa carotide si elle fait de même. Ca sert plus à rien de nier ou de croire que Yerim sans Alix ça fait sens, ça sert plus à rien d’essayer ; parce que de toute façon, il sait que si elle meurt, il mourra avec, laissant la part de son humanité cramée dans les trépas d’Oblivion. Et le gosse sait pas quoi dire, pas quoi faire, penaud, timide, paniqué, il a l’impression de voir dans les yeux d’Alix la même folie qui décèle dans les siennes, cette folie qui consume, qui bouffe, qui épuise et qui s’arrête jamais. Comme un tambour malmené, boum boum, y a que ce son, cette impardonnable mélodie qui leur rappelle qu’indéniablement ils ne sont rien. A quoi bon continuer quand de toute façon au bout de la ligne d’arrivée il n’y a que sang et chaos ? A quoi bon se donner la peine quand finalement y a rien à gagner, y a rien que la défaite, cette défaite si amère qu’il se tire comme des forcenés qui s’arrêtent jamais. Ils sont esclaves à leur propre perte, à leur folie si bien emballée, si joliment ravalée. – Why can't I get you out of my head ? – Parce que lui n’y arrive pas non plus. Parce que depuis le premier regard qu’ils se sont lancés, c’était écrit, décrit dans les livres les plus tragiques. Y avait qu’eux, y aura jamais qu’eux et au diable le reste. Alors elle est gravée dans sa mémoire, mais il est gravé dans la sienne, malédiction ou bénédiction, l’interrogation s’obstine, alors que lui sait que c’est un cadeau, elle le hait encore pour ce qu’il est, ce qu’il représente ; sa vulnérabilité indéniable. O Alix, grande Alix, forte, fière, princière, faible aux yeux de la solitude, au reste du monde elle n’a jamais été qu’un pilier, un truc inébranlable, qui tremble pourtant quand Yerim est là, et c’est si réciproque, que ça pue l’évidence.  – Why ? – Qu’elle lui demande, alors qu’il ne trouve de réponse. Parce que c’est un peu plus compliqué que ça, c’est plus complexe, c’est indescriptible et pourtant indéniable. Et comment quelque chose de si vague peut être aussi fort ? Yerim ne peut imaginer l’impact de son retour dans sa vie, ne peut imaginer ce qu’elle doit penser ou croire. Lui, l’ennemi, elle, la nymphe. Et tous les deux se sont mutuellement chuchotés dans l’oreille comme des sirènes manipulatrices et depuis, si le monde fait plus sens pour Yerim, il n’est que désordre pour Alix. Il a envie de la toucher, de s’approcher davantage, de caresser sa joue comme avant et lui chuchoter que tout ira bien, que finalement tout ça c’est qu’un malentendu. Mais la langue liée, le poing toujours serré autour du fourreau de sa lame, il se tait, il écoute les sanglots, il les écoute et s’en imprègne ; parce qu’il se promet qu’en ramenant Alix, jamais plus elle ne pleurera, jamais plus elle ne sanglotera. Seuls des rires s’échapperont de sa bouche divine, et ceux-ci provoqués par lui. – Why can't I unlove you ? – Because it’s meant to be. Qu’il a envie de lui chuchoter. Qu’ils pourraient essayer, essayer de s’oublier avec d’autres gens, mais que ça les ramènera toujours l’un à l’autre. Comme deux aimants, ils ont dans la tête que le cœur de l’autre, et ça depuis toujours, mais comme des idiots, c’est bien trop tard qu’ils s’en sont rendus compte. Et quelque chose dans les entrailles du garçon s’éveille, alors qu’elle lui dit qu’elle l’aime, alors qu’il est certain qu’au fond Alix est toujours là et que sa quête n’a jamais été vaine. Les incertitudes balayées, il s’avance, un sourire idiot mué sur les lèvres. – Why ? Just why ? – Qu’elle demande encore et encore, avant de laisser sa dague tomber au sol. Brusquement il s’avance vers la lame, et l’attrape de sa main libre. Rangeant les deux armes dans sa ceinture, il lève les yeux vers la sirène. – Because, just because. – Qu’il lui dit, ce sourire ornant toujours son visage redevenu enfantin. – And if you can’t remember why, I will remember for you. If you can’t love me, I will love enough for both of us. If you cry, I’ll be there to tell you that everything’s going to be ok. If you feel alone, I’ll be your shimmer of hope, your friend, your loyal companion ‘til the end. – Longue tirade, qu’une franchise terrible, un coeur qui bat à tout romper et qui s’arrête jamais. – Because you and I, it’s until the end of time and beyond. – Il est maintenant à quelques pas d’elle, juste assez pour pouvoir sentir son parfum, pour pouvoir voir les cernes sous ses yeux, les larmes coulant sur ses joues. Il tend son bras, et s’arrête à quelques centimètres de son visage. – And that’s why I’m begging you to come with me. There’s nothing for you here Alix. – Qu’elle vienne, qu’ils partent et ne remittent jamais les pieds dans ce shithole.
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my heart breaks a little when i hear your name (yelix)

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