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everyday a small piece of you dies (hyperi)

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water nation
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water nation
‹ MESSAGES : 192
‹ AVATAR : NATALIA DYER
‹ CRÉDITS : FAUST

‹ AGE : vingt-deux années qu'elle est en parfaite communion avec son élément
‹ STATUT : un coeur à prendre qu'elle refuse d'offrir à quiconque, parachutée dans des fiançailles que son père s'empresse d'officialiser, avec un fils de l'eau puisque selon lui, nul ne peut rêver pareille occasion quand elle se présente, surtout qu'il est question d'un cousin de merle
‹ SANG : native du bronze, famille proclamée argent, le sang helleros respire (ou pue) la nouvelle noblesse
‹ POUVOIR : l’eau, cette amie, parfois traîtresse qui nourrit chaque être vivant, l’habite comme si elle l’avait façonnée
‹ COMPETENCES : honneur (niv. 1), discrétion (niv.1) & audace (niv.1)
‹ METIER : gamine qui tisse sa propre toile, qui cherche des alliés pour se libérer de sa condition
‹ ALLEGEANCE : une vie sans toutes les obligations qui lui pèsent sur les épaules, une vie où le sang ne coule pas, sans merle osanos
‹ POINTS : 806

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MessageSujet: everyday a small piece of you dies (hyperi) Dim 14 Jan - 8:02

The world can be a nasty place. You know it, I know it, yeah. We don’t have to fall from grace. Put down the weapons you fight with. Kill 'em with kindness.

Le bienveillant sourire de son cavalier d’escorte lui apporte un tant soit peu de réconfort. La fille de l’eau éprouve toutes les peines du monde à garder l’esprit clair avec le tourbillon d’émotions qui l’accapare depuis plusieurs jours qu’elle n’en est pas moins insensible à toute forme de sympathie, surtout venant d’un inconnu qui ignore à quel point ce jour va être marqué au fer rouge dans son avenir. Désireuse de faire demi-tour et de courir vers un endroit où elle se sentirait à sa place l’esprit léger, où elle n’aurait pas à se soucier de ce que vont devenir les lendemains, elle reste un instant dans le véhicule, le regard perdu et voguant au loin. La réalité la rattrape quand elle tente d’ignorer les bulles d’air qui lui brûlent les poumons, bulles qui se délectent du chagrin qu’elle contient, qui assènent par milliers ses entrailles, elle trouve néanmoins la force d’esquisser un premier mouvement, en dépit de l’absence d’enthousiasme d’être arrivée à bon port. Une personne l’attend au pied d’un escalier et une fois le pied posé à terre, elle s’anime comme par magie et marmonne un bienvenu inaudible avant de l’inviter à la suivre. Son pas est rapide qu’elle rencontre un grand mal à tenir la même cadence tout en lui faisant une visite accélérée des lieux. Dans les rares moments où elle ralentit, elle n’obtient même pas le temps de reprendre son souffle normalement quand elle l’emmène d’une pièce à l’autre. Elle n’imaginait pas un jour vivre ici, tout lui paraît trop grand, trop luxueux, trop tape à l’oeil, le contraire en quoi elle aspire et subitement, une vague de tristesse l’engloutit à l’idée d’être coupée de l’extérieur. Car s’il semble aussi beau que celui autour de son fief, elle craint ne plus avoir la même possibilité de l’explorer avec la venue de nouvelles obligations.

Elle termine la visite dans une pièce toute aussi grande et clinquante que les autres. En deux temps trois mouvements, elle l’installe sur un canapé plus moelleux tu meurs, lui sert un rafraîchissement avant de se retirer en douce sans qu’elle le remarque, épuisée par le long voyage entrepris jusqu’ici. Elle ne venait pas à la capitale souvent, encore moins au palais. La dernière fois qu’elle était venue, c’est pour couronner la nouvelle reine de l’eau et toute la famille avait fait le déplacement. Tant de choses se sont passées depuis, l’exécution de Leto, le virus, la mort de son adiutor et maintenant cela. Le vertige la gagne et elle repose son verre pour lutter contre la panique qui s’empare d’elle. Elle se remémore alors des sages conseils de son père et des paroles réconfortantes de ses frères, qu’elle sait peu enthousiastes de la voir aux côtés du fils de l’ennemi de la couronne. Loin d’être calmée, elle se lève pour se diriger vers la fenêtre. L’appel de l’extérieur dépasse ses attentes, il n’a de pareil que la liberté qui lui manque cruellement, soulagée de l’effet qu’il procure à son coeur, qui malmène sa poitrine depuis son arrivée. Peu hâte de le rencontrer, lui. Elle se souvient à quoi il ressemble mais ignore totalement quelle genre de personne il est. Cela l’angoisse de ne pas obtenir de réponses à cette question. Furieusement, elle combat contre la douleur qui la tenaille, luttant contre les larmes qui menacent de sortir. Elle est à présent face à sa destinée, pourtant elle continue de tourner le dos à cette opulence à n’en plus finir, indifférente à son sort. Petite devant l’immensité du ciel, elle ravale les larmes silencieuses tandis qu’un bruit de porte la tire de ses songes. Les yeux levés, elle oublie le silence pour sentir sa présence à quelques mètres. Peut-être qu’il ne s’agit pas de lui mais son instinct la trompe rarement. Elle ne daigne pas tourner la tête, peu pressée de croiser ses orbes et de courber l’échine devant lui comme le lui a fait si bien comprendre son père. Elle ne l’écouterait pas cette fois, maintenant qu’il est loin d’elle, son attention dirigé sur le jardin en contrebas. Poitrine qui se soulève sous la pression qui monte, un mutisme qui en dit long mais qu’elle juge salvateur. Elle peut entendre son souffle à l’autre bout de la pièce. Un début de torture pour son esprit qu’elle met immédiatement fin en se retournant enfin, le menton légèrement relevé.
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water mutant
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water mutant
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‹ AVATAR : francisco lachowski.
‹ CRÉDITS : morrigan.
‹ COMPTES : rhaegar osoryd, fils des flammes, homme divisé et divisable.

‹ AGE : vingt-deux années se sont écoulées depuis son arrivée en ce monde. encore traité comme l'enfant idéaliste et tempéré qu'il n'a jamais véritablement cessé d'être, il entre douloureusement dans les tumultes propres à l'âge adulte.
‹ STATUT : épris d'une femme hors de sa portée, empêtré dans un amour révolu. à cette situation peu enviable s'ajoute le poids de fiançailles arrangées.
‹ SANG : le fluide argenté revêt les reflets bleutés qui lui ont tant manqué.
‹ POUVOIR : (maitrise du sang) un don sanguinaire, pour un être opposé à toute forme de violence.
‹ COMPETENCES : empathie, honneur, tolérance.
‹ METIER : gamin verni, prince déchu, il n'a jamais goûté à la moindre ébauche de vie professionnelle.
‹ ALLEGEANCE : à saeko oshun. la femme qu'il aime, celle en qui il croit.
‹ ADIUTOR : une bleue horripilante.
‹ POINTS : 462

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MessageSujet: Re: everyday a small piece of you dies (hyperi) Dim 14 Jan - 15:13

Lorsque le sujet ridiculement problématique posé par son célibat avait été abordé, Hyppolite n’avait guère opposé grande résistante. Il n’avait pas agit comme l’enfant qu’on tendait toujours à voir en lui. Il n’avait pas fait de caprice, pas émis la moindre protestation. Un peu car il n’en voyait guère l’intérêt, mais aussi car, d’une certaine façon, il avait toujours sut qu’il en serait ainsi. La vie sentimentale d’Hyppolite n’avait jamais été véritablement sienne, ce que tout le monde s’était toujours fait un devoir de lui démontrer par a + b. Par le passé, son père s’était toujours employé à rendre parfaitement clair que toutes les décisions importantes quant à la vie du plus jeune de ses fils reposaient entre ses mains. Hyppolite avait dut courber l’échine, continuellement, pliant sous l’autorité du patriarche. Il avait déjà goûté à la saveur amère de fiançailles arrangées, avant que sa vie ne prenne un tournant aussi tragique qu’inédit. La fuite forcée d’Azurite lui avait permis à l’époque d’échapper à de premières fiançailles avec une enfant de l’air. Maigre consolation qui en restait néanmoins une. Et voilà qu’à nouveau, il se retrouvait enchaîné, cette fois-ci à une enfant de l’eau à la famille nouvellement anoblie. Une Helleros dont Hyppolite peinait furieusement à se remémorer les traits. Enfin, peu importe. Ce n’était pas comme si le réel objet de son affection lui retournait cette dernière. Saeko avait rendu très clair qu’elle ne l’aimait guère ou du moins pas de la façon qu’il attendait et si Hyppolite ne pouvait pas l’avoir elle, alors il pourrait bien avoir n’importe qui d’autre. Alors il avait concédé à épouser une étrangère. Sans broncher, sans réclamer la moindre information quant à sa nouvelle promise. Il n’avait même pas témoigné de curiosité quant à la malheureuse destinée à unir sa vie à la sienne. Evidemment, personne ne s’était vexé de son manque d’intérêt. Tout ce qui comptait c’était qu’il concède à offrir sa vie à un parti intéressant. Le reste n’avait pas de réel intérêt, du moins pas aux yeux des têtes couronnées.

Seul dans ses appartements, Hyppolite s’abandonnait à la contemplation rapide de son reflet. Un grand miroir lui renvoyait une vision guère séduisante de sa personne. Il ne se donnait pas la peine de sourire et il émanait de lui une fatigue certaine. La lassitude teintait ses traits, ternissant son regard. Il se trouvait l’air minuscule, faible. Il se trouvait ratatiné en dépit de son mètre quatre-vingt huit. Avachi, accablé. Il portait encore sur lui les affres de la maladie. Une aura de faiblesse émanait de lui, même ainsi richement vêtu, soigneusement préparé en prévision de sa première rencontre officielle avec sa fiancée. Tous les artifices du monde ne parvenaient pas à dissimuler son mal-être grandissant. Insatisfait du reflet renvoyé, Hyppolite fit volte-face, se détournant du spectacle peu réjouissant qu’il offrait. Ne s’attardant guère plus longtemps, il quitta ses appartements et se laissa guider jusqu’à la pièce qui allait être le théâtre malheureux de cette rencontre indésirable. L’anxiété n’étreignait pas son cœur lorsqu’il se retrouva en face de la porte qui le séparait de sa nouvelle promise. Il semblait même relativement calme, apaisé. Bien sûr, il ne l’était pas. Tout son corps ployait sous le poids d’une force inconnue qui n’avait décemment rien à voir avec ses fiançailles arrangées. Hyppolite avait bien d’autres choses à penser, des choses autrement plus importantes et qui conféraient à cet instant des airs de simple et infime formalité. Se parant du sourire courtois qu’il arborait à la manière d’une armure, il referma ses longs doigts sur la poignée de la porte qu’il tourna doucement avant de pénétrer à l’intérieur de la vaste pièce. Cette dernière n’est pas vide. Elle est déjà là. Et il sait qu’elle l’a entendue entrer. Son corps s’est légèrement raidi en entendant la porte s’ouvrir sur lui. Le silence plane et Hyppolite n’y met pas fin de suite, le laissant sévir quelques instants encore. Il l’observe, un soupçon de curiosité dans le regard. La vue qu’il a d’ici n’est guère flatteuse. Il ne voit qu’une chevelure brune, vision insatisfaisante. Enfin, elle se retourne, daignant l’affronter, le menton haut, comme dans une attitude de défi. Que pense-t-elle de lui ? Il ne saurait le dire avec précision, mais tout dans son attitude inspire une méfiance prononcée et sans qu’elle n’ait eut à l’énoncer, il comprend qu’elle l’exècre, lui et cette situation guère enviable dans laquelle ils sont l’un comme l’autre prisonniers. Quelques secondes s’écoulent pendant qu’il l’observe, la jaugeant de ce regard doux, confiant. De lui irradie un calme qui ne reflète pourtant pas son remue ménage. Son être tout entier souffre et pourtant, il parviens à le dissimuler, présentant au monde une apparence délicate, tendre. Le bon fils, le bon garçon. Il perçoit le malaise de la jeune femme et ne cherche pas à l’amplifier. « Hyppolite » finit-il par lâcher, optant pour une présentation. La rejoignant en quelques pas, il lui tend la main, attendant qu’elle la saisisse. Cela lui semble plus simple ainsi. La perspective d’un chaste baiser sur la joue lui semble trop incongrue, trop intime. « Et tu dois être Meeri.»
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‹ SANG : native du bronze, famille proclamée argent, le sang helleros respire (ou pue) la nouvelle noblesse
‹ POUVOIR : l’eau, cette amie, parfois traîtresse qui nourrit chaque être vivant, l’habite comme si elle l’avait façonnée
‹ COMPETENCES : honneur (niv. 1), discrétion (niv.1) & audace (niv.1)
‹ METIER : gamine qui tisse sa propre toile, qui cherche des alliés pour se libérer de sa condition
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MessageSujet: Re: everyday a small piece of you dies (hyperi) Dim 14 Jan - 21:22

The world can be a nasty place. You know it, I know it, yeah. We don’t have to fall from grace. Put down the weapons you fight with. Kill 'em with kindness.

Le désespoir la secoue comme jamais, ondes qui témoignent de sa nervosité, la Helleros ne se sentant pas en place, elle s'est postée rapidement à la fenêtre, lasse de ses émotions qui la gouvernent. L'attrait de l'extérieur la déleste un peu du poids des obligations qui l'ont conduite dans cette pièce froide et dénuée d'empathie. L'espace d'un instant elle oublie la ferveur de cette rencontre pour sa famille, l'exaltation qu'elle a provoqué chez son père et de l'importance qui en découle. L'amertume suinte dans ses pores rien que d'imaginer les bouleversements qui l'attendent, peu impatiente d'être aux premières loges. Elle ignore ce que les jours suivants lui réservent, elle préfère tout bonnement ne pas y penser, attardant son esprit ailleurs, vers cette vaste étendue du ciel et dont la vue ne semble jamais la lasser. Elle tente également d'occulter la lutte intérieure faisant rage en son sein en la rendant invisible aux yeux de tous et se reprend rapidement, mortifiée à l'idée de donner une piètre première impression d'elle à son futur promis. Elle s'inquiète davantage de ce qui va consister sa nouvelle prison dorée et de la personnalité de son promis qu’elle ignore en tous points, dissimulant ses doutes du mieux qu’elle peut sous un visage plein de défi lorsqu’elle le voit pour la première fois. Lui. Elle se fait violence pour cacher sa surprise, elle s’est imaginée un homme plus âgé, plus taillé comme ses frères mais c’est à un jeunot qu’on l’épouse. En réalité, elle voit trouble. Un surplus d’émotions qu’elle peine à contenir et elle mise sur les dernières forces qui lui restent pour garder un semblant d’assurance. L’envie de s’asseoir lui brûle les os tout comme l’envie de se trouver ailleurs que dans une pièce avec lui. Les vagues la soutiennent dans cette tempête sans fin dans son esprit, où ses pensées s’entrechoquent et malmènent sa boîte crânienne.

Elle imagine parfaitement une légère brise qui entrerait dans la pièce et qui la ferait sortir de ce cauchemar. Elle souhaite tellement y croire qu’elle reste immobile près de la fenêtre. Elle ne se résout pas à s’y éloigner maintenant qu’il est là. Qu’il vienne à elle plutôt. Ses pensées ont été entendues, ses pas le rapprochent de la fenêtre après s’être présenté à elle. « Hyppolite » Ses orbes le jaugent, le fixent, étonnés du calme qui l’habite. Peut-être attendait-il ce moment depuis longtemps, depuis le couronnement de sa cousine par exemple pour assurer la pérennité du nom et du royaume. La Helleros est loin d’être dupe, son existence tourne autour de ça, elle sait qu’un jour elle va devenir la poule pondeuse de quelqu’un et ce quelqu’un est le fils d’un tueur sanguinaire. Elle connaît les raisons de ce choix et se garde de l’énoncer. « Et tu dois être Meeri. » La main qu’il lui tend, elle hésite quelque temps avant de la saisir. Elle ne comprend pas ce choix étrange alors qu’ils étaient fiancés mais peu importe, ça la satisfait comme premier contact avec l’homme qui ferait partie de sa vie. « Enchantée, Hyppolite. » qu’elle sort en réponse, le ton neutre. Elle lâche sa main et prend le temps de l’observer ce gamin, qui la dépasse d’une tête. Un des plus grands hommes qu’il lui a été donné de rencontrer. Cela la terrifie et elle dirige ses pensées sur l’eau qui coule sous ses pieds pour apaiser ses angoisses. Même le silence l’accable, la ramène au soir où elle a compris à ses dépens le vrai sens du mot brute. « J’aimerais... » Elle s’étrangle à moitié, la gorge nouée sous l’émotion de ce souvenir qu’elle ne s’attendait pas à devoir affronter de nouveau, avant de sentir ses jambes vaciller sous elle et de se cramponner sur ses bras. Tout le poids des émotions accumulées ces derniers mois a eu raison d’elle, ses forces amenuisées depuis le virus qui l’a tuée à petit feu. La honte s’empare de tout son être, son fiancé venait sûrement de condamner son geste. Qu’allait-elle être pour lui à présent ? Un boulet, si ce n’est déjà fait. Son opinion lui importe peu contrairement à ses grands bras musclés qu'elle ne lâche plus. Les vagues l’ont quittée, elle se sent faible mais plus détendue qu’à la minute précédente, subissant moins la pression comme si elle venait de trouver un refuge inespéré. Elle s’étonne de sa passivité qu’aussitôt elle se décolle de lui sans un mot. « Pardon pour ce désagrément, je ne cherchais pas à vous importuner. J’ai… je me suis tout de suite sentie mal. » Elle baisse la tête, penaude, pour qu’il comprenne qu'elle n'a pas n’oublié qui il est. Cela marche à tous les coups, sauf si elle fait affaire à une autre brute.
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‹ STATUT : épris d'une femme hors de sa portée, empêtré dans un amour révolu. à cette situation peu enviable s'ajoute le poids de fiançailles arrangées.
‹ SANG : le fluide argenté revêt les reflets bleutés qui lui ont tant manqué.
‹ POUVOIR : (maitrise du sang) un don sanguinaire, pour un être opposé à toute forme de violence.
‹ COMPETENCES : empathie, honneur, tolérance.
‹ METIER : gamin verni, prince déchu, il n'a jamais goûté à la moindre ébauche de vie professionnelle.
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MessageSujet: Re: everyday a small piece of you dies (hyperi) Mar 16 Jan - 11:57

Sa main était tendue, pendant dans le vide, attendant qu'elle s'en saisisse. La dénommée Meeri cependant ne semblait guère particulièrement encline à s'exécuter. Hyppolite la sentait tendue, sur ses gardes, tâchant visiblement de se faire une idée delui tout en craignant de découvrir une éventuelle vérité qui ne lui plairait pas. Hyppolite pouvait comprendre son anxiété, compte tenu de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Il y avait quelque chose de profondément inconfortable dans le fait de faire la connaissance de son fiancé lorsqu'on ne connaissait guère ce dernier. Plus à son aise, en partie car il était d'ores et déjà passé par là, Hyppolite tâchait d'apaiser ses craintes sans parvenir à accomplir de miracles en la matière. Il ne la connaissait pas et ne s'employait nullement à prétendre le contraire. Il ne pouvait décemment pas trouver les mots pour apaiser ses craintes, en partie car il n'aurait sut que dire, mais aussi et surtout car ils n'atteignaient en rien un tel niveau d'intimité. Tout ce qu'Hyppolite pouvait faire c'était se saisir des rênes de cette rencontre vu qu'il était évident qu'il était le plus disposé à le faire. Meeri contemplait sa main tendue avec curiosité, visiblement surprise par cette entrée en matière. Peut-être s'était elle attendue à des salutations autrement plus formelles. Sans doute s'était elle préparée à partager une conversation pour le moins étrange et gênée avec un prince pédant et hautain. A moins qu'elle n'ait présumé que le fils ne pouvait décemment qu'être une pale parodie de son patriarche. Une pensée franchement horrifiante aux yeux d'Hyppolite. S'il y avait bien une personne à laquelle il n'aspirait pas à être comparé c'était bien sa figure paternelle. L'idée même qu'on puisse s'imaginer qu'il ait hérité de Johann quoi que ce soit d'autres qu'une poignée de caractéristiques physiques l'ennuyait profondément. Or, il était à peu près sûr que c'était là l'association de pensées effectuée par sa promise bouleversée. Frustré et bêtement vexé, Hyppolite s'apprêtait à laisser retomber son bras le long de son corps lorsque, enfin, la fille Helleros lui attrapa la main. « Enchantée, Hyppolite. » Cela n'aurait que bien difficilement pu être plus gênant. Le ton employé était neutre, dénué de toutes émotions. Au moins ne se montrait-elle ni désagréable, ni particulièrement revêche. Hyppolite tâcha de s'en estimer chanceux. Il avait suffisamment de soucis comme cela sans y ajouter une fiancée désagréable. Meeri fut la première à lui lâcher la main avant de se laisser aller à une rapide contemplation de sa personne. Malgré lui, Hyppolite ne pu s'empêcher d'éprouver une sincère curiosité. Elle semblait vaguement surprise et il peinait à comprendre si c'était en bien ou en mal. Non pas que cela importe vraiment. Ce n'était pas comme si leur ressenti à l'un ou à l'autre avait le moindre poids dans toute cette histoire. « J'aimerais... » Hyppolite fronça les sourcils, décontenancé. Bien sûr, il s'était attendu à une rencontre quelques peu gênante compte tenu de leur situation peu évidente, mais l'anxiété de la fille Helleros était si palpable qu'elle tendait presque à en devenir contagieuse. S'il s'appliquait à la mettre à l'aise en prenant tant bien que mal la tête de la conversation, il n'en était pas moins dérouté et soucieux. « Oui ? » Souffla-t'il d'une voix douce. Il avait davantage murmuré qu'il n'avait parlé, le front barré de plusieurs plis, comme s'il s'appliquait à approcher avec précaution un animal sauvage susceptible de décamper au moindre geste brusque. Non pas que cette fille lui donne l'effet d'être capable de le semer si elle prenait brusquement ses jambes à son cou. Outre le fait qu'elle ne disposait pas de jambes aussi longues que les siennes (il la surmontait au moins d'une bonne vingtaine de centimètres), elle semblait comme pétrifiée, prisonnière d'une force qu'Hyppolite peinait à distinguer. Il s'était penché vers elle, l'inquiétude grimpant peu à peu et n'eut pas grand mal à la soutenir lorsqu'elle s'affaissa contre lui, ses jambes l'ayant comme lâchée. Elle se cramponnait à ses bras et il la laissait faire, s'appliquant à la soutenir. Il ne la repoussa pas, ne bougeant pas d'un pouce, attendant qu'elle retrouve une certaine stabilité. Lorsqu'elle se recula, l'air un brin piteux et foncièrement embarrassé, Hyppolite resta à une distance rassurante, soucieux qu'elle ne s'effondre à nouveau. « Pardon pour ce désagrément, je ne cherchais pas à vous importuner. J'ai... je me suis tout de suite sentie mal. » L'enfant de l'eau continuait à la couver d'un regard soucieux alors qu'elle baissait les yeux, se soustrayant tant bien que mal à son regard. Elle était mortifiée, il le voyait bien et il y avait une espèce de forme de soumission dans la façon qu'elle avait à présent de courber l'échine. Alors même que l'effet contraire était désiré, Hyppolite s'en senti un brin irrité. La distance révérencieuse et protocolaire lui paraissait plus que jamais infiniment désuète. « Ce n'est rien » tâcha-t'il de le rassurer, cherchant à croiser son regard de sorte qu'elle puisse lire dans ses yeux qu'il ne se sentait nullement offensé. Détournant ponctuellement son attention de la jeune femme, il s'éloigna un instant d'elle, non sans lui jeter des regards furtifs à l'occasion et traversa la pièce en quelques grandes enjambées. Sa main se referma sur l'hanse d'une carafe d'eau laissée à leur intention et, sans émettre le moindre son, il versa une partie de son contenu dans un verre. Lorsque ce fut chose faite, il revint vers Meeri et lui tendit la boisson sans un mot, l'ébauche d'un sourire cornant le coin de ses lèvres alors qu'une forme d'inquiétude demeurait lisible dans ses yeux. Une fois le verre dans la main de Meeri, il alla prendre place sur le canapé, invitant indirectement sa promise à en faire de même. « Tu peux me tutoyer. Compte tenu des circonstances cela me semble plus adapté. » Après tout, ils n'étaient rien de moins que deux étrangers parachutés de force dans l'intimité de l'autre. Mieux valait briser un tant soit peu la glace dès leur première rencontre officielle. Ne pouvant décemment pas occulter ce qui venait de se passer, Hyppolite ne pu s'empêcher de rouvrir la bouche pour y refaire allusion. « Tu te sens mieux ? Ce genre de malaise arrive fréquemment ? » Il n'y avait pas de reproche dans sa voix, la sollicitude y perçant même. S'ils ne se connaissaient pas personnellement, Hyppolite n'était pas homme à tirer le moindre plaisir dans la souffrance ou l'inconfort des autres et ce même quand il n'éprouvait aucune forme d'affection particulière à l'égard des personnes concernées. En cela, il n'aurait guère put différer plus fortement de son père.
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