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a view to a kill (elias)

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air mutant
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air mutant
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‹ AGE : vingt-neuf ans, et les désillusions d'une centaine d'années
‹ STATUT : mariée, et la lourdeur des incommodités d'une vie matrimoniale sans joie
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MessageSujet: a view to a kill (elias) Jeu 4 Jan - 22:46

a view to a kill


Ils ne parlent plus des choses qui fâchent. Il a arrêté de la terroriser sur son incapacité à lui donner un fils. Elle ne l’interroge pas sur les grimaces qui déforment son visage alors qu’il souffre encore des longs jours de maladie qu’ils ont vécu dans deux chambres séparées. Ils se regardent à peine, assis l’un en face de l’autre autour de la table ronde sur laquelle est servie le dîner. Aucun d’eux ne fait en sorte d’écourter leur entrevue. Ils mangent leur repas à gestes lents. L’atmosphère s’alourdit d’un silence opaque. A croire qu’ils aiment se torturer. Mais c’est plus une compétition pour savoir qui sera celui qui supportera le plus longtemps cette apathie. Celui qui se lève le premier perd. Elle perdait avant, et elle gagne ces derniers jours. Elle se demande si c’est la maladie ou autre chose qui l’agite ainsi. Elle l’a connu plus serein. Elle lui a connu un calme olympien, même. Un Sphinx. Mais depuis la fin de sa convalescence et son retour aux affaires, ce n’est plus le même. Elle s’en amuse de le voir ainsi changé. Elle a ce sourire en coin quand il se lève brusquement de table, toujours sans un mot, et qu’il se hâte de quitter la pièce. Elle a alors l’impression fugace de lui faire peur. Ca lui plaît. Elle aime quand il s’affole, parce qu’alors il est trop fatigué la nuit, et elle sait que rien ne lui arrivera à elle. Qu’elle peut enfin dormir sur ses deux oreilles. Mais ce soir, il ne se lève pas. Il demande même un digestif à leur domestique, toujours posté près de la porte, le menton levé et les mains derrière le dos. Comme un soldat de plomb. Non, ce soir, il sirote son verre et demande à l’homme de les laisser seul. C’est à elle d’être agitée. Cela se manifeste d’abord par ses mains qui se nouent et se dénouent, entrelacées sur ses genoux. Puis par son regard qui passe d’un objet à l’autre dans la pièce, sans se poser sur lui. Puis sa respiration qui se fait plus haletante. Elle aurait du se méfier, l’homme n’est pas à sa première manipulation. Il l’a laissé croire qu’elle avait le devant, et maintenant il prend sa revanche. Victorieux comme toujours, il aura sa peau. Quelle horreur pourra-t-il lui sortir pour la voir s’effondrer ? Il doit en avoir des milliers, toutes celles qu’il gardait pour lui, qu’il a concocté patiemment alors qu’elle croyait avoir enfin gagné. Et c’est son propre esprit qui lui joue des tours. Ses pensées noires rongent sa patience et son calme. Il n’a besoin de rien faire. Juste à être présent. Et déjà elle s’écroule à ses pieds. Il termine son verre. Il le pose devant lui. Et alors il l’achève. « J’ai bien compris, Rayna, que tu ne te sens pas concernée par notre famille, par notre bonheur, par nos réussites. Tu t’intéresses peu à son avenir, tu t’intéresses encore moins à son présent. » Il laisse le silence retomber entre eux. Et elle ne comprend pas. Cela ne ressemble à aucun des discours qu’il aime à déclamer avant de l’escorter dans la chambre et de la dévêtir. Elle se tait, parce qu’elle a vite appris qu’il n’y avait pas de rôle pour elle sur scène. « Mais voilà, par ta négligence, nous en sommes arrivés à un point de non retour. Si tu continues à ignorer tes devoirs envers notre famille, alors elle s’écroulera, et toi avec elle. » Son père a vendu sa main en diable, elle ne lui donnera pas ses entrailles. Elle ouvre déjà la bouche pour lui défendre de lui parler ainsi, mais il la coupe et elle se tait encore. « Alors pour que cela change, j’ai décidé de te donner plus de responsabilité. Demain, tu partiras pour t’entretenir avec Elias Koschei, en mon nom. » Elle connaît ce nom, elle connaît l’individu de réputation.

Et dans son esprit, ce sont de multiples connexions qui se font en un éclair. Elle sait ce qu’il lui demande, ce qu’il se passe. Elle ne connaît pas les détails, et elle ne les connaitra peut-être jamais, mais elle sait suffisamment pour que son sang bout en elle. C’est à elle de se lever, les deux mains sur la table, le buste projeté en avant. « Qu’as-tu fait Pier ? Dans quelle situation nous as-tu mis ? » Bizarrement il se tait et la regarde les yeux écarquillés. Ce n’est que quand elle perçoit le grondement du vent autour d’elle qu’elle comprend. Elle lui fait peur, elle et ses tornades qu’il n’avait encore jamais vues. Et elle se contrôle mal, mais elle en prend plaisir. « Après mon honneur, c’est ma dignité que tu vas prendre ? J’ai bien compris ce que tu me demandes, tu n’as pas à le dire. Tu veux me vendre. Tu veux échapper aux mains plus habiles et plus intelligentes que les tiennes en leur donnant à manger ta femme. » Et c’est comme si c’était sa voix qui grondait dans la pièce fermée. « Mais contrairement à ce que tu crois, notre avenir m’intéresse. Non je mens, le tien ne m’intéresse pas, mais ta fortune, c’est la seule chose qui te vaut le respect à la cour. C’est la seule chose qui justifie notre mariage. Et je n’ai pas lié ma vie à la tienne pour un mensonge, une illusion. J’irai, parce que nous savons bien tout deux que je suis ton seul atout. » Elle s’arrête là et le vent s’arrête de tournoyer autour d’eux. Elle sait bien que son petit numéro ne l’aura pas bien touché. Mais elle sait aussi qu’il a lui même les moyens de lui faire ployer le genou.

Alors elle quitte et réalise ses désirs. Habillée d’un voile qui dévoile plus qu’il n’habille, elle toque et entre. Ses cheveux tombent sur ses épaules graciles, et les bijoux dorés font ressortir le grain de sa peau mordorée. Sensuelle et habile, elle fait valser ses hanches alors qu’elle s’approche de l’homme qui a tout pouvoir sur eux. Elle grimace intérieurement. Une femme comme elle face à un homme comme lui. « Je suis ici de la part de mon mari, qui vous prie de l’excuser, il ressent encore les conséquences de sa maladie. » Elle baisse le regard, faux geste de respect qui lui permet de le regarder à travers ses longs cils recourbés lui faisant un regard de félin. « Vous avez demander à la voir, et me voici, prête à vous écouter et à entendre votre requête. » Son pas léger glisse sur le sol et sa voix se fait souffle. « J’espère que cela n’est rien de grave, mon mari m’a dit de ne pas m’inquiéter, j’ai bien envie de le croire. » Elle joue d’abord la carte de l’épouse fragile, cherche à l’attendrir et à le charmer par son petit air d’enfant perdu en marge des problèmes de son temps.
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air nation
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air nation
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MessageSujet: Re: a view to a kill (elias) Ven 5 Jan - 21:53


   
we’re just strangers with copper bindings
Rayna & Elias

   
« He was not afraid of hurting other people. He made this seem like an important kind of bravery.  »
Les draps étaient froids, le sommeil exempt de repos. La mascarade lui sciait l’atour au point que le Koschei en oubliait ce qui se trouvait sous l’étoffe. Drapé de satin, le nacre couvrant la carne, c’était l’ébène qui donnait de la profondeur à l’azur en ses prunelles, cet océan de problèmes dans lequel tant finissaient par se noyer. L’homme dans la glace était défait de son humanité, la lassitude dans ses yeux soulignés par le mépris ourlant ses lippes. Pourtant, Elias peinait à porter le poids des rêves lui étant imposé, se brisant l’échine à soulever des montagnes quand il n’avait jamais espéré que les grimper. Qu’est-ce qu’il pourrait rire son frère s’il savait son cadet dans la chambre d’invité. De ses prunelles insolentes, ces éclats caustiques se fichant dans la carne du loup, il jugerait ses possessions entassées au fond d’une malle alors que la princesse reposait dans des draps nuptiaux déjà tachés de leurs ébats inconsidérés. Dans le fond, Dragomir aurait surement raison. Raison de se moquer du ridicule de cette situation. C’était la bête qui ployait l’échine, posait un genou à terre face à la proie. La bête attendait. La bête s’impatientait face à un coup ne venant pas.
Retouchant son costume, s’assurant que rien n’était laissé à l’imprévu, ce fut le pelage reluisant que le louveteau quitta ses appartements comme si le temps ne se faisait pas long pour l’homme devenu étranger en sa propre maison. Forcé de dévoiler les crocs face à ses esclaves, Elias ne pouvait ignorer la façon dont la Karstark s’était infiltrée en son foyer. D’abord sous sa peau, la belle avait fini d’apprivoiser les espaces désertés de sa propriété, rendant douceur et chaleur à une bâtisse qui en avait été exemptée. Le silence pour toute arme, les prunelles du blond glissaient sur les individus présents, présentement trop accaparés par les tourments en son âme que pour s’inquiéter des nouvelles habitudes de ses aides. En temps voulu, il leur apprendra à offrir leur loyauté une fois qu’on leur flattait l’encolure. En temps voulu, c’est à la belle qu’il apprendra à remettre en cause l’équilibre précaire de cette forteresse construite sur les racines de sa solitude. Il y avait le printemps qui s’était invité en son salon et le Koschei ne savait que faire désormais pour le chasser de sa maison.
Se défaisant des soucis lui vrillant l’encéphale, ces trous d’obus l’empêchant de penser sans se cogner à la présence de cette autre, il se défit de sa veste de costume avant de choir en son siège. Face à lui, des comptes rendus par dizaines de marchés réalisés aux alentours de Volastar l’attendaient alors que les mots de son frère passaient d’une feuille à l’autre. Moins systématique, beaucoup plus porté sur l’action que la patience, Dragomir avait beau être un négociateur farouche, il restait un piètre homme d’affaires comparé à Elias. Ce dernier, aussi bien habitué à l’art de la crainte que celui de la bureaucratie, s’étant tant perdu sous des amas de papiers qu’il lui était arrivé de ne plus savoir respirer sous ces montagnes de chiffres. Forcé à la noyade, les heures défilaient alors que le blond annotait ces résumés trop lacunaires pour son esprit trop affuté. Les affaires étaient prospères à Volastar, cependant celles-ci manquaient de clarté en sur le papier, ce qui avait don d’irriter l’homme déjà frustré par sa condition.
« Madame Belikov est présente pour votre rendez-vous. » Posant son regard sur l’esclave l’interrompant au milieu d’une suite de calcule, le loup grimaça avant de rouler des yeux. « Laisse là donc entrer. » Le ton irrité soulignait sans mal les traits fatigués du Koschei ayant passé sa matinée à se briser les poings contre des équations insondables. Néanmoins, ce dernier l’était plus encore face à ce changement de dernière minute dont il n’avait pas été prévenu. Lissant son col, il se redressa avant de faire le tour de son bureau alors qu’une femme à peine moins âgée que lui entrait en son antre. Elias dévoila les crocs, plus par habitude que réelle sympathie, alors que la vénus offrait à voir bien trop de sa pureté que pour être pleinement naïve. Jaugeant avec méfiance l’amazone cachée sous l’étoffe, comme si la soie avait jamais pu adoucir l’âme d’une lionne, le Koschei espérait que sa fiancée l’ait contemplée entrer en son bureau. La Belikov dévoilait les vallées de sa chair avec impudeur, la carne sur son dos à peine un morceau de viande qu’elle cherchait naïvement à vendre aux enchères quand face à elle se trouvait un homme indifférent à ses charmes.
« Vos excuses ne me servent à rien, madame. Le respect de votre mari par contre m’aurait plu, s’il avait eu le tact de me prévenir. » Détournant le regard vers les papiers trônant sur son bureau, Elias en arracha un du lot pour le nom de la Belikov trônant en son sommet et complimenté de quelques informations. Un sourire défait de chaleur lui sciant le faciès, le loup indiqua un siège à l’épouse inquiétée lui faisant face avant de lui-même s’installer sur le fauteuil lui faisant face. « Vous n’avez pas à vous inquiéter, Rayna. Je peux me permettre ? » Les yeux plantés dans ceux de la proie, pauvre brebis soumise à la bête à cause d’un maître inconscient, il la contemplait sans savoir que faire d’elle. Qu’elle que fut l’issue de cette entrevue, le Koschei n’avait jamais eu cœur à s’en prendre aux innocents. Bien sur, il n’aurait eu aucun remord à mettre le pauvre ingrat à la rue, sa famille juste un dommage collatéral que le loup acceptait sans seconde pensée. Contemplant la femme lui faisant face, le blond s’interrogeait sur la complicité de cette dernière avec cet idiot ayant flambé ses économies avec moins de soin qu’un ivrogne claquant tout son fric dans la gnôle. La voix froide, tranchante, Elias se contentait de statuer des faits alors qu’il lisait les traits de la brune à la recherche de réponses qu’elle lui refusait. « Votre mari, par contre, fait bien de s’inquiéter. Envoyer sa femme comme un objet censé adoucir mes griefs n’était surement pas la meilleure idée. » Dévoilant l’anneau trônant à son annuaire, bague de promesses pesant à sa main plus les jours s’écoulaient, un sourire amer lui étira les lèvres. « Ce serait indécent d’ainsi traiter un homme presque marié. » Comme si l’adultère avait jamais fait frémir le Koschei par le passé. Ce dernier trompant allègrement sa femme afin de fuir la solitude s’étant infiltrée dans la relation conjugale. Celui-ci même prêt à ignorer les liens sacrés du mariage afin de continuer cette idylle l’ayant toujours laissé suffoquant, en manque. Sauf qu’elle n’avait pas été Raya. Bien sur, tout avait changé depuis que ses promesses surannées reposaient à son doigt, le brun incapable de repousser les vagues salées qu’elle avait fait fleurir en lui. « Je ne suis pas un homme patient, Rayna. Il serait bon de ne pas me faire perdre mon temps. »
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