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watch the queen seize control of the stars (andruza)

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air mutant
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air mutant
‹ MESSAGES : 1464
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‹ CRÉDITS : DΛNDELION (av)
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‹ AGE : vingt-six années qui viennent d'éclore en son sein, âge dont la vigueur lui échappe effrontément.
‹ STATUT : marié, la bague enfin passée au doigt, et l'enfant qui naitra bientôt.
‹ SANG : son sang coule bleu en ses veines, azur aux reflets argentés d'un passé révolu.
‹ POUVOIR : les vents caressent ses joues et bousculent ses boucles, leur violence est sienne, il tire sur les ficelles de leur rage.
‹ METIER : autrefois rêveur et artiste séducteur, l'enfant est devenu adulte, c'est la diplomatie de l'ambassadeur et les responsabilités de l'héritier qui occupent ses journées.
‹ ALLEGEANCE : un genou ployé devant sa soeur, sa souveraine éternelle, celle qu'il suivra dans les ténèbres les plus sombres ; l'autre se ploie devant la sauveuse de ses sombres desseins, l'aimée de toute une vie, feyre et liza ne font qu'une en son coeur.
‹ ADIUTOR : autrefois lié à cette intrépide sarcastique d'asha, les voilà désormais séparés, les moitiés ne sont plus, et un vide se creuse en sa poitrine, un manque irréparable hante son palpitant.
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MessageSujet: watch the queen seize control of the stars (andruza) Mer 20 Déc - 12:02

you put the stars in the sky

Alors certes, tu serviras Elizaveta, désormais. Suivre Liza mais n’aimer que Feyre. Servir Elizaveta. Suivre Liza.
Les mots trillaient dans son crâne et embaumaient son cœur d’une allégeance nouvelle. La voix de son aimée éclatait en ordres qu’il était plus qu’heureux de suivre, l’amoureux transi. Il se répétait les mots qu’elle lui avait susurrés, se remémorait ses lippes rouges s’épanouissant sous les rires et les baisers dont elle l’avait gratifié. Et son cœur détona de ses sentiments pour la vénérée tant adorée, jusqu’à fleurir ses lèvres d’un éclat rêveur.
Le prince s’arrêta devant les grandes portes argentées, gardées par deux soldats des plus fidèles. « Je souhaiterai voir ma sœur. » L’un deux s’inclina devant l’héritier, et disparu de l’autre côté du bois si bien protégé, quelques instants s’écoulèrent avant qu’il ne refasse surface dans tout le sérieux qui caractérisait si bien la garde royale d’Aerinstin. « Sa Majesté Elizaveta Valaeris est prête à vous recevoir. » Andrei les remercia, et eux se courbèrent devant l’Altesse royale qu’il était, et lui ouvrirent solennellement les portes des appartements si intimes de sa sœur.
Il remarqua les étoiles du plafond, ces petits points blancs pour lesquels il s’était tant appliqué plus jeune. Il s’arrêta et admira la voûte étoilée qui lui avait valu un poignet cassé ; il admira la beauté de sa jeunesse et le lien complice qui les liait à son aînée alors qu’ils n’étaient âgés que d’une dizaine d’années. Qu’étaient devenus ces enfants si complices, si ce n’est des étrangers aux responsabilités écrasantes ? Il se souvenait des rêves glorieux de sa sœur, elle qui rêvait tant d’être reine : voilà qu’aujourd’hui, elle avait accompli les chimères de son enfance, mais à quel prix ? Oleg avait été trahi, et reposait désormais auprès de ses parents, dans l’immensité des cieux. Et Andrei, le si fidèle frère, avait disparu du paysage, et s’échinait à éviter l’âme sœur aux reflets blondins. Mais tout cela était désormais fini, et Andrei avait à parler à sa sœur ; il avait à s’excuser pour son comportement déraisonnable.
Il fut tiré de sa contemplation par le bruit voilé des apparats royaux. Sa sœur venait d’entrer dans cette chambre où il l’attendait, surprise alors de découvrir là celui qui à peine lui avait adressé la parole ces dernières semaines. Mais Andrei avait été fou de tourner le dos à celle qui ferait tant pour leur nation, à celle qu’il aimait tant - la première femme, autre que leur mère, qu’il avait aimé d’un amour pur et transcendant. Il avait appris, avec les âges, qu’il était impossible d’éprouver tel amour pour sa sœur, et pourtant, en lui résidait encore les traces de cette passion éternelle pour celle qui le devançait de quelques mois. Il s’approcha d’elle, déposa sa canne en chemin et écarta les bras, dans lesquels il étreignit sa blonde sestra. Etreinte délicate et fraternelle qui dévoilait tant des intentions nouvelles du prince céleste. « Je suis désolée, douce sestra. » Il s’était tant éloigné d’elle que désormais il ne désirait plus lui échapper.
Se reculant d’un simple pas, ses bras glissèrent le long des siens, et ses mains attrapèrent les doigts élégants de la souveraine aérienne. Leurs mains si étroitement liées, il retrouvait un semblant de sa force d’autrefois ; Liza était l’énergie dont il avait besoin. « Je comprends, maintenant. Je comprends tes actes, et la peine qu’ils t’ont apportée. » Il enserra les mains de sa sœur dans les siennes, comme si ensemble ils priaient les Sept pour un avenir meilleur, un avenir qui ferait écho au passé. « Livrer Papa aux autorités des Griffith dû être affreux pour toi mais -- » Comment placer les mots sur ce qu’il évitait depuis tant de temps ? Comment exprimer ce qu’il venait à peine de comprendre ? « C’était un sacrifice à faire pour le plus grand bien. » Ses lèvres tremblèrent en écho à ses mots irréels, et son cœur se serra tant. Aujourd’hui encore, l’enfant n’avait fait le deuil de son père.
Il ne lâcha pas les mains de sa sœur alors qu’il s’agenouillait devant sa souveraine, et plongea ses azurs lacustres dans les opales étincelantes de l’aînée. Son regard était solennel, et brillait d’une lueur de détermination surprenante. « Permets-moi, ma Reine, de te prêter allégeance. » Le frère devenait l’allié, le chevalier rêveur au service de sa reine impitoyable. « De devenir ton ambassadeur dans les contrées étrangères, de représenter ton nom et ta nation quand tu ne le pourras. » Il lâcha les mains et baissa la tête, se soumettant complètement à cette amie de toute une vie. « D’être l’héritier qui suivra tes pas lorsque tu nous quitteras, d’être le conseiller de tes nuits agitées, d’être l’allié dans tes mauvais jours. » Sa lèvre tremblait sous la force de son palpitant résonnant dans les paroles qu’il déversait aux pieds de la blonde couronnée. « Permets-moi de te servir, et de te jurer fidélité jusqu’à que la Mort ne s’empare cruellement de l’un de nous. Permets-moi d’être ton frère et de te chérir, de te protéger, et de te suivre jour après jour. » Il n’osa relever ni la tête, ni le regard vers elle. La force avait faibli, et s’effaçait au profit de l’angoisse que faisait naitre l’attente de toute réaction. Il l’avait abandonnée quand elle avait le plus besoin de lui ; aurait-elle la pitié de le reprendre à ses côtés ?
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‹ AGE : vingt-sept pétales de rose qui se fanent doucement à mesure que le temps passe.
‹ STATUT : mariée à michail, son amour d'enfance. désormais son pilier face aux obstacles qui semblent se dresser face à elle.
‹ SANG : le sang bleu. le sang noble. le sang inespéré qui lui appartient désormais.
‹ POUVOIR : l'air a faibli entre ses doigts mais il n'a pas disparu. c'est un nouveau pouvoir qui coule dans ses veines. le don de la projection astrale. un second don qu'elle commence à peine à maîtriser.
‹ METIER : elle ploie désormais sous les responsabilités de la couronne d'aeristin. elizaveta a été couronnée reine de la nation de l'air.
‹ ALLEGEANCE : elle n'a d'yeux que pour sa famille et sa nation. son peuple et sa couronne. les autres nations peuvent bien brûler, tout ce qui compte c'est volastar.
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MessageSujet: Re: watch the queen seize control of the stars (andruza) Dim 21 Jan - 21:01

you put the stars in the sky

Les parchemins s'étirent devant elle. Preuve irréfutable de son nouveau statut de reine. Devoir qui lui est désormais dû. Mais les prunelles de la Valaeris n'effleurent pas le papier en cet instant. Ils sont perdus au loin, voilés par les pensées de la belle et par les souvenirs. La nostalgie se reflète dans chaque parcelle de son visage. Elle n'a pas à s'inquiéter de la moindre présence. L'ancien bureau de son père est vide. La présence d'Oleg Valaeris semble hanter les lieux, lui rappelant sans cesse la terrible décision qu'elle a prise. Elle peut presque entendre la voix grave de son père lui murmurer à l'oreille. Elle peut presque se revoir enfant parcourir le bureau de son paternel en courant après Andrei. Les rires enfantins ont disparu depuis longtemps, remplacés par la fatalité amère. Le coeur lourd, Liza pose à nouveau ses iris sur le bureau qu'elle occupe. Elle essaie de se concentrer mais le visage de son père occupe son esprit, accompagné des reproches de son frère et de son expression. Une distance insupportable s'est instaurée entre eux, autrefois si proches. En perdant le père, elle a aussi perdu le frère. Elle ne peut pas lui en vouloir. Elle le comprend en un sens. Elle espérait peut-être égoïstement qu'il la comprendrait aussi à son réveil. Les minutes s'écoulent et la Valaeris réussit quasiment à se détacher des fantômes et des regrets. Des bruits de pas et un coup discret à la porte anéantissent tous ses efforts. Agacée, la belle lève les yeux de son bureau. Le soldat fait peine à voir. Il ose à peine poser le regard sur elle. « Votre majesté, le prince Andrei demande à vous voir. » Froncement de sourcil. Coeur qui s'accélère. Incompréhension totale. Elizaveta hoche doucement la tête, comme abasourdie par la nouvelle. Elle ne préfère pas deviner les raisons de sa venue. Elle n'arrive déjà pas à supporter le manque et la distance. Elle ne peut imaginer les pires scénarios. Pas encore. Jamais. La belle se lève. Elle n'ose pas vraiment croire que son frère est venu la voir. Lui qui a gardé le silence depuis des semaines. Lui qui lui en veut tant d'avoir livré leur père aux Griffith. Dans un bruissement de tissu, Liza se tient devant la porte. Son sang se glace dès que celle-ci s'ouvre sur Andrei. Elle s'attend à tout. Un regard noir. Un reproche venimeux. Une remarque acerbe. Tout sauf à ça. Son frère l'étreint dans ses bras. Elle est surprise, Liza. Tellement surprise qu'elle reste parfaitement immobile. « Je suis désolée, douce sestra. » Le contraste est saisissant. Inquiétant. Parce que Liza n'a pas vu Andrei depuis des semaines. Parce qu'il lui en veut tellement qu'il ne lui adresse plus la parole. Il ne fait qu'entretenir les apparences mais elle sait que quelque chose s'est rompu. Un malaise s'éprend de la belle. Il parcourt ses veines et se diffuse comme un poison. Détachée du moment présent, Liza réalise à peine que Andrei lui tient désormais les mains. Est-ce une blague cruelle ? Une punition qu'il veut lui infliger pour avoir trahi Oleg ? Veut-il faire croire à sa soeur qu'il lui a pardonné pour lui retirer sa rédemption aussi rapidement qu'elle est venue ? Veut-il la faire espérer pour la briser plus aisément ensuite ? « Je comprends, maintenant. Je comprends tes actes, et la peine qu’ils t’ont apportée. » Elle n'y croit pas la divine. Elle n'y croit pas une seule seconde. Elle connaît trop bien son frère pour se laisser duper. Il paraît sincère mais elle sait que jamais il ne l'aurait pardonné ainsi. Pas après ce silence. Pas après ce qui s'est passé. Andrei lui en veut de ne pas avoir pu dire adieu à leur père. Sans doute plus que sa décision. « Livrer Papa aux autorités des Griffith dû être affreux pour toi mais c’était un sacrifice à faire pour le plus grand bien. » Pour le plus grand bien. Le malaise s'intensifie. La morsure glaciale de son mauvais pressentiment comprime son coeur déjà souffrant. Elle sait maintenant. Elle sait que ce n'est pas vrai. Andrei est trop sensible, trop aimant. Il n'a pas subi l'éducation de Liza pour avoir tant de recul sur sa décision politique. Andrei a toujours été le coeur. Liza a toujours été la tête. Froide et réfléchie. Liza reste silencieuse. Horrifiée même quand elle voit son frère s'agenouiller devant elle. Il n'a jamais été question de cela entre eux. Il a toujours été son frère, couronne ou pas sur la tête. « Permets-moi, ma Reine, de te prêter allégeance. » Non. Le mort s'articule sur ses lippes mais aucun son n'en échappe. « De devenir ton ambassadeur dans les contrées étrangères, de représenter ton nom et ta nation quand tu ne le pourras. » S'il-te-plaît, non. Il n'y a pas le moindre soulagement qui enserre son palpitant. Aucun sourire heureux qui illumine son visage. Juste une terrible tristesse qui brille dans son regard clair. « D’être l’héritier qui suivra tes pas lorsque tu nous quitteras, d’être le conseiller de tes nuits agitées, d’être l’allié dans tes mauvais jours. » Elle prie en silence la reine mais personne ne l'entend. Personne ne l'écoute. Elle supplie les Sept pour que tout cela soit irréel. Juste un rêve. « Permets-moi de te servir, et de te jurer fidélité jusqu’à que la Mort ne s’empare cruellement de l’un de nous. Permets-moi d’être ton frère et de te chérir, de te protéger, et de te suivre jour après jour. » Andrei a toujours été son frère. Il a toujours été là pour la chérir la protéger et la suivre. Il a toujours été là. Jusqu'à son réveil. Jusqu'à ce qu'il apprenne ce qu'elle a fait à Oleg. Elle pourrait accepter, Liza. Elle pourrait taire le cri silencieux qui vrille dans son être. Elle pourrait fermer les yeux sur le malaise qui s'agite en elle. Mais elle aime trop Andrei pour le trahir. « Je t'aime Andrushka. Je t'ai toujours aimé et cela ne changera jamais, quoiqu'il arrive. » Ses prunelles se posent avec difficulté sur son frère tandis qu'une de ses mains se glisse sous le menton de son cadet. Elle le relève avec la plus grande tendresse pour plonger ses prunelles larmoyantes dans son regard. « Seulement je te connais trop bien pour te croire. Je te connais trop bien pour envisager ton pardon. » Ses doigts se glissent alors sur sa joue et un sourire triste étire ses lippes. « Tu n'as jamais cessé d'être mon allié. Mon frère. Mon étoile. Même quand tu as pu me haïr. » Sa voix tremble légèrement. Seul témoin de son amour infini pour lui. « Je ne sais pas ce qui t'a poussé à me dire cela. Sache seulement que tu n'es pas obligé de mentir ou de prétendre que tu m'as pardonné. Je t'aime trop pour tolérer une illusion. » Et la belle dépose un baiser sur le front de son frère. Elle s'attend à voir revenir l'amertume et le reproche dans son regard. Elle retire sa main et recule, comme pour se prémunir de la réaction d'Andrei. De tous, il est l'un des plus importants à ses yeux. Son étoile. Sa lumière. Son âme-soeur.

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‹ AGE : vingt-six années qui viennent d'éclore en son sein, âge dont la vigueur lui échappe effrontément.
‹ STATUT : marié, la bague enfin passée au doigt, et l'enfant qui naitra bientôt.
‹ SANG : son sang coule bleu en ses veines, azur aux reflets argentés d'un passé révolu.
‹ POUVOIR : les vents caressent ses joues et bousculent ses boucles, leur violence est sienne, il tire sur les ficelles de leur rage.
‹ METIER : autrefois rêveur et artiste séducteur, l'enfant est devenu adulte, c'est la diplomatie de l'ambassadeur et les responsabilités de l'héritier qui occupent ses journées.
‹ ALLEGEANCE : un genou ployé devant sa soeur, sa souveraine éternelle, celle qu'il suivra dans les ténèbres les plus sombres ; l'autre se ploie devant la sauveuse de ses sombres desseins, l'aimée de toute une vie, feyre et liza ne font qu'une en son coeur.
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MessageSujet: Re: watch the queen seize control of the stars (andruza) Jeu 8 Fév - 8:27

Elle était interdite, le cœur au bord des lèvres, alors qu’il lui déclamait ses fautes et ses désirs pour l’avenir. Une litanie qui s’échappait de l’organe palpitant, des vérités qu’il lui récitait, malédiction apprise par cœur. Si Feyre avait incité l’enfant à retourner auprès de sa sœur, les sentiments fraternels qu’il éprouvait à l’égard de sa souveraine n’étaient en rien faussés. Un amour qui les unissait depuis leurs naissances, si complémentaires qu’on aurait pu si facilement les confondre pour des jumeaux. Mais Liza était l’aînée, et Andrei s’était toujours plié à ses sourires, à ses envies – comme la fois où il s’était cassé le poignet en peignant sur son plafond les fines étoiles, qui désormais les observaient de leur mutisme bienveillant. Ce qu’il disait n’était que vérité : il voulait se tenir à ses côtés – Feyre n’avait qu’encouragé son cœur à se délier.

Sa tête encore baissée, ses lèvres fermées par le silence qui les agitait, il attendait. Qu’elle parle, qu’elle l’expie de ses maux et des erreurs qu’il regrettait amèrement. Y’avait l’endocarde qui s’enfiévrait dans sa cage d’os et de chair, malaise oppressant que cette insonorité de la sœur. Il se frustrait de n’avoir aucune réponse, les yeux cloués sur le sol ne pouvant sonder les orbes de la souveraine. Alors il attendait, impatiemment, comme l’enfant qu’il avait toujours été. Et il mourrait un peu plus à chaque nouvelle seconde : il l’imaginait ne pas le pardonner, refuser de le reprendre à ses côtés ; pire, elle pouvait le chasser de leurs terres, et réduire son avenir à une errance des plus désolantes. « Je t'aime Andrushka. Je t'ai toujours aimé et cela ne changera jamais, quoiqu'il arrive. » Elle parla ! et l’oppression qui se faisait reine sur le cœur de l’étoile s’effaça. « Et je t’aime aussi, Liza. » Jamais n’avait-il été plus honnête, jamais n’avait-il aimé une femme plus qu’il n’aimait son aînée. Ses pâles billes rondes s’attachaient vainement à ses pieds, n’osant regarder quoi que ce soit d’autre, la pluie menaçant de les inonder sous les flots sentimentaux. Et la main de la sœur de se glisser contre l’épiderme porcelaine, et d’enlacer le visage démuni de l’agenouillé. Liza lui releva le menton, et leurs lacustres prunelles se rossèrent dans un silence assourdissant. Sentimentalité éprouvante que de reconnaitre en elle le reflet de ses propres iris larmoyants. « Seulement je te connais trop bien pour te croire. Je te connais trop bien pour envisager ton pardon. » Ce fut le fracas, la chute du palpitant de verre contre le sol de gravats, et l’objet qui se brisa en mille morceaux : les écorchures lui entaillèrent la peau, et la douleur accentua la bordée des larmes. Elle le berça pourtant de sa caresse sur la joue, mais son sourire ne put effacer le chagrin qui noyait son être. « Alors tu ne me connais pas, sestra. Parce que mon pardon est vrai, et que je n’aspire qu’à te voir l’accepter. » Il souffla à peine, sa voix étouffé par la peine des mots souverains. Cependant, il ne pouvait accepter de la voir le rejeter ainsi : il était des plus sincères, et lui prouverait. Il ne pouvait vivre sans Liza, il ne pouvait continuer son existence sachant qu’il l’avait blessée à un point qu’elle ne désirait plus le voir. « Tu n'as jamais cessé d'être mon allié. Mon frère. Mon étoile. Même quand tu as pu me haïr. » Y’avait les mots qui faisaient mal, et les trémolos qui lui arrachaient la peau. Une torture de voir sa sœur tant adorée dans cet état, par sa faute qui plus est. « Je ne sais pas ce qui t'a poussé à me dire cela. Sache seulement que tu n'es pas obligé de mentir ou de prétendre que tu m'as pardonné. Je t'aime trop pour tolérer une illusion. » C’en était trop pour lui, il éclata à ses pieds, se raccrochant à ses mains, à ses doigts fin ; il ne pouvait se résoudre à la lâcher. « Je ne mens pas ! Je ne prétends rien ! » Enfant capricieux et regard fou : les prunelles rondes cherchaient désespérément à prouver leur bonté à la majesté. Par pitié, par pitié, entends-moi ! Baisant son front et s’échappant de son emprise, elle n’en fit rien.

Il ne se releva pas, parce qu’elle était reine et qu’il quérait son pardon. Une larme, singulière, prépara les hostilités malheureuses de sa lente glissade sur la joue rougie par l’émotion. « Liza, tu es ma sœur. Tu es désormais ma Reine, et c’est de mon plein gré que je veux te servir. » Il mourrait de cette dévotion pour elle, et de par ce regard, désirait lui transmettre l’amour qu’il lui portait. Sa voix n’était que souffle, montant et descendant sous les effluves de sa passion : peine chagrinée et ferveur absolue, mêlées de l’incompréhension frustrante (qu’elle l’entende !) « La seule illusion que tu te donnes, c’est un quelconque complot de ma part : je n’ai aucun intérêt à te blesser, pourtant. » Il jeta une dernière fois ses iris dans les célestes azurs de sa sœur, sa vision brouillée par les larmes qui accouraient au bord du lac. Et sa tête lâcha, son menton cogna contre sa poitrine, ses boucles follement agitées. « Accepte ma soumission, Liza, voilà tout ce que je te demande. Ça, et ton pardon pour les fautes que j’ai commises. » Un pardon qu’il ne pouvait s’accorder de lui-même, elle était la seule détentrice de sa salvation : dieux, par pitié, qu’elle lui accorde ! ou que plus jamais il ne vive heureux. « Je n’aurai jamais dû te tourner le dos, alors que tu vivais le même chagrin que moi. J’ai été égoïste de te voir comme une traitresse, et je porte chaque jour le fardeau de ma culpabilité. » Il pleura, et les sanglots brouillèrent ses articulations. Parce qu’elle l’avait lâché, et refusait de croire à ses paroles : et quel plus grand malheur que cela ? Il sentait, en sa poitrine essoufflée, son cœur défaillir – et il regrettait, oh ! qu’il regrettait tant sa conduite des dernières semaines.

« Je t’aime, sestra, plus que les étoiles ne brillent. » Un souffle discret, un soupir de l’endocarde abîmé – si silencieux que même lui eut du mal à le comprendre. Une vérité qui le tuait, chaque jour un peu plus. Liza était son commencement, constante singulière présente dès sa naissance. Et Liza serait sa fin, dévotion absurde qui le mènerait jusqu’au dernier souffle. « Je te serai fidèle, qu’importe tes choix : ils seront aussi les miens. » Il releva la tête, les yeux rougis, les joues humides. Son regard sale l’implorait de revenir à ses côtés, de le baiser de sa grâce, de l’enlacer de ses bras fraternels. « Par pitié, pardonne-moi. »
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