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Make it to me (azlei)

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MessageSujet: Make it to me (azlei) Lun 18 Déc - 3:14


My mind runs away to you
With a thought I'd hope you'll see
Can't see where it's wandered to
But I know where it wants to be



C’était une chambre terriblement vide et dévastée qui avait accueilli le mêlé ayant rasé les murs comme à l’accoutumée. Sept jours à s’isoler, sept jours à chercher en vain des réponses à des questions qui l’obsédaient. Et malgré tout le danger qu’il représentait, il ne pouvait s’empêcher de tout risquer pour s’assurer que l’état de Kalei s’améliorait. Parce que depuis son réveil, on l’avait privé d’une part de son être Azriel. Parce que depuis que le virus avait quitté son système, il s’était assuré de laisser des empruntes indélébiles dans son sillage. S’il pleurait toutes les années passées à maîtriser son pouvoir, s’il se lamentait de ne plus pouvoir toucher qui que ce soit, c’était la perte du lien qui avait manqué de le tuer. Il avait d’abord cru au pire le mêlé, ressentant au plus profond de son être qu’on lui avait enlevé sa moitié, que Kalei avait trépassé. Il n’arrivait pas à oublier son visage pâle et ses yeux brillants de fièvre alors qu’il s’était évanoui dans ses bras quelques semaines plus tôt. Il ne parvenait pas à se départir de cette peur qui le gagnait chaque fois qu’il venait le trouver à son chevet. Et s’il ne se réveillait pas ? Et s’il ne se remettait pas ? Et si, et si, comme une litanie.

Sans surprise, l’électricité l’avait gagné pour exprimer la panique qu’il aurait si bien réprimé d’ordinaire. Il ne tenta pas de se maîtriser le jeune Vestrit, il savait trop bien que c’était inutile. Alors il se força à respirer, à endurer cette nouvelle vague de pouvoir qui prenait possession de lui quand bon lui semblait. Ce ne fut qu’une fois dissipée qu’il sortit de la chambre pour interroger un serviteur qui lui expliqua la raison de tous ses dégâts, la disparition de l’héritier et le personnel dans tous ses états. Il se contenta de demander qu’on informe Somi et Saeko qu’il partait à sa recherche, assurant qu’il saurait le retrouver, promettant qu’il savait quels chemins emprunter pour éviter la foule. Car c’était un danger public Azriel, une bombe à retardement qui pouvait à tout moment blesser des innocents, un être toxique qui donnait la mort aux plus faibles d’un simple frôlement. Et si Kalei ne ressentait ne serait-ce que la moitié de ce sentiment, il n’y avait qu’un seul endroit dans les environs qui ai pu lui servir d’échappatoire. Les ruines de l’ancien château d’Azi Freinu, coupées de tout, à seulement deux heures de marche de la capitale.

Il se souvenait que Kalei lui avait raconté maintes fois son histoire, l’y ayant même trainé pour qu’il puisse observer la vue à couper le souffle sur Launondie. Alors il misa tout sur son instinct Azriel, accélérant le pas en priant pour trouver son maître là-bas. C’est à bout de souffle qu’il arriva dans l’enceinte de ce qu’on pouvait aisément qualifier de cimetière. C’est le cœur battant à tout rompre qu’il scruta chaque recoin en quête de cet imbécile de noble qui avait pris la fuite avant que quiconque puisse lui fournir des explications. Alors, lorsqu’il l’aperçut enfin, il aurait pu pleurer de soulagement le jeune Vestrit. Mais il n’en fit rien, il ravala ses cris, ses injures et tous les soupirs qui auraient pu le libérer de ce poids qui affaissait ses épaules. C’était l’œil d’un cyclone Azriel, alors que tout crépitait autour de lui à mesure qu’il approchait de Kalei. C’était une tempête, un être aux airs irréels qui nimbait les environs de couleurs vives et dévastatrices. « Kalei ? » Lui qui croyait murmurer, est étonné de voir que sa voix porte suffisamment pour que le noble tourne la tête dans sa direction.

Il s’arrête, n’osant pas l’approcher dans cet état, craignant que son pouvoir ne l’atteigne s’il venait à franchir les derniers pas qui les séparaient. « Ce qui est arrivé… » Il ne sait pas comment continuer sans risquer de tout foutre en l’air, sans parvenir à trouver les mots justes pour le rassurer. Mais il se force le mêlé, à réfléchir, à parler avec suffisamment d’assurance pour qu’il comprenne que cet incident n’était pas un acte isolé. « Ce n’est pas ta faute Kalei. Je te le promets. Je sais que tu te sens coupable, que tu n’as surement pas envie d’entendre ça mais je t’en supplie écoute moi. » Il les lève les bras comme s’il était vaincu Azriel, parce que c’est le cas, son pouvoir le consume sans qu’il ne le contrôle et il veut que son maitre comprenne qu’il n’est pas le seul dans ce cas. « Regarde-moi Kalei. On est tous perdus comme toi. Moi le premier… Mais tu as juste blessé quelqu’un tu m’entends. Certains ont tué sans le vouloir, mais pas toi. » Il y a tant d’autres mots qu’il voudrait lui crier Azriel. Qu’il ne se sent plus complet, qu’il a eu peur de le perdre, qu’il est désolé, qu’il a besoin de lui. Mais il s’en empêche, ne parvenant qu’à lui offrir un regard rongé par la douleur, de l’impuissance mais surtout du manque. Du manque de lui.
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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Lun 18 Déc - 15:09

A la lueur de nos flammes;
à l’halogène de nos désirs.


Tout est brouillé, tout est flou alors que les lumières vacillent le long du paysage anthracite qui défilait devant ses yeux larmoyants. Les traits se déforment, s’ a l l o n g e n t, se mélangent avec les couleurs qui s’étiolent le long des expressions effrayées que les passants déposaient à chaque pas qu’il manquait de trébucher. Il pouvait sentir leurs regards le traquer, leurs voix se moquer, leurs rires et leurs cris assourdir ses tympans. Et il accélère dans la panique, sentant une nouvelle fois cette sensation irrépressible le gagner ; l’envie d’anéantir tout ce qui se présentait à lui face à lui — l’envie de détruire, l’envie de faire taire toutes ces voix qui hantait ses pensées.

Comme un poison qu’on lui avait inoculé, il sent l’adrénaline taper furieusement contre les paroi de son corps, déraillant son palpitant, laissant à nouveau cette chose-là tenter de le noyer. Kalei était peut-être devenu fou, ou peut-être était-il en train de rêver, lui qui n’était plus en mesure avec la fièvre de distinguer l’imaginaire de la réalité. Et il le sentait ça; ce que n’était pas normal. Tout ça, ce mal qu’on avait tenté de lui soigner, ce vide et ce changement en lui. Il sentait que quelque chose de vital lui avait été dérobé. Et à la place il s’était retrouvé avec cette violente aliénation, ancrée au plus profond de lui qui le faisait céder à ses pulsions sans même réfléchir. Il a brûlé, il a incendié, il a blessé — et il va tuer; c’était certain, c’était incontrôlé et il ne pouvait pas empêcher les flammes de jaillir du creu de ses mains.

Il avait alors couru, très loin, jusqu'à ce que ses pas le mène dans ce lieu qui autrefois était pour lui si chaleureux. Azi Freinu et ses ruines qui avaient toujours eu une place particulière dans son coeur. Son petit secret, son exutoire à lui, peut-être qu’aujourd’hui elles sauraient encore une fois l’apaiser. Il tentait une nouvelle fois de se calmer, prenant de longues inspirations, fermant ses yeux; il sanglote et rapidement les larmes coulent à l’idée d’être devenu quelque chose qu’il ne saurait plus contrôler. Cette sensation qui ne pouvait se détacher de lui désormais; C’était comme si le néant s’était engouffré dans ses pores, ravageant ses muscles et hantant ses os. Son pouvoir était devenu quelque chose que sa frêle personne ne pouvait plus se contenir, son âme déjà bien trop lourde, portant la terre, la lune et toutes ses folies sur son dos.  

« Kalei ? » Instinctivement il se tourne en direction de la voix, se retenant presque d’éclater en sanglot en reconnaissant le propriétaire de la voix. « Az...riel?  » j’ai besoin de toi. Az. Il l’avait réalisé bien trop tard, mais quelque chose lui manquait. Ce vide, ce pouvoir grandissant avait remplacé ce qu’il avait de plus cher à ses yeux. C'était son Azriel qui lui manquait désormais comme si l’éternité les avaient séparés. Il ne pouvait cacher son désespoir, mais aussi cet amour à profusion dans la douceur de son timbre, mais cette fois, la maladie l'ayant affaibli, sa voix semblait cracher des morceaux de verres brisés, où chaque syllabes semblait douloureuse à prononcer. « t-t’approches pas.  » instinctivement ses pas se reculent chaque fois qu’il s’approchait, craintif de leur proximité, craintif à l’idée que la bombe à retardement explose sur lui de plein fouet. « Ce n’est pas ta faute Kalei. Je te le promets. Je sais que tu te sens coupable, que tu n’as surement pas envie d’entendre ça mais je t’en supplie écoute moi. Regarde-moi Kalei. On est tous perdus comme toi. Moi le premier… Mais tu as juste blessé quelqu’un tu m’entends. Certains ont tué sans le vouloir, mais pas toi. » il aurait aimé que ses mots le touchent comme ils l’avaient toujours fait. Lui offrir aveuglément sa confiance comme autrefois il l’avait toujours accordé. Mais Kalei, depuis qu’il avait appris à quel point le mage éléctrique s’était moqué de lui en aimant une autre, il n’y arrivait plus. Il était toujours fou de lui, amoureux à s’en laisser crever, mais la rancune hantait désormais ses pensées. « Arrête de prétendre Az. Maintenant que t’es assuré que je suis vivant va-t’en.  » y a une larme qui s’échappe de son oeil, et sa fierté qui s’évapore. Il essaie de jouer les durs, mais rapidement les faiblesses s'exposent d'elle même lorsque son expression se décompose en l'espace de quelques secondes. Kalei avait toujours joué le brave devant lui, ce garçon un peu trop gentil qui souriait toujours pour lui, mais cette fois-ci, c’est lui qui craquait pitoyablement devant ses blessures et son coeur brisé. « Pourquoi t’es là Az…? p-pourquoi? je... ne vaux plus rien à tes yeux. » Ses mains recouvrent son visage tandis qu’il fait de son mieux pour réfréner ses sanglots. « je ne vaux plus la peine pour que tu y risques ta vie. » Il a mal. La douleur est poignante, vive; brûlante. Que désormais, ses craintes étaient devenues des réalités : plus rien ne retenait Azriel.
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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Lun 18 Déc - 17:50


My mind runs away to you
With a thought I'd hope you'll see
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But I know where it wants to be



Son timbre de voix est encore rongé par la maladie, la souffrance palpable même teintée de tendresse. Il peut presque tout ressentir à l’écoute de son simple prénom Azriel, même haché, même tranché par ses cordes enraillées. Cela ne décuple qu’encore plus son envie de le sauver de lui-même, des vagues de douleur qui doivent s’abattre sans relâche sur son esprit. Mais il recule Kalei, lui intimant de se tenir à distance, le suppliant de ses gestes de ne pas l’approcher. Comme s’il n’a pas conscience du danger que représente également son adiutor, comme s’il est aveugle face l’électricité qui habille le mêlé de ses ondes. Mais le jeune Vestrit ne lui en veut pas, il comprend sa détresse qu’il tente d’apaiser de ces mots maladroits, espérant que ça le calmera. « Arrête de prétendre Az. Maintenant que t’es assuré que je suis vivant va-t’en.  » C’est comme un poignard en plein cœur, cette attaque chargée de rancœur. C’est comme une trahison, quand il tente de le chasser avec ces mots faits de poison. Azriel s’arrête, la confusion peinte sur ses traits, choqué par les paroles du Yinren qui ne semble pas mesurer la douleur qu’il est en train de lui infliger.

Mais ses larmes qu’il verse sans le vouloir le trahissent, fissurent un peu plus ce masque qu’il aurait aimé porter pour l’éloigner. Pas cette fois, qu’il se dit Azriel. Ça ne marchera pas, quels que soient ses caprices. Il restera planté là, déterminé à ne pas le laisser sombrer, à ne pas le quitter quoi que lui dicte sa lâcheté ou sa fierté. « Pourquoi t’es là Az…? p-pourquoi? je... ne vaux plus rien à tes yeux. » L’argent cache ses pleurs derrière des mains tremblantes alors que son adiutor se décompose. Comment en étaient-ils arrivés là ? À douter de leur lien, de leur attachement, de tous leurs sentiments qui n’avaient pas besoin d’être énoncés pour exister. Il avait cru que Kalei savait, toute l’affection qu’il lui portait, que ce n’était plus le devoir ou la contrainte qui le maintenaient à ses côtés. Mais il se rend désormais compte qu’il s’est fourvoyé Azriel, à penser avoir été clair, à croire que la dynamique avait changé. « Je ne vaux plus la peine pour que tu y risques ta vie. » Il se mord la lèvre avec force pour ne pas crier, accueillant la douleur comme une vieille amie, se délectant de l’ancrage sur la réalité ainsi apportée.

Son pouvoir se calmant enfin, il en profite pour baisser les bras Azriel, de soulagement autant que de consternation. « Qui te donne le droit de parler en mon nom Kalei ? » Crache-t-il tandis qu’il cède enfin à la colère pour délaisser la tristesse que ces confessions erronées avaient entrainé. Il serre les poings pour retenir tous les noms colorés qui lui passent par la tête, se forçant à conserver un soupçon de calme. « Je t’interdis de dire que je prétends quoi que ce soit ou que tu ne comptes pas à mes yeux ou que tu ne vaux pas la peine que je continue de te servir Kalei. Tu m’entends espèce d’imbécile ? » Mais c’est plus fort que lui, ça le rattrape, le rend ivre de rage. Et c’est un flot de paroles presque acides qui quittent ses lèvres alors qu’il réalise qu’il ne peut plus rien endiguer. « Quand c’était facile de te détester je suis resté, qu’est-ce qui te fait penser que ça va changer maintenant qu’on est enfin amis ? Si j’avais voulu partir je n’aurais pas attendu que ce foutu virus annihile notre lien, crois-moi. » Parce que c’est ça la source du problème à ses yeux, qu’une foutue maladie soit parvenue à les séparer quand tout le reste n’avait pas réussi. Quand il avait eu beau s’acharner à le rejeter mais n’avait réussi qu’à succomber en secret sans vraiment le comprendre, préférant dénier ce quelque chose qui s’était infiltré dans ses veines malgré lui. Et encore aujourd’hui il joue avec les mots, jonglant avec les failles de ce qu’il ne parvenait pas à s’avouer.

Il n’a pas de larmes à verser Azriel, juste un trop plein de frustration qu’il doit relâcher par tous les moyens qui lui sont donnés. Et en cet instant où son pouvoir n’est plus sien, où l’électricité a cessé d’être sa fidèle amie, il ne voit que deux possibilités. Cogner dans quelque chose ou continuer de parler. Mais il ne sait plus trouver les mots le mêlé, il ne parvient pas à faire suffisamment taire sa colère pour se comporter avec maturité. Alors il se détourne de Kalei pour s’exploser les phalanges sur ces ruines qui se veinent tantôt de jaune et de blanc. La pierre est traversée par un courant qui fait voler des éclats autour de lui, détruisant en lieu et place de ses poings. Il perd la notion du temps le mêlé, s’oublie dans cette triste parodie jusqu’à n’avoir plus la force de continuer. Et ça le consume à petit feu, de vouloir tant sentir sa main sur son épaule ou ses bras autour de sa taille pour l’arracher à ce comportement autodestructeur. Mais il sait que c’est impossible, que si réconfort il y a, ce ne sera pas de cette manière-là qu’il l’obtiendra. Parce qu’il n’y a qu’à voir ce que les ruines ont enduré pour comprendre que le contact physique lui est désormais interdit. Et au fond, il n’est pas sûr non plus de mériter que Kalei se plie en quatre pour lui. Parce qu’il a conscience, au fond, d’avoir commis un impair en se réfugiant les bras d’Aelin plutôt que d’accepter ce qui s’était fragilement tissé entre eux. Il avait tout perdu Azriel, son premier amour, son amie mais surtout sa moitié qui aurait pu être définie autrement que par un lien qui leur avait été imposé.
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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Lun 18 Déc - 21:50

A la lueur de nos flammes;
à l’halogène de nos désirs.


Jamais un visage n’avait été aussi douloureux à observer — à désirer. Kalei sentait rapidement sa lucidité le quitter à peine son esprit s’était-il perdu à travers tout son être; dans la beauté de ses yeux et leurs galaxies, dans la douceur de ses traits, et dans la gravité de sa voix. Azriel, dont le simple prénom le rendait toujours aussi fou, toujours aussi amoureux. Et rapidement les larmes brouillent à nouveau sa vision alors qu’il cherchait désespérément à l’éloigner du danger qu’il était devenu. Ses mots dansent fièrement hors de sa bouche, mais ses expressions ne cessent de le contredire. « casse-toi » qu’il lui dit, mais ses yeux, sa voix et ses larmes lui crient « reste à mes côtés » Kalei avait besoin de lui autant qu’il avait peu à peu commencé à empoisonner sa propre vie.
L’adiutor qui peu à peu s’était accaparé son coeur et son bonheur en lui faisant quitter ses univers imaginaires à l’encre et au papier lui avait fait redécouvrir le monde coloré à ses côtés. mais à quel prix? Sa vie ne se résumait plus qu'à sa simple existence, son sourire appellant le sien, sa joie répondant à la sienne — son abandon à sa désolation.
Le prince avait toujours cru que l’amitié lui suffirait. Elle lui aurait suffit, si l’agonie de ne pas être aimé en retour ne l’avait pas autant brisé. Il s’était résolu à accepter son rejet, à se dire qu’Az et lui ce n’était qu’une amitié forcée. mais il était plus cruel qu’il ne l’aurait un jour imaginé. Lui qui avait joué avec ses sentiments avant de l’étouffer; lui offrir l’espoir pour mieux lui arracher. « Je serais bien obligé. » qu’il lui avait dit en cette terrible soirée alors qu’il lui avait laissé croire qu’un nous aurait pu exister.

« Je t’interdis de dire que je prétends quoi que ce soit ou que tu ne comptes pas à mes yeux ou que tu ne vaux pas la peine que je continue de te servir Kalei. Tu m’entends espèce d’imbécile ? » Et l’héritier a la rage au ventre, parce qu’il est i n c a p a b l e de le détester. Lorsqu’il entend son prénom, lorsqu’il croit observer sa silhouette à travers la lueur de la lune; son coeur s’emballe toujours autant que la première fois. Et même s’il pleurait, même s’il avait tout ses espoirs brisés, pourtant, au fond de lui, il y croyait toujours : Azriel l’aimait. C’était évident. Mais il ne pouvait céder aussi facilement. Plus maintenant. Il ne pouvait plus accepter aussi facilement ses sentiments ou même une once de son affection. Alors instinctivement il recule toujours de quelques pas discrets, les yeux cachés par ses mains tremblantes, la voix coupée par les sanglots, le rendant incapable de former le moindre son cohérent. « Quand c’était facile de te détester je suis resté, qu’est-ce qui te fait penser que ça va changer maintenant qu’on est enfin amis ? Si j’avais voulu partir je n’aurais pas attendu que ce foutu virus annihile notre lien, crois-moi. » Et il recommence le même jeu. Il lui offre à nouveaux les mots qu’il attendait tant. Ces mots-là qui savaient apaiser son coeur et lui faire oublier ses mots. Mais il ne répond pas à ses aveux. plus jamais.

Lentement, alors qu’il le laissait se défouler sur des pierres qui n’avaient rien demandé, ses mains quittent leur ancrages avant de balayer discrètement les larmes salées qui continuaient de couler. « je suis autant misérable que ça ? Pour que même, Ô Azriel Vestrit me prenne en pitié? » Il relève la tête vers lui, les yeux bordés de larmes séchées, il observe littéralement son âme qu’il souhaitait lui arracher — la colère bordant ses mots, il sent une nouvelle fois son pouvoir à deux doigts de détonner face à ses sentiments agités. « parce qu’observer la vie d’un héritier bon à rien, naïf, aimant les hommes, et renié par sa propre sœur ne te suffisait plus? Tu étais curieux hein. De savoir si je pouvais être encore plus pathétique maintenant que j'avais perdu le contrôle de la seule chose à laquelle je pouvais encore me raccrocher. »  Il peine à se maintenir droit, et sa voix résonne à travers l’espace désertique, faisant vibrer et résonner son le chagrin et son désespoir en un long écho. « DÉGAGE. » sa voix s’élève, et la méchanceté et sa haine dévalent sans qu’il puisse les contrôler, et alors qu’il s'apprêtait à reprendre sa tirade effrénée, il sent son pouvoir se manifester; exploser, faisant alors vibrer le sol, et générer à quelques mètres de lui une grande onde de choc lumineuse.

Le gamin est figé, incapable de bouger, il ne réalise pas que sa respiration s'alourdissait dangereusement — l’air lui manquait, mais rien ne semble pouvoir y remédier. Ses forces le quittent alors lentement, le faisant poser genoux à terre. « j-j’ai… j-je… laisse-moi. Je veux juste disparaitre. »

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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Mar 19 Déc - 0:11


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Il ne savait pas si c’était les relents de la maladie ou la connerie qui habitaient Kalei et faisaient de lui leur marionnette. Il ne savait pas s’il avait reçu un coup sur la tête ou si son maître s’était réveillé pour revêtir les traits d’un démon chaque fois qu’il osait ouvrir la bouche pour cracher son venin. Il était perdu Azriel et complètement consterné de réaliser que malgré le sang qui perlait de ses mains, le noble parvenait encore à entretenir le brasier de sa colère. « Je suis autant misérable que ça ? Pour que même, Ô Azriel Vestrit me prenne en pitié ? » Il ne sait pas comment interpréter cela le mêlé mais ça touche en plein cœur sa fierté. Ses dents se serrent alors qu’il lance un regard noir au Yinren, le défiant d’oser continuer sur ce chemin qu’il ferait mieux de ne pas emprunter. Il crache à terre pour lui faire comprendre qu’il ferait mieux d’employer un autre ton. Parce que même s’il a des choses à se reprocher, il sait pertinemment que les limites invisibles sont piétinées par Kalei. Il en va de même pour le respect qu’il y avait entre eux, car face à cette provocation l’adiutor était prêt à montrer les dents.

« Parce qu’observer la vie d’un héritier bon à rien, naïf, aimant les hommes, et renié par sa propre sœur ne te suffisait plus? Tu étais curieux hein. De savoir si je pouvais être encore plus pathétique maintenant que j'avais perdu le contrôle de la seule chose à laquelle je pouvais encore me raccrocher. » Il ne lui offre qu’un rire cruel en guise de réponse Azriel, parce que la situation est beaucoup trop comique pour qu’il mérite un autre traitement. Le revoilà, l’argent qu’il avait si facilement méprisé étant jeune. Celui qui ne sait que se morfondre de sa vie dorée, alors que plus de la moitié du pays est asservie ou sert de chair à canon. En cet instant, réellement, il le trouve pathétique, c’est la triste vérité. « DÉGAGE. » Qu’il lui hurle comme si ça allait l’intimider, comme s’il allait lui obéir. Sa voix a beau porter, il a beau crier, ce n’est aucunement la peur qu’il lui inspire, juste une profonde déception. Et quand l’éclair tombe à quelques mètres de ses pieds, il ne s’écarte même pas Azriel. Il se contente d’ouvrir la bouche, surpris de découvrir enfin les effets secondaires du virus sur le pouvoir du noble.

Pendant un instant, il oublie sa colère, sa rancœur et toutes les vérités qu’il aurait aimé lui retourner. Ses oreilles sifflent encore quand il voit Kalei s’effondrer, lui rappelant de respirer, le ramenant aux derniers mots prononcés. « j-j’ai… j-je… laisse-moi. Je veux juste disparaitre. » Oh il sent bien qu’il est à bout, qu’il ne sait plus comment tenir le coup. Mais cette fois, il s’en fou complètement Azriel. Le temps où il le ménageait ou se retenait par respect est révolu. S’il y a bien une chose que ses années d’entrainement lui ont appris, c’est d’achever un ennemi à terre. Et c’était ce que Kalei avait désiré être à ses yeux ce soir, donc le mêlé allait s’empresser de lui donner exactement ce qu’il avait demandé. « Je restais à tes côtés parce que je pensais que t’étais différent, que tu ferais mieux que tes connards de parents mais regarde toi. T’es qu’un gamin pourri gâté qui pleure de sa vie pour qui des milliers tueraient. Grandis un peu Yinren. J’ai jamais éprouvé de pitié pour toi avant cet instant précis. » Il n y a plus aucune douceur dans sa voix, juste la dureté d’un jeune adulte qui a pris trop cher par la vie pour accepter ce genre de conneries.

Il secoue la tête avant de lui lancer un nouveau regard de dégoût Azriel, parce que c’est un putain de gâchis cette scène qui s’offre à lui. « T’es pas content de ce que t’es, serre les dents comme le commun des mortels et améliore toi. La vérité c’est que la vie a été trop clémente avec toi Yinren et que tu sais pas gérer les incidents parce que t’as été choyé depuis que t’es né avec une foutue cuillère en argent entre les dents. » Il s’approche tel un prédateur de sa proie le mêlé, ne lui laissant aucun répit pour continuer de lui porter les coups verbaux qu’il mérite. « Si ta sœur t’as renié c’est parce que tu lui faisais peur abruti. T’aimes les hommes ? News flash, t’es pas le seul alors arrête de geindre. T’es pas un bon à rien, la preuve, t’es plutôt doué pour donner des envies de meurtre à la seule personne qui a su où te trouver et qui t'aime suffisamment pour risquer de tuer en venant te chercher. Alors relève toi et arrête tes bêtises. » Sa confession est noyée parmi tout le reste et il ne s'en rend même pas compte le jaune. De ce qu'il vient de lui avouer. De ce qu'il vient de reconnaître, enfin. Il n’est plus qu’à quelques pas Azriel, quand il tend un index vers la capitale dans un ordre silencieux. Oui, il ferait mieux de se relever Kalei et de se mettre à marcher pour rentrer, et vite, parce que sa patience est à bout. « Et j’espère que t’as honte et que ça t’empêche de t’excuser pour ce que t’as osé débiter. Parce que c’est la première fois que tu me déçois autant et ça a intérêt à être la dernière, tu m’entends ? » Il a l’impression d’être devenu une nanny à devoir le traiter comme un enfant mais vu son comportement, c’était le seul choix cohérent. De le moraliser, de lui donner une bonne claque pour le réveiller et lui faire prendre conscience qu’il était en train de se foutre en l’air. De les foutre en l’air tous les deux.
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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Mer 20 Déc - 3:08

A la lueur de nos flammes;
à l’halogène de nos désirs.


« Je restais à tes côtés parce que je pensais que t’étais différent, que tu ferais mieux que tes connards de parents mais regarde toi. T’es qu’un gamin pourri gâté qui pleure de sa vie pour qui des milliers tueraient. Grandis un peu Yinren. J’ai jamais éprouvé de pitié pour toi avant cet instant précis. » c’est affreux à quel point tout cela sonnait si faux, c’était fou à quel point de simples mots pouvaient transformer son remède en un poison. Les paroles s’enfoncent et ne font qu'accroître ses plaies, déjà tranchées par une vérité évidente. Il ne voulait juste pas l’entendre. « T’es pas content de ce que t’es, serre les dents comme le commun des mortels et améliore toi. La vérité c’est que la vie a été trop clémente avec toi Yinren et que tu sais pas gérer les incidents parce que t’as été choyé depuis que t’es né avec une foutue cuillère en argent entre les dents. » L’espace d’un instant, alors qu’il avait posé ses genoux à terre, il avait peut-être espéré — espéré qu’il mesure l’ampleur de ses mots et de la fierté qu’il venait d’abandonner pour se confesser. Il aurait espéré, ironiquement, comme un caprice venant de l’enfant-roi qu’il avait toujours été; de la pitié. Qu’il aurait simplement pu lui dire “ça ira, tu as fait de ton mieux”. Parce que peut-être il avait une vie qu’on jalousait, mais lui, n’avait jamais eu le choix. Le simple choix. Formé, déformé, modifié, perfectionné de façon à ce qu’on ne lui avait jamais laissé de répit. rend papa fier, rend maman heureuse. On lui avait offert le goût des déceptions et des attentes trop grandes; à peine né qu'il lui avait déjà accaparé le poids du monde sur ses épaules et le regard de ses aînés. Enfant étrange, incapable d’aimer, de rire ou d’être blessé. Poupée manufacturée pour l’égo d’une famille renommé, il n’avait jamais contesté sa vie, ou même essayé de recoller les ailes qu’on lui avait arraché. ça allait, ça lui allait — Jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre de cet astre doré.

Azriel, qui fut sa plus belle rencontre; ce garçon qui avait été son exutoire face aux hautes sociétés. Celui avec qui il oubliait son masque d’enfant pourri gâté; d’celui qui n’avait peur de rien, ni de l’échec, ni de blesser. Il avait cru, avoir le droit de l’aimer, d’avoir le droit de jeter ce personnage minutieusement inventé pour la simple réalité. il y avait cru. Qu’il aurait pu recoller ses morceaux et pourtant, à chaque mot qu’il s'apprêtait à prononcer il l’effritait, à chaque geste, il le fragilisait jusqu'à aujourd’hui, l’éclater devant des remarques trop dures qu’il continuait à déverser. « Si ta sœur t’as renié c’est parce que tu lui faisais peur abruti. T’aimes les hommes ? News flash, t’es pas le seul alors arrête de geindre. T’es pas un bon à rien, la preuve, t’es plutôt doué pour donner des envies de meurtre à la seule personne qui a su où te trouver et qui t'aime suffisamment pour risquer de tuer en venant te chercher. Alors relève toi et arrête tes bêtises. » Et il y trouvait une saveur aigre-douce, à tout ces mots-là à travers l’affection qui se lisait entre les lignes. Cette affection nocive pour laquelle il s’était juré de ne plus succomber. Le temps lui avait servi de leçon, et désormais il savait que derrière Azriel et ses paroles douces, sa cachait l’inconnu et de nombreuses déceptions — la fuite, la crainte, le rejet; la peur de se brûler. ça semblait simple pour lui à cet instant précis lorsque les enjeux étaient définis. D’oser tenir à lui, d’oser lui dire ce qu’il ressentait pour lui. Et il lui en voulait terriblement. D’avoir faibli si facilement pour une autre après l’avoir ignoré. Il se jurait porteur de leçon, et pourtant, il avait tellement de choses qu’il voudrait lui reprocher. « Et j’espère que t’as honte et que ça t’empêche de t’excuser pour ce que t’as osé débiter. Parce que c’est la première fois que tu me déçois autant et ça a intérêt à être la dernière, tu m’entends ? » Et c’était clair que pour lui ça allait être la dernière fois. La dernière fois qu’il oserait se confier à celui qu’il pensait être son plus précieux allié. Le seul pour qui il aurait été en mesure d’aller chercher des étoiles pour les accrocher dans ses yeux basanés.

Il laisse le silence s'installer, ses pieds s’enfoncer un peu plus dans la neige jusqu'à ce que ses genoux commencent à sentir le froid le geler. Il en avait marre des sentiments qui le rongeait contre lesquelles il se battait, des injustices qu’il ressentait, de l’abandon dont il souffrait. Mais il ne voulait plus se battre. Plus aujourd’hui. La fatigue le gagnait et il voulait simplement fuir. « désolé… je suis fatigué. Rentrons. » Pour une fois c’était lui qui prenait la poudre d’escampette; noyé par la déception et la peur d’aggraver davantage la situation. Il se contente alors de ravaler un sanglot avant de se relever douloureusement, d’un geste qui semblait avoir puisé le reste de son énergie. « tout… à l’air facile lorsqu’on t’écoute Azriel. » Sa voix vacille, aussi instable que son équilibre précaire, il se contente de lentement avancer sans même lui offrir un regard. Azriel ne comprend rien qu’il se disait. Azriel il ne l’avait jamais senti aussi loin de lui, aussi distant et incompréhensible, semblable à ces jaloux-là qui le méprisait sans même essayer de percevoir les maux contre lesquels il était incessamment confronté. « j’aurai aimé vivre dans ce monde dont tu me parles Az. »

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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Mer 20 Déc - 18:27


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Il avait parfois tendance à oublier Azriel, que tout le monde n’avait pas les épaules aussi larges que lui. Son identité, il se l’était construite depuis son entrée au camp où il avait été élevé jusqu’à quitter l’académie, où il avait principalement été entouré de mêlés qui en avaient bavé eux aussi. Et même s’il avait assisté de nombreuses fois à toutes sortes de mauvais traitements reçus par Kalei durant ses années de service à ses côtés, ça lui avait toujours semblé surmontable, supportable. Il avait toujours éprouvé de la jalousie et une pointe d’envie pour les maîtres Azriel, parce qu’ils étaient nés avec un avantage alors que les mêlés et les lambdas héritaient d’un handicap, d’un statut qui leur serait toujours inférieur, quoi qu’ils fassent. « Désolé… je suis fatigué. Rentrons. » Il ne peut pas se sentir désolé le jeune Vestrit, sa fierté l’étouffe comme à l’accoutumée et la colère n’a pas fini de le consumer. Alors il se contente d’hocher la tête devant ce maître qui rend les armes si facilement. Parce qu’il oublie Azriel, dans sa stupidité, que le Yinren vient tout juste de se remettre de la maladie. Il omet que les conséquences soient difficiles à digérer, que Kalei soit trop affaibli pour se maintenir à flots face aux déferlantes de ses émotions. «Tout… à l’air facile lorsqu’on t’écoute Azriel. » Et il ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel, ignorant délibérément les difficultés de Kalei à se relever et marcher de manière convenable. Il se force le jaune, à ne pas le regarder, à ne pas se laisser prendre en pitié parce qu’il ne peut lui offrir aucun soutient physique sans le blesser. « J’aurai aimé vivre dans ce monde dont tu me parles Az. » Ses yeux noirs se ferment tandis qu’il prend une grande inspiration qu’il relâche ensuite lentement. Il n’a plus envie de lui répondre le mêlé, que ce soit pour le blesser, le consoler ou lui donner de nouvelles raisons de se morfondre. Il n’aspire qu’à rentrer à la capitale, le mettre à l’abri et retourner à cet isolement qu’il s’est imposé.

Leur dispute tourne en boucle dans sa tête pendant ce qui lui paraît être des heures alors que la marche l’aide à se dompter. Au fil des mètres parcourus, il réalise petit à petit qu’il y est peut-être allé un peu trop fort Azriel. Au fil des kilomètres abattus, il soupire de sa bêtise et de ce sale caractère qui ressort quand on le pousse à bout. Un coup d’œil discret à Kalei le force à s’arrêter, à prendre place sur un tronc d’arbre qui longe la route pour faire une pause, lui permettre de se reposer. Il n’a plus prononcé le moindre mot depuis que sa bile a été déversée mais lui tend tout de même timidement une gourde pleine d’eau pour que son maître puisse d’abreuver. Et c’est peut-être le teint pâle du Yinren ou les traces qu’ont laissé ses larmes salées sur son visage rongé par le froid qui l’amènent enfin à reprendre la parole pour briser le silence qui les avait accompagnés. « Je sais que j’ai été dur avec toi. Que tu dois surement me trouver cruel de t’avoir traité comme ça. » Commence-t-il d’une voix rauque en observant le paysage environnant. « Mais j’aimerais que tu comprennes que malgré la difficulté de ce que t’as enduré et de ce que tu dois encore supporter, t’as de la chance Kalei. » Et il ne sait pas vraiment comment le formuler ou comment enchainer mais il sait qu’il doit se forcer à l’amener à une quelconque forme de compréhension. « T’aurais pu naître mêlé, forcé à te cacher et à vivre une vie de misère pour échapper au gouvernement et à ses lois injustes… et finir par être attrapé malgré tout… » Il se racle la gorge en fronçant les sourcils, réalisant que ce n’est pas son histoire à raconter, ni la bonne approche à adopter. S’il doit faire preuve d’honnêteté, c’est son passé qu’il doit livrer au noble et non celui d’un autre, surtout pas ce secret si bien gardé.

« Quand mes pouvoirs se sont manifestés, c’est ma mère qui en a fait les frais. C’était une bleue et elle a pris peur je pense. Elle m’a vu comme un monstre parce que c’est comme ça que les jaunes et les oranges sont considérés à Aksana… et que je l’avais blessée alors que j’étais à peine capable de parler correctement. » Il baisse les yeux sur ses pieds, mal à l’aise, comme à chaque fois qu’il doit raconter cet épisode-là. « Quelques jours plus tard je recevais mon bracelet et étais envoyé dans un camp de mêlés où j’ai été élevé par des inconnus qui en avaient rien à faire de nous. Un gamin de plus dans la masse, un orphelin si on veut bien, puisque ma mère en a plus jamais rien eu à faire de moi. » Il marque une pause pour faire de l’ordre sans son esprit et observer le noble à la dérobée avant de reprendre le fil de son récit. « À l’académie, j’ai décidé de profiter de tout ce qu’on nous offrait pour m’améliorer, maîtriser mon pouvoir et espérer mieux finir cette vie que comme je l’avais commencée. J’ai hésité à rejoindre l’armée de Pollux avant de me rendre compte qu’en te servant, quelqu’un qui avait vraiment les moyens de changer la donne, je réussirais peut-être à faire plus de bien. » Et il ne regrette pas son choix Azriel, surtout depuis que cette armée a perdu son admiration en massacrant des innocents. « Et je sais que j’ai fait le bon choix Kalei, pour cette raison et bien d’autres. Parce que même si tu crois pas en toi et en tes capacités, moi j’en ai jamais douté. C’est pour ça que je resterais ton adiutor si tu veux toujours de moi, foutu lien ou pas. Et je m’excuse d’avoir perdu mon sang froid… c’est beaucoup de choses d’un coup, je sais, mais ça va aller. On traversera ça ensemble, si t’es prêt à me laisser t’aider… » Cette fois, il ose enfin le regarder dans les yeux, un peu embarrassé, mais soulagé d’avoir réussi à se livrer à lui. Parce que toutes ces tirades l’avaient soulagé d’un poids même si la peur d’être rejeté à nouveau continuait de gangréner son cœur.
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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Mar 26 Déc - 15:21

A la lueur de nos flammes;
à l’halogène de nos désirs.


Il y avait de la tristesse, une once de peine, une infinité de regret au creu de ses deux orbes fatiguées. Parfois, Kalei se demandait de quelle manière se serait coloré son monde s’il avait été écarté de cette société étouffante. S’il avait été en mesure de vivre sans se heurter au jugement des autres, s’il avait connu la joie d’être aimé et senti aimé sans la crainte d’être trompé…. S’il se serait épris pour la voisine aussi douce que les pétales de r o s e s , aux cheveux-constellations-dorées et aux yeux dans lesquels le ciel se reflétait. S’il ne s’était pas borné à ne pas vouloir aimer, craintif de l’affection au point de devenir une tempête porteuse d’une haine sans nom. S’il avait aimé Saeko -oh,- sa sœur, s’il n’avait pas été jaloux, mais simplement indifférent à ses mots qui ne laissaient qu’une saveur amer en bouche.

Peut-être qu’il aurait été plus v a i l l a n t , sans crainte d’être insuffisant, sans la peur d’être moqué ou blessé. Peut-être qu’il n’aurait pas fini ici, aussi pathétique, affaibli par la maladie, écorché par le vent froid d’hiver et achevé par les maux de son cœur. Peut-être qu’il serait perdu dans les bras d’une fiancée — ou d’une femme, qui lui murmurerait au creux de son cou quelques prières, lui arrachant une joie éphémère.
Peut-être que son cœur de glace aurait enfin trouvé la flamme à raviver, un brasier à nourrir et incendier, réduisant en cendres ses craintes et marquant ses lèvres de sourires indélébiles.


Aurait-il préféré une vie comme celle-ci?
Aurait-il été un peu moins meurtri, un peu moins cassé, un peu plus humain?
Oui, assurément.
Il aurait été ce genre de garçon à rire d’un rien, à se satisfaire de la moindre chose. A se plaire de la banalité sans en attendre d’avantage. Il n’aurait connu l’enfer ou la crainte d’être rejeté. Mais il n’aurait pas totalement changé, il serait resté ce garçon qui s’égarerait entre deux livres, et qui, à la nuit tombée observerait la voie lactée et ses constellations dorées.


Mais il aurait perdu son plus son astre indispensable.

Azriel, qui avait été sa plus belle étoile à jamais observée comme sa plus grande plaie à jamais infligée. Azriel dont les paroles s’abattaient sur lui comme une violente averse sans fin et dont les mots pouvaient sonner comme une lourde épée qui s’abattait entre ses flancs et sa fierté.

Parce que le prince était devenu semblable à l’orage, faisant gronder sa frustration à travers un tonnerre en haine, ignorant derrière lui le soleil et sa vie dorée qu’il avait recouvert de son voile gris. Il ne voyait plus que l’angoisse passagère et les craintes éphémères. Et lorsque sa voix parvient à briser le silence, son regard se fixe au sol, de peur d’exploser de colère comme il l’avait fait quelques mètres plus haut.« Mais j’aimerais que tu comprennes que malgré la difficulté de ce que t’as enduré et de ce que tu dois encore supporter, t’as de la chance Kalei. » Et même s’il avait surement raison, ça le démanger presque de libérer son venin pour le faire taire. t’as de la chance. Ses dents grincent de frustration, tandis qu’il s’efforce de conserver son calme. Et a chaque syllabe qui s’écoule, il hésite à l’interrompre de peur que ses mots parviennent à le briser d’avantage. Tout paraissait si surmontable pour Azriel. Et si pour lui tout paraissait si facile et banal, alors quelle image pathétique pouvait-il refléter à ses yeux? — il n'osait l’imaginer. « T’aurais pu naître mêlé, forcé à te cacher et à vivre une vie de misère pour échapper au gouvernement et à ses lois injustes… et finir par être attrapé malgré tout… »

t’aurais pu, t’aurais pu, t’aurais pu….
Mais moi Az, je n’aurai pas été en mesure d’être comme toi.
Je n’aurais jamais été aussi fort, aussi vaillant. Je n’aurais jamais été compétent, je n’aurais jamais été suffisant.
Mais Az crois-moi.
J’aurai préféré être n’importe qui plutôt que de vivre dans ce corps sans vie.


Mais au lieu de lui rétorquer, il se contente de se taire et de simplement l’écouter, fatigué des luttes d’opinions, fatigué des batailles de fiertés et de ses émotions qui le gagnait. « Quand mes pouvoirs se sont manifestés, c’est ma mère qui en a fait les frais. C’était une bleue et elle a pris peur je pense. Elle m’a vu comme un monstre parce que c’est comme ça que les jaunes et les oranges sont considérés à Aksana… et que je l’avais blessée alors que j’étais à peine capable de parler correctement. » Chacun d’entre eux avaient leur blessures personnelles et leur passé douloureux. Chacun souffrait, et personne d’entre eux ne pouvait être comparé à l’autre. parce que l’un n’était pas l’autre. Et au fur et à mesure qu’Azriel s’ouvrait à lui, une nouvelle vague d’émotions le gagnait, c’était peut-être la seconde fois qu’il se confiait à lui, ou peut-être la toute première fois qu’il lui racontait sa vie. Parce que mis à part leur lien d’adiutor, et leur affection de surface ils ne s’étaient jamais réellement confiés l’un à l’autre. « Et je sais que j’ai fait le bon choix Kalei, pour cette raison et bien d’autres. Parce que même si tu crois pas en toi et en tes capacités, moi j’en ai jamais douté. C’est pour ça que je resterais ton adiutor si tu veux toujours de moi, foutu lien ou pas. Et je m’excuse d’avoir perdu mon sang froid… c’est beaucoup de choses d’un coup, je sais, mais ça va aller. On traversera ça ensemble, si t’es prêt à me laisser t’aider… » Il avait surement raison Azriel, que Kalei ne faisait que sa saboter, incapable de s’aimer ou de réaliser ses propres forces, aveuglé par les espérances familiales et l'obsession pour l’excellence. Ce qu’il lui disait lui avait mis du baume au cœur, réchauffé ses artères gelées à en faire naître un sourire discret le long de son visage rougi par le givre. Mais à peine avait-il entendu son coeur battre et s’accélérer qu’il sentit aussitôt la peine et l’angoisse s’infuser dans ses veines et envenimer ses espérances.

« Az, je ne peux pas te laisser redevenir mon Adiutor. » Il se contente de lentement se relever, cherchant ses mots et s’enfouissant sous une barrière de silence avant de continuer sa route en direction du palais. Et après une attente qui semblait une éternité, il reprend la parole prêt à répondre à toute sa confession. « je-.... » il inspire profondément. « tu le sais mais... j’ai été élevé pour être forgé comme mon père et ma sœur, élevé dans la méfiance et dans l’obsession de l’excellence.  » Où le suffisant n’avait jamais existé, Kalei avait toujours rêvé de la reconnaissance de son père, des étreintes réconfortantes de sa mère, mais au fur et à mesure que les années se c r e u s a i e n t , elles devenaient de plus en plus inaccessibles. « je suis incapable d’aimer, de m’aimer. Je suis incapable d’offrir ma confiance parce que j’ai toujours peur d’être déçu Az. Parce que je suis inintéressant, un simple gosse incapable d’apprécier le confort de sa propre vie. On me l’a toujours dit, je n’ai été bon que pour porter le nom de ma famille. Dès qu’on s’approche de moi, je me demande toujours “est-il là pour profiter de mon nom? de faveurs de mon père?” » Car il le sait bien, il est encore immaculé, naïf, innocent, incapable de discerner la vérité du mensonge; lui n’ayant jamais eu de proches, jamais eu de réelles déceptions, il n’avait que la méfiance et le venin de son insolence comme barrière à son coeur en verre instable. « et j’ai réalisé que quand t’es là j’oublie tout ça, je me dis que c’est possible qu’on puisse m’apprécier. Parce que je sais que tu ne me mentirais jamais. Et…. quand je- j’ai réalisé qu’on a perdu notre lien, j’ai paniqué -j’ai merdé. Je sais pas, je ne sais plus. J’ai cru que- peut-être tu étais comme eux. » Et quand il s’était réveillé la peur s’était emparée de tout son être, croyant peut-être qu’après tout Az pouvait l’abandonner pour Aelin; car après tout Kalei l’avait secrètement jalousé au cours des années, jalousé pour sa proximité, mais peut-être, surtout, pour être une femme tout simplement. « Mais Azriel Vestrit, tu es différent des autres. » disait-il de la voix la plus douce qu’il pouvait former. D’un amour et d’une affection qui ne cherchait même plus à cacher; après tout c’était évident, Azriel, c’était son astre à lui. « Ce que je veux dire c’est…. que je veux que tu deviennes mon ami... Tu peux? » Il souhaitait ardemment se délivrer de leur relation d'antan, lui, qui l'avait toujours considéré comme son égal, fatigué à l'idée de continuer de prétendre l'existence d'un lien qu'il n'avait jamais accepté; Il lui tend instinctivement la main, avant de finalement réaliser sa maladresse, se contentant de libérer un rire léger tandis que des étoiles s’étaient égarées dans le reflet de ses yeux.


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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Ven 29 Déc - 3:24


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Sa confession achevée, il avait pensé que tout rentrerait dans l’ordre Azriel. Que Kalei, de son sourire à peine esquissé, lui pardonnerait ses écarts. Que le retour serait moins pesant et chargé de tension. Mais il avait été mal habitué le mêlé et il allait rapidement le réaliser. Son maître retrouva son air sombre en l’espace d’une demi-seconde, volant au passage la lueur d’espoir du jeune Vestrit qui perdit immédiatement de sa superbe. « Az, je ne peux pas te laisser redevenir mon Adiutor. » Il encaisse la sentence dans le plus grand des silences, profondément choqué, même s’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas le montrer. Alors, lorsque Kalei se relève et s’éloigne, il ne le suit pas immédiatement Azriel. Parce que chaque parcelle de sa peau crépite, parcourue d’ondes électriques qui font de lui un prisonnier de sa propre chair. Il se retient de crier le mêlé, parce que ce rejet était torture suffisante pour que ne vienne se rajouter ce rappel de son impuissance à contrôler son don. Ses muscles se crispent alors qu’il se force à respirer pour calmer le rythme erratique de son palpitant. Le bruit des pas du noble s’éloignant lui donne envie de vomir mais il serre les dents et flanque le Yinren. À jamais son ombre, même lorsqu’il brillait malgré lui dans l’obscurité, pantin de l’électricité.

C’est tel un condamné qu’il avance, trainant des pieds, parcouru d’étincelles, toute joie envolée. Parce qu’il est persuadé d’avoir été trop loin cette fois Azriel. D’avoir volé trop prêt du soleil et vu ses ailes s’enflammer. Alors il se repasse tout en boucle, les instants éphémères, les longues attentes, les silences assourdissants, les souvenirs du quotidien, tous ces petits riens qu’il étudie avec minutie. Il se demande où il a réellement merdé le mêlé, à quel moment il a tout gâché. Et ça le rend fou, de savoir qu’il est la cause même de tous ses maux, la triste victime de ses gamineries et de ce foutu égo. « Je-.... » Il relève la tête par reflexe, hâtant inconsciemment ses pas, espérant de ne pas avoir imaginé la voix du Yinren. Mais la grande inspiration qu’il l’entend prendre chasse ses doutes. « Tu le sais mais... j’ai été élevé pour être forgé comme mon père et ma sœur, élevé dans la méfiance et dans l’obsession de l’excellence.  » Il murmure son assentiment, n’osant pas interrompre le fil de sa pensée. Tout sauf le silence. Implore-t-il dans l’intimité de son esprit. Ils se devaient au moins des explications si leurs chemins étaient destinés à se séparer. Au moins ça. Prie-t-il sans vraiment s’adresser à une divinité en particulier.

« Je suis incapable d’aimer, de m’aimer. Je suis incapable d’offrir ma confiance parce que j’ai toujours peur d’être déçu Az. Parce que je suis inintéressant, un simple gosse incapable d’apprécier le confort de sa propre vie. On me l’a toujours dit, je n’ai été bon que pour porter le nom de ma famille. Dès qu’on s’approche de moi, je me demande toujours “est-il là pour profiter de mon nom? de faveurs de mon père?” » Un grognement mécontent lui échappe avant qu’il ne se morde la lèvre inférieure pour se taire. Il avait horreur d’entendre Kalei se dénigrer de la sorte mais certains faits n’en étaient pas moins emprunts de vérité. Les Yinren disposaient plus que jamais d’une influence et d’un pouvoir certains depuis le couronnement de Saeko. Et malheureusement le nouvel héritier n’était pas doté de toutes les armes nécessaires pour délier le vrai du faux, l’intérêt de la sincérité. Mais qui était donc Azriel pour l’en condamner, lui qui avait entaché son honneur en croyant aider une brebis ? Il avait nourri la haine d’un monstre malgré lui, acéré les crocs et les griffes d’un prédateur grimé des doux mensonges qu’il avait toujours rêvé qu’on lui susurre. Il valait encore moins que son maître. Bien moins que ce qu’il ne s’imaginait.

« Et j’ai réalisé que quand t’es là j’oublie tout ça, je me dis que c’est possible qu’on puisse m’apprécier. Parce que je sais que tu ne me mentirais jamais. Et…. quand je- j’ai réalisé qu’on a perdu notre lien, j’ai paniqué -j’ai merdé. Je sais pas, je ne sais plus. J’ai cru que- peut-être tu étais comme eux. » C’est comme une claque méritée, ces mots qui touchent exactement où il faut. Parce qu’il aurait pu emprunter cette voie-là si le virus avait frappé une année plus tôt, ou ne serait-ce que six mois. Mais tout avait évolué si vite et dans une direction inespérée qu’il ne pouvait imaginer de scénario où cette maladie aurait été synonyme de liberté. « Mais Azriel Vestrit, tu es différent des autres. » Il s’arrête à la seconde où la signification de ces mots prend sens. Il se perd dans la douceur avec laquelle ils avaient été prononcés, pouvant presque la toucher du bout de ses doigts électriques quand ses yeux se fermaient. « Ce que je veux dire c’est…. que je veux que tu deviennes mon ami... Tu peux? » Il s’étouffe dans sa surprise le mêlé, un sourire en coin déchirant ses traits, comme un gamin retrouvant un trésor qu’il croyait perdu.

Et bon sang, qu’est-ce qu’il aurait aimé serrer cette main, l’attirer à lui, l’étouffer dans une étreinte éperdue. Mais tout contact lui est désormais interdit, forçant le jaune à reculer, à jeter un coup d’œil impuissant aux doigts de l’argent. Il joint malgré tout son rire timide au sien, profitant de cette occasion pour relâcher ne serait-ce qu’une once de pression. Alléger ce poids qui pèse sur sa poitrine mais qu’il ne comprend pas. Pourquoi ? Pourquoi ça ne sonne pas assez beau ? Pourquoi ce n’est pas entièrement un cadeau ? Pourquoi ce n’est pas… suffisant ? « Je le suis déjà abruti. » Finit-il par s’esclaffer avant d’envoyer un coup de pied sur un tas de neige pour en arroser le noble. Faisant également valser ses tourments avant qu’ils ne gâchent tout, se contentant de ce rien du tout comme s’il représentait ce qu’il avait toujours désiré. Et peut-être qu’il est réellement heureux en cet instant Azriel. Peut-être que cet arrière-goût amer n’est qu’une hallucination née de l’angoisse des événements précédents. Peut-être…  « Je pensais qu’on avait mis les choses au clair ce fameux soir-là. » Il ose plaisanter de cette nuit parsemée de non-dits et de révélations, de ce souvenir qui le tenait souvent éveillé à se poser mille questions. Sans nommer, juste évoquer, pour minimiser, pour donner le change aussi. Parce que le mêlé, il n’aura jamais le droit à mieux que ça, il le sait. Cette amitié, ce lien décidé qui panserait la cicatrice de celui qu’on leur avait arraché. « Tu m’as fait peur. » Lâche-t-il d’une voix grave alors que son rire joue ses dernières notes. Ses yeux noirs se perdent dans ceux de Kalei quelques secondes… avant qu’il ne s’éclaircisse la gorge pour retrouver ses esprits. « J’ai cru que tu m’… me libérais de mes fonctions. » Il essaie de se rattraper, de cacher l’hésitation qui l’avait gagné, lui qui avait failli évoquer l’abandon. Cette crainte qui le ronge quinze ans plus tard. Le démon qui gangrène ses relations et lui souffle la fuite comme meilleure option. Partir avant qu’on le quitte, mettre fin à ce qui n’avait jamais réellement commencé.
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MessageSujet: Re: Make it to me (azlei) Jeu 18 Jan - 1:31

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à l’halogène de nos désirs.


a-m-i. ami. ami. C’était froid “ami”. Plus froid qu’il ne l’aurait imaginé. C’était tout sauf doux, tout sauf chaleureux. C’était vide. c’était insuffisant tout simplement. « Je le suis déjà abruti. » Kalei sourit faiblement, avant de se cacher le visage pour se protéger de la neige que le plus jeune venait de lui envoyer. Et c’est à cet instant précis qu’il le réalise : lorsque son sourire s’élargit et qu’un rire s’égare entre leurs soupirs; que rien ne pouvait les décrire (ni ami, ni même amant). Qu’Azriel c’était seulement et uniquement lui. Son astre, sa moitié, son ataraxie. Celui qu’il laisserait l’étouffer de son parfum empoisonnant et ses sourires asphyxiants. Et qu’ils étaient simplement bien plus qu’un simple mot à ses yeux brûlants. Plus. Plus. Au point que rien ne sera un jour suffisant. Mais il devait être fou pour penser ainsi Kalei. D’oublier les danger et d’accepter d’aimer tout ce qui émanait du plus jeune. Aimer toutes ses facettes, tout ses défauts et ses qualités, aussi bien leurs disputes que leurs mensonges blancs. D’une simple confession il était à nouveau aveuglé par son coeur meurtrissant et la lumière éclatante qu’il lui offrait à chaque seconde écoulée à ses côtés. « Je pensais qu’on avait mis les choses au clair ce fameux soir-là. » il hoche la tête discrètement, détachant avec difficulté ses yeux de son visage. mais il ne dit rien. parce que cette nuit-là avait été trop atypique, anormale, trop effrayant pour qu’il n’ose, lui aborder le sujet celle de sa confession erronée. Lui désormais toujours amoureux, mais plus tout à fait fou à lier, il s’était désormais décidé à se réfugier derrière la ligne tracée de l’amitié, quitte à souffrir un peu plus de l’hiver et de sa cruauté; son palpitant givré et ses désirs enneigé. Mais au moins, se disait-il, il resterait à ses cotés. Parce qu’il en était convaincu, si l’amitié le faisait agoniser, l’absence, elle, le tuerait.

« Tu m’as fait peur. J’ai cru que tu m’… me libérais de mes fonctions. » Il éclate une nouvelle fois de rire, abandonnant la distance pour son habituelle affection incontrôlée. « oh. je suis blessé. Azriel Vestrit. après tout ce que j’ai traversé pour gagner ton affection tu croyais vraiment… que j’allais me débarrasser de mon sous-fifre le plus fidèle. » Il cache sa voix mielleuse derrière les moqueries, brume son regard de narquoiserie. Il ne veut pas tomber dans le même jeu qu’il venait d’initier au risque de brûler; même s’il en crevait d’envie. D’sa main contre la sienne, de ses lèvres déposées contre les siennes. Il mourrait d’envie de brûler, d'risquer. Mais il ne tenterait plus. plus jamais, fatigué. Il se mord alors l’intérieur de la joue, tandis qu’il hausse les épaules. « j’espère que ton état va s’améliorer. Parce que j’aurai bien aimé que tu me portes tel le prince charmant que tu n’es surement pas. » Et il sourit d’une demi-teinte amère, retrouvant son tempérament habituel, tandis qu’il reprend sa route en direction du palais, désormais les peurs et les angoisses évaporées. « allez viens. on en parlera au chaud. »

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Make it to me (azlei)

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