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night of the monsters (fido)

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‹ SANG : rouge, un simple rouge sang.
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MessageSujet: night of the monsters (fido) Lun 18 Déc - 0:08





NIGHT OF THE MONSTERS
feyre & ido

(19 novembre 2164)



Il n'aura pas eu à la chercher très longtemps finalement. Feyre. Feyre Mormont, mêlée dont la réputation sulfureuse et les exploits nauséabonds semblent porter son nom telle une traînée de poudre dans une Launondie aujourd'hui presque méconnaissable. Elle est douée dit-on, très douée, monnayant à prix d'or ce don vicieux, offrant ses services à qui veut bien payer en pièces, bijoux, robes luxueuses ou instruments de pouvoir, si douée qu'on lui a susurré son nom avec crainte et qu'à plusieurs reprises, on aura même essayé de le dissuader d'aller à sa rencontre. Pourtant, ce qu'ils ne savent pas, tous, c'est que rien ne pouvait en cet instant précis le faire changer d'avis, rien alors qu'entre ses mains soit-disant expertes, elle retenait le bien le plus précieux d'Ido, cette mission qu'il ne pouvait laisser inachevée sous peine de se damner lui-même dans un enfer de regrets et de culpabilité. Certains l'avaient évoquée, la pute, la jolie poupée, son nouveau joujou, des termes qui à chaque fois n'avaient fait que galvaniser sa rage, une rage exacerbée et ce depuis son passage à Stratos, comme si quelque chose de plus s'était cassé là-bas. Serrant les dents jusqu'à ce que sa mâchoire en souffre, Ido n'avait rien dit, restant englué dans un silence menaçant, lâchant quelques pièces à ses informateurs, pour la plupart lambdas et donc épargnés par ce mystérieux mal qui touchait les maîtres et les mêlés. S'il avait été prudent sur ces dires, ces rumeurs, Ido avait pu depuis observer de ses propres yeux les ravages de cette maladie, un constat qui n'avait pas manqué de le rassurer, ses plans reposant essentiellement sur cette supposée perte de pouvoir, seul moyen pour lui de s'assurer un combat égal, ou presque. Feyre Mormont ne devait donc pas déroger à la règle et si ce qu'on chuchotait était vrai, comme tous les oranges, la demoiselle n'était plus que la victime parfaite de sa vengeance et son sang recouvrirait bientôt les murs de son joli petit appartement luxueux.

Launondie était déserte, silencieuse, presque trop d'ailleurs alors que dans les rues, les seules âmes égarées étaient celles de ses semblables, les humains, les esclaves, profitant de cette accalmie pour s'enfuir ou même se venger. Marchant presque à découvert, au creux de cette nuit paisible, Ido remontait avec une impatience presque malsaine cette rue dont on disait qu'elle abritait le musée des horreurs. Un escalier puis un second, quelques coups d’œil aux alentours, inutiles tant personne n'aurait été capable de l'observer ou même de se foutre de ce qu'il s'apprêtait à faire et voilà qu'enfin il faisait face à l'adresse qu'on lui avait transmise. Tuer, c'est si facile au fond, si rapide mais après des années à prendre des vies pour survivre, pour avancer, pour protester, cette mort là, elle, avait un goût particulier, presque inédit, trop entêtant pour qu'il ne puisse penser à autre chose, de jour comme de nuit. Sa main se déposa avec excitation sur la poignée de la porte en bois, bien évidemment fermée à clé. Mais une porte close ne risquait pas de le stopper dans son entreprise, encore moins après en avoir enfoncées des dizaines et crochetées un peu moins, la seconde option lui paraissant alors plus adéquate, préférant pour le moment le silence et la douceur avant de déchaîner les cris et la violence. Résistant à ses premiers assauts, le verrou finit par lui ouvrir la voie et Ido referma silencieusement la porte derrière lui, se retrouvant enfin dans l'antre de cette mante religieuse dont les effluves d'encens lui donnèrent envie de gerber. Ses pas lourds résonnaient sur le parquet du lieu, tantôt étouffés par les tapis jonchant le sol, tantôt trahis par les grincements du bois vieilli. Il ouvrit une première porte, puis une seconde, sans trouver une seule âme qui vive dans cette piaule mortifère, si bien que légèrement agacé, il attrapa une des lames qu'il portait à la ceinture, aiguisées avec une attention toute particulière, et la fit tournoyer entre ses doigts comme s'il ne s'agissait que d'un vulgaire bout de bois. Pas un bruit ne s'échappait de cet endroit et l'espace d'une seconde, Ido crut qu'il était vide, qu'elle avait fui comme la lâche qu'elle était, emmenant avec elle Clysée certainement bien trop loin de lui et de ses vaines tentatives de sauvetage. Il restait pourtant une porte, tout au bout de ce couloir, une porte renfermant tous ses espoirs, mais aussi toutes ses craintes. Une porte qu'il avait trop hâte d'ouvrir pour s'infliger un peu plus longtemps le supplice d'une attente, pressant le pas jusqu'à y faire face et l'ouvrir, sans plus aucune discrétion ni retenue, d'un coup de pied enragé et frustré. Le choc fut violent, tel un coup de canon qui réveilla instantanément l'occupante de cette chambre. L'occupante, au singulier. Feyre, et personne d'autres. Une vision qui fit alors entrer Ido dans une rage telle qu'il se précipita vers la mêlée, l'empoignant à la gorge sans aucun ménagement, resserrant ses doigts contre son cou délicat pour mieux l'extirper de ses draps de satin et la plaquer contre le mur surplombant son lit. Se retenant avec difficulté de ne pas l'étrangler sur la champ, Ido plongea son regard azuré dans celui, noir et cadavérique, de la mêlée, le visage déformé par la haine, une haine si pure qu'elle était capable de lui faire faire n'importe quoi... Ido serra alors encore un peu plus, manipulant son corps comme une vulgaire poupée de chiffon, brusquant sa chair en frappant à nouveau son dos contre ce mur rugueux. - OU EST-ELLE ? Le hurlement résonna comme une menace dans le silence assourdissant de la capitale, tel l'aboiement d'un chien enragé, prêt à mordre et à découvrir le goût du sang. Se maîtrisant à peine, Ido serrait toujours plus fort le cou de sa victime, jusqu'à ce que, de rage, il ne décide de lui faire survoler la pièce en la jetant au travers, la laissant retomber au sol telle la vulgaire sorcière qu'elle était. Il n'attendit cependant pas pour retourner à sa rencontre, attrapant ses cheveux pour relever son visage vers le sien alors qu'il venait de s'abaisser à sa hauteur, sa voix à présent devenue plus calme bien que toujours aussi glaçante. - Ou est-elle ? Tu as plutôt intérêt à me donner une bonne réponse...

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‹ AGE : vingt-six années destructrices, passées à agir dans l'ombre et à construire un monde d'ombres dont feyre est la reine. vingt-six années qui s'égrènent lentement, chacune apportant son lot d'horreurs.
‹ STATUT : coeur noirci par les déceptions, la belle sociopathe s'est attachée à plusieurs personnes avant de les détruire. le résumé même de l'histoire de sa vie.
‹ SANG : mêlé, une fierté qu'elle pose sur un piédestal, puisque c'est ce mélange de sang qui lui a conféré un si grand pouvoir. sans pour autant induire de grandes responsabilités.
‹ POUVOIR : reine des esprits, araignée aux multiples griffes invisibles, la cruelle est capable de tout et surtout du pire, puisqu'elle peut s'insérer dans l'esprit d'autrui et y faire tous les ravages imaginables.
‹ METIER : feyre vend ses services aux plus offrants, boucher des esprits, elle plonge avidement dans les âmes d'autrui et massacre tout ce qu'elle trouve. prête à tout, du moment que cela lui rapporte de l'argent.
‹ ALLEGEANCE : à elle-même. et rien qu'à elle. feyre ne fait confiance à personne et se moque pas mal des guerres de pouvoir. les oshun et les rebelles l'indiffèrent au plus haut point.
‹ ADIUTOR : la belle avait été affectée à une divine blonde qu'elle avait modelé selon son bon désir. mais désormais chassée, exclue, bannie, feyre se sent bien seule, loin de celle qu'elle brûle de retrouver.
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MessageSujet: Re: night of the monsters (fido) Ven 22 Déc - 22:24

PEOPLE SAY MONSTERS DON'T HAVE NIGHTMARES. OH BUT, SWEETHEART, HOW DO YOU THINK MONSTERS ARE BORN ?
ft. @ido aderal


« Je suis ta conscience, Feyre. »
« Ma conscience ? Je ne savais même pas que j’en avais une. »
« Et moi, je suis ton cœur. »
« Un coeur qui parle ? Ça s’est sacrément génial. Je suis certaine d’être la seule dans ce cas-là. Encore une preuve de mon incroyable supériorité. »
« Même sans tes pouvoirs, tu restes une véritable Déesse. »
« Oh oui, ça je le sais bien. »
« Tu mérites d’être Reine. »
« Hm-hm. »
« Je crois que j’entends du bruit dans l’appartement. »
« Ce doit être ton ombre, qui est allée se promener. »
« Oui, tu as raison Conscience, ça doit être elle. »

Et l’inhumaine hocha la tête, totalement convaincue avant de retomber brièvement dans les bras de Morphée. Une fois les vomissements et les tambours jouant dans sa tête terminés, le terrible démon d’Aksana avait sombré dans la folie. Une folie profonde, plus mortifère, plus sombre, que celle qui l’habitait déjà auparavant. Désormais cloîtrée dans son appartement hors-de-prix mais offert gracieusement par l’Empereur lui-même, la terrible oscillait entre sommeil profond et conversation avec les voix qui résonnaient dans sa tête. Son don maléfique s’était évaporé, ne réinvestissant son être abandonné que par vagues. Elle était vide, la vipère. Terriblement vide sans ses pouvoirs qui l’avaient aidé à grimper jusque dans les plus hautes sphères de l’empire. Elle avait été orange dès sa naissance, dans toutes les fibres de son âme. Reine des marionnettes, baronne des esprits, elle s’était toujours définie à travers ce don du Malin. Mais maintenant que les pensées des autres lui étaient interdites, le silence devenait insoutenable pour celle qui recherchait toujours la compagnie de ses victimes. Bourreau haïssant prodigieusement la solitude, elle était désormais obligée de sortir sa bourse pour ne pas se retrouver seule la nuit. Les proies n’avaient plus peur de la grande prédatrice qu’elle était. Ses quarante-cinq kilos, ses bras maigres et son petit mètre soixante n’étaient pas impressionnants. Jusque-là, la Mormont s’était toujours reposée sur ses capacités hors-du-commun pour accéder à ses caprices dévoyés. Sans eux, elle n’était plus qu’une simple lambda. Une simple lambda obligée de se cacher pour ne pas rejoindre la Grande Faucheuse plus vite que prévu. Parce qu’ils étaient nombreux à vouloir lui donner la mort, à vouloir la torturer pour lui faire payer les maux dont elle était la créatrice. Aucune bienveillance au fond de son être, ni compassion, ni empathie. Elle s’était crée un véritable harem d’ennemis, qui ne rêvaient qu’à sa fin. La démone avait monté les frères les uns contre les autres ; brisé des mariages ; mis à mort des parents ; torturé des innocents ; corrompu des purs. Elle était le Diable incarné, répandant dans son sillage mort et chaos. Parce que c’était tout ce qu’elle savait faire. Pas la moindre trace d’humanité au fond de sa carcasse d’ange. Elle était le piège le plus ingénieux de l’empire, d’une beauté à couper le souffle mais d’une méchanceté à faire frémir. Elle hantait bien des nuits, était la maîtresse de nombreux cauchemars. Parce que Feyre prenait, sans jamais donner. Volait sans se soucier des conséquences. Persuadée d’être en sécurité, inaltérable, invincible, puisqu’elle pouvait prévoir tous les coups qui lui seraient portés, elle se retrouvait déchue. Répudiée des Enfers qui avaient été, jusque-là, son précieux foyer. Plus de pouvoir mais des répercussions toujours grandissantes. Elle perdait totalement contact avec la réalité, s’imaginait toujours entourée alors qu’elle était seule. Désespérément seule. « OU EST-ELLE ? » Brutalement extirpée des bras doucereux de Morphée, la sublime tenta de respirer. Tenta seulement. Une main avait agrippé son petit cou. Ses poumons quémandaient la liberté. Ses pieds battaient dans le vide, incapables de trouver un point d’appui. Elle ne pesait rien pour le colosse qui lui faisait face, la haine au fond des yeux. « Je suis là, chéri. » A peine un souffle, suivit d’un sourire ridiculement impertinent au vu de la situation dans laquelle elle se trouvait. Si c’était un rêve, celui-là était terriblement désagréable. Elle aurait préféré que l’Ephèbe se retrouve dans son lit. Bien sur qu’elle ne savait pas de quoi il parlait, de qui était cette fameuse elle. Probablement une vie qu’elle lui avait prise, une âme qui lui était chère. L’inconnu l’envoya valser dans les airs, comme si elle ne pesait rien. Une simple plume. Et l’inhumaine continuait de rire aux éclats. La sensation d’avoir été un oiseau, l’espace de quelques secondes, avait été terriblement agréable. Peut-être pourrait-il recommencer, si elle le lui demandait ? Allongée sur le dos, dans une minuscule nuisette qui ne laissait aucune place à l’imagination, elle se contorsionnait sous l’ampleur de son hilarité. Après tout, il lui fallait mériter son surnom de Diable, de Folle, de Terrible. « Où est-elle ? Tu as plutôt intérêt à me donner une bonne réponse… » Ses yeux noirs comme la nuit se fixèrent sur le beau visage de celui qui lui faisait face. Ses griffes invisibles tentaient, en vain, de pénétrer son esprit. La porte de son âme lui était fermée, à son plus grand désespoir. « T’es très beau. On te l’a déjà dit ? T’as des yeux gé-niaux. Si tu veux, je te montre à quel point je les apprécie. » Il avait beau tenir fermement sa crinière sombre, l’avoir malmenée au possible, la Mormont se mit à minauder, totalement déphasée de la réalité. « Puisque c’est mon rêve, c’est à moi de choisir ce qui va se passer ensuite, pas vrai ? » Et elle hocha la tête, entraînée une nouvelle fois dans une discussion avec les personnalités qui s’étaient immiscées dans sa tête. « Cœur, si tu m’entends, je crois que j’ai trouvé l’homme de ma vie. On va avoir plein d’enfants orange et il va m’apprendre à voler. Voler ? Tu te rends compte ! Ça va être trop bien ! »
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MessageSujet: Re: night of the monsters (fido) Jeu 1 Fév - 23:29

Sa rage est vive, trop vive. Elle transpire de ses pores, elle imbibe l'atmosphère d'une violence qu'il n'arrive plus à réprimer alors qu'il reste là, prostré, au fin fond de lui-même, incapable de se reconnaître dans cet homme qu'il est devenu mais qui ne ressemble en rien à celui qu'il a été. Il se perd, Ido, il se perd dans sa tête endolorie, dans ses migraines incessantes et sinueuses, dans un monde qui lui paraît plus noir, plus cruel, plus injuste et dont il a pourtant envie de faire partie à coups de poings et lames tranchantes, pour voir le sang se déverser, comme pour se féliciter d'être plus grand, plus fort, plus fou qu'eux, mais surtout plus vivant. Alors il frappe, il hurle, sans se soucier du silence entêtant de la nuit qui les entoure, ou des sous-fifres de la belle qu'il pourrait ameuter. Clysée n'est pas là, c'est tout ce qu'il voit, elle n'est plus là dans cette nouvelle prison, peut-être plus sordide que la première si tant est que le sordide ait réellement besoin d'une échelle de valeur. Décontenancé, déçu aussi peut-être, le lambda ne réagit donc plus que par ce qu'il connaît de mieux : la rage. Il n'a que faire qu'elle se brise en milles morceaux contre un mur, que sa nuque craque sous l'effet de ses doigts et emporte avec elle la vie d'une si vile créature. Mais pas maintenant, pas déjà, pas alors qu'elle reste pour lui la dernière personne ayant vu sa protégée, coffret renfermant de si précieuses informations que la tuer maintenant ne serait que pure idiotie. Il s'attendait à trouver une guerrière, un serpent, il s'attendait à ce qu'elle rentre dans sa tête elle-aussi, peut-être même s'y était-il préparé, malgré les rumeurs sur ce virus dont il restait immunisé. Pourtant, face à lui, ce n'est qu'une folle qu'il dévisage, une pauvre carcasse fêlée qui parle à elle-même, enchaînant les bons mots et les flatteries comme s'il pouvait envisager une seule seconde qu'elle ne puisse se faire apprécier de lui. Ses paupières se plissent sous l'effet de la surprise, alors que son visage s'interroge face à ce navrant spectacle. Feyre Mormont et sa réputation glaçante ne sont alors plus rien, pas même une menace de bas-étage, et celle qui fait trembler la moitié d'Aksana  les ferait à présent bien rire, avec sa petite tenue ravageuse et son esprit aliéné, loup devenu agneau qu'Ido s'impatiente de saigner. Ses cheveux d’ébène entrelacés le long de ses doigts marqués, Ido maintient la mêlée avec vigueur, profitant de cette proximité peu agréable pour laisser son regard transpercer sa chair et essayer de voir plus clair en elle, ou tout du moins de percer le secret de cette folie. Aucune réponse n'en résulte néanmoins, si ce n'est que le jeu ne semble pas en être un et que la sorcière a véritablement perdu la raison, entraînant Ido dans un fou rire malsain qui ne prendra fin qu'après plusieurs secondes interminables à se perdre dans une folie toute aussi déconcertante que celle de la mêlée. - Tu es folle ma parole... dit-il en affublant ses lèvres d'un sourire sardonique. - Je vais devoir te décevoir cependant, car ce n'est pas un rêve ou alors pas le tien, c'est moi qui décide dans celui-là, et crois-moi, tu ferais bien mieux d'être docile... Il resserre ses doigts, étirant un peu plus sa chevelure pour rapprocher son visage du sien sans aucune délicatesse, aucune, plantant ses iris glaciales dans les pupilles assombries par l'abject comme pour sonder un esprit autrefois expert dans cette entreprise qui n'a eu de cesse de lui donner la nausée. - Ça fait quoi alors de passer de l'autre côté Feyre ? C'est bien dommage que tu ne puisses pas lire dans ma tête, tu pourrais y découvrir la multitude de morts que je me suis imaginé te donner mais voyons le bon côté des choses, ça te laissera la surprise de la découvrir en temps voulu, non ? Et elles étaient nombreuses, ces morts, encore plus nombreuses depuis qu'il avait dégoté une folle complètement inoffensif en lieu et place d'un démon insaisissable. Il avait bien envisagé de l'offrir en pâture à tous ses ennemis, assuré ainsi de lui offrir une mort lente et douloureuse, avant de finalement se rétracter et décider de la garder pour lui tout seul, se jugeant tout à fait à même de lui offrir le calvaire qu'elle méritait. - Mais avant de mourir, tu vas me dire quelque chose Feyre. Tu vas me dire où est Clysée. Et tu vas me le dire vite, très vite. Peut-être qu'alors, si tu obéis, tu pourrais t'en sortir en un seul morceau, par exemple... Un seul morceau certes, mais un morceau vide de tout sang et toute vie, l'humanité, elle, s'étant déjà envolée depuis des années, à moins qu'elle n'ait jamais existé. Il n'allait pas la laisser s'en sortir, pas avec ce qu'elle avait fait, à Clysée, et à tous les autres, les inconnus, les faibles, les innocents et si enfin Ido pouvait les venger, il n'allait certainement pas se priver d'enfoncer la lame avec laquelle il caressait délicatement la peau de son cou dénudé attisant avec fureur son impatience sanglante.
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MessageSujet: Re: night of the monsters (fido) Dim 4 Mar - 19:23

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« Tu es folle ma parole … » Et elle continuait de rire, l’inhumaine. Jusqu’à en avoir mal au ventre. A s’en tenir les côtes. Toute raison, toute logique, l’avait quitté. Elle n’était plus rien. A peine une ombre. Loin de la terrible démone qu’elle avait été durant toutes les autres années de sa vie. Cependant, folle, elle l’avait toujours été. Bercée d’idéaux impossibles, chimériques, inenvisageables. Enfant de rien, simple mêlée, qui se voyait déjà reine à folâtrer dans les plus hautes sphères de la société d’Aksana. Et si elle ne l’était pas encore devenue, elle évoluait cependant parmi tous ces sangs argent qui la détestaient du plus profond de leur cœur. Parce qu’elle incarnait tout ce qu’ils haïssaient. La luxure à son apogée, la décadence à son zénith. Mais aussi l’exubérance, la sauvagerie, l’avidité et le plaisir charnel sous toutes ses formes. « Je vais devoir te décevoir cependant car ce n’est pas un rêve ou alors pas le tien, c’est moi qui décide dans celui-là et crois-moi, tu ferais bien mieux d’être docile … » Mais la terrible n’écoutait rien. Ne comprenait pas le sens des mots qui franchissaient les lèvres de l’humain. Parce qu’elle était persuadée d’être en train de rêver, tranquillement installée au fond de son lit. Parce que personne n’avait jamais osé s’en prendre à elle, lorsqu’elle était encore une déesse des esprits. Lorsque, d’un simple mouvement de tête, elle pouvait les persuader de se tuer. De mettre à mort leur enfant. De battre leur aimé. Parce qu’elle ne reculait jamais devant rien pour satisfaire cette avidité morbide qui la caractérisait si bien. La limite entre le bien et le mal était extrêmement floue. Elle oscillait perpétuellement entre les deux. Comme elle oscillait entre le monde des humains et celui, plus mortifère, des démons. Véritable engeance du mal, fruit des entrailles de Satan. Et alors qu’elle continuait de rire à gorge ouverte, l’anonyme humain vint s’agenouiller près d’elle, attrapa sa crinière d’ébène afin d’exposer toujours un peu plus son cou d’albâtre à ses envies revanchardes. Même au sol, une douleur cuisante remontant le long de son épine dorsale, un doigt ayant pris un angle impossible, Feyre ne comprenait pas l’ampleur de la délicatesse de sa situation présente. N’arrivait même pas à concevoir que l’inconnu puisse vouloir sa mort par simple esprit de vengeance. Parce qu’elle avait détruit sa vie, d’une façon ou d’une autre. Mais elle continuait à le voir comme ce blanc chevalier venu la sauver de son ennemi le plus mortel : la solitude. « Ça fait quoi alors de passer de l’autre côté Feyre ? C’est bien dommage que tu ne puisses pas lire dans ma tête, tu pourrais y découvrir la multitude de morts que je me suis imaginé te donner mais voyons le bon côté des choses, ça te laissera la surprise de la découvrir en temps voulu, non ? » Elle pouffa comme une petite fille, la Mormont. Sans même chercher à se dégager de l’emprise douloureuse de l’homme. « J’adore les surprises ! C’est vraiment une bonne idée que tu as là, mon ange. » Avant de se laisser tomber tout contre son agresseur, à la recherche d’un peu de chaleur. Peut-être pourrait-il passer la nuit avec elle ? Ou bien rester toute la vie avec elle ? Oh oui, ça, c’était une bonne idée. Et alors qu’elle tentait de mobiliser ces fameux dons qu’il avait évoqué, Feyre se heurta à l’impuissance la plus totale. Peu importait ses efforts et tentatives, ses serres invisibles refusaient de se manifester, de lui obéir. Sans défense. Une simple lambda qui, de plus, ne savait absolument pas se servir de ses poings ou de ses pieds pour se défendre. Livrée à elle-même, à sa folie incontrôlable, à son manque total de capacités défensives si elle n’avait plus ses horribles dons. « Mais avant de mourir, tu vas me dire quelque chose Feyre. Tu vas me dire où est Clysée. Et tu vas me le dire vite, très vite. Peut-être qu’alors, si tu obéis, tu pourrais t’en sortir en un seul morceau, par exemple … » Et ce fût comme un électrochoc. Comme un rayon de soleil traversant finalement la brume dans laquelle elle était installée depuis tout ce temps. « Clysée … » Presque un soupir, inaudible. « Clysée … » Elle tentait de raviver sa mémoire, de dépêtrer le vrai du faux, de chercher cette information si précieuse qui sommeillait là, à l’intérieur d’elle. « Une petite humaine, n’est-ce pas ? » Feyre hocha la tête alors que des réminiscences affluaient à la surface de son esprit ténébreux. « Tu l’aimes bien, toi aussi ? Elle est gentille hein ? Et cette cambrure de dos qu’elle a … ça a de quoi vous rendre fou. » Gloussements irrépressibles. « Je ne sais pas où elle est … Elle dormait avec moi et … » Un coup d’œil en direction de son lit vide confirma cette impression irrépressible de froid, d’absence, de vide, qu’elle avait ressenti au beau milieu de la nuit. « Disparue ! Tu crois que c’est une magicienne ? Je trouve qu’elle ressemble à une sorcière. »
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