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when the skies and the stars collides w/ andrei

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MessageSujet: when the skies and the stars collides w/ andrei Jeu 14 Déc - 22:39

just remember,
that the universe was meant,
to be seen by your eyes,
andrei / yeva
- - - - - - - ❖ - - - - - - -

« Dans leurs excès ils meurent, tels la poudre et le feu, que leurs baisers consument. » La fille des étoiles ferme le recueil, avant de tourner ses boucles argentées vers son prince aux boucles d'or. Elle dépose une main dans la sienne, et la serre doucement, caressant le bout de ses doigts de sa peau aussi laiteuse que le clair de lune. Elle le regarde un long moment, avant de se tourner vers l'infirmière venue déposer une serviette tiède sur le front. « Laissez, je m'en occupe. » Elle s'était rétablie plus vite que lui, du virus qui les avaient coupés de leurs adiutors respectifs, et qui leur avait fait perdre peu à peu la maîtrise de leurs pouvoirs. Yeva, elle ne s'était pas réellement sentie impuissante, elle avait embrassé cette nouvelle humanité, et cette nouvelle fragilité, avant de recommencer à sentir à nouveau les courants aériens filer entre ses doigts. Il y avait quelque chose en plus qui s'était rajouté en elle, la fille des étoiles le sentait, mais elle n'arrivait pas à savoir encore ce qu'il s'agissait. Quoiqu'il en était, Andrei devait toujours se reposer, lui qui n'était pas encore totalement rétabli. Elle vient déposer la serviette sur son front, et nettoie peu à peu son visage. Elle vient ensuite déposer un baiser sur son front, comme la parfaite fiancée le ferait, avant de s'arrêter et de venir se rasseoir à son chevet. Elle ouvre à nouveau le recueil de poésie, et recommence sa lecture à voix haute. Elle savait qu'il aimait l'entendre réciter ses poèmes, point commun qu'il avait avec Alexei. Alexei, la voix tressaute dans ses lippes et son cœur s'emballe. Elle referme à nouveau le recueil, et s'approche de la fenêtre de la pièce dans laquelle elle se trouve. Elle était la princesse enfermée, dans la plus haute salle de la plus haute tour. Ses cheveux blancs gravitent autour d'elle, dansent avec le vent qui rapidement s'engouffre dans la pièce. Elle reste un instant comme ça, avant d'entendre la voix d'Andrei murmurer des paroles inaudibles.

Elle s'approche de lui, et vient caresser ses cheveux. « Tout va bien, mon prince des cieux. » elle aurait aimé appeler Alexei comme ça, mais elle n'avait d'autres choix que d'apprendre à aimer Andrei. Et, plus le temps passait, plus elle l'appréciait. Elle s'était faite à l'idée désormais, qu'elle passerait le restant de ses jours avec lui. Elle était prête à lui jurer fidélité, prête à l'aimer d'un amour plus sincère encore, que celui qu'elle éprouvait à son égard. Même si, il était clair, qu'il ne l'aimait pas en retour. Il n'était pas son véritable amour de toute manière. Elle était la fille des étoiles, entichée du prodige des cieux, et fiancée aux princes de ces derniers. Ils étaient les pions d'une tragédie digne des Sept. Elle continue à caresser ses cheveux, avant de  venir déposer un baiser dans son cou. Elle vient se coucher comme ça près de lui, et fini par s'endormir.

Elle se réveille en sursaut, le corps toujours blotti contre celui du prince. Elle passe une main dans ses cheveux, se redresse puis s'approche de la fenêtre à nouveau. Elle tire légèrement sur les voiles de sa robe blanche, immaculée comme elle, qui dansent à leur tour avec le vent. Elle regarde les étoiles. Et les étoiles étaient si belles. Elles semblaient jouer une symphonie, une litanie qu'elle seule pouvait entendre. Comme si elle était connectée à elle, comme si elles n'étaient qu'une. Et peut-être qu'au final, c'était la vérité. Peut-être au final, qu'elle avait réellement été sauvée par les dieux anciens, et qu'elle était, une étoilée tombée du ciel. Elle reste un moment ainsi, à contempler les étoiles, avant de se retourner suite au bruissement des draps. « Tu devrais rester au lit. » dit-elle de sa voix angélique. La fille des étoiles observe le prince des cieux, danse silencieuse qui se met en place à travers leurs regards. Elle s'approche de lui, alors qu'il tente de sortir du lit. Elle presse le pas, pour venir le retenir. Ses mains se posent sur son torse nue, puis sur les draps. « Tu dois rester couché, Andrei. » Sa main droite posée sur sa poitrine, l'autre relevant doucement son menton, elle l'observe un moment comme ça. Il n'était pas Alexei, il n'avait pas la même blondeur de cheveux, pas non plus la même carrure. Alexei était un guerrier, fin, mais un guerrier. Andrei était un prince, et s'il était bien bâti, la musculature qu'elle touchait n'était pas la même. Pourtant, elle le trouvait beau. Et à cet instant, la fille des étoiles, avait le cœur qui battait la chamade. Elle inspire un moment, avant de passer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. « Il faut encore que tu te reposes. Je peux, continuer à lire, si ça t'aide à t'endormir? » Mais elle le savait, il avait assez dormi. Il s'était assez reposé. Pourtant, son corps chaud encore, montrait qu'il avait encore la fièvre. Elle sent le cœur du prince battre sous sa main, et reste perdue dans ses prunelles un long moment. Il se joue en elle une nouvelle mélodie, symphonie divine qu'elle entend chanter, comme si les dieux eux-même, chantaient à tue-tête sa nouvelle destinée. Comme s'ils chantaient des actes héroïques, des épopées flamboyantes. Alors, comme poussée par cet acte divin, écrit dans les étoiles, elle approche son visage de celui du prince et vient y déposer un baiser sur ses lèvres. Elle fait mouvoir sa lèvre inférieure, pressant la lèvre supérieure d'Andrei, avant de se reculer soudainement. « Je suis désolée. » dit-elle dans un souffle. Elle s'humidifie les lèvres en passant la langue dessus, et se dirige à nouveau vers la fenêtre.
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‹ STATUT : MARIE; la bague enfin passée au doigt, et l'enfant qui naitra bientôt. l'esprit, pourtant, ne peut s'empêcher d'errer dans les contrées lointaines.
‹ SANG : BLEU; azur aux reflets argentés d'un passé révolu.
‹ POUVOIR : MUTANT DE L'AIR; les vents caressent ses joues et bousculent ses boucles, leur violence est sienne, il tire sur les ficelles de leur rage.
‹ METIER : PRINCE AMBASSADEUR; autrefois rêveur et artiste séducteur, l'enfant est devenu adulte, c'est la diplomatie de l'ambassadeur et les responsabilités de prince qui occupent ses journées.
‹ ALLEGEANCE : LUI-MEME; fleur qui éclate timidement sur les devants de la scène, il se détourne du giron maternelle pour enfin battre de ses propres ailes.
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MessageSujet: Re: when the skies and the stars collides w/ andrei Dim 17 Déc - 19:16

« Dans leurs excès ils meurent, tels la poudre et le feu, que leurs baisers consument. » Ses lippes se meuvent d’une lenteur exquise, et les mots d’or s’envolent de leurs petites ailes graciles, viennent baiser les tympans du prince avant de disparaitre dans le néant du silence. Son regard fiévreux lèche les joues de l’enfant, sans réellement s’attarder sur leurs couleurs. Il la regarde, sans vraiment la regarder : seule son articulation éthérée le rattache au monde des vivants, lui qui se retrouve de nouveau entre deux mondes. Il sent sa patte se poser contre la sienne, et cette étreinte doucereuse qui le berce tendrement lui arrache un sourire à l’éclat faible et maladif. Il lui retourne son étreinte d’un geste endormi, s’empare de ses doigts câlins et les serrent dans les siens. Une caresse qui se veut douce et sans ambigüité, pour une relation analogue. Yeva est ce bijou qu’on lui a confié, ce diamant éclatant que le prince chérie entre ses bras. Son cœur, pourtant, ne peut battre pour elle, et la fiancée n’est qu’amie, partenaire d’une vie future qui se dessine devant eux. Une vie, commune, qui se voudra complice et heureuse. Et peut-être que plus tard, alors que les années auront marqué leurs visages poupons, alors que ces instants présents ne seront plus que souvenirs, peut-être qu’un amour aura pris place au sein de leur couple ; un amour tendre, et un amour éternel, un amour comme celui d’Oleg et Dyana, là où l’un n’est plus rien sans l’autre. Peut-être est-ce la vie qu’ils connaitront, un jour. « Laissez, je m'en occupe. » Il ne s’en est pas rendu compte, mais l’hirondelle n’est plus à côté de lui. Aveuglé par la lueur de ce mois de décembre, il la cherche dans la grande pièce, cherche son aura réconfortante. Il la retrouve alors qu’elle se penche au-dessus de son visage blafard, et dépose cet humide tissu contre son teint fiévreux à la couleur étrange. Andrei ferme les yeux et se délecte de ses soins, tout autant que son esprit brumeux peut s’en délecter. Un pied dans chaque monde, à moitié vivant, à moitié mort, il a la vision trouble, et les idées floues. Est-elle vraiment à ses côtés ? Elle ne parle plus, il la discerne à peine, comment savoir si ceci n’est pas un songe, rien qu’un rêve, où le malheur n’est plus, où enfin le prince a trouvé l’ataraxie tant désirée ? Mais déjà, ses paroles viennent apaiser son esprit, et lorsqu’il ouvre les yeux, Andrei a le plaisir de la retrouver à ses côtés. Il l’embrasse d’une œillade fébrile, elle est l’ange que le Soleil illumine et que les Etoiles affectionnent. Et ainsi postée contre la grande fenêtre, ne cessant de lui échapper, il admire ses cheveux rayonnants et resplendissants, le cœur soupirant, l’esprit ouaté. « Que tu es belle. » Ce n’est qu’un souffle, un ramassis de lettres enchevêtrées dans ce murmure inaudible, une illusion d’articulation qui s’écroule aussitôt jetée des lippes rougies par la maladie. Mais cette tentative de parole fiévreuse a le succès de l’attirer à lui. Il sourit alors qu’elle s’installe à son chevet, et que ses grands doigts viennent s’enfiler autour de ses boucles d’or. « Tout va bien, mon prince des cieux. » Il sourit timidement, et ses yeux se referment d’eux-mêmes, et déjà Morphée jette sur lui son enchantement. Il tente de lutter, d’attraper les ailes de son hirondelle, mais le sommeil s’empare lourdement de son corps affaibli. Il a à peine le temps de sentir ses lèvres chaudes dans son cou, et les picotements délicats qu’elles lui procurent, qu’il sombre dans une sereine abiose.

Son sommeil, pourtant, est agité. Apeuré, terrifié même, que de sombrer une nouvelle fois dans les Limbes spectrales. Il sait que son amante éphémère l’attend, et il sent ses doigts squelettiques se pencher sur son crâne. Il a peur de nouveau, du sommeil, et de ce qui l’attend de l’autre côté : la Mort guette là où la lumière plus jamais ne se rallumera. Entre deux mondes, entre deux états, à moitié mort, à moitié vivant, il craint l’issue de cette bataille pour la vie. Un coma, une maladie : les Sept ne veulent donc ils pas qu’il vive ? D’ici peu, Andrei aura passé plus de temps alité et comateux, que gaillard et vivant.

Il sent le corps chaud blotti contre le sien, et l’enlace d’une ardeur moindre, la fièvre le réveillant de temps à autre, cette vision blondine le réconfortant et lui permettant de retrouver, pour quelques temps, ce sommeil agité causé par la fièvre traitresse. Lorsque, de nouveau, ses pupilles s’affranchissent de leur prison carnée, il la découvre au loin, son visage bercé par l’astre nocturne. Sa vision se fait moins trouble, et le prince peut deviner les traits reposés de sa fiancée. Il se sent, soudainement et étrangement, plus vigoureux, de là à se sortir de cet empêtrement des draps immaculés. « Tu devrais rester au lit. » Sa voix légère le surprend dans son entreprise, et il relève la tête vers elle, un air coupable se dessinant sur son visage pâle. Leurs iris s’entrechoquent, azur éthéré contre azurin céleste, s’enlacent et plus jamais ne se lâchent. Il n’ose bouger, interdit par le regard qu’il capte de par la seule lueur lunaire, et sa courageuse entreprise tombe à l’eau lorsqu’elle le rejoint précipitamment. « Tu dois rester couché, Andrei. » L’ordre passe mieux sous la forme de ce ton maternel, et finit de se former sous ses doigts contre sa peau froide. Un contact intime, le premier de tous, un étranger parmi la pudeur de leurs regards. Pourtant, il chasse les draps, ne veut plus voir ces draps qui lui rappellent la fièvre, et la brume, et la Mort qui le guette à tout instant. Il ne veut plus de tout cela, et déjà il sent l’emprise du virus sur son corps affaibli glisser et s’effacer. « Je me sens mieux, laisse-moi donc me lever. » Sa voix, pourtant, s’étouffe dans une toux surprise qui souligne le mensonge de ses lèvres. Yeva attrape son menton et inspecte son visage pâlot, comme Dyana le faisait autrefois, comme Dyana ne le fait plus depuis longtemps. Où était donc sa mère, lorsque l’enfant qu’il était avait si désespérément besoin d’elle ? « Il faut encore que tu te reposes. Je peux, continuer à lire, si ça t'aide à t'endormir ? » Il secoue la tête et sa moue adopte celle d’un enfant boudeur, les joues gonflés, le regard déterminé. « Non, non. Je veux me lever. J'ai assez dormi, j'ai dormi pour une éternité entière ! » Il n’est que caprice, ou peut-être est-ce la fièvre qui parle pour lui. Mais Andrei sent en ses jambes la vigueur d’autrefois, et cette vigueur appelle à être usée, ses pieds le démangent de se frotter contre la pierre froide des couloirs du palais. Et alors qu’il cherche à se délivrer de cette maternité étouffante, ses azurs lacustres rencontrent les célestes iris de sa fiancée, et se perdent dans l’immensité de leur éclat astral. Il lit en elle, lit son inquiétude, et lit son désir d’un amour qu’il ne pensait pouvoir lui offrir. En cet instant, son palpitant semble ralentir, écrasé par le poids de ce regard persistant. Il reprend sa folle course lorsque son souffle est coupé par les lèvres de l’étoile sur les siennes. Son étreinte tendre lui ferme les yeux, alors qu’il goûte aux douces lippes s’emparant des siennes. Mais ses azurs retrouvent l’obscurité nocturne lorsque le baiser s’arrête soudainement, et qu’une voix timide s’élève dans l’air. « Je suis désolée. » Elle fuit déjà, l’hirondelle, de ses grandes ailes d’argent. Et le prince la regarde s’en aller, incrédule devant l’instant passé. Ont-ils réellement goûté aux lèvres de l’autre ? Il se lève enfin, et part la retrouver sous la lumière blanche de leur Mère lunaire. Ses bras recouvrent sa maigre silhouette, et son buste se colle à son dos alors que la tête blonde vient se poser au creux de son cou mulièbre. « Nous serons bientôt époux, j’espère que tu ne t’excuseras pas à chaque fois que je te toucherai. » Un léger rire vient se mêler à son souffle chaud. Il la lâche, et la retourne vers lui, enveloppant ses frêles mains des siennes. « N’ais pas peur de moi, Yeva, et je t’en prie, fait fi de ma réputation. » Il porte ses doigts à ses lèvres, et les baise d’une étreinte délicate. « Je saurai prendre soin de toi, comme je saurai prendre soin de tes désirs. » Ses mains libèrent les ailes de l’hirondelle, l’une d’elles attrape une mèche rebelle de la longue chevelure d’argent. Ses doigts jouent avec, s’emmêlant dans les fins cheveux blancs, avant de reposer la mèche derrière son épaule.

Ses mains, encore quelque peu affaiblies par le virus qui s’est attaqué à tout un royaume, viennent se poser sur ses reins, et le prince attrape l’hirondelle contre lui. Le cou dégagé se retrouve baisé des lippes royales dans une étreinte qui se fait tout sauf brusque, plutôt timide et soucieuse. Andrei se montre délicat, et attentif aux désirs de l’hirondelle. Elle est si précieuse entre ses doigts, il a peur de briser son mince corps et toute la délicatesse qu’il renferme. La Lune regarde ses enfants de son éternel regard protecteur, et bénie leur union de son rire blanc qui vient chatouiller leurs corps enlacés.
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MessageSujet: Re: when the skies and the stars collides w/ andrei Lun 25 Déc - 21:30

Le baiser est mortel, il enflamme l'atmosphère de la fille des étoiles, faisant entrer son palpitant dans une explosion aussi brutale que celle d'une supernova. Il explose sa galaxie et ses constellations, forme un nouvel univers dont elle seule possède désormais les secrets. C'est déchirant et grisant, terrifiant et à la fois fascinant. Et même si elle sait, qu'elle pêche, parce qu'elle en aime un autre, la proximité de ses lèvres collées aux siennes l'embrase d'une manière qu'elle n'a jamais connu auparavant. C'est à la fois infernal, et paradisiaque. Alors l'enfant des étoiles s'éloigne, elle s'échappe comme un oiseau que l'on vient de libérer d'une cage d'argent. Elle étire ses ailes, s'envole vers la fenêtre et s'y pose. Ses yeux se perdent à nouveau dans l'obscurité étoilée du ciel, et elle pose ses yeux sur la lune, déesse parmi les déesses. Elle reste ainsi un instant, avant que le prince ne vienne se poser contre elle, enlaçant l'ingénue de ses bras. Elle sent son souffle chaud dans son cou, et le contact fugace et léger, vient réveiller les tourments des étoiles. « Nous serons bientôt époux, j’espère que tu ne t’excuseras pas à chaque fois que je te toucherai. » Il se met à rire, et l'enfant sourit, avant d'être doucement retournée par celui qui bientôt sera son époux. Il l'éloigne des astres, fait danser ses cheveux d'argent dans les airs, avant d’apposer ses lèvres sur les doigts de la désormais princesse. Elle soupire doucement, avant de plonger ses iris dans celle du prince du royaume de l'air. « N’ais pas peur de moi, Yeva, et je t’en prie, fait fi de ma réputation. » Mais l'étoilée est brusquement rattrapée par la réalité. Elle en avait fait fi, comme il lui demandait désormais, ces dernières semaines. Mais la réminiscence de ce qu'elle pensait savoir, lui revient en pleine face. « Je saurai prendre soin de toi, comme je saurai prendre soin de tes désirs. » Elle détourne son regard de ses iris, tournant doucement la tête vers les astres à nouveau. Elle le sent jouer avec l'une de ses mèches, et ses yeux se perdent à nouveau dans ses constellations à lui. Elle se sent happée par ces dernières, par toutes ces étoiles et toutes ces supernovas qui semblent danser à l'intérieur. Il est Soleil, et elle est Lune. Et comme ces astres, elle ne peut s'empêcher de le laisser danser autour d'elle. Il l'embrase, la réchauffe d'une douce chaleur pourtant caniculaire. Son palpitant s'embrase à nouveau, alors que la mèche se pose derrière son épaule. « Je n'ai pas peur, » dit-elle doucement. Elle baisse à nouveau les yeux, les posant sur ses lèvres avant de remonter sur son nez puis sur ses prunelles. Elle vient déposer ses doigts fins sur l'épaule du prince, caressant l'épiderme de manière légère. Ses doigts parcourent la ligne de son bras, jusqu'à arriver à sa main. Elle regarde cette dernière, enlace ses doigts dans les siens avant de les relever d'un mouvement doux et agréable. « Je suis tienne, » Elle plonge à nouveau ses prunelles dans celles d'Andrei. « Et tu es mien. » Et étrangement, ça ne l'a pas brisé. Elle qui, pourtant, a le palpitant qui bat la chamade pour un autre prince des airs. Mais elle s'est désormais faite à l'idée, faite à l'idée qu'elle ne partagera plus jamais sa couche, et qu'elle est destinée à quelqu'un d'autre. Parce qu'au final, ça a toujours été ça son destin. D'aspirer à quelque chose d'autre, d'aspirer à un destin plus grand qu'elle. Elle, la fille des étoiles sauvée par les esprits d'entités désormais oubliées. Elle, à la chevelure d'argent et d'étoiles.

Il pose ses mains sur ses reins, et l'embrasement recommence. La symphonie devient divine. Elle le laisse la couvrir de doux baisers, et ferme les yeux, se laissant aller aux émotions qui désormais ne font plus qu'un avec elle. Elle ne s'empêche pas de ressentir, elle ne s'empêche pas d'apprécier. Elle se donne toute entière à Andrei. Ses doigts viennent jouer avec les boucles blondes du prince, avant de descendre caresser doucement sa mâchoire. Elle redresse son visage, et vient l'embrasser à nouveau. Elle mordille doucement la lèvre inférieure de son futur époux, puis plonge à nouveau ses iris dans la voie lactée des siennes. Elle s'écarte légèrement, et vient retirer le voile en dentelle qui lui sert de peignoir. Elle le fait tomber au sol, avant de retrouver les bras du prince. Et dans ses bras, la déflagration est intense. Son atmosphère entière entre en ébullition, et les étoiles deviennent comètes. Elles déchirent l'atmosphère, perforant les cieux de leurs brûlures étincelantes. Elle le sent dans ses veines et dans son myocarde, qui ne cesse de se serrer de plus en plus fort. Ils dansent ainsi sous la lune, durant un moment qui semble durer une éternité, arrêter même dans l'espace et dans le temps. Il n'existe plus rien d'autre qu'eux. La fracture se fait à cet instant, sans qu'elle ne s'en rende compte. L'être éthéré s'échappe de la sylphide, et l'âme vient se projeter à quelques mètres de la scène. Elle se regarde un instant Yeva. Elle se contemple dans cette danse des cieux et des étoiles, dans laquelle Andrei et elle viennent de s'engager. Et la fracture, recommence, alors que l'être éthéré reprend place dans le corps de l'enfant des étoiles. Elle inspire un peu plus fort, comme coupée dans un gémissement. Le corps tremblant, excité sous les doigts habiles de son futur époux, la gamine ne se rend pas compte que l'espace d'un instant, son corps s'est séparé de son âme, la projetant à quelques mètres de là. L'étoile vient se redresser, et attrape les doigts de son amant. Elle l'entraîne jusqu'au lit de ce dernier, continuant ainsi leur danse effrénée.
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MessageSujet: Re: when the skies and the stars collides w/ andrei Dim 7 Jan - 19:47

Ses mots se veulent rassurants, comme ceux d’un tendre époux à sa dame, comme ce qu’ils seront bientôt, lorsque la date aura été décidée par leurs deux familles. Elle est l’hirondelle frêle, et lui le maître des cieux. De ses mains désœuvrées, il caresse les ailes de l’oiseau et protège sa carcasse des moindres dangers. Ce n’est pas un amour transcendant qui fait battre son palpitant, mais une affection particulière néanmoins. Yeva est une amie, une précieuse alliée, une âme étoilée que son futur époux a appris à aimer à sa façon ces dernières semaines. Peut-être que jamais les amours éternelles ne viendront bénir leur union, peut-être que tout entre eux ne restera qu’amitié et profonde affection - mais qu’importe alors, Andrei pense à cet instant même qu’il est chanceux de la prendre, elle, entre ses bras. Oui, Yeva est une étoile à chérir, et Andrei est le mortel assez chanceux pour en obtenir le rôle. Liza aurait pu choisir une autre jeune femme parmi toutes les prétendantes de leur nation, mais c’est Yeva qu’elle a choisi : elle savait sûrement que leurs caractères doucereusement similaires ne feraient rapidement qu’un.
Yeva, cependant, détourne le regard, alors qu’Andrei s’empare d’un de ses fils argentés. Chevelure exceptionnelle qui orneront bientôt les têtes de ses enfants, des princes parmi les rois, des Valaeris avant tout. Ses pensées s’envolent et délaissent le futur qu’il s’est imaginé une seconde, pour se déposer longtemps avant sa naissance, alors qu’Oleg et Dyana venaient tout juste de lier leurs vies. Qu’avaient-ils ressentis, à ce moment crucial de leur relation, où deux inconnus devaient s’enlacer afin de donner à un peuple en manque d’espoir une descendance qui les sauverait tous ? Etaient-ils déjà amoureux, ou la naissance de leur premier enfant ne résultait que d’un simple devoir accompli ? Jamais Andrei n’aura de réponse, pour ce que son père réside désormais six pieds sous terre, et que sa mère refuse de voir qui que ce soit.
« Je n'ai pas peur, » gazouille l’hirondelle de son haut chant mélodieux, tirant son prince de ses étroites pensées égarées. Le temps s’écoule, et roule aux côtés de ses iris d’acier sur l’épiderme glacé du futur marié. Il frémit au contact de ses doigts sur sa peau dénudée, sa peau gelait par la maladie dévastatrice. Les frissons s’accentuent alors que les doigts froids glissent sur sa peau, le long de sa porcelaine abîmée, jusqu’à enlacer leurs homologues masculins. « Je suis tienne, » murmure-t-elle, ses mots appuyés par le regard profond qu’elle ancre en ses yeux clairs. « Et tu es mien. » Il acquiesce silencieusement d’un dodelinement de la tête, et la promesse vient se sceller d’un rayon lunaire sur leurs chevelures argentées. Des mots à la lourde signification pour ces deux gamins qui s’apprêtent à s’abandonner l’un en l’autre - et pour la première fois de sa vie, Andrei redoute cet instant.
Séducteur des temps anciens, son coma a effacé l’homme qu’il fut, et le frivole prince a perdu de ses qualités. Seule Feyre a su ranimer la flamme de ses entrailles, réveillant en lui ses instincts libidineux et immoraux, soutirant soupirs après soupirs, comme si enfin, à ses côtés, il se réveillait d’un affreux rêve et redevenait celui qu’il avait toujours été. Mais Yeva n’est pas Feyre, et si Andrei savait satisfaire son aimée affolée avant même qu’elle ne lui ait demandé, Yeva est différente. Plus réservée, plus délicate. Novice dans ce monde d’adultes fiévreux. Auprès d’elle, il ne savait comment agir - comme si lui-même débutait dans ce domaine.
Il tente, néanmoins, et pose ses mains maladroites sur les reins de la princesse étoilée. Ses lippes encore tremblantes se posent au creux de son cou, et déposent baisers après baisers sur la délicate porcelaine dénudée. En lui, déjà, le gel du virus semble fondre sous la température de l’acte. Il brûle d’envie, une envie nouvelle, une envie de satisfaire sa femme, et le peuple sur qui ils règnent. Des héritiers, voilà ce qui ravira les affamés en ces temps de guerre. Des héritiers, et la promesse d’un nouvel espoir. Une génération meilleure, et qui connaitra la paix. Alors à cet instant, ses lèvres contre la peau de sa promise, Andrei comprend ce que son père a dû ressentir auprès de ses premiers instants aux côtés de Dyana - lui-même expérimentait à présent ce devoir à accomplir.
Sous ses doigts, alors que son nez frotte la peau de Yeva au rythme des baisers qu’il lui offre, il la sent frémir et frissonner avec intensité. De légers sons s’échappent d’entre ses lèvres et viennent résonner aux creux des entrailles du mâle, accentuant son désir naissant. Elle s’offre à lui, et lui idolâtre son corps de jouvencelle. L’union de leurs corps se fait dans une osmose surprenante : vieux séducteur et jeune pucelle, harmonie célébrée sous la lumière des astres divins. La Lune rit de leurs baisers, les étoiles se réjouissent de leurs caresses échangées, et c’est leur étreinte charnelle qui se voit bénir par l’Ether des cieux et sa lumière divine. Lui-même frémit alors qu’elle s’empare de ses boucles d’or et joue avec de ses doigts gracieux, frissonne sous le roulement de ces derniers sur sa peau porcelaine. Yeva l’attire à lui, lui faisant oublier sa nuque d’une emprise avide de ses lippes sur les siennes. Docile petit amant qui se laisse embrasser par sa jeune fiancée, et dont le feu de ses entrailles s’embrase au choc de ses dents contre ses lippes. C’est son corps tout entier qui s’ondule contre elle, qui se plaque à elle, avide de sa chaleur et de ses soins. Malade, il l’est, et les lèvres de Yeva renferment la potion qui le délivrera de cette faiblesse.
Cependant, elle se sépare de lui, et lui grogne de cet abandon. Déjà, il en réclame d’avantage, lui qui n’a pu goûter qu’à la préface de ses charmes. Mais son regard pétillant de milles étoiles vient le réconforter dans une supplication d’attendre, alors que la demoiselle se dévêt entièrement. Elle est nue, et se montre à lui tel quel. Lui reste interdit sur ses pas, son regard embrassant ce corps d’albâtre. Elle est statue de marbre, et lui est son sculpteur qui, de ses caresses, fera de son corps le symbole du septième ciel. Mais les rôles, à cet instant, s’inversent, et l’hirondelle vole ses qualités à l’habile séducteur. Il est le novice qui s’ébahit devant les charmes mulièbres, petit enfant qui découvre le monde des grands. Il reste ainsi un instant, à contempler cette femme qui sera bientôt sienne, à contempler son corps nu et ses courbes ravissantes. Il rougit de cette vision, et il se sent bête à l’observer ainsi.
Heureusement, l’hirondelle vient au secours de son étoile, et déjà se replonge entre ses bras, son corps nu serpentant contre le sien, encore à moitié vêtu. Et à ses côtés, le sculpteur retrouve de ses capacités, ses virils outils affamés de cette offrande dénudée. Ses lippes retrouvent leurs partenaires rougies, et s’enlacent dans une chaude étreinte : les dents s’entrechoquent, les langues se rencontrent, danse sensuelle qui se joue derrière les barrières d’émail. Ses mains tâtent le marbre de sa peau, exploratrices de son épiderme d’albâtre, voilà qu’elles caressent le dos de l’hirondelle, montant et descendant suavement le long de son échine, jusqu’à tomber sur ses rondes fesses qu’elles enlacent avec vigueur. Vient ensuite la remontée par l’avant, où les doigts se posent sur le nombril, et caresse la délicate peau alentour. Ses lippes abandonnent leurs moitiés et glissent doucement le long de ses lignes : sa mâchoire fermée, son cou gracieux, son sillon découvert. Ses doigts, ayant retrouvé les plaines du dos, attirent contre le prince la frêle hirondelle qui semble si facilement s’abandonner entre ses bras, vraie poupée de chiffon que voilà. Ses lèvres s’emparent de la peau fine de sa ronde poitrine, exprimant avec ardeur le désir fiévreux - alliant virus et excitation - qui déjà se fait ressentir en son bas-ventre. Sa langue glisse sur son giron vestale, et joueuse, se fait coquine arracheuse de soupirs.
Alors l’hirondelle semble-t-elle revenir à elle, et se redresse entre les bras aguicheurs de son fiancé. Elle se défait de son emprise, et attrape ses doigts délaissés, jusqu’à le mener à la couche princière où il faiblissait encore quelques instants plus tôt. Andrei, docilement, suit les dires de son amante, pantin dirigé seulement par sa violente passion d’homme. Celui-là même rejoint les draps esseulés, et s’affalent entre les oreillers, s’apprêtant à retirer la culotte de lin l’empêchant d’assouvir ses pêchés. Ainsi fait, le prince ailé attire à lui sa femme lunaire, l’installant à cheval sur ses cuisses masculines. Déjà ses reins s’ondulent sous le corps de cet Artémis céleste, chasseresse astrale descendue ce soir de ses plaines sélénites pour dérober à son prince sa virilité fiévreuse.
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MessageSujet: Re: when the skies and the stars collides w/ andrei Mer 31 Jan - 17:25

Les caresses continuent, elles se fondent sur sa céleste peau, effleurant le clair de lune de ses reins. Son corps s'embrase, galaxie entière qui prend vie à l'intérieur même de sa carne. Elle secoue ses cheveux, les place derrière son épaule, alors que son bassin se met à se mouvoir de plus en plus rapidement, accentuant le désir chez son époux, et sous son épiderme à elle. L'étoile brille, elle s'enflamme de milles feux. Le myocarde vient se serrer un peu plus fort, jusqu'à ce que ses lippes ne laissent entendre le désir et la grisante sensation qu'elle ressent.

La colombe se réveille, soleil nacré qui vient effleurer son visage de ses rayons. Elle se redresse dans sa couche, et vient caresser l'oreiller près d'elle, comme si elle s'attendait à y trouver Andrei. Mais il n'est pas là, enfermé et surprotégé dans sa chambre. La bénie se lève, cherche ses chaussons d'un blanc immaculé avant de se traîner doucement jusqu'à la baignoire qui trône dans le fond de la pièce. Elle embaume la pièce avec la buée chaude de l'eau, et s'y engouffre comme si elle ne ressentait pas la chaleur. Ça lui fait plein de picottis sur le corps, qu'elle vient caresser doucement avant de poser ses mains sur le bas de son ventre. Elle portait en elle l'héritier du prince, et la vie qui grandissait en elle, était la plus belle des bénédictions, loin de celle proférée par les Sept. Elle ne croyait pas en eux, de toute manière. Si l'idée d'apporter la vie la réjouissait, Yeva était aussi terrifiée. Terrifiée, parce qu'elle savait le monde qu'elle allait donner à son fils. Un monde dans lequel le jeu du trône, n'était qu'une habitude, un monde dans lequel on mourrait pour être différent. Un monde qu'elle ne voulait pas pour lui, mais qu'elle ne pouvait vraisemblablement pas changer seule. La fille des étoiles, se redresse et sort de sa baignoire. Elle enfile un peignoir et s'enroule dans le tissu chaud et douillet. La porte s'ouvre sur l'une de ses dames de compagnie, qu'elle gratifie d'un sourire et d'un bonjour chantant. La dame vient vers elle, la coiffe et lui pose sa tiare aux diamants aussi dignes et gracieux que les étoiles. Elle ferme un instant les yeux, puis dépose ses yeux sur les morceaux de parchemins sur la vanity. « Vous avez déjà choisi? » dit la jeune fille sur un ton presque aussi chantant que celui de la nouvelle argentée. Elle regarde la liste des prénoms que pourrait porter son enfant, puis soupire légèrement. « Peu retiennent mon attention. » dit-elle légèrement distante, avant d'observer la gamine. « J'aime bien celui là, » dit-elle en posant son doigt sur un prénom pourtant barré. Elle observe le prénom, puis sourit faiblement. « La signification me dérange et.. je sais pertinemment qu'il ne plairait pas à Andrei. » La gamine fronce les sourcils, avant de passer la brosse dans les cheveux de la miraculée. Elle lui sourit une dernière fois, puis la laisse lui apporter sa robe. « Non, pas celle-là. » dit Yeva sur un ton légèrement exaspéré. Elle baisse les yeux puis reporte son attention sur la gamine. Elle tient toujours la robe blanche entre ses doigts, puis la range dans l'armoire. « Je suis désolée, un rien m'exaspère. Je porte trop de blanc, j'aimerai porté autre chose. » Elle avait trop incarnée la pureté, la fille des étoiles. Et elle en avait marre de n'être vue que comme cet astre lumineux, comme une créature divine offerte aux hommes, descendante des comètes et d'autres constellations célestes. Elle se regarde dans le reflet, passe ses doigts entre les mèches de ses cheveux, puis observe la jeune femme. « Pourriez vous me ramener ces ingrédients? » dit-elle en écrivant une petite liste sur un bout de parchemin. La jeune femme acquiesce et disparaît avec la liste. Yeva s'observe un long moment, puis dépose la tiare sur son lit. Elle observe la lettre posée non loin de là, les félicitations écrite de son patriarche. Il lui disait à quel point il était fier d'elle, oisillon qui avait enfin ouvert ses ailes et qui allait telle une cigogne, porter les siens jusqu'aux cieux. La demoiselle revient quelques heures plus tard avec les ingrédients. La stellaire commence à les mélanger, avant de lui demander de lui en mettre dans les cheveux. Elle lui montre ensuite la robe qu'elle compte porter, et remercie la gamine. Elle se rince les cheveux, les coiffe à nouveau, puis enfile sa robe noire tressée d'or. Elle s'observe un long moment, avant de jouer avec l'une de ses mèches. Ses cheveux sont désormais flamboyants, roux parfait, typique des membres de sa famille. Si la couleur était plus claire que celle de sa sœur, Yekaterina, le roux ressortait cependant parfaitement. Elle se chausse, puis ouvre les portes de ses appartements. « Conduisez-moi aux appartements du prince, s'il vous plait. » dit-elle aux gardes censés garder sa porte. Ils l'accompagnent, d'un même mouvement dans une formation militaire. Ils s'arrêtent devant la porte, et elle l'observe un moment. Depuis la purge, elle ne l'avait pas vu. Parce qu'il était devenu un mutant, et que sa sœur le protégeait comme s'il représentait l'une des sept merveilles du monde. Elle reste un instant pensive, avant qu'on ne lui ouvre la grande porte en bois blanc. Elle pénètre à l'intérieur, démarche princière qu'elle a désormais travaillée et totalement maîtrisée. Elle observe les rideaux tirés, et s'avance vers ces derniers avant de les ouvrir en grand. Elle passe une main dans ses cheveux, puis en pose une autre sur le bas de son ventre. Elle savait que bientôt il devrait partir, partir pour secourir l'un de ses alliés. Elle ne pouvait pas le laisser partir sans un au revoir digne de ce nom. La stellaire s'approche de son époux, puis lui sourit. « Tu te souviens de notre première rencontre? » Elle s'assoit sur son lit, vient poser sa main sur son avant-bras. Caresse éphémère qu'elle fait à son épiderme. « Je n'étais qu'une gamine apeurée par la grandeur de ton statut. Je me souviens de la gêne que j'ai ressenti, lorsque tu es venu me retrouver sur la muraille. » Elle sourit, baisse la tête un instant avant de se tourner vers lui à nouveau. « Puis les années ont passées, et j'ai presque de la peine de le dire, mais je t'ai oublié. » Elle plonge ses prunelles incandescentes dans les siennes. « Et pourtant, j'ai continué à entendre parler de toi, et de ta réputation. Je n'aurai jamais pensé être celle que tu épouserais, pas plus celle qui porterai ton enfant. Notre enfant. » Elle lui sourit. « Tout ça pour dire que je suis heureuse, mon prince des cieux, que le destin t'ait mit sur ma route. » Elle vient enlacer ses doigts dans les siens, avant de passer l'une de ses mèches derrière son oreille. « Tu aimes? » dit-elle en se rendant compte qu'il n'avait fait encore aucun commentaire sur sa chevelure, jadis d'argent, changée en cuivre.

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MessageSujet: Re: when the skies and the stars collides w/ andrei Jeu 8 Fév - 8:31

Il se tenait debout, droite figure faisant face à son lit. La main portait à son visage, il pinçait entre ses doigts sa lèvre inférieure d’un air pensif. Devant lui, posé par petits tas sur la grande couche, des affaires en tout genre, accumulées par lui-même, lui qui refusait que les serviteurs s’approchent de sa porte. Il ne faisait plus confiance à personne, la paranoïa enserrant l’organe battant, tout comme la peur avait assiégé sa raison. Il se cloitrait, depuis des jours, dans la chambre sombre qui était la sienne, refusant de tous les voir, si ce n’est sa souveraine de sœur. Liza, seul être en qui il avait confiance, seule personne qu’il savait ne pouvoir être blessé de sa main. La sestra qui le défendait des maux de l’extérieur, qui avait permis son emmurement protecteur. Il avait embrassé les ténèbres, ces derniers jours, se berçant dans les ombres et leur voile secret : on ne voyait plus nulle part le prince héritier. Andrei ne sortait plus, et n’autorisait aucune visite. Il gisait, seul et perdu, dans l’attente insupportable d’un lendemain meilleur.

Il n’entendit pas la porte s’ouvrir, releva simplement le regard lorsque la luminosité basse d’un soleil hivernal vint emplir la pièce, brûlant sa peau pâlotte de sa chaleur froide. L’azur s’hasarda parmi les meubles, et tomba mollement sur la silhouette mulièbre, sans réellement la voir. La peur et les pensées assassines troublaient sa vision. Il ne prit conscience de la visite que lorsque l’étoile s’approcha de l’époux, et qu’il rencontra l’éclosion du sourire sur son délicat visage. Il la regardait comme s’il la voyait pour la première fois, comme si cette femme était étrangère, et non la mère de son futur héritier. Les yeux s’arrondirent, s’acclimatant à la luminosité nouvelle, s’acclimatant aux souvenirs qui revenait, à cette silhouette qu’il reconnaissait. Quelques secondes durant, il eut peur d'elle, peur qu'elle vienne mettre fin à la créature qu'il était et qui entachait sa douce réputation. Peur bien vite brisée par le ton délicat de l'hirondelle. « Tu te souviens de notre première rencontre ? » Il la laissa s’asseoir sur le lit, celui-là même où il s’était retrouvé alité il y a un mois, celui-là même où l’enfant qu’elle portait avait été conçu. L’emprunte de ses doigts sur l’avant-bras tendu de l’homme le ramena enfin à elle, lui quittant le monde des idées apeurés, pour rencontrer de ses billes opales le visage angelin de sa fiancée. « Tu avais oublié ton recueil. » souffla-t-il, comme pour lui-même, les sourcils froncés, le regard bas, tentant de se rappeler ce jour enfoui sous tant d’autres souvenirs. « Je n'étais qu'une gamine apeurée par la grandeur de ton statut. Je me souviens de la gêne que j'ai ressentie, lorsque tu es venu me retrouver sur la muraille. » Ses articulations cristallines l’aidèrent à visualiser la scène qu’ils vécurent autrefois, gamins perdus dans les jardins royaux, oubliés dans les discussions d’adultes. « Puis les années ont passées, et j'ai presque de la peine de le dire, mais je t'ai oublié. » Elle lui arracha un sourire, le premier depuis tant de jour, et de par l’air taquin qui s’échappa de ses narines, Andrei sembla regoûter à la vie, celle qui n’écrasait pas son cœur de par ses maux et ses terreurs affreuses. Et il releva la tête, rencontra le regard clair de la jeune femme, explosion silencieuse qui s’en répercuta là. « Je me souviens… vaguement. Tu n’étais qu’une enfant, à l’époque, et moi je m’intéressais déjà à d’autres choses. » Des femmes, plus âgées, des corps qui déjà l’attiraient, dont celui de Wanda, la belle princesse, la première qu’il aima. La peinture, et les fusains, les tâches sur ses doigts, et la fierté du père devant les prouesses de l’enfant. Un monde innocent, à mi-chemin entre enfant et adulte, qui lui plaisait tant. Qui lui manquait cruellement.

« Et pourtant, j'ai continué à entendre parler de toi, et de ta réputation. Je n'aurai jamais pensé être celle que tu épouserais, pas plus celle qui porterai ton enfant. Notre enfant. » Il soupira et entreprit de s’asseoir à ses côtés, près d’elle, et de sa chaleur réconfortante. Le regard d’abord perdu devant lui, il le reporta bien vite sur les joues roses de l’étoile. « Oublions cette réputation, je t’en prie. Ce n’est plus la mienne désormais. » Il avait changé, il en avait été obligé. Le séducteur s’était oublié, se concentrant sur une femme à la fois - ou presque. Il se tenait aux côtés de Yeva, mais en aimait une autre. Une qu’il ne pouvait oublier, ni refuser. Une qu’il désirait voir à jamais à ses côtés, une qu’il crevait d’épouser, si seulement cela avait été possible. Mais Liza lui avait donné Yeva, et cette aimée même lui avait dit de toujours suivre les ordres de sa sœur. « Notre enfant. » souffla-t-il en écho à la voix féminine, posant son regard éteint sur le bas-ventre de la femme. Rien ne se voyait encore, rien ne laissait deviner la vie qui grandissait en elle. Mais Andrei savait, et Andrei était fier. Bientôt, il serait père, et le bonheur que cela entrainait ne pouvait être égalé. Une chaleur qui emplissait son cœur, sans cesse, depuis qu’il avait appris la nouvelle de ses lippes rouges. « Tout ça pour dire que je suis heureuse, mon prince des cieux, que le destin t'ait mit sur ma route. » Elle lui attrapa les doigts, et les enlaça aux siens, lui rappelant qu’elle était de son côté. Par ce simple toucher, elle balayait ses dernières anxiétés.

« Tu aimes ? » Le regard encore baissé, il fut obligé de le relever pour comprendre ce dont elle parlait. C’est là qu’il remarqua enfin le changement, et se trouva si idiot de ne pas avoir remarqué plus tôt. Ses azurs s’adoucirent et ses lèvres se fleurirent de ce tendre sourire qui venait le cueillir lorsqu’il la regardait. « Tu es magnifique, Yeva, et je ne doute pas que notre enfant sera tout aussi beau. » Andrei attrapa une mèche enflammée, qu’il laissa rouler entre ses doigts, avant de reporter délicatement sa paume contre la joue de l’astre rouquin. Le moment était tendre, lui faisant presque oublier ses soucis et ses peurs. Presque. « Mais -- » Il s’arrêta aussitôt, sa main retomba, son regard vrilla. « Je ne te mérite plus. Pas d’après les Sept, qui maudissent notre union. » Aussitôt, les azurs s’embuèrent, malheur qui l’étriquait depuis le départ, malédiction qui venait ternir une fois de plus sa vie. Il finirait bientôt par croire qu’il n’avait pas le droit de vivre. « Je suis mutant, une aberration aux yeux de tous. Dehors, bien des gens cherchent à me tuer. A m’éliminer. Je ne suis plus digne du nom de mes parents, ni de ma place dans la lignée, et encore moins de toi et de notre enfant. » Il lâcha la main de la douce et se releva loin d’elle. Il entreprit de faire quelques pas, tentant de se calmer, tentant de chasser les pensées assassines qui revenaient au grand galop. Il arpenta la pièce durant quelques instants, ses mains se malmenant l’une l’autre. « Vous avez été bénis, vous deux, et -- » Il s’arrêta, impossible de poursuivre son cheminement, ni même sa marche affolée. Il se tourna vers elle, interdit. « Je devrai finir. » finit-il par articuler, le bras levé, indiquant les affaires disposées derrière elle.

Il s’avança, déterminé, un moyen comme un autre pour oublier les maux qui lui crevaient le cœur. Mais il ne fit pas plus qu’il n’avait entrepris, s’arrêtant, les bras ballants, à quelques pas de la couche. Ses valises étaient loin d’être fermées malgré la date du départ qui approchait, et lui ne pouvait se résoudre à terminer. Les derniers jours, il s’était tenu droit, comme elle l’avait trouvé en entrant, incapable de faire ce qu’il avait à faire. La peur l’empêchait d’emballer. Il savait qu’Adonis l’attendait, il savait que son ami avait besoin de lui. Et il avait eu un élan de courage en se proposant pour aller sauver cet homme qu’il aimait tant, mais le courage s’était vite éteint. Il avait peur, peur du voyage, des mécréants pieux et des soldats ennemis. Et s’il mourrait là-bas ? La lèvre tremblante, les mains dans le même état, il respira un bon coup. « Je vais bientôt m’en aller, dans quelques jours. J’ai demandé à Matvei de te trouver une garde spéciale, ta protection sera renforcée. » Il s’agenouilla devant elle, s’empara de ses mains blanches qu’il serra si fort, traduisant son besoin de l’avoir à ses côtés, cette étoile-amie, ce soutien dont il avait besoin. « Je ne veux pas qu’il vous arrive quoi que ce soit, à tous les deux. Vous m’êtes bien trop précieux. » Main qui vient caresser le ventre plat, s’imaginant sentir les bosses de l’enfant sous le tissu sombre.
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when the skies and the stars collides w/ andrei

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