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Laurel & Gunnar, 20 décembre 2164

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‹ MESSAGES : 538
‹ AVATAR : Max Riemelt
‹ CRÉDITS : kane (av), tumblr (gif)
‹ COMPTES : IY & AS & MG

‹ AGE : 28 années d'errance et de loyauté, fanées sur sa peau claire sans regrets, mais pour un gain d'expérience savouré. aîné de la fratrie, il se veut le protecteur de la famille.
‹ STATUT : promis à une Kayrin, il ne rechigne pas devant l'union qu'on lui soumet. peut-être n'est-ce pas un mariage d'amour, mais il fera tout pour satisfaire tout un chacun.
‹ SANG : sang argenté, né bronze, il fait désormais partie de la noblesse. douce indifférence pour lui, qui ne juge que par la loyauté, et non la couleur de l'hémoglobine qui coule dans les veines de ses fréquentations.
‹ POUVOIR : perte de son élément originel, c'est maintenant le métal qu'il dirige et contrôle par sa simple volonté. un changement dur à encaisser, mais qui n'abat pas le K'han qui poursuit l'apprentissage de ce nouveau pouvoir sans relâche
‹ METIER : membre du conseil restreint du gouvernement d'Eartanera, fidèle et suiveur de son roi, il se veut à ses côtés la plupart du temps. sans oublier que sa lame n'est jamais bien loin, prête à sévir.
‹ ALLEGEANCE : à Adonis Griffith, le roi d'Eartanera, le souverain enfin couronné, et qui aurait toujours dû l'être. mais roi ou pas, la loyauté ne s'éteindra jamais. également à sa famille, les K'han, son sang qu'il suivra jusqu'à la fin, quoi qu'il arrive.
‹ ADIUTOR : il était lié à elle, autant par son corps qu'à son coeur, et pourtant, cela semblait trop beau pour être vrai. elle est partie bien loin de son maître, ne voulant prêter aucune attention à la guerre qui se tramait. désormais revenue, il tente de remettre ses idées en place, et d'effacer les souvenirs douloureux.
‹ POINTS : 1172

MessageSujet: Laurel & Gunnar, 20 décembre 2164 Mar 12 Déc - 13:15

Laurel,

Bien qu’un tel geste t’étonnera sans aucun doute de ma part, il m’est apparue l’envie de coucher ces mots sur le papier. Ce virus qui sévit et qui m’a affaibli a au moins eu l’avantage de me faire réfléchir à mes erreurs. Je ne sais quoi te dire, et crois-moi, ce n’est pas la première tentative que je fais de t’écrire ces quelques phrases. Jamais elles n’ont abouti cependant. Mais il est des jours où l’on se rend compte qu’il faut affronter ses démons. C’est ce que j’espère faire ici, dans cette lettre.

Peut-être suis-je maladroit, peut-être riras-tu de mon geste, mais je ne sais quels termes employer. Je ne suis pas vraiment doué pour mettre des mots sur ce que je ressens. Mais saches que prendre la décision de t’écrire m’a été difficile. Cependant m’y voilà, aussi surprenant soit-il après la tournure de l’histoire que nous avions commencé à écrire tous deux. J’imagine bien que de tels souvenirs ravivent certaines souffrances, et sûrement quelques rancœurs qui les accompagne. Ne t’y trompe pas, la manière dont nous nous sommes quittés, dont je suis parti plus précisément, me chagrine tout autant. J’en suis désolé. Piètres excuses probablement, mais elles sont sincères.

Outre ce passé dont tu n’as peut-être pas envie de discuter, je voulais m’enquérir de ta santé. Je m’inquiète pour celle-ci. Le virus qui s’est répandu sur Aksana n’en a épargné aucun, distribuant souffrance et douleur. Je ne doute pas qu'il t'ait touché aussi, et je souhaite réellement avoir des tes nouvelles. Comment vas-tu ? Te voir souffrir, quelles qu’en soient les raisons, est probablement l’une des dernières choses que je désire, je te l’assure.

J’ai l’espoir que tu liras ces mots que je t’adresse avec tout ma sincérité, et que tu ne brûleras pas le papier dès que tu prendras connaissance de son auteur, bien que l’idée te tenteras certainement.

Avec tous mes regrets,
Gunnar.
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MessageSujet: Re: Laurel & Gunnar, 20 décembre 2164 Sam 30 Déc - 19:19

Gunnar,

J’aimerais te dire que cette lettre me réjouit, mais ces mots que tu as tant eu de mal à étendre sur ce papier, tu ne peux imaginer à quel point je les aie imaginés, attendus, avec l’espoir d’une demeurée à qui ont avait arraché son bien le plus précieux. Je ne peux effacer les remords qui t’habite, et chasser ces démons qui hante tes pensées; ces souffrances, tu te les aies toi-même infligée en succombant aux lubies de ton palpitant, abandonnant tous les espoirs, tous les projets que nous avions pu imaginer quant à notre avenir qui s’annonçait, pourtant, heureux. Tu possédais mon cœur, mon corps et mon âme, qu’aurais-je pu t’offrir de plus pour te convaincre de rester? Rien. Je t’appartenais dans toute mon entièreté, mais ça ne t’a pas suffi, je ne t’ai pas suffi. Et ça m’a détruit.

De simples excuses. C’est bien peu pour réparer le mal que tu m’as infligée. Trop peu. Et trop tard. Mais sache que je les accepte. Difficilement, amèrement. Mais la rancœur ne disparaîtra pas, elle s’est infiltrée dans mon être par les fissures de ce cœur que tu as brisé. Toi seul aurait su le recoller, toi seul aurait pu rassembler ces pièces fragmentées, éparpillées. Mais c’est le temps, qui me parut une éternité, qui parvint à le rapiécer, emprisonnant à l’intérieur toute cette rage, toute cette douleur dont je suis incapable de me libérer.

Ce virus ne m’a pas épargné, et ces quatre dernières semaines, a vogué entre le réconfort de l’inconscience et la violence de ces maux qui m’affligeaient, m’ont épuisée. Mais grâce aux bons soins qu’on su me promulguer les miens et la présence de mon fiancé, à mes côtés, je me porte mieux. Tes inquiétudes trouvent toutefois écho en moi, et en souvenir de ce que nous avons partagés, je me dois de m’enquérir, avec sincérité : comment te portes-tu?

Je conserverai cette lettre bien précieusement, puisqu’elle est la preuve vivante qu’il est toujours possible de se repentir, même après toutes ses années.

Avec tendresse,
Laurel
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‹ STATUT : promis à une Kayrin, il ne rechigne pas devant l'union qu'on lui soumet. peut-être n'est-ce pas un mariage d'amour, mais il fera tout pour satisfaire tout un chacun.
‹ SANG : sang argenté, né bronze, il fait désormais partie de la noblesse. douce indifférence pour lui, qui ne juge que par la loyauté, et non la couleur de l'hémoglobine qui coule dans les veines de ses fréquentations.
‹ POUVOIR : perte de son élément originel, c'est maintenant le métal qu'il dirige et contrôle par sa simple volonté. un changement dur à encaisser, mais qui n'abat pas le K'han qui poursuit l'apprentissage de ce nouveau pouvoir sans relâche
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‹ ALLEGEANCE : à Adonis Griffith, le roi d'Eartanera, le souverain enfin couronné, et qui aurait toujours dû l'être. mais roi ou pas, la loyauté ne s'éteindra jamais. également à sa famille, les K'han, son sang qu'il suivra jusqu'à la fin, quoi qu'il arrive.
‹ ADIUTOR : il était lié à elle, autant par son corps qu'à son coeur, et pourtant, cela semblait trop beau pour être vrai. elle est partie bien loin de son maître, ne voulant prêter aucune attention à la guerre qui se tramait. désormais revenue, il tente de remettre ses idées en place, et d'effacer les souvenirs douloureux.
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MessageSujet: Re: Laurel & Gunnar, 20 décembre 2164 Dim 14 Jan - 22:08

Laurel,

Je me réjouis de lire ces quelques mots que tu m’as adressés, moi, l’idiot, qui pensait que tu ne me répondrais pas. À croire que je me suis trompé, comme pour beaucoup d’autres choses d’ailleurs. Les mots que je relis sans cesse depuis la réception de cette lettre sont durs, mais ils sont vrais. Sur beaucoup de choses, je ne saurais te contredire. Bien évidemment, je ne te demanderais pas d’effacer tous les sentiments conflictuels qui m’ont habité depuis ma prise de conscience. Ce serait tout bonnement impossible, et qui plus est, ce n’est pas à toi de le faire. Je le sais pertinemment, et me la répète sans cesse : tout est de ma faute.

Et je m’en veux cruellement. Les remords sont si vifs qu’à l’heure où je t’écris ces quelques lignes, mon myocarde saigne, transpercé de toutes parts. Plus mes pensées voguent vers les erreurs commises dans le passé, plus je me déteste pour ce que je t’ai fait. Parce que je sais que jamais, je ne pourrais l’effacer. Et une telle perspective m’est insupportable. Tout comme les vérités que je lis, écrite par tes soins. Tu as raison, rien n’aurait pu me retenir, puisque la bêtise humaine semble bien plus puissante que la raison. Ce jour où je t’ai fui, ce jour où je me suis arraché à toi, je ne le savais pas encore, mais je me détruisais par la même occasion. Un petit morceau de moi-même est sûrement resté auprès de toi, et si je veux être sincère avec toi, il me manque.

Te voir exposer les maux que je t’ai causé m’est tout aussi atroce, je donnerais beaucoup pour faire cesser tes tourments, si tu savais. Mais je ne peux pas. Les excuses ne sont pas suffisantes, je le sais, mais elles sont un début, un début de rédemption que j’espère entamer, mais j’aurais besoin de ton aide Laurel. Je sais qu'une telle demande est audacieuse, mais je ne la prononcerais pas si je n'en avais pas besoin. Sans toi, je ne pourrais pas avancer, tout comme sans toi, je ne serais pas devenu celui que je suis aujourd’hui. Je te dois beaucoup, beaucoup trop. L’idée de me racheter envahit mes pensées, comme une chanson dont je n’arrive pas à me détacher. Et dans cette chanson, c’est ton nom qui apparaît, ton cœur que j’ai détruit sans le vouloir, et que je regretterais éternellement.

Quant aux souffrances causées par le virus, je suis bien heureux que tu aies su les surmonter, je te sais forte, ce qui n’a apparemment pas changé. Ta guérison est ce qui compte le plus, et si ton fiancé y est pour quelque chose, c’est qu’il doit être quelqu’un de bon, finalement. Enfin, je ne te le cacherais pas, mais te voir promise à un homme m’est peu agréable et apprendre ses prouesses ne m’intéresse que très peu. Pardonne-moi pour ces mots, mais te mentir ne servirait à rien. De mon côté, les choses ont été assez peu différentes. Souffrances, douleurs, noir, tout cela s’est enchaîné sans pouvoir s’arrêter, durant quatre semaines aussi. Mais le pire, c’est probablement le vide qu’a creusé la Terre en moi. En est-il de même de ton côté, concernant ce feu qui t’animait ?

Je m’assurerais de garder précieusement ces échanges de même, de peur que ce ne soit les derniers mots que tu veuilles bien me confier. Ne plus avoir l’espoir d’une réponse de ta part me serait difficile à surmonter.

Avec toute l’affection que je te porte,
Gunnar.
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MessageSujet: Re: Laurel & Gunnar, 20 décembre 2164 Lun 5 Fév - 2:22

Gunnar,

Ne point te répondre m’aurait paru être un terrible affront, malgré toute l’animosité qui ait pu m’habiter quant à notre histoire, à notre passé. La rancune est bel et bien présente, elle le restera peut-être toujours. Mais j’imagine sans peine tout ce qu’il t’en a couté pour coucher sur papiers ces mots, pour reconnaître tes tords dans la déchirure de mon cœur, dans la déchéance que ton départ m’a fait subir. Je t’ai toujours parler avec franchise, et même si parfois, la vérité est difficile à entendre – ou à lire –, je me doute que tu es assez fort pour la supporter, et pour vivre avec les remords qu’elle t’occasionne.

Pourtant, je n’éprouve aucun plaisir à te voir torturer par mes confessions, à te savoir si malmenés par les remords qui t’habitent quant à ces actions posées dans un passé pas si lointain, que le temps à pourtant su atténuer, même si une douce odeur de mélancolie flotte toujours dans son sillage. Mon palpitant s’emballe à la lecture de tes mots, déchiré entre ces douloureux souvenirs qui le hante et toute l’affection qu’il te porte toujours, malgré toutes ces années, malgré cette distance que tu as voulu imposer entre nous. Ce fragment de ton être, que tu as laissé derrière toi, je l’ai chéri, protégé, conservé tout contre mon cœur, pour ne jamais oublier l’homme que tu étais, l’homme que j’ai tendrement aimé.

L’intransigeance dont j’ai fait preuve quant à tes excuses s’en trouve aujourd’hui nuancée par les nombreuses relectures de cette précieuse lettre que je n’ai cessé de relire, tant de fois que le papier s’est froissé, abimé. Ces écrits ont bercé mes pensées les plus sombres, les ont réconfortés, afin qu’elles cessent de t’en tenir rigueur. Les remords t’habitent suffisamment, désormais : je n’ai plus besoin d’y ajouter les miens. Mais sache que je te pardonne, Gunnar. Je t’offre cette délivrance de ce poids trop lourd à porter, parce qu’il m’est inadmissible de te faire souffrir du même sort qui m’a tant affligé. Je ne désire et je n’ai toujours voulu que ton bien-être, et même alors que l’obscurité m’enveloppait de ses bras réconfortants, je ne t’ai jamais détesté. Jamais. Ces gestes n’ont jamais pu altérer l’image que je conservais de l’homme que tu étais, comme un songe qui ne m’abandonnait jamais, un mirage inatteignable que je ne pouvais plus caresser de mes douces mains.

La flamme ne m'as pas quitter, je la sens toujours coulée dans mes veines, bien qu’elle ne soit plus seule, désormais. La foudre est menaçante, meurtrière, et elle se fonds en moi, me rendant tout aussi dangereuse qu’elle... Je suis effrayée de ce nouveau don, de cette violence qui en émane et qui ne me ressemble pas.

Je me dois pourtant de te confier une chose : dans les maigres moments ou je retrouvais la raison, alors affligé d’une fièvre soutenue, sache que j’ai murmuré ton prénom. Je n’en ai aucun souvenir, c’est la douce Herina qui me l’a confié. À croire que même mon inconscient comprends ce qui semble pourtant t’échapper. Cet homme que j’épouserai, ce fiancé présent à mes côtés dans ces moments délicats, malgré toute l’affection que je lui porte, je ne parviens pas à l’aimer. Il n’est pas toi, et il ne parviendra jamais à te remplacer.

En espérant que ces quelques mots puissent t’apporter un certain apaisement, jusqu'à notre prochain échange ou notre prochaine rencontre.

Avec toute ma tendresse,
Laurel
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MessageSujet: Re: Laurel & Gunnar, 20 décembre 2164

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Laurel & Gunnar, 20 décembre 2164

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