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( SHE'S THE FIRE AND THE SIN ) // elvira

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‹ MESSAGES : 361
‹ AVATAR : FRANCOIS ARNAUD.
‹ CRÉDITS : AV/ICE AND FIRE.
‹ COMPTES : IO, YO, RK, AK, SV.

‹ AGE : trente ans, à s'étendre là où il ne devrait pas, à décevoir son père, son sang, sa lignée. à se battre avec les poings, à croire en une religion qu'il ne respecte pas. vilain petit canard, c'est pourtant l'aube de ses grands jours, là où il devrait prouver sa vertue, son pouvoir, sa force.
‹ STATUT : marié, amoureux d'un fruit interdit, l'alliance qui pend à son doigt n'est que le revers d'une alliance mal construite. une maître de la terre pour la vie, une maître de l'air qui le détruit.
‹ SANG : argent, noblesse qui se veut bafouer, déchue peut-être, c'est par la traitrise qu'ils ont gardé leur statut. eros n'en veut pas, n'en a jamais voulu et pourtant il se tare de responsabilités qui n'auraient jamais dû être les siennes.
‹ METIER : sacerdos, haut-prêtre d'une religion qui l'a fasciné dès sa plus tendre enfance, eros est l'enfant de la foi des sept. immorale, trompeur, il se joue de cette religion interprétée à sa propre faveur.
‹ ALLEGEANCE : l'allégeance ne fait sens pour plus personne, puisque qu'il se voit déjoué de ses anciens objectifs. sa seule fidélité est vouée à ses dieux, au diable le reste.
‹ ADIUTOR : un frère, tobias, qu'il a perdu aux frais d'un virus pénible et terrible.
‹ POINTS : 1082

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MessageSujet: ( SHE'S THE FIRE AND THE SIN ) // elvira Dim 10 Déc - 19:57


Try to breathe, but I can't, 'cause the air she feeds me is damned
Got a touch like a thorn, 'cause the girl, she's hiding horns
She got blood cold as ice and a heart made of stone
She got two little horns and they get me a little bit
She's the fire and the sin and I burn breathing her in
She got horns like a devil, pointed at me
And there's nowhere to run from the fire she breathes


Qu’est-ce qu’il fout là ? Il n’en sait rien. Parce que Eros est un idiot, un abruti fini, au-dessus de sa tête balance une épée qui menace de lui fracasser la tête à chaque interminable seconde. Et pourtant, comme dans un automatisme, après le virus, après la douleur, il n’a besoin de voir qu’une chose ; elle. Parce qu’il a cru mourir, parce qu’il a cru libérer la terre de sa terrible carcasse, sans jamais avoir pu revoir ses yeux. Cette pensée le grise, le tétanise, parce que malgré les tentatives, malgré la rage et la haine, il ne change rien à ses sentiments, à cette émotion qui s’est épris de lui, qui s’accroche, et qui, comme une sangsue ne le lâche pas. Si son père savait, si Adonis savait, ils l’enverraient loin, désintoxiquer le gosse de la vipère, mais c’est impossible, il n’y a dans sa tête qu’Elvira, il n’y a dans son âme qu’Elvira, il n’y a dans ses rêves ou dans ses cauchemars qu’Elvira, rien d’autre, qu’elle. Alors il a décidé de faire l’impossible, de sortir du château marbré Griffith, pour rejoindre son cauchemar, sa chimère, et lui parler une dernière fois avant de lui tourner le dos une bonne fois pour toute. Il en a besoin, il a besoin de cette finition, de cette dernière pierre à l’édifice. De lui dire adieu en bonne et due forme, de lui dire que sa vie n’est plus la sienne, qu’il n’est plus sien, qu’il ne l’a de toute façon jamais été. Il essaye de faire sens de ses pensées, de ses raisons, de ces folles motivations, mais de toute façon, entre les deux, entre ce qui les relie, il n’y a jamais rien eu qu’un chaos indéniable. Un secret, une belle idylle avant que la réalité ne les rattrape, avant qu’elle ne le rattrape et face entrevoir derrière ses traits doucereux une vipère aux crocs acérés. Alors Eros remet en question tout ce qu’ils ont jamais vécu, alors qu’il pourrait crever pour elle la bouche ouverte, il n’est même pas sûr qu’elle n’a jamais ressenti une once d’intérêt à son égard. Peut-être qu’il était une passade, peut-être qu’il n’était rien, et rien que la pensée, le fait griser davantage. Parce que dans quel monde peut-elle l’avoir aimé et pourtant avoir insistée pour que son frère adore ne soit exécuté ? Dans quel monde, dans quelle réalité perverse peut-elle l’avoir aimé après avoir tué son autre cadet ? Effacer les pions, les détruire de l’échiquier pour régner. Parce que finalement dans les veines d’Elvira il n’y a que du poison, un poison qu’il a adoré avaler. Et même maintenant il n’est pas sûr de pouvoir lui résister, et même maintenant il se sent comme un abruti.
Il traverse les contrées de sa nation, la trahison ancrée dans le cœur, alors qu’il a l’impression de tourner le dos à son nom, à sa famille pour la voir elle. Alors qu’elle est leur ennemie, alors qu’elle les a traîné dans la boue dans un secret interminable, abominable. N’est pas encore venu le jour où Adonis découvrira les terribles mensonges qu’Eros lui a raconté, et pourtant il la sait imprévisible, capable de l’envoyer à la potence, dans le simple but peut-être de se venger, de l’avoir laissé, de l’avoir oublié pour un lapse de temps trop court. Mais là vient l’erreur, là réside la terrible réalité, parce que Eros n’a jamais cessé de voir dans ses rêves son visage, n’a jamais cessé de penser à elle. Au lieu de protéger sa femme, au lieu de protéger sa famille, au lieu de penser au virus, à cette mort futile, il ne pensait qu’à elle. Qu’à sa survie, qu’à son bien-être. Ses mains se joignent à son épée, alors qu’il se mordille la lèvre inférieure. Que dire, que faire quand il la reverra ? Comment réagir quand il sentira sa proximité, quand il sera à des centimètres de son corps, à des millimètres de pouvoir toucher sa peau. Il secoue brutalement la tête, il doit se concentrer, se formater à son plan. Ne pas oublier de lui dire d’aller se faire voir, qu’il la verra descendre les portes des enfers avec lassitude, qu’il l’a oublié ; qu’elle n’est plus rien. Et peut-être que ça sera le plus gros mensonge qu’il n’aura jamais dicté, mais ce sera bien assez pour se désintoxiquer d’elle, pour oublier son toucher, ses lèvres contre les siennes. Ca sera bien assez pour se libérer enfin de ses griffes. Et Eros se sait naïf, presque innocent, dans cette idée de pouvoir l’affronter et puis lui tourner le dos. Il n’a presque pas réussi la première fois, il a presque tourné les talons, il s’est presque réfugié dans ses bras. Mais les temps ont changé, le climat politique également, et dans ces semaines d’absence, il a ressenti quelque chose se former dans son esprit : un entêtement. S’il ne veut pas retomber dans ses filets, alors il ne le fera pas. Pensant à son frère, à son père, à sa sœur, à son nom, à tout le tort qu’elle leur a infligé, ce sera bien assez pour l’éviter, pour l’effacer, la gommer de leur réalité pénible. Il arrive enfin au lieu de rendez-vous qu’il lui a donné, s’échappant bien malgré lui des fronts de la nation de la terre pour la rencontrer. Un échange froid, dénudé de toute émotion, mais un message bien précis : il a besoin de la voir. C’est stupide, futile, même pathétique, mais qu’il en finisse enfin, qu’il l’enlève de ses pensées, qu’il soit libre. Libre d’aimer une autre, libre d’aimer cette femme à qui il a passé l’anneau au doigt. Et dans l’attente et le froid, il ressent des remords, des regrets et surtout le doute. Doit-il faire demi-tour, doit-il partir, doit-il fuir ? Ou rester là et enfin s’affranchir de sa Harpie ? Il entend des pas derrière lui, sortant son épée de son fourreau, il lève la lame à quelques centimètres du visage de son amante. Le temps s’arrête pour quelques secondes alors qu’il ne décroche son regard du sien. Elle est là ; mais Eros n’est plus. L’épée toujours levée, un mur de sécurité, il n’est pas prêt à la baisser, il n’est pas prête de la laisser entrer dans son champ vital. – Elvira. – Un chuchot, un murmure, une prière peut-être. – Tu es venue. – Parce qu’elle aurait pu refuser, elle aurait pu lui dire non, elle aurait pu l’envoyer au diable. Mais elle est là, elle est là, et le cœur s’emballe, dévale une pente raide.
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‹ AVATAR : holliday grainger
‹ CRÉDITS : ice & fire (ava), astra (sign.)
‹ COMPTES : sabah khodja

‹ AGE : Vingt-cinq sévices, le faciès poupin et l’œil torve aux reflets de jade, lueurs fauves des diables captifs. Immaculé éclos, nantis de l'obscur, magnificence réprouvée que l'on conjoncture ingénuité. Succube laiteuse, souveraine du candide illusoire.
‹ STATUT : Fiancée. Imbroglio des idylles, hyménée enjoint dans la mécaniques des alliances, noces qui ne peuvent être irréversibles. Patronyme qu'elle ne lui a point cédé, persistant en ses éréthismes. Céladon dont le myocarde fût dérobé, amours cannibales, querelles ardentes au fatum mortifère, parjure adultérin ayant enfanté l'inenvisageable.
‹ SANG : Amertume crasse de la caryatide se prêtant aux jeux de dupes. Tracassin fantasmagorique, de l'argent l'opprimée véritable. Amaurose volontaire, l'opiniâtre se revendique d'un céruléen sublime, vengeresse terrible.
‹ METIER : Styliste. Bohème, la psyché se radoucit lorsqu'aux soies, elle imprime le nacre des griffes, la pulpe cajolant les étoffes avec la tendresse insensée de quelques harpies folâtres. Prédisposition ostensible pour l'ouvrage, manifeste vipérin du génie, modiste virtuose, épigone légitime de ses pairs.
‹ ALLEGEANCE : Infatuée, sommité des siens qu'elle voudrait irréfragable, qu'elle sait pourtant inachevée. Primesaut mauvais d'enfant gâtée qui se sait destinée à régner, aspirant à auréoler sa flavescente tignasse d'un diadème sien depuis toujours. Ovation sournoise à sa fratrie d'adoption, nécessité préalable à l'avènement de son apothéose viciée, au salut de son propre purgatoire.
‹ ADIUTOR : Athelstan, ocre au poignet, langueur du mêlé qui subit les crises, enchaîné de manière irréversible à sa propre Méduse.
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MessageSujet: Re: ( SHE'S THE FIRE AND THE SIN ) // elvira Mer 27 Déc - 19:48


Try to breathe, but I can't, 'cause the air she feeds me is damned
Got a touch like a thorn, 'cause the girl, she's hiding horns
She got blood cold as ice and a heart made of stone
She got two little horns and they get me a little bit
She's the fire and the sin and I burn breathing her in
She got horns like a devil, pointed at me
And there's nowhere to run from the fire she breathes


D'ces putains d'belles histoires, aimer à s'en empaler le myocarde, à s'en foutre le palpitant en l'air. Elvira, c'est l'insanité à son combles, de ces mensonges qui suppurent et purulent, plaies béantes à jamais ouvertes. Pour autant, parmi les ivresses noirâtres de la capricieuse adamantine, la sienne fût la plus débonnaire. Amants du sépulcre, héroïsme convaincant du prêcheur converti, l'effet sur ce traître d'invétéré fût par mille raisons justifié. Eros, c'est l'incandescence, la faille au néant des amours. Qui aurait cru, que du monstre il se ferait l'aimé, lui le pieux, tout au moins le prédestiné, étreint d'une impie qui ne croit en rien, si ce n'est en elle, l'égoïsme personnifié. Il y a eu ces nuits crasses, ces érotismes conjoints dans lesquels ils se sont abandonnés plus d'une fois, hérésies même envers ces dieux qu'il s'était pourtant juré d'honorer. Un regard a suffit à l'en détourner, alors que sur ses lèvres farouches, mutineries rosées, les siennes se sont écrasées, mutiques, sybillle aux yeux mordorés simplement mesurés d'une opale clarté. De ces sources intarissables, sanglots qu'elle ne feint pas comme l'ordinaire l'y aurait poussé, de ces réelles terreurs qui dans les bras de la Faucheuse avaient faillie la pousser. Elvira n'aurait plus été, rien qu'un souvenirs, un fantasme, une remembrance poisseuse qui s'englue sur les chairs, anime les âmes, hante les songes. Lubie incessante, celle de persister dans les cœurs sitôt son règne trépassé, mais surtout dans le sien, unique intérêt qu'il puisse lui porter. Elle avait pesté, enragé, hurlé de tout son saoul mais rien n'y fit, l'élu lui avait filé entre les doigts, abandonnant comme unique – mais ô combien précieux – legs, celui du balbutiement vital. Embryon subsisté aux déchirements, à peine apposé aux entrailles de sa mégère de génitrice, qu'il était sitôt diablement protégé, cabales facétieuses soutirées aux yeux de tous. Ne jamais laisser le moindre parvenu avoir accès au secret, au risque de devoir abandonner son honneur à plus vilain que soi. Lorsqu'Eros est parti, Elvira a cru trépasser, alors que ses vices s’amoncelaient en vis-à-vis, lui infligeant l'atroce, le constat de ses indignités malignes, des tourments princiers qu'elle avait imposé à d'autres. Et pourtant. D'aucune rage, elle ne fût saisie, abus désabusé, sans doute indigne de ces conditions en lesquelles elle était née, poussant son premier braillement, crissement pour nourrices en mal d'amour, fange abominable offerte aux satanés devineresses. Aux monstres et aux condamnés. Salem n'a pas eu plus de compassion pour ses pécheresses.

Elle pensait l'avoir perdu, condamnée à l'errance après le désaveu par son plus grand – son unique – amour. Elle pensait qu'il ne voudrait plus d'elle, retourné auprès de cette femme dont elle aurait sciemment éviscéré les entrailles de ses serres, harpie parjure, crevé les orbes pour interdire l’innommable, la vision de celui qui n'était destiné qu'à elle en d'autres couches. Chaque nuit, elle a ressassé. Supposé l'autre, en des bras tendres, en une chaleur mièvre, cajoleries successives. Quelques soupirs, lorsque les murs ont tremblés, meurtris de quelques bourrasques incontrôlés, alors qu'elle s'éveillait à nouveau dans l'angoisse de cet abandon. Une perte que d'aucune sorte, elle ne tolérerait. Si Eros n'était pas sien, alors il ne serait à personne, dût-elle lui soutirer le palpitant de ses propres doigts, pressentir sa pulsation, tel qu'elle en avait le souvenir, calme et régulière. Mémoires persistantes, celles du souffle en son oreille, de ses doigts graciles dévalant  monts et crevasses, effleurant le rose du derme, énumérant les éphélides sur le faciès mutin. Un frisson, encore, parcoure l'échine de l'embourgeoisée qui se meut, agile, resserre la capeline qui couvre les milliers de fil doré sur sa caboche, le galbe de l'épigastre qu'au fatum, elle ne pourra bientôt plus cacher, et s'impatiente déjà de son arrivée. C'est lui, qui l'a contactée, alors que ce n'était autre que sa personne qui avait voulu se défaire d'elle, la maudissant à ne plus vouloir apercevoir à nouveau son indolente poupée de porcelaine, brisant ce cœur qu'elle aurait voulu aussi insensible à son égard qu'envers d'autres. Douce utopie, dont elle se berce, alors qu'à l'approche du point de rencontre, elle trépigne. Ça tambourine, perclus en sa cage thoracique, ça frôle la tachycardie, mais elle ne ralentie nullement le pas, accélère même, se hâte de venir à sa rencontre. Trop vite.

A nouveau, comme un songe qui se réitère incessamment, c'est l'épée, tirée de son fourreau, qu'on appose à son faciès. Crainte abrupte, carcasse qui se fige, immolée par le doute. Pour autant, l'homme qui maintient l'arme n'est autre que le spectre du moindre de ses cauchemars. Veut-elle se jeter en ses bras ? Sans doute. Mais que penser, de cette invitation ? La poignarderait-il lentement, veillant à ce qu'elle exhale lentement le dernier de ses souffles, géhenne inanimée jusqu'à ce que la biche ne soit plus, gibier à la merci de son bourreau. Tempête sous le crâne, ça s'emballe et elle étouffe, sans que la garde ne s'abaisse. Sans qu'il ne se doute que le plus précieux des écu est sous les nippes délicates, audacieuse mascarade. Un enfant, un fils, jurerait-elle à s'en damner. Un héritier, tel qu'elle le rêve, à l'image de celui qu'elle aime à en crever.

« Tu sais que je viendrais toujours. »

Un aveu, et déjà, le timbre qui se brise. Une faiblesse emplie de remords, qu'elle n'aurait jamais dû révéler, qu'elle regrette sitôt sans pour autant détourner les orbes de ce visage qu'elle redécouvre alors qu'elle en connaît déjà les traits, des sillons aux crevasses, amoureuse décérébrée. Le silence encombre le vide, alors qu'Elvira ne sait comment articuler. Tant de choses à dire, de vérité à énoncer. S'il est présent alors même qu'il la sait coupable, alors l'union n'est pas condamnée.

« Eros... je dois te dire quelque chose. S'il te plaît, tais toi. »

Déjà, c'est l'autoritaire, la précieuse, qui ressurgit. L'Elvira qui ne changera jamais. Elle le supplie malgré elle du regard, abandonne cet ignoble honneur, l'implore de la reprendre à ses côtés, de ne plus la laisser. Elle l'aime, bien plus qu'elle ne devrait. Et à cause de ça, elle finira par clamser.
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‹ AGE : trente ans, à s'étendre là où il ne devrait pas, à décevoir son père, son sang, sa lignée. à se battre avec les poings, à croire en une religion qu'il ne respecte pas. vilain petit canard, c'est pourtant l'aube de ses grands jours, là où il devrait prouver sa vertue, son pouvoir, sa force.
‹ STATUT : marié, amoureux d'un fruit interdit, l'alliance qui pend à son doigt n'est que le revers d'une alliance mal construite. une maître de la terre pour la vie, une maître de l'air qui le détruit.
‹ SANG : argent, noblesse qui se veut bafouer, déchue peut-être, c'est par la traitrise qu'ils ont gardé leur statut. eros n'en veut pas, n'en a jamais voulu et pourtant il se tare de responsabilités qui n'auraient jamais dû être les siennes.
‹ METIER : sacerdos, haut-prêtre d'une religion qui l'a fasciné dès sa plus tendre enfance, eros est l'enfant de la foi des sept. immorale, trompeur, il se joue de cette religion interprétée à sa propre faveur.
‹ ALLEGEANCE : l'allégeance ne fait sens pour plus personne, puisque qu'il se voit déjoué de ses anciens objectifs. sa seule fidélité est vouée à ses dieux, au diable le reste.
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MessageSujet: Re: ( SHE'S THE FIRE AND THE SIN ) // elvira Dim 28 Jan - 17:51


Try to breathe, but I can't, 'cause the air she feeds me is damned
Got a touch like a thorn, 'cause the girl, she's hiding horns
She got blood cold as ice and a heart made of stone
She got two little horns and they get me a little bit
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La silhouette si magnifiquement encadrée, alors que la lame bat l’air, dégainée par un bras bien trop habitué, dépasse le pied de l’obscurité pour révéler un visage qui n’a pas changé. Il voit les ravages de son amour, la colère de ses entrailles, et la fascination de ses iris. La beauté qui l’a si fatalement envouté, Elvira, douce enchanteresse, sirène aux crocs acérés, vivante, terriblement séduisante. Avec son visage poupon, son maniérisme princier, sa carrure parfaitement soignée. Et ces yeux si dignement arrogants. Elle lui a manqué, c’est avéré, un fait qui vient se retourner dans son estomac, un souvenir, une mémoire qu’il a envie de gommer, de brûler. Elle l’a trahi et trop de fois il est tombé dans le piège à piétiner ses principes, sa morale et surtout son mental. Parce que le cœur fait des bonds, mais la cervelle lui inculque de s’apaiser, de garder le calme plat qu’il a si parfaitement méprisé au court des dernières semaines. Loin d’elle, si loin qu’il ne se rappelait pas même plus de son odeur, de sa prestance, du sentiment qu’évoque sa proximité. Mais Elvira est là et tout revient, déferlante sur son cœur, sur l’âme grisée, il n’a de mot pour décrire ce qu’il ressent. Imprévisible, mais stoïque, la lame toujours élevée dans les airs, il n’ose pas l’abaisser, de peur de lui tomber dans les bras, de s’écraser contre son épaule et la serrer fort, si fort jusqu’à l’en étouffer. Il est puéril, si pathétique, qu’il en a honte, et il bénit les Dieux de ne pas avoir donné à la nymphe la chance de lire dans ses pensées. Parce qu’elle y verrait les ravages qu’elle y a laissé, l’empreinte si malignement placée. Elvira y sera toujours, dans cette tête vide, creusant son impacte dans la carcasse vide, esseulée par son contact, vivante jusqu’à présent morte. Et il croit peut-être entendre la colère de ses Dieux, plaignant sa faiblesse et cette vulnérabilité ; car Elvira en est une. Inlassablement, incontestablement, elle est venue se nicher dans le palpitant jamais vraiment préparé. Il avait barré le mot amour, il avait barré l’émotion ou le sentiment de son vocabulaire glacial. Puis elle est arrivée, et n’est malheureusement jamais repartie. Et il s’en mord les doigts, pince son myocarde et son esprit pour se reprendre, pour se rassembler. Il n’est pas là pour en baver, il n’est pas là pour succomber, mais bien pour l’envoyer balader, la voir une dernière fois et lui tenir ses adieux. Se défaire de son étreinte, de son influence, car de toute façon leurs chemins ne viendront jamais plus à se croiser. Mais Eros est naïf, bien trop naïf, en particulier quand il s’agite de son sujet. Elvira, douce Elvira, comment l’a-t-elle rendu si cassable, si fragile ?
Tu sais que je viendrais toujours. – Et il entend enfin le son envoutant de sa voix, la mélodie divine qui le terre de l’intérieur, alors qu’il est prêt à plier genoux et lui demander pardon. Pardon pour quoi ? Pour rien. Il secoue ses pensées, sa stupidité, et vrille ses yeux dans les siens avec dédain. Elle a l’air si innocente Elvira, dans cette lumière lunaire, elle est le soleil qui brûle la nuit, l’espoir candide d’une aube ensoleillée, d’une terre désabusée. Et il grince des dents à la pensée, parce que dans son physique si enfantin, se cache un cœur noirci par le temps, par l’ambition et la cruauté. Elvira elle est tout sauf l’espoir, elle représente ce qu’il y a de plus pourri, elle représente la mort et le péché ; ce même péché dans lequel il s’est si vaillamment laissé noyer. – Eros... je dois te dire quelque chose. S'il te plaît, tais toi. – Et il sent la colère ruminer dans ses entrailles, alors qu’il sait si pertinemment que rien n’a changé. Le ton autoritaire, l’ordre dans la parole, dans le mot si gracieusement partagé. Elvira, elle a le don de la manipulation et de l’intimidation. Mais Eros n’est pas dupe, n’est pas bête, il sait si bien la connaître, l’anticiper. Conscient de son épée toujours dégainée, il l’abaisse, et la range dans son fourreau. Il lève la tête, les lèvres pincées. Elle n’a plus d’ordre à lui donner, car le gamin ne lui appartient plus, plus jamais. – Le ton que tu emploies ne me plaît pas. Tu n’as plus d’ordre à me donner Elvira. – Et son prénom sonne si faux sur sa langue, alors qu’il lui a, tant de fois dans le passé, chuchoté à l’oreille avec douceur, une douceur suintant d’un amour qui n’a plus sa place. Il se sent con de lui parler sur ce ton, de lever le menton, de vouloir lui prouver à quel point il va mieux, à quel point il est libéré. Mais ce sont des mensonges, une jolie petite danse malmenée, éteinte dans sa manipulation, dans le scintillement de ses iris. Dieu qu’il l’a aimé cette femme ; et il ne sait toujours pas pourquoi, ni comment. Foncièrement différents, elle est tout le contraire de lui, et leurs morales claquent, s'entrechoquent, mais ne s'assembleront jamais. Les principes sont différents, et même la foi aurait dû les séparer. Mais Elvira reste Elvira, et un claquement de langue venant de sa part, l’appelait à elle, comme un aimant. Et peut-être que finalement les contraires s’assemblent, et peut-être que finalement dans ses défauts, il voyait ses qualités. Et peut-être qu’encore aujourd’hui, il a envie de la serrer dans ses bras et lui dire que tout ira bien, que le monde dans lequel ils se sont séparés, n’est rien comparé à la dimension de leurs retrouvailles. Mais se retrouveront ils un jour ? Il en doute. – Mais puisque son Altesse souhaite parler, je te donne le parquet. Cinq minutes pour me raconter la chose que tu as à me dire, après ça je m’en vais Elvira. Et je ne reviendrais pas, plus jamais. – Une promesse, une vérité, dont il n’est pas sûr de pouvoir tenir la source. Il se ment, il lui ment et elle doit bien le savoir, parce que l’enfant de l’air le connaît par cœur et sait anticiper la crispation de ses épaules quand un mensonge dépasse les frontières de sa bouche.
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‹ STATUT : Fiancée. Imbroglio des idylles, hyménée enjoint dans la mécaniques des alliances, noces qui ne peuvent être irréversibles. Patronyme qu'elle ne lui a point cédé, persistant en ses éréthismes. Céladon dont le myocarde fût dérobé, amours cannibales, querelles ardentes au fatum mortifère, parjure adultérin ayant enfanté l'inenvisageable.
‹ SANG : Amertume crasse de la caryatide se prêtant aux jeux de dupes. Tracassin fantasmagorique, de l'argent l'opprimée véritable. Amaurose volontaire, l'opiniâtre se revendique d'un céruléen sublime, vengeresse terrible.
‹ METIER : Styliste. Bohème, la psyché se radoucit lorsqu'aux soies, elle imprime le nacre des griffes, la pulpe cajolant les étoffes avec la tendresse insensée de quelques harpies folâtres. Prédisposition ostensible pour l'ouvrage, manifeste vipérin du génie, modiste virtuose, épigone légitime de ses pairs.
‹ ALLEGEANCE : Infatuée, sommité des siens qu'elle voudrait irréfragable, qu'elle sait pourtant inachevée. Primesaut mauvais d'enfant gâtée qui se sait destinée à régner, aspirant à auréoler sa flavescente tignasse d'un diadème sien depuis toujours. Ovation sournoise à sa fratrie d'adoption, nécessité préalable à l'avènement de son apothéose viciée, au salut de son propre purgatoire.
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MessageSujet: Re: ( SHE'S THE FIRE AND THE SIN ) // elvira Sam 3 Fév - 12:18


Try to breathe, but I can't, 'cause the air she feeds me is damned
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She got horns like a devil, pointed at me
And there's nowhere to run from the fire she breathes


Elle s'est immobilisée, le cœur en vrac, l'amertume au bord des lèvres. Les mots s'abattent, inquisiteurs et meurtriers, malmènent le palpitant désabusé et rendent infondés tous les espoirs qu'elle a pu alimenter, en ses heures sombres. Eros ne l'aimera-t'il donc jamais plus ? L'aurait-il giflé que l'effet en aurait été égal, si froid et détaché, similaire à ces phonèmes échoués au labre et sciemment anesthésiés du moindre sentiment refoulé. Partir sans revenir, voilà ce qu'il désirait. A quoi bon, être venu la quérir, la confronter à nouveau alors que tout semblait avoir été déjà proféré – non-dits et calamités, remords et sermons. Il y a de la rancœur qui suinte au moindre de leur mot, des anathèmes qu'il faut considérer et ce, même s'il sait déjà, comme il l'a toujours su, que d'elle l'acceptation ne viendrait jamais. Ainsi est-il venu la main sanglante et les idées obscures, désinvolte et cavalier dans ses martyrs, tranchant avec la grâce des désespérés ces milliers de chaînes d'or qui les lient, ces cabales suaves et ces hystéries tendres. Alors elle se tait, elle contemple et subit avec ses airs de madone, ses piétés crasses et son fol amour pour les noirceurs d'âmes du fils de la Terre. Résolue à ne pas calancher trop vite, à ne pas trahir le désespoir ayant ensorcelé le cœur esclave, la menton relevé, la mine fière et le regard grave, une risette avortée aux lèvres. Perfide, dit-on d'elle, incapable de réellement aimer, privée d'affect, inanimée. Un jeu qu'il lui faut toujours jouer, parce que tel est la loi qu'on a dicté à son sujet, telle est l'image qu'il lui a fallu renvoyer à tous ceux qui voulaient la briser.

On ne quitte pas Elvira, c'est elle qui vous abandonne.
On ne meurtri pas Elvira, c'est elle qui vous assassine.

Ils voulaient la briser, encore – fissurer la porcelaine, décapiter l'hérésie, faire taire ces sanglots acides –, en vain. Son propre cœur l'avait tuée. Un seul homme aura triomphé, par son simple désintérêt et ces grands airs de preux chevalier. N'avait-elle pas été naïve, s'enticher en ses efflorescences d'enfant d'un aîné qui ne lui avait pas même accordé un regard. Si dès lors, elle avait cessé de s'embraser pour attirer ses attentions, l'affaire aurait été réglée en moins de temps qu'il aurait fallu pour le prédire. Elle aurait papillonné, sans cesse, peut-être fait la conquête d'un cœur aimant, d'un gentil garçon qu'elle aurait dès lors épousé. Des fiançailles sans passion, la stabilité d'un homme aguerri. Certainement pas le dédain renouvelé d'un béguin débonnaire, l'insécurité permanente et le secret. C'est vrai qu'ça aurait pu être une putain d'belle histoire, si elle ne s'était pas si vite consumée. Silence qui succède à la torpeur des mots, trouble. Elle garde les yeux baissés, concentrée sur la friction de ses doigts. Repense à ses pieds gonflés, à ses cuisses œdématiées, aux nausées matinales et aux intolérances passagères. Tout ce qu'il ignore, tout ce qui ne lui cause pas encore la moindre peine. Et dans ses humeurs, elle relève soudain des yeux pluvieux. Longs, les sanglots de l'amer.

« Je suis enceinte, Eros. »

Et là s'achève la complainte solennelle de la furie qui s'était juré de tempêter, de maudire et décrier, de le supplier jusqu'à ce qu'il la reprenne auprès de lui. Il n'y a que la vérité qui s'abat sur eux, celle qu'elle n'a pas besoin d'améliorer, de masquer en fantasme ou d'embellir, ni même de préciser, car il sait sans mal que l'enfant qu'elle porte est sien. Elvira est sans doute un monstre, mais elle aime. Elle n'aime que lui en dépit de tout, tragique. Maudite et fragilisée par les bourgeonnements qu'elle ne peut plus cacher lorsqu'elle ne revêt pas sa malingre carcasse de ces robes évasées, de ces capes malhabiles. Il n'y a plus l'once d'un sourire sur ces lèvres mortelles, le rouge s'en est allé, remplacé par le sang des ennemis qu'elle a tenté de faire tomber.

« Si tu veux partir alors pars et ne reviens jamais, fils de la Terre. Je n'ai pas besoin d'un homme. Je n'ai pas besoin de toi, tu étais naïf de penser que tel était le cas. Je n'ai jamais eu besoin de toi. »

Et elle ment impunément, cruelle et névrosée, à la face d'un monde où elle chancelle plus qu'elle ne le désire, retient les sels accumulées en ses orbes qui ne tarderaient pas à s'abattre, torrents ignominieux, sur ces joues pâles. Elle gueule, à s'en écorcher la voix, voudrait hurler ses ires et sa haine envers l'amour aveuglé. Elle n'a pas besoin de lui – voudrait-elle s'en convaincre qu'elle n'y parviendrait pas. A quoi bon lui masquer les cabales latentes, les projections meurtrières qu'elle a sur son frère. L'un est trépassé, le second ne tardera pas à faire de même puisque c'est sa tête qu'elle révère tant qu'en tuteur, une pique elle arbore. Et il y a cette femme, sa femme, pour qui les mots ne suffiraient, tant elle l'exècre – au moins autant, si ce n'est plus que celui qu'on prétend son mari. A lui aussi, il lui faudra connaître la véracité des ondoiements, s'il ne le sait pas déjà, prêt à répudier celle qu'on lui a si cruellement alloué comme épouse. Elle est cruelle dans ses mots, rend inconsciemment chaque coup de poignard pour se protéger et fermer son cœur, si bonne comédienne qu'elle esquisse un sourire, à demi cynique, à demi suffoqué. Quelques pas et elle recule, retourne envier les ombres dans lesquelles elle se meut si bien, lorsqu'elle sent les tremolos indésirables ébranler sa gorge nouée, afin qu'il ne la voit plus. Il voulait partir, qu'il le fasse. Elle en ferait autant, l'orgueil salement amoché avec pour seule consolation la conscience qu'elle aurait abattu une carte qu'il ne pourrait lui retourner. Elle ne veut pas de lui comme père, pas de lui comme amant – litote sordide, ostinato macabre –, certainement plus de lui. Mais dès lors qu'elle fuit, les pas se précipitent, les ombres l'accablent et elle rêve les effleurements. La touche-t'il seulement ou perd-elle la tête, tant elle s'abreuve de l'obscur et du pathos ? Elle trébuche, alors que les digues ne cèdent toujours pas et que les larmes continuent de s'accumuler, et sitôt qu'elle le voit ébaucher un geste, se dérobe en ramenant sa cape à elle, masquant l'impie miracle de son épigastre. 
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‹ SANG : argent, noblesse qui se veut bafouer, déchue peut-être, c'est par la traitrise qu'ils ont gardé leur statut. eros n'en veut pas, n'en a jamais voulu et pourtant il se tare de responsabilités qui n'auraient jamais dû être les siennes.
‹ METIER : sacerdos, haut-prêtre d'une religion qui l'a fasciné dès sa plus tendre enfance, eros est l'enfant de la foi des sept. immorale, trompeur, il se joue de cette religion interprétée à sa propre faveur.
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MessageSujet: Re: ( SHE'S THE FIRE AND THE SIN ) // elvira Dim 25 Mar - 13:53


Try to breathe, but I can't, 'cause the air she feeds me is damned
Got a touch like a thorn, 'cause the girl, she's hiding horns
She got blood cold as ice and a heart made of stone
She got two little horns and they get me a little bit
She's the fire and the sin and I burn breathing her in
She got horns like a devil, pointed at me
And there's nowhere to run from the fire she breathes

Les tambours sanguinolant d’un amour passé s’entrechoquent dans la cervelle trop pleine, alors que l’idée même de la revoir lui devient impensable. Et elle est pourtant là, en chair, en os, à le regarder, à lui parler de cette voix fluette, terriblement séduisante. C’est une sirène, une terrible erreur, que d’être entrer dans son antre, une nouvelle fois, encore une fois. C’est mettre les pieds dans un piège mortel, c’est se remémorer, les instants passés, les instants heureux, où il était heureux. Ces instants à présent, qui se sont effilochés, qui se sont dispersés dans le temps, dans l’horreur et le sang. C’est se rappeler de choses qu’il veut oublier, qu’il ne pourra pourtant jamais. Parce qu’Elvira elle est accrochée à lui comme une huître à son rocher, il n’y a d’autre explication qu’un misérable destin, que deux vies scellées à tout jamais, par des sentiments qui n’auraient pas dû naître. Il pourrait s’en vouloir, se dire que tout est de sa faute, mais Eros, ô naïf petit gosse, sait que dans le contrôle il n’y a rien qu’un rêve utopique. Que ses émotions ne sauraient être muselées, que sa tête ne saurait entièrement divorcer de son myocarde, battant, battant si fort dans sa cage. Et il se demande, il se demande ce qu’elle lui veut, pourquoi, ô grand pourquoi, elle n’a jamais jeté son dévolu sur lui. Pourquoi lui, pourquoi sa carcasse vide ? lui, si dépourvu de tout sens, de toute réflexion, de tout honneur, quand bien même il se fait passer pour ce qu’il ne sera jamais ? il inspire, expire, l’idée de partir maintenant le démange, l’étrangle, mais les pieds ancrés au sol, pas même son regard ne saurait se décrocher de la sirène. Qu’il est pitoyable, à s’être échoué une nouvelle fois à ses pieds, à s’écraser fasse à cette grandeur, face à cette beauté. Il serre les poings, tout en sachant que ça ne lui fera rien, il peut se faire saigner, il peut se crever, mais l’image d’Elvira est faite pour rester, graver dans sa tête au fer rouge ; un truc indélébile. Et il attend, il attend que sa belle illusion éclate comme une bulle, qu’elle enfonce la dague là où elle l’attend, là où Elvira aurait dû la planter depuis si longtemps. Qu’elle l’assassine encore un peu, qu’elle le crève davantage, parce qu’ils sont destinés qu’à ça de toute façon. Une guerre qui ne prendra jamais fin, que dans une réconciliation, qu’il ne s’imagine pas, pas maintenant, pas après tout ce qu’elle a fait. – Je suis enceinte, Eros. – Et c’est peut-être ses yeux vrillés dans les siens qui le font flancher, qui le font reculer. Tourner les talons, s’en aller, fuir et partir. Mais encore une fois, les jambes traitresses ne s’avancent pas, ne répondent pas aux ordres donnés par la cervelle. Parce qu’il doit rester, parce qu’elle ment. Elle doit mentir. Ce n’est pas possible. Et pourtant dans sa certitude il n’y a que confusion. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible. Dans ses entrailles se forment un nœud, un nœud qui y sommeillait déjà, mais qui, à présent, s’agrippe à la conscience, à la culpabilité, à l’horreur et la frustration. Ce n’est pas possible. Mais si c’est possible, c’est si plausible. Il pourrait être heureux, si heureux, s’il ne voyait dans ses paroles qu’un énième mensonge pour le piéger, s’il ne voyait pas le visage de son frère déformé par la colère, s’il ne voyait pas la déception dépeinte dans les yeux de son père. Trop de conséquences à ce jeu, à cette chose qui n’aurait dû être qu’un jeu. Mais brûlé par ses propres manigances, Eros reste con, silencieux. Abruti, abruti, abruti, qu’il se répète, alors qu’il lâche ses poings, alors qu’il passe une main dans ses cheveux décoiffés, à croire que ceux-ci lui donneront la réponse à ce problème. A cette tragédie.
Y a la gorge qui gratte, les yeux qui se dilatent et la panique qui vient le frapper de pied ferme à le déboussoler, à lui donner envie de dégueuler. – Si tu veux partir alors pars et ne reviens jamais, fils de la Terre. Je n'ai pas besoin d'un homme. Je n'ai pas besoin de toi, tu étais naïf de penser que tel était le cas. Je n'ai jamais eu besoin de toi. – Et ça en est trop, c’est trop. Il veut gueuler, crier, fuir. Mais la lâcheté n’est pas une chose à laquelle il peut s’accrocher, pas quand son corps est traître, pas quand celui-ci ne répond qu’entièrement à la proximité de son illusion. Elle. Enceinte. De son enfant. Il en a rêvé, il a rêvé d’une vie heureuse, d’une fin heureuse à ses côtés. A éduquer leurs gosses, à rire, à s’engueuler pour s’amuser. Mais c’était avant, c’était dans un passé lointain, dans une autre dimension qui n’existe pas. A trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. Haletant, sentant la crise, la panique, la peur et l’angoisse s’accaparer de tous ses sens, il vrille d’un côté à l’autre. Il sait pas quoi dire, quoi faire. Redevenu homme enfant, il veut se cacher dans les jupons de sa mère, il veut jurer sur la terre toute entière, pointer du doigt un inconnu et lui insuffler que tout est de sa faute. Mais eros n’est plus un gosse, non, il se croyait avoir muri, mais finalement, c’est toujours dans sa propre connerie qu’il se noie. Parce qu’il doit assumer, accepter qu’il a déconné, qu’il a dépassé toute frontière de l’entendement. Et ça respire, ça inspire, puis ça expire, mais ça aide pas, ça aide pas à calmer le brouhaha dans sa caboche. Tu mens. – qu’il déblatère, à peine convaincu par sa propre accusation. Elle ment, c’est sûr, c’est de sa faute, c’est pour le piéger, le remettre dans sa cage et le forcer à l’aimer. Mais personne n’a jamais forcé Eros à aimer Elvira, jamais personne ne l’a forcé à mentir, à caresser sa joue, à lui promettre un futur, un beau futur. Personne n’a forcé personne, et c’est sur ses épaules que retombent tous ces actes, ces actes dont il aurait dû se passer. Il s’avance un peu brutalement, tirant toujours de sa main folle, ses cheveux. Il s’agrippe au pan de la robe de la belle, et lâchant ses cheveux, il dépose ses doigts sous le menton de l’illusion, la forçant à le regarder droit dans les yeux. – Dis-moi que tu mens, dis-moi que c’est encore un de tes jeux, que c’est pour te foutre une dernière fois de moi. – et il pourrait être heureux, si heureux de l’avoir là, à ses côtés, avec un enfant, son enfant. Mais la lâcheté s’accapare de lui comme une vieille amie, alors qu’Eros n’est pas prêt, il n’est pas prêt à assumer la tornade qui s’abattra sur lui. – S’il te plaît, dis-moi que tu mens. – Dis-moi que ce cauchemar est de l’autre dimension.
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MessageSujet: Re: ( SHE'S THE FIRE AND THE SIN ) // elvira Sam 14 Avr - 22:45


Try to breathe, but I can't, 'cause the air she feeds me is damned
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Des phonèmes qu'on articule et qu'il pense faux. Faux, faux, faux. Mensonge, hurle l'esprit alors qu'elle mire les lèvres de l'aimé, tremblements abscons qu'elle sait provoqués par l'angoisse. Confiance brisée entre les âmes, sœurs d'antan, antagonistes par la force des non-dits.Faux contact des corps qui se déchirent, Elvira fuit l'homme qui l'accuse, bourreau d'un autre genre, voudrait à son tour disparaître. Femme-enfant qui se redécouvre dans un pathos sordide, soliloque des amants d'états de ruines.Aimé au premier regard, saint destructeur au second. Myocarde qu'il a su saisir sans le chérir alors qu'elle n'était qu'une môme, doucette aux yeux écarquillés qui se pâmait devant l'Eros, le grand, le fier, le distingué. Monstre d'insensibilité qui en ce jour, accuse, encore. Inquisition princière qui se targue de beaux idéaux, archétypes suffoqués qui n'y suffisent plus, ne peuvent plus engendrer que la débauche des générations nouvelles. Faciès poupin saisi du bout des doigts, autoritarisme masculin, sublimes faux-accords du timbre qui se brise à mesure qu'il renie leurs corps à corps.

« Dis-moi que tu mens, dis-moi que c’est encore un de tes jeux, que c’est pour te foutre une dernière fois de moi. S’il te plaît, dis-moi que tu mens. »

Et Elvira subit, l'humiliation, encore. Pas celle de femme, non, jamais. Celle de maîtresse à laquelle on ne veut pas être lié parce qu'aucun déshonneur n'est plus grand que celui des bâtards négligemment suspendus aux véritables lignées. Il pleut sur son cœur, palpitant unanimement déchiqueté par ces mots sauvagement balancés à sa gueule et ses yeux se détournent, pour qu'il ne saisisse pas l'emprise qu'il a encore sur elle. Nippes fermement maintenues autour de sa carcasse frêle pour  tout protéger, et la femme, et le bourgeonnement indésirable. Il en avait eu, de belles promesses, il aurait fallu toutes les compter. Des centaines, des milliers. Rien qe des mots, des mots toujours un peu trop beaux mais qui avaient su abreuver l'esprit retors, adoucir la bête, la rendre rien qu'un peu plus commode, elle, l'impie et lui, le prêtre. Si seulement tu avais eu un brin de jugeote, ma fille ! Aurait tempêté son père. Elvira ne veut plus le voir. Elvira n'a jamais tant souffert qu'à cause de l'homme qui dès l'enfance, avait fusillé son insouciance pour la rejeter, elle, putride femelle dont il ne supportait pas même l'existence. Malheur de l'enfant n'étant pas née garçon, premier-né déception. Psychologie foutrement caduque quand il était l'heure d'affronter le présent – le rejet réitéré par l'homme, l'autre, ledit aimé. Putain de mensonge dont elle ne s'était que trop rengorgée.

« Tu as raison, c'est ce que nous faisons, nous, catins. Mentir pour mieux outrager. »

Là est la condition de la Valaeris vis-à-vis de lui, vis-à-vis du monde. C'est qu'elle recule, sitôt qu'elle a avancé, lesté la nouvelle comme on aurait abandonné une mine pour mieux qu'elle n'explose en ayant la conscience de prévenir ceux qui s'y aventureraient. Courage qui manque. Comme si tout ça n'était pas déjà assez mortifiant. Amère, sylphide qui s'échappe de sa poigne, d'un coup de tête, rejette la dextre qui musèle la gueule et retrousse les babines, chienne.

« J'espère au moins que ça t'a plu de me repousser de la sorte, de laisser croire au monde entier que je n'étais qu'une erreur de passage. Sais-tu seulement comment ils me nomment, à cause de toi ? »

Nul besoin d'en exprimer davantage, car il sait. Sorcière, aubade infâme crachée jusque sous les fenêtres du palais, écho prêché jusqu'à sa propre fratrie, réverbéré jusqu'aux contrées les plus reculées. Père, mère, frère, femme, hostilité unifiée. Pas qu'elle soit pleureuse, la Valaeris, elle a simplement cessé de lutter, mène là sa dernière invective contre celui qui lui est traître en sentiments. Émois malheureux de la peste en des âges précoces qu'elle aurait voulu effacer de sa mémoire. Teint laiteux qui se brouille, la lactescence de la face se teinte, ire violente de celle qui d'un geste, détache la capeline et expose enfin, là, le sacro-saint, l'épigastre irréfragable, le somme d'un regard de le qualifier de duperie. Coup de grâce que le rugissement dernier, poignard flanqué dans le cœur jumeau pour le blesser au sang. Jamais assez pour le faire calancher, suffisamment pour le faire souffrir. Géhenne réciproque.

« Je n'ai jamais voulu être mère. Et je ne le veux toujours pas. »

La-voilà, la belle image, la sommité disgracieuse qu'il abandonne à son bâtard d'héritier, celui de la femme qu'il répudie, qu'il renie n'avoir ne serait-ce qu'aimer auprès des siens, et pour quelle cause ? Lâcheté d'homme face à la louve qui feule moins qu'elle ne grogne, repoussant soudainement des deux mains son torse, échappant à ses mécaniques gestuelles, le forçant à s'éloigner d'elle, hétaïre véhémente, supposée tendron d'infidèle. Palpitant dénué du moindre ressentiment, elle mord, vipère, tend à bannir l'offusqué de sa réalité.

 
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