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rolling thunder (mance)

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air mutant
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‹ CRÉDITS : elodie - dandelion - anesidora

‹ AGE : vingt-neuf ans, et les désillusions d'une centaine d'années
‹ STATUT : mariée, et la lourdeur des incommodités d'une vie matrimoniale sans joie
‹ SANG : argent, et les moyens d'accéder à ses désirs si seulement, si seulement
‹ POUVOIR : tornades, et de ses doigts sortirent des tempêtes furieuses.
‹ COMPETENCES : audace (niv. 1), honneur (niv. 1), ténacité (niv. 1)
‹ METIER : femme au foyer, et l'inactivité de ses jolies courbes sa transformation en objet d'art inerte et sans âme
‹ ALLEGEANCE : à la couronne de l'air
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MessageSujet: rolling thunder (mance) Mer 6 Déc - 22:39

rolling thunder


Le train de la maison a changé. Quelques changements subtils : un domestique de plus, de nouvelles tentures dans l’entrée, un tapis chatoyant dans le grand salon, et les boiseries toutes revernies. Elle note distraitement les détails alors qu’on l’amène dans le grand salon. Le dîner, avant, était rarement dressé dans cette pièce difficile à chauffer et trop vaste pour le peu de convives. Mais ils voient en grand maintenant et il n’est plus question de rester confiner dans le petit salon. Sans même s’en rendre compte, c’est son dos qui devient plus droit, son port de tête qui se fait plus altier, ses pas qui se font plus contrôlés. Elle s’élèvera au dessus de son rang, encore. Héritière d’une famille à qui la guerre sourit paradoxalement, elle profitera de toutes les victoires, mêmes celles qui sont obliques. Et les portes s’ouvrent et elle rentre. Ils sont déjà tous attablés, mais ils se lèvent tous, et pendant quelques secondes elle peut ressentir comme une vague de puissance la parcourir. Un sourire fleurit sur ses lèvres et son regard va d’une tête à l’autre jusqu’à tomber sur la sienne. Elle ne le quitte pas des yeux alors qu’elle s’avance, royale. Evidemment, on lui a laissé la place juste en face de lui. Après avoir salué tout le monde d’un signe de tête, elle s’assoit à sa place et tous s’assoient avec elle. Même avec les menaces de son père et les espoirs déçus de sa mère, elle reste l’enfant chéri autour duquel gravite le reste. Ou peut-être pas. Peut-être que si c’était vraiment le cas, on l’aurait prévenu de sa présence. Par décence. Elle ne peut s’empêcher de dévisager son père, espérant lui faire comprendre son mécontentement, mais bien sûr, il ne la regarde même pas, il se penche vers l’invité pour s’entretenir à voix basses « d’affaires d’hommes », sans doute. Et alors que son regard veut créer des brasiers dans le crâne paternel, c’est la douce voix éthérée de sa mère qui la sort de ses velléités meurtrières pour en faire naître d’autre. « Eh bien, notre gendre n’a pas daigné nous honorer de sa présence aujourd’hui ? » Elle tourne son regard vers elle. Elle n’ose pas lui adresser le même regard qu’à la tête tournée de son père. Elle adoucit son expression d’un sourire. « Oh vous savez mère, le pauvre homme ne sait plus où donner de la tête avec la guerre, ses affaires fonctionnent très mal. » Et bien sûr, elle fait semblant, elle dit les mots qu’on attend d’elle, à l’intonation près. « Il doit être à l’autre bout du monde à l’heure où nous parlons, il est bien désolé, mais il n’a pas pu se défaire de ses autres obligations. C’est un homme très investi, et très occupé, vous le savez bien. » Et les mots se déversent les uns après les autres, sans qu’elle n’y pense. Ils sont la surface bien polie de son mariage. Les mots qu’elle n’en peut plus de s’entendre dire. Parce qu’elle ne sait pas où il est, parce qu’elle a du oublier de l’inviter au repas, tout simplement, parce qu’elle l’attendra de toute façon ce soir, comme tous les soirs, et qu’il sera à nouveau là, et qu’ici aussi, même absent, il y est quand même. Comme une malédiction ou un parasite. Il lui colle à la peau. Sa mère a ce petit regard entendu qu’elle ne comprend pas. Elle ne doute pas que sa mère sait mieux être une bonne épouse. Que pour elle, c’est sans doute la faute de sa fille si elle ne sait pas faire respecter les règles d’usage à son mari. Elle entend déjà venir à elle les conseils sordides. Le manuel de la parfaite femme dévouée à son mari et à son insertion dans le monde.

N’y tenant plus, elle détourne le regard qui se pose sur l’homme. Elle ne peut s’en empêcher, elle le scrute et catalogue les changements, les invariants. Ces petites choses. Et bien sûr il faut que son père ouvre la bouche pour qu’en sorte d’autres absurdités. « Il était temps que nous vous invitions, jeune homme. Vos dernières réussites vous honorent grandement. Vous devez être fier de vous. Nous le sommes pour vous en tout cas. » Ca brûle. En quelques paroles bien innocentes échangées les rôles sont clairs. Et si elle n’avait pas appris à brûler de l’intérieur, à feu couvert, elle aurait hurlé à plein poumon. C’est ça l’horreur, c’est sa réussite à lui et sa déchéance à elle. Il a réussi à sa place. Il lui a volé sa place. La jalousie apparaît de nulle part, toute nouvelle mais déjà bien installée. Une nouvelle blessure. Dans sa cage, elle n’en voulait qu’à un seul homme, en sortant de sa cage elle ne découvre que d’autres raisons de haïr un peu plus, un peu plus de monde. Ca n’en finit pas de brûler. Elle continue à le regarder, elle prévoit déjà ses réactions, ses mots, l’expression de son visage, et elle a déjà envie de lui cracher à la figure. Parce qu’il va faire le paon. Faire la roue à son père, avec ses nouvelles plumes flamboyantes. Il aurait tort de ne pas le faire. Il a bien réussi alors qu’elle n’y croyait pas, qu’elle n’y a jamais cru. L’ironie tragique qu’a pris son chemin dont elle savoure toutes les facettes depuis quelques temps déjà.
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‹ AGE : trente-et-un ans passés à protéger sa famille et tenter de s'élever.
‹ STATUT : célibataire, il y a bien longtemps que son coeur ne bat plus pour personne.
‹ SANG : sang de bronze, un prestige rattaché à ce nom acquis à la force de leur doigts d'orfèvres.
‹ COMPETENCES : attaquant (niv. 1), honneur (niv. 1), leadership (niv. 1)
‹ METIER : officier au sein de la garde impériale, un poste qu'il occupe depuis peu mais qui sonne comme une évidence.
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MessageSujet: Re: rolling thunder (mance) Dim 17 Déc - 23:25

L'invitation sonne comme un incroyable retournement de situation. Partager un dîner avec l'intégralité de la famille Belikov est sans doute le plus splendide retour de flammes auquel il assistera, une ironie du sort suffisante pour toute une vie, lui qui si longtemps avait été considéré comme moins que rien par la famille même qui souhaitait désormais tout savoir de lui. Le goût de la revanche au bout des lèvres, il avait gracieusement accepté de s'y rendre, bien trop heureux d'étaler aux yeux de tous son succès, si moindre soit-il. Mais naturellement, ce qui retient son attention, c'est la perspective de retrouver Rayna et lui laisser prendre la pleine mesure de ce que leur dîner signifie. Le sourire accroché aux lèvres n'a rien de feint lorsqu'il pénètre dans la demeure Belikov, un splendide manoir, vestige de temps anciens. Il admire le décor d'un œil aguerri : force est de reconnaître que, comme lui, les Belikov ont su tiré leur épingle du jeu. Bien entendu, pour eux cela se traduit par quelque chose de tangible, un titre de noble dont ils peuvent user et abuser, mais Mance ne boude pas son plaisir. Abraxas Belikov a-t-il la moindre idée du loup qu'il vient de laisser entrer dans la bergerie ? Mance se régale, de la même façon qu'un prédateur se délecte d'observer sa proie avant de se jeter dessus pour la dévorer. En guise d'entremet, les salutations enjouées (et un rien gourmandes) de la matriarche Belikov, qui se plie en courbettes pathétiques, sans doute trop heureuse de voir un jeune homme dans une maison que la simple présence de son mari suffit à rendre austère. Mance craignait Abraxas avant, à une époque bien lointaine où il cherchait désespérément à s'accomplir, aux yeux du monde entier mais surtout à ceux de Rayna qui n'en avait que pour les autres. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais dans le cas de l'Officier, c'est surtout un plat qu'il savourera car on l'a posé devant lui au moment le plus inattendu. Dix ans plus tôt, il aurait été rejeté froidement du manoir, on l'aurait décrié, présenté comme un moins que rien indigne de leur progéniture. Impossible de ne pas sourire lorsqu'il découvre un portrait des Belikov accroché sur un mur, le feu brûlant dans l'âtre se reflétant sur la peinture et conférant à leurs regards une lueur terriblement triste. Mance est invité à rejoindre le grand salon, doux et chaleureux, et s'assied à la place qu'on lui désigne d'un geste de la main. Du regard, il cherche la silhouette familière, gracieuse et digne, mais doit attendre près de vingt minutes avant qu'elle ne daigne les rejoindre. Le plat de résistance. Le regard qu'elle pose sur lui, mélange de surprise et de gêne, lui arrache un rictus. Il la salue d'un signe de tête en se levant avant de se rassoir et simuler l'indifférence totale. C'est un peu plus complexe qu'il ne l'espérait, car elle a encore gagné en beauté et ce qu'elle ne possède pas en manières, elle le compense d'un port de tête altier et d'une élégance sophistiquée. L'ombre de la guerrière d'antan a entièrement disparu, remplacée par un simulacre de femme au foyer qui ne trompe personne, encore moins lorsqu'elle s'exprime d'une voix mesurée. Elle pourrait tout aussi bien répéter un discours appris par cœur qu'il ne verrait pas la différence, tant tout chez elle manque de naturelle. Mais son assurance la rend crédible auprès de tout le monde, exception faite de lui. C'est parce qu'il la connaît, parce que même dix années sans elle ne sauraient la changer entièrement, il voit des détails que les autres ignorent : sa façon de jouer nerveusement avec ses mains, son regard qui ne se pose sur personne de précis, autant de riens qu'il est encore capable d'interpréter. « Vraiment ? Quel dommage, j'espérais faire sa connaissance ce soir, j'ai entendu beaucoup de rumeurs à son sujet. On s'est bien gardé de me parler de son épouse, à présent que je la vois je comprends mieux pourquoi. » Tout cela, il le dit d'un ton détaché, indifférent, mais le sourire railleur reste accroché à ses lèvres. Ses paroles arrachent un rire entendu aux parents Belikov, qui l'observent avec un rien de fascination. Mais lui, il n'a d'yeux que pour elle, dont la gêne s'intensifie de seconde en seconde. C'est véritablement réjouissant, comme scène. S'il avait su qu'il prendrait autant de plaisir à l'humilier sans même avoir besoin de lever le petit doigt, il se serait fait connaître d'Abraxas plus tôt. Le paternel, dont la voix s'élève à présent pour le congratuler. Il acquiesce, feint l'humilité d'un geste de la main. « Vous êtes trop aimable. La guerre fait le malheur des uns, mais elle fait indéniablement le bonheur d'autres, je suis certain que vous partagerez mon avis » répond-il sur le ton de la confidence. Toute la nation de l'Air sait que les Belikov ont un rôle prédominant dans l'Armée de l'Air, celle-là même où il a fait ses armes dans l'anonymat le plus total. L'ironie, encore et toujours. « Bien sûr, je déplore les pertes humaines, d'un côté comme de l'autre, il suffirait que le traître Griffith se rende et implore la pitié de l'Empereur, plutôt que de faire couler le sang d'innocents, mais que voulez-vous, certaines personnes ont tendance à se croire au-dessus du lot avant d'être brutalement ramenées à la réalité. » Mais ce n'est pas au roi autoproclamé qu'il fait référence. C'est à elle, dont le regard suffirait à percer un trou dans son crâne, qu'il s'adresse et il est certain qu'elle saura saisir le message. Mais il ne boude pas son plaisir et, pour le goût du jeu, s'autorise à l'enfoncer encore un peu plus. « Et vous, qu'en pensez-vous... Rayna, c'est ça ? Que pensez-vous des personnes qui se brûlent les ailes à vouloir voler trop près du soleil ? »
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MessageSujet: Re: rolling thunder (mance) Lun 1 Jan - 23:07

L’homme s’amuse de tout ce soir, il se délecte de la situation, il n’a jamais autant savouré sa victoire sur la vie, elle en est sûre. Il est comme un roi sur sa chaise, les deux mains bien à plat sur la table. Ses jolies mains fines dont il a déployé tous les doigts. Le seul maître ce soir, c’est ce qu’il veut lui faire comprendre, avec son dos bien droit, ses pieds qu’elle imagine ancrés dans le sol. Il est puissance et contrôle. Il va se mettre à sourire, son petit sourire de contentement, qui retrousse juste le côté droit de ses lèvres et qui crée une petite fossette. Qu’est-ce qu’elle fulmine de l’autre côté de la table, alors que ses doigts pianotent sans arrêt, que ses pieds dansent sous la table, que son sourire se fait de plus en plus poli et perd de son éclat encore et encore. Il se permet de donner son petit commentaire sur son charmant mari. Et elle sent tout son plaisir cynique qui s’enroule à tous les sons qui se glissent d’entre ses lèvres. Et pendant une minute, elle voudrait qu’il soit là. Il lui ferait presque aimer son mari, juste par esprit de contradiction. Elle a envie de prendre sa défense, d’ouvrir la bouche. Mais juste au bon moment, alors que ses lèvres s’entrouvrent, elle se ressaisit et elle comprend son petit jeu. Ce sera sa fête. Son heure de gloire à lui dont il ne peut profiter que s’il la descend dans le même mouvement. Son plaisir est pathétique. Il est pathétique. Elle a pitié de lui. Voilà ce qu’elle devrait ressentir. Elle devrait être assez forte pour pouvoir en rire. Le trouver ridicule. Mais bien malgré elle, elle se fait avoir par son attitude de lion au milieu de ses lionnes.

L’imbécile aura sa peau. Elle brûlerait bien la sienne. Et ses mots. Ses mots envers elle qui la plongent dans l’ombre. Elle sait bien pourquoi on ne parle plus d’elle. Elle entend son frère murmurer : « on cache toujours les trésors les plus précieux ». Elle ne sait pas s’il a compris ce qui se passe devant leurs yeux, mais elle a envie d’aller l’embrasser. Sagement elle se tait et laisse les hommes se parler. Un enfer parce qu’ils ouvrent leur bouche pour le pire. Il fait le modeste, elle se demande qui il peut tromper ainsi. Sûrement pas elle. Elle étouffe un rire moqueur derrière sa main. Il sait s’y prendre pour amadouer son père. Elle se demande où il a tant appris. Ces jolis ronds de jambe. Quand a-t-il appris les l’art du double langage ? Il aura au moins appris à être un peu plus subtile en dix ans. Il lui fallait bien ça pour réussir. Et il s’amuse tellement qu’il déverse presque sa bile face au joli monde. A trop se complaire, il en retombera dans la bêtise, elle le connaît assez pour savoir ça. Ses limites.

Pendant une seconde, ce sont les siennes qui sont presque atteintes. Pendant une seconde elle se demande si elle ne va pas se lever et partir. Elle connaît la facilité des insultes, surtout celles cachées, surtout les sournoises. Surtout celles qui reposent sur des vérités indéniables. Mais elle se reprend et décide qu’elle ne le laissera pas gagner. Son royaume repose sur des ruines, mais elle défendra son bastion tout de même. Elle crée les silences, elle porte son verre à sa bouche et elle boit doucement. « Parce que vous avez peur de soleil, Mance ? C’est vrai qu’il ne fait pas de cadeau aux petits. Et puis il y a ceux qui côtoient les astres comme de vieux amis. Ils n’ont pas à craindre les brûlures. Ils ont la peau dure et le feu en eux. » Elle fait tourner le vin dans sa coupe. « Mais quand on ne fait pas partie de ces élus, avec un peu de chance on peut tout au plus être invité à leur table. » Elle pose à nouveau ses yeux sur lui. « Je me rappelle de vous, Mance Graylin, nous avons fait nos classes ensemble, je crois bien. Il vous a sûrement fallu beaucoup de persévérance pour en arriver là aujourd’hui. C’est admirable, vraiment. » Elle gardera pour elle l’envie de lui demander s’il attribue sa réussite à de la chance ou à un miracle. Elle ne jouera pas dans la même cour que lui. C’est ce qu’il n’a pas encore compris, elle n’a plus rien à perdre, et les gens désespérés sont toujours les plus dangereux.
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