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return of the dead king (garce)

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MessageSujet: return of the dead king (garce) Dim 3 Déc - 12:00

La boutique est un peu particulière. Elle n’ouvre que vers le milieu de l’après-midi, mais elle attire suffisamment de clients pour que la propriétaire bénéficie d’une situation plutôt confortable. On n’imagine pas à quel point Gail Sanwald l’aime, sa place. Quand la nuit tombe, l’établissement reste encore un peu ouvert. Et à une heure avancée de cette dernière, on peut apercevoir un mince filet de lumière filtrer en-dessous des volets fermés. Le soleil s’est couché et le ciel est déjà bien assombri. Gail est campée derrière le comptoir de la boutique lumineuse – on n’a jamais autant l’air innocent que quand on agit comme si on ne faisait rien de bien méchant. En tout cas rien d’autre que revendre ce que les propriétaires précédents de ses marchandises ne veulent pas garder. La rouge a le nez plongé dans ses comptes. Ses sourcils froncés trahissent sa concentration. Si un client entre, elle ne manquera pas de le remarquer. Mais à cette heure-ci, elle en serait étonnée. Non pas qu’il soit déjà si tard, mais ce n’est pas encore celle de ses lascars. Ceux qui n’ont pas entendu parler de la femme du feu – il y a encore quelques irrésistibles – ne viendront pas trainer par là. Ils sont nombreux et variés, ceux qui s’intéressent aux marchandises de Gail Sanwald. Normal. Elle a tout fait pour. Ils le sont moins ceux qui viendront chez elle à partir de maintenant – et ils sont aussi d’une autre espèce. Bon, tout semble correct. Avec l’expérience, elle a appris à ne pas tout recalculer trop de fois systématiquement. Tout dépend du premier examen. Le cahier est fermé et rangé dans une cachette qu’elle seule connait – la qualité de ces dernières font l’unanimité auprès de la racaille de Launondie. La revendeuse estime avoir un bon moment devant elle avant que les affaires reprennent. Sortir un peu lui ferait le plus grand bien. Et puis, quand on veut trouver Gail Sanwald, on y arrive toujours. Sauf si on a de mauvaises intentions (et à moins d’être malin, on risque de finir avec quelques dents en moins, avec de la chance). Launondie, c’est chez elle. Dans ses rues, elle s’y sent bien. Ca a souvent une odeur infâme, mais c’est celle de sa maison. Par caprice, elle décide de ne pas se couvrir plus. Elle a un pouvoir qui peut se montrer très confortable. Autant s’en servir. Le froid de l’extérieur ne l’atteint donc pas : Gail règle l’air autour d’elle sur une température plus douce. Ca ne demande pas beaucoup d’énergie et c’est franchement agréable. Tiens, elle pourrait passer chez Bergson ; il lui a parlé de quelques récentes acquisitions qu’il pourrait lui refourguer. Et alors que Gail se dirige tout droit vers le domicile dudit Bergson, elle croit reconnaitre une démarche familière sur sa route. Ses yeux s’étonnent. De toute évidence, elle trouve cela surprenant. Et quand elle arrive à sa hauteur, elle lance : « Tu reviens d’entre les morts. » Putain. C’est bien Circe Thorsten qui est là, à marcher à côté d’elle. Le mec est vivant. Le mec qui fonce les bras tendus vers le chaos est vivant. Ca défie presque toute logique. « C’est une habitude, deadkind. » Elle a un sourire large et franc sur le visage. Ses yeux de chats sont brillants et amusés. Gail Sanwald est contente et étonnée de retrouver l’un de ceux ayant le plus activement participé à la construction de sa situation. Elle a profité de tout ce qu’elle a pu et lui n’a pas bronché : il lui a laissé tout le blé. Circe Thorsten est un miracle. Ils se sont mis un peu de côté et se sont arrêtés. L’avoir en face d’elle, ça la ramène à des souvenirs d’une autre époque. Oh, Gail participe toujours au business des combats, mais ce n’est plus comme avant. Les foules ne scandent plus le nom du dead king. Il est un souvenir vivant. Elle en serait presque nostalgique. « Alors, on veut retourner dans l’arène ? C’est ça ? » C’est fort peu probable, mais ça vaut toujours le coup d’essayer. Circe dira non, et elle n’aura rien perdu. Mais il y a toujours l’infime possibilité qu’il dise oui. La minuscule lumière d’un espoir peu important. Elle n’a pas franchement besoin de cela ; quand bien même, l’idée lui plait. Bergson peut bien attendre encore un peu. Ce n’est pas bien urgent : elle pourra toujours y aller après. C’est marrant. Elle ne sait plus exactement depuis quand ils ne se sont pas vus, mais c’était il y a déjà un certain temps. Circe lui parait fidèle à lui-même. Il n’a pas beaucoup changé. Elle-même ne doit pas bien lui paraitre bien différente. Elle n’a jamais été déstabilisée par son bracelet orange. Pour des mêlés dits rares, elle en connait pas mal, des télépathes. Sa mère. Valrael. Circe. Feyre. Qu’on sache ce qu’elle pense, qu’on se glisse dans son esprit, Gail en a l’habitude. Suffisamment pour n’en avoir rien à foutre. Si on perce le fil de ses idées, elle saura bien s’en accommoder. Pour le meilleur comme pour le pire. Avec eux, il vaut mieux que ce soit pour le meilleur. Ils peuvent être sacrément chiants quand ils se mettent en travers de votre route. Mais s’il faut faire avec le pire, alors d'accord. Les choses sont donc plutôt simples, avec Gail Sanwald. Toujours est-il que le type face à elle ne lui a jamais causé du tort, bien au contraire. « J’ose espérer que tu comptais passer me voir à un moment ou à un autre. Pour parler du bon vieux temps, par exemple. » En contrepartie de sa générosité en matière d’argent (il faut croire que ça ne l’intéresse pas, mais ce type est fou de toute façon), Circe ne lui a jamais rien demandé. Pas le moindre service. Il n’a jamais beaucoup parlé de lui, mais il faut dire qu’elle ne lui a rien demandé non plus. Gail n’est pas parvenue à bien cerner l’animal, mais ça ne lui pose pas franchement problème. Il ne lui a jamais causé le moindre tort et elle n’a jamais nourri de soupçons à son encontre. On le voit bien. Dans le cas contraire, la tension serait palpable, quand bien même elle se montrerait affable.
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MessageSujet: Re: return of the dead king (garce) Mar 16 Jan - 17:30

— Entendu dire qu’y avait eu pas mal de morts à Biogheriha. Suppose que t’y étais ? Circe hausse  les épaules sans interrompre ses fouilles dans le coffre caché sous une trappe parfaitement intégrée au plancher de bois du vieux pub. — En haut d’une tour avec une arbalète. Il met finalement la main sur ce qu’il était venu chercher, le glisse à l’intérieur de sa cape et se redresse. Son regard croise celui d’Esa qui, comme la plupart de ses interlocuteurs, profite des moments où il ne l’observe pas en retour pour le fixer et partir à la recherche d’un indice au sujet de sa personnalité, d’un truc « vrai » qui serait caché derrière les profondeurs abyssales des apparences. Certaines personnes au don orange avaient profité de leur pouvoir pour entrer dans son esprit et y déchiffrer ce que personne n’avait lu. Toutes lui avaient fait état de la même conclusion lamentable : il n’y avait rien à lire en lui. Aucun manuscrit caché, aucune énigme secrète attendant d’être découverte, aucun monstre sacré protégeant son parchemin. Les seuls à l’avoir jamais vraiment lus ne possédaient pas le don de télépathie, comme c’était le cas d’Helana Wheatdrop, ou encore en faisaient sur lui un usage dérisoire et peu sérieux, comme Feyre Mormont. Il sait à cet instant qu’Esaias regrette de ne pas être doué du don de télépathie pour pouvoir lire en Circe Thorsten les véritables pensées et désirs de Circe Thorsten. Esaias ignore qu’il en sait plus que n’importe quel télépathe avec sa seule clairvoyance, et son instinct excellent. Il sait qu’il n’y a rien à savoir mais tout à vouloir savoir. Esa esquisse un sourire, à peine perceptible en-dessous son énorme barbe brune. — Sais bien que les bavardages c’est pas ton truc. Et je t’en remercie, d’ailleurs. Rien d’pire que les foutus piailleurs. Circe tapote d’un doigt le pan de sa cape à l’endroit du cœur. — Merci de l’avoir gardé tout ce temps. Esa le lambda secoue sa tête hirsute, toute trace de sourire évadée de son visage comme si le remercier équivalait presque à une insulte. — Il en faudra bien plus pour rembourser ce que je te dois. J'oublie jamais une dette, assène-t-il d’un ton grave en relevant la tête plus haut que nécessaire, ses yeux d’un vert profond s’ancrant dans ceux de Thorsten, gris métallique. Le télépathe sourit. — Arrête un peu. Tu ne me dois plus rien. Esaias ne sourit pas. Il rapproche de Circe sa carcasse de géant et se penche sur lui, plus menaçant qu’avenant. — J’oublie jamais mes dettes, dead king. Jamais. J'ai pas beaucoup de règles, mais dans la liste, y'a celle de pas jouer avec ma vie et je respecte les règles. Tu m'as sauvé la vie, je t'en suis redevable jusqu’à la mort. Impossible de ciller à cet instant. Se retenant de rire devant cet aveu trop grandiloquent pour lui, il choisit de feindre le respect pour l’homme persuadé qu’on lui a sauvé la vie. Il y a des années de ça, Circe avait pris sa place dans l’arène alors qu’il y était traîné par obligation. Il avait des dettes et des maitres launondiens étaient mécontents. C’était Circe qui avait volontairement ramassé à sa place. Par générosité ? Philanthropie ? Grand cœur ? Ou tout simplement parce qu’à cette époque, toute occasion de trouver la violence était bonne à prendre. Il n’arrivera jamais à expliquer ça à Esaias, ni même à le lui faire entendre. Esa lui-même n’avait jamais vraiment compris ce qui avait poussé ce mêlé étrange à prendre sa place auprès de ses tortionnaires. Et il avait pris cher, c’était le cas de le dire. Jamais il ne pourrait l’oublier, car il avait assisté au combat dans l’arène. Encore certains soirs, les yeux fermés dans son lit après avoir éteint les dernières lumières du pub, il revoyait le visage ensanglanté de Circe Thorsten, son sourire large et ses dents trempées de rouge poisseux, levant les bras devant la foule hystérique hurlant dans un semblant d’unisson totalement dissonant : the dead king eats the gods.

Il perçoit le souffle de Gail Sanwald avant de tomber sur son visage, et lorsqu’il se retourne, l’air amusé, il se souvient soudain d’à quel point elle ressemble à un chat. A un putain de sphinx aux joues creusées vers l’intérieur comme si elle les mordait entre ses molaires sans interruption, ses yeux immenses dont la seule existence semblait une provocation. — Je croyais que tu m’avais vu mourir suffisamment de fois pour n’être pas si étonnée, répond-il dans un sourire, les mains glissées dans les fentes de sa cape. Le surnom que tout le monde balançait en parlant de lui, cette phrase adoptée par le peuple de Launondie du temps où il plongeait dans l’arène comme dans un bain brûlant après deux nuits passées en plein hiver, il venait d’elle. Elle l’avait gueulé une fois, et si personne n’avait capté ce qu’elle disait et ce que ça pouvait dire, tout le monde l’avait repris. Puis ça avait circulé sous le manteau, et les preneurs de paris s’étaient mis à le surnommer ainsi. Dans l’arène, les surnoms ne manquent pas parmi les combattants. Mais il pouvait se targuer d’en posséder un des plus longs. Le sourire plein que lui sert Gail Sanwald a de quoi arrondir quelque peu les angles inquiétants de ses yeux. Son parler ressemble à celui des meilleurs bookmakers des bas-fonds, des revendeurs de l’ombre auxquels les plus grands marchands d’Aksana n’arrivent pas à la cheville. Comme c’est toujours le cas avec ces gens-là, sa question n’en est pas une. C’est une incitation. Toute parole qui sort de la bouche d’un revendeur des bas-fonds est une proposition, un marché potentiel. A votre avantage, ou pas. Quand un revendeur vous dit « merci », ne pensez pas naïvement qu’il vous remercie. Il demande autre chose. Et s’il ne peut pas avoir, attention, il arrive qu’il prenne quand même. De toute façon, vous n’avez pas donné votre désaccord, puisque vous n’avez pas entendu la proposition. Il esquisse un nouveau sourire, ce qui, en l’espace-temps donné depuis leur rencontre, équivaut carrément à un rire. — J’ai changé d’arène, je fais la guerre, maintenant. Mais tu ne paries plus sur moi, il ajoute, faussement contrarié. Elle ignore qu’il est le capitaine de la résistance de Johann Osanos, mais il compte sur le réseau étendu et la ruse de Gail pour le deviner. Si ce n’est pas le cas, alors elle n’aura qu’à en déduire qu’il se bat au nom des Wheatdrop – ce qu’il fait effectivement. Il ouvre la bouche pour répondre à ses espoirs, mais la referme soudainement, maintenant qu’il réalise la réponse. — Hm, non. Non, je n’avais aucune intention de venir te voir. Il la regarde un moment, pas plus gêné que s’il venait de lui communiquer l’heure qu’il est. — Mais puisque t’es là, c’est qu’il est temps, j’imagine. Il a un nouveau sourire et le regard joyeux lorsqu’il lui désigne la porte close d’un vieux pub. — Garde ta prochaine proposition pour dans quelques minutes, je parie qu’un verre d’alcool est un prérequis à ce genre d’inspiration.
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MessageSujet: Re: return of the dead king (garce) Lun 22 Jan - 12:27

« Tu as toujours été plein de surprises Thorsten. De très bonnes surprises. » Les raisons pour lesquelles Gail est heureuse de tomber sur Circe sont simples : il y a quelques temps, l’homme était une source de revenus plus que confortables et surtout gratuite. Sans le moindre frais. Ses poches se remplissaient donc sans que rien ne s’en écoule, et c’était ainsi que le dead king (une trouvaille dont elle est encore particulièrement fière, même si peu connaissent la vérité sur cette histoire) a gagné le cœur de la féline. Qui, mis à part lui, aurait été assez fou pour accepter un deal pareil ? Il faut croire que Thorsten n’est pas dans le matériel. Il en a forcément tiré autre chose. Le plaisir. La joie intense de casser des gueules et de casser la sienne, de cracher par tous les pores la violence indicible dont il est capable, d’accueillir les coups comme des amis de longue date. Un fou. Un fou qui lui plait bien. Elle a vu sa tronche cassée, son sang couler. Elle a vu des dents voler et s’est bercée des grognements des combattants acharnés. The dead king eats the gods. Circe en était bien capable. Dans les arènes de Launondie, ils avaient construit sa légende. Une belle réussite. Une de plus pour Gail Sanwald, l’ombre des bas-fonds. Alors comme ça, Thorsten fait la guerre maintenant. Les arènes ne lui suffisent plus ? Bah ! Il y reviendra sûrement un jour, et la panthère l’accueillera les pattes ouvertes en se léchant les babines. Elle en est persuadée : son petit business avec Circe ne peut pas encore s’arrêter. Il est certain qu’il y a encore quelque chose à tirer du dead king. Comprenez bien que lorsqu’une créature comme elle rencontre une bête comme lui, il y a toujours à faire. Toujours. « La guerre ? » Elle rit comme s’il s’agissait d’une simple farce. Gail n’est pas touchée par cette dernière. Elle est de ces rares âmes qui n’ont pas d’autre camp que le leur. La racaille roule pour elle et personne d’autre, et personne ne pourrait se plaindre de ne pas être au courant. Mais elle sait qu’à la guerre, le meilleur des combattants peut perdre la vie pour une broutille. Un projectile mal tiré, une arme émoussée, une ombre qu’on n’aura pas pu voir, des mouvements qui se perdent, et ça grouille d’âmes prêtes à crever dans l’anonymat, au milieu des autres. Et ça forme une bouillie de sang et de chair, tout cela pour que quelqu’un – mais certainement pas le combattant – gagne ce qu’il souhaite. Franchement. Gail ne comprend pas l’intérêt. Les paris, ce n’est pas pour la guerre. La guerre, c’est bon pour le business. On a peur pour sa sécurité et on s’arrache les armes de qualité. On revend à prix d’or les lames les plus émoussées. Partout, on s’arme, on pense à sa vie, à sa mort, et on a peur. La peur est très bénéfique au commerce. Quand on s’appelle Gail Sanwald, on sait comment en tirer profit. « Elle ne me donne pas le temps de parier, tu penses ! » Entre les affaires et les conflits propres à Launondie, elle n’a pas le temps pour autre chose. Ses clients se pressent dans sa boutique pour s’arracher tout ce qui ressemble de près ou de loin à un ustensile conçu pour blesser autrui et il lui revient, en tant que revendeuse prospère, de satisfaire les souhaits de ses clients. Elle se consacre essentiellement au rachat d’armes dégottées par ses nombreux fournisseurs. Ses sourcils se froncent alors que Thorsten se montre comme toujours beaucoup trop franc. Par les Sept, on ne lui a jamais appris à mentir ? Au moins par politesse ? Elle aurait fait semblant d’y croire. Voilà qu’il la force à s’offusquer. Et elle le fait, naturellement. « Comment ça, « non » ? » T’aurais pu dire oui, je lis pas dans les pensées des autres moi. » C’est pourtant parfois tout comme. Mais même le plus puissant des oranges ne comprendrait certainement rien à ce qu’il se passe dans la caboche de Thorsten. Et encore moins elle. Elle fait mine, plus pour la forme que pour le fond, d’être encore offusquée lorsque Circe lui propose un verre – on n’a jamais vu Gail Sanwald refuser un verre, et surtout pas en bonne compagnie. Quand bien même ladite compagnie n’avait pas prévu de la voir. Allez. Partons du principe qu’il s’agit d’un détail. « Allons-y ! Merci pour l’invitation. » Comprendre : puisque tu proposes, c’est toi qui invites. C’est un moyen comme un autre de se faire pardonner sa franchise. Ils entrent ensemble dans un troquet qu’eux deux connaissent bien et s’assoient au bar, l’un à côté de l’autre. « Un whiskey pour moi, » qu’elle commande en habituée. Puis elle se tourne plus franchement vers Thorsten. « Alors ? Qu’est-ce que tu es venu faire à Launondie, si ce n’est pas pour retourner dans les arènes ? »
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