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i miss you the same way you miss me (kalei)

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MessageSujet: i miss you the same way you miss me (kalei) Mer 8 Nov - 0:03

Il y a ce regard qui glisse sur une famille, une famille qui aurait pu être unie autour de l’ainée, qui aurait pu prétendre l’être si elle avait été là. Mais la gamine capricieuse en avait décidé autrement. La gamine n’avait pas encore ployé genou devant celle qui portait désormais un autre nom et se faisait appeler impératrice. Pourtant, alors qu’elle voit leurs sourires, alors qu’elle voit leur visage sans trace de blessures, elle sent les battements de son cœur qui accélèrent. Parce qu’ils sont en vie et qu’ils n’ont rien. C’était après avoir vécu le pire à ce mariage qu’elle avait pris conscience de sa situation. Elle aurait pu mourir comme une fille du peuple là-bas. Loin d’eux, loin de son frère adoré, loin de ses parents qui avaient toujours les mots pour la rassurer. Alors la mort avait rejoint la torture dans ses nuits. Le bruit des explosions, les chocs, le sang, ce sang qui recouvrait le sol par endroit alors qu’elle faisait tout pour quitter le lieu du massacre. Il y avait la colère contre celui qu’elle continuait d’aimer malgré tout. Celui au côté de qui elle continuait de vivre, son demi-frère. Mais valait-il vraiment mieux qu’eux en tuant des innocents pour sa cause ? Parce qu’il en faisait partie, il savait, c’était une évidence. La violence semblait faire partie de sa vie quoi qu’elle fasse et c’était peut-être le plus dur à réaliser pour celle qui ne la connaissait que depuis quelques mois.

Ses yeux papillonnent, glissent sur son père avant de s’attarder quelques instants sur son frère. Il doit être heureux, il va avoir ce qu’il a toujours voulu, le trône familial. Elle est heureuse pour lui, la fugueuse. Elle préfère que ce soit lui qui décide que Saeko. Elle aussi elle rêvait de pouvoir. Il fallait croire qu’elle avait eu ce qu’elle voulait, et tous les inconvénients évident qui allait de pair avec ce mariage. Elle s’éternise pas. Elle a vu ce qu’elle voulait. Elle a vu leurs sourires. Il fallait croire qu’elle ne leur manquait pas tant que ça. Après tout, la fierté de la famille est ailleurs désormais. Elle était leur épine dans le pied. Cette fille qui était partie, qui faisait sa petite crise d’adolescence en retard. Petite protégée devenue gênante alors qu’ils étaient propulsés sur le devant de la scène. Elle s’imaginait les questions posées alors qu’elle avait disparu de la circulation depuis plusieurs mois désormais. Des questions qui courraient dans les murs du palais à Dragonale comme au sein du palais impérial. Des rumeurs qui devaient courir dans les rues. Elle glisse entre la foule, elle se mêle au bas peuple en vue de quitter l’endroit le mieux gardé du pays, mais pas aujourd’hui.

Elle profite du soleil qui réchauffe sa peau pendant quelques secondes avant de reprendre la route. Ses pas la dirigent vers cet endroit où elle dort chaque nuit. Cet endroit devenu une maison tout autant qu’il continue de l’effrayer. Elle prétendait bien, aux cotés de Yerim. Elle mentait quand elle disait que son château et sa vie de luxe ne lui manquaient pas. Mais surtout, c’était la peur qu’elle cachait. Cette peur qui lui nouaient les tripes chaque nuit passée dans cette grotte avec pour seul réconfort la présence rassurante de son adiutor, de sa force, de celui qui pourrait la défendre. Ses bras, son arme. Une arme qui n’était plus là depuis quelques jours et dont l’absence commençait à se faire sentir. Parce qu’elle était pas faite pour vivre seule. Il y a ce crissement derrière elle. Et l’enfant gâtée déguisée en paysanne se retourne. Les regards s’accrochent et son cœur rate un battement. Elle cligne des yeux. Ça doit être un mirage. Un rêve. Il ne peut pas être là. Il ne peut pas l’avoir retrouvée. Elle ferme et rouvre ses paupières mais il est toujours là. Et son masque se fissure quelques secondes alors qu’elle veut prétendre que ça ne lui fait rien. Mais c’est faux. Parce que si Saeko ne lui manque pas, sa présence lui manque chaque jour passé loin du palais. « Kal ? » Elle a la voix faible. Elle a l’émotion qui pointe alors qu’elle sait pas comment réagir. Parce qu’elle meurt d’envie de se jeter dans ses bras mais il doit lui en vouloir. Après tout, elle était partie sans rien dire, sans le prévenir, elle l’avait abandonné dans le palais, sans personne pour le soutenir. Et elle n’avait pas voulu rentrer, jamais, même quand il l’avait envoyé pour qu’elle revienne. Elle sait pas s’il lui a dit, qu’elle voulait pas rentrer. « Comment ? » Comment il avait fait ? Pour la voir, là, au milieu de cette foule dense. Et pourtant, il y a ce cœur qui cogne, qui cogne trop fort alors qu’elle comprend qu’il la cherchait forcément au milieu de cette foule.
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MessageSujet: Re: i miss you the same way you miss me (kalei) Jeu 23 Nov - 9:48

Somptueux décors, majestueuses parades pour monsieur et madame, l’enfant de feu (bientôt prince de flamme déjà…) jungle entre rires sournois et rictus malicieux. Quel merveilleux fils fera-t-il! Entendait-il déjà siffler au loin dans son esprit.

Par simple complaisance, il agit, se revêt de sa plus belle hypocrisie au détour de chaque visage, de chaque expression, de chaque contact qu’on s’embête à lui offrir. Il ne retient même pas leurs visages; plaisir qu’il s’octroie, lui qui est né enfant-roi. La propreté et la brillance des lieux le dégoûte, ses pieds reculent lentement tandis que le regard des autres se fait de plus en plus oppressant. Azriel où es-tu passé? Qu’il se mord les doigts. Son accalmie, son zéphyr qui réussissait à calmer ses angoisses diurnes. Où étais-tu passé. Il a tellement besoin de lui et son absence est trop dure à combler…. Il n’a qu’une chose en tête qui le retient de s’évader de cette oppressante cage à la dorure exacerbée : sa soeur; ses soeurs.

L’une qui ce soir s’habille de sa plus belle étole, de sa plus belle parure pour enfin se passer les menottes tant attendus. Et l’autre? Ah, l’autre. Dans les coins les plus reclus de son esprit, il espère, ah, qu’un miracle allait arriver; celui de pouvoir observer à travers le paysage enneigé sa chevelure basanée et la douceur de ses doigts porteur de fée. Elle s’est enfuie des responsabilités, du poids de fiançailles trop lourdes à soulever, mais Kalei, lui, la pardonnera. Kalei l’excusera de tous ses torts passés, commis et à venir.
Parce que Somi, elle était cette douceur à travers la tempête de feu, cette seule flamme qui avait réussi à dompter la chaleur consumante pour devenir simplement réchauffante. Cette flamme qui apporte réconfort et douceur, cette flamme qui sauve Kalei lorsqu’il se perd dans un incendie de tourment. Somi c’était tout et simplement ça. C’était la bonté à fleur de peau et la pureté au delà des mots.

Et il pense rêver lorsqu’il aperçoit ce qu’il avait si longtemps imaginé. Comme une chimère sauvage dans le décor éthéré, il l’aperçoit, un peu plus grande et les cheveux un peu plus longs; c’est elle et il en est certain. Il veut l’attraper de peur qu’elle ne s’évapore, et, lorsqu’il prend la fuite il la suit, quitte enfin cette demeure à l’aire toxique, oublie l’espace d’un instant son rôle de prince à venir pour revenir Kalei, simplement Kal un grand frère dépendant de sa chaleur qu'elle seule savait lui procurer.

L’espace d’un instant, le gamin doute et si il rêvait? Et si, elle ne voulait plus le revoir? L’idée crise son expression et le doute commence à la hanter. Que ce soit la demeure ou l’accoutrement, rien ne semblait être ce à quoi sa princesse était censée mériter; elle, elle méritait châteaux et palais, soies et parures dorées, sourires et baisers.
La porte grince, faisant remarquer l’intrusion du garçon dans la demeure inconnue. Et lorsqu’elle se retourne et qu’il aperçoit à nouveau ces constellations si familières, tout était si clair. « Somi? » Il sourit comme un idiot qui ne lui ressemblait pas Kalei, il ne voit plus rien si ce n’était que son visage poupon qui lui avait tant manqué, si elle avait perdu un peu de poids, elle n’avait pas tant changé; le même visage, les mêmes traits, les mêmes joues légèrement empourprée. « Dieu merci. merci. tu vas bien. » Qu’il s’empresse d’ajouter avant d’amener ses bras vers les siens pour lui offrir une douce étreinte. La chaleur de sa soeur le réconforte, mais, intimement Kalei s’en veut. Parce qu’il est faible et l’affection; l’amour détruit en lui toute forme de résistance. Il faudrait qu’il la questionne, lui demande pourquoi elle est partie sans rien dire, ni même à lui, son frère. Il lui en veut beaucoup, beaucoup trop. Mais il a peur de la faire s’évaporer une nouvelle fois alors il se tait, se contente de glisser ses doigts à travers quelques unes de ses mèches avant d’annoncer la sentence. « je suis fatigué de me faire du soucis pour toi. Ne serait-il pas temps de retourner à la maison? mam- je m’inquiète pour toi. »
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MessageSujet: Re: i miss you the same way you miss me (kalei) Mar 5 Déc - 18:10

Elle n’était pas la star de cette famille, elle ne l’était plus. Elle avait été oubliée alors qu’elle observait sa sœur ainée se faire couronnée. Elle, l’enfant choyée, retrouverait-elle un jour sa place au sein de cette famille qu’elle avait quittée ? Elle n’en était plus sûre. Pas alors qu’elle voyait les sourires sur leurs visages. Pas alors qu’ils semblaient si bien prétendre que tout était normal, qu’il ne manquait pas la cadette au côté du nouvel héritier. Elle avait fui. Le mariage, les responsabilités, les horreurs vues dans le laboratoire, une vie enchainée dont elle ne désirait pas. Alors elle quitte la cour du palais. Parce que les voir, ça lui rappelle trop ce qu’elle n’a plus. Ca lui rappelle trop l’absence de ce frère ainé. Celui qui lui manquait nuit et jour même si elle prétendait le contraire auprès de Yerim. Parce qu’il n’aimait pas les Yinren, Yerim. Elle l’avait compris rapidement. Elle se demandait encore parfois comment il pouvait être aussi protecteur avec elle. Mais il était peut-être son frère, elle n’oubliait pas l’autre. Celui qui lui en voulait certainement de ne pas être rentrée pour le mariage. Elle ne savait pas ce qu’il lui avait dit lorsqu’elle l’avait croisé, lorsqu’il était venu la chercher. Est-ce qu’il lui avait menti ? Est-ce qu’il avait fait ce qu’elle lui avait demandé. Elle n’en savait rien. Pourtant, lorsqu’elle avait appris qu’il était à sa recherche, ça lui avait réchauffé le cœur. Et ça avait été d’autant plus difficile de ne pas rentrer. Mais elle ne pouvait pas. Ici, elle vivait. Ici, les cauchemars s’estompaient. Qu’en serait-il lorsqu’elle serait de retour au laboratoire de recherches ?

Les regards s’accrochent et elle n’y croit pas. Parce qu’il ne peut pas être là. Il doit être là-bas, à fêter les fiançailles de son ainée aux cotés de l’ensemble des Yinren. Il ne peut pas être en face d’elle. Pourtant, y a son cœur qui se gonfle de bonheur à l’idée de le revoir pour de vrai. Et puis, quelques secondes plus tard, y a son corps qui se tend. Parce qu’elle a peur de sa réaction la gamine. Elle l’aime trop son frère. Elle l’aime tellement. Mais elle est partie comme une voleuse. Elle l’a abandonné et elle s’en veut. S’il savait comme elle pouvait s’en vouloir de ne même pas lui avoir laissé un mot. « Somi ? » Il y a toujours cette légère interrogation. Ils n’en reviennent pas les deux gosses. Elle l’observe de nouveau, ce frère qui lui manque tant. Elle reste silencieuse la brunette. Elle attend la sentence comme un condamné à mort. Parce qu’il pourrait lui briser le cœur, là, tout de suite. Parce qu’elle ne s’en remettrait pas s’il n’acceptait pas de lui pardonner son départ, si le lien qui les avait toujours uni était brisé par son erreur. « Dieu merci. Merci. Tu vas bien. » Alors qu’il la prend dans ses bras, il y a toute l’angoisse qui disparait. Il ne lui en voulait pas. Et elle le serre fort, Somi. Elle le serre fort, comme elle aurait dû le faire avant de partir. Parce qu’il lui avait manqué, beaucoup, beaucoup plus qu’elle ne l’avait montré. Parce qu’elle avait parfois caché ses larmes le soir, quand elle était toute seule et qu’elle avait peur. Parce que quand Yerim n’était pas là, quand son adiutor n’était pas là non plus, elle avait peur, l’enfant sans défense. Et alors, elle pensait à lui. Lui qui la protégeait toujours. Lui qui aurait pu aussi la défendre. Et ce château au sein duquel elle ne craignait rien et où il était. Elle sent que ses yeux se brouillent de larmes. Il y a sa vue qui se trouble légèrement. Mais elle les ferme ses yeux et elle profite d’être contre son frère pour se calmer. Il y a les doigts qui jouent avec ses cheveux, comme au château lorsqu’ils étaient à deux à se raconter des histoires. Il y a son regard brillant de larmes qui plonge dans celui de ce frère chéri alors qu’il l’éloigne légèrement. « Je suis fatigué de me faire du soucis pour toi. Ne serait-il pas temps de retourner à la maison ? Mam- je m’inquiète pour toi. » Elle ne sait pas si elle doit être heureuse Somi. Parce que ces mots lui réchauffe le cœur. Elle qui se demandait parfois s’ils pensaient encore à elle. Elle qui avait cru naïvement qu’ils dépêcheraient toutes les troupes de leur armée pour venir à sa recherche. Elle était heureuse que ça n’ait pas été le cas mais parfois, seule dans sa grotte, elle en venait à se dire qu’ils l’avaient oubliée. Mais elle ne veut pas y retourner, dans cette cage dorée d’où elle ne peut sortir. Dans ce laboratoire pour y voir des expériences qui hantent encore ses nuits plusieurs mois plus tard. « Je veux pas y retourner. » Je peux pas y retourner. Et elle baisse les yeux. Parce qu’il n’attend que son retour et même ça, elle ne peut pas lui donner. Elle l’avait abandonnée et elle ne pourrait pas revenir, même lorsqu’il le désirait. « Ca va, il veille sur moi. » Il, ce demi-frère dont elle seule connaissait l’existence. Son secret bien gardé, celui qu’elle ne voulait partager avec personne.
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